- il y a 21 heures
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Faisons un point ce soir sur la situation au Moyen-Orient, avec toujours nos équipes mobilisées sur le terrain, vous
00:07le voyez, au 99ème jour de guerre.
00:10C'est un cessez-le-feu décidément bien mis à mal par les Américains comme par les Iraniens. Le ton
00:15monte ce soir, Anne, entre les deux belligérants.
00:17Bonsoir Axel Monnier. Côté iranien, c'est le ministère des Affaires étrangères, particulièrement en colère, qui affirme que les États
00:23-Unis porteront la responsabilité des conséquences, dit-il, de leurs actions illégales.
00:28Alors racontez-nous en quoi ont consisté les attaques américaines de ces dernières heures.
00:36Effectivement. Alors des deux côtés, on estime que ce sont des attaques de légitime défense. On se renvoie à la
00:40balle, ou plutôt la balistique, pourrait-on dire.
00:42Mais pour cet épisode précis, d'après le Pentagone, tout a commencé avec quatre drones d'attaque suicide lancés par
00:50l'Iran vers le détroit d'Hormuz.
00:52Ces drones menaçaient, selon les Américains, des navires qui passaient dans le secteur.
00:57Et c'est pourquoi l'armée américaine a décidé de les abattre.
01:00En représailles, l'Iran a décidé de lancer sept missiles balistiques vers le Koweït et le Bahreïn.
01:07Six ont été interceptés par les Américains.
01:09Un n'aurait pas atteint sa cible.
01:11Et c'est pour cela que les Américains ont, à leur tour, décidé de viser des installations de radars de
01:17surveillance côtière,
01:18situés à Gourouk et sur l'île de Keishm, pour essayer de prévenir et d'éviter de nouvelles attaques contre
01:24le trafic maritime dans le secteur.
01:27Alors on le comprend bien, la situation est extrêmement tendue désormais.
01:30Ça fait quand même depuis plus d'une semaine désormais qu'il y a des attaques quotidiennes,
01:35qui sont certes qualifiées de petites attaques par les Américains,
01:38qui estiment que le cessez-le-feu n'est pas pour autant remis en cause.
01:41Mais, et c'est peut-être une information qui risque de tout changer,
01:45les Iraniens estiment que désormais la trêve est rompue.
01:48Alors qu'est-ce que cela veut dire ?
01:49Est-ce qu'il y aura un risque de reprise des hostilités,
01:52alors qu'on sait que les négociations pour un éventuel accord ne sont peut-être pas au point mort,
01:58mais en tout cas avancent au ralenti ?
02:00C'est toute la question qui se pose désormais.
02:04Et c'est pour ça qu'on va attendre éventuellement une réaction de Donald Trump,
02:07même si ce week-end est ce jusqu'à lundi soir.
02:09Il se trouvera dans son golf de Benminster, dans le New Jersey,
02:13avec a priori aucun rendez-vous public avant lundi soir,
02:17puisqu'il assistera au match de la finale NBA à New York.
02:20Il y a des priorités aussi dans la vie.
02:23Merci beaucoup Axel Monnier.
02:24Voyons très exactement, pour être précis,
02:27où est-ce que les Américains ont frappé, Axel le disait,
02:29sur des sites de radar de surveillance côtière iranien à Gourouk,
02:33ville iranienne d'environ 4000 habitants,
02:35situés à l'entrée, vous le voyez, du détroit d'Hormuz,
02:38et juste à côté, sur l'île de Keishma.
02:41Et pour être parfaitement complet, voyons ensuite comment l'Iran a répliqué.
02:44L'Iran qui a effectué de nouvelles attaques sur les pays du Golfe,
02:47Bahreïn et le Koweït.
02:49Partons tout de suite à Abu Dhabi.
02:50Vous retrouvez Boris Karlamov.
02:52Quelles ont été les cibles visées, Boris,
02:54et combien de missiles ont été tirés et interceptés ?
02:59Eh bien, au Koweït, ce sont pas moins de 7 missiles balistiques
03:02en provenance d'Iran qui ont été interceptés et détruits
03:06par le système de défense aérienne aujourd'hui,
03:09au-dessus de plusieurs zones résidentielles,
03:12entraînant ainsi la chute de quelques débris.
03:15Des dommages matériels sont à signaler,
03:17mais fort heureusement,
03:18cette attaque iranienne au Koweït n'a fait aucun blessé.
