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  • il y a 3 jours
A la une de cette édition, l’autre front auquel fait face Donald Trump. En novembre, le président américain pourrait tout perdre avec les élections de mi-mandat.

Nous reviendrons ensuite sur les élections arméniennes, où le pro-occidental Nikol Pachinian a été réélu, tandis qu’à coté en Géorgie, le torchon brûle entre Bruxelles et Tbilissi.

Et puis nous évoquerons le bilan de Gérald Darmanin à l’Intérieur et à la Justice alors que le ministre est éclaboussé par l’affaire Lyhanna.

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Transcription
00:00Il y a un an, TVL subissait un choc majeur, la fermeture de son compte bancaire, sans justification.
00:06Les conséquences sont désormais chiffrées.
00:10442 987 euros de préjudice estimé.
00:13Pour un média indépendant, c'est une somme considérable,
00:16et c'est pourquoi nous avons décidé d'engager une riposte judiciaire.
00:20Cette affaire n'est pas arrivée par hasard, elle est la rançon du succès.
00:24Depuis des années, TVL fait face à des restrictions de visibilité,
00:27des suppressions de contenu, des obstacles techniques et financiers.
00:31Pourquoi ? Parce que TVL a fait le choix de l'autonomie
00:33et n'a pas choisi le conformisme face au grand sujet de notre temps.
00:38Nos analyses du mouvement des Gilets jaunes, de la période Covid
00:40et plus généralement des affaires internationales
00:43ont fait notre singularité dans un environnement médiatique
00:45très formaté ou aligné, quelle que soit la sensibilité politique.
00:50Nous n'avons pas non plus baissé la garde sur les scandales intérieurs au pays.
00:53Qu'il s'agisse de l'affaire de pédocriminalité qui a secoué
00:56le périscolaire parisien sous gestion socialiste de la capitale
00:59mais aussi des questions migratoires et sécuritaires
01:02sont inversées pour autant dans une ligne de défense
01:04d'un système de surveillance attentatoire à nos libertés.
01:08Cette liberté éditoriale et la défense des libertés
01:10sont au cœur du projet de TVL depuis plus de 10 ans
01:14et elle a un coût supporté grâce à vos dons
01:16et une gestion rigoureuse de notre média.
01:19À l'approche de 2027, la bataille de l'information sera décisive.
01:23Pour rester indépendant, nous avons besoin de moyens.
01:27Souvenir TVL aujourd'hui, ce n'est pas seulement aider un média,
01:30c'est défendre le pluralisme, la liberté d'informer,
01:32le droit d'entendre une autre voix,
01:34c'est investir dans un projet qui dure depuis plus de 10 ans.
01:37Je compte sur vous, toutes les équipes de TVL comptent sur vous.
02:03Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition,
02:06l'autre front auquel fait face Donald Trump.
02:08En novembre, le président américain pourrait tout perdre
02:11avec les élections de mi-mandat.
02:13Nous reviendrons ensuite sur les élections arméniennes
02:15où le pro-occidental Nicole Pachignan a été réélu,
02:19tandis qu'à côté, en Géorgie, le torchon brûle entre Bruxelles et Tbilisi.
02:24Et puis nous évoquerons le bilan de Gérald Darmanin à l'intérieur
02:27et à la justice alors que le ministre est déclaboussé par l'affaire Lyanna.
02:34Va-t-on assister à la chute du faucon jaune ?
02:38À 145 jours des mid-terms, le président américain est empêtré dans sa guerre en Iran
02:43et doit composer avec un scrutin compliqué.
02:46Explication.
02:46Une nouvelle et probablement dernière élection décisive.
02:50Les mid-terms de novembre 2026 sont les élections de mi-mandat américaines
02:54et pourraient avoir des répercussions bien au-delà des Etats-Unis.
02:58Le 3 novembre, la Chambre des représentants remettra en jeu tous ses sièges,
03:03soit 435, alors que les Républicains ne disposaient jusqu'alors que d'une majorité fragile
03:08avec 218 sièges contre 212 démocrates et 5 vacants.
03:12Du côté du Sénat, 34 sièges sont en jeu et il en faut 51 pour obtenir la majorité.
03:19Traditionnellement défavorables au parti du président en exercice,
03:22ces élections de mi-mandat pourraient compliquer la présidence de Donald Trump,
03:26surtout si les démocrates reprennent le contrôle d'une des chambres.
