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  • il y a 6 mois
Entamée le 2 mars, la campagne officielle du premier tour pour les élections municipales prend fin le vendredi 13 mars 2026, à minuit. Près de 49 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche 15 mars pour le premier tour du scrutin municipal. L'élection est le premier test électoral depuis les législatives de 2024 et le dernier scrutin direct avant l'élection présidentielle de 2027 : de quoi cristalliser de nombreux enjeux. Deux tiers des communes, essentiellement les plus petites, ne disposent que d'une liste. Aussi, la réforme de 2025 sur le mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants, ayant supprimé les possibilités de panachage, interroge quant à ses répercussions potentielles sur les résultats et la participation. Le changement de mode de scrutin pour les villes de Paris, Lyon et Marseille suscite des questionnements similaires. Car, de fait, pour de nombreuses grandes villes, les jeux sont encore incertains. Plusieurs d'entre elles pourraient changer de visage ou d'étiquette : c'est le cas pour Paris, Marseille, Nice, Strasbourg, ou encore Lyon. Des triangulaires, des quadrangulaires voire des quinquangulaires y sont attendues. Les débats sur les fusions de listes, les maintiens ou les désistements autour de LFI, du PS, de LR et de l'extrême droite s'apprêtent donc à redoubler dans l'entre-deux-tours. Alors que les campagnes ont été fortement perturbées par la guerre en Iran, « incertitude et discontinuité seront la règle cette année », analyse Frédéric Dabi, directeur général opinion de l'Ifop. À quoi faut-il s'attendre pour ce premier tour des municipales 2026 ?

Invités :
- Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à Assas, auteur de « nos communes, un avenir civique à réinventer » (éditions Terre à Terres)

- Christelle Craplet, directrice opinion chez Ipsos-BVA
Annabel Roger, journaliste, autrice de « l'écoeurement des maires » (Plon)

Lou Fritel, journaliste politique à « Paris Match »

« Périer tranche » par Bertrand Périer


« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

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Transcription
00:00:05Générique
00:00:07...
00:00:23Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque voix compte sur LCP.
00:00:27On est ensemble pour une heure de débat et de décryptage.
00:00:30Avec à mes côtés aujourd'hui, Lou Frittel et Bertrand Perrier.
00:00:33On est presque en week-end, vous allez bien ?
00:00:34Très bien, merci.
00:00:36Parfait. A la une ce soir, émission spéciale consacrée aux municipales.
00:00:40Et oui, la campagne s'achève ce soir à minuit.
00:00:42C'est le dernier rendez-vous électoral avant la prochaine présidentielle.
00:00:46On fera donc le bilan de cette campagne qui a été un peu éclipsée par l'actualité internationale.
00:00:51Qu'attendent les électeurs de leur futur maire ? Qu'est-ce qui déterminera leur choix ?
00:00:54On vous emmènera dans les villes de Toulon, Roubaix et Strasbourg.
00:00:58Et on s'arrêtera sur les enjeux propres à chaque parti politique.
00:01:02Pour vous éclairer ce soir, j'accueille sur le plateau de Chaque voix compte Christelle Crappelet.
00:01:06Bonsoir.
00:01:06Bonsoir.
00:01:07Vous êtes directrice opinion de l'Institut de sondage Ipsos BVA,
00:01:09qui est le partenaire d'LCP pour ces municipales.
00:01:12Et vous nous détaillerez l'enquête très fouillée que vous avez réalisée auprès de plus de 10 000 électeurs, je
00:01:16crois.
00:01:17Annabelle Roger, bonsoir.
00:01:18Bonsoir.
00:01:19Journaliste politique à Radio Classique.
00:01:21Et vous avez co-écrit L'écœurement des maires avec Jean-Pierre Bédi, paru chez Plon.
00:01:26Enfin, Benjamin Morel, bonsoir.
00:01:28Bonsoir.
00:01:28Vous êtes constitutionnaliste, maître de conférence en droit public à l'université Paris-Panthéon-Assas.
00:01:33Et vous venez de publier Nos communes, un avenir civique à réinventer aux éditions Terre à Terre.
00:01:39Père y étrange, c'est le titre de votre chronique, Bertrand.
00:01:42Qu'est-ce que vous allez trancher ce soir ?
00:01:43On va se demander si les élections municipales sont le premier tour de l'élection présidentielle.
00:01:47Parfait.
00:01:48A tout à l'heure, Bertrand.
00:01:49Voilà pour le sommaire.
00:01:50Installez-vous confortablement dans votre fauteuil.
00:01:53Jacques Vacomte, c'est parti.
00:02:02Ce fut une drôle de campagne éclipsée en partie par une guerre en Iran, mais plébiscitée malgré tout par les
00:02:09Français.
00:02:09Le premier tour va donner le ton, l'entre-deux-tours s'annonce déterminant.
00:02:14Alors, quels sont les enjeux de ce scrutin ?
00:02:16On voit cela en détail avec Elsa Mondingava.
00:02:23Pour ces élections, 34 875 communes sont appelées à se choisir un maire et des conseillers municipaux.
00:02:31En tout, 904 042 candidats se présentent, répartis entre 50 478 listes.
00:02:39Une campagne municipale 2026, marquée par une très forte actualité internationale.
00:02:45La guerre au Proche et au Moyen-Orient a occupé le terrain médiatique,
00:02:49mais ne semble pas détourner les Français de l'intérêt de ce scrutin local.
00:02:538 Français sur 10 se déclarent intéressés par les élections des 15 et 22 mars.
00:02:59Évidemment, les grandes villes seront particulièrement scrutées.
00:03:02Paris-Lyon et Marseille, qui changent cette année de mode de scrutin,
00:03:06vont-elles aussi changer de bord politique ?
00:03:09Lors des dernières municipales de 2020, marquées par la crise du Covid,
00:03:16la surprise était venue des écologistes qui avaient ravi cette métropole.
00:03:21La chute pourrait être lourde pour le parti de Marine Thondelier.
00:03:27Le Rassemblement national espère, lui, conquérir des dizaines de villes.
00:03:32Les résultats seront-ils à la hauteur des ambitions de Jordan Bardella ?
00:03:36Enfin, les Républicains et les Socialistes garderont-ils leur important ancrage local ?
00:03:42Une partie des réponses à ces questions seront connues dimanche soir,
00:03:45puisque deux tiers des maires pourraient être élus dès le premier tour.
00:03:49La période de l'entre-deux-tours permettra à elle de trancher les questions d'alliance.
00:03:53L'union des droites espérée par certains verra-t-elle le jour ?
00:03:56La gauche se rassemblera-t-elle malgré de vives tensions,
00:04:00notamment entre les Insoumis et les Socialistes ?
00:04:05Enfin, certaines personnalités jouent leur avenir politique national
00:04:09lors de ce scrutin local.
00:04:10Edouard Philippot-Havre, François Bayrou à Pau.
00:04:14Car très vite, après les municipales, s'ouvrira une nouvelle campagne,
00:04:18celle de la présidentielle de 2027.
00:04:22Christelle Cravelé, on vient d'entendre Elsa Mondin-Gava expliquer
00:04:25que cette campagne municipale, elle a intéressé les Français
00:04:27malgré la guerre en Iran.
00:04:30Dans quel état d'esprit est-ce qu'ils vont aborder ce scrutin, les Français ?
00:04:34Ils vont aborder ce scrutin dans un état d'esprit
00:04:36où ils seront focalisés avant tout sur des enjeux locaux.
00:04:38Ça reste une élection de proximité,
00:04:41avec un maire qui est une figure d'attachement encore pour les Français.
00:04:45Donc probablement qu'ils seront dans cet état d'esprit-là.
00:04:48Donc 76% c'est ça qu'ils vont voter en fonction d'enjeux locaux.
00:04:53Et en même temps, c'est un peu moins que lors des précédents scrutins,
00:04:57il y a un peu plus de nationalisation des enjeux ?
00:04:59Oui, et surtout dans certains endroits.
00:05:01On voit dans les grandes villes notamment,
00:05:02où la nationalisation des enjeux est un peu plus importante.
00:05:05Et puis aussi, selon certains profils des lecteurs,
00:05:08les sympathisants LFI ou RN,
00:05:09eux, raisonnent davantage en fonction d'enjeux nationaux que d'enjeux locaux.
00:05:13Sur leur état d'esprit, quand on lit l'étude que vous avez publiée avec Ipsos BVA,
00:05:17on voit que les Français sont en colère
00:05:18et en même temps qu'ils demandent de l'apaisement.
00:05:22Oui, c'est un peu paradoxal,
00:05:23mais on a parfois tendance à dresser un portrait très sombre
00:05:26de l'état d'esprit des Français,
00:05:28qu'ils seraient dans le ressentiment, dans la colère.
00:05:30Il y a beaucoup d'attentes et beaucoup de mécontentements,
00:05:32mais il y a aussi une volonté un peu, comme vous le disiez,
00:05:35d'apaisement ou de retour à une situation un peu plus normale
00:05:38et avec encore un peu de vivre ensemble quand même.
00:05:41Alors, si cette élection, elle intéresse les Français,
00:05:43c'est-à-dire qu'il va y avoir une forte participation
00:05:45ou on ne sait pas trop encore ?
00:05:47C'est toute la question, parce qu'on sait que, voilà,
00:05:49en 2020, c'était un contexte très particulier, celui du Covid.
00:05:52Du coup, on avait une participation extrêmement faible.
00:05:55Traditionnellement, même si on a une érosion au fil des ans,
00:05:58le scrutin municipal reste un scrutin mobilisateur.
00:06:01Là, j'ai envie de dire, tout l'enjeu sera de savoir
00:06:03si les Français vont participer à la hauteur de 2014,
00:06:0664% presque de participation, ou si ce sera moins.
00:06:09– On rappelle en 2020, en plein Covid, 44,7% de participation,
00:06:14c'était vraiment très, très bas.
00:06:15– C'était vraiment très bas, très atypique,
00:06:17vraiment lié au contexte du Covid.
00:06:20Donc là, si on est…
00:06:22Voilà, c'est moins l'élection de référence, finalement,
00:06:23que celle de 2014.
00:06:24– On voit la courbe, mais effectivement,
00:06:26il y a une baisse tendancielle, comme on dit.
00:06:28– Il y a une baisse tendancielle et un gros creux au moment de 2020.
00:06:30On va voir là ce que ça donne dimanche prochain.
00:06:32– Benjamin Morel, dans le livre que vous avez sorti il y a quelques jours,
00:06:36vous posez le diagnostic d'une forme d'érosion démocratique au niveau municipal.
00:06:42Elle s'est manifestée comment, cette érosion, pour vous, pendant cette campagne ?
00:06:46Vous l'avez vue comment ?
00:06:47– Alors, le livre porte essentiellement sur les conseillers municipaux.
00:06:50En fait, on a fait une étude sur 10 000 sondés
00:06:53sur qu'est-ce qui pousse éventuellement à l'engagement dans un conseil municipal.
00:06:58Ce à quoi on assiste là, c'est que vous avez quand même,
00:07:00malgré en effet des Français qui se saisissent du scrutin,
00:07:0370% des communes, enfin 68%, qui n'ont qu'une seule liste.
00:07:07Ce qui montre qu'il a été quand même très, très difficile
00:07:09de trouver des colistiers dans cette campagne.
00:07:12– Est-ce que ce chiffre, il est en progression par rapport au…
00:07:14– Alors, il est en relative progression pour une raison simple,
00:07:16c'est qu'on a cette année des règles particulières
00:07:19concernant les communes de moins de 1 000 habitants.
00:07:21Avant ce scrutin, il n'y avait pas d'obligation paritaire,
00:07:24et donc là, il était plus difficile de composer des listes.
00:07:27Et par ailleurs, on a supprimé la possibilité de panacher,
00:07:30et on verra l'effet que ça peut avoir dans les communes.
00:07:32– Panacher, c'est-à-dire rayer certains candidats…
00:07:35– C'était le tir au pigeon, donc quand vous aviez une tête
00:07:37qui ne vous rendait pas sur la liste, vous pouviez la barrer.
00:07:40– On réglait ses comptes au moment du vote.
00:07:42– Et ça posait un bruit sujet démocratique,
00:07:43parce qu'évidemment, quand vous êtes dans une petite commune
00:07:45qui n'y a qu'une seule liste, que vous ne pouvez même pas tirer au pigeon,
00:07:48la personne que vous n'aimez pas, la raison d'aller voter,
00:07:50la motivation pour se déplacer dimanche,
00:07:52risque d'être parfois un peu difficile à trouver.
00:07:54Donc on voit qu'on a là-dessus un vrai sujet malgré tout
00:07:58de mobilisation à la fois des colistiers et des électeurs.
00:08:03Et ça évidemment, ça pose une question démocratique
00:08:06et ça pose une question d'engagement aujourd'hui de nos concitoyens
00:08:10dans la vie et dans les choix municipaux.
00:08:11– Donc il y a une question d'engagement,
00:08:13mais l'image des maires, elle est encore très positive.
00:08:16Quand on voit votre étude, 69% des Français ont confiance dans leur maire
00:08:21contre 48% dans leurs députés.
00:08:23Il y a un gros écart là encore.
00:08:25– Alors il y a un gros écart et il y a un attachement à la figure du maire.
00:08:29Et en même temps, il y a je dirais un côté très très ambigu.
00:08:31C'est-à-dire que quand on voit l'enquête qu'on a faite,
00:08:33on voit que malgré tout, le fait de s'engager est perçu
00:08:37comme étant quelque chose de pas tout à fait naturel
00:08:39pour beaucoup de Français.
00:08:40Par ailleurs, autre élément, souvent,
00:08:43et on pourrait revenir un peu sur l'architecture locale,
00:08:45le maire, historiquement, c'est la figure du politique au plus près.
00:08:49Celui avec qui vous pouvez discuter,
00:08:51celui qui dès lors est en capacité d'agir.
00:08:53Or aujourd'hui, le maire dit de plus en plus
00:08:55« je suis désolé mais je ne peux pas ».
00:08:57Il y a un trou dans la chaussée,
00:08:58la voirie, c'est l'interco.
00:09:00Il y a un problème avec le ramassage des ordures,
00:09:02c'est l'interco.
00:09:04On devrait rénover l'école, oui, mais en fait,
00:09:05je n'ai pas les budgets parce que je n'ai plus de levier fiscal,
00:09:08suppression de la taxe d'habitation, etc.
00:09:10Donc le maire est à la fois cette figure de proximité,
00:09:12mais ça devient de plus en plus une figure d'impuissance,
00:09:16d'impotence, d'incapacité à changer la vie
00:09:18et ça, ça pose un vrai problème démocratique
00:09:22parce que si le maire ne peut pas,
00:09:24si au niveau de l'État, on ne peut pas non plus,
00:09:26in fine, ça sert à quoi la politique ?
00:09:28Et cette question-là, évidemment, aujourd'hui,
00:09:30elle est assez délétère,
00:09:31elle stimule et l'abstention et le populisme.
