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L'attaquant des Bleus et du Real Madrid Kylian Mbappé nous a accordé une longue interview à quelques jours du début du Mondial 2026. Questionné tour à tour par ses coéquipiers de l'équipe de France, le joueur s'est confié sur sa vie à Madrid, ses coéquipiers, Didier Deschamps, le PSG ou encore sa famille.
#mbappe #france #2026worldcup #fifa

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Transcription
00:00On m'a envoyé des vidéos, avec des gens qui te posent des questions.
00:05Kylian, Kylian, tu as joué deux finales de Coupe du Monde.
00:08Tu en as gagné une, et tu en as perdu une.
00:10C'est laquelle qui te revient le plus en tête ?
00:15Oh Kiki, as-tu dit quoi ?
00:17Tu vas bien ?
00:18C'est pour te souhaiter une très belle Coupe du Monde.
00:20Mais d'abord, j'ai une petite question à te poser.
00:22Est-ce que tu peux me défendre un jour ?
00:23Ou après c'est...
00:24Hey Joe, il faut le défendre un peu !
00:31Tout le monde sait ce qu'il représente pour moi.
00:34Surtout que j'ai qu'un petit frère, j'en ai pas deux.
00:37Comment je vais faire ? Je peux plus respirer.
00:39Donc je respire que par la bouche.
00:40J'ai tout fait ici, moi.
00:42C'était le pire moment, en termes d'ambiance.
00:46Quel a été ton dernier fourrure en sélection ?
00:54Le dernier fourrure, c'était avec lui, avec ce fou-là.
00:57On était là au château, et on peut pas dire pourquoi, on a rigolé, mais c'était avec lui.
01:03C'était dans la chambre de Marcus.
01:05On a eu un fourrure, on voulait pleurer de rire.
01:08Mais c'est toujours avec lui que j'ai des fourrures en sélection.
01:10Donc il sait pourquoi il m'a posé cette question.
01:13Mais je peux pas donner les détails du fourrure.
01:16Kylian, si tu devais faire chambre commune avec un colocataire,
01:20quel serait le meilleur et le pire coéquipier ?
01:27Le pire, ce serait lui.
01:29100%, Marcus.
01:30Ouais, ouais, c'est le pire.
01:32Parce que je pourrais pas dormir.
01:35On rigolerait beaucoup.
01:37Le meilleur.
01:41Je pense que je me mettrais avec Ousmane.
01:44Ouais, ouais, Ousmane.
01:45Mais ce serait aussi le pire, en fait.
01:47En fait, je sais pas, les deux, c'est le pire et le meilleur, en fait.
01:50Je sais pas comment.
01:51Pourquoi c'est le meilleur ?
01:53Non, parce que c'est ceux que je connais depuis le plus longtemps.
01:56C'est ceux avec qui j'ai les liens le plus forts.
02:00Avec qui on se comprend, on se connaît depuis la nuit des temps.
02:04Donc on se connaît à l'autre, mais c'est en même temps les pires,
02:06parce qu'on se connaît et on sait qu'ensemble, en fait,
02:10dans une chambre, on va pas dormir.
02:13Bon, Kylian, forcément un joueur de ton niveau,
02:16t'as joué avec des très grands joueurs,
02:17mais est-ce que tu te rappelles qu'on a fait une séance d'entraînement tous les deux ?
02:21Ça a même fini par un contrat.
02:23Bon, j'ai pas vu le ballon, c'est vrai.
02:25Tizot, c'est l'ostéo de l'équipe.
02:27C'est quelqu'un que je connais depuis que je suis arrivé en sélection.
02:29J'ai une super relation avec lui.
02:30C'est vrai que j'ai fait une séance avec lui.
02:34On a fait une séance, c'est quand j'étais blessé, c'était à l'Euro 2024.
02:37On a fait une séance de boxe, un contre un avec lui.
02:41Mais le truc, c'est que moi, je donnais toute ma force,
02:43mais lui, il pouvait pas me taper.
02:45Donc c'était pas égal, mais on a beaucoup rigolé.
02:48On a vécu pas mal de choses ensemble.
02:50On a été champions du monde ensemble, donc c'est super cool.
02:53Il m'a sauvé la mise en 2018,
02:56quand j'ai eu la blessure que j'ai eue au dos pour la demi-finale.
03:01Je pense que pour lui aussi, c'est un grand souvenir,
03:03parce qu'on gagne après.
03:05Mais avec les années, ça fait plaisir de voir qu'il y a pas mal de gens
03:07qui sont toujours là à prendre soin de nous en sélection
03:10et faire en sorte qu'on puisse être la meilleure version de nous-mêmes.
03:12C'était sur le point de ne pas la jouer,
03:14parce que j'ai compris cette demi-finale en 2018.
03:17En fait, c'est complètement bizarre, parce que tout allait très bien.
03:20Je me sentais très bien.
03:21Et la veille du départ, la veille du match, on part à Saint-Pétersbourg.
03:26Je crois que le rendez-vous à 10h du matin.
03:28Je me lève le matin, sans douleur, mais je peux pas me lever du lit.
03:34Je voulais aller au petit-déjeuner, je peux pas y aller.
03:36Je sens plus la mobilité de mon dos, je sens plus rien.
03:40Donc j'appelle le coach.
03:41Je sais pas pourquoi j'appelle le coach en premier.
03:43Je lui dis, je peux pas bouger de mon lit.
03:46Et donc tout le monde arrive, et Tizot arrive.
03:50Et il me dit que j'ai pas mal de vertèbres qui sont bloquées.
03:53Je lui dis, mais c'est pas possible, j'ai fait que dormir.
03:55Comment on peut se bloquer des vertèbres dans la nuit sur un mouvement ?
03:57Je sais pas.
03:58Et donc, il fallait essayer de cacher ça, parce qu'il y avait toute la presse, tout ça.
04:03Donc il fallait que je marche le plus droit possible, je pouvais même pas bien marcher.
04:07Je m'entraîne pas la veille du match.
04:11Et je fais les traitements, et le lendemain, j'ai toujours un peu mal, mais j'arrive à jouer.
04:16J'arrive à jouer bien, et je joue la finale.
04:19Et au final, en vacances aussi, j'ai recommencé à avoir mal au dos,
04:22et donc j'ai réglé ça après en vacances.
04:24Pas avec lui, c'est déjà ça.
04:26Non, après pas avec lui.
04:27Mais lui m'a beaucoup aidé pour que je joue la demi à la finale.
04:31Tix, c'est Ryan, j'espère que tu vas bien, mon frère Oubon.
04:34On va se voir dans quelques instants, je suis même pas proche, je te demande ça.
04:37Mais raconte-nous ta plus belle anecdote avec Ousmane.
04:39Et fais pas dans la langue de bois.
04:44Ryan.
04:44Je le connais aussi depuis longtemps.
04:46Il est arrivé il y a pas très longtemps en sélection, il s'est super bien adapté.
04:49Ça va être un joueur très important pour nous, et j'ai beaucoup d'affection pour lui.
04:53Mais avec Ousmane, ça dépend.
04:55Avec Ousmane, on a des anecdotes terrain.
04:56On a été coéquipier adversaire.
04:59On s'est supporté l'un l'autre depuis toutes les années.
05:01En dehors du terrain, on a fait les 400 coups ensemble.
05:06On partait en vacances ensemble, nos familles se connaissent très bien.
05:08Donc j'ai tout type d'anecdotes avec lui.
05:10La meilleure anecdote, c'est je pense en dehors du terrain.
05:14Parce que sur le terrain, on a beaucoup d'anecdotes.