03:22Les gardiens de la révolution iranienne
03:23qui ont revendiqué avoir tiré en représailles
03:27donc à ces frappes américaines
03:28des missiles balistiques vers la base aérienne
03:31Ali al-Salem au Koweït,
03:33là où des appareils américains sont stationnés,
03:37ainsi que le quartier général de la 5e flotte américaine
03:41à Bahreïn.
03:42À Bahreïn, justement, là-bas,
03:44les forces armées ont indiqué
03:45que le système de défense aérienne a intercepté
03:47et détruit trois missiles balistiques
03:50et plusieurs drones toujours en provenance d'Iran.
03:53Une riposte qui intervient après des frappes américaines.
03:58Tout commence alors lorsque le commandement central américain
04:02ici au Moyen-Orient a affirmé tout ce matin
04:04que les forces américaines avaient abattu
04:06quatre drones iraniens qui avaient été lancés
04:09en direction du détroit d'Hormuz.
04:12Réponse de Washington qui a donc réagi en frappant
04:15des sites de radars de surveillance côtière iraniens.
04:19Un cessez-le-feu, vous l'aurez compris,
04:21qui se fragilise de jour en jour
04:23et des tensions qui montent ici dans les pays du Golfe
04:27alors qu'il n'y a toujours aucun accord de paix.
04:30Enfin, pour être parfaitement complet ce soir avec vous,
04:33Anne et Dominique,
04:34il y a cette annonce de l'Iran
04:35qui dénonce une violation flagrante
04:38du cessez-le-feu après donc ces nouvelles frappes américaines.
04:42Boris Karlamov avec Marc Gossef depuis les Émirats arabes unis.
04:45Thierry Arnaud, est-ce qu'on se dirige tout droit
04:47vers une reprise des hostilités
04:49ou est-ce qu'on est encore ce soir dans une réponse graduée,
04:53on va dire, dans le cadre de négociations ?
04:55Ça ne ressemble plus vraiment à des escarmouches là ?
04:56Non, mais en fait, on est dans une situation
04:59où personne ne veut concéder une quelconque forme de défaite,
05:02personne ne veut baisser la garde,
05:04mais personne n'a envie de reprendre une guerre à grande échelle non plus.
05:07Donc, on est un peu dans cette situation ambiguë,
05:10mais il faut comprendre que tout ça,
05:12en réalité, d'une part, forme un tout.
05:15C'est-à-dire que l'idée,
05:16c'est de pouvoir continuer à négocier malgré tout,
05:19mais de le faire avec le rapport de force
05:21le plus favorable possible.
05:22Et pour que le rapport de force soit favorable,
05:24il faut montrer qu'à chaque provocation, on réplique,
05:27qu'on a encore les moyens d'agir,
05:29que si on est l'Iran, on a encore des drones et des missiles.
05:31Donc, ça peut durer des semaines, des mois comme ça ?
05:33Ça peut durer, en tout cas.
05:36Évidemment, avec le risque,
05:37et c'est la deuxième partie de l'équation,
05:39qu'à un moment donné, un missile ne soit pas intercepté,
05:43un drone finisse par toucher son but,
05:44et dans ce cas-là, effectivement,
05:48on risquerait de passer à autre chose
05:50et d'enflammer une situation
05:52qui deviendrait très difficile à contrôler.
05:55Mais encore une fois,
05:56je crois que la leçon de ces événements des dernières heures,
05:58c'est que personne ne baisse la garde.
06:01Dans les deux camps,
06:03on veut montrer qu'on a encore les moyens de taper
06:05et qu'on est encore prêt à le faire.
06:07Mais en même temps,
06:08on sent bien que ni à Washington, ni à Téhéran,
06:10il n'y a d'appétit pour la reprise d'un conflit à grande échelle.
06:13Mika Blujon-Méren,
06:14un missile iranien qui atteint encore une cible,
06:16une cible sur les sept missiles tirés.
06:18Ça reste une victoire politique pour l'Iran
06:20au 99e jour de guerre.
06:22Vous dites avantage Iran, là,
06:23ou pas forcément,
06:24parce qu'il n'y a plus ces esseins de drones
06:26et ces missiles comme au début de la guerre ?
06:27En tout cas, il y a un symbole, effectivement,
06:29qui pour l'instant est favorable à l'Iran
06:30et qui rentre, en fait, dans un narratif
06:32que l'Iran essaie de pousser depuis quelques jours déjà,
06:35où ils disent, voilà,
06:35si les États-Unis nous frappent,
06:37nous, on répondra pas avec des frappes
06:39qui sont à niveau égal,
06:40on répondra avec des frappes
06:41qui sont une fois et demie plus puissantes.