00:09:33Annabelle Roger, vous avez fait un peu le même travail
00:09:35que Benjamin Morel,
00:09:36sauf que vous, vous avez recueilli la parole des maires.
00:09:38Donc ça a donné l'écœurement des maires,
00:09:41tout est dit dans le titre.
00:09:43Cet écœurement, vous l'avez retrouvé dans la campagne aussi
00:09:46ou pas ? Pas forcément.
00:09:47Alors, bizarrement, non, pas dans la campagne
00:09:50parce que vous parliez tout à l'heure
00:09:51de l'attachement des Français à leurs maires,
00:09:54il y a l'attachement aussi des maires à leurs communes.
00:09:56Et les maires, aujourd'hui,
00:09:58ils font preuve d'une résilience
00:09:59qui est absolument incroyable,
00:10:01malgré toutes les difficultés.
00:10:02Ce qu'on a constaté en écrivant ce livre,
00:10:05c'est que ces six ans passés par les maires
00:10:10sur cette mandature,
00:10:11ça a été les pires, quasiment.
00:10:13Ils ont enchaîné les crises,
00:10:14ils ont été élus en pleine crise Covid
00:10:16alors que venait à peine de se terminer
00:10:18la crise des Gilets jaunes.
00:10:19Il y a eu ensuite la guerre en Ukraine,
00:10:21l'explosion des coûts de l'énergie,
00:10:22ça a été pour eux absolument épouvantable.
00:10:24On leur a supprimé la taxe d'habitation,
00:10:26ils n'ont plus aucun levier fiscal.
00:10:28C'est compliqué aujourd'hui d'être maire,
00:10:31mais malgré tout,
00:10:33plus de 60% se représentent,
00:10:35ça veut dire qu'ils se sentent utiles.
00:10:37Ils nous disent,
00:10:38c'est nous qui tenons la baraque de la République.
00:10:41C'est comme ça qu'ils se voient, les maires.
00:10:43Et on voit qu'ils sont repartis au combat.
00:10:46Je suis allée un petit peu sur le terrain
00:10:47dans différentes communes pendant cette campagne
00:10:49avec plutôt de l'envie
00:10:52et presque de la joie de repartir, justement.
00:10:55Et d'échanger, en fait.
00:10:56Et vous savez si la question du statut de l'élu local
00:10:59a pu aussi jouer dans la décision de se représenter ou pas ?
00:11:01Cet effort qui est fait pour protéger un peu les maires
00:11:05d'une certaine violence au niveau du terrain ?
00:11:08Alors, il y a plusieurs choses.
00:11:09Il y a l'augmentation des indemnités des maires
00:11:12qui leur ont fait plutôt plaisir,
00:11:14même si ce n'est pas une raison pour se présenter
00:11:16ou ne pas se présenter.
00:11:17Mais effectivement, il y a eu une vraie prise en compte
00:11:19parce qu'il y a eu beaucoup de violence
00:11:20envers les maires sur ces six dernières années.
00:11:23et la prise en compte par l'État
00:11:25de ces difficultés des maires
00:11:29et des difficultés des maires.
00:11:31Il y a eu des violences physiques,
00:11:32il y a eu beaucoup de violences sur les réseaux sociaux.
00:11:35Ça, ça a été pris en compte.
00:11:36Et là, il commence à se sentir un peu mieux
00:11:38accompagné par l'État.
00:11:40Bertrand Perrier, votre heure est venue
00:11:42ou plutôt l'heure de Perrier-Tranche.
00:11:50Alors Bertrand, pour votre chronique Perrier-Tranche,
00:11:52vous avez choisi de poser la question
00:11:53les élections municipales sont-elles
00:11:56la répétition générale de la présidentielle ?
00:11:58Oui, alors ces élections municipales
00:11:59sont ce qu'on appelle un scrutin intermédiaire
00:12:01qui intervient donc entre deux élections présidentielles
00:12:04et traditionnellement, les scrutins intermédiaires
00:12:06sont utilisés par les électeurs
00:12:08pour sanctionner le pouvoir en place au niveau national.
00:12:12Sauf qu'il n'y a pas de macronisme municipal.
00:12:15Il n'y a pas de très grandes villes ou très peu
00:12:17qui sont tenues par le bloc central.
00:12:19Et donc, on ne voit pas bien comment on pourrait,
00:12:21à travers ces municipales, sanctionner le macronisme.
00:12:24On en vient donc au résultat de votre étude,
00:12:26c'est-à-dire deux blocs de français,
00:12:27un quart sur des enjeux locaux, nationaux, pardon,
00:12:30et trois quarts sur les enjeux locaux, pardon,
00:12:34je vais y arriver.
00:12:35Mais si on regarde avec un petit peu plus de granularité,
00:12:38c'est vrai qu'on a près de la moitié
00:12:40des électeurs RN ou LFI
00:12:43qui entendent utiliser leur bulletin
00:12:45pour sanctionner Emmanuel Macron
00:12:46et identiquement, beaucoup plus dans les grandes villes,
00:12:50souhaitent donner à leur vote une signification nationale.
00:12:53C'est-à-dire qu'il y aurait en quelque sorte
00:12:55deux élections municipales,
00:12:56celles des villes et celles des campagnes ?
00:12:58Oui, c'est ça.
00:12:59Il y a un peu les municipales des villes
00:13:00et les municipales des champs.
00:13:02Les municipales des villes, on les voit,
00:13:04c'est les grandes personnalités nationales,
00:13:06c'est Rachida Dati qui quitte le gouvernement
00:13:07pour se présenter,
00:13:08et c'est Édouard Philippe qui joue une partie
00:13:10de la présidentielle dans l'élection locale au Havre.
00:13:13Et puis, c'est les grands meetings,
00:13:14c'est les grands moyens,
00:13:16c'est les tractages,
00:13:17c'est les grands de haine,
00:13:18Ciotti-Estrosi.
00:13:19Et donc, c'est une élection à forte teneur politique.
00:13:22Et puis, de l'autre côté,
00:13:24il y a les municipales des champs,
00:13:26avec parfois, malgré ce que vous venez de dire,
00:13:28la difficulté à trouver des candidats
00:13:31parce que, certes, il y a le statut de l'élu,
00:13:33mais il y a encore le manque de moyens,
00:13:35il y a encore le risque de la responsabilité pénale des maires.
00:13:38Et puis, du côté programmatique,
00:13:40ces municipales des champs,
00:13:42c'est assez centriste, en fait,
00:13:44c'est assez pragmatique,
00:13:46on va être plutôt de droite sur la sécurité
00:13:48et plutôt de gauche sur l'accès aux soins.
00:13:50Ce sont les deux grands enjeux,
00:13:51quand on interroge les électeurs,
00:13:53la sécurité et l'accès aux soins,
00:13:55à tel point que, dans les préfectures,
00:13:57on dit qu'on a beaucoup de mal
00:13:58à classer la majorité des listes
00:14:01dans la nomenclature, vous savez,
00:14:03qui est imposée par le ministère,
00:14:05droite, gauche, divers droite, divers gauche
00:14:07et divers tout court.
00:14:08Ce sont des listes un peu en même temps.
00:14:09Oui, c'est ça.
00:14:10Et donc, vous avez une élection
00:14:12qui est un peu à deux vitesses,
00:14:13très politique,
00:14:14mais uniquement dans les grandes villes.
00:14:16Donc, il ne faut pas avoir un trompe-l'œil
00:14:17et se focaliser sur ces grandes villes
00:14:19qui nous passionnent.
00:14:20Mais derrière, la grande majorité,
00:14:23ce sont des élections très pragmatiques
00:14:25et beaucoup de candidats affichent
00:14:28ne pas avoir de parti politique
00:14:29et les 100 étiquettes se multiplient.
00:14:32Et d'ailleurs, les Français en veulent
00:14:33de moins en moins aux élus
00:14:35de ne pas avoir d'étiquette.
00:14:36Le critère de l'étiquette
00:14:37est de moins en moins important.
00:14:39Donc, au fond, une élection
00:14:41qui est d'abord guidée
00:14:42par la personnalité
00:14:44plus que par les programmes
00:14:45et qu'il serait donc bien imprudent
00:14:47d'extrapoler vers la présidentielle.
00:14:49Alors, il y a beaucoup de choses
00:14:50dans ce que vient d'écrire,
00:14:51d'analyser Bertrand Perrier,
00:14:52mais dans votre étude,
00:14:53ce qui ressort,
00:14:54on retrouve tout ce qu'il a dit
00:14:55dans les préoccupations des électeurs
00:14:57qui ne sont pas du tout les mêmes
00:14:58entre les petites villes
00:14:59et les petites communes
00:15:00et les grandes villes.
00:15:02Oui, alors, vous avez cité
00:15:03la sécurité, l'accès aux soins.
00:15:05La sécurité, par exemple,
00:15:06est un enjeu particulièrement prégnant
00:15:08dans les grandes villes
00:15:09ou aussi dans les villes
00:15:10de taille intermédiaire
00:15:11où là, c'est la priorité numéro un.
00:15:14C'est beaucoup moins le cas,
00:15:15par exemple, en zone rurale
00:15:17où ce n'est pas totalement absent des débats,
00:15:19mais ce n'est pas du tout
00:15:20en tête des préoccupations.
00:15:21Ce qui est en tête des préoccupations
00:15:22dans les zones rurales,
00:15:23c'est l'accès aux soins,
00:15:24les services publics
00:15:25et le fait de ne pas se sentir abandonnés.
00:15:28Donc, effectivement,
00:15:29ces préoccupations,
00:15:30elles sont assez différentes
00:15:31selon la taille de la commune
00:15:32dans laquelle on vit.
00:15:33Alors, on va s'arrêter
00:15:34sur un autre phénomène
00:15:35que vous évoquiez
00:15:35dans votre chronique
00:15:37et qui concernait à présent
00:15:38plutôt les petites communes.
00:15:40Ce sont ces candidats
00:15:41sans étiquette,
00:15:42ou en tout cas,
00:15:42sans étiquette affichée.
00:15:45Reportage à la Toulon
00:15:46de Clément Perrault
00:15:47et Vincent Ferreira.
00:15:53Toulon,
00:15:54un bon cas d'école
00:15:55sur l'utilisation
00:15:56ou non des étiquettes politiques
00:15:57par les candidats au municipal.
00:16:00Voici la fiche de campagne
00:16:01de la maire sortante.
00:16:03Aucune étiquette n'est visible
00:16:04et une promesse.
00:16:05Son seul parti,
00:16:06c'est Toulon.
00:16:08José Massy joue la carte
00:16:09de la proximité
00:16:10et s'affiche
00:16:10loin des tambouilles politiciennes.
00:16:13Je n'ai pas besoin
00:16:13de partis qui me disent
00:16:15qu'il faut faire comme ci,
00:16:16il faut faire comme ça.
00:16:17Moi, je suis libre.
00:16:18Je crois que les habitants
00:16:19ont ce qu'ils veulent.
00:16:19C'est des gens
00:16:20qui agissent pour leur ville
00:16:21et surtout en cas de maire.
00:16:23Autre affiche,
00:16:24celle de Laure Lavalette.
00:16:25Là non plus,
00:16:26aucun logo pour celle
00:16:27qui est pourtant membre
00:16:28du bureau national du RN.
00:16:30Cette décision a surpris.
00:16:32La députée candidate
00:16:33s'en explique.
00:16:34Parce que je suis persuadée
00:16:35qu'une campagne municipale,
00:16:37c'est une campagne
00:16:38très différente des autres.
00:16:39Et vraiment,
00:16:39une élection municipale,
00:16:40pour moi,
00:16:40c'est la rencontre
00:16:41d'un projet,
00:16:41d'une équipe,
00:16:42peut-être d'une personnalité,
00:16:43avec les tous donnés.
00:16:45Sur l'affiche du sénateur
00:16:46Michel Bonnus,
00:16:47en revanche,
00:16:48plusieurs parties,
00:16:49de droite et centre-droite,
00:16:50sont bien visibles.
00:16:51Le candidat le revendique.
00:16:53Pour lui,
00:16:53c'est une marque de clarté
00:16:54et pour la ville,
00:16:55un atout potentiel
00:16:57pour peser nationalement.
00:16:58Si on est arrivé
00:16:59à avoir un tunnel,
00:17:01un hôpital,
00:17:02c'est parce qu'on avait
00:17:03le maire de Toulon à l'époque
00:17:04qui était bien
00:17:05avec le président de la République.
00:17:06Et s'il était bien
00:17:07avec le président de la République,
00:17:08c'est parce qu'il était
00:17:09dans la même partie
00:17:09que le président de la République.
00:17:10La candidate France Insoumise
00:17:12est celle qui affiche
00:17:13le logo le plus imposant.
00:17:15Selon elle,
00:17:16la marque LFI
00:17:17est un repère
00:17:18pour les électeurs de gauche.
00:17:19Nous sommes fiers
00:17:20de faire partie
00:17:21de la France Insoumise.
00:17:22Nous l'avons vu
00:17:22aux élections présidentielles
00:17:24précédentes.
00:17:25Jean-Luc Mélenchon,
00:17:26quoi qu'on en pense,
00:17:28a été le seul
00:17:29à pouvoir regrouper
00:17:30autant de voix de gauche.
00:17:31La socialiste Magali Brunel
00:17:33est soutenue
00:17:34par de nombreux partis
00:17:35dont elle affiche
00:17:36les étiquettes,
00:17:37mais de façon
00:17:37plutôt discrète.
00:17:38Pour elle,
00:17:39l'idée est surtout
00:17:40de mettre en avant
00:17:41un collectif.
00:17:42Une étiquette politique,
00:17:43c'est un point de repère,
00:17:44c'est un contrat de clarté.
00:17:46En revanche,
00:17:46il est normal
00:17:47que dans une liste d'ouverture,
00:17:49dans une liste citoyenne,
00:17:50nous faisions la place
00:17:51à tout le monde
00:17:51et c'est comme cela
00:17:52que nous avons envisagé
00:17:53les choses ici.
00:17:54Également en liste
00:17:55pour cette élection,
00:17:56le candidat de lutte ouvrière
00:17:57met clairement
00:17:58en avant son parti
00:17:59avec même la photo
00:18:00de sa porte-parole,
00:18:01Nathalie Arthaud.
00:18:03Et les électeurs
00:18:04toulonnais,
00:18:05qu'en pensent-ils ?
00:18:06Étiquettes,
00:18:07parties,
00:18:07alliances,
00:18:07tout cela leur importe-t-il
00:18:09vraiment à l'heure de voter ?
00:18:10L'étiquette,
00:18:11c'est important pour moi.
00:18:12Moi, je pense
00:18:12qu'il faut afficher
00:18:13ses idées politiques.
00:18:14On les connaît
00:18:15plus ou moins,
00:18:15les étiquettes.
00:18:16Est-ce que la politique
00:18:16influe vraiment
00:18:17sur la capacité
00:18:19d'une équipe
00:18:21à gérer une ville ?
