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Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, estime "qu'il faut augmenter le Smic immédiatement". Il était l'invité du BFM Politique ce dimanche 14 juin.
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00:03Générique
00:11Bonjour Manuel Bompard, merci d'être notre invité ce matin à mes côtés Amandine Attalaya,
00:16éditorialiste politique BFM TV et Ludovic Vigon de La Tribune dimanche, le partenaire de notre émission.
00:23Alors le disait, le terrible drame de l'affaire Liana reste dans l'esprit de tous les Français.
00:27En fin de semaine, la jeune fille a été enterrée dans un strict cadre familial.
00:33Mais on voit que cette question, au-delà de ce que certains jugent comme un fait divers, est bien au
00:38-delà aujourd'hui un fait de société.
00:40C'est ce qu'évoque le Premier ministre Sébastien Lecornu lui-même, qui explique à nos confrères du Parisien ce
00:45matin
00:45que c'est une réponse qui doit être intégrale, que c'est une question nationale, que ce n'est pas
00:50un fait divers mais un fait de société
00:52et que ce débat, c'est un débat désormais au long cours.
00:55Est-ce que les réponses qui ont été apportées par le Premier ministre, par son gouvernement,
01:00vous semblent aujourd'hui à la hauteur de ce qui est donc un fait de société ?
01:05Non, les réponses ne sont pas à la hauteur, mais le Premier ministre a raison de dire que ce n
01:10'est pas un fait divers
01:11et que cette tragédie, ce drame, et je veux avoir évidemment une pensée pour les proches et la famille,
01:19doit permettre d'affronter enfin dans sa globalité ce fléau des violences sexistes et sexuelles et des violences contre les
01:26enfants.
01:26Et si vous voulez, il y a une onde de choc qui traverse la société aujourd'hui.
01:31Et la question qui nous est posée, c'est est-ce que face à cette onde de choc,
01:34on y répond par quelques mesures démagogiques, où on fait semblant, on utilise des grands mots, des grandes phrases,
01:40mais à la fin, ça ne changera absolument rien au problème.
01:42Est-ce que proposait le gouvernement, c'est démagogique pour l'instant ?
01:44Là, je parlais en l'occurrence, par exemple, des mots utilisés par Gabriel Attal dans son interview hier,
01:49ou des propositions telles celles qu'a formulées M. Retailleau,
01:52ou est-ce qu'au contraire, on prend vraiment à bras le corps cette question comme une question systémique
01:57qui couvre et qui nécessite des réponses qui malheureusement sont à la fois des réponses de prévention,
02:02à la fois des réponses d'enquête de police, à la fois des réponses de justice,
02:05à la fois des réponses d'accompagnement des victimes.
02:08C'est ça la question qui nous est posée aujourd'hui.
02:10Et donc c'est la raison pour laquelle, plutôt que d'aller essayer de mettre une mesure choc,
02:14je crois qu'il y a déjà des mesures qui ont été formulées,
02:17il y a des associations, des coalitions d'associations qui ont formulé des propositions,
02:21il y a une commission qui s'appelle la CIVIS qui a formulé des recommandations,
02:25c'était en 2023, aujourd'hui 25% seulement de ces recommandations ont été suivies d'effets.
02:29Et vous demandez quoi concrètement ?
02:30Moi, je demande très concrètement d'abord qu'on débloque les financements nécessaires.
02:34Et ça, il y a une chose, une manière très simple de le faire, on le peut le faire demain,
02:37c'est que le gouvernement convoque l'Assemblée nationale pour décider d'un budget rectificatif
02:42et qu'à l'intérieur de ce budget rectificatif, on attribue les 3 milliards d'euros
02:46demandés par toutes les associations pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles
02:50et pour lutter contre les violences sexuelles contre les enfants.
02:53Première chose.
02:54Mais Emmanuel Macron, juste je me permets de préciser,
02:56Emmanuel Macron, comme Gérald Darmanin, ont dit que selon eux,
02:59ce n'était pas une question de manque de moyens, aujourd'hui.
03:02Emmanuel Macron dit que ce n'est pas une réponse en termes de moyens
03:06et il va à l'encontre de tout ce que disent aujourd'hui l'ensemble des associations qui travaillent,
03:11que ce soit sur la question des violences sexistes et sexuelles,
03:13que ce soit sur la protection de l'enfant.
03:15Toutes disent qu'il y a un problème de moyens.
03:18L'avocat, y compris, je ne veux pas parler en son nom,
03:21de la famille de Liana dit qu'on a besoin de moyens et d'efficacité
03:24plutôt que des mesures qui soient des mesures d'émogique.
03:26Dans cette affaire qui est avancée par l'entourage du ministre de la Justice,
03:30c'est-à-dire, par exemple, qu'il y avait quatre postes de magistrats à hauche,
03:32les quatre postes seraient été occupés.
03:33C'est plutôt une priorisation des dossiers qui n'a pas eu lieu
03:36parce qu'ils se sont rendu compte que je crois un tiers du contentieux qui était traité,
03:39c'était du contentieux routier, là où des priorités différentes
03:42avaient été données par le garde des Sceaux.
03:43D'abord, le ministre, M. Darmanin,
03:46quand il dit qu'il a demandé la priorisation de la lutte contre les violences sexuelles,
03:52contre les enfants, pardonnez-moi, mais ce n'est pas vrai.
03:54C'est ce qu'il a fait dans une circulaire qu'il a diffusée en janvier 2022 ?
03:57Vous avez lu cette circulaire ou pas ?
04:00Globalement, oui.
04:00Vous voulez dire que c'est bref en termes de...
04:01Non, ce n'est pas que c'est bref, c'est que ce n'est même pas la première priorité
04:04de cette circulaire.
04:05Dans cette circulaire dont vous venez de parler,
04:08la première des priorités est la question de la lutte contre le narcotrafic.
04:11Et la deuxième des priorités, c'est la question des violences de manière générale.
04:15Et à l'intérieur de ce paragraphe sur les violences de manière générale,
04:18il y a quelques phrases sur les violences sexistes et les violences sexuelles contre les enfants.
04:23Écoutez, il y a eu plus de 100 circulaires qui ont été pris par M. Darmanin.
04:27Donc dire qu'il a demandé une priorisation et que ça n'a pas été suivi d'effet...
04:3050 en 2026.
04:31Franchement, oui, mais je parlais sur les dernières années.
04:33C'est absolument faux.
04:34Attendez juste sur la question des moyens.
04:36Parce qu'à un moment, il faut juste regarder les choses telles qu'elles sont aujourd'hui en France
04:41par rapport à la moyenne de l'Union européenne.
04:44Il y a 4 fois moins de procureurs.
04:46Il y a 2 fois moins de juges.
04:47Il y a 15 fois moins de greffiers.
04:49Donc vous pouvez me dire que ce n'est pas une question de moyens.
04:53Il y a une réalité chiffrée.
04:54C'est celle-là.
04:55C'est celle que je suis en train de vous donner.
04:56Et ces chiffres, vous pouvez les vérifier.
04:58Ils sont incontestables.
04:59Donc évidemment qu'il y a un problème de moyens.
05:00Donc vous, au pouvoir, vous mettriez le paquet sur les moyens ?
05:02Mais évidemment.
05:04Évidemment.
05:04Mais en fait, ça serait bien qu'on n'ait pas besoin d'attendre l'année prochaine
05:08et les élections présidentielles, qu'on puisse le faire demain.
05:10Qu'est-ce qui empêche aujourd'hui, quand on est capable de dégager
05:13plus de 40 milliards d'euros supplémentaires, par exemple,
05:15dans le budget de la défense,
05:16on n'est pas capable de mettre 3 milliards pour protéger nos enfants
05:19et protéger de manière générale les enfants et les femmes
05:22dans cette société contre les violences sexuelles ?
05:24Si le gouvernement ne le fait pas,
05:26si ces réponses continuent à vos yeux à être insuffisantes
05:28pour répondre à ce drame,
05:30est-ce que vous pourriez déposer une motion de censure ?
05:33Mais des motions de censure, de toute façon,
05:36sans doute qu'à la fin de l'année, il y en aura.
05:38Parce que sur le budget, si le gouvernement s'entête
05:41à vouloir passer sa propre politique...
05:44Mais sur cette question, ce serait emblématique.
05:46Oui, pourquoi pas.
05:47Mais pardonnez-moi de considérer que la réponse
05:51ne peut pas être une réponse uniquement politique ou politicienne.
05:54Et moi, je ne veux pas donner l'impression,
05:55pour que les choses soient claires,
05:57que sur la base de ce drame ou de cette tragédie,
06:00j'essaye de donner du carburant au travail d'opposition
06:02qu'on mène contre le pouvoir en place.
06:04Je pense que, franchement, si on répond comme ça,
06:06on répond en dehors de la vague et de l'onde de choc
06:09qui frappe la société aujourd'hui.
06:11Il y a aujourd'hui la nécessité que tout le monde se mette autour de la table.
06:14Qu'on débloque ces 3 milliards d'euros.
06:16Il y a une proposition de loi intégrale.
06:18Nous, on a parlé de loi cadre.
06:20Loi cadre, loi intégrale, peu importe.
06:22Jean-Luc Mélenchon, lors du meeting que nous avons tenu à Saint-Denis la semaine dernière,
06:25disait qu'il faut une loi cadre pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.
06:28Je sais que des députés, socialistes, macronistes, ont déposé une loi intégrale.
06:33Je ne suis pas forcément d'accord avec l'ensemble des mesures.
06:34De mon point de vue, il en manque.
