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  • il y a 9 heures
Ce mois-ci, direction Mayotte, la Nouvelle-Calédonie et la Martinique avec le Journal de la Défense ! Dans ce reportage inédit vous rencontrerez quelques-uns des 6 000 jeunes volontaires du Service militaire adapté. Un dispositif militaire d'insertion socio-professionnelle qui accompagne la jeunesse ultramarine vers l'emploi.

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Transcription
00:13Les Outre-mer français, ce sont près de 3 millions de citoyens,
00:16une présence sur plusieurs océans et une richesse naturelle exceptionnelle
00:20au cœur de la biodiversité nationale.
00:23Un patrimoine aussi précieux que fragile.
00:26Car ces territoires font face à des défis multiples,
00:29qu'ils soient environnementaux, sociaux ou géopolitiques.
00:32Mais ils portent aussi une force essentielle, leur jeunesse.
00:37Depuis plus de 60 ans, le service militaire adapté s'appuie sur cet atout.
00:41Dispositif d'insertion professionnel, ils forment et accompagnent chaque année
00:45des milliers de jeunes au plus près des réalités locales avec un objectif clair,
00:49leur permettre de construire leur avenir et de participer au développement de leur territoire.
00:55Un modèle unique et résilient qui s'impose comme un outil clé de cohésion dans les Outre-mer.
01:01Le service militaire adapté dépend du ministère des Outre-mer.
01:05Nous sommes détachés du ministère des Armées au profit du ministère des Outre-mer.
01:08Nous sommes tous sous statut militaire, donc les cadres c'est certain, mais aussi les volontaires.
01:13L'une des forces du régiment et l'une des forces des armées, c'est de pouvoir s'appuyer sur
01:17des valeurs communes
01:19qui sont assez facilement transmissibles à la jeunesse locale, de manière à ce qu'ils fassent corps.
01:25Et dès leur premier jour ici au régiment.
01:27Souvent on nous pose cette question, c'est quoi la pédagogie militaire ?
01:29Mais c'est tout simplement la manière que nous avons de commander nos hommes avec paternité.
01:33La particularité du militaire, c'est de se préparer à aller au combat.
01:36On connaît nos hommes, on les encadre comme s'ils étaient de notre propre famille.
01:39Et c'est ça qu'on essaie de transmettre au sein du SMA.
01:42On donne des valeurs fortes à nos jeunes, de manière à ce qu'ils deviennent des citoyens responsables.
01:56A 8000 kilomètres de la métropole, entre le continent africain et Médagascar,
02:01Mayotte a connu de nombreuses catastrophes naturelles, mobilisant une entraide hors normes sur l'île.
02:08Le 14 décembre 2024, entre 8h et 14h, le cyclone Shido a traversé le régiment, au plus fort de son
02:15intensité.
02:16Dans les heures qui ont suivi, le régiment est de suite intervenu.
02:20Et le régiment a participé à des grandes opérations de nettoyage, de déblayement,
02:27des opérations de distribution d'eau, de vivres, de produits de première nécessité.
02:32Toutes ces opérations d'aide à la population, qui ont permis en fait à Mayotte de pouvoir rebondir très rapidement
02:38suite au cyclone.
02:40C'était très dur quand même.
02:42Très dur parce que je suis d'origine de Mayotte, j'ai grandi ici.
02:46Beaucoup de débris, de tôles, de câbles au sol et beaucoup de souffrance par rapport aux gens.
02:52Parce que les gens n'avaient plus maison.
02:57Ils nous demandaient de les aider. On essayait d'aider du mieux qu'on pouvait.
03:02Donc nous, beaucoup d'émotions et beaucoup de tristesse sur nous.
03:08Déjà, les volontaires du RSM à Mayotte ne sont pas des spécialistes des catastrophes naturelles.
03:13Ce sont des soldats qui sont formés à un métier.
03:15Mais en parallèle de leur formation, nous leur délivrons des savoir-faire en secourisme.
03:20Des savoir-faire pour déblayer des routes.
03:23Des savoir-faire pour utiliser des engins de travaux publics.
03:26Des savoir-faire pour utiliser des machines outils pour pouvoir découper du bois.
03:29Et tous ces savoir-faire nous permettent de pouvoir les employer en cas de catastrophe naturelle
03:34pour pouvoir aider aux opérations de nettoyage et de déblément.
03:38On sent l'intérêt d'être là et d'être en alerte pour pouvoir aider.
03:43Donc on se sent vraiment utile et on se donne conscience en fait.