00:18:22Pour être candidat
00:18:24à une municipale,
00:18:25il n'y a pas besoin
00:18:26d'étiquettes.
00:18:26L'important,
00:18:27c'est de se rapprocher
00:18:27des concitoyens
00:18:29et de savoir leurs besoins.
00:18:30Il faut une étiquette.
00:18:31On va se tromper.
00:18:34Au municipal,
00:18:35les étiquettes
00:18:36ne relèvent clairement
00:18:36pas de l'évidence.
00:18:38Elles sont même
00:18:38en perte de vitesse
00:18:39depuis plusieurs années.
00:18:41Bertrand Perri,
00:18:41vous aviez un chiffre
00:18:42à nous donner
00:18:42par rapport
00:18:43à ce qu'on vient de voir ?
00:18:43Oui,
00:18:44qui rebondit assez bien
00:18:45sur ce que viennent
00:18:45de dire les électeurs
00:18:46toulonnais.
00:18:47Moins de la moitié
00:18:48des Français connaissent
00:18:49la tendance politique
00:18:50de leur mère
00:18:51s'il en a une.
00:18:52C'est bien à dire
00:18:53que ce n'est pas
00:18:54absolument décisif.
00:18:56Christelle,
00:18:56qu'est-ce que vous avez
00:18:57à vous dans votre étude
00:18:58par rapport à tout cela ?
00:19:00Alors,
00:19:01plusieurs choses.
00:19:01Mais effectivement,
00:19:02dans beaucoup
00:19:02de toutes petites communes,
00:19:03ce qui constitue
00:19:04quand même
00:19:04le gros maillage
00:19:05territorial
00:19:05et la spécificité
00:19:06en France,
00:19:07il n'y a pas besoin
00:19:08d'étiquettes politiques
00:19:09et la plupart des citoyens
00:19:10ne se prononcent pas
00:19:11sur ces sujets-là.
00:19:12C'est presque une question
00:19:12de grandes villes.
00:19:14Et au-delà,
00:19:15c'est vrai qu'on a
00:19:16un rejet de plus en plus fort
00:19:17quand même
00:19:17chez les Français
00:19:19des partis politiques.
00:19:21Très peu de partis
00:19:22trouvent grâce
00:19:22aux yeux des Français.
00:19:24Et donc,
00:19:24tout ce constat-là
00:19:26où on voit
00:19:27de moins en moins
00:19:27d'étiquettes
00:19:27s'inscrit dans ce rejet
00:19:30un peu plus fort
00:19:30de la population.
00:19:31C'est-à-dire que dans
00:19:32les grandes villes,
00:19:32on politise beaucoup
00:19:33les débats
00:19:34et on dépolitise
00:19:35les candidats un peu ?
00:19:37C'est-à-dire que
00:19:37dans les grandes villes,
00:19:38quand même,
00:19:39c'est là où il y a
00:19:39un peu plus d'étiquettes,
00:19:40mais la personnalité
00:19:42va jouer beaucoup.
00:19:43Donc,
00:19:44c'est peut-être ça
00:19:44qui va prendre
00:19:45un peu plus le pas.
00:19:47Une réaction peut-être,
00:19:48Benjamin Morel ou Annabelle ?
00:19:49Je crois qu'il faut
00:19:50quand même être,
00:19:51je dirais,
00:19:51relativement dubitatif
00:19:52sur ce phénomène.
00:19:53D'abord,
00:19:53les Français n'ont jamais
00:19:55autant détesté les partis
00:19:55et en même temps,
00:19:56pour la législative,
00:19:56ils n'ont jamais autant
00:19:57voté pour des étiquettes,
00:19:59voire même pour des photomontages,
00:20:00Naguère avec Emmanuel Macron,
00:20:02ensuite avec Jordan Bardella.
00:20:03Donc,
00:20:03malgré tout,
00:20:04le poids de l'étiquette
00:20:05pèse énormément
00:20:06et l'ancrage local
00:20:07pour la législative
00:20:08est de plus en plus réduit.
00:20:09Pour les petites communes,
00:20:10c'est clairement pas le cas.
00:20:12En revanche,
00:20:13aujourd'hui,
00:20:13on a une décorrélation
00:20:14des champs politiques
00:20:14nationaux et locaux.
00:20:16En gros,
00:20:16les forces politiques,
00:20:17c'était évoqué tout à l'heure,
00:20:18qui tiennent le champ politique local,
00:20:20LR et le PS,
00:20:21sont relativement faibles
00:20:22au niveau national.
00:20:23Les forces politiques
00:20:23qui tiennent
00:20:24le champ politique national,
00:20:25elles,
00:20:25sont relativement faibles
00:20:26au niveau local.
00:20:27RN,
00:20:28LFI,
00:20:29macronistes.
00:20:29Et donc,
00:20:30pour les élus locaux,
00:20:31déjà en place,
00:20:32PS,
00:20:32LR,
00:20:33mettre en avant l'étiquette
00:20:34n'a aucun intérêt.
00:20:35En revanche,
00:20:36à l'exception peut-être
00:20:37en effet de Laure Lavalette,
00:20:38pour les grandes forces
00:20:39politiques nationales,
00:20:40souvent,
00:20:40on met quand même
00:20:41en avant ces étiquettes
00:20:42parce que derrière,
00:20:43il y a un électorat
00:20:43qui reconnaît la marque
00:20:45et qui arrive.
00:20:46Et quand vous voyez
00:20:47un peu les maires,
00:20:48souvent,
00:20:48je vais voir
00:20:49dans les fédérations départementales
00:20:51de l'AMF,
00:20:52des maires qui,
00:20:53en fait,
00:20:53ont un vrai, vrai problème
00:20:54parce que l'espace public local,
00:20:57en règle générale,
00:20:58est fondé sur la presse quotidienne régionale.
00:21:00Les personnes âgées
00:21:01la lisent.
00:21:02Les jeunes,
00:21:03beaucoup moins.
00:21:04Et donc,
00:21:04en effet,
00:21:05les Français connaissent
00:21:06de moins en moins
00:21:07l'étiquette de leur maire.
00:21:08Mais ils connaissent souvent
00:21:09de moins en moins
00:21:09le nom de leur maire.
00:21:10Et donc,
00:21:11pour beaucoup de jeunes,
00:21:12le nom du maire,
00:21:13encore plus son étiquette,
00:21:14sont inconnues.
00:21:15Si vous n'avez pas
00:21:16l'étiquette du parti,
00:21:17eh bien,
00:21:17à ce moment-là,
00:21:18comment arriver
00:21:18à faire percoler
00:21:20le pourquoi de l'élection
00:21:21chez beaucoup
00:21:22de nouveaux électeurs,
00:21:23chez beaucoup de jeunes,
00:21:24chez beaucoup d'actifs.
00:21:26Donc,
00:21:26le poids de l'étiquette,
00:21:27il peut être problématique
00:21:28pour certains,
00:21:29mais pour d'autres,
00:21:29malgré tout,
00:21:30il faut s'y accrocher.
00:21:32Je dirais,
00:21:33le constat là-dessus
00:21:34n'est pas complètement monocolore.
00:21:35Annabelle Roger.
00:21:36Il y a une étiquette
00:21:38qui commence à poindre
00:21:39un petit peu
00:21:41au niveau des municipales.
00:21:42C'est l'étiquette
00:21:43des listes citoyennes.
00:21:44il y en a de plus en plus.
00:21:47En 2020,
00:21:48il y avait 68 listes,
00:21:49je crois,
00:21:49citoyennes.
00:21:50Alors,
00:21:50les listes citoyennes,
00:21:50elles sont de gauche.
00:21:51On ne va pas se mentir non plus.
00:21:52Elles sont souvent soutenues.
00:21:53Mais il y a 68 municipalités
00:21:56qui sont gérées
00:21:57par des listes citoyennes.
00:21:58Il y en a plus de 600
00:21:59qui se présentent
00:22:00sur ces municipales-là.
00:22:01C'est plus que les listes
00:22:02rassemblements nationales.
00:22:04Donc,
00:22:05je trouve que c'est quelque chose
00:22:06de plutôt positif
00:22:07qui montre...
00:22:07Plutôt dans des villes moyennes ?
00:22:09Quel type de...
00:22:09Plutôt dans des petites communes ?
00:22:11Plutôt dans des villes moyennes
00:22:13ou grosses communes ?
00:22:14Et je trouve que ça...
00:22:15Je le vois vraiment
00:22:16de manière positive.
00:22:17C'est-à-dire que l'engagement
00:22:18existe encore.
00:22:20Lou Frittel,
00:22:20vous avez suivi, je crois,
00:22:21la campagne de Laure Lavalette
00:22:23à Toulon.
00:22:24Comment expliquer
00:22:24qu'elle n'affiche pas
00:22:25la couleur du Rassemblement national ?
00:22:27Est-ce que c'est parce qu'elle est
00:22:28suffisamment connue
00:22:29sur son propre nom ?
00:22:30À quoi ça tient ?
00:22:31Alors, justement,
00:22:31je pense que vraiment
00:22:32le cas du RN est particulier
00:22:34pour rebondir sur ce que disait
00:22:35Benjamin tout à l'heure.
00:22:36Il est vrai que, par exemple,
00:22:37pendant les dernières législatives,
00:22:39l'étiquette était très importante,
00:22:41en tout cas pour le RN.
00:22:42Mais quand il s'agissait,
00:22:43par exemple, de la Macronie,
00:22:44surtout, l'objectif,
00:22:45c'était de ne pas avoir
00:22:46Emmanuel Macron sur son tract.
00:22:48En l'occurrence,
00:22:49pour ces municipales,
00:22:50c'est le même genre de problème.
00:22:51Le RN, lui,
00:22:52n'a pas besoin d'avoir son logo
00:22:55pour obtenir de nouveaux électeurs.
00:22:57En revanche,
00:22:57il a besoin de ne pas l'avoir
00:22:59pour avoir de nouveaux types
00:23:00de colistiers.
00:23:02Et en fait,
00:23:02Laure Lavalette,
00:23:03elle fait quelque chose
00:23:03qui a été fait par d'autres avant elle.
00:23:05Je pense, par exemple,
00:23:06à Louis Alliot à Perpignan,
00:23:08mais qui est aussi fait
00:23:09par Éric Ciotti à Nice,
00:23:10qui est fait aussi
00:23:11par Sarah Knafo à Paris.
00:23:12C'est de ne pas avoir
00:23:14d'étiquette officielle
00:23:16pour attirer à eux
00:23:17des colistiers
00:23:18venus de la société civile.
00:23:20Typiquement,
00:23:20Laure Lavalette,
00:23:21elle a Miss Var
00:23:23sur sa liste.
00:23:24Elle a un DJ aussi,
00:23:25je crois.
00:23:25Tout à fait.
00:23:26Et elle a aussi
00:23:27un représentant
00:23:28d'écologie au centre.
00:23:29Écologie au centre
00:23:30qui soutient d'ailleurs
00:23:31Éric Ciotti à Nice.
00:23:32Éric Ciotti,
00:23:33il a le patron
00:23:34de la caserne
00:23:35des pompiers de Nice.
00:23:37Vous avez,
00:23:38Sarah Knafo,
00:23:39elle a Coxie
00:23:40qui est une chanteuse
00:23:41des années 2000.
00:23:42Et en fait,
00:23:44ces candidatures,
00:23:45même si elles ont
00:23:47un tropisme
00:23:48pour le Rassemblement national,
00:23:49elles ne se seraient pas prononcées,
00:23:50elles n'auraient pas
00:23:51rejoint ces listes
00:23:52aussi pour des questions
00:23:54de réputation.
00:23:56Réputation,
00:23:56c'est très important.
00:23:58Il faut bien comprendre
00:23:59aussi que Marine Le Pen
00:24:00elle-même,
00:24:00elle n'avait pas l'étiquette,
00:24:01elle s'était retirée
00:24:03de ses fonctions
00:24:04au sein du parti
00:24:05lors de la dernière présidentielle
00:24:06parce qu'il y a cette idée
00:24:07de je suis RN
00:24:08mais j'essaie de rassembler
00:24:09plus loin.
00:24:10C'est un truc très cinquième.
00:24:12Si on prend un peu de hauteur
00:24:13et qu'on analyse
00:24:14les enjeux au niveau national
00:24:15pour le RN
00:24:16sur ces municipales,
00:24:18on sait que c'est
00:24:18de s'implanter localement
00:24:19parce qu'ils le sont très peu.
00:24:21Est-ce que ça passe
00:24:22par des fusions de listes
00:24:24entre des candidats RN
00:24:25et des candidats de droite
00:24:27dans l'entre-deux-tours
00:24:28selon vous ?
00:24:28En tout cas,
00:24:29c'est quelque chose
00:24:29qu'a proposé Jordan Bardet.
00:24:31Mais ça va se faire
00:24:32selon vous ?
00:24:33Le problème,
00:24:34c'est qu'avec LR,
00:24:35vous avez une direction centrale
00:24:36qui ne donne pas vraiment
00:24:39de ligne.
00:24:39D'ailleurs,
00:24:40ça a été un sujet.
00:24:41Je veux dire,
00:24:41par exemple,
00:24:41vous avez Bourg-en-Bresse,
00:24:43c'est une liste,
00:24:44la liste de droite
00:24:45qui n'est pas horizon,
00:24:46c'est une liste reconquête
00:24:48avec des LR
00:24:49sur cette liste
00:24:49qui n'ont pas été exclus
00:24:50de LR.
00:24:52Il y a vraiment une...
00:24:54Comment dire ?
00:24:55Ça navigue un peu à vue.
00:24:56C'est quand même très flou.
00:24:58Donc,
00:24:58sans doute que ça se fera
00:24:59au niveau local
00:25:00et c'est plutôt arrangeant
00:25:02pour LR
00:25:02parce qu'effectivement,
00:25:03il y a 35 000 élections,
00:25:05vous ne pouvez pas
00:25:05aller mettre vos yeux
00:25:07et vos oreilles
00:25:08sur chaque partie
00:25:09du territoire.
00:25:10Donc,
00:25:11d'une certaine façon,
00:25:11vous pouvez vous protéger
00:25:12derrière ça
00:25:13et derrière aussi
00:25:14une posture
00:25:15qui est propre à LR,
00:25:16c'est nous sommes
00:25:17le parti
00:25:18des candidats,
00:25:19des locaux,
00:25:20des élus locaux
00:25:21donc on leur laisse
00:25:22une certaine individualité.
00:25:23Ça pourra rentrer
00:25:24dans ce récit-là.
00:25:24En revanche,
00:25:26ce qui est sûr,
00:25:27c'est que vous aurez
00:25:27des listes
00:25:28sans étiquette
00:25:29mais avec
00:25:31DLR,
00:25:31DRN
00:25:32mais aussi
00:25:32des gens de la gauche
00:25:33dans certaines communes
00:25:35déjà monolithes
00:25:36mais surtout
00:25:36dans des régions du Nord.
