00:00Bonjour Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Madame la Sénatrice.
00:04D'abord, vous dire, puisque vous vous référez à mes propos, j'ai parlé de débordements, j'ai toujours défini
00:10ces débordements, systématiquement.
00:12Et je le redis dès l'année dernière, quand avec Monsieur Retailleau, le ministre Retailleau, nous avions eu à affronter
00:17les mêmes incidents.
00:18Devant la commission d'enquête, j'avais parlé de débordements que j'avais qualifiés, définis, comme vous venez de le
00:24faire.
00:24Ce sont des scènes de guérilla et d'émeute urbaine.
00:26Alors arrêtez de me prêter des mots qui laisseraient entendre que je sous-estime une situation.
00:32Arrêtez. Ça fait 20 ans que je m'occupe de violences urbaines et je sais de quoi je parle.
00:36Ce soir-là, effectivement, il y a eu des moments festifs et il y a eu des débordements.
00:41Il y a eu des débordements. Il y a eu des débordements. Voilà.
00:44Qui étaient des débordements très graves. Je ne le nie pas et je ne souhaite pas le nier, évidemment.
00:49Ce sont des jeunes voyous, des jeunes casseurs.
00:52Alors je réponds précisément à votre question. Que faisons-nous ?
00:54D'abord, je veux remercier les forces de sécurité intérieure.
00:56Qui sont au contact, qui vont au contact et ce sont les instructions que je leur donne.
01:00Et je veux les remercier.
01:01Et le nombre de blessés, malheureusement, ça n'est plus 178.
01:04C'est 233.
01:05Dont un certain nombre qui sont blessés très gravement.
01:07Et pour d'ailleurs deux d'entre eux, je rappelle que le parquet de Paris a ouvert pour tentative d
01:11'homicide volontaire.
01:12Alors les profils, puisque vous m'interrogez sur les profils.
01:14Eh bien, si l'on prend ce qui s'est passé à Paris et les résultats que nous avons des
01:18gardes à vue, pour une grande partie d'entre eux, ce sont des jeunes qui sont originaires de petites et
01:22de grandes couronnes.
01:23Qui a plus de 90% sont des citoyens français.
01:26Ce sont des citoyens français.
01:28Mais qui, oui, viennent pour casser, viennent pour piller.
01:30Vous avez raison.
01:31Et c'est bien pour cela que les dispositifs que nous mettons en place sont des dispositifs de fermeté.
01:35Et croyez-moi, contrairement à ce que j'ai pu lire ici ou là, les instructions, elles sont fermes.
01:39Elles sont claires.
01:40C'est d'aller au contact.
01:41Et les policiers y vont.
01:42Et ils interpellent.
01:43Et merci d'avoir appelé le nombre d'interpellations 891.
01:46Et on continuera toujours avec la même fermeté.
01:49Alors, bien sûr, on peut toujours améliorer les dispositifs.
01:52Souvenez-vous, l'an passé, après la finale de la Ligue des Champions, nous étions très inquiets pour la fête
01:56de la musique.
01:57Parce que ces jeunes-là, ces voyous, ces casseurs, ils n'ont rien à voir avec le football.
02:01Et ils profitent du moindre rassemblement de personnes pour créer le chaos.
02:04Et pour la fête de la musique, l'an passé, nous l'avions empêché.
02:07Et nous allons faire la même chose.
02:08Déployer les effectifs sur le terrain.
02:10Interpeller.
02:11Et nous le ferons avec beaucoup d'efficacité.
02:16Interpeller.
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