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##LES_PERLES_DU_JOUR-2026-06-02##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Les perles du jour.
00:01Les premières peines sont tombées pour les émeutiers arrêtés samedi soir en marge de la victoire du PSG.
00:07Oui, Maud, Bruno Retailleau s'en inquiétait justement, et bien les sanctions, les premières sanctions sont tombées durant les comparitions.
00:16On rappelle qu'il y avait 8000 policiers mobilisés, donc il y avait effectivement une présence policière suffisante, 312 gardes
00:22à vue,
00:22et on a insisté pendant cette soirée à des comportements, des attitudes et des gestes qui sont absolument inqualifiables.
00:30Quand Bruno Retailleau parle de barbarie, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:33Barbarie, c'est quand il y a l'absence de civilisation et d'empathie.
00:37On comprend, on comprend lorsqu'il y a une manifestation dans un conflit politique ou une confrontation sociale,
00:43qu'il y ait des casseurs, des black blocs qui viennent, c'est dans le contexte, c'est pas bien,
00:47c'est interdit, c'est très mal.
00:48Mais bon, c'est dans un contexte où il y a... Mais quand on fête une victoire pour une équipe
00:53de foot gagnante,
00:54et qu'on va, dans la ville, casser des biens du service public, des arrêts d'autobus, brûler des poubelles,
01:00brûler des voitures,
01:01tout ça parce qu'on a gagné, c'est de la barbarie.
01:03Alors, les juges ont quand même été interpellés, par exemple, America, 19 ans, 10 mois de prison avec sursis,
01:11pour avoir distribué des mortiers avec sa voiture le soir, avec sa voiture, il distribuait des mortiers à tout le
01:16monde.
01:16Il dit, non, non, mais moi je les ai distribués pour faire la fête, pour célébrer la victoire du PSG.
01:20Les juges ne l'ont pas entendu de cette oreille, donc 10 mois de prison avec sursis.
01:23Hichem S, 10 mois de prison avec sursis pour avoir arraché une chaîne en or,
01:27quelqu'un qui fêtait la victoire du PSG sur les Champs-Elysées, hop, il a été pris en fait un
01:31grand délit.
01:32Et un an de prison, dont 6 mois ferme pour Raphaël D, qui a traité les policiers,
01:37et lui dit que non, évidemment, de fils de pute, de nazi et de fasciste.
01:41Donc, les magistrats ont su être sévères, voilà.
01:44Pour autant, les dégâts sont considérables.
01:46La justice est passée.
01:48Je pense que les sanctions auraient pu être beaucoup plus sévères que ça.
01:51Le sursis, ce n'est pas sévère.
01:52Et le sursis, voilà, ce n'est pas sévère.
01:53Donc, il y a une condamnation, mais elle n'est pas à la hauteur de ce qu'on pourrait attendre,
01:56selon certains responsables politiques, et ils ont raison.
01:58Quant aux commerçants, n'en parlons pas.
02:01Ceux qui ont l'envie de se dévaster, c'est la croix et la bannière pour avoir un remboursement,
02:05un dédommagement, parce que, évidemment, le constat doit venir des services publics.
02:09Et vous avez des compagnies d'assurance, aujourd'hui, qui, dans certains quartiers,
02:11aux Champs-Elysées ou à la Porte de Saint-Cloud, résilient les contrats d'assurance,
02:16parce que la zone est trop risquée.
02:17Il y a, d'ailleurs, à chaque fois qu'il y a une match de foot,
02:18et donc, il y a aujourd'hui des commerçants qui, non seulement, ont des frais de réparation,
02:22parce qu'ils ont dû fermer et qu'ils ont dû refaire leur devanture,
02:25et, en plus, ils ne sont pas sûrs d'être assurés.
02:26Donc, on attend vraiment beaucoup de fermeté de la part de la justice,
02:30pour que nos institutions fonctionnent,
02:32et que ceux qui commettent des actes barbares soient un tout petit peu intimidés au moment de passer à l
02:37'acte.
02:41Le ministre de la Ville du Logement, Vincent Jean Brun,
02:44veut punir à sa façon les casseurs du samedi soir.
02:46On reste sur le même sujet.
02:48Oui, Gabriel Attal avait marqué les esprits avec sa célèbre mise en garde.