00:25:37Et là,
00:25:38pour le coup,
00:25:38c'est la partie
00:25:39qu'on entend moins
00:25:39sur le RN.
00:25:40Le RN,
00:25:41c'est un parti
00:25:41qui se dit
00:25:41ni de droite
00:25:42ni de gauche.
00:25:43Donc,
00:25:43ne pas parler du Dion
00:25:44des droites,
00:25:44laisser Jordan Bardella
00:25:45sinon en tout cas
00:25:46en parler,
00:25:46mais que Marine Le Pen
00:25:47n'en parle pas,
00:25:48c'est à dessein.
00:25:49C'est parce que
00:25:49quand vous allez dans le Nord,
00:25:51effectivement,
00:25:51à Lens
00:25:52ou dans toutes ces communes,
00:25:53il ne faut pas parler
00:25:54du nom des droites
00:25:55déjà parce que la droite
00:25:56n'existe plus
00:25:56et puis en plus
00:25:56surtout parce que
00:25:57vous continuez
00:25:58à ratisser le terrain
00:26:00sur des anciens socialistes,
00:26:01des anciens communistes
00:26:02et ça fonctionne encore.
00:26:04Bertrand Perrier,
00:26:04Oui,
00:26:04il y a une situation
00:26:05tout à fait particulière
00:26:06me semble-t-il
00:26:06à l'extrême droite,
00:26:07c'est Paris
00:26:09où la candidate
00:26:10Sarah Knafo
00:26:11a mangé
00:26:12le candidat RN
00:26:13de façon
00:26:15quasiment totale
00:26:16puisque les élections
00:26:17sont à 5%
00:26:18contre 12%
00:26:19pour Sarah Knafo.
00:26:20Il était à 7%,
00:26:21peut-être qu'il allait faire 10%,
00:26:23mais il a pris 2-3%.
00:26:25Ce qui est fou,
00:26:25c'est que Sarah Knafo,
00:26:26en fait,
00:26:26quand on regarde son électorat,
00:26:28il est quand même plus bourgeois
00:26:29que celui de Thierry Mariani.
00:26:30Elle mange aussi
00:26:31sur Rachida Dati,
00:26:33mais elle a un électorat
00:26:34beaucoup plus
00:26:36d'agglomération
00:26:37que le RN
00:26:38qui a toujours eu
00:26:39énormément de mal
00:26:39à rentrer dans les agglomérations
00:26:41et d'ailleurs,
00:26:41c'est un des enjeux
00:26:42de ce scrutin,
00:26:43c'est réussir
00:26:43à rentrer à nouveau
00:26:45dans des conseils municipaux
00:26:47d'agglomération,
00:26:48avoir de nouvelles villes.
00:26:49Il parlait de Lime
00:26:50à une époque,
00:26:50aujourd'hui,
00:26:51c'est un peu plus compliqué
00:26:52quand même.
00:26:53Mais vous en aurez,
00:26:54vous aurez en tout cas
00:26:54sans doute
00:26:57Cagnes-sur-Mer.
00:26:58Peut-être Lens,
00:26:59je lisais.
00:26:59Peut-être Lens.
00:27:01Ça va être dur à Avignon,
00:27:03mais il y a quand même
00:27:03un sujet.
00:27:05Il peut y avoir
00:27:05quelques victoires
00:27:06et puis surtout,
00:27:07effectivement,
00:27:08avoir le plus
00:27:08d'élus municipaux possibles
00:27:10pour avoir un groupe
00:27:11au Sénat
00:27:12et pour avoir facilement
00:27:14des paraphs
00:27:14à la présidentielle
00:27:15parce que la dernière fois
00:27:16aux dernières municipales,
00:27:17ils ont perdu des élus
00:27:19et en plus,
00:27:20ils ont eu la candidature
00:27:20d'Éric Zemmour en face
00:27:21en 2022,
00:27:22ce qui fait qu'ils ont eu peur
00:27:23à Mandelé
00:27:24de ne pas les avoir,
00:27:24ces précieux paraphs.
00:27:26Christelle Crappelet,
00:27:27sur cette question
00:27:28qui va se poser dimanche
00:27:29de fusionner ou pas
00:27:30des listes
00:27:31entre la droite
00:27:32et le RN,
00:27:33ils en pensent quoi
00:27:33les électeurs de droite ?
00:27:34Alors,
00:27:35quand on interroge
00:27:35les sympathisants
00:27:36de droite
00:27:37ou d'extrême droite
00:27:38sur ce sujet-là,
00:27:39le rejet absolu
00:27:40de l'Alliance
00:27:41est assez minoritaire,
00:27:42il est inférieur à 20%.
00:27:44Il n'y a pas
00:27:44de position de principe.
00:27:46J'ai envie de dire,
00:27:46après,
00:27:47ce sera un peu
00:27:47au cas par cas
00:27:48en fonction
00:27:48de la configuration.
00:27:49Si c'est pour ne pas
00:27:50faire élire
00:27:51quelqu'un de gauche
00:27:52a fortiori LFI
00:27:53qui est devenu
00:27:53un repoussoir absolu
00:27:54pour cet électorat,
00:27:56ça peut être envisagé
00:27:57par une partie
00:27:57des électeurs.
00:27:58Mais ça veut dire
00:27:59que l'union des droites
00:28:00ne se fait pas
00:28:02du côté de l'appareil
00:28:03politique de la droite,
00:28:04mais c'est un peu fait
00:28:05dans la tête
00:28:05des électeurs de droite ?
00:28:06On a effectivement
00:28:07cette idée
00:28:08qui progresse
00:28:09quand vous regardez
00:28:09les sympathisants LR,
00:28:10ils sont quand même
00:28:11de plus en plus ouverts
00:28:12à cette idée-là.
00:28:13Alors,
00:28:13pas tous,
00:28:14vous en avez certains
00:28:15qui le rejettent absolument,
00:28:17mais effectivement,
00:28:18c'est une petite musique
00:28:18qui commence à se faire entendre
00:28:20auprès de ces sympathisants-là.
00:28:22Benjamin Morel,
00:28:23ça veut dire quoi ?
00:28:23Que la droite
00:28:24joue à la fois
00:28:24dans ce scrutin
00:28:25son implantation locale
00:28:27et peut-être aussi
00:28:28son identité
00:28:29au risque d'imploser ?
00:28:30Est-ce que ça peut aller jusque-là ?
00:28:32Elle joue assez peu
00:28:33son implantation locale
00:28:34parce que les deux grands vainqueurs
00:28:35de la soirée
00:28:36de dimanche prochain
00:28:37et dimanche d'après,
00:28:38ce sera encore probablement
00:28:39les vieux partis,
00:28:39LR,
00:28:40le PS.
00:28:40Il ne va pas y avoir
00:28:41de grandes révolutions
00:28:42et le RN aura peut-être
00:28:43quelques villes,
00:28:44comme la dernière fois
00:28:44les écolos.
00:28:45Ça ne va pas non plus
00:28:46être un raz-de-marée.
00:28:46En revanche,
00:28:47se joue en effet
00:28:48une question d'identité
00:28:49et je dirais d'autonomie
00:28:50du personnel politique local.
00:28:52Prenez la position du Sénat
00:28:53ou la position récente
00:28:54de Gérard Larcher,
00:28:55très dure sur cette exclusion.
00:28:56Le Sénat peut se le permettre
00:28:58parce qu'en réalité,
00:28:59jusqu'à présent,
00:29:00les sénateurs sont élus
00:29:01par des élus locaux
00:29:02qui n'avaient aucun,
00:29:03aucun intérêt
00:29:05à faire alliance
00:29:05avec le RN.
00:29:06Si demain,
00:29:07en effet,
00:29:08il y a des listes communes
00:29:09LR,
00:29:11RN,
00:29:11si jamais demain,
00:29:12il y a des maires
00:29:13dont la majorité
00:29:13dépend d'élus proches du RN.
00:29:15Ça veut dire quoi ?
00:29:16Ça veut dire que potentiellement,
00:29:17un,
00:29:17il y a un groupe au Sénat
00:29:19qui sera un groupe RN,
00:29:20mais ce n'est peut-être
00:29:20pas la révolution principale.
00:29:22Ça veut dire que demain,
00:29:23si jamais le Sénat
00:29:24prend des positions trop fortes,
00:29:25par exemple,
00:29:25sur des sujets
00:29:27alors que Jordan Bardella
00:29:29ou Marine Le Pen
00:29:29est à l'Élysée,
00:29:30ça veut dire que les sénateurs
00:29:31vont avoir des coups de fil
00:29:32de leurs grands électeurs,
00:29:33vont avoir des coups de fil
00:29:34des maires en disant
00:29:35arrête de déconner là
00:29:36parce que tu es en train
00:29:37de déstabiliser
00:29:38ma majorité municipale.
00:29:40Cette porosité-là,
00:29:41elle entraîne ensuite
00:29:43un effet,
00:29:44je dirais,
00:29:44de rapprochement nécessaire
00:29:46de LR vis-à-vis du RN.
00:29:48C'est ça que joue le RN
00:29:49aussi sur le terrain,
00:29:50c'est créer une porosité,
00:29:52créer une dépendance
00:29:53d'une partie des élus locaux
00:29:55à justement cette présence
00:29:57du RN dans les conseils municipaux.
00:29:58Annabelle Roger,
00:29:59on a très peu parlé
00:30:00des macronistes
00:30:01dans cette campagne
00:30:02des municipales,
00:30:03pourquoi ils ont présenté
00:30:04assez peu de candidats ?
00:30:05Pourquoi ?
00:30:08Pourquoi ?
00:30:08Parce que je pense
00:30:10qu'ils n'en avaient pas
00:30:11vraiment à présenter.
00:30:13Je dis aujourd'hui,
00:30:13le macronisme,
00:30:14c'est quoi ?
00:30:14s'est divisé
00:30:15en plusieurs groupes.
00:30:18C'est OK,
00:30:19le macronisme,
00:30:20oui,
00:30:20Edouard Philippe,
00:30:21on peut le considérer
00:30:21au Havre,
00:30:23mais ils n'ont jamais eu
00:30:24cette implantation locale,
00:30:25les macronistes.
00:30:26Emmanuel Macron
00:30:26n'a jamais été élu,
00:30:28donc il n'a pas,
00:30:30je pense qu'il n'a vraiment
00:30:31pas vu l'importance
00:30:32de s'implanter localement.
00:30:34Donc finalement,
00:30:36ce centre,
00:30:37ce bloc central,
00:30:38aujourd'hui,
00:30:39c'est un parti
00:30:40de grandes villes,
00:30:41c'est un parti
00:30:41de grands élus,
00:30:43mais ce ne sont pas
00:30:44des gens qui vont
00:30:45entre guillemets
00:30:46mettre les mois
00:30:46dans le cambouis
00:30:47des petites communes
00:30:50qui sont les plus
00:30:51nombreuses finalement.
00:30:52Vous frittez,
00:30:52ça ressemble presque
00:30:53à un refus d'obstacle
00:30:54de la part des macronistes,
00:30:55c'est bizarre.
00:30:56Ce qui nous avait été expliqué,
00:30:58c'est qu'il s'était trompé
00:31:01lors des dernières élections
00:31:02en voulant
00:31:03et en prétendant
00:31:04pouvoir avoir
00:31:05de grandes villes
00:31:06et obtenir
00:31:07en tout cas
00:31:08des postes importants
00:31:09dans des municipalités,
00:31:10etc.
00:31:11Là,
00:31:11l'objectif
00:31:12de Gabriel Attal
00:31:14et de ses équipes,
00:31:14manifestement,
00:31:16c'est déjà
00:31:17d'implanter
00:31:17de futurs élus locaux
00:31:20qui seront en capacité
00:31:21plus tard,
00:31:22sur le temps long,
00:31:23de ratisser le terrain,
00:31:24peut-être un jour,
00:31:24de faire perdurer
00:31:25le macronisme
00:31:26petit à petit,
00:31:26en tout cas par étapes.
00:31:28C'est un peu
00:31:29une stratégie de coucou,
00:31:30donc ils se rattachent
00:31:30à des candidats
00:31:32qui sont soutenus
00:31:33par d'autres forces politiques
00:31:34ou qui sont carrément
00:31:35issus de la société civile.
00:31:36Je pense par exemple
00:31:36à Jean-Michel Aulas.
00:31:37C'est une stratégie
00:31:38assez peu ambitieuse,
00:31:41mais qui pour eux
00:31:42est plus pérenne
00:31:44sur le long terme,
00:31:45au contraire
00:31:45de la grande ambition
00:31:46de la dernière fois
00:31:47qui avait été
00:31:48un échec complet.
00:31:49Si je peux compléter,
00:31:50c'est un petit peu
00:31:50ce qu'ils avaient déjà dit
00:31:51il y a six ans,
00:31:52qu'ils n'ont pas mis
00:31:54vraiment finalement
00:31:55en place.
00:31:56Et qu'est-ce qu'on voit
00:31:57Gabriel Attal le premier ?
00:31:58Qu'est-ce qu'il fait
00:31:59Gabriel Attal
00:31:59après avoir été
00:32:01six ans
00:32:01dans l'opposition
00:32:02dans sa commune ?
00:32:03Il rejoint le maire sortant.
00:32:05Et le maire sortant
00:32:06est de centre droit.
00:32:07Donc voilà,
00:32:07ils s'agglomèrent finalement
00:32:09très souvent
00:32:10au centre droit.
00:32:10Et là en plus
00:32:11vous n'avez même pas
00:32:11de candidature flamboyante.
00:32:13Vous n'avez pas
00:32:14de candidature flamboyante,
00:32:15c'est quand même fou.
00:32:15Il y a une ville seulement,
00:32:16c'est Annecy
00:32:17avec Antoine Armand
00:32:18qui pourrait effectivement
00:32:19tomber,
00:32:20qui est ancien
00:32:20éphémère ministre
00:32:21de l'économie
00:32:22et des finances.
00:32:23Bertrand Perrier,
00:32:23vous vouliez...
00:32:24Juste pour revenir
00:32:25un peu à droite,
00:32:26on n'a pas évoqué
00:32:27l'UDR,
00:32:27mais ce n'est pas
00:32:28inintéressant tout de même
00:32:29puisque si Éric Ciotti
00:32:30est élu maire de Nice,
00:32:32il perdra
00:32:33son mandat parlementaire
00:32:34et il faudra trouver
00:32:35un nouveau président du groupe,
00:32:37UDR à l'Assemblée nationale
00:32:39et ça va être aussi intéressant
00:32:40de voir qui sera choisi
00:32:41dans la perspective.
00:32:43On imagine Charles à l'oncle
00:32:44mais bon,
00:32:45il peut y avoir
00:32:46quelques...
00:32:47Ça peut tanguer aussi.
00:32:49On va s'intéresser
00:32:49à la gauche à présent,
00:32:50on évoquait l'enjeu
00:32:51des fusions de listes
00:32:52entre la droite et le RN
00:32:53et bien c'est une question
00:32:54qui a aussi été au cœur
00:32:56de cette campagne à gauche
00:32:58et qui va se poser
00:32:59très concrètement
00:33:00dès dimanche soir
00:33:01dans plusieurs villes.