06:35Mais ayons ce débat.
06:37Inscrivons cette loi intégrale à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
06:41Et puis nous, on fera un travail d'amendement.
06:42Parce que, par exemple, de notre point de vue, il manque des choses
06:44sur l'accompagnement des victimes, sur le suivi, y compris post-prison,
06:49des personnes qui ont été condamnées.
06:51On peut faire mieux.
06:51Mais déjà, il y a un support à la discussion.
06:53Ayons ce débat.
06:54Vous avez évoqué Gabriel Attal.
06:56Proposition qu'il met sur la table.
06:57Voilà. Vous disiez, ça n'a pas d'intérêt ou c'est de la démagogie.
07:00Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi Gabriel Attal dit qu'il veut
07:02aligner le traitement des pédocriminels sur celui des terroristes ?
07:06Pourquoi ça n'est pas intéressant ?
07:07D'abord, qu'est-ce que ça veut dire ?
07:09Ben voilà.
07:10Donc en fait, je crois que Gabriel Attal met le mot terroriste dans son interview
07:15pour se donner une certaine forme de volontarisme pour lutter contre le sujet.
07:20Mais que malheureusement, il ne suffira pas d'un mot pour mettre à terre
07:24ce fléau des violences sexistes et sexuelles.
07:26La réponse, elle doit s'appuyer à mon avis sur trois piliers.
07:30Il doit y avoir une politique de prévention et de meilleure prise en compte,
07:35prise en charge de la parole des victimes.
07:37Il y a des propositions qui ont été faites par les associations sur ce sujet.
07:40Par exemple, des entretiens annuels avec des enfants pour pouvoir détecter les problèmes.
07:45Deuxièmement, évidemment, il doit y avoir un renforcement des mesures
07:49qui permettent de sanctionner les actes.
07:51Et là, on sait que le problème, c'est moins d'ailleurs le quantum de peine
07:54que le fait qu'aujourd'hui, vous avez 70% des plaintes pour viol contre mineurs
08:00qui sont classées sans suite.
08:02Donc là, dans la loi intégrale, il y a des mesures, par exemple,
08:04pour rendre obligatoire un certain nombre d'actes, de procédures,
08:08pour qu'on ne classe pas sans suite comme ça une procédure,
08:11parce qu'on doute de la parole de l'enfant.
08:13Il faut un travail de formation.
08:14Il faut des juridictions et des équipes spécialisées.
08:17Un parquet national, pourquoi pas ?
08:18Pourquoi pas ?
08:19Mais en l'occurrence, nous, la proposition qu'on formule,
08:21c'est plutôt des équipes locales spécialisées.
08:23Un parquet national, c'est une équipe nationale.
08:25En l'occurrence, par exemple, même si on ne peut pas tout renvoyer à cette tragédie,
08:29dans la tragédie de l'IANA, on voit bien que c'est localement
08:31qu'il a manqué ces équipes spécialisées pour prioriser le traitement de ce type de cas.
08:36Et puis après, il y a la question de ce qu'on appelle l'accompagnement des victimes.
08:42Aujourd'hui, bien souvent, ces violences, et là, ça va contre ce que dit M. Attal en particulier,
08:47elles sont dans le cadre familial, pour une grande partie d'entre elles,
08:49ou en tout cas de proches, des gens qu'on connaît.
08:52Donc évidemment, la question de comment on met et comment on protège les personnes
08:56dans le cadre familial, ça nécessite des accompagnements,
08:58des accès à des logements, de pouvoir isoler les personnes.
09:01Bon, tout ça, vous voyez, c'est un peu plus compliqué.
09:04Deux mesures...
09:06Deux mesures qui sont évoquées, pas seulement par Gabriel Attal,
09:08mais notamment aussi par Jean-Horale Darmanin,
09:10rendre imprescriptibles les crimes sur mineurs.
09:12Oui, non ?
09:13C'est un sujet compliqué, pour être honnête.
09:15Je suis assez d'accord avec la manière avec laquelle
09:17Edouard Philippe, dans son interview ce matin, pose le sujet.
09:19C'est-à-dire qu'il y a des avantages.
09:21Évidemment, on comprend tous, c'est que bien souvent,
09:23quand on est dans le cadre de violences sexuelles contre les enfants,
09:26le moment de la réalisation qu'on a été l'objet d'une violence
09:30n'arrive pas forcément immédiatement.
09:32Ça peut arriver très tard dans la vie.
09:34Et donc à ce moment-là, parfois, on se heurte à des problèmes de prescription.
09:37Et en même temps, le principe de la prescription,
09:39c'est qu'on considère au bout d'un certain temps
09:40que ça devient de plus en plus difficile d'enquêter sur la matérialité des faits.
09:44Donc sincèrement, moi je souhaite qu'il y ait le débat sur ce sujet.
09:46Je trouve qu'il y a des arguments pour, des arguments pondres.
09:48On aura le débat, et puis on vous donnera notre position définitive
09:51à l'issue de ce débat.
09:52– Perpétuité pour les récidivistes, comme le propose Sébastien Lecornu ?
09:55– Mais en fait, ça, ça existe déjà, la perpétuelle et la perpétuité.
10:00Si vous avez un criminel qui viole et qui tue plusieurs personnes,
10:06dans le système judiciaire français, aujourd'hui,
10:08il peut être condamné à la perpétuité.
10:10Mais franchement, là aussi, pour aller au-delà des grands mots
10:13et des grandes phrases, je pense qu'on a un problème.
10:15Et le problème, il se situe aujourd'hui entre la détention
10:19et le retour dans la société.
10:21C'est-à-dire que bien souvent, dans l'entre-deux,
10:24il y a la nécessité d'avoir des mesures de suivi,
10:27d'avoir des mesures de soins,
10:29et que tous les professionnels du domaine vous disent aujourd'hui
10:33que malheureusement, ces mesures de suivi, ces mesures de soins,
10:37elles ne sont pas suffisamment mises en œuvre
10:39parce qu'il n'y a pas suffisamment de moyens,
10:41parce qu'il n'y a pas suffisamment de psychiatres,
10:42parce que les informations se perdent.
10:44Et c'est plutôt autour de ça qu'il faut travailler.
10:46Comment on fait en sorte qu'une personne qui vient d'être
10:48libérée parce qu'elle a été condamnée
10:50pour une violence sexiste et sexuelle,
10:52elle ne se retrouve pas, par exemple, au contact des enfants.
10:54Voilà, à mon avis, plutôt les mesures
10:56sur lesquelles il faut travailler.
10:58Il y a aussi tout le débat sur les fichiers aujourd'hui,
11:01avec notamment cette proposition d'Edouard Philippe,
11:03qui dit que les parents doivent pouvoir avoir des informations
11:06sur ceux qui entrent en contact avec les enfants.
11:08Et il cite l'exemple de l'Angleterre,
11:10où les parents peuvent saisir la police
11:12pour vérifier l'absence d'antécédent d'une personne
11:14qui entre en contact avec leurs enfants.
11:15C'est intéressant, ça ?
11:17Je ne suis pas d'accord avec cette mesure.
11:18Je vais vous dire pourquoi.
11:19Par contre, il existe déjà un fichier
11:21des personnes qui sont auteurs d'infractions
11:25ou de délits à caractère sexiste ou sexuel.
11:28Il faut, je pense, renforcer ce fichier
11:30parce que les inscriptions dans ce fichier
11:31ne sont pas automatiques.
11:32Mais pour l'instant, ce fichier ne peut être consulté
11:34que par la police, la justice
11:35ou les responsables d'administration
11:37ou dans certains emplois,
11:38notamment les emplois devant les enfants.
11:40Je pense qu'il faut en rester à ce système-là,
11:42mais renforcer les inscriptions dans le fichier.
11:44Je vais vous dire pourquoi.
11:44Parce que si vous rendez public ce fichier,
11:46c'est d'une certaine manière le rendre public,
11:49vous ouvrez la possibilité, premièrement,
11:51à ce que des gens veuillent se faire justice eux-mêmes.
11:54Et ça, c'est assez dangereux.
11:56Et deuxièmement, je pense que c'est répandre,
11:58en quelque sorte, un mythe, une illusion,
12:00qui est qu'on connaîtrait toutes les personnes
12:03et puis il suffirait d'aller voir
12:05s'ils sont dans le fichier ou pas.
12:06Alors que, comme je vous le disais tout à l'heure,
12:07bien souvent, c'est dans l'entourage
12:10que les auteurs, les coupables se trouvent.
12:13Et donc, le fichier, il peut donner une illusion de protection
12:16s'il était consultable par tout le monde,
12:17qui, à mon avis, ne remplacera pas la nécessité
12:19de faire progresser la vigilance de toute la société
12:22pour lutter contre les violences sexuelles.
12:24– Ludovic, une proposition qui est mise sur la table
12:25par un député LR.
12:26– Oui, qui s'appelle Antoine Vermorel-Marques,
12:28qui propose de créer un fichier AS
12:31comme agresseur sexuel sur le modèle des fichiers S.
12:34Est-ce que le principe serait que dès le même nom
12:37apparaît deux fois dans des signalements distincts,
12:39une fiche AS serait créée automatiquement ?
12:41Est-ce que vous seriez favorable à une telle proposition ?
12:43– Honnêtement, je ne comprends pas la différence
12:44avec ce qui existe déjà.
12:47– Je lui explique qu'en fait, les dossiers,
12:49aujourd'hui, quand vous allez à la police,
12:50c'est vous qui allez, par exemple, porter plainte,
12:52faire un signalement, c'est plus au nom de la victime supposée
12:55et que ce n'est pas au nom de la personne mise en cause
12:57qui apparaît dans les dossiers.