03:47On ne se met pas de limite si on nous demande de faire une mission.
03:50Aller à côté pour ouvrir un itinéraire ou aider des citoyens à découper de la toiture et les dégager.
04:00On ne rechigne pas, on y va en fait.
04:02Donc on l'aider, pas que notre famille et nous à nous propres,
04:06mais la grande famille qui est la population de Mayotte.
04:09Et ça, c'est un autre niveau en fait.
04:11On se sent vraiment utile.
04:13Si c'était à refaire, tu refais la même chose ?
04:15Mais si c'était à refaire, bien sûr, je le refais volontairement,
04:18que ce soit ici, à La Réunion ou dans n'importe quelle île, je le fais.
04:25Au ASM de Mayotte, la formation, elle se décompose en plusieurs parties.
04:29Vous avez d'abord une formation militaire initiale,
04:32dans laquelle le jeune apprend les valeurs militaires,
04:35les valeurs républicaines, les valeurs citoyennes.
04:37Il apprend aussi à se comporter, un savoir-être.
04:40Ensuite, on passe sur une partie de savoir-faire professionnel.
04:42Et là, il apprend une de nos 23 filières de formation professionnelle.
04:46Et à l'issue de ça, notre but, c'est bien de l'insérer
04:48dans le tissu socio-économique maorais
04:50et qu'il participe au développement du territoire.
04:53Chaque année, nous faisons ce qu'on appelle un conseil de perfectionnement.
04:56Au cours de ce conseil de perfectionnement,
04:58nous présentons le bilan de nos actions de formation de l'année.
05:00Et ensuite, nous amendons ces formations
05:03pour s'attacher à suivre l'évolution économique du territoire.
05:07Donc au cours de ce conseil de perfectionnement,
05:09les entreprises, les organismes de formation,
05:11les partenaires des métiers de la formation professionnelle
05:14nous aident à définir les formations d'aujourd'hui,
05:17mais aussi de demain, et amender ces formations.
05:20Donc par exemple, le RSEMA de Mayotte
05:22est aujourd'hui un régiment avant-gardiste
05:24sur la formation des métiers de la fibre optique.
05:28Donc nous sommes aujourd'hui le seul organisme de formation à Mayotte
05:30qui détient la filière de formation professionnelle à la fibre optique.
05:34Et ça nous permet en fait, en partenariat avec des entreprises maoraises,
05:39de pouvoir insérer nos jeunes dans l'installation de la fibre optique à Mayotte.
05:43J'ai choisi cette filière parce que pendant le péché qui est passé,
05:47on avait vu qu'il y avait pas mal de problèmes de réseaux ici à Mayotte.
05:50J'ai choisi la fibre pour venir aider un peu la population.
05:56Après, j'ai vu récemment, ils étaient là,
06:00ils accompagnaient les jeunes dans la formation,
06:02que ce soit la fibre, tout ce que vous voulez ici.
06:04Je me suis dit que je vais lancer là-dedans pour la fibre
06:08parce que c'est bien, parce que d'ici à l'avenir,
06:13je pense qu'on va faire que ça.
06:15Après, je suis projette de l'avenir à moi.
06:17Il y a un an, je finis là.
06:19Après, je vais essayer de passer à l'étranger
06:21pour suivre aussi la formation,
06:23pour avoir beaucoup de compétences encore.
06:25Après, revenir à Mayotte.
06:27Toi, tu veux revenir sur ton île avec un maximum de diplômes ?
06:31Oui, c'est le but.
06:34C'est une fierté d'aider les jeunes à s'insérer dans le domaine de la fibre.
06:39Sachant qu'on part de l'un, on part de rien, on part de zéro.
06:41La création du plateau a été faite.
06:43Après, il y a des formations, on essaie toujours chaque année de ratifier un peu.
06:46En fait, il faut dire qu'on vient pour aider une population
06:48qui sont, on va dire, défavorisées.
06:51Mais vraiment, le but, c'est de les insérer et de les remotiver
06:53et de les remettre dans le circuit du monde du travail.
06:55Et quand on y arrive, forcément, ça ne peut être qu'une fierté.
06:57Les jeunes qu'on prend, c'est des locaux, déjà.
07:01Donc c'est important.
07:02On travaille sur la partie insertion et emploi.
07:05Donc pour nous, c'est primordial, orange.
07:07De deux, c'est les personnes du territoire,
07:10donc qui connaissent très bien les zones sur lesquelles on déploie.
