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  • il y a 2 jours
Le 28 mai, le Sénat adoptait la proposition de loi visant à assurer le droit de chaque enfant à être assisté d’un avocat. En séance publique, les sénateurs ont tous réaffirmé la nécessité d’assurer une meilleure protection de l’enfance, notamment dans le cadre d’une mesure d’assistance éducative et de protection de l’enfance. Dans ce texte issu de l’Assemblée nationale, la présence d’un avocat entend assurer une meilleure protection des droits de l’enfant. Aujourd’hui, les décisions judiciaires de placement d’enfants ne sont soumises qu’à la seule appréciation du juge pour enfant en charge du dossier. Dans l’état actuel du droit, un enfant, pour être assisté d’un avocat, doit en faire la demande. Les débats en séance ont majoritairement porté sur la réécriture de l’article 2 menée par la commission des lois du Sénat, qui souhaitait d’abord une expérimentation de la mesure avant sa mise en œuvre à l’échelle nationale. Cette réécriture a finalement été retirée en séance publique, au profit de la version émanant du texte adopté et transmis par l’Assemblée nationale. La mesure pourrait être mise en place dès le 6 janvier 2027. Année de Production : 2025

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Transcription
00:00:10Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle édition 100% Sénat pour suivre aujourd'hui l'examen d'un texte
00:00:16très attendu par les associations de protection de l'enfance.
00:00:19Le Sénat a en effet adopté jeudi une proposition de loi, déjà adoptée par l'Assemblée nationale en décembre dernier,
00:00:25qui vise à assurer le droit de chaque enfant à être assisté d'un avocat dans le cadre d'une
00:00:30mesure d'assistance éducative et de protection de l'enfance.
00:00:34Pour rappel, en France, 380 000 enfants sont concernés par ces mesures, qu'ils soient placés en famille d'accueil
00:00:40ou en foyer, ou bien directement suivis dans leur famille.
00:00:44Avec, vous allez le voir en séance, un grand débat sur la date d'entrée en application de cette mesure,
00:00:49direction l'hémicycle.
00:00:51L'ordre du jour appelle la discussion de la proposition de loi qui a été adoptée par l'Assemblée nationale
00:00:56et qui vise à assurer le droit de chaque enfant à être assisté d'un avocat
00:00:59dans le cadre d'une mesure d'assistance éducative et de protection de l'enfance dans la discussion générale.
00:01:05La parole est d'abord à M. Gérald Darmanin, garde des Sceaux et ministre de la Justice.
00:01:11M. le ministre, vous avez la parole.
00:01:35M. le Président, Mme la Présidente de la Commission des lois, M. le rapporteur, cher Danny Whitebled, Mesdames et Messieurs
00:01:41les sénateurs,
00:01:43Permettez-moi d'abord de remercier votre Assemblée d'avoir inscrit à son ordre du jour ce sujet extrêmement important
00:01:50parce que de là, j'en suis sûr de nos sensibilités politiques, nous partageons la même conviction,
00:01:56celle que les enfants, les êtres les plus vulnérables de notre pays, doivent pouvoir bénéficier de la protection la plus
00:02:02exigeante possible.
00:02:04Les enfants concernés par les mesures d'assistance éducative sont souvent des enfants confrontés très tôt aux violences,
00:02:11aux ruptures familiales, aux carences affectives et éducatives, à l'instabilité.
00:02:18Ce sont des enfants dont les parcours sont fragiles, ils ont connu très souvent la violence,
00:02:23violence psychologique, violence physique, violence sexuelle,
00:02:28et ils attendent avant tout d'être protégés, entendus et accompagnés.
00:02:34C'est donc dans cet esprit que le gouvernement accueille cette proposition de loi,
00:02:37comme j'ai eu l'occasion de le dire à l'Assemblée nationale, soutenant la proposition de loi du groupe
00:02:42socialiste.
00:02:44Oui, le gouvernement est favorable au fait que les enfants placés puissent bénéficier plus largement de l'assistance d'un
00:02:50avocat.
00:02:52Oui, nous considérons que la parole de l'enfant doit continuer à prendre toute sa place dans les procédures qui
00:02:56le concernent.
00:02:57Oui, l'avocat peut constituer, dans certaines situations, la garantie supplémentaire pour permettre à l'enfant d'être pleinement entendu
00:03:06et accompagné dans la procédure judiciaire.
00:03:10Permettez-moi tout à fois de saluer l'engagement total des juges pour enfants,
00:03:14dont cette dernière année nous avons créé 50 cabinets supplémentaires,
00:03:19une augmentation jamais vue au ministère de la Justice et qui reste cependant sous un nombre trop important de dossiers
00:03:26pour faire leur travail comme ils n'aimeraient le faire, avec conviction et passion.
00:03:31Permettez-moi de saluer les magistrats du parquet,
00:03:34qui œuvrent chaque jour à la protection des plus vulnérables des enfants.
00:03:38Permettez-moi de remercier les collaborateurs du ministère de la Justice et les agents de la PJJ.
00:03:43Leurs missions sont dures, violentes parfois, mais je sais pour les rencontrer chaque jour que leur abnégation est totale.
00:03:51Vous me permettrez ainsi de rappeler comme garde des sceaux, solennellement, dans cette enceinte,
00:03:56que nous avons confiance en nos juges, en nos juges pour enfants et en leur capacité à garantir l'intérêt
00:04:01supérieur de l'enfant.
00:04:03Nous soutenons, avec monsieur le ministre Panifou, dont je remercie de sa présence cet après-midi,
00:04:08je sais qu'elle était attendue, monsieur le ministre, nous soutenons l'idée que la présence de l'avocat
00:04:13peut être un allié utile dans le processus de décision,
00:04:17mais le garde des sceaux que je suis doit rappeler qu'à la fin, c'est bien le juge qui
00:04:21est le garant de l'intérêt de l'enfant.
00:04:24L'ambition de la proposition de loi, monsieur le rapporteur, s'inscrit pleinement dans la stratégie plus globale
00:04:28de la refondation de la protection de l'enfance engagée par le gouvernement
00:04:32et des annonces faites ces dernières semaines et derniers mois pour transformer fondamentalement,
00:04:38j'espère avec l'appui de toutes et tous, remerciant tous ceux,
00:04:41quels que soient les groupes politiques, depuis très longtemps, trop longtemps peut-être,
00:04:44ont porté l'intérêt de l'enfant dans l'action que nous avons pu porter
00:04:49et notamment dans le projet de loi relatif à la protection des enfants
00:04:52que nous avons présenté hier en Conseil des ministres avec la ministre Stéphanie Riste
00:04:57qui traduit la volonté commune de mieux protéger les enfants,
00:05:01de sécuriser davantage leur parcours
00:05:03et de mieux articuler le temps de l'enfant avec le temps judiciaire
00:05:06maintenant que 8 décisions sur 10 de placement est judiciaire.
00:05:11Vous le savez, notre système de protection de l'enfance traverse une période de très forte tension
00:05:15et par certains points de vue, nous pouvons avoir honte du traitement que nous infligeons à cet enfant.
00:05:20Avec monsieur le sénateur du Nord, nous partageons, je crois, le fait d'être élu local,
00:05:25les conseillers départementaux d'un territoire qui connaît le plus grand nombre d'enfants à l'ASEU,
00:05:32qui connaît aussi le plus grand nombre de violences sexuelles de ces enfants
00:05:35et nous avons, ayant tous deux été maires de communes populaires,
00:05:39vu chaque jour la difficulté de notre organisation, trop complexe,
00:05:43et le manque d'intérêt au fond des adultes pour le monde des enfants les plus vulnérables.
00:05:49Plus de 400 000 mesures de protection de l'enfance sont actuellement en cours dans notre pays.
00:05:54400 000.
00:05:55Les situations prises en charge sont de plus en plus complexes, de plus en plus lourdes.
00:06:00Les juges des enfants sont en première ligne et consacrent l'essentiel de leur activité désormais
00:06:05à la protection des mineurs en danger.
00:06:08Dans ce contexte, notre responsabilité est donc collective
00:06:10et il faut regarder avec lucidité les conditions concrètes de l'application de la loi,
00:06:15surtout lorsque ces lois créent une immense attente.
00:06:19Je veux d'ailleurs rappeler que la chancellerie, dès mon arrivée au ministère de la Justice,
00:06:24a engagé des travaux pour préparer non seulement la priorité de la politique de l'enfance,
00:06:29c'était mon point premier de ma circulaire politique pénale le 7 janvier 2025,
00:06:33quelques jours après mon arrivée,
00:06:35mais également l'expérimentation dans plusieurs juridictions
00:06:39de la présence de l'avocat pour toute assistance éducative.
00:06:43L'objectif était précisément de mesurer les conséquences humaines, organisationnelles, budgétaires
00:06:49d'une telle généralisation d'un dispositif qui, en effet,
00:06:53doit être envisagé dans son déploiement national.
00:06:55Le Parlement et la démocratie souhaitent aujourd'hui aller plus vite
00:06:59et prévoir une application immédiate d'un dispositif sans cesse demandé,
00:07:04mais je constate dont nous serions les premiers à accompagner le gouvernement,
00:07:09le Parlement, le groupe socialiste qui l'a demandé en premier,
00:07:13vous-même, monsieur le rapporteur, l'ensemble de la majorité sénatoriale,
00:07:16si elle nous suit, dans cette volonté, et nous en comprenons le sens.
00:07:21Mais je le dis aux parlementaires responsables qui sont ici présents,
00:07:24responsables d'ailleurs au nom des collectivités locales,
00:07:26nous devons aussi veiller à ce que toute avancée des droits soit concrète
00:07:30et ne produise pas, faute de préparation insuffisante,
00:07:33des effets contraires à l'intérêt même des enfants que nous voulons protéger.
00:07:39L'enjeu du ministre de la Justice, responsable devant vous,
00:07:41mesdames, messieurs les sénateurs, de l'organisation, de l'administration de la justice,
00:07:46évoque les enjeux opérationnels, sinon je ne serai pas à la hauteur de ma charge.
00:07:51Aujourd'hui, seuls 22 barreaux sur 164 disposent d'une permanence spécifique en assistance éducative.
00:07:57Ces 22 barreaux font un travail absolument formidable.
00:08:01Mais nous pouvons ici dire que Paris n'est pas le reste du territoire national
00:08:05et comme élus de province, je pense que nous sommes nombreux à considérer
00:08:09et parfois à nous inquiéter de la façon dont de nombreux territoires,
00:08:12notamment les plus petits, ressorts judiciaires.
00:08:15Il n'existe pas assez d'avocats formés pour assurer immédiatement
00:08:19une présence systématique à chaque audience,
00:08:22puisque ainsi est voulue la proposition de loi qui nous est présentée.
00:08:26Le risque est donc connu d'accidents industriels,
00:08:30des audiences reportées, des décisions retardées,
00:08:34des délais allongés et au final des enfants qui attendraient encore davantage
00:08:38que maintenant alors que la situation est déjà dramatique
00:08:40qu'une décision de protection puisse être ordonnée.
00:08:44Concrètement, si nous prenons la proposition de loi telle qu'elle s'apprête à être votée,
00:08:47si l'avocat n'est pas disponible, l'audience sera renvoyée
00:08:51et l'enfant potentiellement laissée dans un contexte de danger,
00:08:54puisque seule l'urgence serait réglée, sous qu'un jour, pas davantage.
00:09:00Or, chacun le sait ici, lorsqu'il s'agit d'un enfant en danger,
00:09:03chaque délai supplémentaire peut avoir des conséquences très concrètes
00:09:05sur l'ensemble de son parcours, sur sa stabilité et même sa sécurité.
00:09:11C'est très concrètement ce qui se passerait dans nos tribunaux pour enfants
00:09:14dès les prochains jours, dès la promulgation de la loi par le président de la République
00:09:17si la proposition de loi telle qu'elle est écrite était adoptée.
00:09:21Le second enjeu est moins important, mais j'en appelle au Parlement
00:09:25et sans doute aussi au groupe socialiste, lorsqu'il s'agira de discuter budgétairement
00:09:29avec le Premier ministre des budgets de chacun des ministères.
00:09:32Le coût de cette réforme est estimé à plus de 300 millions d'euros par an en année pleine
00:09:37ou à peu près 177 millions d'euros dès 2026, en cas d'entrée en vigueur le 1er juin prochain.
00:09:43Cet effort considérable pour l'aide juridictionnelle est nécessaire,
00:09:48sans doute indispensable,
00:09:49mais cela voudra aussi dire que le budget de l'aide juridictionnelle passera à plus d'un milliard d'euros.
00:09:54Il aura donc été quadruplé sous la présidence d'Emmanuel Macron.
00:09:58Chacun doit avoir conscience qu'un tel niveau de dépense ne sera pas neutre pour le ministère de la Justice,
00:10:03petit ministère, au petit budget, malgré les augmentations certaines,
00:10:06et notamment les 700 millions d'euros dont je remercie d'ailleurs l'ensemble des parlementaires
00:10:09et ceux qui n'ont pas renversé le gouvernement particulièrement,
00:10:12de les avoir demandé lorsqu'il a fallu faire acte qu'avec la défense,
00:10:17le ministère de la Justice était le seul à connaître à l'heure auprès sa loi de programmation.
00:10:21Il impliquera donc nécessairement des arbitrages lourds
00:10:24et pourra conduire à ralentir ou à remettre en cause de nombreux projets engagés,
00:10:29y compris sur l'aide juridictionnelle,
00:10:31et que le ministère avait pourtant prévu de mettre en place avec la profession d'avocat.
00:10:35Vous indiquez ces éléments, mesdames, messieurs, les sénateurs,
00:10:37ce n'est pas mettre en cause l'objectif de la loi,
00:10:40c'est de discuter sérieusement d'objets qui, j'en suis sûr, peuvent trouver consensus.
00:10:45C'est le rôle du gouvernement d'éclairer la décision que vous serez amenés à prendre,
00:10:49et je sais que chacune et chacun d'entre vous souhaite que les lois votées soient mises en œuvre,
00:10:53effectivement, dans des conditions satisfaisantes pour nos concitoyens,
00:10:57et en premier, lorsqu'il s'agit des enfants de la République.
00:11:00Je veux également dire un mot des administrateurs ad hoc,
00:11:02dont le rôle est essentiel dans la protection des mineurs les plus vulnérables.
00:11:06Lorsqu'un mineur ne peut pas être représenté par ses représentants légaux,
00:11:10l'administrateur ad hoc intervient pour défendre exclusivement ses intérêts dans la procédure.
00:11:14Il peut d'ailleurs solliciter un avocat lorsque cela est nécessaire.
00:11:17Or, cette mesure demeure aujourd'hui très insuffisamment reconnue,
00:11:21et les administrateurs ad hoc restent trop peu nombreux sur le territoire.
00:11:25C'est pourquoi, à ma demande, mes services ont engagé un travail de fond,
00:11:28afin de mieux valoriser cette fonction,
00:11:29de renforcer son attractivité,
00:11:31d'augmenter le nombre d'administrateurs ad hoc disponibles.
00:11:33Et je sais qu'au Sénat, d'ailleurs,
00:11:35de nombreux amendements budgétaires avaient été présentés dans les années précédentes.
00:11:39Je veux, en collaboration évidemment avec le ministère des Comptes publics,
00:11:42pouvoir proposer qu'ils seront acceptés favorablement
00:11:45lorsque nous discuterons au mois d'octobre prochain
00:11:47des crédits de mon ministère.
00:11:49Cette réflexion est importante,
00:11:51car elle constitue une solution concrète
00:11:53pour améliorer l'accompagnement des mineurs dans les procédures judiciaires,
00:11:56en particulier dans les situations les plus complexes.
00:12:00Il nous reviendra dans les mois qui viennent
00:12:02de trouver de nouvelles manières d'articuler ces différents rôles.
00:12:04Ce n'est pas le moment,
00:12:05mais évidemment, avec la présence de l'avocat obligatoire pour l'enfant,
00:12:09cela deviendra plus que nécessaire et indispensable.
00:12:13Vous l'avez donc compris,
00:12:14le débat qui nous réunit ne porte donc pas sur le principe
00:12:16où je crois qu'unanimement nous sommes d'accord.
00:12:18Il porte sur les conditions concrètes de la réussite de cette grande loi
00:12:21si elle venait à être votée par le Sénat et l'Assemblée nationale.
00:12:25Le gouvernement souhaite avancer,
00:12:27mais il a la responsabilité du bon fonctionnement
00:12:29du service public de la justice.
00:12:31C'est pourquoi, après de nombreuses discussions,
00:12:33quels que soient les groupes politiques
00:12:35à l'Assemblée nationale et au Sénat,
00:12:36je veux saluer la députée, responsable d'abord
00:12:39et autrice de la proposition de loi à l'Assemblée nationale,
00:12:42avec M. le rapporteur,
00:12:44avec Mme la présidente de la Commission des lois,
00:12:45avec l'ensemble des groupes ici réunis.
00:12:48Nous avons proposé la mise en œuvre d'un dispositif
00:12:52à partir du mois de mai 2027.
00:12:54Au début, il y avait des discussions pour le 1er janvier 2028,
00:12:57puis ensuite du 1er juillet,
00:12:58et comme je crie comprendre que la présidentielle était incertaine,
00:13:01M. le rapporteur nous a fait remarquer
00:13:02que si le garde des Sceaux qui pouvait rester
00:13:04jusqu'au bois de baie 2027
00:13:06pouvait s'assurer de la mise en place de la loi,
00:13:08je propose donc que pour le 2 mai,
00:13:10puisqu'on va respecter le 1er, me semble-t-il,
00:13:12chers amis,
00:13:13que pour le 2 mai 2027,
00:13:16nous pourrions appliquer cette grande loi de la République.
00:13:19Ce délai, c'est-à-dire moins d'un an,
00:13:22est indispensable pour permettre à l'ensemble
00:13:24des juridictions de France,
00:13:25et pas simplement à Paris,
00:13:26mesdames, messieurs les sénateurs,
00:13:27de s'organiser en France hexagonale
00:13:30comme en France en Outre-mer,
00:13:32où les enfants doivent être aussi particulièrement protégés.
00:13:35Cela permettra également aux barreaux
00:13:37de former les avocats
00:13:38afin d'absorber cette montée en charge
00:13:39sans fragiliser l'ensemble de notre système judiciaire.
00:13:42Et je réunirai évidemment leurs représentants
00:13:44dès le vote de la loi.
00:13:46Ce délai permettra de conclure des conventions locales
00:13:48d'aide juridictionnelle
00:13:49pour préciser très concrètement
00:13:50les contours de l'intervention de l'avocat,
00:13:51comme cela existe déjà dans certains barreaux.
00:13:53La proposition de loi est très large
00:13:55puisqu'elle vise l'ensemble,
00:13:57l'ensemble des audiences tenues par un juge des enfants,
00:14:00y compris lorsqu'aucun placement est envisagé.
00:14:03Le travail va donc être lourd pour les greffes
00:14:05et les agents de greffe qui font un travail formidable.