05:15Mais c'est en dehors du terrain, tous les fous rires qu'on a eus.
05:18Toutes les histoires qu'on a eues.
05:21Je pense qu'on pourrait écrire un livre à deux, je pense.
05:25Parce que là, j'ai l'impression, quand il te pose la question, j'ai l'impression qu'il pense
05:28à quelque chose.
05:29Oui, mais lui, il n'a rien vu encore.
05:30Il est plus jeune que nous, il n'a rien vu.
05:34Kylian, si tu devais te faire tatouer, qu'est-ce que tu ferais ?
05:43Je ne sais pas, je n'ai jamais pensé à me faire tatouer.
05:49Je ne sais pas si je me tatouerais, ce serait quelque chose de symbolique.
05:53Quelque chose qui représente quelque chose d'important pour moi.
05:55Même si je ne pense pas que je vais me faire tatouer.
05:58C'est quelque chose qui ne te plaît pas ?
06:00Non, non, ce n'est pas ça.
06:03Je pense que chacun a son style.
06:06Moi, je pense que j'aime bien rester comme ça.
06:08J'aime bien comment je suis comme ça.
06:10Après, qui sait, peut-être dans 10-15 ans, je voudrais faire un tatouage.
06:14J'ai un souvenir commun avec quelqu'un.
06:17Je ne sais pas.
06:17Mais pour l'instant, ça ne me dirait rien.
06:19Il y a beaucoup d'athlètes, par exemple, qui font les Jeux Olympiques, qui se tatouent les anneaux.
06:23Oui, je pense que ça va.
06:25J'ai rentré dans la catégorie des athlètes où tout le monde se souvient ce que j'ai fait de
06:28bien ou pas.
06:28Donc, je n'ai pas besoin que de le mettre sur ma peau pour m'en rappeler.
06:31Allez, Kylian, une petite question.
06:35C'est quoi pour toi une journée de rêve loin du football ?
06:40Marnès.
06:41Aussi, j'ai pas mal d'affection pour lui.
06:45On est formé au même endroit, on est formé à Monaco.
06:47C'est quelqu'un qui a une certaine timidité, mais quelqu'un qui est brillant.
06:51C'est un joueur qui a déjà beaucoup de talent et je pense qu'il peut être un très bon
06:57joueur pour l'équipe de France, maintenant et dans le futur aussi.
07:00Une journée de rêve.
07:01Je pense que pour les gens comme moi, quand tu demandes une journée de rêve, tu essaies de retourner à
07:06la simplicité.
07:07Pas être dérangé, pouvoir faire ce que tu veux, avec qui tu veux, où tu veux.
07:15C'est des choses qui sont devenues un luxe pour moi et qui sont pourtant des choses super simples.
07:21Sans que ce soit les paparazzis à côté, sans que tu aies les gens qui viennent te demander des autographes,
07:25c'est quoi le plus ?
07:27Je pense qu'il ne faut jamais se plaindre.
07:29Il ne faut jamais se plaindre de l'amour que tu reçois des gens.
07:34Je sais que c'est pesant parce que c'est vrai que je suis rentré dans la catégorie des gens
07:39qui sont scrutés à chaque instant, à chaque moment.
07:42Mais ce serait ingrat de rejeter l'amour des gens.
07:48Comme je dis, des fois, c'est quand même pesant.
07:49Après, tout ce qui est paparazzis, tout ce qui est...
07:53C'est un peu plus fatigant parce que je trouve que ça déshumanise un peu les gens que nous sommes.
08:01Ça nous voit un peu comme des bêtes de foire.
08:04Mais en même temps, tout le monde veut savoir ce que je fais, où je le fais, avec qui je
08:09le fais.
08:10Donc, j'ai appris à comprendre ça.
08:13J'ai appris pas à accepter parce que tu n'acceptes jamais vraiment, mais à comprendre que c'est la
08:18vie qui m'attend et c'est la vie qui est la mienne.
08:21Pour toute la vie.
08:22Ouais, je crois.
08:24Salut Kylian.
08:25Déjà, je suis impressionné par ta simplicité.
08:29Je voulais savoir comment tu vivais ta notoriété.
08:33Plus, plus, plus le fait de ne pas forcément pouvoir sortir, etc.
08:37Ou des choses comme ça.
08:40Lucas, c'est autre chose.
08:41On s'est connus depuis longtemps.
08:44C'est le joueur le plus ancien du groupe.
08:47C'est celui qui a, je pense, avec N'Golo, le plus d'expérience, le plus de souvenirs en équipe
08:54de France.
08:55Plus que moi, il est arrivé en 2014, lui.
08:57J'étais encore au centre.
08:59C'est quelqu'un qui a gardé une régularité pendant beaucoup d'années.
09:03Et on s'est vachement rapprochés.
09:05Je ne le connaissais pas beaucoup.
09:06On s'est vachement rapprochés, nous, à l'Euro 2021.
09:08Parce qu'on était à la même table.
09:09On était quasiment à côté.
09:10Donc, tu échanges, tu parles.
09:12Et j'ai appris à le découvrir.
09:13Et c'est quelqu'un que j'aime beaucoup.
09:15Un joueur important pour nous aussi.
09:17Et la notoriété, je pense que c'est...
09:21J'ai été préparé à être célèbre.
09:24Je pense, oui.
09:25J'ai été préparé à être célèbre.
09:28Mais je pense que ce que je suis devenu aujourd'hui est au-delà de célèbre, au-delà de super
09:34célèbre.
09:35Et ça, tu n'es jamais préparé pour ça.
09:37Tu te réadaptes comme tu peux.
09:39Mais je pense que, oui, j'ai été préparé à la célébrité.
09:42Parce que tout le monde savait que j'allais devenir sûrement un très bon joueur de foot.
09:49Donc, on m'a préparé à être célèbre dans les normes.
09:55Mais je pense que la célébrité que j'ai eue maintenant est devenue hors normes.
09:59Et pas préparable pour n'importe qui.
10:03Il faut juste accepter.
10:04Accepter que je suis devenu ce que je suis devenu.
10:09Et se réadapter.
10:10Même si je pense que je suis très content.
10:12À Madrid, je peux plus vivre qu'en France.
10:17Ouais, plus.
10:18Je peux sortir.
10:20Je peux être parfois sans sécurité.
10:22Je peux vivre.
10:23Je peux faire des activités que je n'ai jamais faites avant.
10:26Et ça, c'est cool.
10:30C'est pour ça que j'aime aussi beaucoup la vie à Madrid, au-delà du Real qui était mon
10:33rêve d'enfant.
10:34La vie à Madrid est beaucoup plus tranquille pour moi.
10:37Même si je reste Kylian.
10:40Mais j'arrive à faire des choses qui paraissent beaucoup plus normales.
10:44Et je pense que c'est un luxe pour n'importe quel humain.
10:47Déjà, tu conduis maintenant.
10:48Ouais.
10:49Ça aide.
10:49Ouais, aussi.
10:50Non, je pense que j'aurais pu conduire à Paris.
10:53Mais ce n'était pas possible.
10:55Ce n'était pas possible.
10:56Je pense que j'avais atteint un stade de notoriété à Paris qui dépassait tout entendement.
11:02Donc, ce n'était pas utile.
11:05À Madrid, c'est une autre culture aussi.
11:08C'est une autre culture.
11:08Les gens aiment vivre à Madrid.
11:12Les gens te laissent la possibilité de vivre un petit peu.
11:17Et à chaque fois que j'ai l'opportunité de m'échapper un peu et de vivre des choses un
11:23peu plus normales,
11:24je le fais avec grand plaisir.