03:31Trump a tenté de limiter les risques en misant sur une opération de redécoupage électoral.
03:36Les Républicains ont modifié les cartes dans plusieurs Etats pour protéger leur siège
03:40et ont gagné d'autres, notamment au Texas.
03:43Les démocrates ont riposté en Californie via la proposition 50 approuvée par les électeurs
03:48qui autorisent une nouvelle carte plus favorable à leur camp.
03:51Celle-ci pourrait permettre de récupérer 3 à 5 sièges républicains.
03:55Un panel fédéral à Los Angeles a validé cette carte en janvier 2026,
04:00décision confirmée par la Cour suprême en février,
04:02renforçant ainsi les perspectives démocrates dans l'état le plus peuplé.
04:07Et c'est justement dans cet état que la partie pourrait se jouer,
04:10selon le professeur Norman Cornett, diplômé de l'université de Californie à Berkeley,
04:14mais pas forcément entre républicains et démocrates,
04:17mais entre différents candidats de gauche.
04:19Ça se joue actuellement en Californie.
04:23Depuis les élections primaires, là, on voit que le paysage politique se prépare.
04:31Prenons par exemple la ville de Los Angeles.
04:34Là, vous avez la deuxième plus grande ville des États-Unis.
04:38Donc, il y a une candidate qui va se présenter en novembre,
04:43Karen Bass, qui est afro-américaine.
04:46Elle est démocrate, mais elle est démocrate modérée, centriste,
04:52alors que l'opposition ne sera pas une candidate républicaine,
04:58mais une autre démocrate, c'est-à-dire Netanya Rahman,
05:04qui, elle, fait partie de ce qu'on appelle les socialistes démocratiques de l'Amérique,
05:10ce qui n'est pas un parti politique en soi,
05:13mais ce sont des sociodémocrates.
05:16Pourquoi est-ce que je souligne cela ?
05:18C'est qu'il risque d'avoir un changement de paradigme politique ou au mi-mandat,
05:24puisque déjà, on en avait les prémices à la mairie de New York,
05:29qui a gagné Zohan Mamdani,
05:33qui, lui, est aussi membre des démocrates socialistes de l'Amérique.
05:38Il y a au sein du parti démocrate, actuellement, une quête identitaire.
05:44Est-ce qu'on va rester au centre de l'échec qui est politique, modéré,
05:49ou est-ce qu'on va prendre le virage à la gauche ?
05:53Un changement de donne à gauche qui peut peser,
05:55car si Trump reste impopulaire dans de nombreuses circonscriptions modérées,
05:59la présence de candidats perçus comme quasi-socialistes peut échauder aux États-Unis.
06:04Chez les Républicains également, les divisions ont vu le jour
06:08entre détracteurs et soutien du président,
06:10avec parfois des sommes astronomiques dépensées dans les élections primaires.
06:14Pour le professeur Norman Cornett, il s'agit ici de ne pas raisonner
06:17qu'en matière idéologique, mais également en matière de survie pour les carrières des élus.
06:22Les politiciens, les élus vont d'abord penser à leur propre avenir personnel.
06:30Vont-ils, vont-elles gagner ?
06:32C'est à ce moment-là que vraiment il va y avoir peut-être une division au sein des Républicains.
06:38Qu'est-ce que je dois faire pour me faire élire ou réélire ?
06:43Et si Donald Trump continue à cautionner l'économie américaine ?
06:49Eh bien là, tout est possible aux élections du mi-mandat.
06:54Une question économique qui pèse lourd,
06:57surtout dans un pays où la fréquence électorale est élevée,
06:59avec un mandat présidentiel de seulement 4 ans
07:02et des élections parlementaires tous les deux ans.
07:04Parallèlement, Donald Trump prépare le terrain à d'éventuelles contestations.
07:08Il a appelé à nationaliser le contrôle des élections,
07:11ce qui est très contestable constitutionnellement parlant,
07:13et multiplie les mesures pour vérifier l'accès au vote,
07:16avec notamment la preuve d'identité et les restrictions du vote par correspondance.
07:21En cas de résultat serré, des recours auront très probablement lieu de part et d'autre.
07:26La tension risque de grimper d'ici l'automne et pour cause,
07:30tout le programme de Donald Trump ainsi que ses interventions extérieures
07:34pourraient être mises en cause en cas de lourde défaite le 3 novembre.
