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CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:00100% politique week-end, bienvenue si vous nous rejoignez pour vous accompagner ce soir pour décrypter l'actualité de
00:07ce week-end.
00:08Marc Varno est avec nous, mon cher Marc. Bonsoir.
00:11Bonsoir Olivier.
00:12Et vous êtes ce soir avec Radouane Courag. Bonsoir.
00:15Bonsoir Olivier.
00:16Journaliste. William Maury, délégué national Alliance Police, sera également en liaison avec nous puisque vous vous en doutez.
00:23Et nous allons décrypter ce soir l'actualité du week-end, ces violences insupportables qui ont eu lieu hier après
00:32la finale qui a vu le Paris Saint-Germain remporter cette coupe.
00:37Et on voit ces deux salles, deux ambiances. D'un côté la nuit folle dans la capitale, notamment à Paris.
00:44Et puis cet après-midi, au moins les supporters, les vrais, ont pu avoir leur moment, des drapeaux, une ambiance
00:51bon enfant au pied de la Tour Eiffel.
00:53On va décrypter tout cela. Mais avant cette journée de célébration du deuxième sacre consécutif du Paris Saint-Germain,
01:00eh bien se termine en ce moment même à Paris, puisqu'après le Champ de Mars et l'Élysée, les
01:06joueurs étaient au Parc des Princes,
01:07où les festivités viennent de se conclure. L'ambiance chaleureuse, bon enfant à l'intérieur.
01:13Mais des tensions, dès le début, ont commencé à apparaître aux abords de l'enceinte.
01:18On va aller sur place, retrouver Malo Steiner et Enzo Cordier. Bonsoir Malo.
01:24Je le disais, plusieurs personnes au début ont tenté de pénétrer à l'intérieur de l'enceinte du Parc des
01:30Princes.
01:31À cette heure-ci, quelle est l'atmosphère autour de vous ? On imagine, dispositif policier très important.
01:36Mais vraisemblablement, si l'on regarde les images et si l'on regarde la foule derrière vous, ça me semble
01:42assez calme à cette heure.
01:44Oui Olivier, c'est redescendu. Mais alors, ces festivités, aux abords du Parc des Princes, un peu tendues,
01:51elles ont commencé à 22h, alors que les joueurs étaient toujours dans l'enceinte, avec les ultras, les familles qui
01:58étaient venues fêter ce titre de Ligue des Champions.
02:03Ensuite, ils sont sortis. Et donc, ça a amené un mouvement de foule un petit peu plus important, porte de
02:09Saint-Cloud, pour rejoindre notamment les transports en commun.
02:12Et là, un gros dispositif de force de l'ordre a été déployé pour contenir les mortiers d'artifices qui
02:23ont été lancés.
02:26Mais depuis quelques minutes, ça y est, la tension est redescendue.
02:30L'objectif, qu'il faut bien comprendre, et ce qu'on a compris aussi, c'est qu'il faut différencier
02:35les gens qui étaient à l'intérieur du stade,
02:37qui sont des fans du Paris Saint-Germain et de football, et ceux qui étaient aux abords du stade.
02:43Ils nous l'ont dit, ils veulent bien qu'on fasse cette différence.
02:47Donc là, il y a toujours quelques tensions, il y a toujours des forces de l'ordre qui essayent de
02:51disperser les foules.
02:53Mais la fête a été bien fêtée et va, malgré tout, continuer.
03:00On voit quand même quelques familles qui sont là, dans les voitures, qui klaxonnent, etc. pour fêter ce titre.
03:07En attendant, nous, on va rester là pour voir si la situation évolue.
03:12Mais c'est vrai que depuis quelques minutes, la tension est redescendue, ici, Porte de Saint-Cloud, à quelques encablures
03:17du Parc des Princes.
03:18Merci beaucoup, Malo Steiner, avec Enzo Cordier.
03:22On reste attentifs, effectivement, à l'évolution de la situation sur place.
03:25William Maury, délégué national à Alliance, est en liaison avec nous.
03:30Bonsoir, merci de nous accompagner tout au long de cette heure.
03:33On l'a vu, situation à peu près calme ce soir.
03:36Gros dispositif policier, une fête sous surveillance.
03:40Alors, c'est vrai qu'il était temps que les supporters, les vrais, puissent avoir leur moment,
03:44puisque hier, et on va y revenir longuement, la rue, elle a été totalement volée par les voyous, par les
03:48délinquants.
03:49Est-ce que vos collègues restent sereins pour ce soir, pour cette nuit,
03:53notamment aux abords du Parc des Princes et dans la capitale, à Paris ?
03:57Bonsoir.
03:58Serein, je ne vais pas dire serein, parce qu'au vu de ce qu'on a vécu hier soir,
04:02je pense que tout le monde est sur le qui-vive, quand même.
04:05Comme disait votre journaliste sur place, il faut bien différencier les familles, les supporters et les casseurs,
04:10parce qu'il ne faut pas faire de l'amalgame entre tout le monde.
04:13Tout le monde n'est pas allogé à la même enseigne.
04:16On reste sur le qui-vive, parce qu'il ne faudrait pas que ça parte à l'échauffouré,
04:21à la bataille rangée, avec des familles en plein milieu.
04:24Voilà, donc l'idée, c'est d'évacuer le plus rapidement possible les familles.
04:27Et après, si on a des casseurs au milieu, on sait les interpeller, ça on sait faire.
04:32Mais voilà, l'idée, c'est que les familles ou les vrais supporters avec des enfants, etc.,
04:37ne se retrouvent pas bloqués entre nous, les forces de l'ordre, et les casseurs et les pilleurs.
04:44William Maury, vous restez avec nous.
04:47En tout cas, les violences d'hier ont provoqué, suscité énormément de réactions politiques.
04:51C'est devenu un enjeu politique, d'ailleurs.
04:53Emmanuel Macron, il recevait les joueurs du Paris Saint-Germain,
04:56et il a livré un discours.
04:59Et il a démarré, justement, sur ces violences, ces violences insupportables,
05:04qui ont eu lieu cette nuit à Paris et sur tout le territoire.
05:08Écoutez le président de la République.
05:10Je voudrais avoir un mot pour commencer.
05:14Parce que malheureusement, on a vu, et je ne veux pas qu'on s'habitue à ça,
05:18et personne n'a envie qu'on s'habitue à ça,
05:20des scènes de violences inacceptables à Paris et dans d'autres villes,
05:24hier soir, une bonne partie de la nuit.
05:27Et donc, je veux remercier le ministre de l'Intérieur, le préfet de police,
05:30l'ensemble des équipes qui se sont mobilisées,
05:33sur la plaque parisienne et dans beaucoup de villes de province,
05:36face à ce qui est inqualifiable.
05:46Je veux remercier l'ensemble de nos forces de l'ordre,
05:48évidemment, nos commerçants qui ont été touchés, les victimes,
05:51les gens qui ont été blessés.
05:52Ce n'est pas le foot, ça.
05:54Ce n'est pas le sport, ce n'est pas ce qu'on aime.
05:56Donc, merci à nos policiers et à nos gendarmes.
05:59On sera intraitables avec ceux qui ont été attrapés.
06:01On ne veut plus voir ça.
06:03Fini.
06:03On en aura le bol.
06:05Terminé, ça.
06:06On en aura le bol.
06:07Terminé, Marc Verneau.
06:08On pourrait presque applaudir.
06:09Si ce n'était pas la énième fois qu'Emmanuel Macron
06:13ou qu'un président découvre effaré que la France est en train de brûler.
06:17Ce n'est pas la première.
06:17Moi, j'allais vous poser une question.
06:19Est-ce que les images du président que vous nous montrez
06:22sont des images de cette année ou de l'année dernière ?
06:24Ah, très bonne question.
06:25Parce que, personnellement, c'est exactement le même discours
06:27que celui qu'il a tenu l'année dernière.
06:30Être intraitable.
06:31L'année dernière, il y avait eu deux morts et 190 blessés.
06:34Macron avait fait un discours pour dire que c'était intraitable.
06:36Ça ne se reproduira jamais.
06:37Hier soir, il y a eu 780 interpellations.
06:40Il y a eu des blessés graves.
06:41Il y a eu plus de 50 policiers et gendarmes blessés.
06:43Macron fait un discours.
06:44Ça ne va jamais se reproduire.
06:46C'est grave.
06:46C'est inadmissible.
06:47Bon, OK.
06:48Il est prix Nobel du discours.
06:49Mais enfin, dans la case réalité, franchement,
06:51c'est du bis repetita en permanence.
06:54Si on veut que ça ne se reproduise pas,
06:55il faut prendre des mesures.
06:56Il faut prendre des vraies mesures.
06:57Il faut arrêter de faire des discours et du marketing.