00:33:02Alors on a choisi
00:33:03de s'arrêter sur la ville
00:33:03de Roubaix dans le nord
00:33:04qui est une des grandes villes
00:33:06que LFI espère remporter.
00:33:08C'est un reportage
00:33:09de Marion Becker
00:33:10avec Hélène Banduelle,
00:33:11Pierre-Yves de Henin
00:33:12qui est Raphaël Lisambard.
00:33:16Bonjour,
00:33:17bonne direction.
00:33:18C'est en fanfare
00:33:19qu'Alexandre Garcin
00:33:21tracte sur le marché.
00:33:22On a décidé de faire venir
00:33:24la fanfare
00:33:24parce qu'on va mettre
00:33:25des fanfares
00:33:25dans tous les quartiers.
00:33:28Le candidat de droite
00:33:29est maire par intérim
00:33:30depuis trois mois
00:33:31et la condamnation
00:33:32pour escroquerie
00:33:33de son prédécesseur
00:33:34Guillaume Delbar.
00:33:36Au détour de son programme,
00:33:37il cible son adversaire LFI.
00:33:40On a aussi beaucoup
00:33:40de projets qui sont
00:33:41dans les tuyaux,
00:33:42la rénovation urbaine,
00:33:43le tramway.
00:33:44Pareil, ici c'est Guiraud,
00:33:46tous les robinets
00:33:47vont se fermer.
00:33:47Au niveau de la métropole,
00:33:49on va devenir
00:33:50la ville ostracisée.
00:33:51Ce n'est pas le but.
00:33:52Ça va ?
00:33:53Vous allez bien ?
00:33:53Ça va, merci et vous ?
00:33:54Tout va bien ?
00:33:55David Guiraud, justement,
00:33:58porté par sa notoriété
00:33:59et son mandat de député,
00:34:01arpente la ville
00:34:02sans relâche.
00:34:03Il faut les réveiller alors.
00:34:0615 et 22 mars,
00:34:06il faut les prendre,
00:34:07il faut les sortir du lit.
00:34:08Et compte faire basculer
00:34:10Roubaix
00:34:10et diriger par la droite
00:34:12depuis dix ans.
00:34:13On n'est pas un lieu
00:34:13d'expérimentation,
00:34:14on n'est pas des souris
00:34:15de laboratoire.
00:34:16Par contre, moi je le dis,
00:34:17quand je dis
00:34:18les 15 et 22 mars,
00:34:19c'est pas juste
00:34:20une élection municipale
00:34:21mais le retour
00:34:21de toute une ville
00:34:22sur la scène nationale,
00:34:23c'est aussi que j'estime
00:34:23que Roubaix doit reprendre
00:34:25sa place dans le débat national.
00:34:27En tant que ville
00:34:27la plus pauvre,
00:34:28en tant que ville
00:34:28où effectivement,
00:34:29il y a une population
00:34:30aussi composée
00:34:31de compatriotes musulmans
00:34:32quand on a marre
00:34:33de se faire attaquer
00:34:34en permanence.
00:34:34Le député est en tête
00:34:36des sondages
00:34:37malgré une autre liste
00:34:38de gauche
00:34:39menée par Karima Brouni.
00:34:40Moi je veux que ça bouge
00:34:41un peu.
00:34:42On va faire bouger
00:34:44les choses.
00:34:45Depuis 2020,
00:34:47les socialistes,
00:34:48les communistes
00:34:48et les écologistes
00:34:49ont fait alliance
00:34:50et ne comptent pas
00:34:51se ranger derrière
00:34:52l'insoumis.
00:34:53Dans tous les cas,
00:34:55je pense que
00:34:56ce qui est délétère
00:34:57pour la démocratie,
00:34:58c'est d'avoir
00:35:00des arrangements
00:35:00après le vote.
00:35:02C'est ça qui est délétère.
00:35:03Nous on voulait
00:35:04et on l'a fait en 2020.
00:35:05On était rassemblés
00:35:06sous la même bannière.
00:35:08LFI n'était pas
00:35:09avec nous en 2020
00:35:09autour de table.
00:35:11Au deuxième tour,
00:35:11on les a invités.
00:35:12Ils n'ont pas voulu.
00:35:13Ils ont même fait
00:35:14la campagne de Guillaume Delbar.
00:35:15Là, nous,
00:35:16on est restés
00:35:16dans la même formule
00:35:18que 2020.
00:35:19Certains veulent croire
00:35:20à une union
00:35:21de la droite
00:35:21et de la gauche
00:35:22à l'image du président
00:35:23des Hauts-de-France,
00:35:24Xavier Bertrand,
00:35:25qui veut tout faire
00:35:26pour qu'il n'y ait
00:35:27qu'une seule liste
00:35:28face à LFI
00:35:29au deuxième tour.
00:35:31Bonjour madame.
00:35:32La candidate
00:35:33du Rassemblement National,
00:35:35Céline Saïa,
00:35:36pourrait-elle aussi
00:35:36se maintenir au second tour ?
00:35:38Nous, on veut
00:35:39vachement axer
00:35:39sur la sécurité
00:35:40pour améliorer
00:35:42le quotidien des gens
00:35:43via la police municipale.
00:35:45On veut essayer
00:35:45de lutter
00:35:46contre les trafics de drogue.
00:35:48Je sais, parce qu'on observe.
00:35:51J'imagine qu'à l'Homelé,
00:35:52vous avez quand même
00:35:52dû assister.
00:35:55Le grand gagnant
00:35:56de ce scrutin
00:35:57pourrait être
00:35:58une nouvelle fois
00:35:58à l'abstention.
00:36:00En 2020,
00:36:01plus de 77%
00:36:02des Roubaisiens
00:36:03s'étaient abstenus.
00:36:05Les autres candidats
00:36:06à Roubaix
00:36:06sont Nassim Zeglach
00:36:08et Françoise Delbar.
00:36:10Lou Frittel,
00:36:11le cadre Roubaix
00:36:12va être intéressant
00:36:13à suivre dimanche soir
00:36:14parce qu'il est possible
00:36:15que la seule liste
00:36:16en mesure de battre
00:36:17celle de la France insoumise
00:36:18de David Guiraud
00:36:19soit celle qui est portée
00:36:20par le candidat
00:36:21d'union des gauches.
00:36:22On a tous entendu
00:36:23cette consigne à droite
00:36:24de tout sauf LFI.
00:36:26Est-ce que la droite
00:36:26pourrait appeler
00:36:27à voter pour une liste
00:36:27de gauche contre LFI ?
00:36:29Ça va être intéressant
00:36:30de voir s'ils renvoient
00:36:32dos à dos
00:36:33deux types de gauche
00:36:34et s'ils considèrent
00:36:35que la gauche hors LFI
00:36:37surfe aussi
00:36:38sur l'identité
00:36:39et le communautarisme.
00:36:41En l'occurrence,
00:36:42moi, j'imaginerais bien
00:36:43les représentants
00:36:44de ma droite
00:36:45dire à titre individuel
00:36:46je ferai barrage
00:36:47pour s'acheter une vertu
00:36:48mine de rien
00:36:50et dire en revanche
00:36:52liberté de vote.
00:36:53Mais si vous avez
00:36:53le RN qui se maintient,
00:36:55là, ça va être
00:36:56un cas de conscience
00:36:56pour LR.
00:36:58On va surveiller ça de près.
00:37:00Christelle Crappelet,
00:37:00vous avez sondé
00:37:01les électeurs
00:37:02sur cette ligne
00:37:02du tout sauf LFI.
00:37:04Quelle est l'image
00:37:04d'LFI
00:37:05dans les autres électorats ?
00:37:07L'image d'LFI
00:37:08s'est considérablement dégradée
00:37:09et aujourd'hui
00:37:10quand même très mauvaise.
00:37:11Vous avez plus de 8 Français
00:37:12sur 10
00:37:12qui ont une mauvaise image
00:37:13du parti.
00:37:14C'est la même chose
00:37:15aussi pour Jean-Luc Mélenchon.
00:37:17Alors, auprès des sympathisants
00:37:19de droite,
00:37:19d'extrême droite,
00:37:20cette image,
00:37:20elle est extrêmement négative.
00:37:22J'ai envie de dire
00:37:22que c'est assez logique.
00:37:23Mais quand vous regardez
00:37:24aussi auprès des sympathisants
00:37:25de gauche,
00:37:26notamment les sympathisants
00:37:27PS,
00:37:27ils sont aussi très nombreux
00:37:28finalement à avoir
00:37:30une mauvaise opinion
00:37:31de LFI
00:37:31et à considérer ce parti
00:37:33comme quelque chose
00:37:34d'un peu repoussoir aussi.
00:37:36Et même chez les sympathisants
00:37:37ELV,
00:37:38les écologistes maintenant
00:37:40ou communistes,
00:37:41c'est moins fort.
00:37:42Mais vous avez aussi
00:37:42une partie d'entre eux
00:37:43qui ne sont pas très à l'aise
00:37:45avec toutes les orientations
00:37:46de LFI
00:37:47et les dérapages
00:37:48de Jean-Luc Mélenchon
00:37:49et qui ont eux aussi
00:37:50une image un peu négative
00:37:52du parti.
00:37:52Benjamin Morel,
00:37:53sur la stratégie
00:37:54d'ELFI
00:37:54pour ces municipales,
00:37:56ils ont décidé
00:37:56de se présenter
00:37:57dans toutes les villes
00:37:58moyennes,
00:37:58toutes les grandes villes,
00:38:00toutes les villes de banlieue,
00:38:01là où se concentrent
00:38:02leur électorat.
00:38:03Est-ce que ça peut être payant ?
00:38:04Tout dépend de ce qu'ils cherchent
00:38:06en réalité.
00:38:06C'est-à-dire qu'on a parlé
00:38:07du RN tout à l'heure,
00:38:08la stratégie du RN,
00:38:09on l'a dit,
00:38:09c'est de s'implanter,
00:38:10c'est de construire dans le temps,
00:38:11potentiellement,
00:38:12de jouer l'union des droits
00:38:13sur le terrain.
00:38:13C'est très différent de la FI.
00:38:15Pour la France insoumise,
00:38:16la principale stratégie
00:38:17aujourd'hui,
00:38:17c'est quand même essentiellement
00:38:19de faire un croche-pâte
00:38:19aux partis socialistes
00:38:20dans beaucoup de villes
00:38:21pour dire,
00:38:22regardez,
00:38:23la gauche des Unis,
00:38:24la gauche qui ne veut pas de nous,
00:38:25c'est une gauche qui perd
00:38:26et peut-être Paris,
00:38:29Nantes,
00:38:30etc.,
00:38:30étant tombée
00:38:31à cause d'une division
00:38:32de la gauche.
00:38:33Voyez bien qu'en 2027,
00:38:34si nous ne sommes pas unis,
00:38:35sous-entendu derrière
00:38:36la belle bannière
00:38:37de Jean-Luc Mélenchon,
00:38:38la gauche ne peut aller
00:38:39que dans le mur
00:38:39et derrière,
00:38:40c'est le RN qui gagnerait.
00:38:41Donc,
00:38:42c'est une stratégie
00:38:42beaucoup plus nationale
00:38:43et c'est une stratégie
00:38:44beaucoup plus pré-présidentielle,
00:38:46beaucoup moins une stratégie
00:38:47d'implantation locale,
00:38:48ce qui fait qu'au fond,
00:38:50si des listes sont maintenues,
00:38:52si des listes,
00:38:52éventuellement,
00:38:54vont jusqu'au bout,
00:38:54même si elles ne font que 10,
00:38:56c'est loin d'être
00:38:56très très grave
00:38:57pour les Insoumis.
00:38:58L'objectif,
00:38:58encore une fois,
00:39:00c'est 2027,
00:39:01ce n'est pas 2026.
00:39:02Annabelle Roger,
00:39:03il y a des questions
00:39:04qui vont se poser
00:39:05dès dimanche soir
00:39:06du côté du Parti Socialiste
00:39:08sur ces fusions techniques
00:39:09d'entre-deux-tours
00:39:10que Jean-Luc Mélenchon
00:39:12propose au Parti Socialiste,
00:39:13c'est-à-dire,
00:39:13on ne partage pas
00:39:14le même programme,
00:39:15mais bon,
00:39:16on peut quand même
00:39:16se rassembler
00:39:17sur la même liste.
00:39:18Ça va être un problème.
00:39:20Ça va être un problème.
00:39:21On a vu Raphaël Glucksmann
00:39:22hier en meeting
00:39:23appeler très clairement
00:39:24à rompre définitivement
00:39:25avec Jean-Luc Mélenchon
00:39:26et on voit Olivier Faure
00:39:26et il ne répond pas vraiment.
00:39:29J'ai envie de comparer
00:39:30un petit peu
00:39:31la situation des socialistes
00:39:33avec la situation des LR
00:39:34et que j'imagine
00:39:35que ce sera la même chose.
00:39:36On va faire du cas par cas
00:39:38à bas bruit
00:39:39le plus possible
00:39:41parce qu'effectivement,
00:39:42ils sont d'autant plus gênés
00:39:43parce que l'image
00:39:44de l'EFI
00:39:45s'est tellement cassée la figure
00:39:46ces dernières semaines
00:39:47et ces derniers mois
00:39:48que c'est compliqué aujourd'hui
00:39:50et que ça se fera
00:39:51sans doute
00:39:52et en catimini
00:39:54le plus possible.
00:39:54ça va être très intéressant
00:39:55à regarder.
00:39:57La question aussi
00:39:57c'est encore une fois Paris.
00:39:59Qu'est-ce qui se passe
00:40:00si Sofia Chikirou
00:40:01fait plus ou moins
00:40:01de 10% ?
00:40:03Est-ce que Emmanuel Grégoire
00:40:04fusionne ?
00:40:05Est-ce que chacun reste
00:40:06chez soi ?
00:40:06Ça va être un signal
00:40:07très important.
00:40:08On n'est vraiment
00:40:09à pas grand-chose
00:40:10sur plus 10,
00:40:11moins de 10
00:40:11et ça peut être
00:40:12absolument décive.
00:40:13On peut avoir quand même
00:40:14cette fameuse quinquangulaire
00:40:15parce qu'on a évoqué
00:40:16les macronistes
00:40:17mais la question
00:40:18du refus
00:40:19du cavalier seul
00:40:20de Bournazel
00:40:21qui n'arrive pas
00:40:23à avaler
00:40:24la consigne
00:40:25d'Edouard Philippe
00:40:26de retrait.
00:40:28Sur Paris
00:40:29il y a plein de listes
00:40:30comme ça
00:40:30qui sont vraiment
00:40:31à quelques cheveux
00:40:33de plus ou moins
00:40:34de 10
00:40:34notamment Chikirou.
00:40:35Marseille aussi.
00:40:36Et Marseille pareil
00:40:37oui bien sûr.
