Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Ici Besançon, premier sur l'actu locale en Franche-Comté, ici Matin.
00:077h48, 500 personnes environ rassemblées hier soir à Besançon à l'appel des partis de gauche
00:13pour dénoncer l'arrêté anti-mendicité agressif pris par le maire LR, Ludovic Fagot.
00:18Parmi elles, Anthony Poulin, conseiller municipal écologiste de Besançon.
00:22Bonjour Anthony Poulin.
00:23Bonjour.
00:23Un mot d'abord sur le nombre.
00:25La Place Pasteur, Noir de Monde, hier soir, êtes-vous satisfait ? Êtes-vous rassuré ?
00:31Nous sommes satisfaits de voir que les humanistes se sont levés hier.
00:36Le cœur des byzontines et des byzontins continue de battre pour la solidarité.
00:41C'est cela que nous voyons, mais ce n'est qu'une étape,
00:44puisque le maire de Besançon est déterminé à faire appliquer cet arrêté anti-mendicité.
00:50Nous utiliserons toutes les voies pour juridique et de mobilisation populaire
00:54pour que cet arrêté ne s'applique pas dans notre ville.
00:57Oui, juridique.
00:57On va y venir d'abord sur le fond.
00:59Qu'est-ce qui vous choque dans cette mesure ?
01:02Cet arrêté, il est injuste, il est inapplicable et il est inadmissible finalement.
01:10Pourtant, le maire Ludovic Fagot lui dit, voilà, je veux ramener de la sérénité au centre-ville.
01:16C'est ce qui a été écrit à voir sur blanc dans l'arrêté.
01:18Oui, mais quand je vous parle d'injustice, c'est que dès le premier article,
01:20nous voyons que ce qui est visé, c'est toute une catégorie de la population.
01:25Les sans-domicile fixe, ceux qui sont les plus vulnérables dans notre société,
01:30qui souffrent parfois d'addictions ou qui sont dans des ruptures de vie,
01:34qui se retrouvent habitants de la rue.
01:36Et ce sont ces byzontines et ces byzontins-là qui sont directement dans le viseur de cet arrêté.
01:41Et c'est ce qui rend cet arrêté particulièrement injuste.
01:45Et j'ajoute également qu'il est inapplicable ou en tout cas très peu efficace.
01:51Puisque qu'est-ce qui est prévu dans cet arrêté ?
01:54Le fait de mettre une amende de 150 euros à des personnes sans ressources.
01:58Est-ce que cela est un moyen efficace pour combattre ce que le maire de Besançon prétend combattre avec cet
02:06arrêté ?
02:06En fait, c'est un grand acte politique pour rassurer...
02:11C'était une promesse de campagne.
02:12C'est une promesse de campagne, mais le maire de Besançon aujourd'hui,
02:15il est le maire de toutes les byzontines et de tous les byzontins.
02:17Il n'est pas le maire d'un clan.
02:18Et à travers cet arrêté, c'est une partie de son électorat qui cherche à satisfaire.
02:25Mais vous, vous étiez précédemment dans la majorité, vous êtes désormais dans l'opposition.
02:31Qu'est-ce que vous avez fait ? Qu'est-ce que vous proposez pour ramener justement du calme,
02:35de la sérénité qui est quand même demandé, notamment par les commerçants,
02:39mais pas que, par les passants aussi dans le centre-ville de Besançon,
02:42et pas que d'ailleurs, puisque l'arrêté est valable aussi pour la zone de Château-Farine.
02:46Mais bon, essentiellement dans certaines rues du centre-ville.
02:49L'enjeu, il est avant tout social.
02:51Et ce que nous avons fait, c'était d'augmenter de manière sans précédent
02:56le budget du centre communal d'action sociale,
03:00avec un budget qui se porte maintenant à 11 millions d'euros.
03:03Nous avons également engagé un dialogue sur la création d'une halte-soin addiction.
03:08Nous avons également renforcé la question sociale.
03:11Visiblement, ça n'a pas suffi.
03:12Ce n'est pas suffisant.
03:14Et ce ne sera vraisemblablement pas suffisant uniquement au niveau local,
03:19puisque ce que nous avons vu aussi sur la période,
03:21c'est le renforcement des inégalités.
03:23Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours dans une plus grande précarité.
03:27Et c'est aussi cette cohérence d'action...
03:30Qu'est-ce que vous dites aux personnes et aux commerçants notamment qui se plaignent ?
03:33Parce que ça, c'est une réalité qui dépose des mains courantes.
03:36C'est une réalité aussi contre l'agressivité de certaines personnes en tous les cas,
03:42ou de groupes qui sont avec des chiens, qui font du bruit,
03:45parce que tout cela, c'est dans l'arrêté municipale.
03:46Ce que je réponds, c'est que les moyens légaux existent en dehors de cet arrêté
03:52pour faire face à ces situations.
03:54Aujourd'hui, être dans des situations d'agressivité permet déjà à la police d'intervenir.
04:03Aujourd'hui, on voit bien que cet arrêté, en fait, il n'ajoute rien d'un point de vue légal
04:06à part stigmatiser une partie de la population.
04:09C'est ce que vous met en colère.
04:10Les moyens légaux, ils existent.
04:12Il faut les appliquer.
04:13Et nous, ce que nous prononcons, c'est le fait de se mettre tous et tous autour de la table.
04:18Mettons les commerçants, avec les habitants, avec les personnes concernées
04:23et les travailleurs sociaux qui souffrent énormément autour de la table
04:26pour trouver une solution.
04:29Pour trouver une solution.
04:31Anthony Poulin, vous êtes conseiller municipal d'opposition.
04:34Votre marge de manœuvre aujourd'hui, c'est quoi ?
04:36Vous dites qu'on va utiliser toutes les possibilités juridiques.
04:39Comme quoi ?
04:41Pour contrer cet arrêté municipal.
04:43Tout à fait, nous déposerons un recours contre cet arrêté, sans doute avec des associations
04:48devant le tribunal administratif, pour le contester.
04:50Nous voyons que plusieurs arrêtés en France de ce type ont été cassés,
04:57notamment parce qu'ils stigmatisaient une partie de la population.
05:00Pas toujours.
05:00Pas toujours.
05:01On voit aussi qu'en mars dernier, le Conseil européen des droits sociaux
05:06estimait que la charte des droits sociaux prendait ces arrêtés complètement illégaux.
05:15Et donc, c'est aussi ces moyens que nous ferons peser.
05:17Et puis, nous lancerons une pétition afin que toutes celles et tous ceux
05:21qui sont indignés ou qui s'indignent de cette situation puissent exprimer leur position.
05:27Cet arrêté que vous appelez l'arrêté de la honte.
05:30C'est un arrêté de la honte et c'est un arrêté qui exclut là où nous devons,
05:36dans cette période, particulièrement rassembler toutes les byzontines et les byzontins.
05:39Anthony Poulin, élu d'opposition à la ville de Besançon,
05:43merci pour votre réaction et d'être venu en studio Place Grand Velle,
05:46dans les studios d'ici Besançon ce matin.
05:48Une interview à retrouver comme chaque matin, bien évidemment,
05:51en intégralité sur votre appli ici et sur ici.fr Besançon.
05:54Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires
1
Joel Grappinil y a 1 jour
Ludovic Fagaut il applique son programme et il a entièrement raison il fait ce que la municipalité écologistes n'a jamais rien fait du tout !

Recommandations