07:13Et en même temps, c'est notre vocation à nous de former des jeunes
07:17sur des métiers d'avenir.
07:18Et la fibre est un métier d'avenir avec de la pérennité.
07:24Parmi les 6 000 jeunes qui rejoignent l'un des 7 régiments
07:26de services militaires adaptés chaque année,
07:2980% d'entre eux trouveront un emploi durable à l'issue de leur formation.
07:33À Mayotte, il y a quand même une connotation bien particulière.
07:35Parce qu'il y a une forte jeunesse,
07:37il y a une jeunesse très développée,
07:40la moitié de la population a moins de 18 ans.
07:44Donc en fait, cette jeunesse, elle fait partie de Mayotte.
07:47Je pense que cette intégration au sein de la société,
07:50elle est vraiment particulière à Mayotte.
07:52Ici à Mayotte, où la sensation d'être français est vraiment prégnante.
07:56Partout, on sent qu'ici c'est la France.
07:59Et cette jeunesse, en passant le portail du RSM à Mayotte,
08:03elle rentre dans la formation française,
08:07dans la République française.
08:14Comment on crée un centre commun ?
08:16C'est se retrouver autour de valeurs, effectivement.
08:18La valeur première, c'est le drapeau, celui qui est juste derrière moi.
08:20Le drapeau devant lequel les volontaires sont présentés à l'issue de leur classe.
08:25Ces valeurs, elles transpirent au travers des cérémonies militaires qu'on a,
08:29mais aussi au travers de cette devise.
08:31La devise qui est la nôtre, c'est réussir par le travail et l'effort.
08:35Et je pense que cette prise de conscience qu'on apporte quelque chose à son territoire,
08:41mais au-delà du territoire, au pays,
08:43ce sont des bons moyens de prendre en compte l'importance qu'ils ont au sein de la République.
08:51À 24 heures d'avion de la métropole, se trouve le RSMA de Kumac.
08:55Ici comme ailleurs, la mission reste la même.
08:58Encourager l'insertion professionnelle des jeunes Calédoniens,
09:00tout en s'adaptant le plus finement possible aux contraintes économiques et écologiques de leur île.
09:13Ok, allez, vous mettez sur une ligne face à moi, dans cette direction.
09:22Donc là, on va faire un nettoyage de la plage,
09:25parce que la plage leur appartient, c'est le caillou,
09:29donc on veut le rendre propre.
09:30Tout le monde est content d'arriver sur une belle plage,
09:32et donc ça les sensibilise aussi à l'environnement.
09:35On a fait des cours là-dessus où on fait attention aux autres,
09:38à ce qui nous entoure.
09:40Donc c'est un peu le respect de l'environnement là-dedans.
09:43Et là-dessus, après, ils seront fiers de leur action.
09:47On est en train au service militaire adapté.
09:50Donc ils sont là pour apprendre un métier et se responsabiliser.
09:54Donc on les responsabilise aussi,
09:56dans la propreté de leur environnement et le respect de leur environnement,
10:00ce qui est très important.
10:01Je les sensibilise là-dessus pour qu'ils puissent prendre conscience
10:03que si tout le monde met la main à la pâte,
10:07ils resteront dans quelque chose de préservé et d'authentique,
10:11comme la Nouvelle-Calédonie,
10:13et qu'ils puissent aussi faire passer le message autour d'eux après,
10:16quand ils vont quitter le RSMA,
10:18afin que tout le monde prenne ses petits gestes.
10:21C'est important ce que vous faites ?
10:22Oui, c'est plus important, c'est pour protéger la nature.
10:26Et comme il y a des animaux,
10:29ils ont des tortilles qui viennent mener sur la plage,
10:31donc on les protège de tout ça.
10:33Et ça nous apprend aussi à 1 000 tonnettes, quoi.
10:36Comme on n'est pas tous dans la même commune.
10:39Il y en a qui viennent du sud, du nord et des îles.
10:43Donc voilà, c'est pour mieux que nous entendre.
10:46C'est pour mieux pour la poésie.
10:48Et ça fonctionne ?
10:49Oui, ça fonctionne très bien.
10:53Ici, le régiment, de par son histoire,
10:56ses 40 ans d'histoire sur le territoire,
10:58et de par le fait qu'il accueille un jeune Mélénésien sur trois
11:02depuis de nombreuses années,
11:03est vraiment implanté dans l'environnement local
11:05et dans les esprits locaux.
11:08Et ça en fait un vrai objet de consensus,
11:09ici en Nouvelle-Calédonie,
11:11quels que soient les bords politiques
11:12de mes différents interlocuteurs.
