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La Guadeloupe face à une révolution institutionnelle : ce que les élus cachent-ils vraiment ? Amédée Adélaïde décortique les enjeux et dévoile la vérité derrière les promesses politiques.

Plongez au cœur des débats sur l'évolution institutionnelle en Guadeloupe. Découvrez pourquoi les citoyens méritent plus que des changements cosmétiques et comment les décisions actuelles pourraient impacter le quotidien des Guadeloupéens.

Des routes défoncées à l'accessibilité des plages, en passant par la gestion des sargasses, les problèmes concrets des habitants sont mis en lumière. Ce qui est reproché aux élus actuels, c'est leur incapacité à résoudre ces défis quotidiens.

Le constat est clair : les élus semblent perdus, manquant de vision et de compréhension des dossiers. Une remise en question s'impose sur leurs véritables motivations et leur capacité à gouverner efficacement.

L'interview explore également les dangers d'une réorganisation institutionnelle qui ne consulterait pas le peuple. L'histoire nous rappelle qu'en 2003, la population avait clairement exprimé son refus, et l'importance de cette consultation est plus que jamais d'actualité.

Guadeloupe : #evolutioninstitutionnelle #Politique #Guadeloupe #Citoyenneté

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Transcription
00:00Ce qu'on voit, c'est que les élus eux-mêmes ne savent pas ce qu'ils veulent.
00:03Je ne suis même pas sûr que ceux qui le mènent comprennent bien de quoi ils parlent.
00:07Ils ont échoué sur tous ces problèmes-là.
00:14Notre association est là pour objet de défendre les valeurs fondamentales du citoyen français.
00:22Donc de défendre les libertés républicaines, qu'elles soient publiques ou qu'elles soient individuelles.
00:30Je crois que le débat est mené de telle manière que je ne suis même pas sûr que ceux qui
00:35le mènent comprennent bien de quoi ils parlent.
00:38Son quotidien, c'est l'eau, c'est les routes qui sont défoncées, c'est les plages qui bientôt seront
00:44inaccessibles, c'est les sargasses, c'est tout ce que vous voulez.
00:48Mais ce n'est sûrement pas une question d'augmenter le pouvoir des élus aujourd'hui, dont on voit bien
00:55qu'ils ont échoué sur tous ces problèmes-là.
00:57Moi, je crois qu'il pense que c'est une affaire des élus, que ce n'est pas son problème,
01:02tant qu'il n'est pas consulté.
01:04Et quand il sera consulté, il dira ce qu'il a à dire, comme il l'a dit en 2003.
01:08Je vous rappelle quand même qu'en 2003, tous les élus étaient favorables à une évolution institutionnelle.
01:14et que quasiment en lois de l'eau proprement dite, c'est-à-dire hors les îles du Nord, 75
01:22% de la population répond du non.
01:24Ce qu'on voit, c'est que les élus eux-mêmes ne savent pas ce qu'ils veulent.
01:28Longtemps, on a pensé qu'il s'agissait d'une évolution dans le cadre de l'article 73, avec une
01:34volonté de fusion des deux assemblées.
01:36Et puis, brusquement, en fin d'année 2025, on a vu apparaître la notion de fusion de l'article 73
01:43et 74, ce qui est très différent.
01:46Parce que sur une évolution dans l'article 73, vous avez forcément, la loi le dit, une consultation de la
01:52population.
01:53Sur une fusion des deux articles, cela relève du Congrès national à Versailles,
01:57et ne nécessite nullement une consultation de la population locale.
02:02Pourquoi changer la Constitution s'il n'y a pas un objet précis ?
02:07Si on me disait que pour atteindre tel objectif, on est bloqué par telle loi, je dirais d'accord.
02:14Mais ce n'est pas le cas.
02:15Moi, ce que j'entends, c'est des élus qui veulent plus de pouvoir.
02:19Mais plus de pouvoir pour faire quoi ?
02:21Si vous voulez plus de pouvoir, c'est que ceux que vous avez ne vous permettent pas de les régler.
02:26L'État ne fait pas son boulot, par exemple.
02:28Je vais prendre le problème des sargasses.