00:40:38Cette entre-deux-tours
00:40:39s'annonce passionnante.
00:40:40Une candidate de la droite
00:40:40qui s'effondre
00:40:41de plus en plus
00:40:42et la gauche
00:40:43qui est...
00:40:43À force de faire travailler
00:40:44famille Patrie
00:40:44Mardy Vassal
00:40:45ne peut pas non plus
00:40:46prétendre à autre chose.
00:40:47Il y a effectivement
00:40:47ce côté aussi
00:40:48où on ne respecte
00:40:51plus le parti
00:40:52finalement.
00:40:53Pierre-Ybourg-Nazel
00:40:54il a énormément de mal
00:40:54vous avez raison.
00:40:56LR
00:40:57comme il y a
00:40:58des consignes
00:40:59contre consignes
00:40:59on ne sait pas
00:41:00chez les socialistes
00:41:01et je trouve que ça
00:41:02montre une certaine
00:41:03déliquescence.
00:41:04Il y a des cavaliers seuls.
00:41:05Ça revient à la question
00:41:06des étiquettes aussi.
00:41:08Et la question de l'électorat
00:41:09si on regarde le PS
00:41:10comment il se positionne
00:41:12l'électorat
00:41:12par rapport à ça ?
00:41:15Où est-ce que le PS
00:41:16a plus à perdre
00:41:16entre tourner le dos
00:41:18définitivement à LFI
00:41:19ou faire ces fameuses
00:41:19fusions techniques
00:41:20au cas par cas ?
00:41:21Alors ils sont très partagés
00:41:22les sympathisants en PS
00:41:23et parmi des sympathisants
00:41:25de gauche on va dire
00:41:25qui quand même
00:41:27valorisent l'union
00:41:28et sont plutôt
00:41:29dans cette démarche-là
00:41:30eux sont plutôt
00:41:31en retrait
00:41:31et notamment vis-à-vis
00:41:33d'LFI
00:41:33je le disais tout à l'heure
00:41:34pour qui ils ont
00:41:35une image
00:41:37assez négative.
00:41:38Ceci dit
00:41:39ce qui peut changer
00:41:40la donne
00:41:40c'est qui il y a en face
00:41:41et ce qui cimente toujours
00:41:43des sympathisants de gauche
00:41:44et y compris
00:41:44des sympathisants PS
00:41:45c'est s'il y a un risque
00:41:46de victoire
00:41:47du Rassemblement National
00:41:49et là
00:41:49tout de suite
00:41:50pour le coup
00:41:50ils peuvent valoriser l'union
00:41:52pour faire barrage
00:41:53ça reste un ciment fort
00:41:54de mobilisation
00:41:54dans l'électorat de gauche.
00:41:56dans l'élément central
00:41:57ça ne va pas tant
00:41:58d'ailleurs être
00:41:59l'électorat PS
00:41:59que l'électorat centriste
00:42:00c'est-à-dire que
00:42:01admettons
00:42:02prenons Paris
00:42:02si jamais
00:42:03Emmanuel Grégoire
00:42:04devait tendre la main
00:42:05à Sofia Chikirou
00:42:06premier si
00:42:07deuxièmement
00:42:07qu'elle dise oui
00:42:08deuxième si
00:42:08déjà c'est très improbable
00:42:10mais admettons que ça arrive
00:42:11l'électorat Bournazel
00:42:12il fait quoi ?
00:42:13il se réfugie chez Dati
00:42:14si vous avez une fusion
00:42:15avec Sébastien Delogu
00:42:16il fait quoi l'électorat
00:42:18de Martine Vassal
00:42:18si elle devait se retirer ?
00:42:20il file probablement
00:42:21pour une grande partie
00:42:22chez Alizio
00:42:22et donc pour cette raison-là
00:42:24la fusion avec l'AFI
00:42:25empêche la gauche
00:42:26d'élargir son socle
00:42:28et ça fondamentalement
00:42:29pour beaucoup de maires
00:42:30surtout dans les grandes villes
00:42:31où ça peut être
00:42:32au touche-touche
00:42:32c'est probablement
00:42:33une forme de dilemme
00:42:35complètement impossible
00:42:35c'est gagner des électeurs
00:42:37pour en perdre ailleurs
00:42:37oui c'est
00:42:39par exemple
00:42:39d'un mot
00:42:40sur ce que vous disiez
00:42:41sur Paris
00:42:42c'est-à-dire effectivement
00:42:43s'il y a besoin
00:42:44d'avoir les voix de Chikirou
00:42:45pour Emmanuel Grégoire
00:42:46du coup effectivement
00:42:47l'Alice Bournazel
00:42:48va plutôt se rapprocher
00:42:50de l'Alice de Dati
00:42:51et Dati a moins besoin
00:42:52de que d'info
00:42:52donc vous avez
00:42:54un jeu de domino
00:42:56soit de la droite
00:42:57vers la gauche
00:42:57soit de la droite
00:42:58de gauche vers la droite
00:42:58qui est absolument passionnant
00:42:59et totalement imprévisible
00:43:00à ce stade
00:43:02on va évoquer à présent
00:43:03le cas des écologistes
00:43:04on en avait beaucoup parlé
00:43:05lors des dernières municipales
00:43:06parce qu'ils ont conquis
00:43:07plusieurs grandes villes
00:43:09des villes
00:43:09qui semblent aujourd'hui
00:43:11menacées
00:43:12reportage à Strasbourg
00:43:13de Stéphanie Despierres
00:43:14et Eva Billion
00:43:19la reine Catherine
00:43:20arpente les marchés
00:43:21à Strasbourg
00:43:22c'est le surnom
00:43:23de Catherine Trottmann
00:43:2475 ans
00:43:26bonjour
00:43:26ça va et vous ?
00:43:28très bien merci
00:43:28maire de 1989
00:43:29à 2001
00:43:30avec une parenthèse
00:43:32ministérielle
00:43:32elle veut reconquérir
00:43:34la ville
00:43:3525 ans après
00:43:36la socialiste
00:43:37mise plus sur sa notoriété
00:43:38personnelle
00:43:39que sur son étiquette
00:43:40ça va ?
00:43:41très bien
00:43:42j'espère que vous allez réussir
00:43:44parce que là
00:43:44il y en a marre
00:43:45et elle est trille
00:43:46Jeanne Barseguian
00:43:47la mère écologiste
00:43:49à laquelle elle était
00:43:50pourtant alliée
00:43:50au tout début du mandat
00:43:52au lieu de s'attacher
00:43:53à rencontrer les gens
00:43:54et à gagner sa légitimité
00:43:56en travaillant avec tout le monde
00:43:57elle a été assez intransigeante
00:44:02et très dogmatique
00:44:04Catherine Trottmann
00:44:05est donnée très largement
00:44:07en tête
00:44:07par tous les sondages
00:44:08alors la sortante
00:44:10Jeanne Barseguian
00:44:10fait la tournée des associations
00:44:12ici un club de tennis
00:44:13pour défendre son bilan
00:44:15On va dire qu'on atteint
00:44:16les 30% de femmes
00:44:18si on prend en compte
00:44:19les adultes, les jeunes
00:44:20On veut encore renforcer
00:44:21notre soutien au sport féminin
00:44:23dans le prochain mandat
00:44:24donc on avait déjà réorienté
00:44:26des fonds dans ce mandat
00:44:27pour la promotion
00:44:29du sport féminin
00:44:29Dans ce quartier défavorisé
00:44:31de l'Elso
00:44:32la mère a investi
00:44:33plus qu'ailleurs
00:44:34dans la rénovation
00:44:35et les transports
00:44:36et elle veut se démarquer
00:44:37de sa rivale socialiste
00:44:39Je ne sais pas si Catherine Trottmann
00:44:41est encore à gauche
00:44:42pendant tout le mandat
00:44:43elle s'est opposée
00:44:45systématiquement
00:44:46aux politiques
00:44:46que je menais
00:44:48Elle a beaucoup travaillé
00:44:50main dans la main
00:44:50avec la droite locale
00:44:51la droite macroniste
00:44:52mais aussi la droite républicaine
00:44:53contre le projet
00:44:55Tram Nord
00:44:55Elle n'a pas voté non plus
00:44:56le projet Tram Ouest
00:44:57qui est aujourd'hui
00:44:58un vrai succès
00:44:59à l'ouest de Strasbourg
00:45:00Les transports
00:45:01aujourd'hui c'est le sujet
00:45:03qui divise les strasbourgeois
00:45:04Depuis 2020
00:45:05la municipalité écologiste
00:45:07a beaucoup développé
00:45:08les pistes cyclables
00:45:09et les rues Piéton
00:45:10Moi je trouve qu'elle a fait
00:45:11plein de choses
00:45:12hyper intéressantes
00:45:13sur l'aménagement de la ville
00:45:17et tout ce qui est
00:45:18ring vélo
00:45:18tout ça
00:45:19moi je trouve que c'est super
00:45:21Au niveau des voitures
00:45:22on a un problème de circulation
00:45:23à certains horaires de la journée
00:45:24un manque de place
00:45:25de circulation
00:45:26mais d'un autre côté
00:45:28en termes de nature
00:45:29je trouve qu'on a pas mal
00:45:30d'herbes
00:45:32et d'espaces verts
00:45:33ce qui est bien
00:45:34pour la santé je trouve
00:45:35Dans le centre-ville
00:45:36le candidat de droite
00:45:37veut capitaliser
00:45:39sur le mécontentement
00:45:40des commerçants
00:45:40Ce restaurant
00:45:41est souvent vide le midi
00:45:43la faute à la mairie écologiste
00:45:45selon son gérant
00:45:46Les gens ne veulent plus
00:45:47venir en ville
00:45:47ils préfèrent aller
00:45:48dans les zones commerciales
00:45:49un peu en périphérie
00:45:51et ici
00:45:52tout est devenu très cher
00:45:53en tout cas pour les automobilistes
00:45:54La place de la voiture
00:45:56est donc au cœur
00:45:57de la campagne
00:45:57des Républicains
00:45:58Entre midi et deux
00:45:59aujourd'hui
00:46:00l'ensemble des restaurateurs
00:46:01et des cafétines
00:46:02nous le disent
00:46:02les rues sont vides
00:46:03on tire la sonnette d'alarme
00:46:05on a parfois 20 ou 30%
00:46:07de chiffre d'affaires en moins
00:46:08et bien il faut
00:46:10redynamiser notre ville
00:46:11et pour cela
00:46:12et bien non seulement
00:46:13on va rendre notre ville
00:46:14davantage accessible
00:46:15mais aussi rendre
00:46:16abordable
00:46:17notamment le stationnement
00:46:18Qu'ils veuillent ou non
00:46:19conserver leur maire écologiste
00:46:21à Strasbourg
00:46:21les électeurs
00:46:22ont l'embarras du choix
00:46:23il y a aussi
00:46:24une liste LFI
00:46:25une RN
00:46:2612 listes au total
00:46:27plus encore qu'ailleurs
00:46:29les jeux d'alliance
00:46:30au second tour
00:46:31seront donc déterminants
00:46:32Benjamin Morel
00:46:33c'est étonnant
00:46:34ce qui pourrait se passer
00:46:35à Strasbourg
00:46:35ce possible retour
00:46:36de Catherine Trottmann
00:46:37après une parenthèse
00:46:38écologiste
00:46:39comment expliquez-vous
00:46:40que les écologistes
00:46:43visiblement
00:46:43ont eu du mal
00:46:44à s'installer
00:46:45aux commandes
00:46:45des villes
00:46:46qu'ils ont gagnées
00:46:46en 2020 ?
00:46:47il y a plusieurs facteurs
00:46:48d'abord on avait
00:46:49un sujet écologique
00:46:50qui était extrêmement
00:46:52important en 2020
00:46:53dans la tête
00:46:54des préoccupations
00:46:55des français
00:46:56la mode est un petit peu
00:46:57passée
00:46:57alors on peut le regretter
00:46:59ou pas
00:46:59mais non moins
00:47:00aujourd'hui
00:47:00d'autres problématiques
00:47:01se sont imposées
00:47:02dans la campagne
00:47:02deuxième élément
00:47:03il y a quand même
00:47:04eu la période de la Covid
00:47:04et à l'époque
00:47:05vous avez eu une abstention
00:47:06qui était une abstention
00:47:07subie notamment
00:47:08par une partie
00:47:09des personnes âgées
00:47:10ça modifie quelque peu
00:47:11la donne électorale
00:47:12des personnes âgées
00:47:13votant assez peu
00:47:15écologistes
00:47:15de l'autre côté
00:47:16vous avez à tort
00:47:17ou à raison
00:47:18un bilan
00:47:19qui est souvent
00:47:19mal considéré
00:47:21mal jugé
00:47:21par beaucoup
00:47:22des administrés
00:47:23de ces villes-là
00:47:24alors c'est pas forcément
00:47:25quelque chose
00:47:26d'homogène
00:47:27mais malgré tout
00:47:28l'image qui a été donnée
00:47:29des maires écolos
00:47:30n'a pas été très très bonne
00:47:31durant les six dernières années
00:47:32mais ils ont fait des gaffes
00:47:34au-delà de leur programme politique
00:47:36ils ont peut-être
00:47:36il y a eu la question des gaffes
00:47:37il y a eu ce qui a été évoqué
00:47:38par Catherine Todd-Rotman
00:47:39cette idée
00:47:40que ce serait des maires sectaires
00:47:42ce serait des maires
00:47:42qui auraient fait prévaloir
00:47:44l'idéologie
00:47:45sur le pragmatisme
00:47:45encore une fois
00:47:46c'est pas homogène
00:47:47vous pouvez avoir
00:47:48des bilans
00:47:49qui sont mieux considérés
00:47:50dans certaines villes
00:47:50néanmoins
00:47:51c'est cette image-là
00:47:52qui a surnagé
00:47:53donc aujourd'hui
00:47:54en effet
00:47:54pour toutes ces raisons combinées
00:47:56vous avez des difficultés
00:47:57pour ces maires sortants
00:47:58écolos
00:47:59il y a quand même
00:48:00des villes
00:48:00qui resteront
00:48:01probablement
00:48:02dans le giron écologiste
00:48:03néanmoins
00:48:04quand vous avez fait
00:48:05une aussi belle cueillette
00:48:07qu'en 2020
00:48:07quoi qu'il arrive
00:48:08au vu du contexte
00:48:10il ne pouvait y avoir
00:48:11qu'un reflux
00:48:11la question c'est
00:48:12est-ce qu'il sera important
00:48:13ou pas
00:48:13quelle ville pourrait rester
00:48:15aux mains des écologistes
00:48:16a priori ?