12:59De ce fait-là, ça permet très facilement de croiser les noms.
13:01– Pardonnez-moi, il y a un fichier qui existe aujourd'hui,
13:03donc qu'est-ce qu'ajoute la fiche AS par rapport aux fichiers
13:07qui existent aujourd'hui ?
13:08Absolument rien de mon point de vue.
13:10Donc je crains qu'on soit encore dans les mesures
13:12qu'on exhibe comme ça pour donner l'impression
13:14qu'on va faire quelque chose.
13:15Pardonnez-moi, mais je termine.
13:16– Bien sûr.
13:17– Juste une chose quand même.
13:18Je vois bien que maintenant, pardon,
13:19c'est un peu le concours l'épine des propositions
13:21les plus démagogiques.
13:22Je rappelle que les combats dont je suis en train de parler,
13:25les 3 milliards nécessaires qui sont demandés par les associations,
13:29les mesures d'accompagnement, les mesures de prévention,
13:31nous les défendons à l'Assemblée nationale.
13:34Depuis des années et des années, depuis des années et des années,
13:38nous faisons dans le cadre budgétaire des amendements
13:40pour consacrer ces 3 milliards à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
13:43Et aujourd'hui, vous avez des gens qui ont quasiment tous été ministres,
13:47premiers ministres, qui donc ont eu la responsabilité de conduire la politique de la nation
13:53et qui plutôt que de voir quelles ont été leurs propres responsabilités dans cette situation
13:57pour s'en exonérer en quelque sorte, viennent exhiber des propositions
14:01qui sont absolument inefficaces.
14:03Franchement, toutes les associations qui ont travaillé sur le sujet,
14:06elles n'ont pas mis sur la table ces propositions.
14:09Bruno Retailleau, ça a beaucoup fait parler,
14:13dit qu'il faut la castration chimique obligatoire
14:17pour les criminels sexuels récidivistes les plus dangereux.
14:21Aujourd'hui, c'est sur le principe du volontariat.
14:24Pour vous, ça, je reprends votre propos,
14:25c'est concours l'épine des propositions inutiles, c'est ça ?
14:28À peu près toutes les personnes du monde médical vous disent que c'est absolument inefficace
14:33parce que maintenant, on a un peu évolué, on a un peu travaillé pour comprendre,
14:37ça ne veut évidemment pas dire les excuser,
14:38mais pour essayer d'identifier les raisons des passages à l'acte
14:42et l'idée que ce serait en quelque sorte des pulsions sexuelles
14:44et que ce qu'on appelle la castration chimique,
14:47c'est un traitement médical qui permet de diminuer la sécrétion de testostérone.
14:53C'est l'idée que les personnes qui passent à l'acte,
14:55ça serait pour des pulsions sexuelles.
14:56Or, bien souvent, malheureusement, c'est d'autres motivations
14:59qui rentrent en compte, des rapports de pouvoir, des rapports de domination.
15:03Et donc, toutes les personnes du monde médical que vous interrogez
15:05sur le sujet de la castration chimique vous disent
15:06« mais c'est absolument absurde, ça ne fonctionne pas
15:09et ça ne réglerait absolument pas les problèmes ».
15:11Donc, c'est encore cette idée qu'il va y avoir une mesure magique
15:13qu'on va mettre sur la table et qui va tous nous protéger.
15:17Pour vous, ils ne sont pas incurables, comme le dit Gérald Darmanin ?
15:21D'abord, si vous dites qu'il y a des possibilités de castration chimique,
15:24c'est la preuve qu'on considère qu'il y a des mesures de soins qui sont possibles.
15:29Donc, c'est déjà à l'encontre de ce que dit M. Darmanin.
15:32Après, évidemment, qu'une personne qui est multirécidiviste,
15:36qui a tué, qui a violé, évidemment,
15:38qui doit être dans une peine de détention, qui doit être extrêmement lourde.
15:41Mais quand on parle du problème des violences sexistes et sexuelles,
15:44de manière générale, de centaines de milliers de cas,
15:46ça recoupe des personnes comme ça et ça recoupe des actes qui sont très graves aussi,
15:50mais qui ne sont pas le viol, le meurtre, etc.
15:52Et donc, la question que vous devez vous poser,
15:54c'est quelles sont les mesures qui vous permettent d'avoir un suivi
15:58pour que, précisément, ça ne se traduise pas ensuite par un drame,
16:02parce qu'on n'a pas suivi suffisamment longtemps la personne
16:04après sa mesure de détention ou après la peine qu'elle a encourue.
16:07Et si on voudrait être intelligent, c'est là-dessus qu'il faudrait mettre le paquet et les moyens.
16:11Par exemple, sous l'impulsion du député Paul Vannier et de Mme Violette Spilbuth,
16:15suite à l'affaire Betaram,
16:16on a fait voter une loi à l'Assemblée nationale,
16:18dans laquelle on a dit, par exemple, qu'il devait y avoir un meilleur suivi des sanctions
16:21à l'intérieur des établissements scolaires,
16:24là, en l'occurrence, c'était des établissements privés,
16:26qui permettent d'avoir un suivi pendant plus longtemps du dossier
16:29pour dire, ah là, il y a quelqu'un qui a eu des comportements,
16:31qui étaient des comportements inacceptables vis-à-vis des enfants,
16:33de suivre plus longtemps pour ne pas après être confronté à un drame.
16:37Bon, ça, c'est des mesures qui vont dans le bon sens et dans la bonne direction.
16:40Mais oui, il y a ceux qui travaillent sur ce sujet
16:42pour essayer de régler vraiment le problème,
16:44et qu'il y a ceux qui essayent, en quelque sorte,
16:46de faire une sorte de petit buzz politique
16:49que je trouve absolument indépendant.
16:50Si je trouve ça un peu loin,
16:51je le trouve absolument indépendant.
16:52Vous n'irriez quand même pas jusqu'à nous dire
16:54que si vous étiez au pouvoir, malheureusement,
16:56de tels drames ne se dérouleraient plus.
16:59Celui qui serait capable de dire ça,
17:01il serait vraiment bien imprudent.
17:02Parce que si on considère que c'est un problème systémique,
17:06qu'il y a un problème de culture, du viol, du patriarcat,
17:11de la culture de la domination,
17:12et considérer qu'il suffirait
17:15qu'on réglerait ça d'un revers de la mince,
17:17je pourrais vous le dire pour faire semblant,
17:18mais honnêtement, personne n'y croirait.
17:20Par contre, il faut avoir une action
17:21qui soit beaucoup plus volontariste
17:23pour lutter contre ce sujet.
17:24Y mettre les moyens.
17:25Arrêtez d'inventer des propositions.
17:26Toutes les propositions, elles sont sur la table.
17:28Et elles sont sur les tables depuis des années et des années.
17:30Alors, qu'est-ce qu'on attend maintenant ?
17:30– Manuel Bompayot, il y a aussi la question des magistrats.
17:32– Oui, on n'en a pas encore parlé de leurs responsabilités.
17:35On connaîtra les résultats de l'enquête administrative
17:37commandée par le gouvernement le 22 juin
17:39pour éclairer les dysfonctionnements
17:41qui ont conduit au meurtre de la petite Liana.
17:44Gérald Darmanin a promis des sanctions exemplaires.
17:47Si des fautes ont été commises par des magistrats,
17:50s'il y a sanctions, ça vous choquerait ?
17:52Quelqu'un devra payer, a dit Gabriel Attal dans cette affaire.
17:55Vous pensez comme lui ?
17:56– Écoutez, il y a des enquêtes administratives qui sont en cours.
17:59On a beaucoup insisté d'ailleurs sur les enquêtes administratives
18:01dans la justice.
18:02Et c'est vrai qu'il y en a une qui a été lancée.
18:04Il y a aussi une enquête administrative
18:05dans la gendarmerie qui a été lancée.
18:07Si ces enquêtes administratives identifient des responsabilités
18:11individuelles, elles peuvent donner lieu à des sanctions, évidemment.
18:14S'il y a des responsabilités individuelles qui sont établies
18:17par ces enquêtes, je n'ai pas de difficulté avec l'idée de dire
18:19que quelqu'un qui n'a pas respecté les règles puisse être sanctionné.
18:22Mais si on croit qu'on va régler le problème en ayant en quelque sorte
18:26un fusible, c'est-à-dire une sanction individuelle contre une personne,
18:29et on croit qu'on va avoir réglé le sujet,
18:31et c'est bon, on a réglé la question jusqu'au prochain drame
18:34ou jusqu'à la prochaine tragédie, franchement, sincèrement,
18:37je pense qu'on ne sera pas à la hauteur de l'émotion
18:39qui est suscitée par la tragédie et le drame de Lyanna.
18:43Pourtant, il y a bien un fusible que vous auriez voulu lui faire sauter.
18:45C'est le ministre de la Justice lui-même, c'est Gérald Darmanin.
18:47Vous avez demandé son départ.
18:48Lui juge que sa démission ne serait pas utile.
18:51Il dit à nos confrères du Parisien,
18:52je pense même que ça aurait diminué mon autorité
18:54vis-à-vis d'un ministère très difficile à réformer
18:56et que j'essaye de changer depuis un an que je suis en fonction.
18:59Il ne partira pas et qu'est-ce que ça aurait changé ?
19:01D'abord, je ne vous ai jamais dit que le départ de M. Darmanin
19:04aurait réglé les problèmes.