07:37Sans parler d'une hypothétique nouvelle procédure de destitution.
07:42Si les démocrates devenaient majoritaires dans la Chambre des représentants,
07:47ne parlons même pas du Sénat.
07:50Si les républicains perdaient la majorité au Sénat,
07:55et le parti démocrate vise beaucoup cela,
07:59et bien là, eux, ils peuvent tenir en échec Donald Trump.
08:02Si on avait les démocrates et à la Chambre des représentants,
08:06et au Sénat, et bien là, tout son programme est en jeu.
08:11Que ce soit dans des questions militaires,
08:13que ce soit dans des questions économiques,
08:15ou encore cette question qui vraiment a eu un impact économique,
08:19la question de majorer les tarifs sur tout ce qui vient de l'extérieur des États-Unis.
08:29Un de perdu, un de retrouvé.
08:31Voilà le bilan bruxellois dans le Caucase,
08:33alors que le pro-occidental Pachinian a été réélu en Arménie,
08:37ce qui a fortement réjoui les Occidentaux.
08:39Les relations entre Bruxelles et la Géorgie se dégradent plus que jamais.
08:43Le point avec Nicolas de Lamberterie.
08:45Les Arméniens ont reconduit Nikol Pachinian à la tête du pays
08:50pour cinq années supplémentaires.
08:52Celui qui est Premier ministre depuis 2018
08:55a donc politiquement survécu aux deux défaites militaires du Karabakh
09:00de 2020 et 2023,
09:02et continuera donc de gouverner à Yerevan.
09:04Ce scrutin présenté souvent dans les médias occidentaux
09:08comme un match entre l'influence occidentale et l'influence russe,
09:12a donc tourné en faveur de celui qu'on présente
09:15comme le champion de l'Occident et de l'Union européenne.
09:18Durant sa campagne électorale,
09:20même s'il s'était opposé à l'influence de l'Église orthodoxe,
09:24encore assez proche de Moscou,
09:26Nikol Pachinian avait surtout mis l'accent,
09:28y compris en affichant en grand la carte de l'Arménie,
09:31sur la nécessité de tourner la page douloureuse du Karabakh,
09:35cette entité séparatiste ethniquement arménienne,
09:38au sein des frontières internationalement reconnues de l'Azerbaïdjan,
09:42et qui a fini par être militairement balayée par Bakou.
09:45Avec 49,9% des suffrages,
09:48le contrat civil de Nikol Pachinian
09:50ne connaît qu'un recul modeste par rapport aux élections de 2021,
09:55où il avait rassemblé 54% des suffrages.
09:58Ses opposants, qualifiés de pro-russes,
10:01n'ont reçu que des résultats autrement plus modestes.
10:03C'est à se demander où est donc passée l'ingérence russe,
10:07vendue du matin au soir dans les médias occidentaux.
10:10On notera d'ailleurs que l'annonce des résultats
10:12n'a été suivie d'aucun événement de violence ou de protestation.
10:16Seul regret pour le Premier ministre Pachinian,
10:19il perd sa majorité constitutionnelle des deux tiers,
10:22ce qui devrait rendre plus délicate la perspective
10:25de la signature du futur éventuel traité de paix avec l'Azerbaïdjan.
10:29Les résultats restent encore toutefois assez incertains.
10:32En effet, un cas de figure assez incroyable s'est produit,
10:36puisque la liste Arménie Prospère échoue à atteindre le seuil de 4%,
10:41le seuil nécessaire pour obtenir des élus à une seule voix près.
10:46En effet, selon les résultats provisoires,
10:48il y a eu 1 469 455 suffrages exprimés,
10:54ce qui porte le seuil de 4% à 58 378,2 suffrages.
11:01Or, la liste Arménie Prospère a obtenu 58 378 voix,
11:07c'est-à-dire qu'elle se retrouve à 0,2 voix près du seuil des 4%,
11:12dans l'effet à une voix de ce seuil.
11:14Dans l'éventualité où des recomptages ultérieurs
11:17permettraient de faire passer cette liste de 3,99% à 4,00%,
11:24cela ôterait la majorité des 3 cinquièmes obtenus par le parti de Nicole Pachinian.
11:30En effet, il y a une majorité des 2 tiers pour changer la constitution,
11:33mais il y a également une majorité qualifiée plus modeste,
11:372,3 cinquièmes, pour un certain nombre de lois organiques du pays.