06:43On répondra de manière différente.
06:45On répondra avec des choses
06:46qui vont vous mettre en face
06:47beaucoup plus en difficulté qu'avant.
06:48Bref, on est tout simplement dans un narratif
06:50de maintien de la tension
06:52parce que pour les Iraniens,
06:53en l'occurrence, le temps joue pour eux.
06:55Et quand je parle du temps ici,
06:56on voit la dégradation des marchés énergétiques,
06:59mais pas que.
07:00On voit la dégradation aussi
07:01de la situation du transport maritime mondial.
07:04Il y a plein d'éléments
07:04qui se mettent les uns avec les autres
07:06qui font que l'Iran, aujourd'hui,
07:08est en train de faire le pari
07:09qu'effectivement, le baril de pétrole
07:11pourrait remonter à 120, 140, 150,
07:14au-delà de dollars, évidemment, le baril,
07:16parce qu'effectivement,
07:17les premières notions de pénurie
07:20vont commencer à émerger
07:21si la situation se maintient
07:23au début du mois de juillet
07:24ou dans le courant du mois de juillet.
07:25Vous vous dites que le temps joue pour eux.
07:27Pas le temps joue contre eux,
07:29parce qu'on peut aussi se dire
07:30que finalement,
07:30l'expression économique de l'Iran
07:32est devenue de plus en plus catastrophique.
07:34C'est l'autre façon de voir les choses.
07:36C'est la nuance que j'apporterai
07:37à ce que dit Mikko,
07:38c'est que l'Iran est quand même
07:40en train d'être lentement,
07:42sûrement, mais assez efficacement,
07:44étranglé d'un point de vue économique,
07:45n'a plus de ressources.
07:47Et si on voit à quel point l'Iran
07:49se bat dans les discussions
07:50de ces derniers jours
07:51avec les États-Unis
07:52pour obtenir en particulier
07:54des concessions financières
07:55et met vraiment le doigt
07:57en permanence sur l'importance
07:59du dégel des fonds
08:01qui sont immobilisés pour l'instant
08:03des avoirs iraniens
08:05dans le délai le plus court possible,
08:06ça nous dit quand même
08:07quelque chose
08:08de la manière dont,
08:09financièrement, économiquement,
08:10le pays est pris à la gorge également.
08:12Je suis complètement d'accord
08:13avec ça, évidemment,
08:14juste pour préciser.
08:15Alors, est-ce que l'arsenal iranien
08:16s'est puissé ?
08:17Écoutons ce qu'a révélé hier soir
08:18Donald Trump à ce sujet,
08:20le président américain
08:21qui s'est exprimé
08:21lors d'une interview
08:22à la chaîne NBC.
08:25La plupart des usines de drones
08:26ont été détruites.
08:27La plupart des rampes de lancement
08:29ont été détruites.
08:30Et la plupart des sites
08:31de fabrication de missiles
08:32ont aussi été détruits.
08:34Mais ils ont encore des capacités.
08:36Ils ont quelques missiles,
08:37quelques drones.
08:38Je dirais qu'en pourcentage,
08:39peut-être 21-22%
08:41de leurs missiles.
08:41Ça fait beaucoup,
08:42mais ce n'est pas ce que c'était
08:43quand nous avons lancé
08:44notre première attaque.
08:47Nicolas Tenzer,
08:47ça va un peu à l'encontre
08:48des chiffres communiqués
08:49par le New York Times
08:50ou CNN récemment
08:51quant à la capacité
08:52de renaissance iranienne,
08:54savoir que l'Iran
08:54aurait conservé environ 70%
08:56de son stock de missiles
08:57d'avant-guerre.
08:59Qui dit vrai ?
09:00Oui, écoutez,
09:01moi j'ai plutôt tendance
09:02à croire une information
09:04fiable des journalistes
09:05d'investigation.
09:06Mais ce n'est pas Donald Trump.
09:07Ce n'est pas Donald Trump.
09:08C'est ma question.
09:08Parce que quand même,
09:09Donald Trump,
09:10il nous a habitués,
09:10rappelez-vous,
09:11déjà après une semaine
09:13de guerre
09:13où il disait
09:1490% du stock de missiles...
09:16On a anéanti
09:17l'armée.
09:18Voilà.
09:19Donc je pense
09:20qu'il n'est pas plus crédible
09:20cette fois-ci.