02:51Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité.
02:54On t'apprend à la respecter.
02:56Des promesses vaines, évidemment, parce que la volonté politique,
02:58si la politique ne suit pas, on peut sortir toutes les plus belles punchlines.
03:02Ça ne va pas loin.
03:03Eh bien, cette fois, c'est le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jean Brun,
03:05qui a fait une déclaration explosive hier matin sur France Info.
03:08Il souhaite priver de logements sociaux les casseurs qui en bénéficient.
03:12Selon lui, toute personne qui bénéficie de la solidarité nationale doit être exemplaire dans son comportement.
03:18Ça semble être une évidence présentée comme ça.
03:20Une déclaration qu'il avait pourtant déjà faite en octobre 2025
03:23au sujet des familles de squatteurs, de trafiquants et de voyous.
03:26Eh bien, on attend toujours.
03:27Ça serait la moindre des choses.
03:28Mais ça serait la moindre des choses.
03:30Quand vous vivez de l'argent, du soutien de la République, vous la respectez.
03:34Voilà.
03:34Si vous ne respectez pas la loi, eh bien, les avantages que vous avez, ils sont coupés.
03:39C'est comme ça dans n'importe quel pays.
03:40Mais on ne se poserait même pas la question.
03:42Il n'y a qu'en France où on continue à se faire casser la gueule
03:44et on continue à donner de l'argent à ceux qui nous insultent.
03:46Enfin, c'est comme ça.
03:48L'autonomie de la Corse est débattue aujourd'hui à l'Assemblée Nationale.
03:52Un projet de réforme constitutionnelle très attendu.
03:54Oui, c'est un projet de loi constitutionnel relatif à l'autonomie de la Corse
03:57qui est présenté à la Commission des lois de l'Assemblée Nationale aujourd'hui.
04:02Plus de 28 ans après l'assassinat du préfet,
04:044 ans après celui de celui qui fut condamné pour ce crime, Yvan Colonna.
04:08Puis, la levée de ce tabou par Emmanuel Macron et Gérald Darmanin
04:11sur l'autonomie de la Corse, qui est un vieux sujet.
04:13La Corse n'a jamais été aussi prête d'obtenir ce statut d'autonomie
04:16pourtant très banale sur les îles du bassin bétéranéen.
04:19C'est vrai que la Sicile, la Sardaigne
04:22sont aussi des îles qui ont un statut particulier
04:24dans le cadre de la République italienne.
04:26Alors, le texte va-t-il trop loin sur le pouvoir donné
04:28en matière législative et normative ?
04:30Il y en a qui pensent que oui, évidemment,
04:32les Jacobins sont hirsutes.
04:34C'est sur ce curseur que toutes les attentions
04:36seront sans doute portées au cours de ces débats
04:38que je suppose un peu houleux.
04:40Ce texte propose concrètement de créer un nouvel article
04:4372.5 dans la Constitution de 1958
04:46consacré exclusivement à la Corse
04:47et de lui conférer un statut d'autonomie
04:49en raison de ses intérêts propres
04:51liés à sa communauté historique, linguistique et culturelle.
04:54La collectivité de Corse pourrait ainsi adapter
04:56ou abroger des lois et règlements
04:58dans différents domaines précisés
04:59par une loi organique
05:00à l'exclusion des missions régaliennes de l'État, évidemment.
05:03Les électeurs inscrits sur la liste électorale de Corse
05:05pourraient être consultés sur le nouveau statut d'huile.
05:07Voilà.
05:08Les Jacobins, je vous le disais, sont furieux
05:09dans un état d'exaspiration absolue
05:11et parlent de dislocation de la République.
05:13Les mêmes Jacobins qui, pour la dislocation du Canada,
05:17sont tout à fait d'accord pour disloquer le Canada
05:19lorsqu'il s'agit de soutenir la légitime redéducation
05:21de l'indépendance du Québec.
05:23Vous voyez, donc il y a deux poids, deux mesures.
05:24On dirait, mais les Basques, les Bretons, les Alsaciens et les Savoyards,
05:26ancrés dans leur territoire et des territoires spécifiques,
05:29n'ont aucune raison d'accepter un traitement
05:31moins favorable que les Corse.
05:32Mais on verra bien.