19:06Par contre, il me semble normal dans une démocratie
19:08qu'un ministre qui a une responsabilité politique
19:12quand on est face à une situation
19:16où il y a manifestement un drame
19:19qui met en cause le fonctionnement général de la police,
19:23de la justice dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles,
19:25qui prennent sa part de responsabilité.
19:27Et ce que je lui reproche le plus,
19:28c'est d'aller être à la télévision pour dire,
19:32et pour mentir, parce qu'il a menti,
19:33j'en ai fait la démonstration tout à l'heure
19:34sur les soi-disant circulaires,
19:36et pour dire, c'est surtout pas de ma faute,
19:37c'est de la faute des autres.
19:38Eh bien, je trouve, excusez-moi,
19:39mais quand on est à la tête d'un ministère,
19:41on assume.
19:42On ne se défausse pas sur les personnes de son ministère.
19:44Voilà la raison pour laquelle nous,
19:46on considérait que son départ,
19:47et on considère toujours que son départ serait utile.
19:50Est-ce que son départ réglerait le problème ?
19:51Absolument pas.
19:52Pour régler le problème, il faut les financements
19:53et les mesures dont j'ai parlé.
19:54Oui, vous dites, son départ ne règlera pas le problème.
19:56D'ailleurs, c'est ce que pensent à peu près les Français,
19:58puisqu'on a vu qu'un sondage d'Oxa publié
20:00dans le Figaro vendredi,
20:01montrait que 39% des Français seulement
20:04souhaitaient son départ,
20:05et que 59% pensaient qu'ils devaient rester en poste.
20:07Bah oui, mais c'est quand même pas la majorité.
20:09Oui, si vous voulez,
20:10mais en fait, franchement,
20:10ça n'a pas beaucoup d'importance.
20:13La vérité, c'est que ce qui importe
20:15et préoccupe, je pense, les gens qui nous écoutent,
20:18c'est de savoir qu'est-ce qui va permettre demain
20:20que nos enfants soient mieux protégés.
20:22Voilà.
20:23Vous voyez ?
20:24Donc moi, je ne tourne pas autour du pot.
20:26Je considère que, normalement,
20:27les ministres, ils devraient assumer leurs responsabilités.
20:30Ils ne veulent pas le faire, sincèrement,
20:31ça ne me surprend pas.
20:32C'est dans la droite lignée
20:33de ce qu'a été le comportement des ministres
20:35sous Emmanuel Macron,
20:36depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir.
20:38Cette idée que ce n'est jamais de leur responsabilité
20:39et qu'on se défausse toujours sur les autres.
20:41Mais vous avez raison,
20:42le cœur du débat et le cœur du sujet,
20:43ce n'est pas ça.
20:44Le cœur du débat et le cœur du sujet,
20:45c'est qu'est-ce qu'on fait ?
20:46À propos de vos responsabilités,
20:48puisqu'on parle des violences faites aux enfants et aux femmes,
20:53Adrien Quatennens, qui avait mis une gifle à sa femme
20:55et qui avait été condamné à quatre mois de prison
20:56avec sursis ensuite.
20:58Est-ce que vous avez des regrets ?
20:59Parce qu'à l'époque,
21:00vous aviez quand même beaucoup tardé
21:01à le suspendre d'une part du groupe de la France insoumise
21:03et Jean-Luc Mélenchon avait commencé
21:05par le soutenir ardemment,
21:06en disant notamment qu'il était très fier de lui.
21:09Est-ce que vous avez fait passer le mauvais message ?
21:11Pardonnez-moi de vous dire d'abord
21:12que franchement, je trouve que là,
21:14dans le contexte dont on est en train de parler,
21:15après le drame de Liana,
21:19parler de ce sujet me paraît assez déconnecté.
21:21Mais puisque vous abordez ce sujet,
21:26il y a eu en l'occurrence à la France insoumise
21:28une suspension de son groupe parlementaire
21:30et il n'a pas été candidat aux élections législatives suivantes.
21:33J'aimerais bien que dans toutes les formations politiques,
21:36les personnes qui sont mises en cause
21:37dans des problèmes et dans des situations
21:40de violence sexiste ou de violence sexuelle
21:42aient fait l'objet de mêmes mesures.
21:45J'aurais bien aimé,
21:46y compris jusqu'au plus haut niveau de l'État,
21:48y compris à l'intérieur même du gouvernement.
21:50Suivez mon regard.
21:52Cette question de la protection des enfants et des femmes
21:54plus largement est au cœur de l'actualité.
21:56On l'a vu au travers aussi de l'affaire Bruel
21:58qui, ces dernières semaines, marque l'actualité.
22:00Il y a deux nouvelles plaintes qui ont été déposées
22:01ces dernières heures,
22:03à révéler BFM,
22:04dont l'une pour agression sexuelle et tentative de viol.
22:06Qu'est-ce que vous dites aux maires des villes
22:07dans lesquelles des concerts sont encore prévus
22:09à partir de l'automne ?
22:10Parce que ce n'est pas annulé, notamment les Zénith.
22:12Qu'est-ce que vous dites aux maires de ces communes-là ?
22:16Que la moindre des choses, ce serait d'annuler ces représentations.
22:20Y compris dans le contexte dont on est en train de parler.
22:23Et aux maires ensuite,
22:24mais ce n'est pas eux qui ont l'autorité directe
22:26d'organisation de ces spectacles.
22:28Oui, je les invite à prendre position,
22:30à prendre contact avec les organisateurs de ces spectacles
22:32pour demander son annulation,
22:34l'annulation de ces spectacles.
22:35Y compris, vous voyez bien le message qui est envoyé.
22:37Alors après, je veux dire,
22:39on a parlé à juste titre beaucoup
22:40des représentations de M. Bruel.
22:42Mais quand je vois que dans certaines mairies
22:43du Rassemblement national aujourd'hui,
22:45on maintient des concerts d'une personne,
22:47M. Jean-Luc Laé,
22:48qui est mise en examen
22:50pour des problèmes ou des sujets de violence contre mineurs,
22:55je trouve que là, ça mériterait aussi
22:57des mesures qui soient des mesures
22:58des prises de position claires sur ce sujet.
23:00La vigilance de la société,
23:02elle nécessite d'être extrêmement claire sur ces sujets.
23:05Et malheureusement, je considère
23:07que tout le monde ne l'est pas suffisamment.
23:08À l'époque, notamment de l'affaire Depardieu,
23:10il y avait eu des associations qui avaient poussé en disant
23:12qu'il ne faut plus diffuser ses films,
23:14il faut voir les choses différemment.
23:16Certaines associations poussent aujourd'hui
23:17en disant, attention à Patrick Bruel,
23:18il ne faut quasiment plus diffuser ses musiques à la radio
23:22ou les films dans lesquels il a pu jouer.
23:23Vous en pensez quoi ?
23:24Je comprends qu'on puisse...
23:25Présumption d'innocence, il est présumé innocent.
23:27Vous avez raison.
23:28C'est la raison pour laquelle, moi,
23:29j'ai parlé pour l'instant des représentations.
23:31Parce qu'il me semble qu'il y a quand même
23:33un nombre de plaintes aujourd'hui
23:36qui font qu'il y a une mesure de...
23:37Ce n'est pas une remise en cause
23:38de la présomption d'innocence,
23:40de dire qu'il y a une mesure de prudence
23:42et que cette mesure de prudence,
23:43c'est de dire qu'on n'organise pas
23:44ces représentations le temps de l'enquête.
23:46Dans un instant, la suite de BFM Politique,
23:49on reviendra notamment sur cette gauche
23:52qui est un peu éparpillée façon puzzle.
23:54Et puis...
23:55Pas nous.
23:56Non, pas vous.
23:56Et puis, on verra aussi
23:58qu'Emmanuel Macron déroule le tapis rouge
23:59à Donald Trump.
24:00Il va le recevoir mercredi,
24:02pas n'importe où,
24:03au château de Versailles.
24:04A tout de suite.
24:17Vous êtes bien sur BFM Politique,
24:19notre invité ce matin,
24:19Manuel Bompard,
24:20coordinateur de la France Insoumise.
24:22Ludovic Vigon et Amandine Atalaïa
24:24sont à mes côtés.
24:25Manuel Bompard,
24:26les sept plus grandes puissances du monde
24:28seront réunies cette semaine en France,
24:29à Evian précisément,
24:31à partir de demain,
24:31pour le G7.
24:33Un G7 à l'issue duquel on a appris
24:35Emmanuel Macron recevra Donald Trump
24:37mercredi soir
24:38pour un dîner au château de Versailles
24:41au lieu de l'amitié fronto-américaine
24:42où fut signé en 1783
24:44le traité consacrant l'indépendance
24:46des États-Unis.
24:47Est-ce qu'Emmanuel Macron
24:49en fait trop avec Donald Trump ?
24:51En tout cas, il n'est pas rancunier
24:52puisqu'à l'issue du dernier G7,
24:56Donald Trump était parti plus tôt
24:58et Emmanuel Macron avait dit
24:59qu'il partait pour parler d'un cessez-le-fait.
25:02Il lui avait dit qu'il ne comprenait rien
25:03et qu'il racontait tout le temps n'importe quoi.
25:04Donc manifestement,
25:06il ne lui en tient pas rigard.
25:08Franchement,
25:09qu'il parle avec tout le monde,
25:10le président de la République,
25:11en soi, ça ne me choque pas.
25:12Dérouler le tapis rouge
25:13à Donald Trump
25:14dans la période actuelle
25:16me choque davantage.