00:48:17alors là
00:48:17c'est très compliqué
00:48:18dans les grandes villes
00:48:19parce que comme on le disait bien
00:48:19ça dépend un peu des maintiens
00:48:21mais Bordeaux par exemple
00:48:22il y a potentiellement
00:48:23des chances
00:48:25visiblement
00:48:25Lyon
00:48:26qui semblait perdu pour eux
00:48:27n'est peut-être
00:48:27pas tout à fait perdu
00:48:28mais c'est plus
00:48:29je dirais par défaut
00:48:30au vu de la mauvaise campagne
00:48:32de l'actuel challenger
00:48:34donc il peut y avoir
00:48:35quand même
00:48:35quelques grosses villes
00:48:36symboliques
00:48:37qui restent
00:48:37et qui permettront
00:48:38de masquer
00:48:39ce qui sera probablement
00:48:40quoi qu'il arrive
00:48:41en reflux
00:48:41oui
00:48:42vous avez bien relevé
00:48:44un détail
00:48:46Bordeaux
00:48:47pourrait effectivement
00:48:48rester dans le giron écologiste
00:48:50mais il y a une grande différence
00:48:51entre Pierre-Eurmique
00:48:52et d'autres
00:48:55maires sortants
00:48:56dont celle de Strasbourg
00:48:57c'est l'implantation locale
00:48:59parce que Pierre-Eurmique
00:49:01c'est
00:49:01il est rentré
00:49:02au conseil municipal
00:49:04de Bordeaux
00:49:04en même temps
00:49:05qu'Alain Juppé
00:49:06en 95
00:49:06il me semble
00:49:07donc effectivement
00:49:08tout ce qu'on décrit là
00:49:10donc une dynamique
00:49:11plus conciliante
00:49:13travaillant avec les oppositions
00:49:14ce sont des gens
00:49:14qui se connaissent parfaitement
00:49:15autour de la table
00:49:15du conseil municipal
00:49:16ils ont débattu
00:49:17ils se sont combattus
00:49:18pendant des années
00:49:19mais ils savent aussi
00:49:19travailler ensemble
00:49:20et c'est vrai
00:49:20qu'il y avait aussi
00:49:21la partie nouveau
00:49:22c'était des néophytes
00:49:23de la politique
00:49:24pour certains
00:49:25et ça n'a pas
00:49:27peut-être que la marche
00:49:28était un peu haute
00:49:29Christelle Crappelet
00:49:30dans le reportage
00:49:30qu'on vient de voir
00:49:31de Stéphanie Despierres
00:49:32on entend énormément
00:49:33de critiques
00:49:33sur la politique
00:49:34des transports
00:49:35menées par la maire
00:49:36de Strasbourg
00:49:36je crois qu'à Lyon
00:49:38c'est aussi des critiques
00:49:39qui remontent beaucoup
00:49:40de la part des habitants
00:49:41des Lyonnais
00:49:42c'est le sujet explosif
00:49:44réduire la place
00:49:45de la voiture en ville
00:49:46on a vu Anne Hidalgo
00:49:47aussi la payer cher à Paris
00:49:48c'est un sujet
00:49:49extrêmement clivant
00:49:50et effectivement
00:49:51les oppositions
00:49:52s'en emparent immédiatement
00:49:53tapent très très fort
00:49:54sur le sujet
00:49:54et ça parle
00:49:55à un certain électorat
00:49:56et ça revient un peu
00:49:58à ce qu'on a dit
00:49:58sur ces maires écolos
00:50:00qui ont eu quand même
00:50:01beaucoup de difficultés
00:50:02à asseoir un bilan
00:50:03à asseoir un positionnement local
00:50:05et à faire d'une force
00:50:06de tous ces choix
00:50:07notamment en termes
00:50:08de mobilité douce
00:50:09d'en faire une force
00:50:10mobilisatrice
00:50:11auprès de leur électorat
00:50:12manifestement
00:50:13cette force
00:50:13elle est moins élevée
00:50:14qu'en face
00:50:16quand l'opposition
00:50:17tape dessus
00:50:18ça parle beaucoup plus
00:50:18aux gens qui sont hostiles
00:50:20à ces modifications
00:50:21au niveau des transports
00:50:23et qu'est-ce qui est porté
00:50:24au crédit
00:50:24des maires écologistes
00:50:25quand vous sondez
00:50:26les français
00:50:26alors il y a quand même
00:50:28tout ce qui est
00:50:28au niveau de la nature
00:50:29la nature en ville
00:50:30voilà le fait
00:50:31d'avoir quand même
00:50:32de la verdure
00:50:32de faire respirer
00:50:33un petit peu la ville
00:50:34y compris dans des municipalités
00:50:36qui sont gérées
00:50:37par des maires
00:50:38même de droite
00:50:39c'est quelque chose
00:50:40qui est fort
00:50:40on parlait de la baisse
00:50:41de la préoccupation
00:50:42à l'égard de l'environnement
00:50:43c'est vrai
00:50:44c'est beaucoup moins
00:50:44dans les préoccupations
00:50:45la sécurité a pris le devant
00:50:47mais l'environnement
00:50:48n'a pas disparu
00:50:49notamment dans les petites communes
00:50:50il arrive très haut
00:50:51placé dans les priorités
00:50:53des électeurs
00:50:53des communes rurales
00:50:55ça reste quand même
00:50:56une attente forte
00:50:57de la part des citoyens
00:50:58dans les petites communes
00:51:00même dans un certain nombre
00:51:01de grandes villes
00:51:01peut-être que c'est maintenant
00:51:02plus numéro 1
00:51:03mais en 4ème, 5ème position
00:51:04donc il ne faudrait pas
00:51:06qu'on croit
00:51:06que cet enjeu là
00:51:07a totalement disparu
00:51:08il reste
00:51:09mais il se heurte
00:51:11à d'autres préoccupations
00:51:12qui prennent le devant
00:51:13et sur lesquelles
00:51:14les écologistes
00:51:14ont moins de force
00:51:15notamment tous les enjeux sécuritaires
00:51:17on les accuse souvent
00:51:18de laxisme
00:51:19et c'est vrai que
00:51:19ça c'est plus compliqué
00:51:21pour eux
00:51:21de marquer des points
00:51:22sur ces thèmes là
00:51:23On a peu parlé
00:51:25de ces thèmes
00:51:25de campagne
00:51:26très nationaux
00:51:27qui ont aussi
00:51:29qui se sont invités
00:51:30dans la campagne
00:51:30des municipales
00:51:31par exemple
00:51:31la lutte contre
00:51:31le narcotrafic
00:51:32comment expliquez-vous
00:51:33que ce soit aussi présent
00:51:35quand on sait
00:51:35le peu de pouvoir
00:51:36que les maires ont
00:51:37sur ce sujet
00:51:37C'est-à-dire que
00:51:38pour les français
00:51:39c'est compliqué
00:51:39de savoir qui
00:51:40a quoi comme pouvoir
00:51:42de comprendre
00:51:42le jeu des compétences
00:51:44sur les différentes administrations
00:51:46et c'est vrai
00:51:47que ce sujet du narcotrafic
00:51:48il est devenu prégnant
00:51:49notamment dans des villes
00:51:50de taille moyenne
00:51:51et vers qui on se tourne
00:51:53on se tourne vers le maire
00:51:54même s'il n'a pas forcément
00:51:55les moyens
00:51:56et après c'est le procès
00:51:57en impuissance
00:51:58que vous mentionnez
00:51:59au début
00:52:00mais c'est la figure
00:52:01qu'on identifie
00:52:01donc on lui demande
00:52:02d'agir sur un sujet
00:52:03pour lequel il n'a pas
00:52:04forcément les moyens
00:52:05d'agir
00:52:06c'est un peu le jeu
00:52:07malheureusement pour les maires
00:52:08d'être en première ligne
00:52:10auprès des citoyens
00:52:11sur un certain nombre
00:52:12de thématiques
00:52:13Benjamin Morel
00:52:14on a changé de mode
00:52:15de scrutin
00:52:15pour les trois
00:52:16plus grandes villes de France
00:52:17Paris, Lyon, Marseille
00:52:19est-ce que ça va jouer
00:52:20dans le résultat
00:52:21dans ces trois villes
00:52:22est-ce que ça peut jouer ?
00:52:23Ah oui
00:52:24ça va probablement jouer
00:52:25d'ailleurs c'était intéressant
00:52:26de voir la position
00:52:26des uns et des autres
00:52:27c'est-à-dire que la position
00:52:28des socialistes lyonnais
00:52:29n'était pas la même
00:52:30que celle des socialistes parisiens
00:52:32des LR marseillais
00:52:33par rapport aux LR parisiens
00:52:35tout bêtement
00:52:35parce que chacun
00:52:36a vu localement
00:52:37ce qu'il pouvait obtenir
00:52:38ou pas
00:52:39de ce changement
00:52:40de loi de scrutin
00:52:40alors qu'est-ce que ça change
00:52:41parce qu'on rappelle
00:52:41avant
00:52:42on votait qu'une fois
00:52:43là on va voter deux fois
00:52:44à la fois au niveau
00:52:45très local
00:52:46arrondissement
00:52:46et directement pour le maire
00:52:48avant vous votiez
00:52:49pour les listes
00:52:51dans chaque arrondissement
00:52:52et une fois qu'on avait
00:52:53élu les conseillers
00:52:54d'arrondissement
00:52:55ça permettait de déterminer
00:52:56les conseillers de Paris
00:52:57Marseille, Lyon
00:52:58qui élisaient le maire
00:52:59maintenant vous avez
00:53:00deux urnes
00:53:01et alors trois à Lyon
00:53:02parce qu'en plus
00:53:03il y a la métropole
00:53:03qui là-bas
00:53:04n'est pas une PCI
00:53:06une intercommunalité
00:53:06mais une collectivité
00:53:08à statut particulier
00:53:09donc vous allez avoir
00:53:11une urne
00:53:11pour les conseillers
00:53:13d'arrondissement
00:53:13une urne
00:53:14pour les conseillers
00:53:15de Paris
00:53:16et ensuite chacun
00:53:17des conseils
00:53:18élira son maire
00:53:19d'arrondissement
00:53:19de Paris
00:53:20Lyon
00:53:21Marseille
00:53:21plus pour la collectivité
00:53:23de Lyon
00:53:23le conseil
00:53:24de la métropole
00:53:26qui votera
00:53:27pour le président
00:53:28de la métropole
00:53:28donc tout ça
00:53:29évidemment
00:53:29peut créer une forme
00:53:31de complexité
00:53:32mais également
00:53:32créer une forme
00:53:33de clarté
00:53:33c'est-à-dire
00:53:34qu'on aura
00:53:35pour le coup
00:53:36plus ce jeu
00:53:37un petit peu
00:53:38d'arrondissement
00:53:38qui pourrait balancer
00:53:39et faire bouger
00:53:41le conseil de Paris
00:53:41si jamais
00:53:42il y a plus
00:53:43de parisiens
00:53:43qui votent
00:53:44pour Rachida Dati
00:53:45que pour Grégoire
00:53:47et bien Rachida Dati
00:53:48sera maire
00:53:49ou vice-versa
00:53:49idem à Lyon
00:53:50idem à Marseille
00:53:51ça change quand même
00:53:52les rapports
00:53:53de force politique
00:53:53on se pose la question
00:53:54de quelle couleur politique
00:53:55sera Paris
00:53:56dans deux semaines
00:53:57on ne se poserait pas
00:53:58la question
00:53:59s'il n'y avait pas eu
00:53:59cette réforme
00:54:00c'est-à-dire que clairement
00:54:01si Rachida Dati
00:54:02a une chance
00:54:03d'emporter la mairie
00:54:03aujourd'hui
00:54:04c'est parce qu'il y a eu
00:54:05cette réforme
00:54:05c'est pas un hasard
00:54:07si c'est elle
00:54:07qui est aussi
00:54:08en coulisses
00:54:09qui s'est un peu poussée
00:54:09Bertrand Perrier
00:54:10il y a effectivement
00:54:11ce double scrutin
00:54:13parisien
00:54:14avec éventuellement
00:54:15des risques d'ailleurs
00:54:15de discordance
00:54:17entre le vote
00:54:18par arrondissement
00:54:20ou peut-être par exemple
00:54:21Piret Bonazel
00:54:22pourrait faire un meilleur score
00:54:23arrondissement par arrondissement
00:54:24et un moins bon score
00:54:26parce qu'il y a un vote utile
00:54:27qui se porterait
00:54:28sur Rachida Dati
00:54:30c'est-à-dire que les stratégies
00:54:31des électeurs
00:54:31ne seront pas forcément
00:54:32les mêmes
00:54:32au niveau de leur arrondissement
00:54:33exactement
00:54:34au niveau du vote direct
00:54:35pour le ou la maire
00:54:36ça offre la possibilité
00:54:37d'une ventilation
00:54:39de son vote
00:54:40que l'on peut vouloir
00:54:41différent à l'échelle
00:54:42de l'arrondissement
00:54:43et à l'échelle de la ville
00:54:44mais c'est vrai
00:54:44que ça évite
00:54:45ce troisième tour
00:54:46toujours un peu mystérieux
00:54:47qu'on avait avant
00:54:49où finalement
00:54:52la réunion
00:54:52du conseil de Paris
00:54:54pouvait aboutir
00:54:55à des résultats surprenants
00:54:56et ça ouvre à quelque chose
00:54:57qui peut être très très drôle
00:54:58au soir du deuxième tour
00:55:00c'est qu'on peut avoir
00:55:00on peut ne pas avoir
00:55:02de majorité
00:55:02s'il arrive à plus de 33%
00:55:05il y a en effet
00:55:06une possibilité
00:55:07qu'il n'y ait pas de majorité
00:55:07parce qu'effectivement
00:55:09Pierre-Yves Bournazel
00:55:10par exemple
00:55:10certains lui l'accusent
00:55:12de vouloir finalement
00:55:13faire alliance
00:55:13avec les socialistes
00:55:15durant ce fameux
00:55:16troisième tour
00:55:16sans faire forcément
00:55:17élire Emmanuel Grégoire
00:55:18mais en tout cas
00:55:19l'un d'entre eux
00:55:20sur leur liste
00:55:20et c'est vrai
00:55:21que cette question
00:55:21de troisième tour
00:55:22le fait d'avoir mis
00:55:2225% de prime majoritaire
00:55:24et non pas 50
00:55:25comme c'est le cas
00:55:26dans les autres communes
00:55:26en gros le candidat
00:55:27arrivé en tête
00:55:28a un bonus de 25%
00:55:30qui ne lui garantit pas
00:55:31d'être majoritaire
00:55:32au conseil de Paris
00:55:33exactement
00:55:33il faudrait qu'il fasse
00:55:3433%
00:55:3533%
00:55:3633%
00:55:36s'il y a une liste
00:55:37qui dépasse les 33%
00:55:39elle aurait une majorité absolue
00:55:40sinon il faudra faire
00:55:41des alliances
00:55:41si vous en avez 5
00:55:42des listes au deuxième tour
00:55:43la fameuse quinquagulaire
