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  • il y a 7 minutes
Ce lundi 8 juin, l'émission présentée par Maxime Switek est consacrée à Lyhanna, cette jeune fille de 11 ans retrouvée morte le 4 juin à Fleurance dans le Gers. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, est l'invité exceptionnel de ce forum.

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Transcription
00:00Vous êtes au Parti Socialiste, ville qui dirige la ville de Paris depuis quelques temps.
00:03Vous allez me sortir les... Oui, bah allez-y.
00:05Vous sortir quoi, madame ?
00:07Mais je peux vous répondre.
00:08On parlait tout à l'heure du... Attendez, on parlait tout à l'heure du périscolaire avec Linda qui était
00:12juste derrière vous.
00:14On parlait du périscolaire tout à l'heure avec Linda qui dit moi j'ai une gamine de 3 ans
00:18et ça me fait peur de confier mon enfant au périscolaire.
00:20Vous avez raison.
00:21La responsabilité politique, elle est là aussi.
00:23Mais bien sûr il y a un problème, il y a eu un problème complètement généralisé de prise en compte
00:29de la parole de l'enfant,
00:31de prise en compte du sérieux de cette question de la domination des enfants, de la domination masculine de manière
00:39générale.
00:40Et ce sujet, il existe dans toutes les institutions qui reçoivent des enfants.
00:44Il existe à l'école, il existe aussi dans les familles, il existe partout.
00:49Et aujourd'hui c'est bien un sujet culturel.
00:50Donc je ne vais pas venir vous dire que tout est parfait.
00:52On a pris le sujet à bras le corps.
00:54Je ne vais pas forcément, je peux si je suis interpellé, vous expliquer ce qu'on a mis en place.
00:58On a adopté un plan de 20 millions d'euros, etc.
01:01Je peux revenir là-dessus sans aucun problème.
01:03Ce qui est certain c'est que c'est un sujet profondément culturel dans notre pays aujourd'hui.
01:07Il faut entendre le juge Durand qui était à la tête de la civile qui a émis un certain nombre
01:12de recommandations.
01:14Il le dit très très bien.
01:15Aujourd'hui, le problème c'est que ce sujet de violence sur les enfants, il n'est pas considéré comme
01:21grave, il n'est pas considéré comme sérieux.
01:23Vous m'entendez qu'en tant que c'est François Toulon ?
01:24Souffrez madame parce que, non, c'est très grave quand même.
01:27Parce que cette histoire de périscolaire à Paris, je veux bien que ça existe dans d'autres communes.
01:30Et malheureusement, je crains fort que ça existe ailleurs et pas uniquement que ça ne soit pas circonscrit à Paris,
01:37mais la lenteur avec laquelle vous avez accepté de traiter ce dossier, c'est du ressort de la municipalité.
01:45Alors vous n'avez jamais fait votre méa culpa, ni madame Hidalgo, ni monsieur Grégoire qui vient d'être élu
01:52maire de Paris.
01:53Je suis désolé.
01:54Donc vous pouvez accuser le garde des Sceaux actuel qui au moins lui dit, j'ai fauté, mon administration a
02:02fauté,
02:02mais on aimerait aussi, parce que je peux vous dire que c'est ravageur ce qui s'est passé à
02:08la ville de Paris,
02:09mais ravageur le nombre de gamins qui ont été victimes de personnes qui n'ont pas été recrutées normalement,
02:17sans qu'on se soucie de leur dossier, de leur passé, de leur expérience, de leurs compétences,
02:25et bien c'est tout à fait honteux.
02:27Donc là, pour le coup, je ne voudrais pas qu'on laisse passer cette histoire.
02:32Cette histoire, elle est emblématique.
02:33Et je vais vous dire une chose, c'est bien regrettable que l'élection à Paris n'ait pas été
02:39plus concentrée sur ce sujet-là.
02:41Parce que c'est les gamins parisiens qui ont été victimes d'un système qui a perduré pendant des années
02:50et des années,
02:51où vous avez en plus des encadrants qui passaient, quand ils étaient plus ou moins suspectés,
02:59qui passaient dans l'arrondissement d'un côté.
03:01Mais c'est absolument dément.
03:02Alors attendez, pour vous répondre ensuite, Laura et Linda qui voulaient intervenir.
03:05Gabrielle Segova.
03:08Vous n'avez pas le micro, Linda.
03:09La seule mini-phrase que j'avais à dire, et encore une fois, ce n'est pas pour vous fustiger,
03:13madame,
03:13mais Emmanuel Grégoire a été à la tête de la petite enfance pendant plusieurs années à la mairie de Paris.
03:17Et il n'a jamais fait son mea culpa.
03:19Moi, j'ai honte qu'il ait été élu maire de Paris.
03:21Il est autoressource humaine et pas à la tête de la petite enfance.
03:23Il n'a pas été à la tête de la petite enfance.
03:25Ah bah alors, écoutez, il n'y a pas le cas.
03:27Mais moi, j'entends évidemment la colère.
03:33Et à aucun moment, ça n'a été nié.
03:36Et le maire de Paris a fait des excuses.
03:41Nous avons adopté, lors d'un conseil de Paris exceptionnel,
03:44qui était le premier de la mandature, convoqué quasiment immédiatement un plan d'urgence sur la question du périscolaire,
03:49avec moins de 20 millions d'euros pour mettre en place une cellule d'écoute dédiée à la parole des
03:54enfants,
03:55pour mettre en place des travaux dans les écoles,
03:57pour empêcher le fait qu'un adulte soit seul avec un enfant,
04:00pour réformer profondément, vous avez raison,
04:02la filière du périscolaire à Paris, comme ailleurs en France,
04:05où ce métier est bien trop précaire et donne lieu à des recrutements
04:08qui, aujourd'hui, font qu'il y a un turnover bien trop important.
04:12Et donc, c'est la raison pour laquelle nous allons créer, à la rentrée 2026,
04:16et c'est déjà engagé, une école du périscolaire à Paris,
04:18pour mettre aussi fin au temps,
04:22pour mettre en place des tons continus,
04:24et que ce ne soit plus un métier aussi précaire.
04:26Et j'insiste, encore une fois, sur le fait que le sujet, il est absolument culturel,
04:32et que je ne voudrais pas, et c'était mon propos quand j'évoquais le ministre de la Justice,
04:40qu'on élude le problème avec des responsabilités individuelles.
04:43On voit bien qu'il y a une tentation, aujourd'hui, de la part du gouvernement,
04:46de vouloir, pardon pour l'expression, mais jeter sur le bus quelques magistrats
04:50en expliquant qu'il y a eu des fautes individuelles.
04:52Il y a peut-être sûrement eu des fautes individuelles,
04:54et une enquête administrative est en cours pour le déterminer.
04:56Mais le sujet, ce n'est pas celui-là.
04:57Lui, c'est une responsabilité collective et politique.
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