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MEDI1TV Afrique : Ibrahim Mahama : L'artiste qui transforme les cicatrices du monde - 31/05/2026
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00:09And it's with a great pleasure to meet you on Median TV for our escala culture of the day.
00:17And of course, we will talk a lot of topics like cinema and literature,
00:23including The Prophecies de Dali, a great book that we will finally talk about.
00:29In a few moments, we will talk about art, art contemporary,
00:32with the extraordinary universe of Ibrahima Mahama.
00:36But before all, let's go to our guest today.
00:44Today, we have an immense pleasure to meet a Moroccan actress, Leila Tchereki,
00:54who is with us to talk about her first baby,
00:56her first movie, Empreintes du vent, on the screen, on the Maroc.
01:00Un film qui a raflé énormément de récompenses à travers le monde,
01:05pas moins de onze récompenses, notamment Les Grands d'Or au Cameroun.
01:10Trois pris également lors du festival du film des droits humains à Niamey et bien d'autres encore.
01:17Elle est avec nous. Bonjour, Leila.
01:20Bonjour.
01:22Merci d'être avec nous pour parler de votre premier long métrage,
01:30qui est, je pense, toujours une étape et un point très important dans la carrière d'un ou d'une
01:37réalisatrice,
01:38puisque c'est l'aîné, on va dire, d'une longue fratrie.
01:42C'est ce que l'on vous souhaite en tout cas.
01:44Je voudrais savoir, c'est vrai que Empreintes du vent est un film qui a beaucoup plu et la critique,
01:50mais également lors des festivals, également le public qui se dit touché, sensible au film,
01:59à la thématique, aux thématiques abordées, puisqu'on a plusieurs.
02:02Et justement, avec ce film, lors de l'étape de l'écriture,
02:05quelles étaient les thématiques que vous vouliez absolument aborder ?
02:12Merci déjà de m'accueillir dans cette nouvelle émission.
02:17En fait, le premier thème en question était celui de l'identité,
02:25et surtout de l'identité fragmentée,
02:28ayant vu de mes propres yeux en grandissant deux histoires de familles lointaines
02:37qui ont vécu des destins presque similaires que ceux de Sophia.
02:44Et je me suis interrogée, est-ce que c'était réellement possible de pouvoir vivre et apprivoiser cette identité fragmentée
02:55?
02:56Comment est-ce que c'était possible de vivre cela de la part de tous les membres de la famille,
03:03au moment de cette longue séparation, avant les rencontres qui se font des dizaines d'années plus tard ?
03:12Donc c'était d'abord ça, cette question, le sujet.
03:16Et puis ensuite, il y avait cet entrecroisement que je cherchais aussi à faire,
03:24parce que je voyais que dans les vagues de réfugiés qui se sont succédés en Europe,
03:30des histoires similaires se répètent.
03:34Et donc, quelque part, mettre en miroir cela.
03:38Bien sûr, le thème de la réconciliation et de, disons, la redéfinition de la relation filiale au familial
03:49qui se passe d'ailleurs dans ce film-là.
03:52Et puis, comment un être humain, quelque part, est-ce qu'un être humain, quelque part, est capable de vivre
04:00avec les traces de ces blessures profondes,
04:05les apprivoiser et quelque part en faire peut-être, peut-être la richesse de sa personne et la rareté de
04:15sa personne ?
04:16Et c'est vrai que votre film, maintenant qu'il est sur grand écran, qu'il a fait le tour
04:23des festivals,
04:24qu'il est passé par plusieurs étapes de transmutation, de maturation.
04:30Maintenant, avec le recul en tant que réalisatrice, quand vous revenez au scénario et aux résultats actuels,
04:40j'aimerais bien avoir votre ressenti et votre regard, maintenant que le film ne vous appartient plus,
04:48puisque voilà, il a été donné au public.
04:52Je pense qu'un réalisateur, en général, est assez critique vis-à-vis de son travail.
04:59Nous coupons durant la période de montage et puis on prend de la distance, on revient au film, on a
05:06envie encore de modifier certaines choses.
05:08Je pense que c'est un processus qui est sans fin parce que, par la force des choses,
05:14le projet en lui-même mûrit, mûrit au contact du public, mûrit avec l'interaction du public.
05:23Je ne pense pas que je l'aurais écrit autrement, mais je pense que j'aurais peut-être au montage
05:31retravaillé certaines parties autrement.