11:15Depuis que je suis chef de corps au régiment,
11:17j'ai connu deux présidents de gouvernement calédoniens.
11:19L'un était indépendantiste, l'autre est loyaliste.
11:22Et tous deux n'hésitent pas à faire appel
11:24au service militaire adapté et à son régiment calédonien
11:27pour développer leurs ambitions au profit de la jeunesse.
11:30Donc réellement, ici, en Nouvelle-Calédonie,
11:32le RSMA est un objet de consensus.
11:34L'année dernière, en 2025,
11:36nous avons mené un chantier
11:38pour replanter une espèce endémique de l'île.
11:41Et ce chantier, il était porteur de nombreuses valeurs.
11:43D'une part, parce qu'il était conduit
11:45par les institutions calédoniennes,
11:47à savoir la mairie de Kumak.
11:49D'autre part, parce qu'il était validé
11:52et soutenu par les chefs coutumiers locaux
11:54qui voyaient un intérêt à replanter
11:56sur les îlots calédoniens.
11:59Et finalement, parce que ça concourt
12:00à la mission du régiment,
12:01qui est d'intégrer les jeunes à la citoyenneté
12:05et de leur montrer qu'ils sont là aussi
12:07pour développer leur territoire.
12:09Voilà.
12:10Voici le cental bleu de Kumak,
12:12qu'ils appellent.
12:14C'est endémique chez nous.
12:16Si un jour, il n'y en a plus ici,
12:18il n'y en aura plus de partout.
12:20Ça fait que tous nos petits-enfants,
12:21l'avenir après, ils ne verront pas toutes ces plantes-là.
12:25Tous les jeunes du RSMA, c'est bien,
12:26c'est à nous ça.
12:28Même si ce n'est pas des gens de Kumak,
12:29mais c'est à nous, c'est à la Calédonie.
12:31Il faut garder ça.
12:33Alors oui, c'est bien.
12:34C'est bien de faire ces projets-là quand même
12:36avec ces personnes.
12:39Le cental bleu est, comment dire,
12:42on ne peut pas dire qu'il est endémique à Kumak,
12:44mais il est vraiment spécifique
12:45à la zone du Grand Nord et de Kumak en particulier.
12:48Et du coup, il s'avère que dans le périmètre
12:50de la propriété du RSMA, il y en a pas mal.
12:53Donc l'idée, c'est de pouvoir les repérer
12:56et les nettoyer et les entretenir
12:58de façon à ce qu'ils puissent vivre leur meilleure vie
13:00et produire des graines pour pouvoir après
13:02en faire des semis et les replanter.
13:04Si demain, avec ces petites choses qu'on met en place,
13:06on arrive à faire les multiplier,
13:08du coup, de fil en aiguille,
13:10on aura fait quelque chose de beau.
13:17Ah voilà, ça, c'est un cental, ça.
13:20Voilà l'écorce.
13:21Si tu veux bien voir,
13:22il ressemble à ça, lui.
13:24Le bois.
13:26Ça, c'est un cental, ça ?
13:27Ça, c'est un cental.
13:28Le cental, de manière générale,
13:30c'est un intérêt économique.
13:31C'est possible que ce soit une super opportunité.
13:34Et puis, en fonction du sol,
13:35en fonction du terroir,
13:37on va avoir une huile d'une qualité moindre
13:39ou top, ça, on ne sait pas.
13:41Donc, si on mise sur ça,
13:42il faut qu'on ait au moins la certitude
13:44que ça va être bingo,
13:45au moins qu'on aura une qualité d'huile
13:46qui sera au top.
13:48En réalité, c'est un partenariat gagnant-gagnant.
13:52La commune, au travers de cette pépinière,
13:55c'est la participation au développement durable,
13:59c'est la protection de l'environnement,
14:01c'est le recul du trait de côte,
14:03donc tout ce qui est changement climatique.
14:05Et ce que l'on espère au travers de ces échanges aussi,
14:08c'est que ces jeunes repartent
14:10avec une vision différente
14:13de l'environnement et de la protection.
14:15Et ce que l'on fait à Koumak,
14:16demain, peut se multiplier.
14:20Sans tomber dans des stéréotypes
14:22qui viseraient à dire que tous nos jeunes
14:24sont issus des tribus mélanésiennes,
14:26la plupart d'entre eux,
14:27quand même, viennent d'origine extrêmement rurale,
14:30extrêmement diverse,
14:31et beaucoup vivent dans des tribus
14:33assez éloignés de certaines notions
14:35qu'on connaît très bien en France hexagonale.