25:17Mais surtout, je vais vous dire...
25:18Ça, ça vous choque quand même.
25:19Vous dites, ça me choque.
25:20Franchement,
25:21vous voyez ce qui se passe en ce moment,
25:23par exemple,
25:24pour la Coupe du monde de football
25:25avec des gens qui sont des équipes
25:27qui ne peuvent pas venir,
25:28des personnes qui n'ont pas le droit de venir.
25:30Vous voyez la décision
25:31qu'a prise Donald Trump
25:31dans la nuit de vendredi à samedi
25:34d'interdire l'usage
25:36de certains outils
25:37d'intelligence artificielle.
25:39Bon, donc,
25:39évidemment que je trouve
25:40que le moment est mal choisi.
25:41Mais à la limite,
25:42ça, c'est le symbole,
25:43l'image qu'on envoie.
25:45La question qui nous est posée,
25:46surtout,
25:46c'est comment on fait en sorte
25:47d'avoir des politiques
25:48qui coupent nos chaînes de dépendance
25:50avec les États-Unis d'Amérique
25:51de Donald Trump.
25:52Parce que sinon,
25:53on est condamné
25:53à aller le voir gentiment
25:55et à lui demander
25:56d'être sympathique avec nous.
25:58Donc, on vient de parler
25:59de la question
25:59de l'intelligence artificielle,
26:00par exemple.
26:01Qu'est-ce qu'on fait, nous,
26:02pour développer nos propres outils
26:04et avoir un numérique
26:05qui soit un numérique
26:05qui soit souverain
26:06et qui ne soit pas
26:06dans les bras des États-Unis ?
26:08Qu'est-ce qu'on fait ?
26:09Ma collègue Aurélie Trouvé
26:11vient de mener
26:12une commission d'enquête
26:13à l'Assemblée nationale
26:13sur ce qu'on appelle
26:14les fonds souverains.
26:16Ces entreprises qui viennent,
26:18ces fonds,
26:18en particulier américains,
26:20qui viennent,
26:20qui prennent des actifs
26:22industriels en France
26:23et qui ont contribué
26:24à casser absolument
26:25notre souveraineté industrielle.
26:26Qu'est-ce qu'on fait
26:27en manière militaire,
26:28en matière de défense
26:29pour être indépendant
26:30des politiques
26:31des États-Unis d'Amérique ?
26:32Voilà, à mon avis,
26:33la question qu'il faut poser.
26:34Le reste, c'est du symbole.
26:35Mais le symbole,
26:36ça a l'air important.
26:36Un G7, ça sert encore
26:37à quelque chose, à vos yeux ?
26:38Non, moi,
26:39je n'ai jamais été favorable
26:40à cet outil.
26:42Et je considère
26:43qu'il y a un cadre,
26:44aujourd'hui,
26:45de la légitimité
26:46et de la légalité internationale.
26:47C'est l'Organisation
26:48des Nations Unies.
26:49C'est ce cadre-là
26:49qu'il faut relancer.
26:50Vous avez l'impression
26:51que ça servit
26:52à quelque chose
26:52ces derniers mois ?
26:53Pas suffisamment,
26:54vous avez raison.
26:54Il faut dire que
26:55quand on a l'impression
26:56qu'il y a une forme
26:56de double standard permanent,
26:58que les décisions
27:00à l'encontre de l'un
27:01ne s'appliquent pas
27:01de la même manière
27:02à l'encontre de l'autre,
27:03évidemment qu'il y a des gens
27:04qui commencent à douter
27:06de la pertinence
27:07de ce cadre.
27:08Mais si on n'a pas ce cadre,
27:09qu'est-ce qu'il nous reste ?
27:10Donc, évidemment,
27:11qu'une politique internationale
27:13de non-alignement
27:14et d'indépendance
27:15de la France
27:16que l'on porte
27:16et que l'on portera
27:20nécessite de rétablir
27:21les Nations Unies
27:22et le droit international.
27:23Ça veut dire que
27:23si dans un an,
27:24Jean-Luc Mélenchon
27:25était élu à l'Elysée,
27:26il ne participerait pas
27:27au G7 ?
27:28La France n'y participerait plus ?
27:29Ça veut dire en tout cas
27:30qu'on mettrait
27:32toute notre énergie
27:33pour relancer
27:34le cadre des Nations Unies.
27:35Voilà.
27:35C'est ça la priorité
27:36qui doit être la nôtre.
27:38Et après,
27:39je vous ai parlé
27:39de la nécessité
27:40d'avoir une politique
27:41d'indépendance
27:42et cette politique
27:43d'indépendance,
27:43elle doit se déployer
27:44en matière numérique,
27:46en matière industrielle,
27:47en matière de politique
27:48de défense.
27:48Est-ce que vous savez
27:49qu'on a encore
27:49dans un certain nombre
27:50de nos ministères aujourd'hui
27:51des contrats
27:52qui sont passés
27:53avec les grandes entreprises
27:54américaines,
27:55avec Microsoft,
27:55qui détiennent nos données
27:57et on trouve ça normal ?
27:58Alors après,
27:59on peut poser le problème
28:00de savoir s'il faut aller parler
28:01avec Donald Trump ou pas.
28:02Mais quand il a accès
28:03à toutes nos données d'éducation
28:04qui peut nous couper
28:06à un certain nombre
28:07de nos instruments de défense,
28:09franchement,
28:10le sujet,
28:10il ne devient pas très important.
28:11Donc Jean-Luc Mélenchon
28:12n'irait peut-être pas au G7 ?
28:13Je ne sais pas,
28:14il faudrait poser la question
28:15à Jean-Luc Mélenchon
28:15mais en tout cas,
28:16ce dont je suis sûr,
28:18c'est qu'il mettrait
28:18la priorité
28:19sur l'organisation
28:20des Nations Unies.
28:22La limite justement
28:23dans ce que le président français
28:25peut concéder
28:26ou obtenir
28:27avec Donald Trump
28:28à Versailles,
28:29c'est quoi pour vous ?
28:30Qu'est-ce qu'il ne faut pas
28:31franchir comme limite ?
28:32Je ne sais pas,
28:34je ne sais même pas
28:34quels sont les sujets
28:35dont ils vont discuter.
28:36Moi, je peux vous dire
28:37ce que je souhaite
28:38et la position
28:40que de mon point de vue
28:41le président de la République
28:42doit apporter,
28:43c'est la nécessité
28:44d'avoir un cessez-le-feu
28:46immédiat,
28:47inconditionnel
28:47sur l'ensemble
28:48de la région
28:49pour mettre un terme
28:50à la guerre illégale
28:51qui a été déclenchée
28:52par Trump et Netanyahou
28:53contre l'Iran
28:54et contre le Liban.
28:55Je pense que la France
28:56doit défendre
28:57la fin du génocide à Gaza,
28:59je pense que la France
28:59doit agir pour un cessez-le-feu
29:01le plus rapidement possible
29:02entre l'Ukraine et la Russie
29:03et que la France doit apporter
29:04une politique de paix.
29:05Voilà, ça c'est ma position.
29:06Question courte réponse courte,
29:07est-ce qu'il faut réintégrer
29:08Vladimir Poutine
29:09dans le G7
29:10qui reviendra un G8 ?
29:11Oui ou non ?
29:11En tout cas,
29:11il faut discuter
29:12avec Vladimir Poutine.
29:13Si on veut créer
29:13les conditions de la paix,
29:14il faut bien parler avec lui.
29:15Donc il faudrait le remettre
29:16autour de la table
29:16de ce G7 ?
29:17Peut-être une fois
29:17qu'on a trouvé
29:18un accord de paix.
29:21Une des dispositions
29:22de cet accord de paix
29:23peut être ça.
29:24Mais pas avant,
29:25à mon avis,
29:26qu'on ait réussi
29:27à faire en sorte
29:28qu'il y ait un cessez-le-feu
29:29et qu'on ait trouvé
29:30les conditions
29:30d'un accord de paix
29:31qui soit acceptable
29:31et qui soit juste
29:32et équitable.
29:33Un G7 qui sera bien sûr
29:34à suivre en direct
29:35tout au long de cette semaine
29:37sur BFM TV.
29:38On voit que les grandes manœuvres
29:40pour la prochaine élection
29:40présidentielle
29:41se sont évidemment lancées.
29:43La gauche,
29:44qui semble-t-il,
29:45a l'air un peu éparpillée.
29:46Alors, pas chez vous
29:47à la France insoumise,
29:47effectivement.
29:48Hier, c'est Raphaël Glucksmann
29:49qui a tenu son premier
29:50grand meeting.
29:50Raphaël Glucksmann
29:51qui, avant-hier,
29:52dans une interview
29:53au confrère du Parisien,
29:54disait au sujet
29:54de Jean-Luc Mélenchon
29:55« L'envoyer au second tour,
29:57c'est garantir la victoire
29:58de Jordan Bardella
29:59ou de Marine Le Pen. »
30:00Qu'est-ce que vous lui répondez ?
30:01Que c'est absolument faux.
30:03Que je pense à l'inverse
30:04que s'il y a bien aujourd'hui
30:05une personne à gauche
30:06qui est en mesure
30:07de mobiliser suffisamment
30:08la population,
30:10en particulier celles et ceux
30:11qui ne vont pas voter
30:12parce qu'il propose un programme
30:14qui est un programme de rupture
30:15avec le pouvoir macroniste en place
30:17qui est donc en capacité
30:18de l'emporter face à l'extrême droite,
30:19c'est Jean-Luc Mélenchon.