07:01Quand M. Nunez dit que finalement, tout va bien,
07:04parce que c'est grosso modo ce qu'il a dit aujourd'hui,
07:06le moins qu'on puisse dire, c'est que tout va mal.
07:09On est la risée du monde entier.
07:10Les images de Paris hier soir ont fait le tour du monde.
07:13Ce sont des images qui sont épouvantables pour l'image de la France.
07:16Et puis pour les Parisiens, accessoirement,
07:17les gens ont le droit de vivre dans la tranquillité
07:19et pas dans l'émeute permanente.
07:21Donc M. le Président, je ne sais pas à qui il parle,
07:23je ne sais pas ce qu'il a vu,
07:25mais ce n'est pas ce que j'ai vu.
07:26Et franchement, on n'a pas envie de l'écouter.
07:29Parce que vous parliez du ministre de l'Intérieur.
07:32Là aussi, ça nous a interpellés.
07:33Qu'est-ce qu'il a dit, Laurent Nunez, M. Nunez ?
07:37Il a dit que la situation a été totalement sous contrôle.
07:41Globalement sous contrôle.
07:42Et quand vous voyez les images,
07:43et hier nous avons suivi en direct,
07:45tout au long de la soirée, ce qui était en train de se jouer,
07:48nous n'avions pas la même perception.
07:50On écoute le ministre de l'Intérieur.
07:53La situation a été globalement sous contrôle.
07:55On a eu évidemment des débordements
07:57que vous avez toutes et tous notés,
07:59qui ont entraîné des troubles à l'ordre public,
08:02voire des violences urbaines,
08:03mais qui ont systématiquement été pris en compte
08:05par les forces de l'ordre.
08:06Systématiquement, il y a eu une réponse policière
08:09qui a été mise en place.
08:11Bon, le Président de la République,
08:13vraisemblablement, il dit l'inverse
08:14de ce qu'a déclaré le ministre de l'Intérieur,
08:17Adouane Courac.
08:18Ce gouvernement est une funesterie.
08:21Déjà, ils disent tout est son contraire.
08:23Mais je rejoins à Marc.
08:25D'ailleurs, Emmanuel Macron n'avait pas besoin
08:26de prendre la parole si c'était pour répéter,
08:29mot pour mot, ce qu'il avait dit l'an dernier.
08:31Mais moi, ce qui me chagrine,
08:32moi, je suis un supporter du PSG.
08:33Moi, j'étais très heureux, très, très content
08:35de la victoire du PSG hier.
08:37Mais aujourd'hui, l'image de la France à l'international,
08:40l'image de Paris, elle est abîmée.
08:42La France est le seul pays d'Europe,
08:45peut-être même le seul pays du monde,
08:46dans lequel, après une victoire,
08:49on casse, on détruit, on agresse.
08:51Mais c'est terrible, c'est désastreux.
08:53C'est-à-dire que la France est au bord
08:56d'un effondrement, on est au bord du précipice.
08:59Et nos gouvernants regardent sans agir.
09:02Quant à Laurent Nunez, nos comments.
09:05Alors, je vous sens tous les deux très énervés
09:07et remontés.
09:08Et comme beaucoup, d'ailleurs, de téléspectateurs français,
09:10on va s'intéresser aux causes, bien évidemment,
09:12de ce qui se joue actuellement en France.
09:14Mais William Maury, policier,
09:17vous, ce soir, représentez donc les forces de l'ordre.
09:22Quand le ministre de l'Intérieur dit
09:23tout a été globalement sous contrôle,
09:26nous, on a vu des images,
09:27les forces de l'ordre qui étaient en première ligne,
09:30ça a été un maintien de l'ordre particulièrement musclé.
09:33C'est ce que nous avons constaté.
09:34Et on a aussi constaté que non,
09:36tout n'était pas sous contrôle.
09:37La preuve, les Parisiens, les supporters,
09:39ne pouvaient pas descendre dans la rue.
09:42Alors, on parle beaucoup de Paris,
09:44mais le problème, c'est qu'il n'y a pas eu que Paris.
09:47Il y a eu Grenoble, il y a eu Claire-Pontferrand.
09:49Vous avez eu Angers, vous avez eu Bordeaux,
09:52vous avez eu, voilà, ça a fêté,
09:54ça a cassé quasiment sur toutes les grandes villes de France.
09:58Hier soir, voilà, moi, je suis en charge de la nuit.
10:01Donc, voilà, on avait un pôle dédié
10:04pour toutes les problématiques qui pouvaient se passer.
10:05On a eu un nombre d'appels incalculables
10:07de nos collègues sur le terrain
10:08pour nous dire que c'est le feu,
10:09ça devient très compliqué à tenir.
10:12Ce matin, une fois qu'il y a eu les déclarations
10:15du ministre de l'Intérieur,
10:16on a pris le même nombre d'appels,
10:17c'est-à-dire de nos collègues qui nous ont dit
10:20mais on n'a pas vécu la même soirée,
10:22ce n'est pas possible.
10:23On n'a pas, nous, sur le terrain,
10:25on a pris la foudre,
10:26on a essuyé des violences,
10:29alors que ce soit nous, que ce soit les gendarmes
10:30ou les pompiers,
10:31parce que les pompiers se sont faits agresser aussi.
10:34On n'a pas vécu la même soirée,
10:36que ce soit du côté des forces de l'ordre
10:37ou du côté du ministre de l'Intérieur
10:39et de ses équipes.
10:40Et c'est ça qui est désolant
10:41et c'est pour ça qu'au Bureau National Alliance,
10:43on a fait un communiqué de presse
10:45en expliquant qu'on n'avait peut-être pas
10:48la même vision des choses
10:49et qu'à un moment,
10:51il fallait arrêter d'employer des mots
10:52pour lisser la situation,
10:54mais il fallait faire un réel constat.
10:56Et le réel constat,
10:57ça fait des années qu'on le fait,
10:58ça fait des années qu'à chaque événement,
11:00que ce soit le foot,
11:01que ce soit le 31 décembre,
11:04que ce soit tout et n'importe quoi,
11:05tout est prétexte à casser.
11:07Sauf que, c'est ce que je disais hier soir
11:09à vos bons frères,
11:11la problématique qui va se passer,
11:13c'est que dans les 24 ou 48 heures,
11:14à la fin des gardes à vue,
11:16il y a 460 gardes à vue, il me semble,
11:18c'est là où il faudra regarder.
11:20Il faudra regarder les réquisitions du parquet
11:22et réellement les peines qui ont été prononcées
11:25et qu'est-ce qui va être appliqué.
11:27Je vous rappelle que l'année dernière,
11:28il y a 5% des personnes qui ont été placées en garde à vue
11:31qui se sont ressorties avec des condamnations
11:35et énormément avec des travails d'intérêt général.
11:40Merci William Morelli.
11:41Vous restez avec nous parce que Marc Varnot,
11:43alors ça, ça va être un point crucial.
11:45Regardez, effectivement,
11:46après les interpellations, les gardes à vue,
11:48il y a combien de personnes vont être condamnées
11:50déjà à les comparutions immédiates ?
11:52Pour compléter ce qui vient d'être dit,
11:55l'année dernière, il y a eu 95 gardes à vue,
11:57il y a eu 5 comparutions immédiates
12:00et 3 comparutions intérieures.
12:02C'est-à-dire qu'il y a 8 personnes,
12:048 personnes qui ont été poursuivies.
12:06Je ne sais pas si vous réalisez,
12:07il y a eu 127 interpellations,
12:09ce qui n'est rien par rapport à ce qui s'est passé,
12:11et 8 personnes poursuivies.
12:13Et là, on est en train, pardonnez l'expression,
12:15de nous enfumer,
12:16parce qu'on nous dit qu'il y a 780 personnes interpellées.
12:18Mais oui, sur toute la France.
12:20Donc comme ça, vous ne pouvez pas comparer les deux.
12:22C'est-à-dire qu'en réalité,
12:23on vous balance toujours des chiffres
12:24pour que vous ne les compreniez
12:26et pour qu'on puisse vous dire
12:27que finalement, ça va bien,
12:28ce n'est pas si mal que ça,
12:30ce n'est pas si grave.
12:31Regardez, non, les chiffres sont épouvantables
12:33et la réalité,
12:34c'est que les peines qui vont être prononcées,
12:36qu'il faudra garder à la loupe,
12:38moi, je vous mets ma main au feu,
12:39qu'elles sont symboliques.
12:40On va voir si le message de fermeté
12:42d'Emmanuel Macron a été entendu par la justice.
12:44En tout cas, on parlait des politiques
12:46qui étaient totalement dans le déni,
12:48où il y avait un décalage,
12:50un fossé entre la réalité,
12:52entre ce qu'ont vécu les forces de l'ordre hier
12:54et la perception du coup politique.