11:26Ouais, Kylian, ça va ou quoi ça, Kama ?
11:28Du coup, j'ai une question à te poser.
11:29C'est une question que je pense depuis un certain moment.
11:31Mais du coup, voilà, la question est la suivante.
11:33Si tu as eu quelque chose à changer par rapport à ta vie d'avant,
11:36si ce n'est, l'anonymat, ce serait quoi ?
11:38Parce que ta vie, elle est dure, boss.
11:45Kama, il est en vacances déjà.
11:47Il a eu une année pas facile.
11:49J'essaie de le souvenir beaucoup.
11:52Il est comme un petit frère pour moi.
11:54Changer quelque chose, je pense que c'est surtout l'anonymat
11:58parce que le reste, ça a quand même fait partie de mon expérience de vie.
12:01Je pense que je n'aurais pas pu évoluer en tant que personne ou en tant que footballeur
12:04si je n'avais pas fait les choses que j'ai fait bien ou les choses que je n'ai
12:08pas fait bien.
12:09Ça fait partie aussi de mon histoire.
12:12Je pense que c'est inspirant d'avoir des choses pour lesquelles tu es adulé,
12:17des choses pour lesquelles tu es détesté.
12:19Parce qu'au final, tu ne laisses jamais personne indifférent.
12:22Et je pense que c'est la marque des grands, ça.
12:26Mais c'est surtout l'anonymat.
12:27Je pense que, comme j'ai dit, je suis arrivé à un stade
12:30où tu dépasses vraiment tout ce qui est possible de comprendre.
12:37Et ça fait bizarre de voir des gens qui font le même métier que moi,
12:40qui jouent dans les mêmes équipes que moi, mais qui n'ont pas la même vie que moi.
12:44Donc ça fait bizarre, mais en même temps, il ne faut pas prendre non plus que le mauvais côté.
12:49J'ai beaucoup d'avantages à être ce que je suis et j'ai beaucoup d'inconvénients à être ce
12:52que je suis aussi.
12:53T'en rêves de l'anonymat ? C'est un truc vraiment, une journée, deux journées ?
12:58En même temps, c'est facile de venir dire ça parce que je pense que l'être humain veut toujours
13:04ce qu'il n'a pas.
13:05Peut-être que si j'avais eu l'anonymat, j'aurais aimé être moi.
13:09Mais c'est sûr que là, pas forcément l'anonymat, être moins, un peu moins.
13:14Être un peu comme les autres coéquipiers qui sont connus, mais qui vivent quand même,
13:18qui vivent de leur passion, qui vivent de leur foot, mais qui ne sont pas épiés à chaque instant de
13:23la journée.
13:24Salut Kidam, c'est Dayo. Quel défaut as-tu appris chez toi, même si tu as beaucoup, beaucoup, beaucoup de
13:28qualité ?
13:32Dayo, c'est quelqu'un que je suis très content parce qu'il est dans le meilleur moment de sa
13:36carrière.
13:37C'est quelqu'un qui a beaucoup mérité ce qu'il a maintenant.
13:41Il a connu beaucoup d'épreuves.
13:42Il a toujours fait aussi des bons choix de carrière qui l'ont permis de le mettre dans des bonnes
13:46conditions.
13:47Et je le connais depuis pas mal d'années aussi.
13:50On est de la même génération.
13:52Défauts, j'ai beaucoup de défauts.
13:53J'ai beaucoup de défauts, oui, beaucoup, beaucoup, beaucoup.
13:56Je suis très impatient, je suis très rancunier.
14:00Je suis quelqu'un qui est parfois trop instinctif.
14:03Mais ça, je pense que c'est un défaut que j'ai toujours accepté d'avoir
14:06parce que j'ai toujours accepté de vivre ma vie d'être acteur.
14:09Et quand tu choisis d'être acteur, être acteur, c'est parfois faire des choses
14:13qui sont plus à l'instinct, plus instantanées, plus directes.
14:20Et le direct ne plaît pas toujours.
14:22Et j'ai toujours su dans quoi je m'embarquais quand je le faisais.
14:26Mais je pense que c'est ça.
14:27Après, j'ai pas mal d'autres défauts aussi, mais il m'a demandé d'en dire qu'un.
14:31Par exemple, quand t'es trop instinctif, parfois tu prends de mauvaises décisions.
14:36Il y a des trucs que tu regrettes.
14:38Parfois, tu prends des mauvaises décisions.
14:42Parfois, tu prends des décisions que tu regrettes.
14:44Parfois, c'est des mauvaises décisions qu'il faut prendre
14:46parce que les gens n'ont pas le contexte,
14:47n'ont pas les tenants et les aboutissants de tout.
14:50Je dis toujours des fois qu'il faut savoir perdre une bataille pour gagner la guerre.
14:55Et donc, des fois, c'est comme ça que ça marche.
14:58Mais des fois, bien sûr, c'est juste de la bêtise pure et simple.
15:01Et c'est bien aussi de donner cette image-là,
15:05de montrer qu'au final, tu es humain
15:06et que c'est possible que toi aussi, tu fais tes conneries.
15:10Oui, bien sûr.
15:10On a tous des moments où on est bête.
15:12J'en ai eu beaucoup.
15:14Mais c'est comme ça.
15:16Oh my God !
15:17Salut Kélian.
15:19Quelle rencontre a changé ta vie ?
15:23Lui, je l'adore.
15:25Je l'adore parce que j'ai appris à le connaître.
15:27C'est quelqu'un qui est, bien sûr,
15:29qui a cette personnalité qu'il n'aime pas beaucoup parler.
15:32Mais en même temps, c'est quelqu'un qui est très attachant
15:35à une personnalité très atypique.
15:37Et c'est un joueur exceptionnel.
15:40On a beaucoup de chance de l'avoir avec nous en équipe de France.
15:43Il a toujours voulu représenter l'équipe de France.
15:46Et ça se voit.
15:47Il est très content d'être avec nous.
15:49Et on est très content.
15:50Très content de l'avoir.
15:51C'est un plaisir de jouer avec lui.
15:53Et on espère qu'il va faire une grande compétition.
15:55Quelle rencontre a changé ma vie ?
15:57Beaucoup.
15:58Beaucoup, beaucoup, beaucoup.
15:59Parce que...
16:02Si je suis devenu ce que je suis devenu,
16:05c'est que j'ai rencontré les bonnes personnes au bon moment aussi.
16:08J'ai eu pas mal de personnes qui m'ont ouvert la voie.
16:12Qui ont su prendre les balles pour moi à des moments.
16:14Quand c'était le moment de me protéger.
16:17Qui ont suivi...
16:19Bah, pas mal.
16:19Je pense déjà...
16:20Je peux faire tout mon cursus footballistique déjà.
16:23À Monaco, au centre.
16:25Je pense à mes entraîneurs que j'ai eus.
16:27Comme Frédéric Barillaro.
16:28Que j'ai eus comme Souleymane Sissé.
16:30C'est des entraîneurs qui ont toujours voulu me protéger.
16:34Je pense qu'ils savaient peut-être mieux que moi
16:37ce que je pouvais être aussi.
16:39Après, bien sûr, à Monaco, j'ai eus Luis Campos.
16:44J'ai eus son assistant, Olivier Gagne.
16:47Que je connais depuis des années.
16:48Qui a toujours été avec moi.
16:52Football et même dans la vie.
16:54C'est quelqu'un que j'ai eus aussi à Paris.
16:57Qui m'a toujours guidé.
16:59Avec lui, je parlais vraiment de tout.
