00:00Jean-Luc Mélenchon, donc c'était à 20h chez nos confrères de TF1 et pour en parler ce soir avec
00:05nous Alexis Cuvillier,
00:05chef adjoint du service politique de BFM TV, Laurence Saillet, bonsoir, ancienne députée européenne, ancienne membre des Républicains,
00:12et vous Clémence Guettet, bonsoir, vice-présidente de l'Assemblée nationale, députée LFI du Val-de-Marne,
00:17et vous étiez il y a quelques minutes encore avec Jean-Luc Mélenchon.
00:20On vous interroge dans un instant, mais avant cela Alexis Cuvillier,
00:23était-ce un scoop que cette annonce de candidature de Jean-Luc Mélenchon ce soir ?
00:27Ce n'est pas une grande surprise, peut-être le moment un peu étonnant,
00:31c'est le moment qui a été choisi pour annoncer cette candidature,
00:34parce que c'est vrai que nous en parlons beaucoup,
00:37les Français sont beaucoup tournés sur la crise internationale et ses conséquences,
00:41mais dans l'entourage de Jean-Luc Mélenchon, on revendique complètement le choix de ce moment,
00:45j'imagine que notre invité nous en parlera aussi,
00:47en rappelant que la dernière fois, il s'était déclaré encore plus tôt,
00:50il part en campagne très tôt pour pouvoir éventuellement élargir son socle,
00:56car on sait que ce sera très important dans cette gauche divisée,
00:59il l'a évoqué dans son interview, il a besoin, Jean-Luc Mélenchon,
01:03de parler à toute la gauche, ce ne sera pas simple,
01:06car les mois qui nous ont précédés ont été marqués par de nombreuses polémiques,
01:11je dis les mois, je dirais peut-être même les années,
01:13de nombreuses polémiques à gauche, y compris parfois initiées par Jean-Luc Mélenchon,
01:17il va tenter évidemment de parler à tous les électeurs,
01:20vous vous souvenez de cette phrase qu'il avait lancée après 2022,
01:25faites mieux, un appel à la génération qui le suivait de prendre la relève,
01:30visiblement cet appel, il ne l'est pas finalement pas appliqué à lui-même,
01:34vous nous direz ce que vous en pensez,
01:35à bientôt 75 ans, il a décidé de rempiler pour cette quatrième candidature,
01:41on s'en souvient en 2022, les sondages l'avaient sous-estimé,
01:45il avait terminé à 420 000 voix du second tour,
01:48peut-être cette fois-ci, espère-t-il cette fois atteindre ce seuil fatidique.
01:51Alex, il disait, il fêtera ses 75 ans Jean-Luc Mélenchon au mois d'août,
01:55il n'y avait personne d'autre que lui chez LFI pour partir au combat Clémence Guettet ?
02:00Bon alors d'abord, laissez-moi peut-être commenter la bonne nouvelle du jour,
02:03c'est que nous entrons en campagne, et je pense qu'il était temps,
02:05vous l'avez dit, on a besoin de faire des campagnes longues à la France Insoumise,
02:10on le sait, on était parti un an et demi avant en 2017,
02:13c'était un an et deux mois avant en 2022,
02:16et là on est à moins d'un an du second tour de l'élection présidentielle.
02:20Et en réalité, je suis un peu navrée, comme beaucoup de gens qui suivent la politique,
02:24de voir des formations politiques éparpillées façon puzzle,
02:29des gens qui n'ont pas de programme, des gens qui ne savent pas où ils vont,
02:32et je pense qu'il était largement temps qu'à gauche, il y ait une alternative
02:35et quelqu'un qui propose une candidature qui soit crédible.
02:39Nous c'est carré, il y a une équipe, il y a un candidat, dit Jean-Luc Mélenchon.
02:43On pourra aussi vous rétorquer le contraire, c'est-à-dire qu'il n'y a finalement pas beaucoup de
02:47débats
02:47sur qui doit être le candidat ?
02:49Alors ça, c'est votre commentaire, mais je peux vous dire que ça nous a beaucoup occupé ces derniers temps.
02:54Ce qui est différent des autres formations politiques, peut-être, je pense au bureau national du Parti Socialiste,
02:59c'est qu'il n'est pas commenté par les différentes fractions en direct sur les réseaux sociaux,
03:03donc vous ne savez pas grand-chose de ce qui s'y passe, mais je vous assure qu'il y
03:05a des discussions.
03:06Il y a eu la coordination du mouvement, la direction à laquelle j'appartiens.