12:56On va écouter le ministre de l'Économie.
12:58Ce matin, il s'exprimait sur la situation
13:01après la finale
13:02et la victoire du Paris Saint-Germain.
13:03Écoutez.
13:04Ce n'est pas une fatalité.
13:06Là, on ne parle pas des supporters de foot.
13:08On parle ça, d'ailleurs,
13:09moi, j'étais avec Laurent Dunez tout à l'heure au téléphone.
13:11On parle sans doute de gens
13:12qui n'ont même pas regardé le match,
13:14qui visaient avant tout à mettre le chaos.
13:17Et ce que je souhaite dire à vos auditeurs,
13:19c'est qu'ils ont échoué là-dessus.
13:20Ils n'ont pas réussi à mettre le chaos.
13:22Un paquet d'entre eux vont passer la soirée
13:24et peut-être plus en prison.
13:28Ils ont échoué.
13:30Déjà, le ministre de l'Économie dit n'importe quoi.
13:32Personne ne va passer la soirée en prison.
13:34Ça ne se passe pas comme ça.
13:35Un certain nombre d'entre eux
13:36ont sans doute passé leur soirée en garde à vue
13:39et ont ce matin été libérés.
13:41D'autres seront peut-être condamnés,
13:43mais à des peines absurdes.
13:45Mais il faut s'intéresser aux vrais problèmes.
13:46Il faut regarder qui sont ces délinquants,
13:48qui sont ces racailles, finalement.
13:52On y reviendra largement tout à l'heure.
13:55Mais peut-être intéressons-nous
13:56maintenant sur la réaction,
13:57le déni du politique, si vous voulez bien.
13:59Juste un mot.
14:01Juste un mot.
14:01Je crois que M. Lescure ne vit pas au même endroit que nous.
14:04Il ne vit pas à Paris.
14:05Il doit être dans les îles, à mon avis.
14:07Parce que s'il vivait à Paris,
14:08il aurait pu interroger des gens
14:10qui vivent dans le centre de Paris.
14:12Moi, j'en connais beaucoup
14:12qui vous disent qu'hier,
14:14ils n'ont pas pu fermer l'œil de la nuit,
14:15qu'ils ont eu peur de rentrer
14:16ou de sortir de chez eux.
14:18Le centre de Paris, le 8e et le 16e,
14:21ont été, pendant quasiment toute la nuit,
14:23en insurrection.
14:24C'est la case réalité.
14:25Alors, dire que globalement,
14:27ça s'est bien passé,
14:27je trouve que c'est scandaleux.
14:29Et puis, une deuxième chose,
14:30c'est lorsque vous avez un député de la majorité,
14:33il ne faut pas le nommer M. Carl Olive,
14:35qui saute sur une voiture
14:36pour montrer sa joie
14:37et qui a un geste
14:38qu'ont toutes les racailles
14:40de sauter sur les voitures,
14:41l'image qui est envoyée.
14:43Mais vous imaginez,
14:44il est député de la majorité présidentielle
14:46et il saute sur une voiture
14:47pour montrer qu'il est content
14:48de la victoire du PSG.
14:49Ça, ça fait énormément de monde.
14:51Mais vous imaginez ce que ça veut dire ?
14:52Je suis beaucoup choqué, effectivement.
14:53Thierry Breton,
14:54qu'il était l'invité ce matin
14:56du grand rendez-vous.
14:57On va l'écouter,
14:58puisque là aussi,
15:00ça révèle un fossé
15:02mais tellement important
15:03entre la réalité
15:04et la perception du politique.
15:05Vous réagirez ensuite
15:07à Radouane Courac.
15:09J'en suis en train de dire...
15:10Je me suis à l'esprit
15:11pour commenter hier soir.
15:12C'est un moment d'unité.
15:13Ah oui, c'est clair.
15:14C'est clair parce qu'il y a eu
15:15vraiment un moment de communion,
15:17je dirais,
15:18de l'ensemble des Français
15:19autour de ce succès extraordinaire.
15:22Quand même,
15:22la deuxième fois,
15:23la Coupe d'Europe,
15:24c'est quand même extraordinaire.
15:26Et c'est vrai
15:27que ça a réuni
15:28la très, très, très,
15:30très grande majorité
15:31des Français.
15:32Et quelque part,
15:33moi je vais vous dire,
15:34ça fait plaisir
15:35de voir les Français réunis.
15:37Mais les Français
15:37n'étaient pas réunis.
15:39Hier, à Radouane Courac,
15:40les Français étaient chez eux.
15:41Ils ne pouvaient pas sortir
15:42ni à Paris
15:43ni ailleurs d'ailleurs.
15:44Mais Thierry Breton
15:45vit certainement
15:46dans une réalité
15:46parallèle utopique.
15:48On aurait voulu
15:49qu'il y ait une belle communion
15:50avec les Français.
15:51On l'aurait souhaité.
15:52Elle était souhaitable
15:53et elle était espérée.
15:54Mais encore une fois,
15:55la fête a été gâchée
15:56par ces casseurs,
15:58par ces délinquants
15:59qui ont pourri la soirée
16:00d'un certain nombre
16:01de personnes.
16:02Paris, Toulouse,
16:03Bordeaux,
16:04tout un tas de villes
16:05de France,
16:06hier,
16:07ont vibré
16:08au rythme du chaos.
16:09C'était quand même
16:10assez flippant,
16:12assez impressionnant.
16:13Hier,
16:14les bruits
16:14que l'on pouvait entendre
16:15dans la capitale,
16:16des bruits de tir,
16:17des bruits d'artifice,
16:18des bagnoles détruites,
16:19des incendies
16:20à droite et à gauche.
16:21Donc non,
16:22il n'y a pas eu de communion.
16:23Il y a eu de la destruction
16:24malheureusement.
16:24Cette communion,
16:25on l'aurait souhaitée.
16:26Les Français la voulaient,
16:28je pense.
16:28Mais la fête a été gâchée
16:29par une bande de racailles.
16:31Alors,
16:31le député Carl Olive,
16:32j'y reviens,
16:33puisque je viens de le voir,
16:34s'est exprimé sur les réseaux sociaux.
16:36Il présente ses excuses
16:37tout en reconnaissant
16:38un comportement puérile.
16:40Voilà.
16:42C'est puérile.
16:43Je pense que
16:44si l'Assemblée nationale
16:45avait un minimum
16:46de dignité,
16:47le bureau de l'Assemblée,
16:49qui est l'organe
16:50qui sanctionne,
16:52convoquerait
16:52M. Carl Olive
16:53et le sanctionnerait.
16:54Je pense que
16:55si la France
16:55était encore la France,
16:56l'Assemblée nationale
16:57sanctionnerait un député
16:58qui a eu le comportement
16:59de M. Olive.
17:00C'est inadmissible
17:01ce qu'il a fait.
17:01Et ce ne sera,
17:02vous ne vous en doutez jamais fait.
17:04William Maury,
17:05sur la question
17:06du dispositif
17:08du maintien de l'ordre,
17:09est-ce que vous diriez
17:10ce soir
17:10qu'a ça été au fond
17:12l'échec
17:13du gouvernement
17:14puisque le maintien de l'ordre,
17:16on le sait,
17:16c'est une question
17:17avant tout politique.
17:18Les forces de l'ordre,
17:19on leur donne des ordres,
17:20on leur dit
17:21le dispositif
17:21à mettre en place
17:22et elles obéissent
17:24à l'autorité administrative.
17:25Vous diriez aujourd'hui
17:26que le politique,
17:27le ministère de l'Intérieur
17:29est en position d'échec
17:31après ce qu'on a pu voir hier ?
17:33Quand on est en capacité
17:35de réunir 22 000 policiers
17:38et gendarmes
17:38pour assurer un match,
17:41parce que je rappelle,
17:42c'est qu'un match de foot.
17:44C'est-à-dire qu'on connaissait
17:46l'enjeu,
17:47on connaissait le contexte.
17:49Ce n'est pas tant
17:50le maintien de l'ordre
17:51entre guillemets,
17:54ce n'est pas le maintien de l'ordre
17:55qu'il faut pointer du doigt
17:56à mon sens.
17:57Ce qu'il faut pointer du doigt,
17:58c'est tout ce qui va à côté.
17:59C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
18:00mes collègues,
18:01ils travaillent
18:02avec une épée de Damoclès
18:03au-dessus de la tête.
