00:00Le Pétalac a dit « Non, mais pas encore moins, c'est pas ça, ça ne revient pas... »
00:02En réalité, il faut un moment qu'elle n'aura arrêté ça.
00:05La plupart du temps, la route concernée n'est pas une route nationale.
00:13Avant de parler de statut, on parle d'abord de ce que veulent les Guadeloupéens.
00:18Et c'est ça tout le changement d'ailleurs que nous avons provoqué depuis 2019.
00:23En réalité, quand on entend les Guadeloupéens, ils disent qu'on veut que nos enfants aient une chance de travailler
00:28chez nous.
00:29On veut que nos entreprises se portent mieux parce que les normes qui sont imposées,
00:34elle est faite pour des grandes entreprises sur des grands territoires.
00:38Et on voit bien que les petites entreprises guadeloupéennes ont du mal à vivre.
00:44Et la plupart des Guadeloupéens font deux, trois boulots.
00:46Ils veulent que les élus pour lesquels ils votent, les élus de proximité, puissent être en responsabilité.
00:56Parce que quand ils vont voir un élu aujourd'hui, ils disent « Non, ce n'est pas moi, c
00:59'est un tel, c'est l'État. »
01:02Aujourd'hui, en fait, je vais vous prendre un exemple tout simple pour que les Guadeloupéens comprennent.
01:06Quand les Guadeloupéens, tous les matins, j'entends, sur les routes, l'État des routes, les embouteillages,
01:11la plupart du temps, la route concernée n'est pas une route nationale ou n'est pas une route départementale.
01:16Mais pourtant, les Guadeloupéens disent « Non, il y a quatre groupes de Guadeloupéens qu'il a fait. »
01:20Et encore, pour rajouter à la confusion, de temps en temps, le département, la région, vont faire des choses sur
01:26les routes communales.
01:27En réalité, il faut un moment qu'elles n'ont arrêté ça.
01:30Et que les Guadeloupéens, on a bien compris ça dans ce qu'ils veulent.
01:34Ils veulent plus de transparence.
01:36Et quand ils ont voté pour quelqu'un, pour un groupe, ils veulent savoir si c'est trois ou pas
01:42trois.
01:43Et à cette question-là, ça fait peur à beaucoup qu'ils, pour l'instant, jouent sur « C'est
01:47pas moi, c'est... »
01:48Non, c'est ça le route européen, aujourd'hui.
01:50Sur la politique des jeunes, on l'a vu, d'ailleurs, et sur la santé, on l'a vu, la
01:54Covid a révélé quelque chose.
01:56Quand la décision a été prise au niveau national.
01:59Mais la plupart des Guadeloupéens étaient contre ça.
02:01Parce qu'ils étaient dépossédés de quelque chose qui, pour eux, fondamentalement...
02:04Notre rapport à la santé, notre rapport à la mort, notre rapport à nous-mêmes est différent qu'on a
02:09sur là.
02:10On le voit bien.
02:11Et le Guadeloupéen veut, aujourd'hui, que, dans les décisions qui lui sont imposées,
02:15qu'il se retrouve, lui, en tant que Guadeloupéen, avec...
02:19Certes, il est français.
02:22Certes, il veut rester européen.
02:24Mais il existe en lui-même, dans ce territoire-là.
02:27Maintenant, dans ce que veulent les Guadeloupéens.
02:30Qu'est-ce qui est déjà possible dans le cadre dans lequel nous sommes ?
02:34Il y a des choses qui se font, ok, qui se font plus ou moins bien.
02:38Mais il y a des choses qui se font mal.
02:39Est-ce qu'ils se font mal parce que le cadre n'est pas adapté ?
02:43Ou parce que les élus qui ont été responsables n'étaient pas bon ?
02:46On a eu un discours de vérité sur ça.
02:48Ni la région, ni le département n'ont en compétence l'eau et l'assainissement.
02:54Ce qui fait que l'État-là a dit « non, mais pas encore moins, c'est pas ça, mais
02:57c'est quoi bon, t'es là ».
02:59Donc, du coup, on perd du temps.
03:00Il faut arrêter ça.
03:01Il faut, sans changer de statut, même en restant dans 73, c'est pour ça qu'on parle de collectivités
03:07uniques.
03:08Parce que si on prend, genre, le département et la région, et tu prends, comme c'est là aujourd'hui,
03:12tu ne pourras pas porter des solutions sur le assainissement.
03:14Puisque ni le département, ni la région sont en compétence.
03:16On crée une collectivité qui a un vrai pouvoir financier, mais à qui on va donner d'autres compétences.
03:22La population enquêtée est pour le changement.
03:25Maintenant, vous savez, à force de répéter que ça fait peur aux gens, sans même qu'on prenne les chiffres,
03:32ça va finir par faire peur aux gens.
03:33Le gouvernement ne veut pas changer son standard social.
03:36Donc tout ce qui est transfert, tout ce qui est solidarité, le statut social sera géré toujours par l'État.
03:44Le monde économique, oui, il y a des choses qui vont changer.
03:47Quand j'entends même ceux qui sont intervenus sous les ondes, le discours est complètement décousu, et on voit bien
03:53qu'ils disent « Ah non, non, c'est pas... »
03:55Mais en même temps, il va falloir qu'on change ça, qu'on change ça, qu'on change ça.
03:59Et dans ce qui change, rien de ce qu'ils veulent changer ne peut se faire dans le 73.
04:03Là encore, c'est une technique pour repousser les choses.
04:08Soyons honnêtes avec nous-mêmes, c'est sûr que nous on veut, c'est une épreuve d'honnêteté.
04:11Il y a un moment où les pays sont déjà fatigués.
04:14Donc, un moment, il faut simplement qu'on se dise, derrière ça, il y a qui ?