30:20Je pense que c'est le seul aujourd'hui
30:22à gauche qui peut gagner.
30:22Les sondages disent l'exacte inverse.
30:23A priori, il perd.
30:25Il y aurait 75% pour Jordan Bardella,
30:28par exemple, candidat
30:28face à Mélenchon
30:29dans un second tour.
30:30D'abord, après,
30:31on va parler des sondages,
30:31je le mets dans un coin,
30:32mais vous me remarquez
30:33que vous m'avez posé la question
30:34sur Raphaël Glucksmann.
30:35Le problème, c'est que Raphaël Glucksmann,
30:37tous ceux qui utilisent cet argument,
30:38M. Glucksmann, M. Fort, Mme,
30:41tous, en fait,
30:42ils ne sont jamais sondés
30:43au deuxième tour.
30:43Vous savez pourquoi ?
30:44Parce qu'ils ont manifestement,
30:45en tout cas aujourd'hui,
30:47pas les chances de s'y qualifier.
30:48Donc, je trouve assez surprenant
30:50que des voix qui se revendiquent
30:51de la gauche,
30:52en quelque sorte,
30:53si vous voulez,
30:54se mettent presque à faire
30:55la campagne de Jordan Bardella
30:57en disant,
30:57face à Mélenchon, limite,
31:01Raphaël Glucksmann fait la campagne
31:02de Jordan Bardella ?
31:03Je dis que tous ceux qui,
31:05alors qu'ils n'ont aujourd'hui
31:06aucune possibilité
31:08de se qualifier au second tour,
31:09passent leur temps
31:10à essayer d'affaiblir
31:11la candidature de Jean-Luc Mélenchon,
31:12qui est aujourd'hui
31:13la meilleure possibilité
31:14pour la gauche
31:15de se qualifier au second tour
31:15et donc de l'emporter ensuite.
31:17Parce que pour l'emporter au second tour,
31:19il faut se qualifier au second tour.
31:20Je pense qu'ils feraient mieux,
31:21ils seraient mieux inspirés
31:22de passer leur temps
31:23à concentrer leur coup
31:24contre l'extrême droite,
31:25contre le pouvoir macroniste,
31:27plutôt d'essayer d'affaiblir
31:29Jean-Luc Mélenchon,
31:31c'est incontestable.
31:31Vous avez vu l'ampleur du meeting
31:33que nous avons réalisé
31:34la semaine dernière à Saint-Denis.
31:35Quant au sondage,
31:36madame Attalaya...
31:37Oui, attendez, on passe ça juste
31:38parce qu'on parle de Raphaël Glucksmann
31:40qui a fait son premier grand meeting
31:41hier de campagne,
31:424000 personnes disent-ils,
31:44il dit vouloir vous plier.
31:45Est-ce que ce premier meeting
31:46que vous avez vu de sa part,
31:47vous avez fait peur ?
31:48Je ne sais pas,
31:49vous comparez les deux.
31:50Celui que nous avons réalisé
31:51à Saint-Denis la semaine dernière,
31:53celui de Raphaël Glucksmann
31:53la semaine dernière,
31:55moi je n'utiliserai pas
31:55la brutalisation de la vie politique
31:57contre la France insoumise
31:59auquel M. Glucksmann veut participer.
32:01Je ne dirais pas qu'on l'appliait,
32:02mais en termes d'affluence,
32:04j'ai l'impression que la différence
32:05était assez majeure
32:06et assez manifeste.
32:07Quant au sondage,
32:08madame Attalaya,
32:10si vous regardez bien
32:10les sondages de second tour,
32:12vous remarquerez que
32:12par rapport au premier sondage
32:13de second tour
32:14de la fin de l'année dernière,
32:15déjà,
32:15Jean-Luc Mélenchon a récupéré
32:17quasiment 10 points
32:18au second tour.
32:19Et pour ma part,
32:20j'ai une mémoire
32:20des sondages précédents.
32:22Et je sais que,
32:23par exemple,
32:24pour vous prendre un exemple,
32:25quand il y a eu le traité constitutionnel
32:27européen en 2005,
32:28je me rappelle,
32:28c'était mes premiers engagements politiques,
32:30au début de la campagne,
32:31le oui était annoncé à 70%
32:33et le non à 30%.
32:34Finalement,
32:35le oui a fait 45%
32:36et le non à 55%.
32:37Donc Raphaël Glucksmann
32:38peut remonter la pente.
32:39Et regardez,
32:39pour ceux qui sont encore
32:40plus anciens que moi,
32:414 mois avant l'élection présidentielle
32:43de 1981,
32:45M. Giscard d'Estaing
32:46devait gagner 60-40
32:47contre M. François Mitterrand.
32:494 mois avant l'élection présidentielle
32:50de 1980.
32:51Donc vous voyez,
32:52il ne faut pas faire confiance
32:52au sondage
32:53et en particulier
32:53au sondage de second tour
32:54à un an de l'élection présidentielle
32:56quand on ne connaît même pas encore
32:57le nombre de candidats au premier.
32:58Et malgré tout,
32:59ils sont aujourd'hui sans appel.
33:01Et comment vous expliquez
33:01que Jean-Luc Mélenchon
33:02soit à ce point rejeté,
33:03qu'il soit battu
33:04à plate couture comme ça
33:05par Jordan Bardella ?
33:06Il progresse.
33:07Il est en train,
33:08au contraire,
33:09de rattraper,
33:09selon vos propres sondages,
33:11auxquels je ne crois absolument pas,
33:13le retard qu'il a affiché.
33:14Quant à l'idée de dire
33:15qu'il serait davantage rejeté,
33:16j'ai vu les fameux barèmes
33:18de popularité
33:20cette semaine-là,
33:21par exemple.
33:22Cette semaine,
33:22les barèmes de popularité,
33:23je peux dire que M. Mélenchon
33:24est moins rejeté dans l'opinion
33:27que M. Macron,
33:28que M. Zemmour,
33:29que d'autres figures à gauche,
33:31d'ailleurs,
33:31qui souvent utilisent cet argument,
33:32mais dans les barèmes de popularité,
33:33ils sont plus rejetés
33:34que Jean-Luc Mélenchon.
33:35Franchement,
33:36arrêtez avec ces arguments.
33:37Je pense qu'on a le droit
33:38d'avoir dans la campagne présidentielle
33:40qui vient
33:40un affrontement projet contre projet.
33:43Ce ne sont pas les sondages
33:43qui vont décider.
33:44C'est les électrices
33:45et les électeurs.
33:46Et moi, je leur dis,
33:47si vous voulez le partage
33:48de la richesse,
33:48si vous voulez l'augmentation
33:49des salaires,
33:50si vous voulez la planification écologique,
33:52le passage à la VIème République,
33:53une France indépendante,
33:54non alignée,
33:55comme j'en ai parlé tout à l'heure,
33:56il y a une seule candidature
33:57qui porte cette parole,
33:58ce programme-là,
33:59clair,
33:59c'est Jean-Luc Mélenchon
34:01et c'est l'équipe
34:01que nous formons autour de lui
34:03avec la France Insoumise
34:04et avec toutes celles et ceux
34:05qui seront les bienvenus,
34:06évidemment,
34:06pour participer à cette campagne.
34:06Fabien Roussel, lui,
34:07il dit,
34:07je vais y aller,
34:08entre les lignes,
34:08clairement,
34:08une nouvelle fois,
34:09une nouvelle candidature
34:10du Parti communiste.
34:11Écoutez, Fabien Roussel,
34:12il fait évidemment ce qu'il veut.
34:14Maintenant, je crois,
34:15en tout cas,
34:16pour ma part,
34:16je rencontre beaucoup
34:17de militants,
34:19d'adhérents,
34:19de sympathisants
34:20du Parti communiste
34:22qui n'ont pas envie
34:23de reproduire
34:24ce qui s'est passé en 2022
34:25où il nous a manqué
34:26à l'époque 400 000 voix
34:27avec Jean-Luc Mélenchon
34:28pour nous qualifier
34:29au second tour
34:29de l'élection présidentielle
34:31et où Fabien Roussel
34:32avait fait, je crois,
34:33de mémoire
34:33autour de 700 000 voix.
34:35Donc, en vérité,
34:36je pense qu'il y a
34:37beaucoup d'adhérents,
34:38de militants,
34:38de sympathisants communistes
34:39qui veulent le rassemblement,
34:40qui veulent travailler avec nous
34:42en vérité.
34:42J'ai entendu ce que dit
34:43Stéphane Peu,
34:44le président du groupe communiste
34:45à l'Assemblée nationale
34:46et il a raison,
34:47c'est que dans plus de 95%
34:49des cas à l'Assemblée nationale,
34:50les députés insoumis,
34:51les députés communistes,
34:52on a les mêmes votes,
34:53on vote les mêmes choses,
34:54on a les mêmes positions de vote.
34:56Il peut y avoir des sujets
34:57sur lesquels on n'est pas d'accord,
34:57mais dans l'immense majorité
34:59des cas, on est d'accord.
35:00Donc, en vérité,
35:01il y a un chemin
35:01pour un rassemblement
35:02de cette ligne de rupture.
35:03Moi, je tends la main
35:04aux militants,
35:05aux partis communistes,
35:06aux écologistes,
35:12parce que c'est notre devoir,
35:13c'est notre responsabilité
35:14dans la situation particulière
35:15que connaît le pays
35:16de proposer une alternative.
35:16Un autre qui semble vouloir
35:17se lancer, Emmanuel Bompard.