18:04Le moindre écart,
18:05le moindre blessé,
18:07la moindre vidéo
18:08qui va sortir
18:09laissant à penser
18:10que l'interpellation
18:11a été mal faite,
18:13on va être cloué au pilori
18:15par les politiques,
18:16par certains médias
18:18et comme hier soir,
18:20immédiatement après le match,
18:21on avait un tweet
18:22de l'extrême gauche,
18:23Madame Guettet,
18:24qui disait
18:24qu'elle enjoignait
18:26le ministre de l'Intérieur
18:28de laisser la fête
18:29se faire
18:30alors que tout était
18:31en train de brûler
18:32déjà avant le coup d'envoi.
18:34Ce qui ne va pas
18:35dans notre pays,
18:37c'est qu'au lieu
18:38de vouloir rétablir
18:40l'ordre
18:41et que tout se passe bien,
18:43je vois par exemple
18:44en Angleterre
18:44où c'est bien passé,
18:451,5 million de personnes
18:47réunies dans les rues,
18:48il n'y a pas eu
18:48un écart de conduite,
18:49sauf que nous,
18:50ça fait 20 ans
18:51que nos politiques
18:52excusent tout.
18:53Nos politiques,
18:54il y a toujours
18:55une petite phrase
18:56pour dire
18:56les pauvres gamins,
18:58les pauvres gamins,
18:58il faut comprendre,
18:59ils sont rejetés,
19:00ils sont excusés,
19:01il faut les excuser,
19:02mais non,
19:03il ne faut pas les excuser,
19:03il faut les sanctionner,
19:05il faut les sanctionner,
19:06au premier écart,
19:07il faut les sanctionner
19:07parce que sinon,
19:08ça donne des récidivistes
19:09et des multirécidivistes.
19:10C'est pour ça aujourd'hui
19:11qu'on est dans une situation
19:13où on est pro,
19:14c'est,
19:16je n'ai pas ce mot,
19:17mais c'est le chaos,
19:17c'est le chaos
19:18quand vous voyez
19:19des policiers,
19:19des gendarmes
19:20en prendre plein la tronche,
19:21quand vous voyez
19:24des pompiers
19:25être obligés limite
19:26de se battre
19:27avec ces jeunes racailles
19:29parce qu'il n'y a pas
19:30d'autres mots,
19:31c'est à vomir
19:31ce qui s'est passé hier soir.
19:33Même les pompiers
19:33effectivement
19:34qui ont été pris à partie,
19:36mais c'est vrai Marc Varnot,
19:37sur la question du dispositif,
19:38on sait que le politique
19:39s'est affiché sa fermeté,
19:41on l'a vu avec les gilets jaunes,
19:43les agriculteurs.
19:44Alors quand on voit
19:45ce qui s'est passé hier,
19:46on se dit
19:46est-ce qu'il n'y a pas aussi
19:47un deux poids, deux mesures
19:49dans l'intervention,
19:50une inégalité de traitement ?
19:52Ça a été soulevé.
19:53Écoutez,
19:54je vous laisse
19:55en tirer des conclusions,
19:56mais ce qui est certain,
19:57si vous voulez,
19:58c'est qu'on n'a pas vu
19:58beaucoup d'engins blindés
19:59hier dans Paris.
20:00Par exemple.
20:01Alors dès que vous avez
20:02un rassemblement de la FNSEA
20:03ou de la Confédération Rurale,
20:05vous avez les blindés
20:06sans tort de la Gendarmerie
20:07qui sont alignés
20:08en Randonnion.
20:09Alors que
20:09ils étaient beaucoup plus utiles
20:11hier dans les rues de Paris
20:12pour ne serait-ce
20:13qu'affirmer
20:13une soi-disant fermeté
20:16qui paraît-il
20:17le gouvernement avait.
20:18Ça c'est la première chose.
20:19La deuxième chose,
20:20c'est qu'on a vu
20:21des images hier soir
20:22mais qu'on voit
20:23nulle part au monde.
20:24On a vu des policiers
20:25prendre,
20:26interpeller des gens
20:27avec une délicatesse
20:29mais c'est du jamais vu.
20:30Et on voit des gens
20:31se débattre
20:31et s'enfuir
20:33sans que les policiers
20:34ne les matraquent
20:36ou ne les gazent.
20:37C'est des choses
20:37que l'on ne voit
20:38jamais nulle part.
20:39On sent bien
20:39que les policiers
20:40n'osent pas
20:42ou ont reçu l'ordre
20:43d'y aller mollo.
20:44Ça se voit
20:45sur les images.
20:46Et d'ailleurs,
20:46quand on voit la violence
20:47avec laquelle ils sont attaqués,
20:48je rejoins le syndicaliste policier,
20:50ils sont attaqués,
20:51pourquoi ils sont attaqués
20:52les policiers
20:52avec une telle violence ?
20:53Parce qu'il n'y a pas de sanctions.
20:55Et que ceux qui ont déjà attaqué avant,
20:57ils n'ont pas été sanctionnés,
20:58qu'est-ce qu'ils font ?
20:59Ils reviennent.
20:59Ils recommencent, bien sûr.
21:00Et c'est toujours le même sujet.
21:01Vous savez que quand on parle
21:03des refus d'obtempérer,
21:04on le dit toujours.
21:05Pourquoi il y a autant de refus
21:06d'obtempérer ?
21:07Parce que vous avez 99,97% de chances
21:10qu'on ne vous tire pas dessus.
21:12Donc forcément,
21:12les gens font des refus d'obtempérer.
21:14Quand ils tirent des mortiers d'artifice
21:15sur les gendarmes
21:16et sur les policiers,
21:17il ne leur arrive quasiment rien.
21:18Pourquoi voulez-vous qu'ils s'arrêtent ?
21:19Bien sûr.
21:20Il n'y a pas de sanctions
21:21ni de sanctions exemplaires d'ailleurs.
21:22Alors LFC qui,
21:24une fois de plus,
21:25inversion accusatoire
21:26et a dénoncé le comportement
21:28des forces de l'ordre
21:29en disant que le ministre
21:30de l'Intérieur
21:31empêchait les Français
21:32d'aller faire la fête.
21:33Les mêmes,
21:34les mêmes qui depuis
21:35des semaines et des semaines
21:36s'attaquent au canon français.
21:38Vous savez,
21:38ces gens qui font la fête
21:39qui n'ont jamais cassé
21:40ne serait-ce qu'un verre.
21:42Voilà.
21:42C'est absolument hallucinant
21:44aussi pour revenir sur cette conclure
21:46peut-être sur les réactions politiques
21:47et notamment celle
21:48de la France insoumise.
21:49La France insoumise
21:50soutient son électorat.
21:52Je pense que si on fait un sondage
21:54parmi les casseurs et les émeutiers,
21:55Jean-Luc Mélenchon
21:56était élu dès le premier tour.
21:57Mais ces abrutis ont inventé
21:59le concept d'émeute joyeuse.
22:00Normalement,
22:01dans un pays normal,
22:02quand il y a une émeute,
22:03c'est la conséquence
22:04d'une décision politique néfaste,
22:06la conséquence
22:08d'une mauvaise nouvelle.
22:10Hier,
22:10ces racailles
22:11ont tout cassé,
22:13tout détruit
22:13dans la joie
22:13et la bonne humeur.
22:14Ils prenaient un malin plaisir
22:15à tout détruire
22:16et à tout casser.
22:17Et à se filmer,
22:19bien évidemment,
22:20puisqu'on a vu des vidéos...
22:21Et à l'exhiber fièrement.
22:22Et à l'exhiber fièrement.
22:23Ils sont très exhibitionnistes
22:24sur l'Europe.
22:25Et les langues
22:26vont se délier
22:27puisque les témoignages
22:29d'agressions,
22:30les témoignages
22:31de véhicules volés
22:32se succèdent.
22:32On va avoir la vérité
22:34d'heure en heure,
22:35de jour en jour
22:35qui va éclater.
22:36Marc Vardin.
22:37Mais moi,
22:37il y a une image
22:38qui me surprend
22:39et qui est surprenante.
22:41C'est celle
22:42du périphérique.
22:44Si vraiment,
22:45il y a un endroit
22:46où les voyous
22:47ne devraient pas aller,
22:48c'est sur le périphérique.
22:49Parce que le périphérique,
22:50vous avez quatre issues,
22:51vous mettez les gendarmes
22:52sur les quatre issues,
22:52vous interpellez tout le monde.
22:53Donc moi,
22:54j'ai une question
22:54à poser à M. Nunez
22:55pour qui tout s'est
22:56globalement bien passé.
22:57Comment se fait-il
22:58qu'on n'ait pas interpellé
23:00100% de ceux
23:01qui sont allés
23:01sur le périphérique ?
23:02C'est pourtant facile.
23:03La porte Maillot,
23:04on connaît bien la porte Maillot,
23:06il y a quatre bretelles
23:06d'entrée et de sortie.
23:08Comment se fait-il
23:08que les gens
23:09qui sont descendus
23:09sur le périphérique
23:10n'ont pas été interpellés ?