17:00De la vie.
17:01De ma vie privée.
17:03Du foot.
17:04De tout.
17:05C'est des rares personnes du foot.
17:07Avec qui j'ai parlé de tout dans ma vie.
17:10Après, bien sûr, à Paris.
17:11Beaucoup de personnes.
17:15Des coachs que j'ai eus.
17:16Le président aussi, Nasser.
17:20Tout le monde a la fin.
17:22Qui est normale.
17:23Parce que partir du PSG, c'est quasiment impossible.
17:25Donc, je savais qu'en partant, j'allais finir dans cette situation.
17:30Mais avant tout ça, je ne peux pas me mentir qu'il a fait beaucoup de choses pour ma famille
17:35et moi.
17:37Tu es quelqu'un que j'estime ?
17:39Bien sûr.
17:39Bien sûr.
17:40Les gens confondent avoir un conflit.
17:42Et quand j'ai un conflit avec quelqu'un, je fais tout pour sortir de ce conflit.
17:45Et quand il y a un conflit, de le gagner.
17:47Quand je pense que je mérite de le gagner.
17:49Et sur ça, je n'ai aucun problème et scrupule à le faire.
17:53Mais bien sûr que c'est quelqu'un que j'estime.
17:54Parce que si aujourd'hui, je peux être au Real Madrid.
17:57Je peux être capitaine de l'équipe de France.
17:59Je peux être reconnu.
18:00Et être représenté pour les gens, ce que je représente.
18:03Ce que tu me dis que je représente.
18:05Le Paris Saint-Germain et Nasser Al-Kharefi ont une place centrale.
18:08C'est le club dans lequel je suis resté le plus longtemps.
18:10Donc, je ne peux pas faire comme si ça n'a pas existé.
18:14Ce n'est pas possible et ce n'est pas ce que je suis.
18:17Et après, bien sûr.
18:18À Madrid aussi.
18:20Le président, Florentino Perez.
18:24Depuis le début de ma carrière, il a toujours été très affecté avec moi.
18:28Il a toujours essayé de me mettre dans les meilleures conditions.
18:33Toujours essayer de vouloir le meilleur pour moi.
18:36Et il voulait bien sûr que je vienne au Real.
18:38Et c'est ce que je fais maintenant.
18:40Et je suis très content.
18:41Et la sélection avec le coach.
18:45Le seul coach que j'ai eu en sélection.
18:48Que je connais par cœur maintenant.
18:51Et je pense qu'avec les années, on a développé une relation plus forte que joueur-entraîneur.
18:56Il a cette obsession pour la gagne.
18:58Il est prêt à tout faire dans la limite du respectable et du possible pour gagner.
19:03Il sait comment gagner.
19:05Il sait comment construire une victoire.
19:07Il sait comment construire un groupe.
19:10Il sait comment gérer les différents momentum d'une compétition.
19:14Les momentum où il y a beaucoup d'enflammades.
19:16Où le pays pense qu'on va gagner tous les titres.
19:18Le moment de crise un peu plus.
19:20Quand le pays pense qu'on est les dernières des merdes.
19:23Lui, il sait gérer.
19:25Il sait gérer ce genre de situation.
19:28Je pense que c'est quelqu'un qui a montré.
19:30Et qui est pour moi l'artisan majeur du renouveau de l'équipe de France au premier plan.
19:37Parce qu'il faut toujours rappeler aux gens que quand il reprend l'équipe de France,
19:42on est très très loin d'être assis comme ça et de se dire qu'on va gagner une troisième
19:46étoile.
19:48Comme tout le monde pense.
19:50Il a su reconstruire et redonner la gloire que l'équipe de France mérite.
19:56Et juste pour ça, il doit avoir la maxi reconnaissance de l'ensemble des Français.
20:02Et je pense que moi, j'ai toujours été un peu peiné du fait que dans cette quête de changement,
20:09qui est totalement légitime, parce que quand un coach fait 14 ans,
20:11au bout d'un moment, tu ne peux jamais reprocher aux gens de vouloir changer.
20:15Et c'est bien aussi de vouloir changer.
20:17Mais dans leur quête de changement, de renouveau,
20:20je pense qu'ils n'ont pas su bien apprécier ce qu'ils avaient sous la main.
20:23Et j'ai peur que...
20:25J'espère que ce n'est pas trop tard, parce qu'il reste quand même une Coupe du Monde,
20:27mais j'ai peur qu'ils aient passé le train d'avoir pu vraiment apprécier
20:32quel type de sélectionneur ils ont eu sous la main.
20:36Mais après, ça, tu ne peux pas contester.
20:39C'est la France, c'est les Français, et on ne changera jamais pour ça.
20:43Et après, en tant que personne, il a différentes casquettes.
20:46Il est très chambreur.
20:48Il est capable d'être à la fois ce copain,
20:51mais en même temps ce père fouetard.
20:53Il a différentes casquettes.
20:54C'est pour ça que je dis toujours que lui,
20:57dans son garde-meuble, il a beaucoup, beaucoup de casquettes.
21:00Il sait se réadapter.
21:01C'est un caméléon.
21:03Il sait se mettre dans toutes les configurations possibles.
21:06Hello, boss.
21:09Ma question, elle est simple.
21:10On évoque parfois, toi et moi,
21:14le petit Kylian qui avait 10 ans, 8 ans.
21:18Ma question, elle est simple.
21:19Qu'est-ce que tu penses qu'il penserait aujourd'hui,
21:22le petit Kylian du grand Kylian ?
21:26Ça, c'est mon père.
21:29J'ai une relation extrêmement forte avec lui.
21:33Je pense que c'est lui qui m'a transmis la passion du foot.
21:37Je pense que j'ai commencé le foot
21:39pour être comme mon père et mon grand frère,
21:43pour qu'eux soient fiers de moi.
21:44Je me disais que si je suis bon au foot, ils seront fiers.
21:47J'ai commencé le foot comme ça.
21:48Je pense qu'on a toujours partagé cette passion-là.
21:51Je pense que quand je joue,
21:53il est peut-être la première personne pour qui je joue
21:57parce que je sais au combien le foot compte pour lui.
22:02Et ouais, on parle souvent.
22:04On parle de tout.
22:05On n'a jamais changé nos habitudes.
22:06Quand il vient à Madrid,
22:07on regarde toujours 7, 8 matchs d'affilée ensemble.
22:12Tout tourne autour du foot dans notre relation.
22:15Lui, il m'a transmis l'amour du jeu,
22:16la connaissance du jeu,
22:17parce que c'est quelqu'un qui connaît extrêmement bien le jeu.
22:22Il a toujours respecté le jeu.
22:24Je pense que sa plus grande preuve d'amour pour le jeu,
22:26c'est qu'il l'a toujours respecté.
22:28Et c'est vrai qu'on parle toujours de
22:29quand je fais quelque chose de bien
22:31ou quand je fais quelque chose de pas bien,
22:32qu'est-ce que je penserais ?
22:33Qu'est-ce que le petit Kylian penserait de ça ?
22:36Je pense qu'il serait fier.
22:37Il serait fier de voir ce que je suis devenu.
22:41Après, le petit Kylian avait beaucoup d'appétit,
22:43donc je pense qu'il attend encore que je fasse des choses.
22:47Mais je pense qu'il serait fier
22:49de tout le chemin parcouru,
22:50de la marque que j'ai déjà laissée
22:53dans l'histoire du foot de mon pays
22:55et dans l'histoire du foot mondial, bien sûr.