00:14:08La charge des permanences va être très dense pour les barreaux
00:14:10et je pense notamment aux plus petits d'entre eux
00:14:13qui doivent être accompagnés.
00:14:14La loi fait parfois office de symbole,
00:14:17mais elle peut parfois aussi traduire
00:14:19la volonté politique forte, transpartisane,
00:14:21et doit aussi rencontrer la volonté de chacune et chacun
00:14:25mue par des causes.
00:14:26Et chacun ici a sans doute une vie personnelle
00:14:28qu'il aborde plus ou moins publiquement,
00:14:31soit les plateaux de télévision
00:14:32ou dans les expressions publiques.
00:14:33Mais je dénie à chacun le fait
00:14:36de ne pas croire dans la sensibilité
00:14:38de chaque personne qui parfois sont trop pudiques
00:14:41pour parler de ce qu'ils ont connu personnellement.
00:14:43La norme mise en œuvre en pratique
00:14:45sur le territoire de la République
00:14:46doit être la volonté de nos concitoyens
00:14:49et du législateur.
00:14:50La proposition de consensus
00:14:51qui consiste à appliquer cette loi
00:14:54le 2 mai prochain
00:14:55montre que nous ferions tous ensemble
00:14:57œuvre utile,
00:14:58avec des moyens très renforcés pour la justice,
00:15:00une confiance accrue dans le métier d'avocat
00:15:03et une protection totale de nos enfants.
00:15:06C'est cette synthèse ambitieuse
00:15:08que le gouvernement vous invite.
00:15:09J'ai cru comprendre qu'il pouvait y avoir,
00:15:11en dehors du principe,
00:15:12une interrogation sur la date.
00:15:13J'ai donc, avec M. le ministre des Réusses,
00:15:16avec le Parlement
00:15:16et sous l'autorité de M. le Premier ministre,
00:15:17que je remercie,
00:15:18qui a rendu cet arbitrage,
00:15:20pu m'engager,
00:15:21comme je l'ai fait en discussion plus serrée,
00:15:24pour que celle-ci soit très rapidement votée
00:15:25à la Sommelle nationale.
00:15:26Parmi tous les objectifs
00:15:27que le Parlement poursuit,
00:15:29la protection de l'enfance
00:15:30est l'un des plus nobles,
00:15:32des plus urgents,
00:15:33des plus importants.
00:15:36Les défaillances actuelles
00:15:37de la protection des enfants,
00:15:39de l'enfance,
00:15:39sont insupportables.
00:15:41Les chiffres sont déconcertants.
00:15:43plus de 388 000 enfants
00:15:45sont suivis
00:15:46par l'aide sociale
00:15:47à l'enfance.
00:15:48Parmi eux,
00:15:50à la majorité,
00:15:52seuls 1 %
00:15:53entreprendent
00:15:55des études supérieures.
00:15:57Ils représentent
00:15:58près de la moitié
00:15:58des sans-abri,
00:15:59de 18 à 25 ans.
00:16:01Mais derrière ces chiffres,
00:16:03les réalités humaines
00:16:04sont encore plus déchirantes.
00:16:07Mes travaux m'ont permis
00:16:08de prendre la mesure
00:16:08de la détresse des enfants,
00:16:11de la violence
00:16:11qu'ils ont subie,
00:16:13de l'injustice
00:16:14qu'ils ont ressentie,
00:16:16de la solitude
00:16:16qu'ils ont éprouvée.
00:16:19Ils ont été nombreux
00:16:19à me dire
00:16:20que cette violence,
00:16:21cette injustice,
00:16:23cette solitude
00:16:24auraient pu être réduites
00:16:26s'ils avaient disposé
00:16:27d'un avocat
00:16:29pour les défendre.
00:16:31C'est la raison
00:16:31pour laquelle
00:16:32j'ai été
00:16:33à titre personnel
00:16:34favorable
00:16:35à la notion
00:16:35de ce texte.
00:16:37Tout cela,
00:16:37mes chers collègues,
00:16:38explique pourquoi
00:16:39les travaux législatifs
00:16:40et le contrôle abond
00:16:41au juge
00:16:42de la protection
00:16:43de l'enfance
00:16:43et nous pouvons
00:16:45nous en féliciter.
00:16:47Voilà quelques semaines
00:16:48la Commission des lois
00:16:49et des affaires sociales
00:16:50adoptée
00:16:51à un rapport
00:16:51d'information
00:16:52en la matière.
00:16:53Hier,
00:16:54un projet de loi
00:16:55sur la protection
00:16:56de l'enfance
00:16:56était présenté
00:16:57en Conseil des ministres
00:16:59et une proposition
00:17:00de loi relative
00:17:00au contrôle
00:17:02de l'honorabilité
00:17:03des individus
00:17:04qui travaillent
00:17:05auprès d'enfants
00:17:06était adoptée
00:17:07par le Sénat
00:17:08en première lecture.
00:17:10Il nous revient
00:17:11aujourd'hui
00:17:11d'examuser
00:17:11un texte
00:17:12qui est porté
00:17:13dans sa version
00:17:13initiale
00:17:14une mesure
00:17:15qui vise
00:17:16à améliorer
00:17:17grandement
00:17:17la défense
00:17:18des enfants
00:17:19de l'aide sociale
00:17:20à l'enfance.
00:17:23La systématisation
00:17:24de l'assistance
00:17:25par un avocat du mineur
00:17:26qu'il soit capable
00:17:27ou non
00:17:28de discernement
00:17:29dès lors
00:17:30qu'une mesure
00:17:31judiciaire d'assistance
00:17:32éducative
00:17:32est envisagée
00:17:33qu'elle concerne
00:17:34le milieu ouvert
00:17:36ou le placement.
00:17:37Pour rappel
00:17:38en état du droit
00:17:40seul le mineur
00:17:41capable
00:17:42de discernement
00:17:42peut être
00:17:43assisté
00:17:44d'un avocat
00:17:44dans deux cas
00:17:46de figure spécifique.
00:17:48Il peut
00:17:49en premier lieu
00:17:50en faire
00:17:51lui-même
00:17:52la demande.
00:17:53Le juge
00:17:54des enfants
00:17:54peut en second lieu
00:17:55demander au bâtonnier
00:17:57la désignation
00:17:58d'un avocat
00:17:59s'il estime
00:17:59que l'intérêt supérieur
00:18:00de l'enfant
00:18:01l'exige.
00:18:02Le mineur
00:18:03capable
00:18:03de discernement
00:18:04peut quant à lui
00:18:04être accompagné
00:18:06par un administrateur
00:18:07ad hoc.
00:18:09Cette distinction
00:18:09qui repose
00:18:11sur le discernement
00:18:11du mineur
00:18:12a été retenue
00:18:13par le Parlement
00:18:14lors de l'adoption
00:18:15de la loi
00:18:16dite taquée
00:18:17car le rôle
00:18:18que peut jouer
00:18:18un avocat
00:18:19auprès d'un mineur
00:18:20incapable
00:18:20de discernement
00:18:21n'est pas évident.
00:18:22L'avocat
00:18:23ne peut ni
00:18:24inter-réagir
00:18:25avec lui
00:18:26ni exercer
00:18:27des droits
00:18:27procéduraux
00:18:28qui sont réservés
00:18:30aux mineurs
00:18:31capables
00:18:32de discernement
00:18:32ni prétendre
00:18:34à l'identification
00:18:35de son intérêt
00:18:35supérieur
00:18:36qui relève
00:18:37du juge
00:18:37des enfants.
00:18:39Les représentants
00:18:40des avocats
00:18:40et les institutions
00:18:41qui soutiennent
00:18:42cette mesure
00:18:42estiment toutefois
00:18:44qu'elle permettrait
00:18:45d'améliorer
00:18:45l'accompagnement
00:18:47de l'enfant
00:18:47de parfaire
00:18:48sa compréhension
00:18:49de la procédure
00:18:50et de favoriser
00:18:51son adhésion
00:18:52au suivi éducatif
00:18:54dont il bénéficie.
00:18:56Ils considèrent aussi
00:18:58que l'avocat
00:18:59pourrait
00:18:59représenter
00:19:00un fil rouge
00:19:01dans un parcours
00:19:02dans la mesure
00:19:03où il
00:19:04constituerait
00:19:05un élément
00:19:05de stabilité
00:19:06dans une vie
00:19:07perturbée.
00:19:09Il souligne
00:19:10enfin le fait
00:19:10que cette mesure
00:19:11a déjà été expérimentée
00:19:12dans certains tribunaux
00:19:13où elle a
00:19:14pris ses fruits
00:19:14en député
00:19:16de quelques réserves
00:19:17qu'elle suscite.
00:19:18Je songe
00:19:19notamment
00:19:20aux tribunaux
00:19:20de Bourges,
00:19:21Avignon,
00:19:22Caen et Nanterre.
00:19:24Si la mesure
00:19:25proposée
00:19:25est apparue
00:19:26à certains égards
00:19:26bienvenue à la commission,
00:19:28cette dernière
00:19:28a en effet
00:19:29toutefois constaté
00:19:31que ces effets vertueux
00:19:32dépendent largement
00:19:33des moyens
00:19:34dont dispose
00:19:35l'avocat
00:19:36et de la formation
00:19:37qu'il a suivie.
00:19:38Il arrive par exemple
00:19:39que certains avocats
00:19:40ne rencontrent le mineur
00:19:41et ne découvrent le dossier
00:19:42qu'une poignée
00:19:44et deux minutes
00:19:44avant l'audience.
00:19:45Heureusement,
00:19:46ce n'est pas toujours le cas.
00:19:48Il apparaît par ailleurs
00:19:49que cette systématisation
00:19:51pourrait entraîner
00:19:52des inconvénients divers
00:19:54sur l'organisation
00:19:56juridictionnelle
00:19:57qui se manifesterait
00:19:58bien sûr
00:19:59par une hausse
00:19:59des délais d'audiencement,
00:20:00de la durée des audiences,
00:20:02du nombre de renvois
00:20:03et une charge de travail
00:20:06pour le greffe.
00:20:07Tout ça
00:20:08sont tirés,
00:20:09ces constats
00:20:09sont tirés
00:20:09de la pratique
00:20:10et de différentes
00:20:11expérimentations.
00:20:13La commission
00:20:14a en effet constaté
00:20:14qu'en dehors
00:20:16de la brève expérimentation
00:20:17réalisée dans deux cas,
00:20:19deux cabinets
00:20:19de juges
00:20:20et des enfants
00:20:21au tribunal de Nanterre,
00:20:22l'assistance
00:20:23d'un avocat
00:20:24n'a jamais été systématisé
00:20:25que pour un mineur
00:20:27capable de discernement
00:20:28et souvent
00:20:29dans une mesure
00:20:30de placement
00:20:30envisagée.
00:20:32En conséquence,
00:20:33la commission
00:20:34a décidé la semaine dernière
00:20:35d'adopter
00:20:36un amendement
00:20:36de rédaction globale
00:20:37de l'article 2
00:20:38pour transformer
00:20:39cette mesure
00:20:40en une expérimentation
00:20:41dont le périmètre
00:20:43a été resserré
00:20:44aux mineurs
00:20:44capables
00:20:45de discernement
00:20:46et aux mesures
00:20:47de placement
00:20:47et qui prévoyaient
00:20:49des garanties
00:20:50spécifiques
00:20:50quant à la formation
00:20:51et à l'accompagnement
00:20:53dans le temps
00:20:54du mineur
00:20:55par l'avocat.
00:20:58Cette position
00:20:59présente la vertu
00:21:00de la prudence
00:21:00dans la mesure
00:21:01où elle permet
00:21:02d'éprouver
00:21:02le dispositif
00:21:03et,
00:21:04le cas échéant,
00:21:05de préparer
00:21:06sa généralisation
00:21:07car de nombreux barreaux
00:21:08ne sont pas tout à fait
00:21:09prêts à assurer
00:21:10cette désignation
00:21:11systématique.
00:21:13Nous avons depuis
00:21:15eu de nombreux échanges
00:21:16au sein
00:21:17de nos groupes politiques
00:21:18et avec le garde
00:21:19des Sceaux
00:21:19parce que la solution
00:21:22à laquelle
00:21:23la Commission
00:21:23a abouti
00:21:24apparaissait encore
00:21:26très perfectible.
00:21:28Nous avons cherché
00:21:29à la fois
00:21:29de préserver
00:21:30le caractère audacieux
00:21:31de la profession
00:21:33de loi
00:21:33en revenant
00:21:34au périmètre
00:21:35initial
00:21:36du dispositif
00:21:37et à garantir
00:21:38sa pleine efficacité
00:21:40en retenant
00:21:41une date d'entrée
00:21:42en vigueur
00:21:42différée
00:21:43au 2 mai
00:21:442027
00:21:45prévue
00:21:46par l'amendement
00:21:47déposé
00:21:47par le gouvernement.
00:21:49Cette période
00:21:49de lactance
00:21:50permettra
00:21:51aux tribunaux
00:21:51et aux barreaux
00:21:52de s'adapter
00:21:53à cette mesure
00:21:53ambitieuse.
00:21:55Nous sommes
00:21:56toutefois
00:21:56bien conscients
00:21:57d'une chose
00:21:58si nous adoptons
00:21:59aujourd'hui
00:22:00l'amendement
00:22:00déposé
00:22:01par le gouvernement
00:22:02la navette
00:22:03parlementaire
00:22:03se poursuivra.
00:22:05Or
00:22:05nous savons
00:22:06combien
00:22:06l'ordre du jour
00:22:07est encombré
00:22:07voire incertain
00:22:09c'est la raison
00:22:10pour laquelle
00:22:11monsieur le garde
00:22:11des Sceaux
00:22:12je salue
00:22:12votre engagement
00:22:13d'inscrire
00:22:13ce texte
00:22:14à l'ordre du jour
00:22:15à l'Assemblée nationale
00:22:16le 30 juin
00:22:1716h ou 16h30
00:22:19entre les deux
00:22:21peut-être 26
00:22:22dans l'espace
00:22:23réservé du gouvernement
00:22:24pour qu'il soit adopté
00:22:25la présence
00:22:26du ministre
00:22:27chargé
00:22:27des relations
00:22:28avec le Parlement
00:22:28à vos côtés
00:22:29constitue un gage
00:22:31supplémentaire
00:22:32de votre engagement.
00:22:33Nous en remercions
00:22:34en toute hypothèse
00:22:35la Commission
00:22:36a formé un avis
00:22:37favorable
00:22:38aux amendements
00:22:39de rétablissement
00:22:40de l'article 2
00:22:41nous avons aujourd'hui
00:22:42l'occasion
00:22:43de faire oeuvre
00:22:43utile
00:22:44pour les plus vulnérables
00:22:46les plus fragiles
00:22:47de nos enfants
00:22:48de l'amont qu'on pas
00:22:49ils sont notre avenir
00:22:51et je vous en remercie.