23:11Ils n'ont pas été interpellés
23:12parce qu'on n'a pas voulu
23:12les interpeller.
23:13Donc la question d'après,
23:14c'est pourquoi
23:14on n'a pas voulu
23:15les interpeller ?
23:16Peut-être que William Maury
23:18a des éléments,
23:19des clés de lecture
23:20à nous donner.
23:20Pourquoi effectivement
23:21les gens qui ont
23:22entravé la circulation
23:23et c'est un délit
23:24entrave à la circulation,
23:25ils n'ont pas été interpellés ?
23:27William Maury.
23:29Pour être honnête,
23:30il faudrait poser la question
23:31au ministre de l'Intérieur.
23:33Après,
23:33pour des raisons pratiques,
23:36il y avait,
23:37on va dire,
23:38entre 300 et 400 bonhommes
23:40qui étaient en train
23:41de bloquer le périphérique.
23:42Si vous interpellez
23:43300 ou 400 bonhommes,
23:44c'est-à-dire que vous diminuez
23:49quasiment par deux
23:49le dispositif de sécurité
23:52mis en place sur Paris
23:52et ça,
23:53ce n'est pas entendable.
23:54Donc je pense qu'ils se sont dit
23:55à un moment,
23:56il vaut mieux les avoir
23:56sur le périph'
23:57et au moins,
23:58on les a en as,
24:01c'est-à-dire qu'on les a localisés,
24:02ils sont à un endroit,
24:04un endroit T à ce moment-là
24:06et je pense que c'est comme ça
24:08que ça a été vu.
24:09On va marquer une très courte pause.
24:11Vous restez avec nous.
24:13Dans un instant,
24:13on va revenir sur toutes ces violences
24:16malgré ce service d'ordre hors-nomme.
24:19Policiers et gendarmes
24:20n'ont malheureusement pas pu
24:22ou n'avaient pas les moyens
24:23pour arrêter cette...
24:26que la fête soit cachée.
24:28On y revient dans un instant.
24:33Et de retour sur le plateau
24:35de 100% politique week-end,
24:37minuit sur CNews.
24:38Alors, les images de la nuit dernière,
24:40elles ont bien évidemment
24:41fait le tour du monde.
24:43Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg,
24:45partout,
24:46des scènes de chaos,
24:47de violences urbaines.
24:48On va voir à l'antenne,
24:49d'ailleurs,
24:50quelques-unes de la presse internationale.
24:53Je demande...
24:53Voilà, vous voyez,
24:54violente émeute à Paris.
24:55Ça, c'est le lobby.
24:56La stampa aussi.
24:57Paris plongée dans le chaos.
24:59La Russie,
25:00comment les célébrations parisiennes
25:02du titre européen
25:03se sont-elles transformées
25:04en affrontements de rue ?
25:05Non, ça, c'est en Égypte.
25:06Et Corriere de la Serra,
25:08affrontement entre supporters
25:09de Paris Saint-Germain
25:09et forces de l'ordre.
25:10C'est intéressant, Marc Varnot,
25:12avant de revenir sur le bilan,
25:13nous parlions hors antenne
25:15et il est intéressant
25:15de partager aux téléspectateurs
25:18déjà de la fermeté de la police
25:19dans les autres pays.
25:20Ça n'a rien à voir.
25:21Il n'y a qu'en France
25:21où on a une police, au fond,
25:24avec qui vous pouvez parlementer.
25:26Évidemment.
25:26C'est-à-dire que je vous mets au défi
25:28en Suisse, en Allemagne,
25:29en Espagne, aux États-Unis
25:30de commencer à argumenter
25:31avec un policier,
25:32encore moins d'avoir
25:33un ton condescendant,
25:34encore moins de l'insulter.
25:36Je veux dire, en France,
25:36il suffit de s'arrêter
25:37deux minutes à cause d'un contrôle de police
25:39pour voir le comportement
25:40d'une grande partie des gens
25:42qui se permettent un comportement
25:43avec la police en France
25:44qui n'existe nulle part ailleurs.
25:46Et ça, c'est parce que
25:47l'autorité de la police
25:48a été battue en brèche.
25:50Et je pense qu'il y a deux dates
25:54à se souvenir.
25:55Il y a d'abord la mort de Rémi Fraisse
25:57au barrage de Sivins
25:58où après, les ordres
25:59qui ont été donnés à la police,
26:00surtout pas de mort,
26:00surtout pas trop de violence, etc.
26:02Donc ça, forcément,
26:03les voyous sont les premiers
26:04à être au courant et en profiter.
26:05Et puis, la deuxième chose,
26:06c'est surtout l'abandon
26:07de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
26:09Où là, la décision d'Edouard Philippe
26:11en 2018 a été catastrophique.
26:13C'est-à-dire que là,
26:13il a donné la légion d'honneur
26:16aux voyous
26:17la violence d'extrême-gauche à payer.
26:19C'est-à-dire que maintenant,
26:19vous êtes violent contre un projet
26:21qui est demandé,
26:22qui est réclamé par référendum
26:24par les habitants de la Loire-Atlantique.
26:26Eh bien, c'est pas grave.
26:26Le Premier ministre annule le projet.
26:29Et donc là, effectivement,
26:29on a donné des top départs.
26:31Et si vous ajoutez à ça le fait
26:33qu'il y a 120 000 peines de prison
26:34qui ne sont jamais effectuées,
26:35si vous ajoutez à ça le fait
26:37qu'il manque 50 000 places de prison,
26:39si vous ajoutez à ça
26:40qu'il faut 12 à 20 actes de procédure
26:43pour mettre quelqu'un en garde à vue
26:44lorsqu'il a fait une violence
26:45sur la voie publique
26:46et que la première erreur de procédure,
26:48il sera dehors,
26:49vous avez un système
26:50qui ne fonctionne plus du tout.
26:51Et voilà.
26:52William Maury,
26:52délégué national Alliance Police
26:54qui est avec nous.
26:55On parle souvent de la disparition
26:56de la peur du gendarme,
26:57contrairement à nos pays voisins
27:00ou même aux Etats-Unis.
27:02Les policiers, d'ailleurs,
27:03aux Etats-Unis sont seuls
27:05et peuvent interpeller
27:06et arrêter des véhicules,
27:07par exemple, en étant seuls.
27:09C'est tout à fait hallucinant,
27:10ce sera impossible en France.
27:12C'est la faute du politique,
27:13comme disait Marc Varnot,
27:15finalement, depuis des décennies,
27:17cette disparition
27:18de la peur du gendarme, du policier.
27:21Je suis rentré en 2003 dans la police.
27:23Ça fait 23 ans.
27:25Trois, quatre ans après,
27:27ça a commencé à partir en vrille,
27:29à partir du moment
27:30où le politique a tweeté,
27:34le politique s'est exprimé,
27:35exprimé sa compassion pour les auteurs.
27:37On a eu deux dates
27:39où vraiment,
27:39on a compris qu'il y avait un lâcher,
27:42que la police était lâchée
27:44par les politiques.
27:44C'est l'affaire,
27:45dite l'affaire Théo,
27:46où on a un président de la République
27:50à l'époque,
27:50François Hollande,
27:51qui s'est empressé
27:53d'aller au chevet
27:53de ce jeune-là.
27:56Et la seconde,
27:58là où on a encore gravi quelque chose,
28:00c'est l'affaire Naël.
28:01L'affaire Naël,
28:02avec la déclaration
28:03du président de la République actuelle,
28:05qui parlait de fautes inexcusables,
28:08sans connaître la totalité du dossier,
28:11sans avoir vu les vidéos
28:13où, pendant la course-poursuite,
28:16il avait failli écraser
28:18une dame sur un passage piéton
28:20et un cycliste
28:21à 116 km heure en ville.
28:24Encore une fois,
28:25on nous a pointé du doigt.
28:27Encore une fois,
28:27les forces de l'ordre,
28:28on s'est retrouvés
28:30à ne pas comprendre.
28:32Tous les jours,
28:33dans les médias,
28:34ou sur n'importe quelle chaîne,
28:36on nous traite raciste,
28:37on nous dit qu'il y a
28:37un racisme systémique
28:39dans la police.
28:39L'extrême-gauche
28:40fait son beurre là-dessus,
28:42parce que, forcément,
28:43ça flatte son électorat.
28:45Aujourd'hui,
28:46plus personne,
28:46ou du moins ces gens-là,
28:47n'ont plus peur de la police
28:48parce qu'ils sont soutenus.
28:50Ils sont soutenus
28:51envers et contre tout
28:53parce qu'il est de bon ton
28:57à quelques mois
28:59des échéances électorales
29:01de prendre une ligne politique.
