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  • il y a 20 minutes
Bruno Retailleau, Marine Tondelier, Sarah Knafo, Olivier Faure, Mathilde Panot, Gabriel Attal et Jean-Philippe Tanguy sont les invités de notre émission "Autorité, justice: quelles réponses au fiasco?". Près d'une semaine après que le corps de la jeune Lyhanna a été retrouvé sur fond de défaillances judiciaires, ces personnalités politiques apportent leurs réponses à cette affaire sur BFMTV à partir de 21 heures.

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Transcription
00:00Une question notamment, qu'est-ce qu'on fait des pédocriminels, de ceux qui ont déjà eu affaire à la
00:06justice ?
00:07Est-ce qu'ils peuvent réintégrer la société derrière ?
00:09Vous évoquez notamment la question de la castration chimique, y compris sans le consentement de ces hommes condamnés.
00:17Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à vie, vous considérez, Gérald de Darmanin dit qu'ils sont
00:22incurables.
00:22Qu'ils sont incurables ?
00:24Alors il faut en tirer les conséquences.
00:25Vous savez très très bien qu'un certain nombre de ces pédocriminels sont des individus dangereux et qu'ils ont
00:33des pulsions qu'ils ne parviennent pas à maîtriser.
00:36Alors on va les condamner à la prison. Ils font de longues années de prison.
00:40En 2008, sous Nicolas Sarkozy, avait été voté un texte pour que les pédocriminels les plus dangereux aient des peines
00:48de rétention, de sûreté.
00:50C'est-à-dire qu'après la prison, on pouvait les retenir dans des espaces médicaux, judiciaires, mais vous ne
00:59les retenez jamais à vie.
01:01Donc si on veut aujourd'hui, parce que moi c'est mon objectif, que demain, lorsque je serai président de
01:07la République, aucun pédocriminel ne se sente en sécurité en France.
01:12Et donc oui, la castration chimique est un élément. Il est pratiqué dans d'autres pays. Aujourd'hui, il peut
01:19l'être, mais avec le consentement. Sinon, vous ne serez jamais.
01:23Ça veut dire qu'aujourd'hui, si un homme refuse de prendre, ça se fait de façon médicamenteuse, on précise
01:28les choses.
01:28Ah c'est le volontariat.
01:29Mais si aujourd'hui, il refuse ce traitement, il ne le prend pas. Vous, vous dites, on va obliger. Mais
01:36pardon, je suis très concrète, on l'oblige comment ?
01:38C'est-à-dire qu'on va l'obliger à prendre sa pilule, on va aller chez lui pour vérifier
01:40que tous les jours à 8 heures...
01:41Bien sûr, il y a une attestation médicale, au moins le mois, je ne sais pas quel espace-temps il
01:48faudra qu'ils prennent le traitement.
01:50Mais si on ne le fait pas, alors on expose nos enfants. Et moi j'en ai marre. On ne
01:56peut pas durer dans cette société où nos enfants sont menacés.
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