11:42Du côté des réactions internationales,
11:44on notera l'enthousiasme délirant de Bruxelles,
11:46mais aussi la satisfaction de Donald Trump,
11:49qui espère poursuivre ses projets d'infrastructures américains
11:53reliant l'Arménie et l'Azerbaïdjan,
11:55en pleine zone d'influence russe et iranienne.
11:57Du côté de la Turquie,
11:59avec qui les relations se sont un peu améliorées,
12:01les réactions sont plus mesurées,
12:03mais semblent également exprimer une certaine satisfaction.
12:06En tout état de cause,
12:07le rapprochement Arménie-Bruxelles
12:09reste encore un chemin long et difficile,
12:11car actuellement l'Arménie est toujours membre de l'OTSC,
12:14l'Organisation du Traité de Sécurité Collective,
12:17et la Russie détient toujours de nombreux actifs stratégiques dans le pays,
12:21dans le secteur énergétique bien sûr,
12:23mais aussi ferroviaire.
12:24Par ailleurs, l'Arménie ne dispose que d'un seul allié permanent et fiable dans la région,
12:29la République Islamique d'Iran,
12:31et y réfléchira sans doute à deux fois
12:33avant de tourner le dos à Téhéran
12:35pour satisfaire telle ou telle demande occidentale.
12:37D'autant que le vent peut rapidement tourner,
12:40dès lors que l'on ne s'aligne pas totalement sur les volontés de Bruxelles.
12:44En Géorgie, voisine de l'Arménie,
12:46les relations avec l'Union Européenne n'ont de cesse de se dégrader,
12:49bien que le pays soit en fait gouverné par le même parti du rêve géorgien depuis 2012.
12:54En effet, la volonté de Tbilisi de maintenir un équilibre entre Bruxelles et Moscou
12:58déplait fortement à Bruxelles.
13:00Et alors que la Géorgie semblait en bonne voie
13:03pour une future adhésion à l'Union Européenne,
13:05cette perspective semble désormais totalement enterrée,
13:08de manière totalement décomplexée,
13:10qui ressemble autant aux méthodes qui sont reprochées aux Russes.
13:14Bruxelles n'hésite pas à faire usage du chantage contre la Géorgie,
13:17notamment en menaçant de rétablir un régime de visa
13:20pour que les citoyens géorgiens puissent se déplacer dans l'espace Schengen.
13:24En guise d'avertissement,
13:25les visas ont d'ores et déjà été rétablis
13:27pour les détenteurs de passeports diplomatiques géorgiens,
13:30et il se pourrait bien que ce rétablissement
13:32concerne l'ensemble des citoyens géorgiens en 2027.
13:35Une situation qui devrait encore davantage fracturer la société géorgienne,
13:40très divisée entre une capitale pro-occidentale
13:43et un arrière-pays plus conservateur.
13:45En tout état de cause,
13:47en dépit de ces déclarations enthousiastes,
13:50la progression de l'influence européenne dans le Caucase
13:54face aux géants régionaux et internationaux
13:58reste des plus modestes et à relativiser.
14:05Gérald Darmanin, bientôt l'heure du bilan.
14:07Le ministre de la Justice, passé par l'intérieur,
14:10a multiplié les discours.
14:11Sur le terrain, la réalité est moins reluisante,
14:14alors que l'affaire Liana entraîne des appels à sa démission.
14:17Renaud de Bourleuf.
14:22Darmanin démission, la route vers l'Elysée semble quelque peu compromise.
14:30L'affaire Liana met en lumière les graves défaillances des forces de police et de justice,
14:34plus promptes à mettre en garde à vue des agriculteurs
14:36ou à incarcérer des militants patriotes
14:38qu'à faire une simple convocation au commissariat pour un pédocriminel.
14:41Pour Gérald Darmanin, qui a passé 4 ans à la tête du ministère de l'Intérieur
14:44et qui fête bientôt ses 18 mois à la tête de la justice,
14:47le désaveu est cinglant.
14:48Mon ancien confrère Bruno Retailleau,
14:50candidat à l'élection présidentielle de 2027,
14:52n'est pas de cet avis.
14:53Il estime que Gérald Darmanin a fait son travail.
14:55Est-ce que le garde des Sceaux,
14:56il aurait dû de lui-même proposer sa démission au président de la République ?
15:00Ça lui appartient.