00:55:44qu'évoquait Bertrand
00:55:47sur les personnalités
00:55:48qui se lancent
00:55:49dans cette campagne
00:55:50des municipales
00:55:50il y a Edouard Philippe
00:55:51au Havre
00:55:51qui se représente
00:55:53il est le maire sortant
00:55:54on pensait que ce serait
00:55:55plutôt facile
00:55:56pour lui
00:55:56il est implanté localement
00:55:57depuis longtemps
00:55:58ça s'annonce plus compliqué
00:56:01je ne sais pas
00:56:01qui peut répondre à ça
00:56:03visiblement
00:56:03selon les enquêtes
00:56:04ça peut sembler compliqué
00:56:05après il dit
00:56:06pas tout à fait à tort
00:56:07que lors des précédentes campagnes
00:56:09la ville était également
00:56:10un peu à touche-touche
00:56:11Eric Rack
00:56:12c'est une ville
00:56:12qui historiquement
00:56:13est plutôt une ville communiste
00:56:14et donc dans ce cadre là
00:56:17il a toujours été
00:56:18quelque peu menacé
00:56:19la question maintenant
00:56:20c'est au vu des enquêtes
00:56:21et là je parle
00:56:22sous le contrôle
00:56:22de ma voisine
00:56:23est-ce que vraiment
00:56:24il y a une menace
00:56:25qui est réelle
00:56:25est-ce qu'il surjoue
00:56:26cette menace
00:56:27parce qu'à vaincre
00:56:28sans péril
00:56:28on triomphe sans gloire
00:56:29et s'il prenait le Havre
00:56:31contre tous les pronostics
00:56:32ça serait une belle perche
00:56:34vers 2027
00:56:35il y a sans doute
00:56:36peut-être un peu des deux
00:56:37la réponse Christelle
00:56:55parce qu'elle commence
00:56:56un peu à dater
00:56:57ce que ça donnera dimanche
00:56:59et pour François Bayrou
00:57:01à Pau
00:57:02alors pour François Bayrou
00:57:03à Pau
00:57:03il est quand même
00:57:04très implanté
00:57:05il est quand même
00:57:06bien positionné
00:57:07je ne sais pas
00:57:08s'il y a eu des enquêtes
00:57:09et des sondages
00:57:10sur le sujet
00:57:11pour le coup
00:57:12j'en ai pas vu passer
00:57:14à ma connaissance
00:57:14alors sur Pau
00:57:15très spécifiquement
00:57:16j'en ai pas vu passer
00:57:17en revanche
00:57:18c'est vrai qu'on observe
00:57:18cette année
00:57:19je parle souvent de contrôle
00:57:21plutôt une envie
00:57:22de renouvellement
00:57:24en majorité
00:57:25de la part des français
00:57:27malgré le fait
00:57:28qu'ils saluent
00:57:28le bilan
00:57:30de la plupart de leurs mères
00:57:31c'est vrai que par exemple
00:57:32quand on va à Nice
00:57:33et qu'on voit que
00:57:33Christian Estrosi
00:57:34pour beaucoup
00:57:35a fait un bon travail
00:57:35mais qu'il y a une envie
00:57:36de changement
00:57:37donc Eric Ciotti
00:57:38pourrait avoir sa chance
00:57:39pour l'instant
00:57:40il est plutôt à plus 10
00:57:41au premier tour devant lui
00:57:43et en fait
00:57:43ce qu'il faut aussi
00:57:44avoir en tête
00:57:45c'est quel est le candidat
00:57:46face aux mères sortants
00:57:48si c'est un candidat
00:57:48très implanté
00:57:49type Eric Ciotti
00:57:51ou type
00:57:53le candidat communiste
00:57:54face à Edouard Philippe
00:57:56au Havre
00:57:56ça devient plus compliqué
00:57:58cette année spécifiquement
00:57:59parce qu'il y a une envie
00:58:00de dégagisme
00:58:01aussi qui existe
00:58:02peut-être dû
00:58:03en tout cas
00:58:04je pense qu'il ne faut pas
00:58:05l'exclure
00:58:05à une frustration
00:58:07née
00:58:08des législatives 2024
00:58:09où il y a eu
00:58:10un triple barrage
00:58:11et la coalition
00:58:13arrivait en tête
00:58:14par nombre de sièges
00:58:16ou en tête
00:58:16par nombre de voix
00:58:17ces coalitions-là
00:58:18n'ont pas gouverné
00:58:19rien n'a changé
00:58:19puis après
00:58:20on a quand même eu l'impression
00:58:21qu'il y allait avoir
00:58:22une dissolution
00:58:23après la chute
00:58:23de François Bayrou
00:58:24qui n'est pas advenue
00:58:25alors qu'elle a été demandée
00:58:26de façon peut-être pas massive
00:58:28mais majoritaire
00:58:29par les Français
00:58:30en tout cas
00:58:30quand on lisait
00:58:30les études d'opinion
00:58:31ces frustrations
00:58:32elles ont donné aussi
00:58:34envie aux Français
00:58:35de voir finalement
00:58:36leur vote compté
00:58:37et peut-être
00:58:38durant ces municipales
00:58:39donc honnêtement
00:58:40sur les sortants
00:58:41et sur François Bayrou
00:58:42très spécifiquement
00:58:43l'affaire Bétarame
00:58:44a fait énormément de mal
00:58:45en réalité à Pau
00:58:46c'est aussi une des raisons
00:58:47qui l'a poussé
00:58:48à vouloir trouver
00:58:48une porte de sortie
00:58:49à l'été dernier
00:58:50et bien
00:58:51vous avez un vrai sujet
00:58:53Christelle
00:58:54sur les
00:58:56dimanche soir
00:58:56est-ce qu'on y verra
00:58:57plus clair
00:58:57sur notre paysage
00:58:59politique français
00:58:59ou est-ce qu'on va avoir
00:59:01une énième confirmation
00:59:02de cette fracturation
00:59:04qu'on constate
00:59:04à l'Assemblée
00:59:06alors on y verra
00:59:07plus clair
00:59:07dans le sens
00:59:08où on aura quand même
00:59:08les résultats
00:59:09du premier tour
00:59:09mais comme on l'a mentionné
00:59:11ici
00:59:11il va y avoir
00:59:12tout un jeu
00:59:13de discussions
00:59:14tractations
00:59:15éventuelles fusions
00:59:16ce qui fait
00:59:17qu'on n'aura pas
00:59:17totalement la photographie
00:59:18précise
00:59:19au soir du premier tour
00:59:22mais on aura quand même
00:59:23un certain nombre
00:59:23d'indications
00:59:24sur le poids du RN
00:59:25sur la position
00:59:27d'un certain nombre
00:59:28de forces politiques
00:59:29sur la fragmentation
00:59:31vous le disiez
00:59:32il y a quand même
00:59:33une différence
00:59:33entre localement
00:59:35le PS et l'R
00:59:37qui sont très implantés
00:59:38par rapport
00:59:38aux forces nationales
00:59:39donc ça donnera
00:59:40une indication
00:59:41on va dire plutôt
00:59:41de l'état des lieux
00:59:43pour PS et LR
00:59:45de là où ils en sont
00:59:46et s'ils ont réussi
00:59:47à être en position de force
00:59:48à l'issue de ce premier tour
00:59:49Benjamin Morel
00:59:50est-ce qu'il y aura
00:59:51des leçons
00:59:52à tirer
00:59:53de ces municipales
00:59:53en vue de la prochaine
00:59:54présidentielle ?
00:59:55Oui mais de manière
00:59:57extrêmement
00:59:59précautionneuse
00:59:59parce que comme ça
01:00:00a bien été dit
01:00:00qui a gagné
01:00:02les dernières élections
01:00:03municipales
01:00:04c'est LR et le PS
01:00:05vous faites l'addition
01:00:06d'Anne Hidalgo
01:00:07et de Valérie Pécresse
01:00:09aux dernières élections
01:00:09présidentielles
01:00:10vous voyez que ça n'a pas
01:00:11été prédictif
01:00:12Yannick Jadot n'a pas
01:00:13non plus fait 5%
01:00:13alors que justement
01:00:14il y avait la vague
01:00:15des maires écolo
01:00:15donc entre une élection
01:00:16locale
01:00:17et une élection
01:00:18présidentielle
01:00:19il y a évidemment
01:00:20des conséquences
01:00:21à tirer
01:00:22prenez par exemple
01:00:232001
01:00:24grande victoire
01:00:25pour la gauche
01:00:27Paris et Lyon
01:00:28mais de l'autre côté
01:00:29beaucoup de villes de gauche
01:00:30tombent
01:00:30c'est prédictif
01:00:31de ce qui se passe
01:00:32un an plus tard
01:00:32avec 2002
01:00:33donc oui
01:00:34évidemment qu'il y a
01:00:35des leçons
01:00:35mais encore une fois
01:00:36il ne faudra pas
01:00:37regarder Paris-Lyon-Marseille
01:00:38se dire que là
01:00:40un tel a gagné
01:00:40un tel a gagné
01:00:41un tel a gagné
01:00:41et que donc
01:00:42c'est une rampe de lancement
01:00:43pour la présidentielle
01:00:44du point de vue
01:00:44de la sociologie électorale
01:00:45ce ne sera pas vrai
01:00:46en revanche
01:00:46ça met quelque chose
01:00:47en récit
01:00:48si le RN
01:00:49prend plusieurs grandes villes
01:00:50ils pourront dire
01:00:51regardez
01:00:52nous sommes
01:00:53nous avons une action locale
01:00:54nous pouvons demain
01:00:55gagner au niveau national
01:00:55si vous avez beaucoup
01:00:56de villes de gauche
01:00:57qui tombent
01:00:58la FI pourra dire
01:00:59regardez
01:01:00s'il n'y a pas
01:01:00d'union de la gauche
01:01:01et bien c'est perdu
01:01:02donc il faut une union de la gauche
01:01:03donc ça sera beaucoup plus
01:01:04la manière dont ces élections
01:01:05seront vendues par les parties
01:01:06qui aura une influence
01:01:08dans le storytelling
01:01:09qu'in fine
01:01:10et bien le fait
01:01:11que quelques villes
01:01:11tombent d'un côté
01:01:12ou de l'autre
01:01:13comme élément prédictif
01:01:14de 2027
01:01:15Annabelle Roger
01:01:16ceux qui ont effectivement
01:01:18à gagner
01:01:19ce sont le RN
01:01:21et les filles
01:01:22qui ont essayé
01:01:23de s'implanter
01:01:24d'entrer dans des majorités
01:01:26comme vous le disiez
01:01:27très bien
01:01:27sur la stratégie
01:01:28du RN
01:01:29pour dire
01:01:30ben voilà
01:01:31on est là maintenant
01:01:32et il n'y a aucune raison
01:01:33qu'on ne soit pas là
01:01:34en 2027
01:01:35au niveau national
01:01:35c'est-à-dire qu'il leur suffit
01:01:36d'avoir une ou deux villes
01:01:38un peu connues
01:01:38une ou deux villes
01:01:39et puis des élus
01:01:41et puis des élus
01:01:42un petit peu partout
01:01:43entre guillemets
01:01:44sur des accords
01:01:46comme on le disait
01:01:47sur des accords locaux
01:01:47et d'entrer dans ces conséquences
01:01:48et au moins augmenter
01:01:49parce que la dernière fois
01:01:50ils ont quand même perdu
01:01:51ils en ont perdu
01:01:52c'était une catastrophe
01:01:53et bien voilà
01:01:54ce qu'on pouvait dire
01:01:55donc sur ces municipales
01:01:57à la veille
01:01:58du premier tour
01:01:59merci à nos trois invités
01:02:00et à nos deux chroniqueurs
01:02:01d'être venu sur le plateau
01:02:03d'LCP
01:02:04dimanche on vote donc
01:02:05et dimanche soir
01:02:06on fait quoi ?
01:02:07on allume son poste
01:02:08de télé sur LCP
01:02:09et d'ailleurs
01:02:10Adeline, François
01:02:11je crois que vous avez
01:02:12un message
01:02:13à nous faire passer
01:02:15mais oui
01:02:15bonsoir Clément
01:02:16et bonsoir à tous
01:02:18ben oui ce soir
01:02:18c'est Clément
01:02:19qui s'occupe de chaque voix compte
01:02:20parce que
01:02:20avec moi
01:02:22bonsoir Thomas
01:02:22on s'occupe de la soirée électorale
01:02:25de dimanche soir
01:02:26dès 19h30
01:02:27sur Public Sénat
01:02:28LCP
01:02:29le canal 8 mobilisé
01:02:30pour vous faire vivre
01:02:31cette grande soirée
01:02:32d'élection municipale Thomas
01:02:33mais oui
01:02:34il va y avoir évidemment
01:02:35beaucoup de résultats
01:02:36c'est d'abord pour ça
01:02:36on l'imagine
01:02:37que vous viendrez
01:02:37nous voir
01:02:39nous écouter
01:02:40des analyses
01:02:41des experts
01:02:41des invités politiques
01:02:43et puis surtout
01:02:43tiens prête moi tes lunettes
01:02:45des lunettes
01:02:45parce que pour l'instant
01:02:46on est en train de régler
01:02:47dans notre répète
01:02:47le fait que
01:02:48comme on est un peu miro
01:02:49tous les deux
01:02:49et ben on n'arrive pas
01:02:50à lire les résultats
01:02:51sur l'écran de contrôle
01:02:52donc on va essayer
01:02:53de régler ça
01:02:53d'ici à dimanche
01:02:54c'est promis
01:02:55ce qu'il ne vous dit pas
01:02:56c'est qu'il a oublié
01:02:57ces lunettes
01:02:57donc il se sert
01:02:58les miennes en vrai
01:02:59donc voilà
01:02:59il y a encore
01:03:00quelques petits réglages
01:03:01avant dimanche
01:03:02mais on sera évidemment prêt
01:03:03à 19h30
01:03:04c'est Elsa Mondingava
01:03:05et Steve Jourdin
01:03:06que vous retrouverez
01:03:06et nous on sera là
01:03:0821h30
01:03:08on va essayer d'être à l'heure
01:03:09jusqu'au bout de la nuit
01:03:10pour vous faire vivre
01:03:11cette folle soirée
01:03:12d'élection municipale
01:03:13donc on vous dit
01:03:13à dimanche soir
01:03:14et puis bonne soirée
01:03:15évidemment sur LCP
01:03:17avec Clément
01:03:17et sur Public Sénat aussi
01:03:19ça marche
01:03:19et on compte sur vous
01:03:21donc pour avoir
01:03:22les bonnes lunettes
01:03:22on espère Adeline
01:03:24Thomas pour nous donner
01:03:25les résultats
01:03:25dimanche soir
01:03:26ne ratez donc pas
01:03:27cette soirée spéciale
01:03:29municipale
01:03:29dès 19h30
01:03:31sur LCP
01:03:32et Public Sénat
01:03:34bonne soirée
01:03:35bon week-end
01:03:36et à bientôt
01:03:37sur LCP
01:03:37Sous-titrage Société Radio-Canada
01:03:50Sous-titrage Société Radio-Canada
01:03:51Sous-titrage Société Radio-Canada
01:03:53Sous-titrage Société Radio-Canada
01:03:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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