05:33Pourquoi pas ?
05:34Aux élus et aux habitants d'en décider,
05:35selon les lois de la République.
05:36Il faut toujours respecter les lois de la République.
05:38Il faut toujours être conforme aux institutions.
05:41Mais voilà, il y a un droit.
05:43Et aujourd'hui, on sait bien que si on est d'accord
05:46pour que l'Ecosse et son indépendance,
05:48les Catalans ont essayé d'avoir aussi
05:49ce sont des revendications légitimes de populations
05:51qui ont une histoire et un passé.
05:53Il est tout à fait normal qu'elles essayent
05:55d'obtenir des statuts particuliers,
05:56une reconnaissance législative particulière
05:58pour peu que ce soit dans le cadre de la loi,
06:00que ça soit été voté par le Parlement
06:01et adopté au suffrage universel par les citoyens et les citoyens.
06:06Les urgences ne se portent pas mieux que l'an dernier,
06:08ça va de soi,
06:09et les temps d'attente battent tous les records, Péricault.
06:12Ah, c'est une catastrophe.
06:13Tout ça a explosé.
06:14Il y a des chiffres terrifiants.
06:16Alors, on parle de 2h, 4h, 6h, 8h.
06:18Il y a des gens qui passent la nuit dans des couloirs.
06:21Le corps médical est affolé.
06:23Le ministère a été interpellé.
06:25Il y a des témoignages, évidemment, de patients.
06:28Le personnel soignant dit que ça peut serre pas tenable.
06:30Vous imaginez l'ambiance dans une urgence
06:32où des gens attendent, c'est quelquefois pour des pathologies très graves,
06:36sans parler de ceux à qui on dit qu'on ne peut pas les prendre aujourd'hui.
06:39Et puis, quand on vous dit, c'est fermé.
06:41Là, on ne peut pas vous prendre.
06:42Donc, voilà, situation absolument dramatique
06:43qui n'est pas celle d'une démocratie comme la France.
06:47Je parle bien de démocratie parce que c'est un droit minimum.
06:49On a des institutions, on a un ministère de la Santé,
06:52on a un corps médical qui est composé de gens extrêmement compétents.
06:55Et tout ça est désorganisé parce que la partie administrative
06:58de l'autre santé est faite en dépit du bon sens.
07:02Donc, c'est un très mauvais signe.
07:03C'est un peu comme les conditions des détenus dans les prisons
07:05et pour les personnes pénitentiaires.
07:07Les urgences, c'est ce qui témoigne de l'état d'un pays.
07:09Les urgences de la France aujourd'hui,
07:11elles témoignent que la France est très malade
07:13et que surtout au niveau de l'État,
07:15on a des gens qui sont particulièrement irresponsables
07:17aux commandes de cette grande institution.
07:23Les eurodéputés et les États européens
07:26ont trouvé un accord hier soir
07:28pour dourcir la politique migratoire de l'Union européenne.
07:30Mais il était en mode.
07:31Avec la possibilité de créer des centres à l'étranger
07:33où renvoyer les migrants illégaux.
07:35C'était Georgia Meloni qui avait fait cette proposition
07:37et qui l'avait elle-même appliquée d'ailleurs
07:39en envoyant des migrants illégaux en Albanie.
07:41Elle avait été vivement critiquée.
07:43Mais finalement, l'Union européenne,
07:44dépassée par l'immigration illégale,
07:46a décidé de lui donner une chance.
07:48Elle devrait être votée la semaine prochaine.
07:50Certains pays européens,
07:51comme le Danemark, l'Autriche ou l'Allemagne,
07:53commencent déjà à imaginer où installer ces centres.
07:56Par exemple au Rwanda, en Ouganda ou en Ouzbékistan.
07:59Il faudra quand même du temps aux États
08:01pour développer ces projets.
08:02En accord avec les pays tiers qui les accueilleraient.
08:05Quant à la France, elle s'est montrée plutôt sceptique.
08:07L'Espagne s'y est opposée
08:08au prétexte d'une menace pour le respect des droits humains.
08:11Le renvoi des migrants contre leur gré
08:13serait aussi accompagné d'une durée d'interdiction
08:15d'entrée dans l'Union européenne
08:17allongée à 10 ans, voire 20 ans,
08:19contre 5 ans actuellement.