00:22:53Merci monsieur le rapporteur
00:22:55dans la suite
00:22:55de la discussion générale
00:22:56la parole est à madame
00:22:58Mélanie Vogel
00:22:59pour le groupe écologiste
00:23:00Solidarité et Territoire
00:23:01vous avez 4 minutes
00:23:03chers collègues
00:23:17Monsieur le Président
00:23:18Messieurs les Ministres
00:23:20mes chers collègues
00:23:22400 000
00:23:23c'est le nombre d'enfants
00:23:24pour lesquels un juge
00:23:25a tranché en 2024
00:23:27400 000 enfants
00:23:28suspendus
00:23:29à une décision
00:23:30un tiers
00:23:31avait moins de 7 ans
00:23:33et seuls 38 000
00:23:34d'entre eux
00:23:35moins de 10%
00:23:36avaient un avocat
00:23:37à leur côté
00:23:3990% étaient seuls
00:23:40seuls face à ce qui
00:23:42allait sceller leur enfance
00:23:43et bien souvent
00:23:44leur vie entière
00:23:45il faut mesurer
00:23:46ce que ça veut dire
00:23:47un enfant
00:23:48que l'on place
00:23:48que l'on déplace
00:23:49à qui l'on annonce
00:23:50dans un vocabulaire
00:23:51qu'il ne comprend pas
00:23:52nécessairement
00:23:53que sa vie
00:23:54ne sera plus jamais la même
00:23:55et personne
00:23:56à côté de lui
00:23:57pour traduire
00:23:58personne non plus
00:23:59pour défendre ses droits
00:24:00ni porter sa parole
00:24:01en 1989
00:24:03la convention internationale
00:24:04des droits de l'enfant
00:24:05l'a inscrit dans le marbre
00:24:06du droit international
00:24:07l'enfant est un sujet
00:24:08de droit
00:24:09pas un objet de sollicitude
00:24:11pas un mineur
00:24:12diminué
00:24:13un sujet
00:24:13et la France
00:24:14a été parmi les premiers
00:24:16états
00:24:16à la ratifier
00:24:17près de 40 ans plus tard
00:24:19nous débattons encore
00:24:20dans cet hémicycle
00:24:21du plus élémentaire
00:24:23de ses droits
00:24:23celui d'être défendu
00:24:25de manière obligatoire
00:24:26est inconditionnel
00:24:28depuis 1993
00:24:29tout mineur
00:24:31poursuivi pénalement
00:24:32a droit à un avocat
00:24:33sans condition d'âge
00:24:34sans condition de discernement
00:24:36mais l'enfant en danger
00:24:38lui
00:24:38peut rester seul
00:24:39quel sens y a-t-il
00:24:41à défendre
00:24:42et heureusement
00:24:43un enfant soupçonné
00:24:44et pas un enfant en danger
00:24:46la loi actuelle
00:24:47pose entre autres
00:24:48une condition
00:24:49la capacité de discernement
00:24:51seul l'enfant
00:24:53que l'on juge
00:24:53capable de comprendre
00:24:54et qui ose le demander
00:24:55a droit à un avocat
00:24:57plus l'enfant est petit
00:24:58plus il est vulnérable
00:25:00et plus il est seul
00:25:01nous protégeons
00:25:02ceux qui ont la force
00:25:03de réclamer leurs droits
00:25:04et nous abandonnons
00:25:05les autres
00:25:06quel sens cela a-t-il
00:25:08quel sens cela a-t-il
00:25:09alors que
00:25:09entre juin
00:25:10et novembre 2027
00:25:12en quelques mois
00:25:13nous recensons
00:25:13rien que dans la presse
00:25:1510 morts à la ZE
00:25:16dont la plupart
00:25:17se sont suicidés
00:25:18en hôtel de placement
00:25:19pourtant interdit
00:25:21par la loi
00:25:21ces placements
00:25:23un avocat
00:25:24aurait pu les empêcher
00:25:25un avocat
00:25:26pourra les empêcher
00:25:27tout de suite
00:25:28si nous votons
00:25:29cette loi
00:25:29conforme aujourd'hui
00:25:30que dit de nous
00:25:32le fait de parler
00:25:32de réarmement démographique
00:25:34à longueur de journée
00:25:35d'exhorter le pays
00:25:36à faire naître
00:25:37davantage d'enfants
00:25:38quand on s'intéresse
00:25:39si peu
00:25:39à ceux qui sont déjà là
00:25:41avant de compter
00:25:42ceux qui viendront
00:25:43regardons
00:25:44ceux qui attendent
00:25:45une nation
00:25:46qui laisse 400 000 enfants
00:25:47comparaître
00:25:48sans défense
00:25:48ne donne pas de leçons
00:25:49de démographie
00:25:50elle a une dette
00:25:51et cette dette
00:25:52a 400 000 visages
00:25:53la convention internationale
00:25:55des droits de l'enfant
00:25:55le dit
00:25:56le conseil de l'Europe
00:25:57le dit
00:25:58la charte des droits fondamentaux
00:25:59de l'union européenne
00:26:01le dit
00:26:01le droit à un avocat
00:26:02est essentiel
00:26:03et le conseil national
00:26:05des barreaux
00:26:05nous l'assure
00:26:06la profession est prête
00:26:07formée
00:26:08mobilisée
00:26:09et le coût de cette mesure
00:26:11est sans commune mesure
00:26:12avec la valeur des vies
00:26:14dont il s'agit
00:26:14les associations
00:26:16de protection
00:26:16de l'enfance
00:26:17leurs militants
00:26:18que je veux saluer ici
00:26:19portent ce combat
00:26:20depuis des années
00:26:21l'Assemblée nationale
00:26:23a adopté ce texte
00:26:24à l'unanimité
00:26:25il ne manque
00:26:26qu'une voix
00:26:27celle du Sénat
00:26:28monsieur le ministre
00:26:29vous nous proposez
00:26:31d'adopter ce texte
00:26:33et d'en repousser
00:26:33l'application
00:26:34au 2 mai 2027
00:26:35nous peinons
00:26:37de notre côté
00:26:38être convaincus
00:26:38de la nécessité
00:26:40de le faire
00:26:40quand la profession
00:26:41nous dit
00:26:42être prête
00:26:43on fait la loi
00:26:44pour changer le réel
00:26:46pas pour
00:26:47intériner le fait
00:26:48qu'il a déjà changé
00:26:50et nous pensons aussi
00:26:51que la meilleure manière
00:26:52de s'assurer
00:26:52que cela marchera
00:26:53c'est de voter ce texte
00:26:55aujourd'hui
00:26:57certes
00:26:57tout ne sera pas résolu
00:26:58avec ce texte
00:26:59beaucoup restera pas faire
00:27:00revaloriser les éducateurs
00:27:02recruter des pédopsychiatres
00:27:04désengorger les tribunaux
00:27:05ouvrir des lieux d'accueil
00:27:07mais ce pas là
00:27:08nous pouvons le franchir
00:27:09aujourd'hui
00:27:10on juge une société
00:27:11à la manière
00:27:12dont elle traite ses enfants
00:27:13épargnons-nous
00:27:14et aux enfants de ce pays
00:27:15la justice
00:27:16d'un sévère jugement
00:27:18cet après-midi
00:27:19votons ce texte
00:27:20sans modification
00:27:21maintenant
00:27:22pour qu'aucun enfant
00:27:24dans cette république
00:27:24n'ait plus jamais
00:27:25à se tenir seul
00:27:26devant un juge
00:27:27cette proposition de loi
00:27:28part d'une intention
00:27:29respectable
00:27:30mieux accompagner les mineurs
00:27:32dans les procédures
00:27:32d'assistance éducative
00:27:34personne ici
00:27:35ne conteste la nécessité
00:27:36de protéger davantage
00:27:38les enfants les plus fragiles
00:27:40mais le rôle du législateur
00:27:41n'est pas de transformer
00:27:42une bonne intention
00:27:43en obligation générale
00:27:45sans se demander
00:27:46si elle est réellement utile
00:27:47applicable
00:27:48et proportionnée
00:27:49c'est précisément
00:27:50le sens du travail
00:27:51mené par notre commission
00:27:52des lois
00:27:53le texte adopté
00:27:55à l'Assemblée nationale
00:27:55en décembre dernier
00:27:56repose sur une idée simple
00:27:58systématiser l'assistance
00:27:59d'un avocat
00:28:00pour tous les mineurs
00:28:01concernés par une mesure
00:28:02d'assistance éducative
00:28:03y compris
00:28:04ceux qui ne sont pas
00:28:05capables de discernement
00:28:06or derrière cette apparente évidence
00:28:15de nombreuses interrogations
00:28:17demeurent
00:28:18le juge des enfants
00:28:19exerce sa mission
00:28:20au regard de l'intérêt
00:28:22supérieur du mineur
00:28:23c'est le cœur même
00:28:24de son office
00:28:25et lorsque les intérêts
00:28:26du mineur
00:28:27s'opposent à ceux
00:28:28de ce représentant légaux
00:28:30notre droit prévoit déjà
00:28:32la désignation
00:28:32d'un administrateur ad hoc
00:28:34il faut aussi rappeler
00:28:36qu'un avocat défend
00:28:36les intérêts d'une partie
00:28:37ce n'est ni un éducateur
00:28:40ni un psychologue
00:28:41penser qu'un avocat
00:28:42pourra assurer
00:28:43un suivi continu
00:28:44du mineur
00:28:45tout au long de son parcours
00:28:46soulève à tout le moins
00:28:47des interrogations
00:28:48très concrètes
00:28:49les travaux de la commission
00:28:51ont d'ailleurs montré
00:28:53que dans de nombreux cas
00:28:54les avocats rencontrent
00:28:55l'enfant
00:28:55quelques minutes
00:28:56avant l'audience
00:28:56et découvrent parfois
00:28:58le dossier le jour même
00:28:59le constat
00:29:00ne met pas en cause
00:29:01leur engagement
00:29:02mais traduit les tensions
00:29:03déjà fortes
00:29:05auxquelles notre justice
00:29:06des mineurs
00:29:07est confrontée
00:29:07les expérimentations
00:29:09conduites localement
00:29:10ont également mis en lumière
00:29:12des pratiques
00:29:13très différentes
00:29:13et des réserves
00:29:15persistantes
00:29:15sur l'utilité
00:29:16d'une désignation
00:29:17systématique
00:29:18dans toutes les situations
00:29:19notamment
00:29:20pour les mesures
00:29:22en milieu ouvert
00:29:23ou pour les mineurs
00:29:24les plus jeunes
00:29:24à cela
00:29:26s'ajoutent
00:29:27des conséquences
00:29:27très concrètes
00:29:28l'allongement des délais
00:29:29la hausse des renvois
00:29:31la surcharge
00:29:32des greffes
00:29:33et le coût estimé
00:29:34alors moi j'ai
00:29:35plus de 200 millions d'euros
00:29:36monsieur le ministre
00:29:37vous avez parlé
00:29:38plus de 300 millions d'euros
00:29:39par an
00:29:40la moyenne est peut-être
00:29:41autour de 250
00:29:43la commission des lois
00:29:44a donc eu raison
00:29:45de soulever
00:29:46ces difficultés
00:29:46et de rechercher
00:29:47un équilibre
00:29:48permettant de concilier
00:29:49protection de l'enfance
00:29:50et effectivité réelle
00:29:51du dispositif
00:29:53dans une justice civile
00:29:55déjà éprouvée
00:29:55nous ne pouvons pas
00:29:56légiférer
00:29:57comme si les moyens
00:29:58humains et matériels
00:29:59étaient illimités
00:30:00les enfants ont besoin
00:30:02de décisions rapides
00:30:03lisibles
00:30:04et réellement
00:30:05applicables
00:30:05dans ce contexte
00:30:07l'amendement proposé
00:30:08par le gouvernement
00:30:09prévoyant un décalage
00:30:10de l'entrée en vigueur
00:30:11du dispositif
00:30:12afin de permettre
00:30:13aux juridictions
00:30:14et aux barreaux
00:30:14de s'organiser
00:30:15apporte une réponse
00:30:17pragmatique
00:30:18à une partie
00:30:18des difficultés
00:30:19identifiées
00:30:20par la commission
00:30:21de même
00:30:22l'engagement pris
00:30:23il y a quelques minutes
00:30:25par monsieur le ministre
00:30:26chargé des relations
00:30:26avec le parlement
00:30:27de permettre
00:30:28un réexamen rapide
00:30:29du texte
00:30:30par l'assemblée nationale
00:30:31avant la suspension
00:30:32parlementaire
00:30:33de l'été
00:30:33constitue une garantie
00:30:35importante
00:30:35pour éviter
00:30:36l'enlisement
00:30:37de cette proposition
00:30:38de loi
00:30:38dans la navette
00:30:39parlementaire
00:30:40la discussion générale
00:30:41est close
00:30:41nous passons
00:30:42à la discussion
00:30:43du texte
00:30:43de la commission
00:30:44l'article 1er
00:30:46est supprimé
00:30:47à l'article 2
00:30:48je suis saisi
00:30:50ensuite
00:30:50de cet amendement
00:30:51identique
00:30:52et on commence
00:30:52par le 1
00:30:53rectifié bis
00:30:54de madame Lhermide
00:30:55vous avez la parole
00:30:56chers collègues
00:30:56merci monsieur le président
00:30:58le présent amendement
00:30:59vise à rétablir
00:31:00la rédaction initiale
00:31:01du texte
00:31:02telle qu'issue
00:31:02des travaux
00:31:02de l'assemblée nationale
00:31:03en écartant
00:31:04la logique
00:31:05d'expérimentation
00:31:06de l'assistance
00:31:06obligatoire
00:31:07du mineur
00:31:07en assistance éducative
00:31:08l'assistance du mineur
00:31:10par un avocat
00:31:11dans ce cadre
00:31:11répond à quelque chose
00:31:12de très simple
00:31:13et fondamental
00:31:14garantir que l'enfant
00:31:15soit réellement
00:31:16entendu
00:31:16et réellement
00:31:17accompagné
00:31:17dans une procédure
00:31:18qui le concerne
00:31:19directement
00:31:19c'est une garantie
00:31:21essentielle
00:31:21des droits
00:31:21de l'enfant
00:31:22et du contradictoire
00:31:23et à ce titre
00:31:23elle ne peut pas
00:31:24être différée
00:31:25au motif de difficulté
00:31:26d'organisation
00:31:27ou de moyens
00:31:27aussi réels
00:31:28soient-elles
00:31:28la mise en place
00:31:30d'une présomption
00:31:30de discernement
00:31:31à 7 ans
00:31:31dans le cadre
00:31:32de l'expérimentation
00:31:33crée par ailleurs
00:31:33une forme de complexité
00:31:34inutile
00:31:35et surtout
00:31:36une différence
00:31:36de traitement
00:31:37entre les enfants
00:31:38selon les juridictions
00:31:39on voit bien
00:31:40la difficulté
00:31:40que cela pose
00:31:41selon l'endroit
00:31:41où l'on vit
00:31:42les règles
00:31:43ne seraient pas
00:31:43exactement les mêmes
00:31:44or en matière
00:31:45de protection
00:31:46de l'enfance
00:31:47on a besoin
00:31:47de stabilité
00:31:48et d'unité
00:31:48sur tout le territoire
00:31:51et puis cela amène
00:31:52une question
00:31:52très concrète
00:31:53que deviennent
00:31:53les enfants
00:31:54de moins de 7 ans
00:31:54dans ce cadre
00:31:55expérimental
00:31:56sans chercher
00:31:57à dramatiser
00:31:57on parle parfois
00:31:58de situations
00:31:58extrêmement difficiles
00:31:59voire insupportables
00:32:00dans ces cas là
00:32:01l'enjeu est justement
00:32:02de ne laisser
00:32:03aucun enfant
00:32:03sans protection
00:32:04juridique adaptée
00:32:05c'est une responsabilité
00:32:06directe du législateur
00:32:08s'agissant
00:32:09des exigences
00:32:10de formation
00:32:10des avocats
00:32:11elles sont évidemment
00:32:12légitimes
00:32:12personne ne conteste
00:32:15qu'il faut
00:32:15une vraie compétence
00:32:16en matière
00:32:17de droit des mineurs
00:32:18ce n'est pas une raison
00:32:19pour conditionner
00:32:20l'application du droit
00:32:20à une phase préalable
00:32:21d'expérimentation
00:32:22ces compétences
00:32:24existent déjà
00:32:24et peuvent se renforcer
00:32:25dans le cadre général
00:32:26du dispositif
00:32:27pour toutes les raisons
00:32:28la logique d'expérimentation
00:32:29ne paraît pas
00:32:30la plus adaptée
00:32:31à ce sujet
00:32:31le rétablissement
00:32:32de la rédaction initiale
00:32:33permet simplement
00:32:34d'aller au bout
00:32:34de l'objectif fixé
00:32:36garantir à chaque enfant
00:32:37partout sur le territoire
00:32:38une assistance effective
00:32:40immédiate et homogène
00:32:41dans le cadre
00:32:42de l'assistance éducative
00:32:43Merci chers collègues
00:32:44l'amendement 2 rectifié
00:32:46Queen Cliès
00:32:47est défendu par la Machelman
00:32:48vous avez la parole
00:32:49chers collègues
00:32:51Merci monsieur le président
00:32:52monsieur le ministre
00:32:53mes chers collègues
00:32:54cet amendement vise
00:32:55comme le précédent
00:32:57à revenir à la rédaction
00:32:58initiale de l'article
00:33:00tel qu'issu
00:33:01des discussions
00:33:01à l'Assemblée nationale
00:33:02afin de garantir
00:33:03effectivement à chaque enfant
00:33:05l'accès à un avocat
00:33:06et l'assistance
00:33:07à un avocat
00:33:08systématique
00:33:09lorsqu'il fait l'objet
00:33:09d'une mesure
00:33:10d'assistance éducative
00:33:12cela me semble indispensable
00:33:14et nous voyons que
00:33:15sur tous les bancs
00:33:16de notre Assemblée
00:33:17des amendements similaires
00:33:19ont été déposés
00:33:20pourquoi ?