15:01Aujourd'hui, il n'y a pas de faute caractéristique.
15:04Justement, le ministre de la Première Heure d'Emmanuel Macron
15:06a un bilan plutôt préoccupant.
15:07Nomé en 2017, ministre des Comptes publics,
15:10il arrive, place Beauvau en juillet 2020,
15:12entre les deux premiers confinements.
15:13Un an après son arrivée,
15:14il est devenu l'artisan zélé
15:15de la mise en œuvre du pass sanitaire.
15:17Mais son cheval de bataille semble être la sécurité,
15:20renforcement des moyens de la police,
15:21création de places de prison,
15:23opérations appelées places nettes contre le trafic de drogue,
15:26lois immigration présentées comme la plus ferme depuis plusieurs années.
15:29Après les discours, les résultats sont les suivants.
15:31Omicile neurose 2020-2023,
15:33augmentation aussi des violences sexuelles
15:34ainsi que des infractions liées au narcotrafic,
15:37record de délivrance de premiers titres de séjour,
15:39environ 28 000 par mois,
15:40taux d'exécution des OQTF à seulement 7%.
15:43A partir de décembre 2024,
15:45le scénario se poursuit au ministère de la Justice.
15:47Discours en faveur des victimes,
15:49création de prisons de haute sécurité,
15:51encore de quoi séduire les adeptes des beaux discours.
15:53Si tous les hommes politiques étaient au niveau de Gérald Darmanin,
15:57il y aurait peut-être moins de soucis dans ce pays.
15:58Pardonnez-moi de le dire comme ça.
15:59Ce qui est moins rassurant, ce sont les faits.
16:02En avril dernier,
16:03Gérald Darmanin a déposé un projet de loi
16:04introduisant Numeus Clusius dans les prisons
16:06avec un seuil maximal d'occupation.
16:07De quoi craindre des libérations de détenus.
16:10Le texte prévoit en effet la détention à domicile
16:12pour les fins de peine courte
16:13et éventuellement des remises de peine,
16:15exceptionnelles en dernier recours.
16:17Encore faudrait-il arrêter les criminels,
16:18alors que le violeur et meurtrier de Liana
16:20était dans la nature,
16:21malgré plusieurs plaintes pour viol
16:22qui n'avaient donné lieu à aucun interrogatoire.
16:24Les défaillances étaient à la fois
16:25celles de la gendarmerie et des magistrats.
16:44Mais il a écarté l'idée de démissionner.
16:46Pour lui, l'échec est collectif.
16:47Un discours semblable à celui tenu en octobre dernier
16:49en quittant le parti Renaissance.
16:51Il déclarait alors que le macronisme
16:53est un cuisant échec.
16:54Je n'adhère plus aujourd'hui à un parti politique.
16:56Pourquoi ?
16:57Parce que je crois qu'on a failli,
16:59ces partis politiques,
17:00encore une fois je prends ma part de responsabilité,
17:02ont failli à montrer qu'ils avaient
17:03comme conscience l'intérêt général
17:04et pas des petits intérêts partisans.
17:06Renaissance a failli ?
17:08Je pense que collectivement,
17:10nous sommes en faillite.
17:11Sinon les Français ne seraient pas
17:13dans cet état d'énervement
17:15et peut-être même de rejet.
17:16Je le vois dans les yeux des habitants du Nord
17:20que je rencontre, moi j'y habite.
17:22Je ne suis pas dans un monde parallèle.
17:25Le petit monde parisien politique
17:27ne se parle qu'à lui-même.
17:29Et les Français ont tiré le rideau
17:30sur la vie politique française.
17:32Il faut le comprendre,
17:33Gérald Darmanin n'a pas toujours été macroniste.
17:34Au début de l'année 2017,
17:36le maire LR de Tourcoing
17:37était rangé derrière François Fillon
17:39dont la victoire semblait acquise.
17:41Gérald Darmanin avait même signé dans l'opinion
17:42une tribune intitulée
17:43« Le bobo populisme de M. Macron ».
17:46Il y affirmait que le candidat centriste
17:48c'était, je cite,
17:48le pur produit du système
17:50et prédisait qu'il ne serait pas
17:52le remède d'un pays malade
17:53mais au contraire son poison définitif.
17:55Mais dès que les affaires sont arrivées,
17:57il s'est empressé de quitter le navire
17:58pour être nommé ministre en 2017,
18:00devenant un bon spécialiste dû en même temps.