05:34Mais je pense que le film existe par lui-même, comme vous avez si bien dit, il ne m'appartient
05:40plus depuis sa première projection.
05:42Et je pense qu'il est important pour un réalisateur aussi de faire quelque part le deuil de ce vécu
05:51intérieur,
05:52parce que je pense que tout réalisateur connaît très cette sensation très particulière de vivre presque en fusion avec son
06:02film pendant toute la période de sa fabrication.
06:08Et que c'est très important de pouvoir aussi se détacher de ce film, l'offrir au public pour pouvoir
06:16en créer un autre.
06:18Donc, je ne pense pas que je l'aurais écrit autrement.
06:25Mais voilà, peut-être que je l'aurais écrit au montage différemment sur certaines parties, oui.
06:32Et maintenant que votre film, comme on l'a dit, vous l'avez offert au grand public, puisqu'il est
06:38sorti sur grand écran au Maroc,
06:42quel retour vous avez eu du public et qu'est-ce que cela vous apporte en tant que réalisatrice, surtout
06:53pour un premier long où peut-être on a tendance à être un peu plus sévère avec soi-même ?
07:02Vous avez bien raison là-dessus.
07:07Le public qui est rentré voir le film, d'ailleurs, le film n'existe pas sans ce public-là qui
07:14soit nombreux ou moins nombreux,
07:16mais ce regard qui vient se poser sur une histoire, sur des personnages, sur une vision.
07:22Et ce qui m'a vraiment énormément touchée durant l'avant-première, mais bien après aussi, beaucoup de messages que
07:32j'ai reçus,
07:33c'est que les gens disaient que le film restait avec eux une fois qu'ils sortaient de la salle,
07:39qu'ils continuaient à porter ce film,
07:41qu'ils étaient touchés par la vérité ou par la profondeur de ces personnages,
07:48par ces émotions qui se traduisaient de manière authentique, par l'image aussi.
07:55Beaucoup étaient touchés, beaucoup par l'image, par la composition des plans, par cette manière de raconter visuellement.
08:05Donc, pour moi, c'est ça le gain, c'est de pouvoir permettre, peut-être, ou avoir réussi, peut-être,
08:17à ce que le film reste vivant à l'intérieur de ceux qui l'ont vu après être sortis de
08:24la salle.
08:25Je pense que le pari est plus que réussi et félicitations encore Leila Tsareki pour ce très, très beau premier
08:32film.
08:32Et comme je le disais au début, en espérant que ça soit l'aîné d'une très longue fratrie.
08:36Merci beaucoup, Leila, d'avoir été avec nous.
08:39Merci à vous.
08:40Merci, à très bientôt.
08:49Et tout de suite, nous parlons art, art contemporain avec la matière comme peau du monde.
08:55Et chez Mahama, les matériaux ne sont jamais neutres, il faut le dire, dans son art.
08:59Les sacs de jus usés tachés par le cacao, le charbon ou les céréales deviennent des surfaces vivantes.
09:05Ils portent les marques du commerce mondial, mais aussi celles des mains anonymes qui les ont transportées, pliées, réparées.
09:14Alors chaque couture ressemble à une cicatrice, chaque déchirure à une archive silencieuse.
09:19En tout cas, en recouvrant les bâtiments entiers de ces étoffes rugueuses qui ont déjà vécu,
09:24l'artiste transforme également l'architecture en corps vulnérable.
09:27Les murs cessent d'être solides, ils respirent, et bien se chargent d'une humanité invisible.
09:33On écoute au suite Ibrahima Mahama.
09:35Benjamin, j'ai toujours travaillé avec lui.
09:38Et ma deuxième assistante était Francis, qui j'ai toujours travaillé avec beaucoup.
09:42Nous voyons à Nantes ensemble.
09:45Bien sûr, j'ai beaucoup d'assistantes dans le studio,
09:48de l'arrivée des membres de famille, des personnes que j'ai rencontré,
09:54ou des personnes qui travaillent dans le service civil, parce que le travail que j'ai fait
09:58aussi implique des personnes qui vivent dans les conditions actuales.
10:32J'ai beaucoup de travail avec les gens sur les railways.
10:35J'ai travaillé avec les railways les travailleurs, pour pouvoir produire des aspects de travail.