09:21Mais c'est tout de même
09:22un appel d'échec
09:23alors pour Trump.
09:23puisqu'on a tout anéanti
09:25à 21% finalement.
09:27Bien sûr.
09:27Et je rebondis
09:28sur ce que disaient
09:28à la fois Thierry
09:29et Mikko tout à l'heure.
09:31C'est-à-dire que
09:32dans cette espèce
09:32de drôle de guerre,
09:33parce que c'est une guerre
09:34effectivement larvée,
09:36il y a quand même
09:36un perdant.
09:37Parce que Trump,
09:38sans arrêt,
09:39diffère, diffère.
09:40Il avait menacé,
09:41rappelez-vous,
09:41l'Iran d'attaque
09:43pour réduire l'Iran
09:44à l'âge de pierre,
09:45pour effacer
09:46la civilisation iranienne.
09:47Enfin, des propos
09:48par ailleurs monstrueux d'ailleurs.
09:50Et puis là,
09:51en fait,
09:51il ne fait rien.
09:52Il ne fait rien
09:52avec effectivement
09:54un risque majeur.
09:56Et le risque majeur
09:57qui a été pointé
09:57très bien tout à l'heure
09:58sur les marchés,
09:59sur les approvisionnements,
10:00finalement,
10:01c'est ça
10:01le principal échec
10:03de Trump.
10:03Et Trump,
10:04les Iraniens le savent,
10:05qui ne veut absolument
10:06pas recommencer la guerre,
10:07jouent dessus,
10:09au-delà même
10:09de leur faiblesse.
10:10Et je trouve
10:11que c'est assez catastrophique
10:13pour l'image
10:14des États-Unis
10:14que d'avoir effectivement
10:16cette situation
10:16de quasi-statu quo
10:18au-delà des escarmouches
10:19qu'on a décrites,
10:20parce que ce statu quo,
10:21il joue effectivement,
10:22il joue contre tout le monde,
10:24contre l'Europe,
10:25contre les puissances asiatiques
10:26qui sont beaucoup plus privées
10:27d'ailleurs que l'Europe,
10:28encore,
10:29il faut quand même le rappeler,
10:30contre les États-Unis.
10:32On se demande
10:32comment d'ailleurs
10:33l'opinion publique américaine
10:35va réagir
10:36devant effectivement
10:36ce qui paraît
10:37une sorte de capitulation
10:39de fait.
10:41Opposé à 60%
10:42à cette guerre,
10:42l'opinion américaine.
10:43En plus,
10:43vous avez raison
10:44de le rappeler.
10:44C'est rien,
10:45Gérenov,
10:45quand bien même,
10:45on parlait de 4000 missiles
10:46au début,
10:4720% de 4000,
10:48ça fait tout de même
10:48800 missiles.
10:49Au rythme où ils tirent
10:50ces missiles,
10:51finalement,
10:51ils ont un pouvoir
10:51de nuisance assez fort
10:53sur la longue durée.
10:55Vous savez,
10:55Donald Trump a publié
10:56à deux reprises
10:57sa photo
10:58en agent 007.
10:59on a juste
11:02oublié
11:02de lui préciser
11:03que 007
11:04il était anglais
11:04et non pas américain.
11:07Mais on a l'impression
11:08qu'il est descendu
11:09dans les sous-sols
11:11là où les Iraniens
11:14conservent
11:14ces missiles
11:15et qui lui-même
11:16il a calculé
11:17tous ces missiles.
11:18En fait,
11:19les chiffres
11:19des deux côtés
11:21ce sont les estimations.
11:23La même chose,
11:24vous savez,
11:24quand les chiffres
11:24de 70%
11:25sont sortis,
11:26on a émis
11:27quand même un bémol
11:28en regardant
11:29que personne
11:31ne peut dire
11:32à coup sûr
11:32combien il en reste.
11:35En fait,
11:35ce sont les estimations
11:36mais Donald Trump
11:37en fait,
11:38il se ridicule
11:39presque
11:40parce que là,
11:41il dit
11:41je sais exactement
11:42ce qui se passe.
11:44Personne ne le sait
11:45exactement.
11:46Et en même temps,
11:48en même temps,
11:49l'Iran a quand même
11:50un tout petit peu
11:51de réserve.
11:55Les escarmouches actuelles
11:56ça sert à ça aussi.