08:21Aujourd'hui, environ 20% des décisions d'expulsion
08:23aboutissent réellement.
08:24Avec les nouvelles règles,
08:25l'Union européenne disposerait d'un meilleur contrôle
08:27pour garantir que les retours soient effectués.
08:30À suivre.
08:30Il aura fallu du temps.
08:31C'est pas fait encore.
08:32On n'est pas au bout de nos peines.
08:33On est d'accord.
08:35L'écrivain franco-algérien Boilem Sansal
08:37sort son livre aujourd'hui,
08:39intitulé La Légende.
08:40Il revient sur sa détention
08:41et critique aussi bien l'Algérie que la France.
08:44Oui, après son départ mouvementé de chez Gallimard,
08:46Boilem Sansal est de retour en librairie chez Grasset.
08:48L'écrivain franco-algérien,
08:49il publie ce mardi 2 juin
08:50La Légende, un livre sur sa détention en Algérie
08:54qui a déjà fait couler beaucoup d'encre
08:55en plaçant son auteur au centre des polémiques diplomatiques,
08:59intellectuelles et politiques.
09:00Il disait
09:00« J'étais le prisonnier du président ».
09:04Si l'écrivain franco-algérien ne cite aucun nom,
09:07celui-ci se montre particulièrement sévère
09:08contre son ancien éditeur Gallimard
09:10et plusieurs titres du presse dans le monde.
09:13La Légende n'est pas un livre neutre,
09:15c'est un livre de combat.
09:16Il nomme, il accuse, écrit Boilem Sansal
09:18dans cet ouvrage de 240 pages.
09:22L'octogénaire y met en cause
09:23le régime algérien Ony
09:24qui l'a placé derrière les barreaux
09:25pendant 361 jours
09:27et l'a condamné à 50 prisons avant de le gracier.
09:29Boilem Sansal explique pourquoi
09:30il aurait préféré
09:31que Paris engage un rapport de force
09:34avec le pouvoir algérien
09:35pour obtenir la libération
09:35plutôt que de privilégier la négociation diplomatique
09:37quitte à rester et à mourir en prison à Fermatine.
09:41Il parle de ceux qui l'ont poignardé.
09:43Bon ben, à lire absolument.
09:44Il n'y va pas par le dos de la cuillère
09:47et il dit ce qu'il pense.
09:48Je pense que le dossier n'est pas clos.
09:52On termine avec le traditionnel anniversaire
09:54d'une personnalité politique.
09:55Cette fois, Perico, je vais vous donner trois indices
09:56pour deviner de qui il s'agit.
09:58À 10 ans, il assiste à son premier meeting,
10:01celui de François Mitterrand.
10:02Ça vous donne un petit indice sur sa génération.
10:04En 2001, il devient maire de Cherbourg,
10:07un mandat qui va durer 11 ans.
10:08Mais c'est en 2002 que débute sa notoriété nationale
10:11à cause de l'attentat de Karachi
10:13puisqu'il devient rapporteur
10:14de la mission d'information parlementaire sur l'attentat
10:17dans lequel sont morts 11 salariés français
10:19de la direction des constructions navales.
10:21Qui est-ce ?
10:21Je pense à Bernard Cazeneuve.
10:22Exactement.
10:23Bernard Cazeneuve fête ses 63 ans
10:26et on attend toujours de savoir
10:27s'il sera candidat en 2027.
10:29Bon anniversaire, M. le Premier ministre.
10:31Bon, mais Cherbourg est une très belle ville aussi.
10:33Je suis toujours épaté par la façon
10:34son français, son délocution impeccable,
10:38sa petite pochette.
10:39Voilà, c'est quelqu'un qui...
10:40Et puis c'est le Parti Socialiste à l'ancienne.
10:41Il est nickel groupe, voilà.
10:43Allez, la suite.
10:44Il était brigadier dans un quartier chaud de Paris
10:47à la Bac 18.
10:48Il a été jugé et condamné à tort.
10:50Karim Mamesh sera notre invité
10:52dans un petit instant sur Sud Radio.
10:53Si vous souhaitez l'interpeller,
10:55lui posez vos questions.
10:570826 300 300.
10:59A tout de suite.
11:00Midi 14h, la France dans tous ses états.
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