29:04Alors,
29:04la ligne politique,
29:06je vous dis,
29:06il y a des gens
29:06qui nous défendent.
29:09On en a,
29:10on en a tous les jours
29:11au téléphone
29:11et il y en a
29:12qui nous crachent
29:12au visage en permanence.
29:13Et ça,
29:14par contre,
29:20à force de se faire
29:21cracher au visage,
29:22ça donne des scènes
29:23comme hier soir
29:23où nos collègues,
29:24ils n'osent même plus
29:25aller interpeller.
29:26Parce que,
29:26je vous dis,
29:27on peut interpeller.
29:28Nous, demain,
29:29on nous dit,
29:29voilà,
29:29les gars,
29:30vous avez carte blanche.
29:31Ce que vous avez vu
29:31dans Paris hier,
29:32ça n'existe plus.
29:33C'est simple.
29:35Vous avez effectivement
29:37les moyens.
29:38Vous ajoutez à cela
29:39un président de la République
29:40après les émeutes
29:42qui ont suivi
29:43la mort de Naël
29:44qui parlent
29:45de jeunes désabusés.
29:47Voilà,
29:47il ne faut pas
29:47qu'ils s'étonnent
29:47aujourd'hui,
29:48effectivement,
29:49des scènes
29:49que nous avons vues
29:51hier.
29:51Malgré ce service
29:52d'or hors normes,
29:53les policiers
29:54et les gendarmes
29:55n'ont pas pu empêcher
29:57les casseurs
30:00de gâcher la fête.
30:01Voilà ce qui s'est passé
30:02et de s'emparer de la rue.
30:03Le point avec Viviane Hervier.
30:05Les agents municipaux
30:07de la ville de Paris
30:08ont été mobilisés
30:09tôt ce dimanche matin.
30:10comme ici sur les Champs-Elysées
30:12pour tenter
30:13de faire disparaître
30:13toutes les traces
30:14des violences
30:15en marge
30:16de la victoire du PSG.
30:17Quand je vois ça,
30:20ça m'épouvante.
30:22J'ai aussi
30:22beaucoup d'émotions
30:23quand je vois
30:24tous les éboueurs,
30:25etc.,
30:26qui font un travail
30:27de titan
30:28pour essayer
30:28de remettre
30:29la ville d'aplomb.
30:30Ce n'est pas possible
30:31de continuer comme ça.
30:32Vitrines
30:33ou abribus explosés,
30:34poubelles
30:35et véhicules incendiés,
30:36des vélos
30:36ont également été
30:37vandalisés
30:38dans de nombreux
30:39arrondissements
30:39de la capitale.
30:41Particulièrement touchés,
30:42les abords du Parc des Princes
30:43où les riverains,
30:45pourtant habitués
30:45aux matchs sous tension,
30:47ne cachaient pas
30:47leur désarbois.
30:48Ça faisait peur
30:49de prendre les rues
30:50à quelle heure ?
30:51Il était minuit.
30:52Parce qu'on n'a pas
30:53l'habitude de ça,
30:53nous sommes du nord
30:54de la France,
30:55on est civilisés,
30:56je ne sais pas.
30:57des bombes qui explosaient
30:59et puis j'ai vu
30:59les feux d'artifice,
31:00vite,
31:00j'ai fermé mes volets
31:01par crainte
31:01que ça me pénètre
31:02à l'intérieur,
31:03que ça provoque le feu.
31:04Non, non,
31:04vraiment des angoisses.
31:12Avec 22 000 policiers
31:14et gendarmes mobilisés,
31:15dont 8 000 pour Paris
31:16et son agglomération,
31:17le ministre de l'Intérieur,
31:18Laurent Nunez,
31:19avait prévu un dispositif
31:21sécuritaire hors normes
31:22avec un bilan contrasté.
31:24La situation a été
31:25globalement sous contrôle.
31:26On a eu évidemment
31:27des débordements
31:28qui ont entraîné
31:29des troubles à l'ordre public,
31:30voire des violences urbaines,
31:32mais qui ont systématiquement
31:33été pris en compte
31:34par les forces de l'ordre.
31:36780 interpellations ont eu lieu
31:37sur l'ensemble du territoire.
31:39C'est 32% de plus
31:40que l'année dernière
31:41après la première victoire
31:43du PSG en Ligue des Champions.
31:45Le seuil de tolérance
31:47des Français,
31:47me semble-t-il,
31:49il a été atteint.
31:50Et la question,
31:51c'est pourquoi ce genre
31:52de guérilla urbaine
31:53après un match de football
31:55n'arrive qu'en France ?
31:56On a eu déjà des éléments
31:57avec une police
31:58qui est de moins en moins soutenue.
32:00Et puis,
32:01il y a aussi d'autres éléments.
32:02C'est que ces individus,
32:03on n'a jamais voulu
32:04nommer les choses.
32:05Il y a eu la culture
32:05de l'excuse.
32:06Il y avait des gamins
32:07de 12-13 ans.
32:09Moi, j'ai été assez frappé
32:11par le témoignage
32:11de cette dame
32:12qui parle de terreur,
32:13qui explique qu'elle est terrorisée.
32:14Ces gens,
32:15ce sont des terroristes.
32:16Ils terrorisent la population.
32:17Ils brûlent,
32:18ils cassent.
32:20Vraisemblablement,
32:20ils peuvent tuer
32:22dangereux, provoquer des incendies,
32:25provoquer de la casse,
32:27met en danger la population.
32:28Mais il faut se parler français
32:30car on est sur une chaîne
32:31d'information française
32:32et on dit toujours la vérité.
32:33Il y a un problème
32:34qui est beaucoup plus profond
32:35que ça.
32:36Il faut s'intéresser
32:36à qui sont ces émeutiers,
32:39qui sont ces casseurs.
32:40Ils sont pour beaucoup,
32:41comme moi,
32:42issus de l'immigration.
32:44C'est un fait.
32:45De quelle immigration ?
32:46De l'immigration pour beaucoup
32:47africaines ou maghrébines.
32:49Certainement,
32:50leurs parents leur ont inculqué
32:51leur ont inculqué
32:52de bonne valeur.
32:53Mais il faut se poser
32:54la question
32:55comment on en arrive
32:56à des jeunes
32:57de 12-13 ans
32:58qui viennent à déraper,
32:59à tout détruire.
33:00Prenons l'exemple du Maroc.
33:01Au Maroc,
33:01cela n'arrive jamais.
33:02Il y a deux ans,
33:04des Français
33:05d'origine marocaine
33:06vont au Maroc,
33:07provoquent des émeutes
33:08avec des quads,
33:09avec des scooters.
33:10Le roi du Maroc
33:10les expulse immédiatement.
33:12En Algérie,
33:13ça ne peut pas arriver.
33:14Je reviens des Émirats Arabes Unis,
33:15ça n'arrive pas.
33:16Ces gens,
33:17qui sont des Français
33:18d'origine maghrébine,
33:19se permettent de faire
33:20des choses en France
33:21qu'ils ne feraient pas
33:22dans le pays d'origine
33:22de leurs parents
33:23tout simplement
33:24parce qu'en France,
33:24il n'y a plus d'autorité,
33:26ils n'ont pas peur
33:26de la police
33:27et la justice est faible.
33:29La justice ne peut rien faire
33:31face à ces jeunes.
33:32Sans changement politique radical,
33:34on va vers l'abîme.
33:35Et vous savez
33:35où elle est l'autorité
33:36aujourd'hui ?
33:37Chez les narcotrafiquants.
33:38C'est ce que nous disait
33:39Reda Bellage,
33:40lui aussi policier,
33:41lui aussi ici de l'immigration.
33:43On va l'écouter.
33:45Bienvenue dans nos quartiers
33:46populaires de France
33:48qui ont décidé
33:50parce que les narcotrafiques,
33:51eux,
33:52ont fait leur job.
33:54Contrairement à nous
33:55parce qu'on ne nous laisse
33:56pas le faire.
33:57Ils ont pris le contrôle
33:57des quartiers.
33:58Donc du coup,
33:59ils ne brûlent plus les voitures
34:00dans les quartiers.
34:01Ils viennent dans les grandes villes.
34:03Voilà.
34:03Et le résultat aujourd'hui,
34:04il est triste.
34:05J'espère que les gens
34:06vont enfin ouvrir les yeux
34:07parce que c'est terrible.
34:09Tout à l'heure,
34:10vous avez vu,
34:10on revient encore
34:11les images du périph.
34:12Ça, c'est que ce que vous avez vu, vous.
34:14Il faut savoir qu'hier soir,
34:15il y a eu au moins
34:16une vingtaine de refus d'obtempérer
34:17parce qu'on parle
34:18du refus d'obtempérer.