11:57Vous savez,
11:58les services de renseignement
11:59actuellement regardent
12:00à chaque fois
12:00quand les Israéliens
12:01sortent les rampes
12:02de lancement
12:03pour lancer
12:03quelques missiles,
12:05les Américains
12:06repèrent
12:06et les Israéliens
12:07repèrent
12:08avec les satellites
12:11dans l'espace
12:12ces emplacements
12:13et après
12:13les mettent
12:14dans les bases
12:14de données
12:15de prochains cibles
12:16ou peut-être même
12:17des cibles
12:18de ces escarmouches.
12:20Mais bien évidemment,
12:21tout ça,
12:22ça peut durer.
12:23Mais vous savez,
12:24il y a une chose
12:24que j'ai pensé ce matin
12:26en disant
12:27en 2022,
12:29est-ce qu'on aurait cru
12:30que la guerre en Ukraine
12:32durerait plus de 5 ans,
12:33plus de 4 ans
12:34la cinquième année ?
12:35Là,
12:36on est à plus de 90 jours
12:37de la guerre en Iran.
12:39mais ce n'est pas impossible
12:40que cette guerre
12:42comme ça
12:43dure aussi
12:433, 4 ans, 5 ans.
12:46Juste,
12:46on peut s'attendre à tout
12:47et si nous assistions
12:48dans les jours,
12:49peut-être les semaines
12:50qui viennent,
12:50à une rencontre
12:50entre Donald Trump
12:51et l'ayatollah Ramenei.
12:53Ça paraît complètement fou,
12:55c'est Donald Trump lui-même,
12:56le président américain,
12:57qui a expliqué
12:58qu'il serait honoré
12:59de rencontrer
13:00le guide suprême
13:00pour conclure un accord.
13:02Le guide suprême iranien
13:03et le président américain,
13:04tous les deux
13:04qui se serrent la main.
13:05La photo paraît
13:06totalement improbable.
13:06Oui,
13:07en même temps
13:07qu'il nous explique
13:09dans la même phrase
13:09qu'on ne sait pas
13:11véritablement
13:11dans quel état physique
13:12il est
13:13et qu'il n'est même pas sûr
13:14de...
13:14Il est peut-être
13:14en morceaux,
13:15à moins de dire.
13:17donc c'est du Donald Trump.
13:19Mais ce que ça nous dit
13:20quand même,
13:20c'est qu'il n'y a plus
13:24dans le paysage
13:26qu'envisagent
13:27les Etats-Unis
13:28la nécessité
13:29de renverser le régime.
13:30Au contraire,
13:31il n'y a pas...
13:31Ah ben non,
13:31si on va serrer la main
13:32de l'ayatollah,
13:32c'est que...
13:33C'est ça, me semble-t-il,
13:35le point important
13:36à retenir de cette phrase.
13:37Oui, ce serait un constat
13:37d'échec énorme
13:38de les avoir tous les deux.
13:39Et de la rhétorique américaine
13:40de ces derniers jours,
13:41c'est qu'on considère
13:42et c'est le cas
13:44depuis plusieurs semaines maintenant
13:45lorsqu'on regarde
13:46notamment la manière
13:46dont le président
13:48s'est exprimé
13:48à la fois devant les caméras
13:49et sur son réseau social
13:51que le régime iranien
13:52est un interlocuteur légitime
13:55avec lequel...
13:59République islamique.
14:00d'Iran, effectivement,
14:01dans plusieurs de ses messages
14:03sur son réseau social.
14:04Et ça, c'est quand même
14:06une concession importante
14:07par rapport à ce qui était
14:09la posture américaine
14:11au début de ce conflit,
14:12bien sûr.
14:13Et c'est aussi,
14:14par ailleurs,
14:14parce que c'est une dimension
14:16importante de la situation
14:17dans laquelle on se trouve
14:18aujourd'hui,
14:18l'une des raisons
14:19pour lesquelles
14:20on est dans une situation
14:22d'opposition
14:23de plus en plus frontale
14:24entre les États-Unis,
14:26Israël,
14:26et entre Donald Trump
14:28et Benyamin Netanyahou.
14:29Parce que pour lui,
14:30considérer que...
14:31Pour lui,
14:32le Premier ministre israélien,
14:34considérer que le régime
14:35ce n'est plus un sujet
14:36et qu'on peut tout à fait
14:37considérer qu'il peut rester
14:39en place et qu'il faut
14:40aller serrer la main
14:40de l'ayatollah,
14:41ce n'est pas vraiment
14:42sur cette position-là
14:44qu'est le Premier ministre israélien.
14:45Mika, est-ce qu'il cherche
14:46désespérément un interlocuteur,
14:47quelqu'un avec qui négocier
14:48Donald Trump
14:48ou c'est une stratégie de sa part ?