22:57De l'histoire aussi que j'ai eue comme joueur,
23:01parce que j'ai joué déjà dans les deux clubs
23:05dans lesquels je voulais jouer.
23:06J'ai joué au Paris Saint-Germain
23:07et j'ai joué, bien sûr, au Real Madrid.
23:10Et je suis capitaine de l'équipe de France.
23:13Donc je pense qu'il serait fier.
23:15Il ne serait pas rassasié, mais déjà fier.
23:18Kix, j'ai une question pour toi.
23:20Je voulais savoir quand est-ce que tu as pleuré
23:22pour la dernière fois,
23:23deux jours de tristesse.
23:24A toi de nous dire.
23:24Aurélien, vice-capitaine.
23:27Aussi, je l'ai ensemble à Madrid.
23:29Je le connaissais un petit peu en sélection avant.
23:32J'ai vraiment appris à le connaître à Madrid.
23:34Super gars.
23:35C'est un type très intelligent.
23:37Très intelligent.
23:39Je n'avais pas souligné autant l'intelligence qu'il a.
23:43Quelqu'un avec qui tu peux discuter,
23:44avec qui tu peux échanger.
23:45Drôle aussi.
23:48Et il a ce côté aussi soldat.
23:49C'est quelqu'un qui est dans une équipe.
23:51C'est important d'avoir des joueurs comme ça dans son équipe.
23:53Il a fait une super saison.
23:54Il est dans un bon moment.
23:55Il a fait une super saison avec le Real.
23:58Maintenant, il faut qu'il continue sur la Lancia,
24:00la Coupe du Monde, il sait.
24:01Il sait, je lui dis tout le temps
24:02que c'est très important pour nous, cette Coupe du Monde.
24:05Et la dernière fois que j'ai pleuré,
24:08je pense que c'était pour un décès d'un proche.
24:11Je pense que je n'ai pas pleuré depuis.
24:13C'est de la tristesse, c'est dommage.
24:15C'était quelqu'un que j'appréciais beaucoup,
24:17qui comptait beaucoup pour moi.
24:21Mais je n'ai pas de problème à pleurer.
24:22Je pense que les gens pensent que je ne pleure jamais.
24:26Mais non, non, non, je n'ai pas de problème à pleurer.
24:28Mais c'est juste que je...
24:29Par exemple, tout le monde me dit
24:31pourquoi je n'ai pas pleuré en 2022.
24:32C'est parce que ce n'est pas venu.
24:33Les larmes ne venaient pas.
24:34Je pense que j'étais sonné.
24:36Si j'avais pu pleurer, j'aurais pleuré.
24:38Je n'aurais pas retenu mes larmes.
24:39Je ne retiens pas mes larmes.
24:40C'est juste que j'étais tellement sonné.
24:42J'étais KO.
24:43Quand tu es KO, tu ne dors pas, tu ne pleures pas.
24:45Tu es complètement sonné.
24:48Mais non, je n'aurais jamais de problème.
24:51Si demain, on gagne la Coupe du Monde
24:52et que je dois pleurer, je pleurerai.
24:54Mais si je ne dois pas pleurer, je ne pleure pas.
24:57Tu ne perds pas plus facilement de peine ou de joie ?
25:00Non, non, non, non, non.
25:01C'est vrai que je...
25:04Quand je suis joyeux, je suis très content.
25:06C'est rare de me voir pleurer de joie.
25:08Je pense que la...
25:10Je le dis de la happiness.
25:12La joie.
25:13La joie, pour moi, c'est quelque chose d'avoir le smile jusqu'ici.
25:17Mais après, je ne sais pas.
25:20Ce sont des choses qui ne se contrôlent pas, les sentiments.
25:21Il ne faut juste pas les retenir
25:23et être à contre-courant de ses sentiments.
25:26Il faut laisser exprimer les sentiments qu'on a.
25:28Je pense que c'est important.
25:29Salut Kylian.
25:30Quel moment de ta carrière aimerais-tu revivre une seconde fois ?
25:35Beaucoup.
25:36Beaucoup.
25:37En général, surtout les défaites.
25:40Surtout les défaites.
25:41Les grosses défaites.
25:43Oui.
25:43Parce que je me dis toujours que si tu les revives,
25:46tu peux changer peut-être le cours du destin.
25:49Par exemple, des matchs.
25:50Je changerais l'Argentine 2022.
25:52Je changerais la finale contre le Bayern.
25:56Je changerais...
25:57La demi ?
25:57Oui.
25:58Oui, je la changerais aussi.
26:00C'est vrai.
26:00C'est vrai, je la changerais aussi.
26:02Le tir au but ?
26:03Laquelle ?
26:04Suisse.
26:05Non.
26:06Non ?
26:07Non.
26:07Ça, je ne le changerais pas.
26:09Pourquoi ?
26:09Parce que c'est un huitième
26:10et que je gaspillerais pas mes jokers pour un huitième.
26:14Tu gaspilles pour une finale
26:15ou un huitième, il nous restait tellement de chemin.
26:18Et de toute façon,
26:20vu comment était l'ambiance,
26:22je pense qu'on n'aurait pas gagné.
26:23Et pourtant, c'est peut-être l'équipe la plus talentueuse
26:26qu'on avait depuis longtemps avant.
26:28Celle-là, je pense aussi, qui est très talentueuse.
26:30Quand tu dis l'ambiance, c'était pas...
26:32Je pense que c'était le pire moment en termes d'ambiance
26:35que j'ai connu en équipe de France.
26:37Je pense que ça s'est ressenti dans le groupe.
26:40Je pense qu'on en parle souvent entre joueurs.
26:43C'est le moment de l'équipe de France où...
26:45Ouais, ça s'est peut-être pas vu,
26:47mais c'est l'équipe où j'ai senti l'équipe
26:50qui était le moins unie
26:53de mes 8-9 ans en équipe de France.
26:56Juliane, c'est Manu.
26:57Une petite question que j'aimerais te poser.
26:59Quelle est la chose la plus importante
27:00que le football ne pourra jamais te donner ?
27:05Manu connaît.
27:06Il fait partie de cette...
27:09Ce nouvel arrivage de jeunes talents.
27:12De jeunes talents qui veulent manger tout de suite,
27:14qui veulent tout manger tout de suite,
27:16qui ont augmenté la compétitivité dans l'équipe aussi.
27:18C'est partie des 8-9 jeunes
27:20qui sont arrivés là au cours des deux dernières années,
27:23qui ont donné un boost à cette équipe
27:25qui était déjà bien lancée.
27:29Très bon joueur.
27:31Très bonne mentalité aussi.
27:33Et c'est quoi la question ?
27:34Quelle est la meilleure chose ?
27:36Qu'est-ce que le foot ne pourra jamais t'apporter ?
27:39La tranquillité.
27:41La tranquillité.
27:44Mais en même temps, dans le football,
27:46c'est pas ce que je recherche.
27:47Je recherche pas la tranquillité dans le football.
27:49On a qu'une carrière.
27:50Autant le vivre à fond,
27:51autant vivre des émotions fortes,
27:53que ce soit positives ou négatives.
27:55Autant vivre pour avoir des choses à raconter plus tard,
27:58pour avoir des choses auxquelles se rappeler,
28:01pour laisser une trace.
28:03Donc en même temps, la tranquillité.
28:05Mais non, la tranquillité pour la vie.
28:06Parce que c'est le foot qui a changé ma vie
28:08et qui a conditionné ma vie.
28:12Mais sinon, dans le foot, non.
28:13Le foot m'a tout apporté.
28:15Je suis éternellement reconnaissant de par ce que le foot a apporté.
28:17Parce qu'il a changé ma vie.