35:18Le banquier d'affaires,
35:20Mathieu Pigasse,
35:21qui a une proposition
35:22sur les salaires notamment,
35:23qui dit qu'il faudrait
35:25augmenter le SMIC de 20%,
35:26soit 1773 euros net.
35:28C'est plus que ce que vous proposez
35:29à la France insoumise,
35:301700 euros net.
35:31C'est bien parce que
35:34d'habitude,
35:35quand je fais le SMIC
35:35à 1700 euros,
35:36on me dit
35:36que ce n'est pas possible.
35:38Bon, là, maintenant,
35:39c'est M. Pigasse
35:41qui est quand même
35:43une personne
35:44qui travaille dans le monde
35:45de la finance.
35:46Et lui, il dit que c'est possible
35:47d'aller même au-delà.
35:49Donc, c'est bien la preuve
35:50que c'est possible
35:50d'augmenter le SMIC.
35:51Vous savez, en Belgique...
35:54La proposition d'augmenter le SMIC,
35:55elle est absolument crédible.
35:56Dans sa candidature ?
35:57Je ne crois pas
35:57qu'il ait déclaré sa candidature
35:58aujourd'hui,
35:59mais des propositions sur la table.
36:00Ça l'intéresse, en tout cas.
36:01Il a raison d'être intéressé
36:02par l'élection présidentielle.
36:03Qui n'est pas intéressé ?
36:04On devrait tous être intéressé
36:05par l'élection présidentielle.
36:06Ça va décider notre avenir
36:08pour les prochaines années.
36:09Mais ça me permet
36:10de parler du SMIC
36:10et j'en suis très heureux.
36:11Oui, il faut augmenter
36:12le SMIC immédiatement.
36:13Il faut indexer les salaires
36:14sur l'inflation.
36:15Il faut augmenter le point d'indice
36:16de la fonction publique
36:17parce que tout simplement,
36:17avec un SMIC, aujourd'hui,
36:18vous ne vous en sortez pas.
36:19Et ceux qui disent
36:20que ce n'est pas possible,
36:21il va falloir m'expliquer
36:22pourquoi l'Espagne
36:23a réussi à augmenter le SMIC
36:24de plusieurs dizaines de pourcents
36:26sur les dix dernières années.
36:27Pourquoi la Belgique
36:28a réussi à augmenter le SMIC
36:29et pourquoi en France,
36:30on ne serait pas capable
36:31d'aller au-delà
36:31de l'augmentation
36:32sur l'inflation
36:33qu'on a chaque année
36:34et qui, en vérité,
36:35fait qu'aujourd'hui,
36:36si vous êtes au SMIC,
36:37vous avez perdu du pouvoir d'achat
36:38et vous n'arrivez pas
36:39à vous en sortir.
36:40Évidemment qu'il faut avoir
36:41une politique
36:41d'augmentation du SMIC,
36:43des bas salaires,
36:43de tous les salaires,
36:44d'indexation des salaires.
36:45Ça doit être une priorité politique.
36:46Le 7 juillet,
36:47nous saurons qui est le candidat
36:48du RN à l'élection présidentielle,
36:50Marine Le Pen
36:50ou Jordan Bardella.
36:51Est-ce que ça change
36:51quelque chose pour vous ?
36:53Ce n'est pas le même candidat.
36:55Je ne sais pas
36:56si ça sera le même programme.
36:57Je me pose de plus en plus
36:58de questions
36:58quand je vois les déclarations
37:00dans la presse
37:00des uns et des autres.
37:01J'ai remarqué
37:02que Mme Le Pen
37:03était pour taxer
37:04les super profits.
37:04M. Bardella est contre.
37:06Si j'ai bien compris,
37:07Mme Le Pen était pour la retraite
37:08à 62 ans.
37:09M. Bardella était contre.
37:11Il pense qu'il ne faut pas
37:11d'âge de départ à la retraite.
37:13Donc je vois
37:14qu'il y a de plus en plus
37:15de sujets
37:16sur lesquels manifestement
37:17ils ne sont pas d'accord.
37:18Il y en a un
37:18qui est plus dur à affronter
37:19pour vous, à vos yeux ?
37:20Non, chacun offrira
37:25des angles d'attaque
37:26politiques évidemment
37:28qui ne sont sans doute
37:29pas les mêmes
37:29mais ne vous inquiétez pas
37:30face aux deux
37:31on sera en mesure
37:32de les battre.
37:33En tout cas c'est notre objectif
37:34et je crois que c'est une nécessité
37:35pour le pays aujourd'hui.
37:37Aucun des deux
37:38en tout cas
37:38propose un programme
37:40qui soit en mesure
37:41d'apporter des réponses
37:43qui sont crédibles
37:44et qui sont à la hauteur
37:46des urgences sociales,
37:47écologiques, démocratiques
37:48que connaît ce pays aujourd'hui.
37:50Aucun des deux.
37:50Aucun de ces deux programmes
37:52ne porte ces mesures-là.
37:54Et en vérité
37:55de plus en plus
37:55je vois bien que le Rassemblement
37:57National essaye
37:58d'inscrire sa politique
37:59dans la continuité
38:00des politiques macronistes,
38:02d'être un petit peu
38:02si vous voulez
38:03la planche de salut
38:04d'un système macroniste
38:05qui est aujourd'hui
38:06à bout de souffle.
38:07Je vois que M. Bardella
38:08de plus en plus
38:08c'est ça qu'il fait.
38:09Il passe son temps
38:10à aller rencontrer
38:10les grands patrons
38:11du Medef,
38:13les grands patrons
38:13des grandes entreprises,
38:14de Total, etc.
38:15En vrai il veut défendre
38:16leurs intérêts.
38:17Moi je veux défendre
38:17les intérêts du peuple,
38:19des travailleuses,
38:19des travailleurs,
38:20des catégories populaires
38:21qui souffrent trop
38:22dans notre pays aujourd'hui
38:23et qui ont besoin
38:24d'avoir un bulletin de vote
38:24pour les représenter.
38:25Ce bulletin de vote
38:26c'est celui de Jean-Luc Mélenchon
38:27et de la France Insoumise.
38:28Dans les sondages pourtant
38:29le Rassemblement National
38:30a beaucoup progressé
38:31sur sa crédibilité
38:33en tout cas supposée.
38:35Il y a des sondages
38:35qui indiquent aussi
38:36qu'il fait moins peur
38:37à beaucoup d'électeurs
38:38que vous ne leur faites peur.
38:38Vous avez d'autres questions
38:39que les sondages ou pas ?
38:40C'est tout ce qu'on a aujourd'hui
38:42en termes d'indicateurs
38:43de l'opinion.
38:45Madame Attalaya franchement...
38:47Est-ce qu'ils ont franchi
38:48des barrières en tout cas
38:49pour vous
38:49de légitimité démocratique
38:52aux yeux des Français ?
38:53Je pense qu'il y a
38:54un phénomène très clair
38:55qui est que vous avez
38:56aujourd'hui un pouvoir
38:57Macroniste
38:57qui depuis 10 ans
38:58et notamment
38:59ces 5 dernières années
39:00a repris de plus en plus
39:02dans les politiques
39:03mises en place
39:03des choses directement
39:04inspirées du programme
39:05du Rassemblement National.
39:07Là il y a quelques mois
39:07par exemple
39:08quand on a décidé
39:09de supprimer
39:10ou d'augmenter
39:11les frais d'inscription
39:11pour les étudiants étrangers
39:13à l'université
39:13c'était une mesure
39:14qui traditionnellement
39:15était dans le programme
39:16de Jean-Marie Le Pen.
39:17Donc c'est clair
39:17que le pouvoir Macroniste
39:18d'un certain point de vue
39:19a un peu banalisé
39:20le Rassemblement National
39:21en reprenant des propositions.
39:23Mais je vais vous taquiner
39:24sur les sondages
39:24parce que ce qui me fatigue
39:25un peu si vous voulez
39:26c'est que moi je me rappelle
39:27qu'en 2024
39:28au moment des élections législatives
39:29vous savez en 2024
39:30il y a eu les élections européennes
39:32il y a eu la dissolution
39:33de l'Assemblée Nationale
39:33dans la foulée
39:34de la dissolution
39:35de l'Assemblée Nationale
39:36il y a eu 27 sondages
39:37sur les 27 qui ont été réalisés
39:38qui annonçaient que
39:39c'est l'extrême droite
39:40qui allait gagner
39:40les élections législatives
39:42et c'est pas l'extrême droite
39:43qui a gagné
39:43les élections législatives.
39:44En même temps vous appuyez aussi
39:44sur ces sondages
39:45pour dire que Jean-Luc Mélenchon
39:46est le meilleur candidat
39:47du premier tour.
39:47Mais non je m'appuie
39:49sur la dynamique
39:49que nous avons constituée
39:50ces 315 000 signataires
39:52sur le site
39:52Mélenchon 2027.fr
39:54j'en profite
39:54si vous voulez venir
39:55nous aider et nous appuyer
39:56il faut aller signer
39:57sur le site Mélenchon 2027.fr
39:58c'est 26 000 personnes
39:59que nous avons rassemblées
40:00l'année dernière
40:01moi c'est ça
40:01mes indicateurs de campagne
40:03c'est ça qui est important.
40:05Écoutez M. Daré
40:06si vous allez à la boulangerie
40:07et que une fois sur deux
40:09le pain qu'on vous sert
40:10il est brûlé
40:10bah franchement
40:11vous allez changer de boulangerie
40:12et bah vous les sondages
40:13ils se plantent
40:14une fois sur deux
40:18et vous continuez
40:18à en faire l'alpha
40:19et l'oméga
40:19du commentaire
40:20de la vie politique.