14:38Et donc, dans ce cadre-là,
14:39le fait d'intégrer des jeunes
14:41dans un giron militaire
14:42pour leur expliquer le pourquoi de nos traditions,
14:45le pourquoi de notre engagement,
14:47ça concourt en fait à développer chez eux
14:49un esprit citoyen
14:50qui est particulièrement adapté
14:51aux circonstances actuelles.
14:59On est en train de réaliser la marche
15:00pour l'obtention des bérets.
15:02C'est la dernière marche.
15:04Ça finalise un peu les grosses épreuves physiques
15:07de la formation militaire initiale.
15:12Chaque jeune aurait sur la marche
15:14et à l'issue, ils auront la remise des bérets
15:18et ils entreront dans la famille des troupes de marine.
15:21Elle fait 15 kilomètres la marche
15:23et du coup, on a démarré un peu plus
15:25au bonheur de Koumak
15:27et on va arriver sur la plage des flamboyants.
15:30Le don de soi, l'endagement, la fidélité,
15:34toutes ces valeurs en fait sont transmises
15:35dès la phase de formation initiale
15:37aux jeunes qui rejoignent le réglement.
15:39Et je trouve qu'elles sont particulièrement pertinentes
15:41dans la mission du SMA
15:43parce qu'elles sont intégralement transposables
15:45à la société civile et au travail en entreprise.
15:48Au moment donné, ça va être peut-être un peu dur la marche
15:50mais ils vont devoir serrer les dents pour réussir.
15:52Et ils peuvent retrouver ça dans la vie de tous les jours
15:55ou même dans leur futur travail
15:56où ils seront confrontés à des obstacles
15:59qu'il va falloir dépasser
16:01et réussir à trouver des solutions pour y parvenir.
16:03Ça permet de valider notre formation
16:06qui a duré depuis un mois déjà.
16:08Ça va bientôt faire un mois.
16:09Et puis on a dû endurer des épreuves un peu dures
16:12un peu chiant, je vais te prononcer les mots, un peu chiant.
16:16Et on va faire la marche du béret pour avoir le béret
16:18pour notre formation.
16:20On doit tous penser à nos objectifs
16:22pour pouvoir faire la marche du béret
16:23avoir de la rigueur, de la discipline
16:26et aussi le perdre.
16:28C'est tout.
16:29Là, on est bientôt arrivés.
16:31Qu'est-ce qui se passe s'il y en a un qui flanche ?
16:33Il n'y a personne qui va flanger.
16:36Sinon, ce brancardage.
16:37Mais il n'y a personne qui flanche en général.
16:39La motivation et la liberté personnelle
16:41font qu'ils vont aller jusqu'au bout.
16:43Eh bien, vous verrouillez.
16:44Rappelez-vous, il y a un petit bouton derrière la tête.
16:46Vous appuyez sur le bouton derrière la tête,
16:47là, et vous allez y arriver.
16:50C'est la dernière marche.
16:52Vous avez le béret qui vous attend jusqu'au bout.
16:54Donc, c'est en avant.
16:55Seul, on ne ferait rien.
16:57Vous voyez, celui-là, malheur à l'homme seul.
16:58Je pense que c'est important d'avoir ça en tête.
17:00C'est la combinaison de tous les talents,
17:03de tous les efforts des uns et des autres
17:05qui permettent à ces jeunes de se relever
17:06et d'être capables d'affronter le monde.
17:08Et c'est ce qu'on leur demande.
17:10Volontaires, stagiaires de la FMI 2,
17:12le béret que vous recevez aujourd'hui
17:14n'est pas un simple couvre-chef.
17:16Il est le signe visible de votre appartenance
17:18à l'armée française.
17:19Par sa forme sobre, souple et robuste,
17:22il symbolise l'égalité et l'unité
17:26entre tous ceux qui le portent,
17:28qu'ils soient soldats, engagés ou volontaires.
17:31En recevant aujourd'hui le béret et son encre d'or,
17:33vous entrez dans une communauté d'hommes et de femmes
17:35soudés par l'honneur, la discipline
17:38et le dépassement de soi.
17:40Portez-les avec dignité
17:41et ils vous le rappelleront chaque jour
17:44la force de votre engagement.
17:46Ensemble, gardez-vous !
17:48Repelons !
17:50Ça a été dur, très dur, pour tout le monde.
