00:00Ici Belfort-Montbéliard, votre radio de proximité dans le Nord-Franche-Comté, ici matin.
00:07Thierry, l'invité d'ici matin, on revient sur cette vigilance rouge canicule qui sera déclenchée ce midi dans le
00:14Nord-Franche-Comté.
00:14Des cellules de crise sont activées dans les préfectures, on en a parlé d'ailleurs à 7h30 avec le directeur
00:20de cabinet du préfet du territoire de Belfort.
00:22On va voir à présent comment les services de santé s'adaptent à cette nouvelle situation.
00:26Pour en parler, nous sommes avec Sandrine Bulet, directrice de l'ARS, l'agence régionale de santé dans le territoire
00:32de Belfort.
00:33Bonjour, merci d'être là.
00:35Passer de vigilance orange canicule à rouge, comme ça va être le cas tout à l'heure à partir du
00:40midi, ça change quoi pour les hôpitaux et les centres de soins en général ?
00:44Déjà, je voulais avoir un message un peu rassurant.
00:46Les établissements, depuis 2003, ont tiré les enseignements de la crise et du nombre massif de décès.
00:52Donc, se préparent chaque année à des épisodes de canicule.
00:58Et donc, ils sont préparés, ils sont mobilisés.
01:00Et donc, le passage en niveau rouge va nécessiter de renforcer le plan d'action qu'ils ont déjà mis
01:04en œuvre.
01:05Ça veut dire que tout est prêt pour éventuellement accueillir un afflux de population ?
01:08C'est ça.
01:09Et donc, dans cette phase rouge, il y a aussi tout un système d'anticipation.
01:13L'idée, c'est de vraiment mesurer jour au jour le jour le nombre de passages et puis d'adapter
01:18les capacités hospitalières en fonction du besoin.
01:21Donc, ça veut dire qu'est-ce qu'il existe une cellule de crise, comme c'est le cas à
01:24la préfecture, à l'hôpital de l'Enfranche-Comté ou à l'ARS ?
01:27Oui.
01:28Donc, dans les établissements, il y a des cellules de crise qui se tiennent tous les jours.
01:31Et au niveau de l'Agence régionale de santé, on organise des points réguliers avec l'ensemble des acteurs de
01:35santé.
01:36Donc, hier matin, on a pu le faire au niveau régional.
01:38Et en fin de matinée, nous aurons aussi cette même réunion avec les acteurs locaux, justement, pour prendre des mesures
01:45adaptées à notre territoire.
01:46Alors, Sandrine Bullet, au moment où on se parle, quelle est la situation dans les services d'urgence à l
01:51'hôpital de l'Enfranche-Comté ?
01:52Aujourd'hui, la situation est maîtrisée.
01:53On observe une légère augmentation des passages aux urgences et des appels au centre 15 depuis dimanche.
01:58Pour autant, aujourd'hui, les services sont prêts à accueillir des patients supplémentaires qui viendraient aux urgences.
02:06Mais, pour éviter ces passages aux urgences, j'invite chacun à prendre des mesures de prévention.
02:12Puisqu'en vigilance rouge, on n'est plus seulement sur des risques pour les personnes en situation de vulnérabilité.
02:17Mais ça concerne chacun d'entre nous.
02:19Si on ne respecte pas, si on ne boit pas régulièrement, si on ne se rafraîchit pas,
02:24on est tous potentiellement en mesure de faire un malaise ou d'être en déshydratation.
02:29Alors, la difficulté peut-être pour vous, c'est que les effets de cette canicule se font sentir immédiatement.
02:35Mais aussi, 5 voire 10 jours après le passage de cette canicule.
02:40Donc, ça veut dire que les services pourraient être rapidement débordés dans les 5-10 jours à venir ?
02:45C'est vrai que les effets, de manière un peu plus massive,
02:48se font sentir après 5 à 10 jours après les premières vagues de chaleur.
02:52Pour autant, les établissements seront en mesure d'accueillir les patients qui viendront se présenter aux urgences.
02:56Est-ce que des personnels de santé sont peut-être appelés à venir en renfort à l'hôpital ?
03:02Donc, les établissements, dans le cadre de leur plan de gestion de crise,
03:06peuvent activer différents niveaux, dont le plan de mobilisation interne,
03:08qui leur permet de rappeler des salariés en congé, mais également d'adapter les plannings de manière plus globale.
03:15Alors, dans cet état département, les hôpitaux ont déclenché le plan blanc et le plan bleu pour les maisons de
03:20retraite.
03:21Ce n'est pas le cas chez nous encore ?
03:23Non, la GNFC n'a pas déplanché à ce stade son plan de blanc.
03:27Et par contre, on a plusieurs EHPAD qui ont déclenché leur plan bleu,
03:30mais c'est aussi une façon d'activer leur volet canicule.
03:33C'est-à-dire que vous avez tiré les leçons de l'épisode canicule de 2002 au 2003,
03:39où il y avait eu, je rappelle, 15 000 morts en France.
03:41La région Beaucois-Franche-Montaine était la troisième région où le taux de mortalité était le plus élevé.
03:47Vous avez tiré les leçons de cette époque ?
03:49Oui, c'est ça. Chaque année, avant la période estivale de surveillance,
03:54qui est du 1er juin au 15 septembre, l'agence sollicite les différents acteurs
03:59pour appeler les mesures à prendre.
04:01Et puis, chaque établissement a aussi un plan de canicule qui va activer
04:04avec différentes mesures et avec des mesures renforcées en fonction de l'état de la situation.
04:09La bonne nouvelle, c'est qu'on a encore peut-être 3-4 jours à tenir
04:11puisque l'alerte canicule pourrait être levée dimanche ou lundi.
04:16C'est ça, dans les prévisions, à ce stade, ça devrait être levé dans les prochains jours.
04:22Merci beaucoup Sandrine Bullet.
04:23Je rappelle que vous êtes directrice territoriale à l'ARS,
04:26l'agence régionale de santé pour le territoire de Belfort.
04:30Merci d'être venu, madame.
04:30Merci.
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