10:40Ou des cabinets que vous voyez,
10:42sont producés par les carpenters que nous travaillons avec,
10:45pour produire des parts de l'institutions que nous travaillons.
10:48Ou des librarians de l'université,
10:51où j'ai collecté les shells pour les vinyls.
10:53Donc, en termes de travail,
10:55je pense que quelqu'un peut être un collaborateur,
10:58un assistant ou un contribuyer pour travailler.
11:00Donc, j'ai essayé d'expandir ce que je peux.
11:04C'est quoi ?
11:07Les matériaux-là ont été inspirés par une longue série de recherches
11:15que j'ai fait dans les dernières années ou plus.
11:18Quand j'ai terminé de l'université en 2010,
11:26j'ai commencé à être intéressé en collecter des matériaux et des matériaux d'environnement.
11:30J'ai ensuite commencé à vouloir des sites de railways,
11:37des factories, des bâtiments de la modernité, des bâtiments de l'époque,
11:42des bâtiments de l'époque, des bâtiments de l'époque,
11:44des structures de l'époque.
11:45Donc, les windows et doors que vous voyez ici
11:47sont inspirés et informés par des des spaces que j'ai collecté en l'époque.
11:53Et j'ai gardé les en l'intérieur pour un moment.
11:55Je ne savais pas vraiment ce qu'il y avait à faire
11:57ce qu'il y avait à l'intérieur,
11:58jusqu'à ce qu'il y a quelques années.
12:01Et je suis toujours pensé de revenir et de revenir.
12:03Bien sûr, j'ai aussi très bien l'intéresse,
12:06en l'histoire de textiles et de l'article,
12:09et à un point, je me suis dit,
12:11« Oh, wouldn't it be intéressant
12:12de combiner fabriques,
12:14qui sont, par exemple, associés à la musique,
12:19de musique, de musique,
12:20qui a été fait dans la post-indépendant era,
12:23versus, par exemple, d'infrastructure,
12:24doors et windows
12:26qui étaient en ces cas,
12:29et puis combiner les en une.
12:31Donc, je suis plus ou moins intéressé en collapsing.
12:33Et la couleur,
12:35parce que dans beaucoup de mon travail,
12:37c'est très gris et dark.
12:38Mais, pour la première fois,
12:40j'ai voulu utiliser une couleur
12:42qui était très brillante,
12:44en quelque sorte.
12:45Donc, je suis allé au marché,
12:47en Tamale,
12:48pour acheter ces fabriques,
12:50pour produire ce travail.
12:51Et j'avais une couleur de fabrique
12:52qui était dark.
12:55Mais, quand j'étais là
12:56et j'ai vu cette couleur rouge,
12:57mes yeux se sont sortés
12:59et j'ai pensé,
12:59« Wow, c'est magnifique,
13:01je veux travailler avec ça ! »
13:01Et je ne pensais pas,
13:02j'ai juste pensé.
13:05Il faut dire que l'univers de Mahama
13:07est habité par des objets abandonnés,
13:09wagons immobiles, avions désaffectées,
13:12infrastructures rouillées.
13:14Mais ces ruines ne parlent pas seulement
13:15de disparitions.
13:17Elles deviennent des seuils
13:18entre plusieurs temporalités,
13:20le passé colonial,
13:21les promesses inachevées
13:22de la modernité africaine
13:23et des violences économiques contemporaines
13:26qui se rencontrent dans un même espace.
13:28En tout cas, le métal rouillé,
13:29chez lui, par exemple,
13:30n'est pas seulement un vistiche industriel,
13:33il devient la preuve matérielle
13:35d'un temps,
13:36suspendu dans ses installations.
13:37Tout semble en transit,
13:39les objets ont quitté
13:40leur fonction première
13:41mais n'ont pas encore trouvé
13:43forcément leur repos.
13:45Cette suspension crée
13:46une sorte de poésie
13:47un peu mélancolique,
13:48celle d'un monde
13:49où les circulations
13:50des marchandises continuent
13:52tandis que les êtres humains
13:53demeurent fragiles,
13:54déplacés, parfois oubliés.
13:57En tout cas, Mahama construit
13:58une esthétique du passage,
14:00des corps, des mémoires
14:02et des empires.
14:03On l'écoute tout de suite.
14:04J'ai utilisé en production
14:06du travail
14:07parce que j'ai voulu
14:08un contraste
14:09entre le matériel
14:10et le bois.