18:02Comme lui, nous pensons que l'immigration
18:04fait partie de la France et des Français.
18:07Et depuis toujours.
18:09L'immigration est un fait
18:11qui fait aussi la France,
18:13qui a fait son passé
18:14et qui fera sans doute son avenir.
18:18Et il ne sert à rien d'être contre.
18:20En effet, que veut dire être contre
18:22le mouvement des hommes
18:24sur la terre qu'ils fuient
18:25pour une partie d'entre eux
18:27à cause de la misère,
18:29de la persécution
18:31ou des événements climatiques.
18:33Un sujet qu'il connaît personnellement.
18:35Que si je m'étais appelé Moussa Darmanin,
18:37je n'aurais pas été l'humair
18:38et député.
18:40Et sans doute n'aurais-je pas été
18:41ministre de l'Intérieur du premier coup.
18:43Les électeurs de Tourcoing
18:44seraient-ils racistes et xénophobes ?
18:46Quoi qu'il en soit,
18:47dans l'ensemble de la France,
18:48les électeurs ont d'autres points
18:49à lui reprocher.
18:54Passons à présent à l'actualité
18:55en bref en France.
18:59La commission d'enquête
19:00sur l'audiovisuel public
19:01a-t-elle été faussée
19:02par des mensonges
19:02de Delphine Ernotte ?
19:03En avril dernier,
19:04à l'Assemblée nationale,
19:05le député UDR Charles Aloncle,
19:06rapporteur de la commission,
19:08avait interrogé
19:08la présidente de France Télévisions.
19:10Madame la présidente,
19:12est-ce que vous avez eu recours
19:14à une société privée extérieure
19:16pour vous conseiller,
19:18pour vous assister
19:19ou pour préparer
19:19les personnes auditionnées
19:21dans le cadre,
19:21notamment,
19:22de cette commission d'enquête ?
19:24Je réponds très simplement
19:26non.
19:29Aucune entreprise privée
19:30n'a été utilisée
19:31pour travailler
19:34avec les personnes
19:35qui allaient être interrogées
19:37par la commission d'enquête.
19:39Une réponse sous serment.
19:41Mais selon une enquête
19:42de Marianne publiée mardi,
19:43le cabinet de conseil
19:44Forward Global
19:44aurait été sollicité
19:46à au moins deux reprises
19:47pour conseiller
19:48les équipes de France Télévisions
19:49sur le fonctionnement
19:50des commissions d'enquête parlementaires,
19:51le cadre juridique
19:52et les obligations
19:53des auditionnés.
19:54Delphine Ernotte
19:54aurait même participé
19:55à un déjeuner de travail
19:56avec ce cabinet.
19:57Le cabinet lui-même
19:58aurait confirmé
19:59une forme d'accompagnement
19:59qui aurait donc été payée
20:01avec l'argent des contribuables.
20:02Si Delphine Ernotte
20:03a menti sous ce serment,
20:04ce parjure serait passible
20:06de cinq ans de prison
20:07et 75 000 euros d'amende.
20:08France Télévisions
20:09a démenti
20:09les révélations de Marianne.
20:12Censure sur François Asselineau
20:13de la part du ministère
20:14de l'Agriculture.
20:15Ce jeudi soir,
20:16le président de l'UPR,
20:17candidat à l'élection présidentielle
20:18de 2027,
20:19devait donner une conférence
20:20dans un amphithètre
20:21du lycée agricole
20:22de Retel
20:22dans les Ardennes.
20:23Une conférence donnée
20:24à l'invitation du syndicat
20:25Jeunes agriculteurs
20:26des Ardennes
20:27sur les thèmes
20:27de l'Union européenne,
20:28la politique agricole commune
20:29et l'avenir de l'agriculture.
20:31Le ministère a interdit
20:32l'utilisation
20:33de cette salle publique.
20:34Les jeunes agriculteurs,
20:35pourtant pas farouchement
20:36hostiles à la Macronie,
20:37se disent désireux
20:38de donner la parole
20:39à plusieurs intervenants
20:40pour confronter
20:41différents points de vue.
20:42Ils ont trouvé
20:43une autre salle.
20:44La conférence de François Asselineau
20:45se tiendra bien
20:46à 19h,
20:46à la salle des fêtes de Doubs,
20:48à environ 5 km de Retel.
