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  • il y a 2 jours
"Je culpabilise à l’idée de briser ma famille en me séparant de mon conjoint", "Et si je faisais plus de mal que de bien à mes enfants en partant ?"… Ce sont des phrases que nous lisons régulièrement sur le groupe FB On va tout partager. Alors comment mettre fin à cette culpabilité quand, au quotidien, on vit un enfer auprès d’un conjoint violent ?

Pour en parler, nous avons échangé avec Sonia Pino, cofondatrice de Ellesimaginent et psychologue, et Juliette Daudé, avocate engagée dans la défense des femmes victimes de violences conjugales et sexistes. Ensemble, elles nous aident à aborder ce sujet difficile : apprendre à se prioriser quand la situation devient dangereuse.

📺 YouTube : https://youtu.be/GTs3Y6eTB_o
🎧 Aussi en podcast : https://smartlinks.360.audion.fm/fr/on-va-tout-partager
Transcription
00:00Des femmes qui ont peur de partir parce qu'elles ont l'impression que c'est elles qui vont briser
00:04la famille en partant
00:06et que du coup, au contraire, elles protagent mieux leur enfant en restant à tout prix.
00:10La violence peut être secondaire par rapport aux besoins de l'enfant de vivre dans cette famille nucléaire,
00:16papa, maman, les enfants.
00:17Pour prioriser les besoins de son enfant, on va faire en sorte de créer un environnement familial favorable.
00:23Et donc on va essayer de prioriser aussi les besoins de la famille et donc de son conjoint.
00:27C'est comme ça qu'on glisse au fur et à mesure sans s'en rendre compte dans la violence
00:31conjugale.
00:31On en vient à se suradapter aux besoins de notre partenaire et finalement, on ne se rend pas forcément compte
00:37que c'est un partenaire violent
00:38parce qu'en fait, on est en train, nous-mêmes, de se conditionner en faisant en sorte qu'il n
00:43'y ait pas de crise,
00:43qu'il n'y ait pas de difficulté, que tout fonctionne dans la cellule familiale.
00:46Oui, il n'y a pas besoin qu'il y ait de violence physique parce qu'on est tellement en
00:48train de se suradapter,
00:49on est tellement en train d'éviter la crise que finalement, l'auteur de violence, le partenaire qui a une
00:55mauvaise gestion de sa frustration
00:57et qui peut poser des actes de violence, ne va pas nécessairement les poser de manière concrète.
01:02En tout cas, les mères qui peuvent être victimes ne vont plus dire non, ne vont plus se confronter
01:07et vont tout le temps être dans l'évitement de soulager finalement les tensions
01:12pour prioriser l'unité de la cellule familiale en pensant à leurs enfants.
01:16Des femmes qui ont peur de partir parce qu'elles ont l'impression que c'est elles qui vont briser
01:21la famille en partant
01:22et que du coup, au contraire, elles protègent mieux leur enfant en restant à tout prix.
01:27C'est parfois très difficile de leur faire voir les choses d'une autre manière
01:31parce qu'en même temps, leur dire non mais là c'est actuellement que votre enfant est en danger
01:34et le protéger c'est partir, ça peut potentiellement la culpabiliser un petit peu
01:39donc il faut faire attention aussi dans le discours qu'on peut avoir.
01:41C'est parti.
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