14:11Il y a beaucoup de vinyls
14:14que nous utilisons ici,
14:15les couverts
14:15sont faites
14:16pour être
14:17très graphiques
14:19et très attractives.
14:20Je suis très intéressé
14:22à savoir
14:23comment le travail
14:24reflète
14:25sur ces aspects
14:27du travail.
14:31où est-ce que nous faisons
14:32Quand nous faisons
14:33l'art,
14:33je crois que
14:34le travail
14:35que nous faisons
14:36doit avoir
14:37quelque sorte de longévité.
14:39Donc,
14:40je suis très intéressé
14:41en cela.
14:42Je veux
14:42l'art,
14:43non seulement
14:44de pouvoir
14:44survivre l'espace,
14:45mais de pouvoir
14:46transcendre l'espace
14:47et de pouvoir
14:48rentrer
14:48à l'espace.
14:50C'est pourquoi
14:52nous avons
14:52les vinyls
14:53dans l'espace.
14:54Et nous avons
14:55les objets
14:56qui sont venus
14:56d'aujourd'hui
14:57d'aujourd'hui
14:58des dernières années.
15:00Versus
15:01les deux vidéos
15:02qui sont présentées
15:02dans l'espace
15:04qui reviennent
15:05qui reviennent
15:06dans l'histoire
15:07de l'architecture,
15:08en relation
15:09entre l'Europe
15:11et l'Afrique
15:13et l'Afrique.
15:13Les buildings
15:14et les espaces
15:15qui ont été construits
15:16dans l'époque
15:17qui n'ont jamais utilisé
15:18dans l'art
15:19et la politique
15:20nous pouvons
15:21les rendre
15:22à la vie.
15:23nous pouvons
15:24présenter
15:24les contextes
15:25de ces objets
15:26dans ces espaces.
15:28Donc,
15:29je pense que
15:30ce que nous faisons
15:31en fait,
15:32nous sommes presque
15:33actifs
15:33comme si nous sommes
15:34passés
15:34dans l'espace.
15:36Nous n'avons pas
15:37un moment
15:38dans l'espace.
15:39Nous pouvons être
15:40anywhere dans l'espace.
15:41Et l'art
15:41est le medium,
15:42le vessel
15:43qui nous permet
15:44d'aller
15:44dans l'espace.
15:48OK.
15:50Je pense qu'il y a
15:52de l'espace.
15:53Il y a beaucoup
15:53de bénéfices
15:54dans l'espace.
15:56Il y a beaucoup
15:58de bénéfices
15:59dans l'espace.
16:00pour moi,
16:01ça a été très important.
16:02C'est l'un des
16:03importants
16:04dans mon travail.
16:06C'est l'un des
16:19plus importants
16:20dans mon travail.
16:30de l'espace.
16:31des raisons.
16:33Il y a beaucoup
16:34de choses
16:34des raisons.
16:35Il y a beaucoup
16:37de choses
16:39parce que
16:40je sens que
16:41ils sont
16:41limités
16:42dans le cadre
16:43des boundaries
16:44qu'ils se trouvent
16:45dans.
16:46Mais,
16:47d'être un artiste
16:48et d'accessant
16:49différents
16:49des parts
16:49du monde
16:50dans l'art
16:51et du culturel
16:51est très différent.
16:53Si je suis un businessman
16:55qui est allé
16:55dans le monde
16:57dans l'Amérique
16:59ou l'Europe
16:59pour faire des business.
17:01Il faut dire
17:02qu'au-delà
17:02de la monumentalité
17:04de ses œuvres,
17:05il exige
17:05chez Mahama
17:06un geste profondément
17:08réparateur.
17:08Son travail
17:09ne consiste pas
17:10uniquement à montrer
17:12les fractures du monde.
17:13Il cherche aussi
17:14à ouvrir des lieux
17:15où une mémoire commune
17:16peut tout simplement
17:17renaître.
17:18Ses centres d'art
17:19et ses projets
17:19au Ghana
17:20prolongent ses visions.
17:22L'artiste
17:23transforme des espaces
17:24abandonnés
17:24en territoire
17:25de transmission,
17:26d'éducation et de création.
17:28Ce qui était une ruine
17:28devient possibilité
17:29et dans son univers,
17:31l'art n'est jamais isolé
17:32de la communauté.
