00:00Et c'est avant tout, ça ne l'oppose pas à la responsabilité individuelle, un problème de moyens.
00:04Parce que, fois plus, je l'ai dit, il y a 70 000 plaintes en souffrance, c'est bien qu
00:08'il y ait un problème de moyens.
00:10Et ça commence très tôt.
00:11Les infirmières scolaires.
00:13Pourquoi je parle des infirmières scolaires ?
00:14Moi, j'ai connu un temps pas si ancien, où j'avais été examiné plusieurs fois par une infirmière scolaire.
00:21Eh bien, si je n'avais pas eu la chance et le privilège d'avoir une famille aimante,
00:24peut-être que j'aurais été heureux que cette infirmière scolaire puisse repérer un problème.
00:29Pourquoi elles ont été supprimées ? C'est bien un problème de moyens.
00:31Donc, il n'y a plus personne, ce n'est pas aux enseignants, d'aller surveiller, ausculter les enfants pour
00:36voir s'il y a un problème.
00:37Ils essaient de le faire, beaucoup d'enseignants essaient de le faire, mais ils sont désemparés, évidemment.
00:40Donc, suppression des infirmières scolaires, ça a bien été un choix.
00:42Pour vous, tout se tient ?
00:43Bien sûr que tout se tient.
00:44Dire que c'est la faute de tel procureur, sans doute qu'il y a une procédure, et s'il
00:49y a une erreur, il faut qu'elle soit sévèrement condamnée.
00:50Mais les juges doivent-ils rendre des comptes ? Doivent-ils rendre davantage de comptes ?
00:54Bruno Retailleau parle d'un corporatisme. Il dit, au fond, qu'il y a une forme de corporatisme des juges,
00:59qui fait qu'en réalité, ils ne sanctionnent que très très rarement leur père.
01:04Non mais, il y a très peu de sanctions, ce n'est pas un avis politique.
01:07Vous prenez les sanctions du Conseil supérieur de la magistrature, elles sont faibles.
01:11Est-ce que c'est du corporatisme ?
01:12Il y a sans doute du corporatisme, mais il y a des hommes politiques, il y a un garde des
01:15sceaux.
01:16Et si le garde des sceaux, parce que tout le monde dit, personne ne semble comprendre comment ça fonctionne.
01:19Le garde des sceaux peut demander au Conseil supérieur de la magistrature de statuer sur des sanctions disciplinaires.
01:25Et il est proposé au garde des sceaux un certain nombre de sanctions.
01:28Donc il y a un moment, moi je veux bien qu'on jette en pâture les magistrats.
01:31Vous savez que le Rassemblement National a la dent très dure contre le corps des magistrats.
01:35Mais là, compte tenu ce qui s'est passé, c'est facile de dire que c'est que la faute
01:39de cette procureure.
01:40Là, vous voulez dire que Gérald Darmanin rejette un peu facilement la faute sur ?
01:44Évidemment.
01:45Quand il dit...
01:45Moi, je veux dire, au début, j'ai gardé un esprit totalement ouvert sur ce qu'allait dire M. Darmanin,
01:50puisque j'ai noté, comme toutes les Françaises et les Français,
01:52que tout de suite, il est rentré dans le débat, voire dans la polémique, pour se défendre.
01:56Soit, tout le monde a le droit de s'exprimer et de défendre sa position.
02:00Et il dit, j'ai donné des instructions dans la circulaire.
02:02Je suis allé voir la circulaire.
02:04Cinq pages, deux lignes sur la protection de l'enfance.
02:07Et en fait, dans cette circulaire, tout est prioritaire.
02:09Donc, si vous dites à vos procureurs, à vos magistrats, que tout est prioritaire,
02:13je suis désolé, rien n'est prioritaire.
02:14Il a donc...
02:15Mais pardon, qu'est-ce que vous...
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