00:00Quand on fait de la politique, je l'ai dit, on est d'abord et avant tout responsable.
00:04Et j'ai l'intime conviction que dans cette affaire, le ministre de la Justice aurait dû par honneur,
00:13pour reconnaître la faute de son administration et pour simplement dire aux Français qui sont dans une détresse inconsidérable depuis
00:19des mois,
00:20pour simplement leur dire les yeux dans les yeux, je vous ai compris, remettre sa lettre de démission au président
00:26de la République.
00:26Est-ce que ce n'est pas un peu hypocrite ? Parce que vous dites, vous n'appelez pas à
00:29sa démission, vous dites, il aurait dû le faire.
00:34Vous savez, sous la Troisième République, on disait des ministres qu'ils étaient des fusibles.
00:40En cas d'orage, si le fusible ne saute pas, alors c'est toute la commande électrique qui prend l
00:46'eau.
00:46– Lui dit que ça n'aurait rien changé.
00:48– Oui, mais plus personne n'est responsable de rien.
00:51Vous voyez, il y a eu il y a quelques jours, et j'étais venu sur votre antenne chez Apolline
00:55de Malheur pour en parler,
00:57des scènes de guerre civile dans Paris.
00:59Le ministre de l'Intérieur nous explique que ce n'est pas de sa faute.
01:03L'administration a fauté.
01:05On nous explique que ce n'est pas de la faute du ministre de la Justice.
01:10Le président de la République avait promis 15 000 places de prison.
01:14Il y en a eu 4 000.
01:15On nous explique que ce n'est pas de sa faute.
01:16– Donc vous dites qu'il y a un problème de responsabilité.
01:19Vous demandez sa démission, oui ou non ?
01:21– Je dis que la grandeur en politique tient de la manière par laquelle on arrive,
01:26mais aussi de la manière par laquelle on s'en va.
01:28– Sous-titrage Société Radio-Canada –
01:28– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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