17:33Il agit
17:33comme une couture immense
17:35reluant les générations,
17:36les récits
17:37et les territoires dispersés.
17:39Là réside peut-être
17:40la force la plus poétique
17:41de son œuvre,
17:42faire surgir à partir
17:43des revues du monde contemporain
17:45une forme fragile
17:47mais persistante d'espérance.
17:50de se connecter
17:52dans ces institutions
17:53que j'ai travaillé
17:53dans les étudiants
17:54pour les furniture
17:55et autres choses
17:56dans ces espaces.
17:57Donc, j'ai pensé
17:57que c'était intéressant
17:59d'entendre
18:01dans le contexte
18:02de cette expérience.
18:03C'est tout autre chose
18:04que vous voyez.
18:05Donc, il y a beaucoup
18:06de signification
18:07dans ce sujet
18:08à cette histoire,
18:10mais il y a beaucoup
18:10de choses
18:11qu'on peut dire
18:11sur les histoires globales.
18:16Je pense que
18:17quand il y a des spectateurs,
18:18en termes de connections
18:19et links,
18:21je pense que
18:22je laisse pour les gens
18:24pour décider
18:24comment ils veulent
18:25lire le travail
18:27et les meanings
18:28dans le travail.
18:30Oui.
18:34je pense que
18:36comme artist,
18:36je n'ai pas
18:37beaucoup d'efforts
18:39dans ce aspect.
18:40Je pense que
18:41mon duty
18:42à l'artiste
18:42c'est plus ou moins
18:43d'être capable
18:43de faire un travail
18:44que soit open
18:45enough
18:45pour plusieurs audiences
18:47pour lire le meaning
18:48de l'artiste,
18:49regardless de l'unique
18:50de la boundaries
18:51et tout ça.
18:53Mais,
18:53je suis intéressé
18:55dans la découverte
18:57que le travail
18:57vient de l'artiste
18:58et comment,
18:59si c'est montré
19:00dans Nantes
19:01ou Paris
19:02ou Marseille
19:04ou London,
19:05comment,
19:05les personnes
19:06avec différentes histoires
19:07et conditions
19:09vont lire
19:10ce travail
19:14en œuvre
19:15de l'artiste
19:16en l'artiste
19:16en la première fois
19:17j'avais
19:18en place
19:18en place
19:20en exchange
19:22pour les nouvelles
19:22et en exchange
19:25en place
19:25pour les nouvelles
19:26en place
19:26et les nouvelles
19:27pour produire
19:28l'artiste
19:30mais,
19:31dans la contexte
19:32de cette expérience
19:33je voulais utiliser
19:34les nouvelles
19:35en production
19:36parce que
19:37j'ai été inspiré
19:38by my own research in terms of some of the designs that I was working with in the beginning.
19:42So if I go back to some of the early images, you would find that, oh, there are images
19:48of, for instance, the images of fabrics that have rips and tears within them and all that.
19:57But within the context of this exhibition, I thought, oh, it will be interesting just
20:00to be able to work with the new, because I'm also interested in how you take the new, you
20:04rip it apart, and then you've re-fragmented, because you realize that in the panels, it's
20:09like one fabric, but the fabric is distorted.
20:11It's like we've cut it into different sections.
20:14If it was a piece of clothing that you had to wear, it would be quite unpleasant because
20:18it's almost the same, there is no sense of, what's the name, not symmetries per se.
20:26There's no sense of, almost there's no sense of continuity within the pattern.
20:35And all of a sudden, we're going to talk with Sum Sum, La Nuit des Astres, signé Mahmoud
20:40Salahharoun, who quitte the pure realisation social, to montrer, eh bien, in a form of
20:47mystic and political, it's in the film, which is a child, a tchadiano, rejetée by
20:53son village, because she is considered a woman of the sang, port of an ancient malheur, traversée
20:59par des visions qu'elle ne comprend pas, qu'elle ne contrôle pas, elle fait la rencontre
21:03d'Aya, une femme, elle aussi, bannie par cette même communauté.
21:06On regarde tout de suite.
21:14Je crois que je ne suis pas normale.
21:22J'ai été conçue pendant la nuit des astres.
21:25Nous l'appelons Sum Sum.
21:26C'était une nuit d'amour, de folie et de liberté.
21:31T'as entendu tout ce qu'on raconte sur Aya ?
21:33Je ne sais même pas qui je suis, une fille maudite, une sorcière.