28:18Il a fait de moi un homme heureux.
28:20Il a fait de moi un homme épanoui.
28:23Et peu importe ce qui s'est passé,
28:24ce qui se passera dans ma carrière,
28:26ça ne pourra jamais changer ce sentiment que j'ai
28:28et cet amour que j'ai par rapport au foot.
28:29Bonjour Kylian.
28:31Une question pour toi.
28:33Au dernier euro, tu as eu une fracture du nez.
28:36Un petit retour en arrière.
28:38Est-ce que tu changerais quelque chose à ta prise en charge,
28:40à ce qui s'est passé derrière,
28:41après une fois qu'on termine le nez dans l'axe,
28:44dans le vestiaire.
28:45Est-ce que dans la prise en charge,
28:47la gestion de la douleur,
28:48la gestion des efforts,
28:49jouer ou pas jouer,
28:50est-ce que tu changerais quelque chose ?
28:51Est-ce que tu as un conseil à donner
28:53à ceux qui nous écoutent ?
28:58Il y a un moment particulier,
28:59de ta carrière.
29:00Ouais.
29:07Je pense que si je reviens en arrière,
29:09je ne joue pas.
29:10Je m'en vais.
29:12Ouais, je m'en vais.
29:13Je pense.
29:14Je m'en vais.
29:16Parce que c'est vrai qu'on en avait discuté
29:20de rentrer quand je me fais la fracture du nez.
29:23C'était une discussion qui était sur la table.
29:26Le coach était contre, bien sûr.
29:28Que tu partes ou que tu joues ?
29:29Que je parte.
29:30Non, que je parte.
29:31Mais c'est une discussion qu'on avait eue
29:33avec les docs,
29:34avec tout le monde.
29:36Parce que c'est vrai que j'avais le nez
29:37complètement cassé.
29:41et si je reviens en arrière,
29:42je pense que je rentre.
29:44Parce que j'avais connu une saison
29:46vachement très compliquée.
29:49J'étais très fatigué.
29:51Et je pense que dans le football,
29:53tout arrive pour une raison.
29:54La fracture du nez, bien sûr,
29:55c'est sur un instant,
29:56mais c'est la conséquence
29:58de pas mal de choses.
29:59Et je pense qu'à ce moment-là,
30:00je voulais juste souffler.
30:02et après,
30:03avec le nez,
30:04avec le masque,
30:05c'était une horreur.
30:06J'avais mal tout le temps.
30:07On me mettait des antidouleurs.
30:10Je pense que si ça m'arrive demain,
30:13je rentre.
30:14Je rentre.
30:15Sur le moment,
30:16il te remet le nez en place ?
30:18Comment ça se passe dans le...
30:22Autant t'imaginer que c'est...
30:24Ouais, c'est une douleur immense, quoi.
30:27En fait,
30:27parce qu'il te le remet manuellement, quoi.
30:29Tu attends le clic-clic.
30:31Parce que moi,
30:31je vais voir mon nez,
30:32mon nez est à gauche.
30:36Je me dis...
30:37Putain, quoi.
30:39Ouais, comment je vais faire ?
30:40Je ne peux plus respirer.
30:41Donc, je respire que par la bouche.
30:44Je me dis, ouais,
30:45on est dans la merde.
30:46Ensuite, on va à l'hôpital.
30:48À l'hôpital,
30:49ils me disent, ouais,
30:51qu'il faut soit se faire opérer,
30:53soit il faut 5-6 semaines.
30:55Mais eux ne parlent jamais
30:56de revenir sur le terrain.
30:58Eux ne parlent jamais
30:59de revenir sur le terrain.
31:02Mais en même temps,
31:03je trouve ça cool.
31:04Parce que ça veut dire
31:06que même dans un moment
31:07qui était pesant,
31:09qui était fatiguant,
31:09j'avais toujours l'amour du foot.
31:11Et que pour moi,
31:12c'était inconcevable
31:12de quitter ça.
31:14Mais maintenant,
31:15avec la sagesse
31:15que j'ai maintenant,
31:17je serai rentré.
31:18Kylian,
31:19tu as joué 2 finales
31:20de Coupe du Monde.
31:21Tu en as gagné une
31:22et tu en as perdu une.
31:23C'est laquelle
31:24qui te revient
31:24le plus en tête ?
31:28Celle que j'ai perdue.
31:29Celle que j'ai gagnée,
31:30je n'ai pas besoin
31:31de changer l'histoire.
31:33On la gagne,
31:34c'est super,
31:35on repart avec la coupe.
31:37Celle que tu as perdue,
31:37parce que c'est très difficile
31:39de perdre une finale
31:40de Coupe du Monde
31:41parce que déjà,
31:41c'est tous les 4 ans.
31:42Tu ne sais pas
31:43ce que tu vas être
31:43dans 4 ans.
31:44Tu ne sais pas.
31:47Combien étaient là
31:48en 2022 ?
31:5010-11.
31:51Combien étaient là
31:52en 2018 ?
31:53C'était il y a 8 ans.
31:53On est 4.
31:554.
31:56C'est pour vous montrer
31:57à quel point
31:59le foot avance
32:00à une vitesse.
32:01Tu as beau
32:02t'agripper sur le train,
32:04le train foot,
32:04des fois,
32:04il laisse beaucoup de gens
32:05sur le passage.
32:06En 4 ans,
32:07il laisse énormément
32:07de joueurs
32:08sur le passage.
32:10Et donc,
32:10c'est ça la cruauté
32:11de se dire
32:12qu'on a fait tout ça
32:14pour perdre
32:14de ses rebus.
32:17Je ne crois pas
32:18à la chance,
32:18ce n'est pas la loterie.
32:20C'est un geste technique,
32:21mais ça reste quand même
32:22la manière la plus cruelle
32:23qui soit
32:23de perdre
32:24une finale de Coupe du Monde.
32:27Salut mon Kix !
32:28Bon,
32:29petite vidéo,
32:29j'espère que tu vas bien.
32:31Je te souhaite
32:32tout le meilleur
32:32avec les bleus
32:34pour aller chercher
32:35cette troisième étoile.
32:37On compte sur vous,
32:39premier supporter français
32:40maintenant.
32:42Je voulais savoir
32:43si tu savais
32:43combien de buts
32:44il te manquait
32:45pour dépasser
32:46Miroslav Closer.
32:47Tu sais que
32:48tu n'es pas loin.
32:50Est-ce que tu es au courant
32:51de combien de buts
32:52il te manque ?
32:54Est-ce que c'est
32:55c'est un objectif ?
32:56Je suis désolé,
32:57je passe bientôt
32:58de l'autre côté
32:59et maintenant,
32:59c'est moi qui pose
33:00des questions.
33:01Mais je connais déjà
33:01ta réponse.
33:02Allez,
33:03je t'embrasse.
33:07Olive,
33:09quelqu'un de qui
33:10j'ai beaucoup appris
33:11en termes de résilience,
33:13en termes de passion,
33:16en termes
33:17de vraiment
33:18jamais rien lâcher.
33:19le gars
33:21a été traîné
33:22dans la boue
33:22pas mal de temps
33:23et il aurait
33:24toujours réussi
33:24à se laver.
33:26Il est toujours là
33:28pour montrer
33:28à quel point
33:29il a joué
33:29avec le grand frère,
33:30il joue avec le petit frère.
33:31C'est pour montrer
33:32aussi la longévité
33:33du type,
33:34ça force le respect.
33:35C'est le meilleur buteur
33:35de l'histoire
33:36de l'équipe de France.