17:54Nous, on l'a fait.
17:55On a réussi, on a eu nos bérets.
17:57On est fiers de nous et je suis fier de nous.
18:00Dans la culture Kanak, dans le RSMA,
18:02on peut retrouver le respect.
18:04Le respect de la hiérarchie
18:07et surtout le respect des anciens.
18:10Le respect de la hiérarchie, c'est tout ce que je retrouve.
18:12Et on est tous en cohésion, tous ensemble.
18:16Même si c'est dur, on le fait ensemble.
18:18Si on ramasse, on ramasse ensemble.
18:20R'en faut, on refait ensemble ensemble.
18:22J'ai l'habitude de dire que le RSMA ici,
18:24c'est un peu un phare en pleine mer.
18:27Le régiment a toujours été stable sur sa mission,
18:30sur sa vocation, sur l'appui qu'il peut apporter au territoire
18:33et à la jeunesse calédonienne.
18:35Et c'est resté inchangé depuis la création du régiment.
18:37Quelles que soient les circonstances politiques et économiques.
18:41Donc naturellement, les jeunes continuent de venir au régiment
18:43pour y servir, pour ce pour quoi il est fait,
18:46à savoir servir d'outils au développement,
18:49d'outils à l'intégration citoyenne et professionnelle
18:52des jeunes calédoniens.
18:54On est l'armée de la nation.
18:56Et je pense que c'est important de l'avoir en tête.
18:58Parce qu'on ne va pas juger les gens sur leurs convictions politiques.
19:01On demande juste aux jeunes qui viennent chez nous
19:04de se former, de prendre confiance en ses propres capacités,
19:07par l'effort de pouvoir grandir, mûrir,
19:11gagner en maturité pour demain construire sa propre vie.
19:14Et ça, effectivement, notre outil militaire pour ça
19:17est bien adapté, la manière dont on commande,
19:19la manière dont on fait attention à chacun d'entre eux,
19:22pour le collectif, participe justement à cette manière
19:27d'appréhender la cohésion nationale.
19:31Créé en 1961 par le général Nemo pour répondre aux crises sociales,
19:35le RSMA de Martinique a été le premier à voir le jour.
19:38Ce modèle d'insertion sera progressivement dupliqué
19:41à d'autres territoires ultramarins.
19:43Aujourd'hui, le régiment accueille chaque année
19:46plus de 600 nouveaux stagiaires, sans discontinuer.
19:49Nous, on s'adresse à une catégorie de jeunes
19:51qui est très spécifique, 18 à 25 ans,
19:55éloignés de l'emploi et éloignés de l'éducation.
19:59Cette population-là, on travaille naturellement
20:02avec plein d'acteurs, les missions locales,
20:04l'éducation nationale pour l'identifier
20:06et venir proposer cette formation dans ce beau régime.
20:10Je remets ce petit poupon qui va te permettre de réaliser ton circuit d'incorporation.
20:14Bienvenue au RSMA, éloignés de l'éducation.
20:16Merci.
20:22Ce qui les intéresse ici, c'est un cadre sécurisé
20:25dans lequel ils n'auront pas à se soucier de savoir
20:27s'il y aura de la violence dans la famille ce soir,
20:30s'ils auront de quoi manger ce soir
20:33et si les acteurs qui sont face à eux sont bienveillants ou pas.
20:37Ici, on leur assure un cocon dans lequel ils vont pouvoir
20:40se poser eux, se construire et regarder vers l'avenir.
20:44Ce qui, lorsqu'ils arrivent chez nous, est souvent un vrai défi.
20:48Parce que quand on a des difficultés pour répondre
20:50à ces besoins fondamentaux,
20:51on n'est pas capable de se projeter sur le déroulé
20:54d'une vie professionnelle qui va s'inscrire
20:56dans les 10, 20, 30 prochaines années.
20:58Ça va prendre en même manière un local.
21:00Donc c'est très bien, monsieur.
21:02Ils évoluent beaucoup.
21:03Ils arrivent très souvent renfonniés.
21:06Quand on leur dit qu'il y a cours,
21:07à nouveau, ils se disent
21:08« On a laissé le système scolaire,
21:11pourquoi revenir s'asseoir à l'école ? »
21:13Et ils se rendent compte qu'effectivement,
21:15ils apprennent, mais différemment.
21:17On n'est pas dans le même système pur.
21:20On a quand même les programmes à respecter,
21:23les programmes scolaires.