20:50Vous pouvez retourner les sujets
20:52ce jeudi matin à 8h,
20:545 000 élèves de première générale
20:55et 145 000 élèves
20:57de première technologique
20:58ont commencé les épreuves
20:59du baccalauréat
21:00avec l'écrit de français.
21:01En voie générale,
21:02les candidats ont le choix
21:03entre un sujet de dissertation
21:04et un commentaire de texte.
21:06Le texte à commenter
21:08était un extrait
21:09de Histoire de Madame de Montbriand
21:10de Louise Dépinay.
21:11Les dissertations au choix
21:13portaient sur
21:13Le cahier de Douai
21:14d'Arthur Rimbaud,
21:15La rage de l'expression
21:15de Francis Ponge
21:16et Méforé d'Hélène Dorion.
21:18En voie technologique,
21:19les IC1 peuvent prendre
21:20un commentaire de texte
21:21ou une contraction de texte
21:23avec un essai.
21:23Les candidats pouvaient commenter
21:24la scène d'exposition
21:25de Gabriel des Milogiers
21:26ou une contraction
21:27d'un des textes suivants,
21:29Le discours de la servitude
21:30volontaire de la Boétie,
21:32Entretien sur la pluralité
21:33du monde de Fontenelle
21:34ou Lettre d'une péruvienne
21:35de Graffigny.
21:38Anticapitaliste,
21:38mais volontiers
21:39vendeur de maillots,
21:40La France Insoumise
21:40a lancé mercredi
21:41un maillot de football
21:42Mélenchon 27
21:43pour soutenir
21:44à la fois l'équipe de France
21:45lors de la Coupe du Monde
21:46et son candidat
21:47à la présidentielle 2027.
21:49Inspiré des tenues des Bleus,
21:50le maillot remplace
21:51le coq par le logo de LFI
21:52et les trois F
21:54par les lettres du parti LFI.
21:56Le nom Mélenchon
21:56et le chiffre 27,
21:57référence à l'échéance électorale,
21:59figure tout doux.
22:00Fabriqué en Europe,
22:00le maillot sera vendu
22:01autour de 25 euros
22:02sur le site du parti.
22:03Les bénéfices financeront
22:04la campagne du leader insoumis,
22:05même si l'objectif affiché
22:06reste avant tout
22:07de le rendre accessible
22:08et largement porté.
22:09En deux heures,
22:101000 maillots auraient été commandés,
22:11selon le député Antoine Léomant.
22:13Au-delà du coup de com',
22:14réussi comme souvent
22:15chez les insoumis,
22:16c'est bien la mise
22:17sur un pied des salles
22:17du candidat Mélenchon
22:18qui va faire grincer
22:19des dents à gauche
22:20alors que les autres formations
22:21sont complètement incapables
22:22de sortir un candidat crédible
22:23face à celui
22:24qui fut parlementaire
22:25pendant près d'un tiers de siècle.
22:27Les frontières de l'Europe
22:28se décident ailleurs.
22:29Le président turc
22:30Recep Tayyip Erdogan
22:32a mis en garde mercredi
22:32contre toute menace
22:34visant la République turque
22:35de Chypre Nord
22:36à la RTCN
22:36après la signature lundi
22:38d'un accord entre la France
22:39et Chypre
22:40sur la présence
22:40de troupes françaises
22:41sur l'île.
22:42Erdogan a même menacé
22:43devant les députés
22:44de son parti.
22:45Je cite
22:45« Notre réponse sera très nette
22:47et très ferme
22:47si l'on porte atteinte
22:48aux droits de la Turquie
22:49et des chypriotes turcs
22:50en Méditerranée orientale.
22:51L'accord franco-chypriote
22:53prévoit l'accueil
22:53de forces françaises à Chypre
22:54pour des opérations
22:55humanitaires dans la région.
22:56La partie nord de l'île
22:58envahie par la Turquie
22:58en 1974
22:59et proclamée RTCN
23:01en 1983
23:01n'est reconnue
23:03que par Ankara.
23:04Le ministère chypriote turc
23:05a dénoncé
23:06une atteinte
23:07aux équilibres sécuritaires.
23:09Alors que les questions
23:09territoriales en Ukraine
23:10occupent largement
23:11les esprits à Bruxelles,
23:12l'occupation de la moitié
23:13d'un état membre
23:14Chypre par la Turquie
23:15ne leur semble pas
23:16vraiment poser de problème.
