00:00Vous parlez des fichiers, je voudrais vous entendre justement tous les trois sur la question des fichiers des pédocriminels.
00:06Certains, là je parle d'Éric Zemmour, disent qu'il faut rendre public ce fichier à l'instar de ce
00:10que font les Polonais.
00:12D'autres, c'est Édouard Philippe qui le dit aujourd'hui, disent qu'il faut en tout cas autoriser les
00:15parents à appeler un policier
00:17pour que lui consulte ce fichier au moment par exemple d'embaucher quelqu'un qui garde ses enfants.
00:22Cette question-là, elle est pour vous hors sujet ou pas du tout ?
00:25Elle est hors sujet. D'abord, il faudrait que le fichier existe.
00:30Et qu'il soit tenu à jour, et qu'il soit partagé dans des bonnes conditions que les personnes qui
00:35consultent le fichier ne fassent pas n'importe quoi avec ça.
00:39Parce que là après on part sur, on lâche sur la place publique, sur n'importe quel message farfelu, passé
00:47à droite à gauche.
00:48La justice c'est quand même une affaire sérieuse, c'est pour ça.
00:52Ne pas donner à la justice les moyens de fonctionner, comme on le constate aujourd'hui.
00:58C'est pratiquement ouvrir la porte à une remise en question de l'état de droit.
01:06Alors qu'aujourd'hui, beaucoup de citoyens commencent à avoir un sentiment de défiance vis-à-vis des institutions.
01:14Les deux tiers des Français, sondage publié dans la foulée de cette affaire, les deux tiers de Français n'ont
01:18pas ou plus confiance en la justice aujourd'hui.
01:21Eh bien, ça serait la priorité que la justice soit comprise, qu'elle ne soit pas remise en question.
01:28Chaque fois qu'il y a une décision qui déplaît, qu'elle ne donne pas lieu à des commentaires surréalistes
01:33comme on en a entendu beaucoup.
01:35Et ensuite que la justice explique son action à partir du moment où c'est compréhensible, mais qu'elle s
01:43'adapte.
01:45Si on n'a pas ça, on va dire qu'il faut pouvoir juger les juges par un tribunal populaire,
01:54pourquoi pas, avec des gens qui ne comprendront rien.
01:57Vous faites allusion à la proposition de Bruno Retailleau, je sous-titre ce que vous dites, pardon.
02:01Mais M. Retailleau, il a dit que l'état de droit, c'était accessoire.
02:04Donc c'est normal qu'il dise ça, finalement.
02:06Ce que vous dites, c'est qu'on risque de ne pas répondre à la question posée par la mort
02:11de Liana aujourd'hui.
02:12C'est-à-dire de faire plein de choses, peut-être utiles d'ailleurs, mais qui n'auraient pas empêché
02:15la mort de cette fillette.
02:17C'est la proposition de loi qui a été déposée en décembre 2025, qui a été mise sur la bande
02:25d'arrêt d'urgence, là.
02:28Au motif que l'Assemblée nationale était en surchauffe sur les discussions sur le budget et qu'on ne pouvait
02:35pas.
02:37Ok, ça c'est le constat.
02:39Maintenant, pourquoi on en est arrivé là ?
02:41Parce qu'on considère que ce n'est pas une priorité et que ce n'est pas important.
02:44Et qu'on peut rester à roue toutounée comme ça, sans problème.
02:49L'important, c'est qu'il va falloir faire remonter la pression.
02:52Merci.
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