33:40Il faut toujours
33:41lui laisser.
33:41Tant qu'il l'a,
33:42il faut lui laisser.
33:44C'est à lui,
33:45ça lui appartient.
33:47Ça va arriver,
33:48mais je pense que
33:49tant qu'il l'a,
33:49il faut lui laisser
33:50parce que c'est quelque chose
33:51de très, très difficile
33:52quand tu connais
33:53l'ensemble des joueurs
33:54qui ont composé
33:55cette équipe nationale,
33:57de dire que c'est lui
33:58qui a été le meilleur
33:58et qui est le meilleur
33:59à l'heure actuelle.
34:01Le meilleur buteur,
34:02c'est respect,
34:03chapeau.
34:04Après,
34:05le record de Klos,
34:06ouais,
34:06tout le monde m'en parle.
34:08Ça, c'est...
34:08Tout le monde m'en parle.
34:09Mais je pense
34:10que c'est la première fois
34:11dans ma vie
34:13qu'un record paraît
34:17irréel.
34:19Guy Stéphan m'en parle beaucoup.
34:22Guy Stéphan m'en parle beaucoup.
34:24Mais c'est la première fois
34:25que ça paraît irréel
34:27parce que pour moi,
34:27c'est inconcevable
34:29qu'une compétition
34:30que toutes les grandes gloires
34:32ont jouée,
34:33que je puisse être là
34:34après deux participations
34:36à 27 ans,
34:37me dire qu'il y a un monde
34:39où je peux m'asseoir
34:40et me dire que
34:41c'est moi qui ai mis
34:42le plus de buts dans l'histoire
34:43des Coupes du Monde.
34:44Mais en même temps,
34:45il y a un autre aspect
34:48qui me dit que
34:49je sais ce que ça fait
34:50de gagner une Coupe du Monde,
34:51je sais ce que ça fait
34:52de perdre une finale
34:53et je sais qu'il n'y a pas
34:54d'émotion plus forte que ça.
34:55Donc en même temps,
34:56ma priorité,
34:57c'est vraiment
34:57de gagner la Coupe du Monde,
34:58de ramener la troisième étoile,
35:00de vraiment revenir
35:03sur les Champs-Elysées
35:04avec la Coupe en main
35:06et de faire passer
35:08un été inoubliable
35:10parce que ça veut dire
35:10qu'on sera éternel
35:12une nouvelle fois.
35:13Pour certains,
35:14c'est pour les quatre que j'ai dit,
35:14ce sera la deuxième fois
35:15qu'ils vont être éternels
35:17et pour les autres,
35:18ce sera la première fois
35:18qu'ils seront vraiment éternels
35:19dans leur pays
35:20et ça,
35:21c'est quelque chose
35:21qui n'a pas de prix.
35:23Après,
35:24bien sûr que
35:25être le meilleur buteur
35:26des Coupe du Monde,
35:28tu restes dans l'histoire
35:28à jamais.
35:29T'as encore un mec
35:30en activité
35:31qui est devant toi quand même.
35:32Ouais,
35:32et pas n'importe lequel.
35:35Pas n'importe lequel,
35:36pas n'importe lequel.
35:37C'est pour ça
35:37que je reste aussi
35:38très prudent
35:38parce qu'il est
35:40ce qu'il est
35:41et qu'on est là,
35:44on est ensemble,
35:44on est au coup d'à coup.
35:45Je crois qu'il a un de plus.
35:46Moi, j'ai quoi,
35:4712,
35:48lui 13
35:49et lui 16.
35:51On est là,
35:51on va venir
35:53avec Léon
35:53venir gratter la nuque
35:54de Klaus.
35:57Bonsoir Kylian.
35:58J'ai une petite question
36:00à te poser
36:01même si je pense
36:01qu'elle n'est pas
36:02d'actualité pour toi
36:03mais je te la pose quand même.
36:06Est-ce que tu envisages
36:07au plus profond
36:08de toi
36:11d'ici
36:12de longues années
36:13probablement
36:14mais que tu puisses
36:15passer de leur côté
36:17à savoir
36:18devenir
36:19coach
36:20que ce soit
36:21avec les jeunes
36:21ou au niveau professionnel
36:23et avoir
36:25l'envie
36:25de transmettre
36:27tout ce que tu auras
36:28pu apprendre
36:30et connaître
36:31dans ta carrière
36:32de joueur ?
36:35Je ne sais pas.
36:36Je ne sais pas.
36:37Je pense que je suis
36:38dans le moment
36:39où je me donne
36:41la possibilité
36:41d'avoir beaucoup d'options
36:42après ma carrière.
36:44J'ai un business
36:44qui est bien monté.
36:46Si je veux être businessman
36:47je serai businessman.
36:49Si je veux avoir
36:50des aspirations plus grandes
36:52j'aurai des aspirations
36:52plus grandes.
36:54Si je veux simplement être...
36:55Non, ne vous inquiétez pas
36:56je ne crois pas
36:57d'être président de la République.
36:58Tout le monde me dit ça.
37:00Je sais que pas mal de gens
37:01me disent ça
37:02mais ce n'est pas dans mes projets
37:03d'être président de la République.
37:04Je suis déjà assez détesté
37:05comme ça.
37:08Mais si je prévois
37:09d'être plus dans l'anonymat
37:10et m'occuper de la fondation
37:12m'occuper de la fondation
37:13mais c'est sûr
37:15que le football a toujours
37:15une place à part
37:16mais le point d'or
37:18pour être entraîneur
37:20plus que pour être businessman
37:21plus que pour m'occuper
37:22de la fondation
37:23plus que pour avoir
37:23des aspirations
37:24plus grandes que ça
37:26pour être entraîneur
37:26il faut faire le deuil
37:27de sa carrière de joueur.
37:28Tant que je n'aurais pas
37:29fait le deuil
37:30de ma carrière de joueur
37:32je ne serais pas entraîneur.
37:34Parce que
37:35tu ne peux plus penser
37:36comme un joueur
37:37quand tu es entraîneur.
37:38Aussi grand joueur
37:38que tu as été
37:39tu ne peux plus penser
37:40comme un joueur
37:41parce que la seule chose
37:42que tu dois faire
37:42en tant qu'entraîneur
37:43c'est transmettre.
37:44C'est ça.
37:45c'est choisir
37:46comment tu transmets.
37:48Et j'ai vu
37:49pas mal de grands joueurs
37:50être des entraîneurs
37:52moyens
37:53pas parce qu'ils
37:54ne connaissent pas le foot
37:56mais parce qu'ils n'avaient
37:57pas fait
37:58le deuil
37:59de la carrière de joueur
38:00et ils n'avaient pas
38:00la bonne approche.
38:02Et donc pour avoir
38:02cette possibilité-là
38:04bien sûr que je vais
38:05passer mes diplômes
38:06ça ne coûte rien
38:08mais
38:10je serai entraîneur
38:11uniquement
38:12si j'ai passé
38:13ce step-là
38:13sinon je ne le ferai pas.
38:15Oh Kiki
38:15as-tu quoi ?