23:21L'actualité internationale
23:22en bref.
23:26C'est parti
23:27pour le ballon rond.
23:28La Coupe du Monde
23:282026 débute
23:30ce jeudi.
23:31Pour la première fois
23:31la compétition réunit
23:3248 équipes
23:33réparties en 12 poules
23:34de 4 organisées
23:35conjointement
23:36par le Canada,
23:37les Etats-Unis
23:38et le Mexique.
23:40Le match d'ouverture
23:41opposera le Mexique
23:42à l'Afrique du Sud
23:43à l'Estadio Azteca
23:44de Mexico.
23:45La finale se tiendra
23:46le 19 juillet
23:47au MetLife Stadium
23:48de New York,
23:49New Jersey.
23:49Ce mondial élargi
23:51avec 104 matchs
23:52sur 39 jours
23:53et donc des 16e de finale
23:55connaît déjà
23:55ses premiers accros.
23:57Des joueurs africains
23:57comme ceux du Sénégal
23:58ont subi des contrôles
23:59stricts sur le tarmac
24:00aux Etats-Unis
24:01suscitant la polémique.
24:03L'arbitre somalien
24:04Omar Hartan,
24:05meilleur arbitre africain,
24:07a été refoulé
24:07à l'entrée
24:08du territoire américain
24:09malgré la sélection
24:11par la FIFA.
24:12Enfin,
24:12Michel Platini
24:13a lancé une procédure
24:13judiciaire
24:14contre Gianni Infantino
24:15et la FIFA
24:16ravivant les tensions
24:17internes
24:17à quelques heures
24:18du coup d'envoi.
24:21L'IA est la surveillance
24:22généralisée
24:22contre le suicide
24:23des jeunes.
24:24Face à un taux
24:25de suicide
24:25chez les jeunes
24:26deux fois plus élevé
24:27qu'en France,
24:27la Corée du Sud
24:28déploie un vaste
24:29plan de prévention.
24:30Ils misent
24:31sur l'intelligence
24:32artificielle
24:33pour détecter
24:34sur les réseaux sociaux
24:34et dans les communications
24:35des jeunes
24:36les signes de détresse
24:37y compris
24:38via des codes
24:39et expressions
24:39spécifiques
24:40aux adolescents.
24:42Des alertes
24:42seront envoyées
24:43aux adultes concernés
24:44dans les écoles.
24:45Des conseillers
24:46et psychologues
24:47seront détachés
24:47dans chaque établissement
24:49et pourront intervenir
24:50sans l'accord
24:51des parents
24:52souvent réticents
24:53à reconnaître
24:53le mal-être
24:53de leurs enfants.
24:55La méthode
24:55pourrait bien créer
24:56plus de problèmes
24:57qu'elle n'en résoudra.
24:59Le gouvernement sud-coréen
25:00entend ainsi diviser
25:01ce taux par deux
25:02en dix ans.
25:03Le suicide reste
25:04la première cause
25:05de mortalité
25:05chez les élèves sud-coréens
25:06avec près de 10 cas
25:07pour 100 000 enfants
25:08le plus haut taux
25:10parmi les pays
25:10de l'OCDE
25:11chez les moins de 30 ans.
25:14Séisme à l'est
25:14de la Russie
25:15jeudi
25:15un séisme de magnitude 6
25:17s'est produit
25:18dans le Pacifique
25:19au large de la péninsule
25:20du Kamchatka
25:20à l'extrême-orient russe.
25:22Ce tremblement de terre
25:23s'est produit
25:23à une profondeur
25:24de 29 kilomètres.
25:26Il n'y a pas eu
25:26de victimes
25:27ni de dégâts
25:27et les autorités
25:28n'ont pas eu besoin
25:29de déclencher
25:30l'alerte tsunami.
25:31Notons qu'il s'agit
25:32d'une des zones
25:33sismiques les plus actives
25:34de la planète.
25:34En juillet 2025
25:36c'était un séisme
25:37de magnitude 8,8
25:38qui avait secoué
25:39ce territoire
25:40provoquant l'alerte
25:40de tsunami
25:41en Russie
25:42ainsi qu'au Japon
25:43et dans plusieurs pays
25:44voisins du Pacifique.
25:49Ce soir immédiat
25:51c'est la fin de cette édition
25:51merci de votre fidélité
25:52à demain.
25:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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