34:19On a vu des individus
34:21qui étaient comme notre brave à nous,
34:25équipés avec des mortiers
34:26et qui tiraient sur tout
34:27ce qui bougeait,
34:28sur les véhicules des personnes
34:29qui rentraient en famille
34:30chez eux.
34:31Donc je pense,
34:32j'espère que certaines,
34:34peut-être certains hauts fonctionnaires
34:36vont prendre la responsabilité
34:37parce que pour moi,
34:38hier,
34:38ce qui s'est passé dans Paris
34:40est un vrai échec.
34:42Honnêtement,
34:42c'est vraiment un échec.
34:43Et tant qu'on ne,
34:44ce constat-là,
34:45on ne le fera pas,
34:46ça ne bougera pas.
34:47Mais moi,
34:47ce qui me dérange,
34:48c'est qu'en attendant,
34:49ceux qui payent les pots cassés,
34:50c'est les policiers
34:51et les gendarmes.
34:52Les hauts fonctionnaires,
34:53eux,
34:53si ça se passe bien,
34:54ils vont avoir une médaille.
34:55Et nous,
34:55notre corps,
34:56en tout cas celui
34:58des guerrins de la paix,
34:59nous,
34:59on va se retrouver
35:00soit en prison,
35:01comme on l'a vu
35:02dans la Fernelle,
35:03soit devant des tribunaux.
35:04Et ça,
35:04c'est vraiment triste.
35:06Marc Varnot,
35:06la France
35:07prie aujourd'hui
35:09le prix de son angélisme,
35:10paie le prix de son angélisme.
35:12Son angélisme
35:13et aussi,
35:14comme vient de le dire
35:15Edda Bellage,
35:15de l'impunité
35:17totale des politiques.
35:18Je ne vais pas revenir
35:19sur l'histoire
35:20de la mairie de Paris
35:21et du périscolaire,
35:23mais enfin,
35:23je veux dire,
35:23c'est absolument
35:24un scandale incroyable.
35:25Plus de 100 écoles concernées,
35:27il n'y a pas un politique
35:27qui est poursuivi.
35:28Ce que dit Edda Bellage
35:29sur la hiérarchie policière,
35:31c'est exactement
35:32la même chose.
35:32C'est-à-dire qu'il explique
35:34qu'il y a une partie
35:34des politiques
35:35et des hauts fonctionnaires
35:36qui sont tellement hors sol
35:38que de toute façon,
35:38ils ne risquent rien.
35:39Je pense que là,
35:41on touche le fond du problème.
35:43On est dans un pays
35:43aujourd'hui
35:44où si un chef d'entreprise
35:46gère très mal
35:47son entreprise,
35:48il peut être poursuit
35:49pour faute de gestion.
35:50Par contre,
35:51le président de la République
35:52qui a alourdi
35:54de 1 000 milliards
35:55hors Covid
35:55la dette de la France,
35:57lui ne risque rien.
35:58C'est vrai.
35:58Et on est dans un pays
35:59dans lequel
36:01un ministre de l'Intérieur
36:03qui dit une contre-vérité absolue
36:05et qui se satisfait
36:07d'un bilan
36:07où il y a des dizaines
36:08de policiers blessés
36:09n'a même pas la décence
36:11de démissionner.
36:12Il pourrait dire
36:12écoutez, voilà,
36:13je me suis trompé,
36:13je vous ai raconté n'importe quoi.
36:15Hier, ce qu'on a vu
36:15dans les rues de Paris
36:16est un scandale.
36:17Pas du tout,
36:17il dit le contraire.
36:18Il dit que ça s'est globalement
36:19bien passé.
36:20Il doit démissionner
36:20pour vous, Marc Marleau ?
36:21Mais moi, je pense
36:23qu'il y a 20 ans,
36:25il aurait été obligé
36:26de démissionner.
36:27Aujourd'hui,
36:28il a le choix
36:29de raconter n'importe quoi
36:31et de ne même pas envisager
36:32de démissionner.
36:33Mais enfin,
36:34comme ça a été dit dix fois,
36:36dans quel autre pays du monde
36:37on voit ce qui s'est passé
36:37hier soir à Paris ?
36:38Nulle part.
36:39Et le ministre de l'Intérieur,
36:41il lui arrive quoi ?
36:42Ben rien.
36:42Il sera sans doute
36:44félicité
36:45parce que finalement
36:46on ne fait que féliciter
36:47les politiques.
36:48Les politiques ne répondent
36:49jamais
36:49de la gravité
36:51des conséquences
36:51de leurs actes.
36:52Et ça,
36:53c'est un élément
36:53politique majeur
36:55parce que ça,
36:55vous parlez avec n'importe
36:56quel Français,
36:57de n'importe quel bord
36:58qu'il soit,
36:59il en a ras-le-bol de ça.
37:01Et quand vous parliez
37:02de contre-vérité
37:03et effectivement,
37:04lorsque vous décrivez
37:05la réalité,
37:06c'est ce que nous faisons
37:07nous sur ces news,
37:08nous avons décrit
37:09hier en direct
37:10toutes ces images,
37:11eh bien,
37:11le président de la République
37:12dit,
37:13vous faites du lavage
37:14de cerveau,
37:15du brainwashing.
37:16On n'a pas voulu voir aussi.
37:18Et regardez d'ailleurs,
37:19c'est assez révélateur,
37:20je voulais vous montrer
37:20les unes de la presse
37:22aujourd'hui.
37:24Vous avez
37:25l'Ouest France,
37:26le PSG champion d'Europe,
37:28le Parisien légendaire,
37:29la tribune du dimanche,
37:30la fête dans les étoiles,
37:31l'équipe Les Invincibles.
37:32Seul le journal du dimanche,
37:34oui,
37:34revient sur l'exploit historique,
37:36mais en une,
37:37rappelle l'autre actualité majeure,
37:39des casseurs pathétiques.
37:41Il y a aussi
37:42la responsabilité
37:43de ces médias,
37:44Radouane Courac,
37:44qui ont mis
37:46sous le tapis
37:47ces phénomènes-là.
37:48Il y a d'autres choses.
37:49C'est très très bien
37:50que les médias parlent
37:50de la victoire du PSG
37:51car c'est historique,
37:52c'est légendaire.
37:53Le JDD,
37:54le JDD a la meilleure des unes
37:56pour une seule raison.
37:57Il rappelle aux Français
37:58cette victoire,
37:59cette prouesse,
38:00cet exploit sportif fabuleux
38:02pour le Paris Saint-Germain,
38:03pour notre ville,
38:04pour notre pays,
38:05mais il rappelle aussi
38:06la réalité derrière cela,
38:08ce que cela a provoqué.
38:09Des casseurs pathétiques
38:10car ces gens
38:11sont pathétiques
38:12et bien
38:13que la victoire du PSG
38:15aurait dû être une fête,
38:18ces casseurs pathétiques
38:19ont gâché la victoire
38:21du PSG,
38:22mais ce n'est pas nouveau.
38:24En France,
38:25on ne peut plus organiser
38:26de grands événements,
38:27de grands événements sportifs,
38:29de grands événements culturels,
38:30sans prévoir de la casse.
38:32La France,
38:33c'est quand même
38:33le seul pays du monde
38:34dans lequel on se dit
38:35on va gagner,
38:37donc on va mettre
38:37un dispositif de sécurité,
38:39non pas pour protéger
38:40et pour encadrer,
38:41mais pour éviter l'émeute
38:43et pour éviter la casse.
38:44C'est-à-dire
38:44qu'on a désormais
38:48l'habitude de prévoir
38:50et on a appris à vivre,
38:51et c'est bien triste,
38:53avec ce risque
38:53d'émeute permanente,
38:54ce risque de destruction
38:56permanente.
38:56Et qui va payer
38:57cette casse ?
38:58Je vous pose la question,
38:59Marc Varnot,
39:00parce qu'il y a un sujet
39:00d'assurance aussi,
39:01mais avant,
39:02plus grave,
39:03les agressions.
39:04Parmi les personnes agressées,
39:06l'ancienne maire
39:07du 7e arrondissement,
39:08Jeanne Dotser,
39:10qui a témoigné notamment...
39:12Maire du 8e arrondissement.
39:13Du 8e arrondissement.
39:14Vous avez tout à fait raison,
39:14dans les colonnes du Parisien,
39:16elle était dans un taxi,
39:17elle s'est fait agresser,
39:18il m'a mis un coup de poing
39:19dans l'œil.
39:20Voilà ce que raconte
39:21l'ex-maire,
39:23vous avez raison,
39:24du 8e,
39:25Jeanne Dotser.
39:26Elle était agressée
39:27sur le péril de Paris.