40:21Moi je crois
40:22à la bataille politique
40:23à la nécessité
40:24d'un travail de conviction
40:25et l'extrême droite
40:25on les battra
40:26si on est capable
40:26de mobiliser le pays.
40:27Il y a beaucoup de gens
40:27qui s'inquiètent
40:28du contexte
40:29dans lequel va se dérouler
40:30cette présidentielle.
40:31Oui Sébastien Lecornu
40:32a réuni jeudi
40:33les partis politiques
40:34à Matignon
40:34dont la France Insoumise
40:35pour évoquer le risque
40:36d'ingérence étrangère
40:38dans la campagne présidentielle
40:39de 2027
40:40le Premier ministre
40:41craignant des menaces lourdes.
40:43Est-ce que vous
40:44vous craignez
40:44une présidentielle
40:45qui se déroule
40:46sous influence
40:47d'influence étrangère ?
40:48Oui et je trouve
40:49que cette réunion
40:49était la bienvenue
40:50d'ailleurs nous l'avions demandé
40:51puisque nous-mêmes
40:53les Insoumis
40:53pendant la campagne
40:54des élections municipales
40:55avons été victimes
40:56ça a été maintenant documenté
40:57le rapport a enfin été publié
40:58cette semaine
40:59d'une opération
41:00d'ingérence électorale
41:02venant d'une officine
41:03qui s'appelle Black Corps
41:03qui est installée en Israël
41:04donc oui bien sûr
41:06qu'il faut protéger
41:07l'élection présidentielle
41:08et toutes nos élections
41:09de manière générale
41:10des influences étrangères
41:11donc moi je souhaite
41:12qu'un certain nombre
41:13de recommandations
41:14que nous avons mises
41:15sur la table
41:16que nous avons écrit
41:17d'ailleurs au ministre
41:17Lecornu cette semaine
41:18puissent être mises en oeuvre
41:20par exemple
41:20je souhaite
41:21qu'il puisse y avoir
41:22une instance
41:23de suivi de la campagne
41:25présidentielle
41:25dans lequel il y a
41:26des représentants
41:26des candidats
41:27et dans lequel on peut
41:27être informé
41:28de ces ingérences étrangères
41:29par exemple je souhaite
41:31qu'on renforce
41:31les effectifs
41:32de Viginium
41:32de la CNIL
41:33de l'ANSI
41:34qui sont les instances
41:35de l'État
41:35qui sont chargées
41:36de lutter contre
41:37les influences étrangères
41:38la cybercriminalité
41:39pour la protection des données
41:40par exemple je souhaite
41:41qu'on ajoute
41:42l'intégrité
41:44du processus électoral
41:45dans les intérêts vitaux
41:46de la nation
41:47pour qu'on puisse mieux
41:48sanctionner ces ingérences étrangères
41:49par exemple je souhaite
41:50qu'on augmente
41:51les pouvoirs des juges
41:52des référés
41:52pour qu'on puisse agir
41:53en urgence
41:53pour supprimer des contenus
41:55qui sont mensongers
41:55par exemple
41:56il faut un cadre
41:56de régulation
41:57d'utilisation
41:58de l'intelligence artificielle
41:59dans le cadre
42:00de l'élection présidentielle
42:00pour qu'on ne voit pas
42:01prospérer des deepfakes
42:02des faux montages
42:03des faux contenus
42:05voilà il y a plein de choses
42:06qu'on peut faire
42:06donc moi je souhaite
42:07qu'on puisse avancer
42:07sur ce sujet
42:08c'est vital
42:08si l'élection présidentielle
42:10elle n'est pas protégée
42:10des influences étrangères
42:11alors on n'est plus
42:12dans une démocratie
42:12il y a quelques instants
42:13vous avez évoqué
42:14la question de cette
42:14coupe du monde de football
42:15qui s'est ouverte
42:17il y a quelques jours
42:19déjà vous croyez
42:19à la victoire de la France ?
42:20je la souhaite
42:21après on verra
42:22il faut gagner pour ça
42:23ensuite
42:24coupe du monde
42:24effectivement
42:25si j'ose dire
42:26de Donald Trump
42:26qui se joue en grande partie
42:31à boycotter
42:31cette coupe du monde américaine
42:33vous la boycottez
42:34ou vous la regardez ?
42:35non moi
42:35la coupe du monde
42:37elle existe
42:37par contre il me semble
42:38qu'il y a un certain nombre
42:40aujourd'hui d'atteintes
42:41aux droits humains
42:42je parlais tout à l'heure
42:43du fait que certaines équipes
42:44par exemple
42:45ne puissent pas rentrer
42:46aux Etats-Unis
42:47un arbitre somalien
42:48un arbitre somalien
42:50là par contre
42:51je pense que ça pose
42:51de gros problèmes
42:52et donc entre le boycott
42:54de la société
42:55de gens qui ne regardent pas
42:56et des mesures
42:57qui peuvent être
42:57des mesures diplomatiques
42:59qui peuvent être prises
42:59par la France
43:00moi je considère par exemple
43:01que si ces problèmes
43:02ne sont pas réglés
43:04alors il me semble
43:05que par exemple
43:05la participation de la France
43:07à la cérémonie de clôture
43:08par exemple
43:08est une question qui est posée
43:09c'est-à-dire
43:10vous dites
43:10si les questions
43:11ne sont pas réglées
43:12la France ne doit pas participer
43:13je crois qu'on peut se poser
43:14effectivement la question
43:15on ne peut pas accepter
43:16comme ça
43:17que les principes
43:18les règles de droit
43:19élémentaire
43:20à l'échelle internationale
43:21soient bafouées
43:21sans qu'il n'y ait
43:22aucune mesure de répercussion
43:23que ça vous choquerait
43:24qu'Emmanuel Macron
43:25ce qui est probable
43:26se rende aux Etats-Unis
43:27voir les matchs
43:27par exemple
43:28à partir des demi-finales
43:29si la France se qualifie
43:30moi ce que je peux vous dire
43:31c'est que je pense
43:32qu'il pourrait aller
43:33au Mexique ou au Canada
43:34la Coupe du Monde
43:35elle est organisée
43:35par plusieurs pays
43:36pourquoi forcément
43:37il peut y aller
43:40en quart de finale
43:41peut-être que symboliquement
43:42on pourrait envoyer
43:43un autre message
43:44plutôt que d'aller accompagner
43:45ce que fait Donald Trump
43:46donc vous appelez
43:47Emmanuel Macron
43:47à ne pas se rendre
43:48aux Etats-Unis
43:48même si la France se qualifie
43:49je sais que vous voulez
43:51que j'appelle plein de gens
43:52à faire plein de trucs
43:52mais la vérité
43:54c'est que je pense
43:54ça vous choquerait en tout cas
43:55oui je pense que
43:56ce ne serait pas un bon signal
43:56qu'on enverrait
43:57en tout cas vous avez endossé
43:58j'allais dire même
43:59en matière de communication politique
44:00cette Coupe du Monde
44:01parce que regardez
44:02ce que l'on peut commander
44:03sur le site de la France Insoumise
44:05il y a un maillot
44:05de l'équipe de France
44:07aux couleurs de Mélenchon
44:09Mélenchon 27
44:10on a regardé très près
44:11c'est marqué
44:12fabriqué en Europe
44:13il est fabriqué où ce maillot ?
44:14on le sait précisément ?
44:15il est fabriqué
44:15dans un pays
44:16de l'Union Européenne
44:17je crois que c'est en Pologne
44:18je crois
44:18pourquoi pas en France ?
44:20alors on a fait le
44:22honnêtement
44:23on a fait le travail
44:24d'essayer de voir
44:25s'il était possible
44:26d'avoir une production
44:27en France
44:28le problème c'était
44:28que les délais de fabrication
44:29étaient très importants
44:31on risquait d'avoir les maillots
44:32après la Coupe du Monde
44:33ce qui n'était pas
44:33l'objectif de cette opération
44:35mais vous avez raison
44:36ça soulève un vrai problème
44:37je parlais tout à l'heure
44:38de souveraineté industrielle
44:39et sans doute
44:39la nécessité de réintroduire
44:41en France
44:41y compris une filière
44:43de production de textiles
44:44donc ceux-ci
44:44sont produits en Pologne ?
44:46c'est ce que nous a dit
44:47le fournisseur
44:48en tout cas nous
44:48on a vérifié évidemment
44:49qu'ils étaient fabriqués
44:50au moins en Europe
44:51et pas fabriqués
44:52dans le reste du monde
44:53ça nous paraissait
44:54très important
44:55dans le cadre
44:55de cette opération
44:56une fois ceci dit
44:57j'invite toutes ces ceux
44:58qui nous écoutent
44:59à aller acheter ce maillot
45:00on pensait que vous viendriez
45:01avec le maillot
45:01sur les épaules ce matin
45:02il n'est pas encore arrivé
45:03mais c'est déjà
45:04je crois quasiment
45:0510 000 personnes
45:06qui ont acheté ce maillot
45:07donc c'est un super succès
45:08prenez-le
45:09et puis portez-le
45:09dans les fanzones
45:10que nous allons mettre en place
45:11dans les municipalités
45:12que nous dirigeons
45:13et j'espère qu'il y en aura ailleurs
45:14pour faire campagne aussi
45:15pendant la Coupe du Monde
45:16c'est bien
45:16merci beaucoup
45:17merci Emmanuel Bompard
45:18d'avoir été notre invité
45:19merci à vous
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