00:00Ce qu'il dit, c'est exactement ce que je pense.
00:03Moi, je suis père, je suis papa de deux petites filles.
00:06Quatre ans, un an et demi.
00:09J'ai ma première qui est à l'école depuis deux ans.
00:13L'autre, ça va arriver aussi, elles vont grandir.
00:16Vous touchez à mes enfants.
00:19Vous touchez à mes enfants.
00:22Vous êtes morts.
00:24C'est fini.
00:25C'est terminé.
00:27Vous pouvez déjà, dans votre tête, réserver, je ne sais pas, un cercueil ou j'en sais rien.
00:32Mais vous vous rendez compte à quel point c'est terrible de dire ça ?
00:35C'est terrible.
00:35C'est terrible de le faire.
00:37J'en parle même pas.
00:38Mais c'est terrible.
00:39C'est-à-dire que c'est la fin.
00:39Mais vous savez ce qui est terrible ?
00:41C'est ça qui est terrible.
00:42C'est ça qui est terrible.
00:43C'est-à-dire que, comme je disais à M. le ministre tout à l'heure,
00:46ce mec-là, ce salopard, je suis désolé, je suis devant la France entière,
00:51mais c'est une enflure.
00:53Et encore, je pèse mes mots.
00:55Je pèse mes mots.
00:56Ce mec-là, ce soir, il est en détention provisoire.
00:59Il dort dans sa cellule, tranquille, tout seul, en sécurité.
01:02Et il dort bien.
01:03Il dort bien.
01:04Parce qu'un mec comme ça, il est tordu.
01:06Un mec comme ça, vous ne pouvez pas le réinsérer dans la société.
01:10Lui et un autre qui a fait le même genre de saloperie.
01:12Un mec comme ça, comme il disait tout à l'heure,
01:14un mec comme ça, je suis désolé.
01:16Je ne vais pas me faire des copains.
01:19Dominique, Dominique, Dominique, le micro.
01:20Sur le micro, ça ne marche pas.
01:22Quand vous étiez surveillant pénitentiaire,
01:24vous l'auriez croisé, vous l'auriez gardé en détention où il est.
01:27Qu'est-ce que vous auriez fait ?
01:28Vous en avez croisé des gens comme lui ?
01:30Oui, j'en ai croisé.
01:30Et c'est aussi entre autres...
01:32Vous ne les avez pas tués ?
01:33Vous ne les avez pas tués ?
01:34Écoutez, c'est aussi entre autres, exactement,
01:37j'étais en détention.
01:38C'était dans le cadre de mon métier.
01:40Maintenant, même si à l'heure d'aujourd'hui,
01:41j'étais encore surveillant.
01:43Détention, pas détention.
01:44Surveillant, pas surveillant.
01:45Ministre, pas ministre.
01:46Je m'en cogne.
01:47Vous touchez à mes enfants, vous êtes morts.
01:48C'est tout.
01:48C'est comme ça.
01:50C'est la règle.
01:50Tu touches à mes enfants.
01:51M. Bardella, il dit, vous touchez un policier,
01:53vous dormez en prison.
01:54Moi, je vous dis...
01:54Mais qu'est-ce que ça va résoudre ?
01:55Qu'est-ce que ça va résoudre ?
01:58Mais...
01:59Exactement.
01:59Dans le jargon pénitentiaire,
02:01on dit effectif moins un.
02:03Terminé.
02:03Un salopard à moins.
02:04Des économies.
02:05D'accord ?
02:05Et c'est pour ça que tout à l'heure,
02:06quand il parlait...
02:07Mais la justice expéditive...
02:09Enfin, c'est même pas la justice expéditive,
02:10c'est la justice personnelle, personnalisée, etc.
02:12Ah non !
02:13C'est l'échec total de notre société,
02:15c'est-à-dire que c'est foutu,
02:16il n'y a pas d'appel, il n'y a rien,
02:18il n'y a plus rien.
02:19Mais si, il y avait...
02:19Il n'y a plus de justice en réalité.
02:21C'est la fin de la justice que vous proposez.
02:22Maxime, s'il y avait en France un rétablissement,
02:26je suis désolé, je ne vais pas me faire des copains,
02:28mais je m'en cogne,
02:28s'il y avait un rétablissement de la peine de mort
02:31pour les terroristes,
02:33pour les pédophiles,
02:34pour les violeurs,
02:35pour ce genre de salopard,
02:37il y aurait des économies
02:40et il y aurait des places de prison en plus.