39:29Et notre confrère,
39:30Garen Schnorokian,
39:32de Frontières,
39:33agressée lui aussi
39:34dans l'exercice
39:35de ses fonctions,
39:36pris à partie
39:37par une dizaine
39:37d'individus cadgoulés,
39:39visés par des jets de bouteilles,
39:40puis frappés au sol.
39:42Voilà,
39:42les bilans et les témoignages,
39:44Marc Varnot,
39:44vont sans aucun doute
39:45se succéder.
39:46Il y a eu,
39:47non seulement de la casse,
39:49du bazar,
39:49du chaos,
39:50mais des agressions.
39:51Et bien voilà,
39:52une ancienne maire,
39:53elle-même,
39:54a été victime.
39:54C'est objectivement
39:56de pire en pire,
39:57personne n'en parle,
39:59mais on est forcé
39:59de le constater.
40:01Alors on peut avoir
40:01un brin d'espoir quand même
40:03avec cette fameuse loi Riposte
40:04qui a été votée au Sénat
40:06le 26 mai dernier
40:07et qui arrive maintenant
40:08à l'Assemblée.
40:09Cette loi Riposte
40:10qui est enfin
40:11une loi
40:12qui va permettre
40:13aux forces de l'ordre
40:13et aux juges
40:14de condamner,
40:15non pas celui
40:16qui jette le pavé,
40:17mais le simple fait
40:18de participer
40:19à un attroupement,
40:20à une émeute,
40:21le fait d'être
40:22dans un festival
40:23de musique interdit,
40:25une grave partie,
40:26le fait d'être
40:27présent
40:28lors d'un rodéo urbain,
40:30mais encore faudra-t-il
40:32que les juges
40:33ne construisent pas
40:34une jurisprudence
40:35pour en exonérer
40:36les auteurs,
40:37encore faudra-t-il
40:38qu'on l'en ait
40:39des places de prison
40:41pour mettre ces gens-là
40:42là où ils doivent aller
40:43en prison.
40:44Or,
40:44si vous voulez,
40:45la boucle
40:45aujourd'hui sécuritaire
40:46en France,
40:47nombre de policiers,
40:49budget du ministère
40:50de l'intérieur,
40:52procédure pénale
40:52et loi,
40:54tout ça fonctionne ensemble,
40:55on touche à chaque fois
40:57un élément du puzzle,
40:58mais on ne touche pas
40:59tout le puzzle.
41:00Vous me rappeliez d'ailleurs,
41:01Marc, tout à l'heure,
41:02hors antenne encore,
41:03que ça fait 5 ans,
41:045 ans que vous tirez
41:05la sonnette d'alarme
41:06sur cette situation,
41:075 ans, rien de plus.
41:08Sur le budget
41:08de la justice,
41:10oui,
41:11parce que le budget
41:12de la justice
41:12en France
41:13est extrêmement bas
41:16comparé au budget
41:16de la justice
41:17dans les autres pays.
41:18Le budget de la justice
41:19en France est un budget
41:21qui est en voie
41:22de clochardisation,
41:23il n'y a pas d'autre terme.
41:25Plus rien ne va
41:26dans la justice.
41:27On parle du pénitentiaire,
41:28mais on pourrait parler
41:28du nombre de juges,
41:30des moyens de la justice
41:31pour instruire les affaires.
41:32On voit bien
41:33qu'aujourd'hui,
41:33la justice n'en peut plus
41:34et que la justice,
41:36aujourd'hui,
41:36ne fonctionne plus.
41:37Il ne faut pas avoir peur
41:38des mots.
41:39La justice ne fonctionne plus.
41:41J'aimerais entendre
41:42William Morris
41:44sur cette fameuse loi
41:45Riposte
41:45qui va revenir
41:46à l'Assemblée nationale,
41:48qui permettrait peut-être
41:49pour les forces de l'ordre
41:50d'avoir plus de marge
41:52de manœuvre.
41:52Vous l'attendez,
41:53cette loi ou pas ?
41:56Moi, j'attends
41:57la déclinaison
41:57qui va en être faite.
41:59J'attends de savoir
41:59qu'est-ce qui va être,
42:01qu'est-ce qui va en ressortir
42:04exactement.
42:04Vous savez,
42:06c'est bien beau
42:07de faire des lois,
42:08ça fait marketing
42:09un petit peu,
42:10mais les lois,
42:10elles existent.
42:11je vais rappeler
42:13quand même
42:13qu'on a un code pénal,
42:14un code de procédure pénal
42:15qui a quand même
42:16des lois qui existent,
42:17des sanctions qui existent,
42:18mais qui ne sont pas appliquées.
42:21Si on appliquait
42:22des sanctions
42:23telles qu'elles sont décrites
42:24par le code pénal,
42:26ça fait bien longtemps
42:27qu'on n'aurait pas de problème.
42:28En fait,
42:29ce que personne ne veut comprendre
42:31et ce qu'on dénonce
42:32chez Alliance
42:33depuis des années,
42:34c'est qu'aujourd'hui,
42:35quand vous tapez
42:36sur un policier,
42:36quand vous tapez
42:37sur un médecin,
42:38quand vous commettez
42:39un acte,
42:39à partir du moment
42:40où vous êtes placé
42:41en garde à vue
42:42et que vous êtes déféré
42:43devant un procureur
42:44et que vous allez au tribunal,
42:46il faut que vous ayez
42:47la certitude
42:48de finir le soir même
42:49en prison.
42:50Mais pas pour 3-4 ans,
42:52ça ne sert à rien
42:53parce que de toute façon,
42:53on n'a pas la place.
42:54On le sait,
42:55aujourd'hui,
42:55il y a une surpopulation carcérale.
42:58Si à l'issue
42:59de votre défermant,
43:00vous êtes sûr
43:00que vous partez en prison
43:02trois semaines,
43:02un mois,
43:03tout de suite,
43:03mais par contre,
43:04vous êtes sûr d'y aller,
43:06vous allez voir
43:07qu'au niveau récidive,
43:09déjà,
43:09on va descendre
43:10d'un cran tout de suite
43:11parce que là,
43:13il y aura une vraie peur.
43:14Il y aura peut-être
43:15une...
43:16Peut-être que c'était
43:17utopique,
43:18mais on pense
43:19qu'il y aura
43:20une prise de conscience,
43:22une peur du policier,
43:24une peur de la justice,
43:26une peur de la procédure pénale.
43:28Aujourd'hui,
43:28tout le monde
43:28n'en a rien à faire.
43:30Pardonnez-moi,
43:30parce qu'on arrive
43:31quasiment au terme
43:32de cette émission,
43:33je sais que Marc Varnot
43:33voulait ajouter un élément
43:34sur cette fameuse
43:35loi Riposte justement
43:37et l'intention.
43:38Juste un détail,
43:39vous voyez les mortiers
43:39d'artifice qui servent
43:40aujourd'hui,
43:41ils auront un caille
43:41à tirer sur la police.
43:43Demain,
43:43avec la loi Riposte,
43:44c'est trois ans de prison
43:45et 45 000 euros d'amende
43:47si vous êtes pris
43:48en possession,
43:49si vous êtes détenteur,
43:51si vous transportez
43:52un mortier d'artifice.
43:53Donc demain,
43:53vous ne serez plus puni
43:55parce que vous l'utilisez,
43:56vous serez puni
43:57parce que vous l'avez sur vous.
43:58Ça change tout.
43:58si le juge décide
44:00et c'est toujours le même problème.
44:00Alors après,
44:00si le juge décide,
44:01au moins ça donne
44:02une arme supplémentaire.
44:03Vous arrivez sur une manifestation,
44:06vous avez ça avec vous,
44:08vous risquez trois ans de prison
44:08et 45 000 euros d'amende.
44:10Et alors malheureusement,
44:10on arrive au terme
44:11de cette émission,
44:12j'aurais bien abordé avec vous
44:13la question des assurances
44:14qui payent
44:15puisque demain,
44:16est-ce que les assurances
44:16vont continuer à indemniser
44:18sans augmenter drastiquement
44:20les primes des Français ?
44:21Ça aussi,
44:22c'est un débat
44:22qui va devoir ouvrir.
44:23Ah oui,
44:23c'est un vrai problème.
44:24Merci à tous.
44:25William Mori,
44:26merci.
44:26Merci Radouane Courac.
44:28Merci Marc Varnot.
44:30Merci à Coralie De Laplace,
44:32Sarah Gaudron
44:33de m'avoir aidé
44:34à préparer cette émission.
44:35L'actualité continue.
44:36Tout de suite,
44:37c'est...
44:38Alors,
44:39on va demander,
44:40c'est Augustin Donadieu.
44:41Voilà,
44:41Augustin Donadieu
44:42pour l'édition de la nuit.
44:43Dans quelques instants,
44:45excellente soirée,
44:46nuit sur notre antenne
44:47et à très vite.
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