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  • il y a 21 heures
Cécile Thomé, sociologue, chargée de recherches au CNRS, auteure de “Des corps disponibles. Comment la contraception façonne la sexualité hétérosexuelle” (La Découverte). Danielle Hassoun, gynécologue-obstétricienne, ex responsable du centre d'IVG de l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat/le-debat-de-la-grand-matinale-du-jeudi-04-juin-2026-6225090

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Transcription
00:009h29, l'heure du débat du jour.
00:02Vous prenez la pilule ?
00:03Depuis combien de temps ?
00:05Ça fait trois mois que je prends la pilule et je suis contente.
00:08C'est votre médecin qui vous l'a prescrit ?
00:10Oui, c'est le médecin.
00:11J'ai un gosse et j'en veux plus, alors je vais prendre la pilule.
00:14C'est formidable !
00:16La pilule, une conquête féministe, le graal pour la génération de nos mères
00:21qui ont connu les avortements en Angleterre.
00:24Mais qu'est-ce qui s'est passé pour que la génération de nos filles
00:26boude ce moyen de contraception ?
00:29Les chiffres de Santé publique France sont spectaculaires.
00:3226% des femmes ont recours à la pilule en France contre 56% en l'an 2000.
00:38Le chiffre est carrément divisé par deux et ça ne cesse de reculer.
00:43Comment expliquer ce désamour ?
00:45Faut-il se réjouir que la pilule est perdue de son hégémonie
00:48et que les jeunes adoptent d'autres méthodes de contraception ?
00:52Ou bien faut-il s'en inquiéter ?
00:55France Inter, la grande matinale.
01:00On en débat avec Cécile Thommet, bonjour.
01:02Bonjour.
01:03Vous êtes sociologue chargée de recherche au CNRS, rattachée au centre Maurice Holbach
01:07et auteure de « Des corps disponibles, comment la contraception façonne la sexualité hétérosexuelle ».
01:15C'est un ouvrage qui est paru aux éditions de La Découverte.
01:17Face à vous, Danielle Hassoun.
01:19Bonjour docteur.
01:20Bonjour.
01:21Bonjour, gynécologue obstétricienne.
01:24Vous avez été responsable d'un centre d'IVG à l'hôpital de La Fontaine à Saint-Denis.
01:30Alors, on va peut-être commencer avec...
01:33Attendez, je vois que mes feuilles sont toutes emmêlées, mais ce n'est pas grave.
01:37On va y arriver.
01:40Avec vous, Danielle Hassoun, la pilule a été un formidable, comment dire, une formidable conquête féministe.
01:47Ça, vous pouvez en témoigner.
01:48On va recommencer depuis le début.
01:50Oui.
01:51Évidemment, ça a été une révolution, bien évidemment.
01:55Mais on va dire que les temps ont changé, ce qui ne veut pas dire qu'ils sont plus mauvais
01:58maintenant qu'ils ne l'étaient.
02:01Je pense qu'on ne peut pas raisonner de la même façon telle qu'on raisonnait dans les années 70
02:06ou telle qu'on raisonne maintenant.
02:08Les préoccupations ne sont plus les mêmes.
02:10Les préoccupations ne sont plus les mêmes.
02:12C'est vrai que dans les années 70, ça a été une formidable libération.
02:15D'abord parce qu'on avait effroyablement peur des avortements, qu'ils étaient dangereux, qu'ils étaient illégaux,
02:22et qu'il fallait absolument pallier au risque d'une grossesse qu'on ne souhaitait pas.
02:28Oui, Cécile Thommet, c'est une particularité française, cet amour de la pilule dans les années 70, 80, 90.
02:35Alors quand la pilule arrive, effectivement, en France, c'est à la fin des années 60, début des années 70,
02:40elle est adoptée assez rapidement, une fois que les décrets paraissent,
02:44sachant que ça va effectivement être une libération, comme le disait Daniel Hassoun,
02:48mais que le moment où on essaye de promouvoir la pilule, c'est plutôt pour l'harmonie conjugale.