38:16Tu vas bien
38:18pour te souhaiter
38:18une très belle Coupe du Monde
38:20je suis de tout cœur
38:21avec toi
38:21j'espère que tu vas
38:22tout défoncer
38:23tout arracher
38:24je serai là pour te supporter
38:25mais d'abord
38:26j'ai une petite question
38:26à te poser
38:27est-ce que tu comptes
38:28défend un jour
38:29ou après c'est
38:29Hey Joe
38:30il faut défendre un peu
38:31c'est-à-dire que tu vas
38:41c'est-à-dire qu'il y a un petit frère
38:42il y a un petit frère
39:01je voulais toujours qu'il soit fier
39:03d'avoir un frère
39:04comme moi
39:06mais pas seulement à travers le foot
39:07même dans la vie
39:10ça m'a coûté
39:10parce que je l'ai un peu trop chouchouté
39:12parfois
39:13mais c'est comme ça
39:14j'ai toujours pris conscience
39:16que j'en avais qu'un
39:17que j'en aurais jamais deux
39:19le petit frère
39:19donc il fallait le chérir un maximum
39:24après on parle souvent de ça
39:25parce que lui il défend beaucoup
39:26oh lui il défend beaucoup
39:28beaucoup plus que moi
39:29je pense que c'est bien
39:30c'est bien que
39:32que les gens mettent en lumière ça
39:35ce côté-là
39:36toujours été exigeant
39:37je pense qu'il faut que je passe
39:38le step supplémentaire à ce sujet-là
39:42c'est quelque chose qui est important
39:44pour les équipes
39:45et je pense que je dois le faire
39:46ça doit commencer déjà
39:47avec cette Coupe du Monde
39:48parce qu'on veut le gagner
39:50et donc
39:51pour gagner
39:52je suis prêt
39:52je suis prêt à faire les choses
39:53parce que je veux
39:54je veux gagner à tout prix
39:55mais c'est vrai que lui
39:56lui il défend beaucoup
39:57quand je regarde ces matchs
39:58parce que souvent je lui dis
39:59mais pourquoi tu ne vas pas dans la surface
40:01parce qu'il jouait les droits même
40:02il me dit
40:03hé cousin
40:03j'ai coursé mon latéral jusqu'au bout
40:05j'étais fatigué
40:07et c'est que moi
40:07dans mon espèce à moi
40:08c'est pas concevable d'être fatigué
40:09pour aller marquer un but
40:10t'es fatigué dans l'autre sens
40:12mais c'est comme ça
40:14mais ça prouve qu'on est très différents
40:15on est très différents
40:15parce qu'on a une approche du foot
40:16qui est complètement différente
40:17complètement différente
40:18ouais
40:19mais en même temps
40:20c'est tellement lié
40:22lui a mis le terrain à la base
40:24mais je pense qu'il a été
40:25milieu de terrain
40:25parce que déjà
40:26moi et Jires
40:26on est attaquants
40:29et que
40:29en fait
40:31quand il était petit
40:33quand on s'entraînait
40:33et comme il était tout petit
40:35il ne pouvait pas s'entraîner avec nous
40:37il a toujours été là
40:38pour donner les ballons
40:39et il était derrière nous
40:40et je pense que c'est venu de là lui
40:42parce qu'il a toujours été celui
40:43que mon père le mettait souvent
40:44quand il était petit
40:45il avait 6, 7 ans
40:46il venait
40:47il nous donnait les ballons
40:47il nous donnait les ballons
40:48et nous on jouait
40:49et donc je pense que c'est à l'aide là
40:51lui il a une vision différente de nous du foot
40:53il est un peu plus bas que nous
40:56parce que nous
40:56chez nous on est tous attaquants
40:57ou mon père
40:58il était milieu offensif
40:59je pense que c'est lui le plus bas
41:01dans la famille
41:01à la base
41:02bon là maintenant
41:02il joue à l'île
41:04il n'a pas le choix
41:04quand t'es jeune
41:05tu joues
41:05il y a de la place
41:07mais c'est vrai que je pense
41:08que lui c'est venu de là
41:10il a toujours été celui
41:11qui nous donnait les ballons
41:12quand on faisait des ateliers
41:13finitions en famille
41:15et tout
41:15des trucs
41:15il nous donnait les ballons
41:16il nous donnait
41:17il nous donnait
41:17il a travaillé sa qualité de passe
41:19comme ça
41:19il a une super qualité de passe
41:22mais ça veut dire
41:22qu'il y a une vraie réflexion
41:23autour de ça
41:24que c'est quelque chose
41:24que ça passe pas
41:26d'une oreille à l'autre
41:26comme ça
41:28rien ne doit passer
41:28d'une oreille à l'autre
41:29quand c'est des critiques
41:31qui sont constructives
41:33footballistiques
41:33il faut jamais
41:34que ça passe d'une oreille à l'autre
41:35parce que sinon
41:35c'est un joueur qui s'en fout
41:37et un joueur qui s'en fout
41:39mais je pense que
41:40toutes les critiques constructives
41:42que j'ai eu dans ma carrière
41:44après bien sûr
41:45pour un gars comme moi
41:46il faut faire le tri
41:47parce que
41:48pour les joueurs comme moi
41:49on rentre vite dans la caricature
41:51parce qu'en plus ça vend
41:52donc c'est quelque chose
41:53qui donnera toujours
41:54de la lumière aux gens
41:56mais des critiques constructives
41:58bien sûr
41:59c'est quelque chose
42:00qui rentre toujours
42:01dans la tête des joueurs
42:01et au contraire
42:03il ne faut pas que ça sorte
42:05et alors sans parler de critique
42:07mais justement
42:08d'interrogation
42:09et de réflexion
42:09autour de ça
42:10puisque tu parlais
42:11d'Ethan
42:12qui jouait le droit
42:13est-ce que toi
42:14il y a aussi une réflexion
42:15autour de ton poste
42:16notamment en équipe de France
42:18puisqu'il y a beaucoup
42:18de questions
42:20autour de ça
42:22des questions
42:22autour de mon poste
42:23à moi ?
42:24non
42:24de se dire
42:25est-ce que pour équilibrer
42:26une chose
42:27est-ce qu'il y a la gauche
42:29ce ne serait pas
42:30dans cette équipe de France
42:30une bonne idée
42:34où ton poste
42:35est définitivement maintenant ?
42:36je ne sais pas
42:37je ne sais pas
42:37je ne sais pas
42:37en fait
42:39je trouve que c'est
42:40un faux débat
42:41parce que je pense que
42:42en équipe de France
42:442018 j'ai joué à droite
42:462022 j'ai joué à gauche
42:47là je vais commencer devant
42:50personne n'a fait ça
42:51je crois
42:51dans l'histoire
42:51de l'équipe de France
42:52de jouer
42:53et je pense que
42:54je ne jouais pas trop mal
42:57donc personne n'a fait ça
42:58de jouer
42:59chaque compétition
43:00à un poste différent
43:02ça montre
43:03une régularité
43:04bien sûr
43:04mais ça montre aussi
43:05une polyvalence
43:06je peux jouer partout
43:08je peux jouer partout
43:10j'ai montré
43:11que je peux jouer partout
43:13donc
43:14et j'ai été performant partout
43:16en équipe de France
43:16j'ai joué à deux devant
43:18dans un 4-4-2
43:19j'ai joué 9 et demi
43:21j'ai joué 9
43:22j'ai joué à droite
43:23j'ai joué à gauche
43:24j'ai joué à droite
43:25dans un 4-4-2
43:25donc dans la ligne de 4
43:26j'ai joué à gauche
43:27dans un 4-4-2
43:28et j'ai joué partout
43:29j'ai tout fait ici
43:30moi
43:32donc en bref
43:34je pense que
43:34c'est
43:35c'est pas
43:36c'est pas un débat
43:37je pense pour le coach
43:38le coach va choisir
43:39où il met les joueurs
43:40du moment qu'il me met
43:41mais le reste
43:43où il me met
43:44je m'en fous un peu
43:44j'ai joué à droite
43:48j'ai joué à droite
43:48j'ai joué à droite
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