00:33:21parce que l'enfant
00:33:22et enfant ça vient
00:33:23du latin infance
00:33:25c'est celui qui n'a pas de voix
00:33:26il a besoin d'une voix
00:33:27il a besoin
00:33:28qu'on porte sa voix
00:33:29il a besoin
00:33:30qu'on défende ses intérêts
00:33:31cela permettrait
00:33:32de remettre le juge
00:33:33dans son office
00:33:34qui est celui
00:33:34d'être le garant
00:33:37de l'intérêt supérieur
00:33:38de l'enfant
00:33:39avec un avocat
00:33:40qui défend
00:33:41les intérêts
00:33:42et les droits
00:33:43de cet enfant
00:33:44alors j'entends
00:33:45que la commission des lois
00:33:46qui comme à son accoutumée
00:33:48fait un travail
00:33:48très important
00:33:49a essayé
00:33:49de proposer
00:33:51une expérimentation
00:33:52pour trouver
00:33:53une solution
00:33:54je voudrais porter
00:33:55témoignage
00:33:55d'expérimentations
00:33:56qui ont déjà été menées
00:33:57sur tout le territoire
00:33:58et en particulier
00:33:59dans mon département
00:34:01les Hauts-de-Seine
00:34:01où le barreau
00:34:02depuis 2023
00:34:03a mené cette expérimentation
00:34:05et c'est le cas aussi
00:34:06du barreau de Caen
00:34:07d'Avignon
00:34:08cela a été dit
00:34:09notamment
00:34:09avec des résultats
00:34:11positifs
00:34:11donc nous pouvons déjà
00:34:13cheminer ensemble
00:34:14vers cette solution
00:34:16puisqu'elle a été expérimentée
00:34:17avec le cadre
00:34:18qui est proposé
00:34:19je voudrais aussi
00:34:20remercier le garde
00:34:21des Sceaux
00:34:22pour son geste
00:34:23et sa volonté
00:34:26de pouvoir
00:34:26activer
00:34:27et avancer
00:34:28l'entrée en vigueur
00:34:29de cette loi
00:34:30pour protéger
00:34:30davantage
00:34:31ces enfants
00:34:32qui sont les plus vulnérables
00:34:33les plus fragiles
00:34:35et les plus
00:34:35qui nécessitent
00:34:36le plus
00:34:36d'attention
00:34:38et d'accompagnement
00:34:39de la part
00:34:39de la société
00:34:40et enfin
00:34:42je fais confiance
00:34:42au Conseil national
00:34:43des barreaux
00:34:44pour se rapprocher
00:34:45des pôles famille
00:34:46des différents tribunaux judiciaires
00:34:48pour trouver une solution
00:34:50sur le plan humain
00:34:51et matériel
00:34:52pour faire en sorte
00:34:53que cette mesure
00:34:54devienne effective
00:34:55et que les enfants
00:34:57soient le plus rapidement
00:34:58protégés
00:34:59dans tous les territoires
00:35:00de notre beau pays
00:35:01merci
00:35:02merci
00:35:03chers collègues
00:35:04l'amendement 3
00:35:05défendu par madame Richard
00:35:06c'est un amendement identique
00:35:10merci monsieur le président
00:35:11j'ai déjà eu un temps
00:35:12de parole conséquent
00:35:13pour expliquer
00:35:13ma démarche
00:35:14celle de Dominique Verrien
00:35:16et du groupe
00:35:16je pense qu'il est défendu
00:35:18donc on demande
00:35:19le rétablissement
00:35:20de la proposition
00:35:21loi
00:35:22telle qu'elle nous a été
00:35:24transmise
00:35:24et j'en profite
00:35:26pour réaffirmer
00:35:27mon soutien
00:35:28à la démarche
00:35:29d'Aïda Adizadeh
00:35:30qui ne me paraît pas
00:35:31être tout à fait soutenue
00:35:32comme elle mériterait
00:35:33de l'être
00:35:34dans tous les bancs
00:35:35de cette assemblée
00:35:36donc bien sûr
00:35:38nous demandons
00:35:39le rétablissement
00:35:40du texte initial
00:35:43merci
00:35:43merci chers collègues
00:35:45l'amendement 4
00:35:45monsieur Iacovelli
00:35:46vous avez la parole
00:35:47oui monsieur le président
00:35:48monsieur le ministre
00:35:49mes chers collègues
00:35:50alors moi je regrette
00:35:51qu'on soit obligé
00:35:52effectivement de faire
00:35:52des amendements
00:35:53de réintroduction
00:35:54d'un texte
00:35:55qui était quand même
00:35:55arrivé plutôt correctement
00:35:57de l'Assemblée nationale
00:35:58pour une fois
00:35:59et donc oui
00:36:01on est obligé
00:36:01effectivement
00:36:02par rapport à ce que
00:36:03la commission avait
00:36:03initialement proposé
00:36:05de faire ces amendements
00:36:06de réintroduction
00:36:07et de réécriture
00:36:08du texte initial
00:36:08d'abord parce que
00:36:09les droits de l'enfant
00:36:10ne commencent pas
00:36:11seulement au moment
00:36:12où ils peuvent s'exprimer
00:36:14et c'est pour ça
00:36:15que l'âge de discernement
00:36:16qui était dans l'amendement
00:36:17de la commission
00:36:18initialement
00:36:18ne nous paraissent pas
00:36:20être cohérent
00:36:21avec les besoins réels
00:36:22quand on est
00:36:23au contraire
00:36:23plus on est jeune
00:36:25plus on est vulnérable
00:36:27plus on a besoin
00:36:28d'avoir une défense
00:36:29de nos droits
00:36:30et l'avocat
00:36:31obligatoire
00:36:32systématique
00:36:32permettra
00:36:33de défendre
00:36:34ces droits
00:36:34dès les 5 jours
00:36:35les 5 premiers jours
00:36:36du placement
00:36:39et puis
00:36:40la question
00:36:41de l'expérimentation
00:36:42pour nous
00:36:42ma collègue
00:36:43sénatrice
00:36:44Hachliman
00:36:44sénatrice
00:36:45de notre beau département
00:36:46des Hauts-de-Seine
00:36:47l'a dit parfaitement
00:36:48il y a déjà
00:36:48des expérimentations
00:36:51qui ont eu lieu
00:36:51notamment
00:36:52au barreau
00:36:52de Nanterre
00:36:54mais aussi
00:36:55à Avignon
00:36:55et d'autres
00:36:57barreaux
00:36:57donc
00:36:58bien sûr
00:36:59que tout le territoire
00:37:00aujourd'hui
00:37:00n'a pas expérimenté
00:37:01bien sûr
00:37:02qu'il y a encore
00:37:02des progrès à faire
00:37:03bien sûr
00:37:04que le conseil national
00:37:05des barreaux
00:37:06s'engage
00:37:07s'est engagé
00:37:08aussi auprès
00:37:09de nous tous
00:37:09pour que les formations
00:37:11soient mises
00:37:13correctement
00:37:13aussi dans
00:37:14la charte
00:37:15de déontologie
00:37:15et toutes les formations
00:37:16obligatoires
00:37:17qui sont aujourd'hui
00:37:19mises en place
00:37:20et donc oui
00:37:21nous nous voulons
00:37:21la fin de l'expérimentation
00:37:23proposée par la commission
00:37:24la fin de l'âge
00:37:25de discernement
00:37:26et sortir
00:37:27la question
00:37:28de la formation
00:37:28qui à mon sens
00:37:29une responsabilité
00:37:30des barreaux
00:37:30et pas de la loi
00:37:33merci
00:37:33chers collègues
00:37:34madame Briande Guillemont
00:37:36pour le 6 rectifié
00:37:38merci monsieur le président
00:37:39même amendement
00:37:40que mes collègues
00:37:41pourraient rétablir
00:37:42la version
00:37:42issue de l'assemblée nationale
00:37:44et qu'on n'aurait jamais
00:37:46dû supprimer
00:37:47en commission
00:37:47la semaine dernière
00:37:48mais j'en profite
00:37:50pour ouvrir
00:37:50le débat suivant
00:37:51qui est quand même
00:37:52le plus important
00:37:53sur la date
00:37:54à laquelle
00:37:55cette proposition
00:37:56de loi
00:37:57qui deviendra
00:37:57de loi
00:37:57va être appliquée
00:37:58moi je continue
00:37:59à avoir un problème
00:38:01sur le sujet
00:38:02que vous avez évoqué
00:38:03monsieur le garde des Sceaux
00:38:04puisque soit
00:38:05on fait confiance
00:38:07à une instance
00:38:08représentative
00:38:09qui est le conseil national
00:38:10des barreaux
00:38:10et on considère
00:38:12qu'ils portent la voix
00:38:12des avocats
00:38:13et ils disent
00:38:14qu'aujourd'hui
00:38:14ils sont prêts
00:38:15soit on considère
00:38:17que cette instance
00:38:17n'est pas représentative
00:38:19parce qu'à ma connaissance
00:38:21c'est pas que le barreau
00:38:21de Paris
00:38:22qui le défend
00:38:23et donc
00:38:23j'aimerais quand même
00:38:24avoir des éclaircissements
00:38:25sur ça
00:38:27si le conseil national
00:38:28des barreaux
00:38:28aujourd'hui
00:38:29dit
00:38:29ils sont prêts
00:38:30et ils peuvent le faire
00:38:31pourquoi tout le débat
00:38:32tourne autour du fait
00:38:33qu'ils ne peuvent pas le faire
00:38:35merci
00:38:36monsieur Chayou
00:38:37vous nous présentez
00:38:38votre amendement identique
00:38:39c'est un amendement identique
00:38:41merci monsieur le président
00:38:42nous nous restons fidèles
00:38:44à ce que nous avons défendu
00:38:49argumenté en commission des lois
00:38:50et nous restons dans la fidélité
00:38:52au texte tel qu'il a été voté
00:38:54par l'assemblée nationale
00:38:55et je dois dire que
00:38:57j'entends un peu
00:38:58avec un peu de surprise
00:38:59l'argument de notre collègue
00:39:02madame Richard
00:39:02parce que
00:39:03avec votre amendement
00:39:04en commission des lois
00:39:05vous avez fait tomber
00:39:06la quasi totalité
00:39:08de la proposition
00:39:08et vous nous dites là
00:39:10que vous rendez hommage
00:39:12à l'auteur de la proposition
00:39:13alors que
00:39:14vous avez contribué
00:39:15à détricoter
00:39:16complètement ce texte
00:39:17donc je trouve
00:39:18que c'est un peu
00:39:19permettez-moi l'expression
00:39:20un peu gonflée
00:39:21aujourd'hui de dire
00:39:22ah mais vous ne défendez
00:39:23pas beaucoup votre collègue
00:39:25au contraire
00:39:25nous restons fidèles
00:39:27au texte
00:39:28à l'engagement
00:39:29au combat
00:39:29qui a été celui
00:39:30et qui est celui
00:39:31de notre collègue
00:39:32Azidazé de l'Assemblée nationale
00:39:33du groupe socialiste
00:39:35au sein de l'Assemblée nationale
00:39:35et que
00:39:36dès la commission des lois
00:39:37nous avons avec beaucoup
00:39:38d'autres collègues
00:39:39qui viennent de le rappeler
00:39:40défendu le maintien
00:39:41du texte tel qu'il était
00:39:42donc nous sommes
00:39:43dans notre logique
00:39:45complètement
00:39:46en défendant
00:39:47le rétablissement
00:39:48du texte initial
00:39:48qui nous paraît
00:39:49pour toutes les raisons
00:39:50que l'on a pu développer
00:39:51tout à l'heure
00:39:52un texte qui va
00:39:53dans l'intérêt de l'enfant
00:39:54et peut-être
00:39:55je pourrais me permettre
00:39:56de poser cette question
00:39:57à monsieur le garde des Sceaux
00:39:58parce que
00:39:58encore une fois
00:40:00il est tout à fait
00:40:02de votre rôle
00:40:03d'alerter
00:40:04sur les conditions
00:40:04de la mise en oeuvre
00:40:05et c'est d'ailleurs
00:40:05je dois dire
00:40:06sans doute
00:40:07ce qui doit être
00:40:08notre préoccupation première
00:40:09en tant que législateur
00:40:10c'est-à-dire
00:40:10de veiller à ce que
00:40:11les textes soient
00:40:14applicables rapidement
00:40:15etc.
00:40:16et ne soient pas
00:40:16mais
00:40:17ce garde des Sceaux
00:40:19lorsque la loi
00:40:20a été votée
00:40:20à l'unanimité
00:40:22à l'Assemblée nationale
00:40:23en décembre
00:40:25je n'ai pas en mémoire
00:40:26que
00:40:26tous ces arguments
00:40:28aient été développés
00:40:29il n'a pas été dit
00:40:31me semble-t-il
00:40:32à ce moment-là
00:40:32que c'était impossible
00:40:33de l'appliquer
00:40:34qu'il n'y avait pas
00:40:35suffisamment
00:40:36etc.
00:40:36donc
00:40:38très honnêtement
00:40:39le gouvernement
00:40:40a donné un avis favorable
00:40:41je ne veux pas
00:40:41se souvenir
00:40:42qu'y compris
00:40:42dans les différentes discussions
00:40:45que nous avons pu avoir
00:40:46depuis d'ailleurs
00:40:47le vote
00:40:47y compris
00:40:48lorsque ce sujet
00:40:49a été évoqué
00:40:50ici au Sénat
00:40:51ces arguments
00:40:52a été avec autant
00:40:53d'assistance
00:40:54martelée
00:40:55donc voilà
00:40:55c'est la raison
00:40:55pour laquelle
00:40:56nous nous restons fidèles
00:40:57au texte initial
00:40:58merci chère collègue
00:40:59madame Vogel
00:41:00vous nous présentez
00:41:00l'8 s'il vous plaît
00:41:01oui
00:41:02donc c'est également
00:41:03un amendement
00:41:04de rétablissement
00:41:05d'un article
00:41:05qu'on n'aurait jamais
00:41:07dû changer en commission
00:41:09sur la question
00:41:10du discernement
00:41:11d'abord
00:41:11pour dire que
00:41:13nous pensons
00:41:13que la logique
00:41:14est inverse
00:41:15de ce qui a été
00:41:17formulé ici
00:41:18c'est à dire que
00:41:18moins on a de discernement
00:41:20généralement
00:41:20plus on est vulnérable
00:41:21plus on est fragile
00:41:22plus on a besoin
00:41:23d'être protégé
00:41:24et puis sur la question
00:41:25de l'expérimentation
00:41:26ça a été dit
00:41:27ce mécanisme
00:41:28a déjà été expérimenté
00:41:30on n'a pas besoin
00:41:31que toute la France
00:41:32expérimente
00:41:32pour savoir
00:41:33tirer les leçons
00:41:34conclusives
00:41:35de l'expérimentation
00:41:36qui a eu lieu
00:41:36et qui est positive
00:41:37néanmoins
00:41:38je voudrais profiter
00:41:39de ce moment
00:41:40pour un peu
00:41:41anticiper
00:41:41effectivement
00:41:42la question
00:41:42du délai
00:41:44d'application
00:41:44moi il y a
00:41:46deux choses
00:41:46qui continuent
00:41:48de me perturber
00:41:49monsieur le ministre
00:41:50bon premièrement
00:41:51effectivement
00:41:51on peut être
00:41:52assez embêté
00:41:54avec le fait
00:41:54que la loi
00:41:55a été adoptée
00:41:56à l'unanimité
00:41:57en décembre
00:41:58donc ça fait déjà
00:41:58six mois
00:42:00qu'à l'époque
00:42:01il n'y a pas eu
00:42:02d'alerte
00:42:03sur le fait
00:42:05qu'elle posait
00:42:05un problème
00:42:06d'application
00:42:07de la part du gouvernement
00:42:09qui n'a pas dit
00:42:10attention dans la navette
00:42:11il faudra bien
00:42:12prendre soin
00:42:13de modifier ça
00:42:14donc ça surprend
00:42:15un peu
00:42:15et par ailleurs
00:42:17vraiment
00:42:18et c'est sincèrement
00:42:19parce que moi
00:42:19je doute pas
00:42:20de votre sincérité
00:42:22et de votre volonté
00:42:23que la loi
00:42:24soit bien appliquée
00:42:24j'ai du mal
00:42:25à comprendre
00:42:26pourquoi
00:42:26ce qui va se passer
00:42:27en 11 mois
00:42:28qui va faire en sorte
00:42:31qu'on n'aura plus de problème
00:42:32il y aura des avocats
00:42:33partout
00:42:33dans tous les barreaux
00:42:35dans 11 mois
00:42:37et maintenant
00:42:38c'est pas possible
00:42:3811 mois
00:42:39c'est quand même
00:42:40quelque part
00:42:41c'est très long
00:42:42pour faire appliquer la loi
00:42:43mais c'est très court
00:42:44pour faire tout ce que vous nous dites
00:42:45qu'il faut faire
00:42:45et donc on a un peu
00:42:47une gêne
00:42:48c'est très difficile
00:42:49de comprendre
00:42:50pourquoi
00:42:51ce qui n'est pas du tout possible
00:42:53et très dangereux
00:42:54et contre-productif
00:42:55aujourd'hui
00:42:55serait dans si peu de temps
00:42:58parfaitement possible
00:42:59merci
00:43:00cher collègue
00:43:01quel est l'avis
00:43:02de la commission
00:43:03sur le rapporteur
00:43:04sur cet amendement identique
00:43:06merci monsieur le président
00:43:07on sait bien que
00:43:08étant rapporteur
00:43:09en commission des lois
00:43:10en première lecture
00:43:11j'ai défendu ardemment
00:43:13le texte
00:43:13dans son jus initial
00:43:15on a des amendements
00:43:17qui sont arrivés
00:43:17on n'a pas eu de majorité
00:43:19donc mon but
00:43:20c'était de rechercher
00:43:20quand même derrière
00:43:22un compromis
00:43:23le plus possible
00:43:24pour garder justement
00:43:25l'essentiel
00:43:26de la loi
00:43:28discernement
00:43:29ou pas discernement
00:43:29tous les enfants
00:43:30ont droit
00:43:31à un avocat
00:43:32je ne comprends pas
00:43:33dans notre politique
00:43:35aujourd'hui de justice
00:43:36même quelqu'un
00:43:37qui est sans discernement adulte
00:43:38a le droit à un avocat
00:43:39et l'enfant
00:43:40aurait la double peine
00:43:41non seulement
00:43:42il n'est pas défendu
00:43:44mais il ne peut pas se défendre
00:43:45donc ça c'est le principe de base
00:43:47après
00:43:49et je remercie
00:43:50tous mes collègues
00:43:51de tous les groupes
00:43:52d'avoir eu
00:43:53l'intelligence
00:43:54de faire un amendement
00:43:55de suppression
00:43:56de l'amendement
00:43:56ce qui remet à zéro
00:43:58à partir de là
00:43:59il y a quand même
00:43:59quelque chose
00:44:00qu'il fallait faire
00:44:00une discussion
00:44:02avec le gouvernement
00:44:04avec notre député
00:44:05qui a déposé
00:44:06cette très belle proposition
00:44:06de loi
00:44:07c'est pour voir
00:44:07quel chemin on parcourt
00:44:08pour arriver à un résultat
00:44:11donc je l'itère
00:44:12claquèrement
00:44:13moi j'ai eu l'accord
00:44:14nous avions l'accord
00:44:15d'une date
00:44:18de passage
00:44:18sur un créneau
00:44:20bien précis
00:44:22gouvernemental
00:44:23dans ma vie
00:44:23mes parents m'ont appris
00:44:24une seule chose
00:44:24c'est une parole
00:44:25j'ai donné ma parole
00:44:26et je la garderai
00:44:27pas contre vos idées
00:44:29les uns les autres
00:44:29mais parce qu'une parole donnée
00:44:30c'est une parole donnée
00:44:31et moi je veux simplement
00:44:33que cette loi sorte
00:44:34dans son jus
00:44:34telle qu'elle est
00:44:35et qu'on puisse l'adopter
00:44:37et qu'elle puisse aller après
00:44:39sur le terrain
00:44:40et aider tous nos jeunes
00:44:40qui en ont bien besoin
00:44:41parce que c'est là
00:44:42que le vrai problème se passe
00:44:43merci monsieur le ministre
00:44:44vous avez la parole
00:44:46merci monsieur le président
00:44:46juste pour dire peut-être
00:44:47à monsieur Chayou
00:44:48et à madame Vogel
00:44:50que s'ils se reportent
00:44:51au compte-rendu
00:44:51des débats de l'Assemblée nationale
00:44:52ils verront que le gouvernement
00:44:53donne un avis de sagesse
00:44:55et que par ailleurs
00:44:56elle a été conditionnée
00:44:57à un avis positif
00:44:59dans le cadre de la navette
00:45:00si nous allions vers
00:45:00l'expérimentation
00:45:01l'expérimentation
00:45:02c'est pas ce que vous souhaitez
00:45:04dont acte
00:45:04mais justement pour les arguments
00:45:05de la difficulté
00:45:06d'appliquer la loi