02:52On n'est pas du tout dans une libération sexuelle, il faut que les couples légitimes puissent avoir une sexualité
02:57pour rester ensemble le plus longtemps et pour supprimer l'avortement.
03:00Il y a l'idée que la pilule va permettre de venir à bout de l'avortement,
03:02où c'est aujourd'hui que ce n'est évidemment pas le cas, ce n'est jamais efficace à 100%.
03:06Ensuite, la question de savoir si c'est une spécificité française, la réponse c'est oui,
03:12parce qu'en fait, ce qui va se passer en France, c'est qu'on va vraiment considérer ça comme
03:15une conquête féministe
03:16et donc la critique de la pilule va rester très longtemps impossible
03:18parce que critiquer la pilule en France, c'est remettre en cause le droit des femmes à disposer de leur
03:23corps.
03:24Alors qu'aux Etats-Unis, à partir des années 60, en Angleterre à partir des années 90,
03:28il va y avoir la possibilité dans le débat public de dire qu'il y a des effets indésirables,
03:32que ce n'est peut-être pas la panacée en matière de contraception.
03:35En France, il faudra atteindre le début des années 2010 pour pouvoir le dire.
03:38Donc on a effectivement un pays assez particulier de ce point de vue-là
03:41où on fait beaucoup plus tard un chemin que les autres ont fait plus tôt.
03:44Daniel Hassoun, vous notez une lente érosion, on va dire, de ce rapport à la pilule
03:51où pour vous, il y a des étapes clés, il y a un tournant ?
03:55Ça a commencé dans les années 2000.
03:57On a vu absolument, à partir des années 2000, une diminution de cette demande d'IVG.
04:02Il faut dire qu'une des particularités aussi de la France, c'est que la pilule a été remboursée.
04:06Et donc, du coup, il y a eu une démocratisation, on peut dire, de la contraception médicalisée
04:12qui n'est pas le cas, par exemple, aux Etats-Unis.
04:16Donc, on a vu cette érosion à partir des années 2000.
04:19Elle s'est accentuée au moment de 2012, au moment de la crise de la pilule.
04:24Qu'est-ce que vous appelez la crise de la pilule, docteur ?
04:26Qu'est-ce que vous appelez la crise de la pilule ?
04:27En 2012, il y a eu, à la suite d'un accident cardiovasculaire très important d'une jeune femme,
04:33effectivement, une médiatisation des risques cardiovasculaires de la pilule.
04:41Alors, ça a été une médiatisation très forte.
04:44Et on a vu, alors, ça a été très spectaculaire,
04:46parce qu'on voyait dans nos cabinets toute une série de femmes qui venaient en disant
04:50« Je veux arrêter, je veux arrêter, il y a trop de risques, c'est dangereux ».
04:55Alors, après, on a essayé de, disons, de négocier avec ça,
05:01parce que ces risques, en termes de médecine,
05:05il faut bien comprendre que le risque zéro, ça n'existe pas.
05:09Mais c'est un risque qui est faible et qu'il faut mettre,
05:12comme toujours en médecine, il faut faire une balance bénéficierie.
05:15Si on regarde concrètement quels sont les incidents, accidents, effectivement, avec la pilule,
05:21on peut considérer que la balance bénéficierie reste favorable à la pilule.
05:25Maintenant, je peux comprendre totalement que les femmes n'aient plus envie de prendre des pilules.
05:31Dans l'idée que ces femmes n'aient plus envie,
05:33c'est-à-dire que vous voyez des facteurs multiples, vous en voyez quatre.
05:37Lesquels ?
05:37Tout à fait.
05:39Effectivement, comme le disait Daniel,
05:40la pilule commence à diminuer à partir du début des années 2000.
05:42Ça s'accentue en 2012-2013,
05:45d'autant qu'il y a un déremboursement au moment de cette crise des pilules de troisième et quatrième génération.
05:49Et ça continue aujourd'hui, alors que, comme vous venez de le dire,
05:52les femmes ont oublié cette crise.
05:53Et pourtant, elles ne veulent toujours plus de la pilule.