02:41Parce que ces mecs-là n'ont pas le droit de vivre.
02:44Alors attendez, tout le monde veut réagir.
02:45C'est absolument terrible.
02:46Johanna Rosenblum.
02:47Oui, vous savez Maxime,
02:49là on entend des papas,
02:52on entend des parents.
02:53C'est ces gens-là qu'il faut écouter.
02:55Avant la justice, avant la politique.
02:57Il ne s'agit pas de colère de ces papas,
02:59il s'agit de désarroi.
03:01Si les Français sombrent dans le désarroi
03:03concernant la sécurité de leurs enfants,
03:06il va y avoir une guerre civile.
03:08Les choses vont se régler d'homme à homme.
03:10C'est très important de prendre conscience de ça.
03:13Je sais que vous l'avez déjà évoqué
03:16depuis le début de l'émission,
03:16mais rendez-vous compte,
03:18un enfant toutes les trois minutes.
03:20Quand un enfant parle,
03:22ce qu'on oublie de lui dire,
03:23c'est que dans 70% des cas,
03:26il va y avoir un non-lieu.
03:28Les faits sont insuffisamment caractérisés.
03:30Donc on dit aux enfants parler,
03:32ça c'est le titre du journal,
03:34le titre du roman,
03:35mais on leur dit dans le même temps,
03:361, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10,
03:38les 7, hop, vous dégagez.
03:41Les enfants parlent,
03:42on leur dit procès ou trop.
03:45Donc procès ou trop,
03:46les enfants ont menti,
03:46donc on ne peut pas croire les enfants.
03:47Ils affabulent.
03:48Une maman dénonce,
03:50on lui dit que c'est une mère manipulatrice
03:52qui manipule son enfant
03:54pour des raisons de conflit conjugal.
03:56On désigne un agresseur,
03:58un bourreau,
03:59on dit présomption d'innocence.
04:01Il y a une enquête qui est en cours,
04:03qui dure 6 ans, 7 ans, 10 ans,
04:05dit la justice fait son travail.
04:07Vous savez,
04:08j'aimerais accompagner mes patients
04:10dans un parcours de reconstruction
04:12après le trauma.
04:13J'aimerais aussi les accompagner
04:15dans un parcours judiciaire
04:16pour qu'ils puissent faire face à la justice,
04:19parler, s'exprimer.
04:20Mais aujourd'hui,
04:21vous savez ce que je fais avec mes patients,
04:228 patients sur 10 ?
04:24Je leur trouve des places
04:25en hôpital psychiatrique.
04:26Je supplie mes confrères psychiatres
04:28et pédopsychiatres
04:29de prendre encore ces patients
04:30et j'en perds,
04:31allez, chaque année, 10
04:33parce que 50% des victimes
04:36se suicident et passent à l'acte.
04:37Voilà ce que je fais
04:38de mes journées
04:39depuis des années.
04:41Mais donc, Johanna,
04:43la question,
04:44on en revient à ça
04:45et c'est de croire
04:47ce qu'ils dénoncent.
04:48D'abord.
04:50J'ai bien entendu,
04:51Jean-Pierre Colombais,
04:52ça ne peut pas être sacralisé.
04:52Mais de croire,
04:53au moins d'écouter,
04:54d'écouter, d'entendre.
04:55Je pense qu'à minima,
04:58la parole de l'enfant,
04:59de l'enfant,
05:00parce que vous le disiez
05:01tous très bien,
05:01un enfant n'invente pas
05:03des actes sexualisés
05:05comme un adulte.
05:06Il n'emploie pas des mots
05:08à mauvais escient.
05:09Je pense que la parole
05:10de l'enfant,
05:11et je ne parle pas
05:11que de parole verbale,
05:12je parle de comportement,
05:14de syndrome de stress
05:14post-traumatique,
05:15de scarification,
05:16de cauchemar,
05:17de hurlement la nuit,
05:18ça doit déjà être une preuve.
05:20La parole de l'enfant
05:21n'est pas une preuve caractérisée.
05:23Est-ce que c'est une preuve caractérisée ?
05:24Est-ce que c'est une preuve caractérisée ?
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