03:09Il y a eu l'intergroupe aujourd'hui, nous étions 90 présents à peu près.
03:14Et donc il y a eu la nécessité ?
03:18Nous, d'avoir une cohésion très forte pour cette entrée en campagne,
03:23derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon,
03:25tout simplement parce que les circonstances l'exigent,
03:27parce que nous sommes dans un moment où la France est dans une position à l'international
03:33qui est devenue complètement inaudible,
03:34alors que vous l'avez dit, c'est la grosse préoccupation des gens,
03:37parce qu'ils se demandent, voilà, la guerre, le conflit,
03:40de quelle façon va-t-il évoluer et que va faire la France ?
03:42Avec Macron, jusqu'ici, c'était le flou absolu.
03:45La candidature de Jean-Luc Mélenchon, ce sera pour la défense de la paix notamment.
03:49Et puis aussi parce qu'après dix ans de macronisme,
03:52les Français sont à genoux, ils n'en peuvent plus.
03:54On le voit en ce moment avec les prix de l'essence,
03:56mais il y a eu la crise inflationniste sur l'alimentation et les produits de première nécessité.
04:00Donc nous arrivons et nous entrons en campagne avec des mesures qui sont simples,
04:04qui devraient avoir été déjà appliquées.
04:06Je suis parlementaire, nous les avons proposées à l'Assemblée nationale.
04:09Bloquer les prix, augmenter les salaires, relever le SMIC.
04:12Indexer les salaires sur l'inflation.
04:14Bref, faire en sorte que les gens respirent dans le pays.
04:17On est là pour ça et les gens, je les enjoins,
04:20à appuyer cette candidature de Jean-Luc Mélenchon
04:23qui est une proposition à ce stade.
04:24Nous avons besoin de 150 000 parrainages citoyens sur Mélenchon.
04:27Ce sera une formalité, disons-le, 150 000 signatures de citoyens sur un site internet.
04:32Faites-le, monsieur.
04:33Moi, je ne vais pas signer.
04:34À gauche, ça n'est pas une formalité.
04:37Dans le pays, pour aucune formation politique, ça n'est une formalité.
04:40À vrai dire, personne n'est capable de le faire à part nous.
04:42Donc, Mélenchon2027.fr, le site fonctionne, les gens étaient inquiets.
04:46Vous pouvez signer, appuyer la candidature.
04:48On a besoin...
04:48En quoi c'est la Nouvelle-France, comme il l'a dit, Jean-Luc Mélenchon ?
04:50Une formule qui est un peu dévisée, d'ailleurs.
04:52Alors, la Nouvelle-France, il a eu d'ailleurs l'occasion de l'expliquer ce soir sur TF1.
04:56Mais je suis contente que vous me posiez la question,
04:58parce que cette proposition que nous avons faite,
05:01qui en réalité correspond à un déjà-là anthropologique,
05:04visait à dire, depuis 1958 et la dernière constitution,
05:09le pays a changé.
05:11Ni vous ni moi ne serions sur ce plateau, madame,
05:13parce que nous aurions été sous la coupe d'un mari que peut-être nous n'avons pas.
05:16Enfin, moi, je ne l'ai pas, en tout cas.
05:17Nous n'aurions pas eu le droit d'avoir un salaire.
05:20Nous n'aurions pas eu le droit, nécessairement, de voter, d'exercer tous nos droits,
05:23et notamment, je pense, aux droits à l'avortement.
05:26Donc, ça, c'est la Nouvelle-France.
05:27La Nouvelle-France, il a eu l'occasion de le dire aussi,
05:29c'est une France vieillissante.
05:31Une France où, de plus en plus de gens,
05:34avec aussi l'amélioration de l'espérance de vie, c'est une bonne chose,
05:37mais vivent vieux et vivent en bonne santé,
05:40et souhaitent, par exemple, pouvoir rester chez eux.
05:42Nous allons faire des propositions en ce sens pour le maintien à domicile.
05:46Mais c'est aussi une France avec des gens qui sont descendants de l'immigration, par exemple.
05:51C'est le seul prisme qui a été retenu,
05:53mais nous sommes fiers de dire qu'aujourd'hui,
05:56une personne sur deux a un grand-parent étranger,
05:58et que cette France-là, elle est issue de l'immigration.
06:01Contrairement aux racistes qui veulent nous ramener dans une vision passiste,
06:05nous nous projetons vers le futur.
06:06Et nous voulons faire peuple et l'emporter avec nous.
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