00:45:07de manière immédiate
00:45:08et encore une fois
00:45:09je pense que
00:45:09pour ceux qui nous écoutent
00:45:10nous nous sommes habitués
00:45:11mais je crois que
00:45:13nous sommes tous habitués
00:45:13au fait qu'entre deux textes
00:45:15il arrive
00:45:15que nous puissions dire
00:45:17que oui le principe est bon
00:45:18mais qu'on verra la navette
00:45:19comment le modifier
00:45:20donc non monsieur le sénateur
00:45:22non madame la sénatrice
00:45:22à l'Assemblée
00:45:23le gouvernement n'a pas rien dit
00:45:24il a alerté les parlementaires
00:45:26qui prient par un principe
00:45:28extrêmement généreux
00:45:29que nous soutenons
00:45:30a sans doute donné au Sénat
00:45:32la sagesse
00:45:33de rendre applicable la loi
00:45:34et c'est ce que vous allez faire
00:45:35dans quelques instants
00:45:35et je m'en félicite
00:45:37pour le service public
00:45:38de la justice
00:45:39onze mois madame la sénatrice
00:45:40mais onze mois
00:45:40on a le temps d'envoyer des greffes
00:45:41qui sont en ce moment
00:45:42en train d'être terminés
00:45:43de former
00:45:44à l'école nationale des greffes
00:45:45on a deux promotions de greffiers
00:45:47on va donc prioriser
00:45:48puisque moi j'applique
00:45:49la loi de la république
00:45:49on va prioriser
00:45:50on va des greffes
00:45:50dans les tribunaux pour enfants
00:45:51onze mois on va pouvoir
00:45:52organiser des formations
00:45:53onze mois on peut former
00:45:54beaucoup d'avocats supplémentaires
00:45:56de signer des conventions
00:45:58sur l'aide juridictionnelle
00:45:59pour ce qui concerne les enfants
00:46:00oui j'entends que tout le monde est prêt
00:46:01mais il n'y a que 22 barreaux
00:46:02sur cent
00:46:03sur un peu plus d'une centaine
00:46:04qui ont ces conventions
00:46:05peut-être le temps
00:46:07de les signer
00:46:07et d'organiser les choses
00:46:08entre les auxiliaires de justice
00:46:11vous dites le CNB bien sûr
00:46:13que c'est notre organe représentatif
00:46:14avec le bâtonnier de Paris
00:46:16et avec la conférence des bâtonniers
00:46:17la difficulté
00:46:18même si le CNB
00:46:19c'est mon interlocuteur privilégié
00:46:21à chaque fois les rendez-vous
00:46:22d'ailleurs j'avais rendez-vous avec eux
00:46:23en ce moment même
00:46:24qu'on a reporté demain matin
00:46:25pour d'autres sujets
00:46:26c'est aussi le bâtonnier de Paris
00:46:27c'est aussi vous le savez bien
00:46:29la présence des conférences des bâtonniers
00:46:30je suis obligé d'entendre tout le monde
00:46:32j'entends que tout le monde dit
00:46:33qu'il est à l'heure
00:46:36et qu'il sera prêt
00:46:38permettez-moi de dire
00:46:38que vu le nombre d'avocats
00:46:39dans chacun des départements
00:46:42pour me déplacer partout
00:46:43sur le territoire national
00:46:44notamment si on va en Guyane
00:46:45où les avocats sont concentrés
00:46:47exclusivement à Cayenne
00:46:48ça veut dire que concrètement
00:46:49et notamment lorsqu'il y a un sujet
00:46:51d'assistance éducative
00:46:52qui concernera les gens du fleuve
00:46:53bon peut-être qu'on est un petit peu loin
00:46:55aussi de cette discussion
00:46:56et que le ministre
00:46:57lui il est en responsabilité
00:46:58d'organisation du ministère
00:46:59et s'il y a un problème
00:47:00avec un enfant qui ne peut pas être placé
00:47:02parce que l'avocat n'est pas disponible
00:47:03c'est le ministre de la justice
00:47:05qu'on ira chercher
00:47:05que vous interpellerez
00:47:07aux questions du gouvernement
00:47:07que la cour des comptes
00:47:08ira contrôler
00:47:09donc j'entends ce que dit le CNB
00:47:11je le prends au sérieux
00:47:12il m'est arrivé d'être en désaccord
00:47:13avec le CNB
00:47:14ça ne nous aura pas échappé
00:47:15par exemple sur le narcotrafic
00:47:16bon voilà il n'était pas d'accord
00:47:17sur les présents de votre sécurité
00:47:18moi j'étais pour
00:47:19vous étiez pour
00:47:20on a discuté
00:47:21on a trouvé un compromis
00:47:22finalement la République s'applique
00:47:23et c'est une très bonne chose
00:47:24on a des désaccords
00:47:25je l'entends
00:47:26mais ce n'est pas le CNB
00:47:26qui dirige le ministère de la justice
00:47:28il est clair la décision
00:47:30en discutant avec lui
00:47:31nous sommes d'accord
00:47:32sur les principes
00:47:32j'ai même dit à ses voeux
00:47:34en début d'année
00:47:35puisque peut-être qu'un d'entre vous
00:47:36était présent
00:47:37que j'étais favorable
00:47:37à la présence de l'avocat
00:47:40pour l'assistance éducative
00:47:42et pour toute mesure
00:47:43je l'ai dit
00:47:43je suis le premier garde des soins
00:47:44à le dire
00:47:45donc j'entends très bien
00:47:46simplement
00:47:47permettez-moi de douter
00:47:48que s'il n'y avait que
00:47:49quelques dizaines d'avocats
00:47:51sur l'ensemble
00:47:52des milliers d'avocats
00:47:53qui n'étaient pas présents
00:47:54lorsqu'un enfant a besoin
00:47:56puisque votre texte
00:47:57ne prévoit aucune exception
00:47:58madame la députée
00:47:59madame la séatrice
00:48:00aucune exception
00:48:00donc si l'avocat n'est pas présent
00:48:02pour une mesure
00:48:03ou pour une autre
00:48:03il n'y aura pas de placement
00:48:05de cet enfant
00:48:05sauf les urgences
00:48:06et qu'un jour du procureur
00:48:06de la république
00:48:07et on renverra cet enfant
00:48:08dans des difficultés
00:48:10donc oui bien sûr
00:48:11j'entends et je crois
00:48:12le CMB
00:48:12je me permets
00:48:13en tant que ministre
00:48:14puisque j'ai une responsabilité
00:48:15particulière
00:48:16d'organiser le service public
00:48:17de la justice
00:48:17et je rencontre au parlement
00:48:19je pense
00:48:20et je suis en responsabilité
00:48:20dans le cours de justice
00:48:21de la république
00:48:22c'est un dysfonctionnement grave
00:48:23j'entends
00:48:24m'assurer
00:48:25de l'applicabilité
00:48:27de la loi
00:48:27dans laquelle je suis
00:48:28parfaitement d'accord
00:48:29donc je pense que
00:48:30les arguments évoqués
00:48:31ont déjà été évoqués
00:48:32largement à l'Assemblée nationale
00:48:33en ce qui concerne
00:48:33le débat aux commissions
00:48:34j'ai cru comprendre
00:48:35que maintenant
00:48:35ils sont rétablis
00:48:36après avoir été voté
00:48:37en majorité à la commission
00:48:38donc j'imagine que
00:48:39voilà
00:48:40je donnerai un avis de sagesse
00:48:42devant ce débat
00:48:43qui concerne
00:48:43la haute assemblée elle-même
00:48:45merci
00:48:45monsieur le rapporteur
00:48:47est-ce que je peux vous demander
00:48:48formellement
00:48:49de nous donner
00:48:49votre avis
00:48:51j'ai cru comprendre
00:48:52formellement
00:48:53avis très favorable
00:48:54trois fois
00:48:56merci
00:48:58madame Apourso-Poli
00:49:00pour explication
00:49:01de vote
00:49:07merci
00:49:08monsieur le président
00:49:10écoutez
00:49:10monsieur le ministre
00:49:12moi je fais quand même
00:49:13confiance à l'ordre national
00:49:15du barreau
00:49:16qui nous dit
00:49:17noir sur blanc
00:49:18et il y a des écrits
00:49:19et on les a rencontrés
00:49:20vous savez bien
00:49:22la façon dont on travaille
00:49:23un peu dans nos départements
00:49:24que finalement
00:49:26donc on va soutenir
00:49:27évidemment ces amendements
00:49:28déjà
00:49:28que évidemment
00:49:32ça retarde
00:49:34inutilement
00:49:36finalement
00:49:37l'expérimentation
00:49:39et le fait
00:49:41que vous vouliez
00:49:42finalement retarder
00:49:43cette loi
00:49:44ça retarde
00:49:45que la prise en charge
00:49:47de l'enfant
00:49:48que la prise en charge
00:49:49de l'enfant
00:49:49puisse être immédiate
00:49:50c'est quand même
00:49:52incroyable
00:49:52et puis
00:49:53tout à l'heure
00:49:54j'ai pas bien compris
00:49:55ce que vous expliquiez
00:49:57monsieur le ministre
00:49:59parce que vous nous dites
00:50:00que
00:50:01vous nous disiez
00:50:02que si la loi
00:50:04était votée
00:50:05donc
00:50:06au sortir de l'Assemblée nationale
00:50:08je parle de l'Assemblée nationale
00:50:10donc
00:50:11sans qu'il y ait
00:50:12l'expérimentation
00:50:13et sans qu'il y ait
00:50:15finalement
00:50:15le retard en 2027
00:50:16vous nous dites
00:50:18que
00:50:19vous devriez
00:50:20appliquer cette loi
00:50:21tout de suite
00:50:22et bien moi
00:50:23je comprends pas
00:50:24je ne comprends pas
00:50:25parce que
00:50:26il me semble que
00:50:27d'abord
00:50:27le décret d'application
00:50:29n'a pas besoin
00:50:30d'être explicitement
00:50:33mais
00:50:34il n'y a pas
00:50:34de décret d'application
00:50:35mais c'est le
00:50:36c'est le pouvoir
00:50:36réglementaire autonome
00:50:38de l'article 37
00:50:39de la Constitution
00:50:45finissez madame
00:50:46alors
00:50:47vous répondrez
00:50:48monsieur le ministre
00:50:49justement
00:50:49je vous interroge
00:50:50sur ça
00:50:51parce que
00:50:52c'est le pouvoir
00:50:53réglementaire
00:50:55normalement
00:50:56autonome
00:50:56de l'article 37
00:50:58de la Constitution
00:50:58et vous n'avez pas
00:51:00besoin donc
00:51:00que la loi prévoit
00:51:01un décret d'application
00:51:05normalement
00:51:05est-ce que vous avez besoin
00:51:07bon
00:51:07et bien
00:51:08vous pouvez donc
00:51:09prendre des décrets
00:51:10d'application
00:51:10de manière autonome
00:51:14merci
00:51:14merci madame
00:51:15à pour ce
00:51:16je voudrais
00:51:16votre avis
00:51:17sur ça
00:51:17nous sommes dans
00:51:18les explications
00:51:19de vote
00:51:19chers collègues
00:51:20on ne va pas
00:51:21reprendre tout le débat
00:51:22madame Richard
00:51:23vous avez la parole
00:51:24pour une explication
00:51:24de vote
00:51:25merci beaucoup
00:51:26monsieur le président
00:51:27donc encore une fois
00:51:28je voterai
00:51:29tous les amendements
00:51:30de rétablissement
00:51:31et juste pour
00:51:33expliquer
00:51:33ma sortie
00:51:34de tout à l'heure
00:51:35à notre collègue
00:51:37socialiste
00:51:38évidemment je ne suis pas
00:51:39socialiste
00:51:39évidemment c'est moi
00:51:41qui ai déposé
00:51:41l'amendement
00:51:42pour tenter
00:51:44d'apporter
00:51:45quelques corrections
00:51:45au texte
00:51:46que je trouve
00:51:47par ailleurs
00:51:48très bien
00:51:49il se trouve
00:51:50que j'ai été
00:51:51tout à fait convaincue
00:51:52notamment par
00:51:53Aïda Adizadeh
00:51:54de la nécessité
00:51:56absolue
00:51:56de cranter
00:51:57ce droit
00:51:57je l'ai dit
00:51:59trop longtemps
00:51:59à la tribune
00:52:00pendant mon intervention
00:52:01je me suis
00:52:03trompée
00:52:04il n'y en a pas
00:52:05beaucoup
00:52:05je pense
00:52:06qui admettent
00:52:07ce genre de choses
00:52:08en hémicycle
00:52:11merci
00:52:11monsieur le ministre
00:52:12monsieur le garde des Sceaux
00:52:13vous avez la parole
00:52:14oui je fais
00:52:15le plus vite possible
00:52:16on va me poser des questions
00:52:16sur quelque chose d'important
00:52:18parce que j'ai lu sur internet
00:52:19un certain nombre de choses
00:52:19comme quoi on supposait
00:52:20que le ministre
00:52:21pouvait faire le contraire
00:52:22de la loi
00:52:24je ne peux pas prendre
00:52:25de décret d'application
00:52:25si ce n'est pas prévu
00:52:26expressis verbis
00:52:27dans la loi
00:52:27je pense que les ministres
00:52:29ou les ministres ici présents
00:52:30peuvent en témoigner
00:52:31donc je ne peux pas le faire
00:52:32par contre vous pouvez sous-amender
00:52:33madame la sédatrice
00:52:34pourquoi pas le sous-amendement
00:52:35de monsieur Caner
00:52:36pour dire que vous voulez
00:52:37que le ministre
00:52:38ait un décret d'application
00:52:39et donc j'organise
00:52:40l'application de la loi
00:52:41si c'est le cas
00:52:42il n'y a plus de problème
00:52:42mais vous ne l'avez pas souhaité
00:52:44et si c'est le groupe communiste
00:52:45qui demande au ministre
00:52:46d'appliquer la loi
00:52:47je suis tout à fait d'accord
00:52:48on aura une organisation
00:52:49de travail avec le CNB
00:52:50et quand tout le monde sera prêt
00:52:51je prendrai au plus vite
00:52:52ce décret
00:52:53mais vous ne l'avez pas souhaité
00:52:54comme vous n'avez pas souhaité
00:52:55qu'il y ait une exception
00:52:56dans la présence obligatoire
00:52:58de l'avocat
00:52:58je le comprends
00:52:59mais vous ne m'avez pas donné
00:53:00de pouvoir d'écrit réglementaire
00:53:01et vous me dites
00:53:02que c'est l'application immédiate
00:53:03donc si vous voulez
00:53:04sous-amender pour le décret
00:53:05je serai preneur
00:53:06de donner un avis favorable
00:53:07au fait que vous ayez confiance
00:53:08dans ce gouvernement
00:53:09pour appliquer cette loi
00:53:10madame la sédatrice
00:53:11merci monsieur le ministre
00:53:13je veux mettre au voix
00:53:14ces sept amendements identiques
00:53:161, 2, 3, 4, 6, 7, 8
00:53:18avec un avis favorable
00:53:20de la commission
00:53:21un avis de sagesse
00:53:22du gouvernement
00:53:23qui est pour
00:53:25qui est contre
00:53:26qui s'abstient
00:53:27les sept amendements identiques
00:53:29sont adoptés
00:53:30je mets au voix
00:53:30l'article 2
00:53:31dans sa totalité
00:53:32qui est pour
00:53:37je ne mets pas au voix
00:53:41l'article 2
00:53:42parce qu'en votant
00:53:42les sept amendements identiques
00:53:44vous l'avez rédigé de nouveau
00:53:47donc nous passons
00:53:50après l'article 2
00:53:51à un amendement
00:53:53et un sous-amendement
00:53:54le premier
00:53:54celui du gouvernement
00:53:55c'est le 9
00:53:56monsieur le garde des Sceaux
00:53:57vous nous le présentez
00:53:58s'il vous plaît
00:54:00je pense vous l'avoir présenté
00:54:01l'application au 2 mai
00:54:02et j'attends
00:54:03l'argument de monsieur Caner
00:54:05pour pouvoir lui répondre
00:54:06merci
00:54:07le sous-amendement
00:54:0910 de monsieur Chailloux
00:54:10vous nous le présentez
00:54:12oui monsieur le président
00:54:13monsieur le garde des Sceaux
00:54:14encore une fois
00:54:14nous entendons pleinement
00:54:16un certain nombre d'arguments
00:54:17que vous avez évoqués
00:54:18même si encore une fois
00:54:19on peut regretter
00:54:20qu'il n'ait pas pu être
00:54:22développé avant
00:54:23y compris
00:54:23lorsque nous avons finalisé
00:54:25l'ensemble de cet examen
00:54:27en commission
00:54:28je me permets
00:54:29je me permets
00:54:31de
00:54:32peut-être
00:54:33de redire aussi
00:54:34que
00:54:34s'agissant du groupe socialiste
00:54:36vous avez évoqué
00:54:37la responsabilité
00:54:38je pense que nous n'avons
00:54:39jamais failli
00:54:40d'ailleurs
00:54:40ça nous est parfois
00:54:42reproché
00:54:42mais lorsqu'il a fallu
00:54:44dans des moments
00:54:45y compris assez récents
00:54:46faire en sorte que
00:54:47l'état puisse fonctionner
00:54:49que nous puissions
00:54:50y compris avoir
00:54:50les moyens
00:54:51y compris pour la justice
00:54:52de pouvoir fonctionner
00:54:53je crois que
00:54:54nous avons toujours répondu
00:54:55présent
00:54:55donc cet argument
00:54:57de la responsabilité
00:54:57nous l'entendons
00:54:58et nous le pratiquons
00:54:59régulièrement
00:55:00on peut entendre
00:55:01un certain nombre
00:55:01d'éléments
00:55:02que vous avez évoqués
00:55:03même si on peut
00:55:04encore une fois
00:55:06estimer qu'il aurait pu
00:55:07être développé plus tôt
00:55:08mais
00:55:09afin d'entendre
00:55:09ce que vous dites
00:55:10nous proposons
00:55:11finalement
00:55:12un nouveau compromis
00:55:13dans le compromis
00:55:13qui serait
00:55:14de considérer
00:55:15que
00:55:15nous pourrions
00:55:17avancer
00:55:19la mise en oeuvre
00:55:20pour le faire
00:55:21en tout début
00:55:21d'année 2027
00:55:22ça donne le délai
00:55:23suffisant
00:55:24encore une fois
00:55:24le conseil national
00:55:26des barreaux
00:55:26nous indique
00:55:27qu'il y a
00:55:28un certain nombre
00:55:29d'éléments
00:55:30qui sont plus optimistes
00:55:31que votre vision
00:55:32encore une fois
00:55:33les avocats sont là
00:55:34il y a un certain nombre
00:55:35de dispositions
00:55:36qui sont prévues
00:55:37sur le terrain
00:55:38donc encore une fois
00:55:39nous entendons
00:55:40le message
00:55:40que vous exprimez
00:55:42de mai 2027
00:55:44je crois que nous sommes
00:55:44tous conscients
00:55:46de la période
00:55:47dans laquelle nous serons
00:55:48à ce moment là
00:55:49et si véritablement
00:55:51il y a cette volonté
00:55:52commune d'avancer
00:55:54encore une fois
00:55:54nous proposons
00:55:55ce compromis
00:55:56dans le compromis
00:55:56qui est de dire
00:55:57tout début 2027
00:55:58je crois que ce serait
00:55:59un véritable gage
00:56:00à la fois de compromis
00:56:02de responsabilité
00:56:02des uns et des autres
00:56:04merci
00:56:05cher collègue
00:56:06monsieur le rapporteur
00:56:07est-ce que vous pouvez
00:56:08nous donner
00:56:08l'avis de la commission
00:56:10sur l'amendement
00:56:11et le sous-amendement
00:56:13qui a dit
00:56:13qu'il n'y avait pas
00:56:14de richesse au Sénat
00:56:14on ne peut pas
00:56:15trouver de chemin de travers
00:56:17moi simplement
00:56:17par rapport à l'engagement
00:56:18que j'avais pris
00:56:2027
00:56:20si monsieur le garde des sceaux
00:56:23me donne l'assurance
00:56:25je n'ai aucune position
00:56:26en début de l'année prochaine
00:56:28si les services
00:56:29peuvent être en état
00:56:30si les barreaux sont prêts
00:56:31moi j'attends
00:56:32la position du gouvernement
00:56:33mais je trouve
00:56:34qu'il y a des plus fois
00:56:35des bonnes saintes
00:56:36dans cette maison
00:56:36et je vous remercie
00:56:38de la richesse
00:56:39je suis assez fier
00:56:40du sénateur aujourd'hui
00:56:42est-ce que vous pouvez