05:54Donc, quels sont ces facteurs ?
05:56Alors, le premier facteur dont on parle beaucoup,
05:58c'est une forme de méfiance envers les hormones.
06:01Et cette méfiance, elle est là aussi multifactorielle,
06:03parce que ça peut être plutôt, du point de vue écologique,
06:05ne pas vouloir mettre dans son corps des hormones de synthèse
06:08alors qu'on fait attention à ce qu'on mange, etc.,
06:10plutôt dans les classes moyennes supérieures,
06:11ou plutôt développement personnel,
06:13redécouvrir qui on est vraiment en arrêtant d'avoir des hormones dans son corps.
06:16Parce que là, quand même, on est vraiment dans un débat
06:19de se demander si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle,
06:21cet abandon de la pilule.
06:22Est-ce que derrière ça, il n'y a pas une méfiance des hormones ?
06:24Il n'y a pas aussi une méfiance de la science,
06:26une méfiance des vaccins,
06:27une méfiance de la médecine,
06:29une méfiance des laboratoires,
06:30une méfiance des médicaments ?
06:32Le deuxième facteur, c'est effectivement la question du rapport à la médecine.
06:37D'abord, il y a vraiment l'action des hormones.
06:38Ensuite, la médecine, il y a eu aussi tout ce qui était violence gynéco-obstétricale.
06:42Ces dernières années, il y a eu le Covid avec cette question par rapport au vaccin.
06:44Donc, il y a effectivement plus de méfiance.
06:46Et là, pour le coup, on peut avoir,
06:47on voit notamment un report,
06:49parce que les sages-femmes peuvent prescrire depuis une quinzaine d'années,
06:52et on voit des femmes qui préfèrent aller chez des sages-femmes
06:53avec qui elles trouvent que la relation est plus facile.
06:55Je vous interromps juste quand même, Daniel Hassoun,
06:57je vous fais réagir à ça.
06:59Est-ce que, vous, ça vous inquiète de voir des jeunes femmes
07:02qui ont la liberté de débattre sur les effets des hormones ?
07:05Très bien, mais qui, derrière, en réalité,
07:08contractent aussi des peurs, parfois complètement irrationnelles ?
07:12Je crois qu'il faut séparer deux choses.
07:14Effectivement, je trouve ces peurs parfois irrationnelles,
07:17les vaccins, etc.
07:18Moi, je ne suis pas du tout dans cette optique-là,
07:22et je pense que la science a quand même quelques très gros avantages.
07:28Mais par contre, moi, je ne voudrais pas qu'on pense
07:30que les femmes, elles font n'importe quoi,
07:32parce qu'elles ne font pas n'importe quoi.
07:34C'est vrai qu'elles prennent moins de pilules,
07:36on met plus de dispositifs intra-utérins, de stérilés,
07:40et je trouve qu'elles s'en débrouillent, finalement,
07:43y compris avec les méthodes naturelles,
07:45qu'en fait, elles ont toujours utilisé.
07:48Simplement, je pense qu'elles n'osaient pas nous le dire
07:50parce qu'elles avaient l'impression qu'elles étaient ringardes
07:52quand elles utilisaient des méthodes naturelles.
07:54Donc, en fait, je trouve que les femmes se débrouillent plutôt bien.
07:57C'est vrai que par moment, elles nous redemandent la pilule
08:00à certaines périodes où elles veulent que les choses soient bien cadrées,
08:03où vraiment, elles ne souhaitent pas une grossesse.
08:06Donc, le retour en force de la méthode naturelle
08:08avec des tutos sur TikTok,
08:10sur à quel moment avoir un rapport sexuel, etc.
08:13Pour vous, ce n'est pas une régression ?
08:15Non, et puis je pense que notre boulot, maintenant,
08:17c'est de bien informer comment ça fonctionne,
08:20les méthodes naturelles,
08:22pour qu'elles soient bien informées.
08:24Parce que, parfois, sur les réseaux sociaux,
08:27les applis ne sont pas très bonnes.
08:29C'est pas toujours...