21:24Mais on a quand même cette possibilité,
21:27comme vous avez vu pendant le cours,
21:28de sortir du cadre,
21:30tout en restant dans le cadre, bien entendu,
21:32et d'aborder d'autres sujets,
21:34sans tabou, sans crainte,
21:37en quelque part, libérer la parole.
21:39Ils ont oublié, pour la plupart,
21:40qu'ils avaient des compétences.
21:42Ils doutent beaucoup d'eux.
21:43Donc susciter à nouveau leur motivation,
21:45parce que le plus souvent,
21:46la motivation, je vais dire,
21:48entre guillemets, est en berne.
21:49Donc on leur donne le goût
21:52des apprentissages, tout simplement.
21:54On a une jeunesse qui doute,
21:55comme partout dans le monde,
21:57et qui a quand même envie d'apprendre.
22:00Donc le but, c'est leur donner les clés,
22:02en quelque part,
22:03pour qu'ils soient autonomes dans la vie.
22:05Surtout ça, l'autonomie.
22:08C'est ça, le ceinturon.
22:11Vous verrez sous le ceinturon
22:12qu'il y a deux boucles.
22:14Les deux boucles, quand vous les mettez,
22:16doivent être vers le haut.
22:21Alors, justement, nous sommes en train de voir
22:24comment on équipe une rangers,
22:26donc la paire de chaussures pour les militaires.
22:28Donc on voit comment faire proprement l'asset,
22:30comment les attachés avec les boucles,
22:33et ne pas faire des erreurs.
22:34Voilà.
22:35Personnellement, j'ai intégré pour faire une formation
22:37d'être cuisinier.
22:38À la suite de cette formation,
22:40je vais du coup aider un peu
22:43au niveau cuisine,
22:46ma mère, tout ce qui s'en suit.
22:48Et pour plus tard,
22:49j'ai proposé d'ouvrir un restaurant,
22:51donc un hôtel-restaurant
22:52avec mon petit frère.
22:53Au début, c'était un nombre de sessions
22:55parce qu'on ne savait pas
22:56sur quoi on était venus.
22:58Tout le monde ne prenait pas la rigolade.
23:02Et puis là, le cadre, il a changé.
23:03Maintenant, on a compris
23:04quels étaient les enjeux.
23:05Là, on évite tout débordement.
23:08On se rend compte qu'ici,
23:10notre cœur de métier,
23:11c'est ce qu'on sait faire de mieux.
23:12C'est prendre quelqu'un tel qu'il est,
23:15prêter attention sincèrement
23:16à sa situation et à ce qu'il est,
23:18et le faire grandir vers quelque chose.
23:22La plupart du temps,
23:23nous, on forme des combattants,
23:24mais là, on forme des citoyens armés
23:25pour occuper une place
23:27dans la société en Martigny.
23:31Messieurs d'oeufs,
23:32pas compliqué, très simple.
23:33Vous allez courir 1 600 mètres,
23:354 tours le plus rapidement possible.
23:37Le but du jeu,
23:37ce n'est pas d'avoir une bonne note.
23:39Le but du jeu,
23:39c'est de nous donner le goût de l'effort
23:41et d'avoir une progressivité,
23:42une progression
23:43sur la dernière épreuve
23:45qui va se dérouler dans 6 semaines.
23:46Ce sera la même.
23:481 600 mètres,
23:49les pompes et les abdos.
23:50Allez, 3, 2,
23:52c'est parti !
24:05C'est tout ce qui fait un homme,
24:06la motivation.
24:08On appelle motivation,
24:09on va à nulle part dans la vie.
24:10Donc moi, c'est...
24:12J'ai ma motivation,
24:14j'ai ni ma château,
24:15ni au point de ma famille.
24:17Je ne vais pas descendre en ma mère.
24:18Moi, je suis là pour ça aujourd'hui.
24:20Pour moi et pour ma famille.
24:21Le but du jeu,
24:22c'est que vous puissiez
24:23vous sortir de votre zone de confort.
24:24C'est exactement ce qu'on veut.
24:25C'est dans la difficulté
24:26que vous allez vous améliorer.
24:27Il n'y a pas de secret.
24:30OK ?
24:38À compter de cette année,
24:40le RSMA de Martinique
24:41va mettre sur pied
24:42une compagnie de réserve
24:43prête à intervenir sur l'île
24:45en cas de catastrophe naturelle.
24:47Parmi eux,
24:48une grande partie
24:49aura déjà connu le RSMA
24:50et bénéficié de l'expertise
24:52de la sécurité civile.