00:56:43nous donner formellement
00:56:44monsieur le rapporteur
00:56:45votre avis
00:56:45j'attends
00:56:46avis du gouvernement
00:56:48avis du gouvernement
00:56:50monsieur le ministre
00:56:51je trouve qu'on avance bien
00:56:53c'est intéressant
00:56:53allez-y monsieur le ministre
00:56:54merci monsieur le président
00:56:56mais j'entends
00:56:57la proposition
00:56:58de responsabilité
00:56:59je donnerai un avis
00:56:59favorable à votre
00:57:00sous-amendement
00:57:01d'abord parce que
00:57:02on sera effectivement
00:57:04à trois mois près
00:57:04ça donnera des difficultés
00:57:05d'organisation
00:57:07sans doute au ministère
00:57:07de la justice
00:57:07je m'engage
00:57:08à les mettre en place
00:57:09le plus rapidement possible
00:57:10pour que le 6 janvier
00:57:11en effet la loi s'applique
00:57:13je travaillerai avec les barreaux
00:57:15et avec vous
00:57:15avec les parlementaires
00:57:16qui le voudront
00:57:16avec l'autrice
00:57:17de la proposition de loi
00:57:17de votre groupe socialiste
00:57:19et donc voilà
00:57:20je m'engage
00:57:20je vais essayer
00:57:21au maximum
00:57:22évidemment pour que le 6 mai
00:57:23soit prêt
00:57:24je me suis demandé
00:57:24pourquoi le 6 mai
00:57:25et j'ai compris
00:57:26que le groupe socialiste
00:57:27présidé par le président
00:57:28Caner
00:57:28proposait que ce soit
00:57:28l'épiphanie
00:57:29au moment où les rois mages
00:57:30allaient voir l'enfant
00:57:31justement
00:57:31j'imagine que c'était
00:57:32votre condition laïque
00:57:34monsieur le président Caner
00:57:35qui vous a poussé
00:57:36à trouver cette date symbolique
00:57:37dans cette enceinte
00:57:38républicaine et laïque
00:57:39et je pense que
00:57:40voilà nous pouvons
00:57:40faire cette alliance
00:57:41et avec une telle ouverture
00:57:45justice cela
00:57:46même si le mois de mai
00:57:48aura été un peu plus agréable
00:57:49pour les propres juges
00:57:50pour enfants
00:57:51qui auront beaucoup
00:57:51de travail greffier
00:57:52je m'engage à le faire
00:57:53ça correspondra aux promotions
00:57:54par ailleurs
00:57:55de l'école nationale des greffes
00:57:56monsieur le rapporteur
00:57:58vous suivez l'avis favorable
00:57:59du ministre
00:58:00sous le sous-amendement
00:58:02en ce moment si oui
00:58:04remercier les nordistes
00:58:05quand même
00:58:05parce que je suppose
00:58:07que monsieur Caner
00:58:08en tant que nordiste
00:58:09connaît bien
00:58:10le département
00:58:12étant ancien président
00:58:13du département du nord
00:58:14et connaissant le sujet
00:58:15monsieur le ministre
00:58:15mes chers collègues
00:58:17simplement
00:58:18très bon compromis
00:58:19et c'était une loi
00:58:20qui n'était pas facile
00:58:22à exprimer
00:58:23assez rapidement
00:58:23mais je pense qu'aujourd'hui
00:58:24on peut être fier
00:58:24de notre travail
00:58:25merci
00:58:26monsieur le rapporteur
00:58:27je pense que c'est logique
00:58:28mais votre avis
00:58:29est aussi favorable
00:58:29sur la monde
00:58:30je crois que je réponde
00:58:31par des mots
00:58:32mais vous voulez un oui
00:58:34favorable
00:58:35sur les deux
00:58:37favorable sur les deux
00:58:38ça y est c'est clair
00:58:39monsieur Iacovelli
00:58:40pour l'explication de vote
00:58:42oui monsieur le président
00:58:43monsieur le ministre
00:58:43déjà saluer effectivement
00:58:45ce compromis
00:58:46nous nous voterons
00:58:47bien sûr favorablement
00:58:48au sous-amendement
00:58:50de notre collègue
00:58:51Chayou
00:58:51qui va dans le bon sens
00:58:52puisque nous on était favorable
00:58:53à l'application immédiate
00:58:54donc plus on rapproche
00:58:56dans le temps
00:58:57plus on est favorable
00:58:58on avait effectivement
00:58:59on avait validé le compromis
00:59:01avec le gouvernement
00:59:02au mois de mai
00:59:03donc le mois de janvier
00:59:06nous va très bien
00:59:06saluer effectivement
00:59:07cette volonté
00:59:09je crois
00:59:09partout sur les bancs
00:59:10de trouver un accord
00:59:11sur ce texte
00:59:12qui est important
00:59:14réitérer à la fois
00:59:15ma confiance
00:59:16dans le garde des Sceaux
00:59:17monsieur le garde des Sceaux
00:59:18notre confiance
00:59:19elle est importante
00:59:20et on espère vraiment
00:59:22que maintenant
00:59:23ce texte puisse aboutir
00:59:24vous vous êtes engagé
00:59:25effectivement sur le 30 juin
00:59:27il est important
00:59:28que ce texte arrive vite
00:59:29et que effectivement
00:59:31la chancellerie
00:59:32puisse s'organiser
00:59:33pour être prêt
00:59:33donc à partir du mois de janvier
00:59:35et je ne suis sûr
00:59:36que d'ici le mois de janvier
00:59:37les barreaux
00:59:38et notamment
00:59:38ceux qui ne sont pas encore
00:59:41en prêt
00:59:42comme on peut l'avoir à Paris
00:59:44dans les Hauts-de-Seine
00:59:45ou dans d'autres barreaux plus grands
00:59:46je suis sûr que les petits barreaux
00:59:47pourront s'organiser
00:59:48d'ici le mois de janvier
00:59:49et même avant
00:59:50et mettre en application
00:59:51dès maintenant
00:59:53cette assistance
00:59:54d'un avocat
00:59:55merci beaucoup
00:59:56merci monsieur
00:59:57monsieur le président Cannaire
00:59:58vous avez la parole
00:59:59pour l'explication de votre
01:00:00oui merci monsieur le président
01:00:02monsieur le ministre
01:00:03nous sommes dans une niche
01:00:05entre guillemets
01:00:06transpartisane
01:00:07et nous essayons de travailler
01:00:08et d'avancer
01:00:09dans l'intérêt
01:00:09des enfants
01:00:11qui grâce à nos travaux
01:00:13d'abord aux travaux
01:00:15de l'Assemblée nationale
01:00:15se porter
01:00:16et initier
01:00:17incarné par
01:00:18madame
01:00:19Haïda
01:00:20Adizadeh
01:00:21ça nous permet
01:00:22aujourd'hui
01:00:22de nous dire
01:00:23que le droit
01:00:25va évoluer
01:00:26favorablement
01:00:28ce sous-amendement
01:00:30était destiné
01:00:31et il est destiné
01:00:32à considérer
01:00:32que les délais
01:00:33que vous réclamiez
01:00:34ne pouvaient pas aller
01:00:35jusqu'au mois de mai
01:00:36et notamment
01:00:36ça a été dit
01:00:37par notre collègue
01:00:37Chaillou
01:00:38à une période
01:00:39extrêmement délicate
01:00:40c'est à dire
01:00:40que nous serions
01:00:41entre les deux tours
01:00:41de l'élection présidentielle
01:00:44je pense que
01:00:45nous devons
01:00:46à mon avis
01:00:47à notre avis
01:00:48mettre en oeuvre
01:00:49le texte
01:00:50de l'Assemblée nationale
01:00:51dans des délais
01:00:51raisonnables
01:00:53six mois
01:00:53vous semblent
01:00:54maintenant
01:00:55raisonnables
01:00:56si j'étais taquin
01:00:57monsieur le ministre
01:00:58comme vous pouvez l'être
01:00:59parfois
01:00:59j'aurais pu dire
01:01:00trois mois
01:01:00finalement
01:01:01mais bon
01:01:02rassurez-vous
01:01:03je n'ai pas sous-amendé
01:01:04le sous-amendement
01:01:05mais en accord
01:01:06avec nos collègues
01:01:08du groupe
01:01:09socialiste
01:01:09nous pensons
01:01:10que c'est un point
01:01:11d'atterrissage
01:01:11qui est acceptable
01:01:12donc bien sûr
01:01:13nous voterons
01:01:14notre sous-amendement
01:01:15nous verrons
01:01:16s'il y a une majorité
01:01:17pour se faire
01:01:18au sein de l'hémicycle
01:01:19et à partir de là
01:01:21nous aurons
01:01:22une très grande vigilance
01:01:23monsieur le ministre
01:01:23parce que
01:01:24vous l'avez dit vous-même
01:01:25une loi de la république
01:01:26doit s'appliquer
01:01:27et même sans décret d'application
01:01:31réclamé potentiellement
01:01:31par notre collègue
01:01:32Cathy Appourceau
01:01:33il y a urgence
01:01:34et c'est pour ça
01:01:35que nous avons accompagné
01:01:36le sénateur Iacovelli
01:01:37dans sa demande
01:01:38de porter dans cette niche
01:01:40transpartisane
01:01:40un texte
01:01:41voté à l'Assemblée nationale
01:01:43venant du parti socialiste
01:01:44et qui je crois
01:01:45fera avancer
01:01:46nos droits
01:01:47les droits des enfants
01:01:47dans ce pays
01:01:48donc merci pour votre soutien
01:01:51Merci monsieur le Président
01:01:52Madame Vérien
01:01:53vous avez la parole
01:01:54pour l'explication de vote
01:01:57Merci beaucoup
01:01:57monsieur le Président
01:01:58alors tout d'abord
01:01:59je vais expliquer
01:01:59pourquoi
01:02:01j'étais
01:02:02et mon groupe
01:02:03et Olivier Richard
01:02:04nous étions
01:02:05alors
01:02:06favorables à l'avocat
01:02:07je pense qu'elle l'a bien expliqué
01:02:09mais favorables
01:02:09au décalage
01:02:10effectivement
01:02:11il y a le CNB
01:02:12mais vous savez
01:02:13que le CNB vote
01:02:14c'est la majorité
01:02:15qui l'emporte
01:02:15et les chiffres
01:02:17ont été éloquents
01:02:18le nombre d'avocats
01:02:19à Paris
01:02:19par rapport au nombre
01:02:20d'avocats dans la Meuse
01:02:21on voit bien
01:02:22que la voix de la Meuse
01:02:23est quand même
01:02:23assez faible
01:02:24et très sincèrement
01:02:26je ne me suis pas contentée
01:02:27d'écouter le CNB
01:02:28moi je me suis retournée
01:02:29vers mes bâtonniers
01:02:30pour leur dire
01:02:31et ça se passe comment
01:02:33et clairement
01:02:34ce qu'ils m'ont répondu
01:02:35c'est nous sommes
01:02:35très favorables
01:02:36à un avocat
01:02:37auprès des enfants
01:02:39mais par contre
01:02:40donc si c'est applicable
01:02:41tout de suite
01:02:42nous ne savons pas
01:02:43le faire tout de suite
01:02:44parce que nous devons
01:02:45nous organiser
01:02:46en plus dans Lyon
01:02:47nous avons deux barreaux
01:02:48mais un seul ressort
01:02:50dans lequel il y a
01:02:50le juge des enfants
01:02:51et donc il fallait faire
01:02:52un accord
01:02:53entre le barreau de sens
01:02:55et le barreau d'Ausser
01:02:56pour avoir suffisamment
01:02:57de force vive
01:02:58puisque dans Lyon
01:02:59nous avons 50 avocats
01:03:00dont deux ont passé 80 ans
01:03:02et tous
01:03:02je vous l'assure
01:03:03ne font pas
01:03:04de la justice
01:03:05des mineurs
01:03:06loin de là
01:03:06je pense que parfois
01:03:08il est plus intéressant
01:03:09de s'occuper de la vigne
01:03:10donc
01:03:11il fallait pouvoir
01:03:12s'organiser
01:03:13leur permettre
01:03:14de se former
01:03:14et avoir suffisamment
01:03:16de personnes
01:03:17pour pouvoir
01:03:18accompagner ces enfants
01:03:19d'où le délai
01:03:20maintenant
01:03:21est-ce que ça doit être
01:03:22au mois de mai
01:03:23est-ce que ça doit être
01:03:23au mois de janvier
01:03:24et là je me retourne
01:03:25vers le garde des Sceaux
01:03:26l'accord
01:03:28que vous avez obtenu
01:03:29de l'inscription
01:03:30le 30 janvier
01:03:3230 juin
01:03:33le 30 juin
01:03:34oui pas 30 juin
01:03:35le 30 juin
01:03:36à l'Assemblée nationale
01:03:37il me semble
01:03:39que ça n'a pas été
01:03:39si simple
01:03:40de l'avoir
01:03:41avec le mois de mai
01:03:42car il me semble
01:03:43avoir compris
01:03:45que le Premier ministre
01:03:47aurait préféré
01:03:48le mois de juillet
01:03:49donc ce mois de mai
01:03:50est déjà
01:03:51une négociation
01:03:52est-ce que vous êtes sûr
01:03:53que du coup
01:03:54cette négociation
01:03:56vous l'emporterez
01:03:57pour cette inscription
01:03:59au 29 juin
01:04:00avec le 6 janvier
01:04:01parce que
01:04:02si c'est
01:04:03nous dire
01:04:04ok le 6 janvier
01:04:04après nous dire
01:04:05oui mais c'est
01:04:06le Premier ministre
01:04:07qui n'en veut pas
01:04:08et c'est pour ça
01:04:08que c'est plus inscrit
01:04:09à l'Assemblée nationale
01:04:10et du coup
01:04:10le truc est bel et bien enterré
01:04:12merci
01:04:13merci chers collègues
01:04:14bon ok
01:04:15c'est vraiment la première question
01:04:16la deuxième question
01:04:17est-ce que vous êtes sûr
01:04:18qu'on aurait un budget
01:04:18le 6 janvier
01:04:20monsieur Vongel
01:04:21vous avez la parole
01:04:22vous avez la parole
01:04:22pour une explication
01:04:23de vote
01:04:24il y a madame Richard
01:04:25qui voulait pas
01:04:27oui
01:04:28pardon
01:04:28j'ai perdu ma voix
01:04:31vous m'entendez
01:04:34c'est à force de parler
01:04:36dans cet hémicycle
01:04:39écoutez
01:04:40je trouve que
01:04:41je remercie
01:04:41le groupe socialiste
01:04:42de faire une proposition
01:04:43intermédiaire
01:04:45premièrement
01:04:46deuxièmement
01:04:46on voit bien
01:04:47qu'il y a deux impératifs
01:04:48contraires
01:04:48il faut agir
01:04:50le plus vite possible
01:04:50mais comme l'a dit
01:04:51le ministre
01:04:52très justement
01:04:53il faut tenir compte
01:04:54de ce qui est possible
01:04:56donc
01:04:57sous réserve
01:04:58de ce que le ministre
01:04:59va répondre
01:04:59à madame Verrien
01:05:00c'est très important
01:05:02parce que
01:05:02un tien vaut mieux
01:05:03que deux tu l'auras
01:05:04bien sûr que je préfère
01:05:06le délai le plus court
01:05:07c'est à dire le délai
01:05:07proposé
01:05:08par le groupe socialiste
01:05:09est-ce que
01:05:10monsieur le ministre
01:05:11vous arriverez
01:05:12à tenir ce délai
01:05:13vu la situation
01:05:15actuelle
01:05:15sinon je voudrais saluer
01:05:17ce travail transpartisan
01:05:19c'est vraiment
01:05:20le rôle du sénat
01:05:21c'est pas parce que
01:05:22le CNB a dit quelque chose
01:05:23ce qui s'est dit ici
01:05:25est plus important
01:05:25que ce que dit le CNB
01:05:26c'est vraiment
01:05:27ce que vous avez dit
01:05:28et ce que nous nous disons
01:05:29qui importe
01:05:30donc monsieur le ministre
01:05:31est-ce que vous pensez
01:05:33pouvoir
01:05:33pardon
01:05:34tenir ce délai
01:05:35merci
01:05:36merci chers collègues
01:05:37pour cette voix forte
01:05:38madame Vogel
01:05:39vous avez
01:05:40la parole
01:05:41merci monsieur le président
01:05:43alors moi
01:05:44je suis une parlementariste
01:05:47convaincue
01:05:47une grande défenseuse
01:05:49du compromis
01:05:49de la négociation
01:05:50parlementaire
01:05:51quand elle peut permettre
01:05:52de cheminer
01:05:53vers l'intérêt général
01:05:54donc je me réjouis
01:05:56qu'on puisse le faire
01:05:57c'est un peu étonnant
01:05:58que bon voilà
01:06:00on nous dise
01:06:01onze mois
01:06:02et puis que bon
01:06:03si facilement
01:06:04on puisse dire
01:06:04ok six
01:06:05donc on divise
01:06:06par deux
01:06:07pratiquement
01:06:08très rapidement
01:06:09le délai d'application
01:06:11de manière un peu
01:06:13taquine
01:06:14monsieur Canard
01:06:15disait
01:06:15on pourrait peut-être
01:06:16dire trois mois
01:06:16je ne sais pas ce que vous diriez
01:06:17à trois mois
01:06:18monsieur le ministre
01:06:18bon bref
01:06:19on ne va pas
01:06:21épiloguer
01:06:21épinailler
01:06:22pendant des heures
01:06:23sur le nombre de mois
01:06:25néanmoins
01:06:25ça m'amène
01:06:26à une question
01:06:28qui est la suivante
01:06:30les garanties
01:06:31du vote
01:06:33le 30 juin
01:06:34à l'Assemblée nationale
01:06:35sont-elles les mêmes
01:06:37si on indique
01:06:39le 2 mai
01:06:40ou le 6 janvier
01:06:42et quelles garanties
01:06:43avons-nous
01:06:44que
01:06:45l'Assemblée nationale
01:06:46par définition
01:06:47je pense que vous ne pouvez pas
01:06:48en donner d'ailleurs
01:06:49que l'Assemblée nationale
01:06:50ne modifiera pas
01:06:52à nouveau
01:06:53ce que nous venons
01:06:54de voter
01:06:55pour mettre
01:06:56une autre date
01:06:57ce qui empêcherait
01:06:58la navette
01:06:59de se conclure
01:07:00et le texte
01:07:01d'être définitivement
01:07:02adopté
01:07:02c'est moi l'inquiétude
01:07:03que j'ai
01:07:04en voyant ce débat
01:07:06que j'apprécie
01:07:07par ailleurs
01:07:08même si
01:07:09je n'arrive
01:07:09toujours pas
01:07:10à être convaincue
01:07:11que
01:07:12les 5 mois
01:07:136 mois
01:07:15révolutionnent tout
01:07:15mais pourquoi pas
01:07:16mais ce qui est important
01:07:17pour nous
01:07:18c'est de savoir
01:07:18le niveau de garantie
01:07:20qu'on a
01:07:21qui à mon avis
01:07:22par définition
01:07:24est inexistant
01:07:25parce que vous ne pouvez
01:07:25pas garantir
01:07:26que les députés
01:07:27vont voter conforme
01:07:28au 6 janvier
01:07:30mais quel niveau
01:07:31de garantie
01:07:32on a
01:07:33que ceci
01:07:35amènera
01:07:36à une lecture
01:07:37définitive
01:07:38à une mise en oeuvre
01:07:39et non à la continuation
01:07:40de la navette
01:07:40merci chère collègue
01:07:42madame Briande Guillemot
01:07:43vous avez la parole
01:07:44pour une explication
01:07:44de vote
01:07:45merci monsieur le président
01:07:47moi j'ai plusieurs problèmes
01:07:48sur ces amendements
01:07:50déjà je trouve
01:07:50qu'on est sur un niveau
01:07:51d'impréparation technique
01:07:52assez important
01:07:56ensuite je n'ai
01:07:57je suis comme
01:07:58notre collègue
01:08:00Vaugelle
01:08:00assez interrogative
01:08:01sur
01:08:02pas sur votre capacité
01:08:04monsieur le ministre
01:08:05à tenir vos promesses
01:08:06mais sur la réalité
01:08:08de ce que sera
01:08:10on pourra toujours
01:08:10trouver de nouvelles excuses
01:08:11la prochaine fois
01:08:12pour pas voter
01:08:13le texte conforme
01:08:13et enfin sur le fond
01:08:18ça veut dire
01:08:18qu'on peut passer
01:08:19de un an
01:08:20à six mois
01:08:20éventuellement trois mois
01:08:21si le groupe socialiste
01:08:22l'avait éventuellement demandé
01:08:24donc je n'arrive
01:08:25toujours pas à comprendre
01:08:27ce qui va changer
01:08:28puisqu'il n'y aura pas
01:08:29plus d'avocats
01:08:30dans trois mois
01:08:31dans six mois
01:08:31dans un an
01:08:32que les avocats
01:08:32se forment au fur et à mesure
01:08:33et qu'effectivement
01:08:34comme ça a été dit
01:08:35tout le monde
01:08:35n'est pas avocat
01:08:36en droit de la famille
01:08:37et donc il n'y a pas