08:30Cécile Thommet, vous aussi, vous pointez
08:32la volonté des jeunes femmes de dire
08:34qu'il n'y a pas de raison que la contraception soit à ma charge,
08:38que ce soit ma charge mentale, ma charge physique.
08:41Il n'y a pas de raison que la pilule, ça soit mon problème.
08:43Donc, j'arrête la pilule, et comme ça, c'est un problème partagé.
08:46Oui, parce qu'en fait, les deux dernières raisons,
08:48c'est le travail contraceptif qui est particulièrement fort pour la pilule.
08:51Il faut penser à prendre rendez-vous,
08:52prendre tous les jours un médicament alors qu'on n'est pas malade.
08:54Et donc, ça, c'est vraiment une raison importante,
08:56surtout sur la pilule,
08:56parce que le stérilaire répond en partie à ça.
08:58Et la quatrième raison, c'est cette question
09:00de la responsabilité non partagée.
09:01Et ça, c'est quelque chose qui a émergé
09:02dans les générations les plus jeunes,
09:04parce que pendant longtemps, il y a eu l'idée
09:06que, en fait, le fait de prendre sa contraception,
09:10c'est aussi une forme de libération,
09:11parce que c'est nous qui contrôlons ce qui se passe dans notre corps,
09:13parce que c'est les femmes qui sont enceintes.
09:15Mais aujourd'hui, on se dit que, finalement,
09:17on est deux dans un rapport sexuel,
09:18et au moins deux dans un rapport sexuel-hétérosexuel.
09:21Et qu'à partir de là,
09:24pourquoi est-ce que l'autre ne prendrait pas sa part ?
09:25La question, c'est comment est-ce que les hommes peuvent s'impliquer ?
09:27Et du coup, il y a plusieurs réponses.
09:30D'abord, en contraception d'arrêt, il y a la vasectomie,
09:33qui a beaucoup augmenté ces dernières années en France.
09:35On est un des pays où il y a le moins de vasectomie
09:37dans les pays occidentaux.
09:38Il y a beaucoup de vasectomie aux Etats-Unis, au Canada, en Angleterre.
09:41C'est irréversible, la vasectomie ?
09:43C'est irréversible.
09:44Ça, ça s'appelle de la contraception quand c'est irréversible ?
09:46Oui, c'est une contraception d'arrêt.
09:47Ils n'ont pas d'espacement.
09:49Et du coup, les vasectomies sont passées de 2000 à 30 000
09:51entre 2010 et 2022.
09:53Il y a aussi 100 kikinés à mettre un préservatif.
09:55Il y a le préservatif, mais là, pour le coup,
09:57les femmes sont souvent partie prenante.
09:59C'est elles qui insistent pour qu'on en mette, etc.
10:00Donc, c'est difficile de dire que c'est vraiment masculin.
10:02Et puis, il y a les méthodes dites thermiques,
10:03qui sont très très faibles numériquement.
10:06Daniel Hassoun, la pilule pour les hommes, ça existe ?
10:10Ça existera ? Ça n'existe pas encore ?
10:13On ne peut pas dire qu'il y a une grande diffusion.
10:15Le problème, c'est que là, on est dans une période
10:17d'un petit peu de transition.
10:18Il commence à y avoir des études scientifiques
10:20pour essayer de mettre sur pied des contraceptions masculines.
10:24Mais là, on peut dire que, pour le moment,
10:26c'est quand même très très très aléatoire.
10:31Très aléatoire.
10:31Je reviens à ce que vous dites, Cécile Thommé,
10:33parce que ce qui est intéressant, c'est que je disais
10:35pour la génération de ma mère, c'était une libération.
10:39C'était une émancipation, la pilule.
10:41Et là, vous présentez la pilule comme si c'était un sujet
10:44d'asservissement ou d'assujettisation, si je ne me trompe pas,
10:47pour les jeunes femmes.
10:48C'est-à-dire, c'est moi qui suis assujetti à ce devoir-là.