02:30Vous avez le président du GUSR qui déclare que pour régler le problème des sargasses, c'est simple.
02:35Il faut créer un établissement public pour ça et le doter d'un pour cent supplémentaire, donc trois de mer,
02:42pour payer son fonctionnement.
02:45Mais je trouve ça aberrant à deux titres.
02:48D'abord, le problème de la mer, le problème des 50 pages géométriques, c'est le problème de l'État.
02:55Donc si quelqu'un doit s'en occuper, c'est l'État.
02:57Moi, je n'entends pas les élus dire à l'État « faites votre boulot ».
03:02Dans beaucoup de sujets qui sont de la responsabilité de l'État, ce n'est pas fait.
03:08Donc tout ce que vous voulez comme évolution, c'est que les Guadeloupéens payent plus d'impôts.
03:13Moi, je ne crois pas que ce soit la solution.
03:15Je crois que la solution, quand l'État ne fait pas son boulot, c'est de lui demander de le
03:18faire.
03:19Il y a le département, il y a la région.
03:20Vous avez des employés au département, vous en avez à la région.
03:25Qu'est-ce que vous allez faire ?
03:26Vous allez réduire le nombre de salariés ?
03:28Non, vous allez les additionner.
03:30J'ai entendu beaucoup, lors de la première tentative d'évolution en 2003,
03:35j'ai entendu beaucoup que ça ferait des économies.
03:38Mais quand on a dit aux responsables qui nous proposaient,
03:41dites-nous ce que c'est, les économies c'est quoi ?
03:43Vous allez réduire le nombre de salariés ?
03:45Ah non, ce n'est pas possible.
03:47D'ailleurs, vous savez, nous avons la réputation en Guadeloupe,
03:51dans d'autres départements, d'autres maires aussi,
03:53d'avoir le plus grand nombre de salariés pour collectivité.
03:56Donc, où sont les économies ?
03:59Je ne vois pas.
04:01Ensuite, quelles sont les responsabilités qui reviennent à l'État
04:06et qui sont mal gérées aujourd'hui
04:10et qui pourraient mieux l'être par nos élus locaux ?
04:14Moi, je me pose beaucoup de questions.
04:15Quand je regarde les résultats des collectivités locales,
04:20elles sont quasiment toutes en déficit,
04:22enfin, ou presque.
04:23Collectivités comme la ville de Pointe-à-Pitre,
04:25avec un budget de fonctionnement de 24 millions d'euros,
04:30a pu se retrouver avec près de 80 millions de déficit.
04:35Attendu qu'il y a un préfet qui doit valider chaque année le budget
04:41et vous avez une chambre régionale des comptes qui doit contrôler.
04:44Donc, vous voulez me dire que c'est en un an qu'on a fait 80 millions de déficit ?
04:49Je ne crois pas.
04:50Il doit y avoir des choses très précises sur lesquelles on réfléchit
04:53et on dit ça, ça ne marche pas.
04:55L'État, qu'est-ce que vous faites ?
04:56Si vous ne le faites pas, donnez-le nous.
04:57Mais donnez-le nous, ça veut dire, à terme,
05:01c'est les contribuables pour le pays qui vont le payer.
05:03L'évolution institutionnelle,
05:05ce n'est pas quelque chose de fondamental pour l'homme.
05:08C'est un environnement pour l'homme.
05:11Vous voulez une évolution pour avoir une évolution.
05:14Donc, comme nous sommes des gens modernes,
05:16nous voulons une évolution.
05:18Je ne trouve pas ça logique, permettez-moi de vous dire.
05:20Il y a plein de choses qui, normalement, relèvent de l'État.
05:23Prenez les routes nationales.
05:24Normalement, c'est l'État.
05:25Ça a été délégué aux régions.
05:27Eh bien, voilà.
05:28Demandez des délégations, là où c'est nécessaire.
05:31Mais quand l'État doit assumer quelque chose,
05:34exigez qu'il le fasse.
05:35C'est ça la bonne politique.
05:37Le mot de la fin, c'est qu'il faut que les Guadeloupéens
05:40prennent leurs responsabilités.
05:43Nous avons maintenant des élus.
05:45Il faut les juger.
05:46Il faut les juger.
05:47S'ils ne sont pas bons, il faut les remplacer.
05:49Et puis, je trouve que nous avons des jeunes
05:53qui feraient bien à la tête de ces collectivités.
05:55Voilà le mot de la fin.
05:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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