01:08:38un avocat
01:08:38qui demain fait du droit
01:08:39des affaires
01:08:40qui va se transformer
01:08:40en avocat
01:08:41de droit des enfants
01:08:42donc sur le fond
01:08:43je n'ai toujours pas compris
01:08:44cet argument là
01:08:46raison pour laquelle
01:08:47à ce stade
01:08:47on vote contre
01:08:48les hommes non
01:08:50Madame Richard
01:08:51vous avez la parole
01:08:51pour l'explication de vote
01:08:54merci monsieur le président
01:08:55je note que
01:08:56après avoir dit
01:08:57vent debout
01:08:58en commission
01:08:58et au début
01:08:59de cette discussion
01:09:01qu'il ne fallait surtout pas
01:09:02amender le texte
01:09:05on admet peut-être
01:09:06s'être trompé
01:09:07et qu'il faut bien
01:09:08décaler l'entrée en vigueur
01:09:09de la proposition loi
01:09:11et je me fais l'écho
01:09:12de l'inquiétude
01:09:13que j'entends
01:09:14en effet
01:09:15il me semble
01:09:16qu'on avait abordé
01:09:17la question
01:09:18d'une entrée en vigueur
01:09:19en janvier
01:09:21ça fait bonne résolution
01:09:22et qu'il nous a été répondu
01:09:25par vous-même
01:09:26ou vos services
01:09:26je ne me souviens plus
01:09:27que c'était trop tôt
01:09:28que étant donné
01:09:29les difficultés
01:09:30pour parvenir
01:09:31au terme
01:09:32de la discussion budgétaire
01:09:33on ne voyait pas bien
01:09:34comment en janvier
01:09:35on saurait déjà
01:09:37financer tout ça
01:09:38donc
01:09:39moi j'en suis à
01:09:41parce que évidemment
01:09:42on avait évoqué
01:09:44la solution de janvier
01:09:45donc j'en viens
01:09:46à la réflexion
01:09:48que je préférerais presque
01:09:50qu'on reste au 2 mai
01:09:52parce que
01:09:53le ministre Panifou
01:09:55s'est engagé
01:09:55sur cette date là
01:09:56je vous propose
01:09:58de sécuriser au 2 mai
01:09:59c'est pas une course
01:10:00au compromis
01:10:01de qui obtient quoi
01:10:02moi je suis pas là dedans
01:10:03je suis dans une inquiétude
01:10:05que le deal
01:10:06qu'on a obtenu
01:10:07et je remercie
01:10:08le garde des Sceaux
01:10:09pour son engagement
01:10:10soit mis en péril
01:10:11par ce sous-deal
01:10:13qui ressemble beaucoup
01:10:14à une course à l'échalote
01:10:15de nous aussi
01:10:15on a obtenu un truc
01:10:17voilà
01:10:17je comprends pas
01:10:19où on va
01:10:19ça me fait un petit peu peur
01:10:21je préfère rester à mai
01:10:22parce que
01:10:23même si on est
01:10:24entre les deux tours
01:10:25de la présidentielle
01:10:25je vois pas très bien
01:10:26le rapport entre les avocats
01:10:27l'entrée en vigueur
01:10:29de la loi
01:10:29et le vote
01:10:30mais bon
01:10:31chers collègues
01:10:32juste un point
01:10:33sur notre discussion
01:10:34donc madame
01:10:35Aforzopoli
01:10:36madame Achlimal
01:10:36et madame Daniel
01:10:37ont demandé la parole
01:10:39pour explication de vote
01:10:40je vous propose ensuite
01:10:41de clôturer la discussion
01:10:42de passer
01:10:43monsieur le président Gontard
01:10:45allez
01:10:46pour la parité
01:10:47monsieur le président Gontard
01:10:48pas plus
01:10:49donc vous finirez
01:10:51la discussion
01:10:52et ensuite
01:10:52je passerai la parole
01:10:53au garde des Sceaux
01:10:54pour conclure
01:10:55et on passera au vote
01:10:56et je vous informe
01:10:58que le gouvernement
01:10:59a demandé
01:11:00un scrutin public
01:11:01sur son propre amendement
01:11:02voilà
01:11:03madame Aforzopoli
01:11:05vous avez la parole
01:11:05pour explication de vote
01:11:07oui évidemment
01:11:08donc nous entendons
01:11:10la proposition
01:11:11du président Gontard
01:11:12bon évidemment
01:11:13mais monsieur le ministre
01:11:15était une très mauvaise date
01:11:16parce que
01:11:17finalement
01:11:17nous serons
01:11:18en pleine période
01:11:19des élections
01:11:20présidentielles
01:11:21et on discute
01:11:22quand même
01:11:24que les enfants
01:11:25puissent bénéficier
01:11:26d'un avocat
01:11:27pour les représenter
01:11:29et donc
01:11:29c'est un sujet
01:11:29extrêmement important
01:11:31le président Canard
01:11:32dépose un amendement
01:11:33en disant 6 mois
01:11:34moi j'avoue
01:11:35que vous acceptez
01:11:36monsieur le ministre
01:11:37l'amendement
01:11:39donc pour que
01:11:40ce sous-amendement
01:11:42évidemment
01:11:42de 6 mois
01:11:44j'aimerais dire
01:11:45que
01:11:46ça a été dit par d'autres
01:11:47mais
01:11:48finalement
01:11:49nous aurions proposé
01:11:502 mois
01:11:50ou 3 mois
01:11:51ça aurait pu être
01:11:52accepté aussi
01:11:53enfin
01:11:53voilà
01:11:54je trouve qu'on est
01:11:55quand même
01:11:55un peu
01:11:58dans quelque chose
01:12:00qui ne s'explique pas
01:12:01nous nous étions
01:12:04finalement
01:12:04et bien
01:12:05pour que
01:12:06la loi
01:12:07qui est sortie
01:12:08de l'Assemblée nationale
01:12:09soit votée
01:12:10et nous resterons
01:12:12sur notre position
01:12:13parce que
01:12:14nous pensons
01:12:15qu'elle est la meilleure
01:12:17et que nous aurions pu
01:12:18effectivement
01:12:19mettre en oeuvre
01:12:21de suite
01:12:22cette mesure
01:12:24merci
01:12:25madame
01:12:25Achilliman
01:12:25vous avez la parole
01:12:26pour l'explication de vote
01:12:27merci monsieur le président
01:12:28alors nous sommes en pleine
01:12:29effervescence créatrice
01:12:30parlementaire
01:12:31avec ce sous-amendement
01:12:32qui propose
01:12:34d'avancer
01:12:35l'entrée en vigueur
01:12:35de la loi
01:12:36alors moi je suis
01:12:38embêtée
01:12:38parce que
01:12:39j'observe que
01:12:40sur tous les bancs
01:12:40de notre Assemblée
01:12:41nous avons réussi
01:12:42à trouver
01:12:44un chemin
01:12:45de concorde
01:12:46pour arriver
01:12:46au rétablissement
01:12:47de l'article 2
01:12:48et c'est plutôt bien
01:12:49maintenant
01:12:51est-ce qu'en accélérant
01:12:53les choses
01:12:53on ne va pas fragiliser
01:12:54nous-mêmes le système
01:12:55deux choses
01:12:56d'abord je l'ai dit
01:12:57j'apprécie
01:12:59que le garde des Sceaux
01:13:01ait accepté
01:13:02cette entrée
01:13:03en vigueur
01:13:04au 2 mai
01:13:04je pense qu'il ne faut pas
01:13:06sous-estimer
01:13:07les efforts
01:13:07qu'il faudra produire
01:13:09pour mettre
01:13:10toute la machine
01:13:11en marche
01:13:12pour que
01:13:13les avocats
01:13:14qui sont
01:13:14à mobiliser
01:13:15le soient
01:13:16en nombre
01:13:17suffisant
01:13:17et suffisamment
01:13:18formés
01:13:19pour prendre en charge
01:13:20ces différents dossiers
01:13:22notre collègue
01:13:22Jocelyne Antoine
01:13:23a fait part
01:13:24des difficultés
01:13:25d'un certain nombre
01:13:26de barreaux
01:13:26et notamment
01:13:26la Meuse
01:13:27mais ce n'est pas
01:13:28le seul
01:13:28je pense qu'il faut
01:13:29prendre aussi
01:13:30en compte
01:13:30ces difficultés
01:13:31qui sont territoriales
01:13:33j'ajoute
01:13:34que
01:13:34nous n'en avons
01:13:35pas beaucoup parlé
01:13:36mais le garde des Sceaux
01:13:37a fait état
01:13:38de la situation
01:13:38des barreaux
01:13:40ultramarins
01:13:40qui sont particulièrement
01:13:42sclérosés
01:13:43en grande difficulté
01:13:44et donc
01:13:44il faudrait aussi
01:13:45que la loi
01:13:46s'applique
01:13:46dans des bonnes conditions
01:13:48sur tous les territoires
01:13:49de la République
01:13:50et je pense
01:13:50qu'il faut qu'on pense
01:13:51aux ultramarins
01:13:54cela a été dit
01:13:55également
01:13:55si jamais
01:13:56il n'y a pas d'avocat
01:13:57qui est en capacité
01:13:58de prendre un dossier
01:13:59ça voudra dire
01:14:00pour le mineur
01:14:00concerner
01:14:01un renvoi
01:14:02de l'audience
01:14:03et sans doute
01:14:05des difficultés
01:14:06qui vont s'aggraver
01:14:07et enfin
01:14:08nous entrons
01:14:08dans une période
01:14:09de vacances judiciaires
01:14:11après la séquence
01:14:14du mois de juillet
01:14:15je ne suis pas sûre
01:14:17que les mois
01:14:17de juillet-août
01:14:18soient vraiment utiles
01:14:19pour mettre en marche
01:14:22tout le travail
01:14:23qui est nécessaire
01:14:23ce qui veut dire
01:14:24qu'à partir de septembre
01:14:26on aura à peine
01:14:26trois mois
01:14:27enfin on aura
01:14:28sous l'égide
01:14:29du CNB
01:14:30avec les différents
01:14:31barreaux territoriaux
01:14:32et en liaison
01:14:33avec le garde des Sceaux
01:14:35il y aura trois mois
01:14:36pour mettre tout ça
01:14:37en place
01:14:37donc je pense
01:14:38que c'est juste
01:14:39Merci chère collègue
01:14:41Madame Daniel
01:14:41pour l'explication
01:14:43de votre
01:14:43Merci monsieur le Président
01:14:44moi je pense
01:14:45qu'on n'est pas
01:14:47dans un contexte
01:14:48qui est anodin
01:14:49on est dans un contexte
01:14:51où le sujet
01:14:52de la protection
01:14:53de l'enfance
01:14:53est revenu
01:14:54à l'agenda
01:14:55et est venu
01:14:56heureusement
01:14:56à l'agenda
01:14:57et dans une situation
01:14:59que l'on constate
01:15:00comme évidemment
01:15:01très dégradée
01:15:02donc cette proposition
01:15:04de loi
01:15:04elle s'inscrit
01:15:05aussi dans ce contexte là
01:15:07et c'est pour ça
01:15:08que le compromis
01:15:09qui est proposé
01:15:11nous permet
01:15:12de tenir
01:15:13un équilibre
01:15:14entre
01:15:14une réalité
01:15:16de mise en oeuvre
01:15:17qui est confirmée
01:15:18possible
01:15:19par monsieur le garde
01:15:21des Sceaux
01:15:21et un contexte
01:15:23où le gouvernement
01:15:24a pris aussi
01:15:26la tâche
01:15:28et conscience
01:15:29et a fait des propositions
01:15:31et va faire des propositions
01:15:32sur les enjeux
01:15:33de protection
01:15:34de l'enfance
01:15:35parce que c'est bien ça
01:15:36le sujet
01:15:37et on doit avancer
01:15:38sur tous les tableaux
01:15:39simultanément
01:15:41et l'urgence
01:15:42à agir
01:15:43elle est aussi
01:15:44sur le sujet
01:15:45de la protection
01:15:46de l'enfance
01:15:46pour qu'on ait
01:15:47moins d'enfants
01:15:49qui aient le besoin
01:15:51et qui se trouvent
01:15:52dans des situations
01:15:53d'urgence
01:15:54et qui aient besoin
01:15:55de recourir
01:15:56et de se trouver
01:15:57dans des situations
01:15:58où ils doivent
01:15:59se retrouver
01:15:59dans des situations
01:16:01de devoir avoir recours
01:16:03à un avocat
01:16:04donc on doit
01:16:05vraiment être
01:16:08mobilisé
01:16:08sur ces deux sujets
01:16:10garantir
01:16:11l'équité
01:16:12territoriale
01:16:13et c'est notre responsabilité
01:16:15et je pense aussi
01:16:16qu'on doit avoir
01:16:17un débat
01:16:18qui est à la hauteur
01:16:19de ces enjeux
01:16:21à la hauteur
01:16:22de ces attentes
01:16:23on le doit
01:16:24aux enfants
01:16:25on le doit
01:16:26aux familles
01:16:27et à tous
01:16:28les professionnels
01:16:29qui sont dans l'attente
01:16:30à la fois
01:16:31d'une bonne protection
01:16:33des enfants
01:16:34qui sont vulnérables
01:16:35qui doivent faire
01:16:35appliquer
01:16:36leurs droits
01:16:37dans cette situation
01:16:38de vulnérabilité
01:16:39et on doit aussi
01:16:41agir
01:16:41investir
01:16:42et vraiment
01:16:43être mobilisé
01:16:44sur les enjeux
01:16:45de protection
01:16:46de l'enfance
01:16:46plus globalement
01:16:47Merci
01:16:47Monsieur le Président Gontard
01:16:49vous avez la parole
01:16:49pour une explication de vote
01:16:50Merci
01:16:52Merci Monsieur le Président
01:16:54je voulais d'abord
01:16:55profiter
01:16:56pour remercier
01:16:56le travail
01:16:57d'Aïda
01:16:58d'Isaé
01:16:59et puis effectivement
01:17:00que ce texte
01:17:01ait pu être présenté
01:17:04dans une niche
01:17:04transpartisane
01:17:05et effectivement
01:17:05on avait poussé
01:17:07soutenu
01:17:07la proposition
01:17:09de Xavier Iacovelli
01:17:10pour que ce texte-là
01:17:11soit dans cet espace-là
01:17:12et c'était important
01:17:13et c'est vrai
01:17:14un texte issu
01:17:15d'un vote
01:17:17à l'unanimité
01:17:17à l'Assemblée nationale
01:17:18donc on aurait pu
01:17:19espérer évidemment
01:17:20que ce texte
01:17:21soit voté conforme
01:17:22et je dirais que
01:17:23ça aurait évidemment
01:17:24simplifié les choses
01:17:25on voit le débat
01:17:26qu'il y a eu
01:17:26on voit les échanges
01:17:28et le travail parlementaire
01:17:29comme l'a dit
01:17:29ma collègue
01:17:30Mélanie Vogel
01:17:31on apprécie
01:17:31on est plutôt
01:17:32dans cette démarche-là
01:17:34j'avoue
01:17:36globalement
01:17:36ne pas très bien
01:17:37comprendre quand même
01:17:37les arguments
01:17:38de monsieur le ministre
01:17:40passé un an
01:17:41après six mois
01:17:42ça marche
01:17:42effectivement
01:17:43on pourrait aller
01:17:44faire les marchands de tapis
01:17:45je ne suis pas certain
01:17:46que voilà
01:17:46ça soit
01:17:47mais s'il nous le dit
01:17:48que six mois
01:17:49est possible
01:17:50je constate quand même
01:17:52que six mois
01:17:52c'est le temps
01:17:53qu'il a fallu
01:17:54depuis que le texte
01:17:55a été voté
01:17:55à l'Assemblée nationale
01:17:57on aurait pu imaginer
01:17:58que sur un texte
01:17:58de cette importance-là
01:17:59de la protection
01:18:01de l'enfance
01:18:03vous auriez pu
01:18:04effectivement
01:18:05justement
01:18:06commencer à avancer
01:18:07commencer à travailler
01:18:08pour faire en sorte
01:18:09que ce texte-là
01:18:10qui ensuite
01:18:10allait avoir un débouché
01:18:11au Sénat
01:18:12puisse justement
01:18:12se faire
01:18:13ça n'a pas été le cas
01:18:14dommage
01:18:15vous nous dites
01:18:16qu'en six mois
01:18:16c'est possible
01:18:17moi ce que je souhaiterais
01:18:18vraiment
01:18:19c'est vraiment
01:18:21une garantie très ferme
01:18:22de monsieur le ministre
01:18:24sur le fait
01:18:25qu'à l'Assemblée nationale
01:18:26il n'y ait pas
01:18:26le débat qui revienne
01:18:28et qu'on revienne
01:18:28sur une proposition
01:18:30du gouvernement
01:18:31sur du un mois
01:18:32et que voilà
01:18:33on en profite
01:18:34pour faire traîner
01:18:35je pense que si
01:18:36on se met d'accord
01:18:37sur ces six mois
01:18:38je pense que voilà
01:18:40on a besoin
01:18:41que vous nous disiez
01:18:41très clairement
01:18:42que vous soutenez
01:18:43ces six mois
01:18:44que vous vous engagez
01:18:45pour ces six mois
01:18:46et que ça sera
01:18:47une réalité
01:18:48et que le texte
01:18:49sera voté
01:18:50d'ici juin
01:18:51à l'Assemblée nationale
01:18:52et que enfin
01:18:55les enfants
01:18:55seront mieux
01:18:56en tout cas
01:18:57protégés
01:18:57et pourront avoir
01:18:58un avocat
01:18:59donc en tout cas
01:19:00je pense que monsieur le ministre
01:19:01on a besoin
01:19:02que vous exprimez
01:19:03et que vous nous voyez
01:19:03clairement
01:19:04merci
01:19:04merci monsieur le président
01:19:07monsieur le garde des Sceaux
01:19:08vous avez la parole
01:19:09merci monsieur le président
01:19:11bon j'entends
01:19:12que c'est un texte
01:19:12très très important
01:19:13et qu'il fallait absolument
01:19:14l'inscrire
01:19:14je remercie le groupe
01:19:15RDPI
01:19:15de l'avoir inscrit
01:19:16sur la niche transpartisane
01:19:17puisque ça n'a pas été
01:19:19proposé par d'autres
01:19:20groupes de gauche
01:19:20si je peux me permettre
01:19:21voilà
01:19:22donc je pense que c'est bien
01:19:23de le dire
01:19:24non mais voilà
01:19:26et après il a fait
01:19:26d'autres présents
01:19:27pour le co-signé
01:19:27donc je constate
01:19:29qu'il faut que le garde des Sceaux
01:19:30en un an et demi
01:19:30fasse absolument
01:19:31l'avocat
01:19:32pour la science éducative
01:19:33sur une idée
01:19:34évidemment du groupe socialiste
01:19:35je rends hommage
01:19:36à votre collègue député
01:19:38et je constate aussi
01:19:39que indépendamment
01:19:40de ce passé
01:19:42à réparer
01:19:42pour les enfants
01:19:43ce soit le groupe
01:19:44RDPI
01:19:44donc je remercie
01:19:46singulièrement
01:19:46Xavier Yacovedi
01:19:48deuxièmement
01:19:48il ne faudrait quand même pas
01:19:49que les arguments
01:19:50qui consistent
01:19:50à vouloir l'application immédiate
01:19:52se retournent pour dire
01:19:53six mois finalement
01:19:53vous n'y arriverez pas
01:19:55je vois un peu de sophisme
01:19:56dans vos prises de parole
01:19:58comme s'il fallait absolument
01:19:59ne pas être d'accord
01:20:00avec le gouvernement
01:20:01ou le compromis
01:20:02donc si vous pensez
01:20:04que c'est le mois de mai
01:20:04il n'y a pas de problème
01:20:05je retiens mon avis favorable
01:20:06de ce amendement
01:20:07de M. Caner
01:20:08s'il y a une division à gauche
01:20:09je pense que ce n'est pas l'esprit
01:20:10dans lequel M. Caner
01:20:11a proposé son amendement
01:20:12avec le groupe socialiste
01:20:13mais si vous voulez absolument
01:20:14des arguments
01:20:15on peut dire qu'on n'y arrivera pas
01:20:16c'est des arguments qui valent
01:20:17pour l'application immédiate
01:20:21me semble-t-il
01:20:22donc je pense que
01:20:22si vous pouvez arrêter
01:20:23voilà
01:20:25j'allais dire
01:20:25faire de la politique
01:20:26je ne vous permettrais pas
01:20:27de le faire
01:20:27puisqu'il s'agit des enfants
01:20:28mais j'ai quand même l'impression
01:20:29d'entendre des arguments
01:20:30exactement inverses
01:20:31pourquoi
01:20:31le mois de janvier
01:20:32je vous ai dit que ce serait plus dur
01:20:34comme le mois de mai
01:20:34et difficile
01:20:36notamment pour deux raisons
01:20:37il y a la raison
01:20:38de l'organisation
01:20:38des juridictions
01:20:41et de l'argent
01:20:42qu'il faut trouver
01:20:43pour payer l'AGI
01:20:44autour de 300 millions d'euros
01:20:46en année pleine
01:20:46et il y a l'argument
01:20:47du conseil national des barreaux
01:20:49sont-ils prêts ?