14:50Alors ça, tout le monde
14:51voudrait le savoir.
14:52Et là, pour le coup,
14:53il faut regarder ce que disent
14:54également les services
14:56américains, c'est sorti là aussi
14:57dans le New York Times
14:58aujourd'hui,
14:58qui explique très clairement
15:00qu'il y a une augmentation
15:02de la menace
15:03et la menace n'a jamais été
15:04aussi haute
15:05de l'espionnage
15:07par les services israéliens
15:08des Américains.
15:10Et ça, c'est assez nouveau
15:11effectivement.
15:12Et cette dimension-là,
15:13elle signale une chose
15:15qui est effectivement
15:16ce que Thierry évoquait.
15:17Le fait que, d'une part,
15:18même les Israéliens
15:19veulent essayer de comprendre
15:20où est-ce que Donald Trump va,
15:22quelle est sa stratégie
15:22s'il en a une, premièrement.
15:23Mais deuxièmement,
15:24essayer d'anticiper
15:25ce que peuvent faire aussi
15:26ceux qui sont justement
15:28sujets à cette pratique
15:29d'espionnage,
15:30c'est-à-dire, en l'occurrence,
15:31les négociateurs Vytkoff
15:32et un certain nombre
15:33de membres du département
15:34d'État.
15:35On se souvient qu'en 2018,
15:36Donald Trump avait rencontré
15:37Kim Jong-un.
15:37Alors, il n'était pas en guerre
15:38contre la Corée du Nord,
15:39mais effectivement,
15:40ça pouvait paraître aussi
15:41à l'époque totalement improbable.
15:42On va partir au Liban,
15:44si vous voulez bien,
15:45maintenant,
15:45second front de ce conflit
15:47très instable.
15:48On va retrouver
15:49Laura Cambo sur place.
15:50Là aussi,
15:50le cessez-le-feu,
15:51Laura a bien du mal
15:51à exister.
15:52Le Liban,
15:53marqué par la mort
15:53ces dernières heures
15:54de plusieurs militaires
15:56dans le sud du pays.
16:00Oui, tout à fait.
16:01Trois militaires libanais,
16:03deux officiers
16:03et un soldat
16:04qui ont été tués
16:05dans le sud du pays
16:06par une attaque
16:07de drones israéliennes.
16:09Alors,
16:09comment est-ce que Tsaal
16:10justifie cette attaque ?
16:12Eh bien,
16:12l'armée israélienne
16:13explique qu'il se trouvait
16:14dans un véhicule
16:15qui avait, je cite,
16:16une conduite suspecte.
16:18Tsaal qui explique
16:19que c'était également
16:20dans une zone
16:21qui avait été appelée
16:22à évacuer.
16:23Alors,
16:23vous vous en doutez,
16:24ici,
16:24il y a eu de vives réactions
16:26au Liban,
16:26notamment celle
16:27de Joseph Aoun,
16:28le président libanais,
16:29qui parle d'une violation
16:31flagrante
16:31de la souveraineté du pays
16:33puisque, en effet,
16:34ce sont trois militaires
16:35libanais qui ont été tués
16:36alors qu'ils étaient
16:37en train d'exercer
16:38sur le sol
16:38de leur propre pays.
16:40Cette attaque,
16:41elle a été conduite
16:42et vous le disiez,
16:43alors qu'il y a
16:43un accord de cessez-le-feu
16:44qui est censé
16:45être en train
16:46d'être appliqué
16:47dans le pays
16:48mais ici,
16:48concrètement,
16:49sur place
16:49avec Baptiste Keïta.
16:51On se rend bien compte
16:51qu'il n'y a pas
16:52de cessez-le-feu qui vaille.
16:54Il y a l'armée israélienne
16:54qui continue de pilonner
16:56la moitié sud du Liban,
16:58particulièrement
16:59à la zone
17:00avec la frontière
17:01avec Israël.
17:02Les attaques
17:02qui sont donc
17:03très fréquentes
17:04et puis il y a toujours
17:04cet acteur majeur,
17:06le Hezbollah,
17:07qui refuse cet accord.
17:08Il y a même
17:08Benyamin Netanyahou
17:09qui a affirmé
17:10que cet accord
17:11devait encore
17:12être pleinement finalisé.
17:13Laura Kambo
17:14en direct de Beyrouth
17:15au Liban avec Baptiste Keïta.
17:17Merci à tous les deux.
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