21:52Mon fils mérite mieux que toi, fille de sang.
21:56Il y avait un monde avant eux, Kello, un monde libre.
22:00Tu n'as fait que vivre, Kello.
22:09Il n'y a aucune faute en toi.
22:12N'aie pas peur, Kello.
22:15Te mette à temps.
22:20Soussoum, la nuit des astres, le premier élément frappant du film et son rapport, bien sûr, à l'espace.
22:27Le plateau d'Enedi, donc au nord-est du Tchad, n'est jamais un simple décor.
22:31Il agit comme une présence sacrée.
22:32Les montagnes de pierre, le vent, la nuit immense.
22:35Les astres créent, bien sûr, cette sensation d'éternité.
22:38Un plateau naturel.
22:39La Haroun filme le désert comme un lieu où le visible et l'invisible se touchent, un véritable seuil, un
22:44portail.
22:44Les visions de Kello semblent naître directement justement de cette nature tellurique, minérale.
22:50Le silence du paysage devient une langue ancienne que seuls certains personnages peuvent encore décrypter.
22:56En tout cas, la pierre, la poussière, occupe une place symbolique essentielle.
22:59D'ailleurs, dans plusieurs critiques du film, le film est décrit comme un espace où les morts se transforment en
23:05pierre.
23:05Et cette image de nos récits est bien une dimension presque cosmique, puisque les êtres humains paraissent fragiles face à
23:11un monde plus ancien que, plus grand que,
23:13un monde chargé de mémoire et de spiritualité ancestrale.
23:17Le cœur émotionnel du film, d'ailleurs, repose sur la relation entre Kello et Aya, toutes les deux rejetées parce
23:23qu'elles échappent aux normes du village.
23:25En tout cas, Kello est accusée d'avoir apporté la mort à sa mère lors de sa naissance.
23:29Aya, ancienne sage-femme, est associée à des savoirs occultes, ésotériques et dérangeants.
23:34Et le film montre justement comment une société dominée par la peur transforme les femmes différentes en figures dangereuses, en
23:40sorcières, maudites, étrangères.
23:43Mais Haroun inverse ce regard, et puis ce sont précisément ces mêmes femmes exclues, qui portent en elles la mémoire,
23:48la transmission et la possibilité d'un autre avenir.
23:51D'ailleurs, dans une interview autour du film, le réalisateur explique que les femmes sont celles qui transmettent la mémoire.
23:58Dans une société marquée par les guerres, les violences, la tendresse, l'amitié et la solidarité féminine deviennent alors des
24:04formes de résistance contre la brutalité collective.
24:07D'ailleurs, le film dépasse le simple récit initiatique puisqu'il devient une réflexion sur la manière dont les sociétés
24:13fabriquent d'ailleurs leur propre paria pour préserver leur peur et leur tradition quelquefois figée.
24:25Avant de nous quitter, passe à ce très beau roman, la prophétie de Dali.
24:30Bala Fofana raconte l'exil à travers le regard fragile d'un enfant malien.
24:34Confronté à la violence du déracinement après l'abandon du père, la mère entraîne sa famille du Mali jusqu'à
24:41Paris dans une France froide et étrangère où le jeune Bala peine à trouver sa place.
24:45Mais le roman dépasse le simple récit autobiographique puisqu'à travers la figure de Dali, une griotte qui prétient l
24:51'avenir lumineux à l'enfant, considéré comme arriéré, entre guillemets,
24:55le livre devient une méditation sur la puissance de la parole, de l'éducation et de l'imaginaire.
25:00La prophétie agit comme une lumière intérieure qui permet au narrateur de résister à l'humiliation et au silence.
25:08En tout cas, l'écriture de Fofana est à la fois tendre et poétique, traversée par plusieurs langues, plusieurs mémoires
25:14et plusieurs mondes.
25:15Le roman parle de migration, mais surtout de transmission, celle d'une mère courage, de femme qui porte des récits
25:22et d'un enfant qui découvre peu à peu que le savoir peut devenir une manière avant tout de survivre.
25:28On arrive à la fin de l'Afrique en culture.
25:31Je vous remercie d'avoir été avec nous pour cette balade culturelle au cœur de notre continent.
25:38On se donne rendez-vous dès la semaine prochaine.
25:39D'ici là, portez-vous bien.
25:49Sous-titrage ST' 501
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