01:20:50vous nous dites
01:20:50ils sont prêts
01:20:51ils disent
01:20:52ils sont prêts
01:20:53dont acte
01:20:54il y a un petit sujet
01:20:55comme de décalage
01:20:56même malgré le travail
01:20:57du conseil national des barreaux
01:20:58c'est que comme je vous l'ai dit
01:20:59les prochaines semaines
01:21:00si nous appliquons la loi
01:21:02mais malheureusement
01:21:03je crains que cet argument
01:21:04ne soit pas entendu
01:21:06peut-être me suis-je
01:21:06extrêmement mal exprimé
01:21:07si la loi est appliquée
01:21:08immédiatement
01:21:09nous allons renvoyer
01:21:10des milliers d'audience
01:21:11dans les prochaines semaines
01:21:12parce qu'il faudra reconvoquer
01:21:13auprès des bâtonniers
01:21:14des avocats obligatoires
01:21:16auprès des enfants
01:21:17pour les sciences éducatives
01:21:18puisque vous n'avez pas prévu
01:21:19ni de décret d'application
01:21:20ni d'exception
01:21:21donc si nous appliquons
01:21:23la loi immédiatement
01:21:23vous serez contre
01:21:24l'intérêt de l'enfant
01:21:25puisque pendant des semaines
01:21:26et des semaines
01:21:26il n'y aura pas
01:21:27d'audience
01:21:28donc on est obligé
01:21:29au moins
01:21:30et c'est tout à fait vrai
01:21:31au moins 3-4 mois
01:21:32de décalage
01:21:32c'est un premier point
01:21:33voilà parce qu'après
01:21:34il y a des vacances judiciaires
01:21:35et puis après
01:21:35ce sera la rentrée
01:21:37donc si le CNB
01:21:38dit qu'il est prêt
01:21:39moi j'entends
01:21:40ce que vous dites
01:21:41nous avons le droit
01:21:42de nous interroger
01:21:42pour voir avec eux
01:21:43comment on en réalise
01:21:44concrètement
01:21:44le service public
01:21:45de la justice
01:21:46ils sont auxiliaires de justice
01:21:47après il s'agit en revanche
01:21:48de l'argument favorable
01:21:49pour moi
01:21:50qui est celui
01:21:50de l'organisation du ministère
01:21:52qu'est-ce qui se passe
01:21:52au mois de janvier
01:21:53au mois de janvier
01:21:54nous aurons la promotion
01:21:55de l'école nationale des greffes
01:21:56qui sortiront
01:21:56à la fin de l'automne
01:21:58donc je ne me suis pas mis d'accord
01:21:59je crois que le président Caner
01:22:00sur la date
01:22:00j'ai découvert son sous-amendement
01:22:01en séance publique
01:22:02pour le coup
01:22:03nous n'avons pas échangé
01:22:04malgré le fait
01:22:04que nous ayons
01:22:05un numéro de téléphone
01:22:06dans chacun de nos répertoires
01:22:07mais je comprends
01:22:08la proposition du groupe socialiste
01:22:09j'ai trouvé que cette date
01:22:10en prenant à échanger
01:22:11avec les collaborateurs
01:22:11était difficile à tenir
01:22:12mais que je m'engageais
01:22:13à la tenir
01:22:14je ne peux pas vous dire mieux
01:22:16j'aurais une promotion
01:22:17de sortie de l'école nationale des greffes
01:22:18je pourrais faire
01:22:19un certain nombre
01:22:19de réorganisation
01:22:20dans un certain nombre
01:22:21de tribunaux
01:22:21je ne suis pas responsable
01:22:23de la présence
01:22:24des avocats
01:22:25obligatoires
01:22:25au mois de janvier
01:22:26si jamais il y a une difficulté
01:22:27dans un barreau
01:22:28ou à l'autre
01:22:28ce ne sera pas le ministre de la justice
01:22:29qui en sera responsable
01:22:30on est bien d'accord
01:22:31mais je fais confiance
01:22:32effectivement
01:22:33à notre travail partenarial
01:22:34avec les barreaux
01:22:35en ce qui me concerne
01:22:36je ne réponds
01:22:37que ce que je peux maîtriser
01:22:39monsieur le président
01:22:40madame la sédatrice
01:22:41Opourceau
01:22:42je peux m'engager
01:22:44ce sera difficile
01:22:45mais je le ferai
01:22:46à organiser
01:22:48dans les six mois
01:22:49qui viennent
01:22:50les juridictions
01:22:51en mettant en priorité
01:22:52des greffes
01:22:52pour ce sujet
01:22:54en particulier
01:22:55vient la question de l'argent
01:22:57qui ne me paraît pas
01:22:58être la question
01:22:58la plus importante
01:22:59dans notre débat
01:23:00mais qui se pose
01:23:01évidemment
01:23:02quand on fait
01:23:02de la gestion
01:23:03c'est sûr que ça veut dire
01:23:05en année pleine
01:23:05à peu près 300 millions d'euros
01:23:07bon
01:23:07ça suppose deux choses
01:23:09ça suppose d'abord
01:23:10premièrement
01:23:10que nous ayons un budget
01:23:11la bonne question
01:23:12qui est posée
01:23:13c'est celle de madame Verrien
01:23:14aurons-nous un budget
01:23:15le 6 janvier prochain
01:23:16alors le gouvernement
01:23:17va en présenter un
01:23:19il viendra au parlement
01:23:21de l'accepter
01:23:22ou de l'amender
01:23:24s'il n'y a pas de budget
01:23:25parce qu'il y a un débat parlementaire
01:23:26qui repousse
01:23:27le débat parlementaire
01:23:28qui renverse le gouvernement
01:23:30il n'y a donc pas
01:23:31l'AG pour les enfants
01:23:32en mois de janvier
01:23:33ça c'est certain
01:23:34mais je pars du principe
01:23:35qu'on est tous responsables
01:23:36et vous l'avez démontré
01:23:37comme l'a très bien dit
01:23:38le monsieur Chaillot
01:23:39pour le groupe socialiste
01:23:40en responsabilité
01:23:41et d'ailleurs viendra le moment
01:23:42mais je l'ai dit à monsieur Caner
01:23:43comme je le dis publiquement
01:23:44il faudra en effet
01:23:45prévoir
01:23:47quelques centaines de millions
01:23:48supplémentaires à l'AG
01:23:49et j'imagine qu'on en parlera
01:23:50comme on en a parlé
01:23:51d'ailleurs pour parler
01:23:51du budget du ministère de la justice
01:23:52quand on a négocié
01:23:53et c'est grâce aussi à vous
01:23:54pas qu'à vous
01:23:55mais grâce aussi à vous
01:23:56qui avez eu 700 millions d'euros
01:23:58supplémentaires
01:23:58mais c'est sûr que si le 6 janvier
01:23:59il n'y a pas de budget
01:24:01nous avons une difficulté
01:24:02d'avoir une loi appliquée
01:24:04sans l'argent
01:24:05le mois de mai non plus
01:24:06on n'est pas certain
01:24:07d'avoir un budget
01:24:07si je peux me permettre
01:24:08parce que si on n'a pas
01:24:09au mois de janvier
01:24:09il se peut
01:24:10que le parlementaire
01:24:12taquin
01:24:12ait envie que le gouvernement
01:24:13soit en démissionnaire
01:24:14jusqu'au mois de mai
01:24:15donc ça ne règle pas
01:24:16profondément le problème
01:24:17votre question ensuite
01:24:18c'est comment on paye
01:24:19la question que vous ne posez pas
01:24:20c'est comment on paye l'AG
01:24:21on ne va pas payer
01:24:22300 millions d'euros
01:24:23le 6 janvier
01:24:24c'est pas comme ça
01:24:25que ça fonctionne
01:24:25l'aide juridictionnelle
01:24:26elle est donnée aux avocats
01:24:27lorsqu'ils ont fini
01:24:28leurs prestations
01:24:29donc je n'ai pas besoin
01:24:30de 300 millions d'euros
01:24:31en janvier
01:24:31par contre j'aurais besoin
01:24:32de 300 millions d'euros
01:24:33sans doute à la fin de l'année
01:24:34pour l'intégralité de l'année
01:24:35peut-être sans doute
01:24:36un petit peu moins
01:24:37ou un petit peu plus
01:24:38selon l'activité juridictionnelle
01:24:40et là il y aura un PLFR
01:24:41quels que soient ceux
01:24:42qui seront en responsabilité
01:24:43et j'en suis sûr
01:24:44qu'ils mettront l'argent
01:24:45pour le ministère de la justice
01:24:46à ce moment là
01:24:47donc je n'ai pas besoin
01:24:47des 300 millions d'euros
01:24:48nous avons un droit de timbre
01:24:49qui désormais est affecté
01:24:5170 millions d'euros
01:24:52en année pleine
01:24:53puisque c'est directement à l'AG
01:24:54on va discuter avec
01:24:56le conseil national
01:24:56des barreaux et les avocats
01:24:57pour dire
01:24:57la priorité du droit de timbre
01:24:59en tout cas de l'AG
01:25:00qui augmente
01:25:00ce sera notre disposition
01:25:01sur les avocats
01:25:02puisqu'il faut
01:25:03les avocats pour les enfants
01:25:03il faudrait bien
01:25:04qu'on priorise notre sujet
01:25:06dernier point
01:25:07est-ce que l'engagement compte
01:25:08alors ça fait 10 ans
01:25:10que je suis ministre
01:25:11et en général
01:25:12ce que je dis
01:25:13j'essaye de le tenir
01:25:14et je crois
01:25:15que quand je m'engage
01:25:17monsieur Panifou
01:25:18est un homme formidable
01:25:19on ne va pas le faire revenir
01:25:20il a eu la gentillesse
01:25:21déjà de venir une première fois
01:25:22il ne s'attendait sans doute pas
01:25:23à cette discussion
01:25:24je m'engage
01:25:25à ce que sur mon temps
01:25:27de gouvernement
01:25:27en solidarité
01:25:28avec le ministre
01:25:29de l'Assemblée nationale
01:25:29du Parlement
01:25:29nous ayons cette inscription
01:25:32avec cette date
01:25:33à l'ordre du jour
01:25:34de l'Assemblée nationale
01:25:35ça ne change rien
01:25:36qu'importe la date
01:25:37nous aurons la possibilité
01:25:39le temps de faire
01:25:39et de la faire
01:25:40d'avoir cette discussion
01:25:42après vous me dites
01:25:43est-ce que l'Assemblée nationale
01:25:43votera ce texte
01:25:45conforme
01:25:46ça je n'en sais rien
01:25:47si je maîtrisais
01:25:47l'Assemblée nationale
01:25:48j'en serais heureux
01:25:49mais nous n'avons pas
01:25:50de majorité
01:25:50à l'Assemblée nationale
01:25:51donc si chacun est raisonnable
01:25:52oui il y aura un texte
01:25:53conforme qui sera voté
01:25:55bien évidemment
01:25:56voilà
01:25:56donc je veux dire
01:25:57en quelques mots
01:25:57que je pense que
01:25:58le mois de janvier
01:25:59sera difficile
01:25:59pour les services
01:26:00à tenir
01:26:00mais je l'obtiendrai
01:26:01nous allons organiser
01:26:02les services
01:26:03du ministère de justice
01:26:03et je remercie par avance
01:26:05tous ceux qui vont s'y coller
01:26:06la responsabilité budgétaire
01:26:07on en discutera collectivement
01:26:09je n'ai pas besoin
01:26:09de 300 millions d'euros
01:26:09tout de suite
01:26:10mais il faudra plus d'argent
01:26:11ça veut dire aussi
01:26:12qu'on priorise
01:26:12l'aide juridictionnelle
01:26:13sur ce sujet
01:26:14et pas sur d'autres
01:26:15ça s'appelle faire des choix
01:26:16on sera à plus d'un milliard d'euros
01:26:17d'aide juridictionnelle
01:26:18bon ça sera quand même important
01:26:20et ça veut aussi dire
01:26:21que nous entendons tous
01:26:22je vais vous exprimer
01:26:23mes réserves
01:26:24sur la présence des avocats
01:26:25et en effet
01:26:266 mois, 11 mois
01:26:26ça ne change pas grand chose
01:26:27à l'affaire
01:26:28mais je n'en serai pas
01:26:30en responsabilité
01:26:30je vais travailler avec eux
01:26:31mais ce ne serait pas moi
01:26:32qui ferai venir me chercher
01:26:33pour dire
01:26:33il y a des barreaux
01:26:34qui ne sont pas capables
01:26:35de mettre des avocats
01:26:36dans certains territoires
01:26:40de justice
01:26:40pour travailler collectivement
01:26:42et intelligemment ensemble
01:26:43je ne fais que
01:26:44ce pour quoi je suis responsable
01:26:45donc je continue
01:26:46à donner un avis
01:26:47de soutien
01:26:48au sous-amendement de monsieur Caner
01:26:49s'il n'était pas adopté
01:26:50évidemment je soutiens
01:26:51mon amendement du 2 mai
01:26:52et je souhaite
01:26:53qu'on puisse avancer
01:26:53peut-être sans doute
01:26:54clore cette conversation
01:26:56extrêmement intéressante
01:26:57mais un petit peu prenante
01:26:58même si je constate
01:26:59monsieur le président
01:26:59que la climatisation du Sénat
01:27:01nous permet de passer
01:27:02une bonne après-midi
01:27:02je vais mettre au voile
01:27:05le sous-amendement numéro 10
01:27:08avec un avis favorable
01:27:09favorable de la commission
01:27:10et un avis favorable
01:27:11du gouvernement
01:27:12et je suis saisi
01:27:20par le groupe socialiste
01:27:22d'un scrutin public
01:27:23sur ce sous-amendement
01:27:24le scrutin est ouvert
01:27:26le scrutin est clos
01:27:30nombre de votants 341
01:27:32nombre de suffrages exprimés
01:27:33322
01:27:34pour l'adoption 288
01:27:36contre 34
01:27:37le Sénat a adopté
01:27:38le sous-amendement 10
01:27:40je vais donc mettre
01:27:42au voie
01:27:43l'amendement numéro 9
01:27:45du gouvernement
01:27:46tel qu'il vient d'être
01:27:47sous-amendé
01:27:48et je suis saisi
01:27:49d'une demande
01:27:50de scrutin public
01:27:50du gouvernement
01:27:51pour moi c'est une première
01:27:52monsieur le ministre
01:27:53sur l'amendement
01:27:55oui
01:27:56c'est un apax pour moi
01:27:57mais
01:27:58il faut bien commencer un jour
01:28:01le scrutin est ouvert
01:28:02le scrutin est clos
01:28:07nombre de votants 339
01:28:09nombre de suffrages exprimés
01:28:10336
01:28:11pour l'adoption 283
01:28:13contre 53
01:28:14le Sénat a adopté
01:28:16je mets au voie
01:28:17l'ensemble de la proposition
01:28:18de loi visant
01:28:19à assurer le droit
01:28:20de chaque enfant
01:28:20à être assisté
01:28:22d'un avocat
01:28:22dans le cadre
01:28:23d'une mesure
01:28:23d'assistance éducative
01:28:25et de protection
01:28:26de l'enfance
01:28:27qui est pour
01:28:30qui est contre
01:28:32qui s'abstient
01:28:33le texte est adopté
01:28:34à l'unanimité
01:28:38voilà pour cette proposition
01:28:40de loi
01:28:41adoptée jeudi
01:28:42au Sénat
01:28:42n'hésitez pas
01:28:43à lire les décryptages
01:28:45et à voir les replays
01:28:46c'est sur notre site
01:28:46publicsénat.fr
01:28:47très belle chute
01:28:48des programmes
01:28:49sur Public Sénat
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