10:52C'est moi qui dois prendre une charge dont je ne veux pas forcément
10:54et j'ai besoin de m'en libérer.
10:56C'est-à-dire que les femmes qui étaient libérées par la pilule,
10:58maintenant se libèrent de la pilule ?
11:00Une partie des femmes.
11:01Mais en fait, ce qui est intéressant aujourd'hui, c'est qu'il y a plein de femmes
11:03à qui la pilule correspond toujours tout à fait bien.
11:06Et d'ailleurs, même si ça a été divisé par deux,
11:08il y a encore énormément de femmes en France qui prennent la pilule
11:10et qui trouvent que c'est le contraceptif qui va bien pour elles.
11:12Par contre, ce qu'on a gagné ces dernières années,
11:14et ça, c'est vraiment important, c'est le droit de dire qu'on préfère autre chose.
11:17Et ça, c'était beaucoup plus compliqué au cours des années précédentes.
11:19Donc, c'est pour ça aussi qu'on voit se développer des méthodes,
11:22comme la vasectomie, comme on a parlé des méthodes dites naturelles.
11:25Alors là, pour le coup, ça regroupe des méthodes pas du tout efficaces,
11:28comme la méthode Ogino via les applis, et des méthodes beaucoup plus efficaces
11:31où on regarde ses symptômes et des choses comme ça,
11:33mais qui demandent une formation souvent payante.
11:36Donc, voilà, on a en tout cas beaucoup de choses qui sont en train de se développer,
11:39des méthodes médicales qui se sont aussi beaucoup diversifiées.
11:42Et ça, c'est quelque chose d'extrêmement positif.
11:44Mais la pilule reste positive.
11:45Enfin, il reste quelque chose...
11:47Justement, c'est la question que je voulais poser à Daniel Assoun, qui est gynécologue.
11:51Est-ce que vous, aujourd'hui, vous vous retrouvez à faire la pub de la pilule
11:56ou à rassurer des patientes, ou à réexpliquer pourquoi ça peut être une bonne solution ?
12:02La pub, sûrement pas.
12:04Moi, mon boulot, c'est d'informer.
12:05Donc, j'essaye de voir ce dont elle a besoin au moment où elle vient là,
12:10parce que je crois qu'il ne faut pas voir la contraception comme un continuum.
12:14Il y a des périodes de la vie où la pilule, c'est assez formidable.
12:18D'abord, on est tranquille, c'est finalement une bonne méthode.
12:21Quand on fait attention aux contre-indications, les risques sont vraiment très faibles.
12:25Il ne faut pas oublier, quand même, que la pilule est moins dangereuse
12:29qu'une grossesse non prévue et un accouchement.
12:31Donc, il faut quand même mettre ça en balance également.
12:34Donc, mon boulot, ce n'est pas de faire de la pub.
12:36Mon boulot, c'est de voir ce dont elles ont besoin et d'informer.
12:41Alors, effectivement, y compris sur les méthodes naturelles.
12:44Ce qui n'était pas notre fonction il y a 20 ans ou il y a 30 ans.
12:47C'est sûr qu'on n'informait pas sur les méthodes naturelles.
12:50Mais maintenant, je reprends quel est votre cycle,
12:54à quel moment vous êtes fertile, etc.
12:57C'est assez intéressant comme travail à faire aussi.
13:01Parce qu'il y a une demande de la part des femmes
13:03de comprendre le fonctionnement de leur corps
13:04et c'est très important de pouvoir y répondre aussi aujourd'hui.
13:06Je vous remercie toutes les deux.
13:08Cécile Thommet, je rappelle que vous avez publié
13:10Des corps disponibles, comment la contraception façonne la sexualité hétérosexuelle
13:14aux éditions de La Découverte.
13:15Merci Daniel Hassoun.
13:16Je veux juste dire un mot.
13:18Il y avait un magnifique slogan qu'on a beaucoup crié.
13:20C'est un enfant, si je veux, quand je veux.
13:23Je crois que maintenant, il faut rajouter
13:24avec la contraception que je veux.
13:26Merci docteur.
13:28Merci.
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