24:54Nous, on est ici
24:55et on donne notre savoir
24:57sur tout ce qui est
24:57catastrophe naturelle,
24:58sauvetage d'éblayement
24:59suite à tremblement de terre.
25:00On sait qu'ici,
25:00il y a les oragans,
25:01mais il y a aussi
25:02les tremblement de terre
25:02qui sont assez fréquents
25:05et comme on a pu voir
25:05en fin d'année,
25:06en début d'année.
25:07L'objectif,
25:08ils sont sur le territoire,
25:09ils le connaissent par cœur.
25:10C'est ce qu'on n'a pas nous
25:11quand on vient ici.
25:12Et nous,
25:13on vient juste leur amener
25:14le savoir
25:15pour qu'il puisse monter en gamme,
25:16pour qu'il soit professionnel
25:18dans le secours
25:18et pour qu'il puisse intervenir
25:20le jour J
25:20quand il y en aura besoin.
25:22Bien sûr,
25:22le RSMA ne va pas intervenir seul.
25:24Le RSMA,
25:25il se propose d'être
25:25un levier supplémentaire
25:27pour l'État
25:28pour interagir
25:29en complémentarité
25:30des autres moyens.
25:31Il y a déjà
25:31des forces de sécurité civile
25:32sur l'île,
25:34il y a d'autres dispositifs
25:35qui seront complémentaires
25:36à notre action
25:37et toutes ces actions,
25:38tous ces acteurs
25:39vont être coordonnés
25:40par l'échelon
25:42territorial, zonal ici.
25:44Nous, on part du principe
25:44qu'en sensibilisant
25:45et en formant
25:46notre jeunesse
25:47à ces cas-là,
25:48on contribue directement
25:49à la résilience
25:50du territoire.
25:55Quel que soit le territoire,
25:57un régiment du service
25:57militaire adapté
25:58est intégré
25:59au sein de sa société.
26:00Donc je pense qu'en fait,
26:01il n'est pas la solution,
26:02il est une des solutions
26:04qui permet à cette jeunesse
26:05de se transformer.
26:07Ce que j'attends du RSMA,
26:09c'est qu'il soit
26:10au contact
26:11du territoire
26:11dans lequel il se situe,
26:12au contact
26:13de la population
26:13avec laquelle il travaille,
26:15au contact
26:15d'environnement
26:16dans lequel on va
26:16placer ces jeunes.
26:18La formule qui est obtenue
26:19par le RSMA aujourd'hui,
26:21elle est héritière
26:22de toutes les adaptations
26:23depuis 60 ans.
26:24Ce dont nous,
26:25on est convaincu,
26:25c'est que nous,
26:26nous sommes des semeurs
26:28de graines
26:29dans le parcours
26:30de ces jeunes
26:30et on aime à croire
26:33que si ça ne germe pas
26:34tout de suite,
26:35ça germe quelques années
26:35plus tard.
26:36En tout cas,
26:36on croise pas mal
26:37de nos anciens
26:38qui nous remercient
26:39parfois dans les rues
26:41de Fort-de-France.
26:42C'est tout l'enjeu
26:43de leur faire comprendre
26:44qu'ils ne sont pas
26:45des simples acteurs passifs,
26:46mais qu'ils peuvent être
26:47de vrais citoyens,
26:49autonomes,
26:50responsables
26:50et engagés
26:51dans leurs convictions.
26:53Le contenu volontaire
26:54regroupe plusieurs valeurs
26:55qu'un volontaire doit avoir.
26:57Il m'engage
26:57à acquérir le goût
26:58du travail
26:58et de la rigueur
27:00et de la discipline,
27:01fier de mon engagement,
27:02mon attitude
27:03est tirée
27:03pour chaque quartier
27:04comme au dehors,
27:05car je suis toujours
27:06et partout
27:06un ambassadeur
27:07de mon éveillage,
27:08du SMA,
27:09des armes françaises
27:10et de mon pays.
27:11Avec son plan
27:12Impact 2030,
27:14le service militaire
27:15adapté trace un avenir
27:16où chaque jeune
27:17ultramarin
27:17trouve sa voie.
27:19Des formations utiles,
27:21proches des réalités
27:22des territoires,
27:22pour faire face aux crises,
27:24se relever plus vite
27:25et renforcer
27:26ce qui unit
27:27les Outre-mer
27:28à la nation.
27:30qui délivre
27:31nos vivants.
27:33Sous-titrage Société Radio-Canada
27:42Sous-titrage Société Radio-Canada

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