04:18Il y a quand même des Guadopéens compétents, qui ont déjà fait leur propre compétence.
04:23Il y a des bureaux d'études qui ont déjà prouvé leur compétence.
04:25C'est pour ça que je dis qu'on est accompagnés.
04:26Chacun dit qu'il a sa vérité.
04:28Maintenant, le juge de presse, c'est la population.
04:30Moi, c'est ce que je dis aux gens, en faisant très clair.
04:34Si vous êtes sûr que ça marche dans le système dans lequel on est là,
04:38eh bien, on ne change rien.
04:40Arrêtons donc de gesticuler.
04:41Arrêtons de s'accuser les uns des autres et vivons.
04:44Je suis président de l'agence des 50 pages géométriques.
04:47Et quand on me dit que l'État n'a jamais été plus compétent que l'élu local,
04:51je reprends l'eau.
04:53Je reprends l'eau.
04:53On oublie que...
04:55Et c'est pour ça que j'en appelle et je convoque l'État à chaque fois sur cette question
04:58-là.
04:58Oui, c'était une compétence communale.
05:00Mais la technicité, c'était la DAF.
05:03C'était la DAF qui venait porter des dossiers au maire.
05:06Vous pouvez signer, c'est bon.
05:08En fait, c'est depuis que les Guadeloupéens ont dû intégrer la technicité,
05:12parce que l'État s'est désengagé,
05:13qu'on s'est rendu compte de la catastrophe.
05:16Les 50 pages géométriques,
05:172000 constructions illégales sur les 50 pages géométriques,
05:21ce n'est pas les élus locaux.
05:23C'est une compétence d'État,
05:25police d'État,
05:26terrain d'État.
05:28Ça n'a jamais été bien géré, cette affaire-là.
05:30Et c'est que depuis que nous avons 96, la loi littorale,
05:352001, la création de l'agence,
05:37et step by step, on essaie de reprendre pour harmoniser tout ça
05:41et pour que les Guadeloupéens qui occupent puissent être régularisés.
05:44Écoutez-moi bien, pour résumer tout ça,
05:46le seul changement qui est entre 73 et 74,
05:48et ça, si on parle de chiffres,
05:51dans le 73,
05:52tout ce qui est voté là-bas s'applique pour vous de façon inconditionnelle.
05:56Sauf dans un petit arrêté, on va dire où ?
05:58Bon, on va faire un petit aménagement.
06:00Mais on voit bien que ce n'est pas suffisant.
06:02Dans le 74,
06:03tout ce qui va être voté là-bas s'applique chez vous.
06:07Par exemple, on n'a pas demandé le social.
06:08Donc tout ce qui va être voté,
06:10tout ce qui a été voté,
06:11tout ce qui sera voté,
06:12sera.
06:13On n'a pas demandé le domaine régalien.
06:15On n'a pas demandé ça.
06:17Mais par contre,
06:18on demande simplement ceux que les Guadeloupéens,
06:20sur lesquels nous interpellent tout le temps,
06:22les domaines que nous savons pouvoir gérer mieux et en compétence.
06:26Vous allez comprendre pourquoi certains,
06:28forcément,
06:30ne sont pas très à l'aise sur la question.
06:35où payent les grands francs commerciaux,
06:39les grands groupes qui profitent,
06:42qui font le plus d'argent en Guadeloupe,
06:44où est-ce qu'ils payent leurs impôts ?
06:48Pas en Guadeloupe.
06:51Et là, vous aurez compris,
06:54toute cette fiscalité sur laquelle on n'a aucune maîtrise.
06:57L'essentiel de l'argent produit en Guadeloupe
07:01ne paie aucun impôt en Guadeloupe.
07:03Donc c'est normal.
07:04Moi, je ne suis pas choqué.
07:06Je ne suis vraiment pas choqué par ça.
07:08Leur réaction, c'est normal.
07:09Et si on va réagir comme ça,
07:11c'est qu'on est sous la bonne voie.
07:13Le mot de la fin, je veux dire aux Guadeloupéens,
07:15un moment,
07:17il faut que...
07:17On ne peut pas passer notre temps à dire
07:19que le meilleur spécialiste de la Guadeloupe,
07:21ce sont les Guadeloupéens.
07:22On ne peut pas passer notre temps à dire
07:23que nous avons des enfants diplômés,
07:26aussi formés, aussi diplômés,
07:28les Européens, voire à l'international.
07:30Et je ne parle pas que les sportifs.
07:33On ne peut pas passer le temps à dire ça.
07:36Et quand votre enfant est élu,
07:38vous lui dites que c'est une compétence en voileur.
07:40Parce que je suis un Guadeloupéen,
07:42diplômé certes,
07:43mais qui ressemble aux Guadeloupéens.
07:45Et je n'ai rien à envier
07:47à mes collègues de France et de Navarre.
07:51Et d'ailleurs,
07:52ils viennent même chercher exemple chez nous.
07:54Et même pour vous dire,
07:56sous la question institutionnelle et statutaire,
08:00les élus de l'Hexagone nous regardent,
08:03parce qu'ils sont admiratifs,
08:05sur la qualité du travail qui est fourni.
08:07D'ailleurs, la ministre le répète à chaque fois.
08:10La Martinique, la Guyane, la Guadeloupe
08:12fournissent un travail de haute qualité
08:14sur cette question-là.
08:16On n'est pas qu'ils veulent ça,
08:17non, pour dire,
08:17c'est comme si c'était un but.
08:19Non.
08:21On est vraiment sur des questions de fond.
08:23On a fait travailler tout le monde.
08:24On fait travailler nos universitaires.
08:26Mais bon sang, quand même.
08:27On ne va quand même pas jeter aux outils
08:29tout ce travail de nos universitaires
08:30et nous dire que ce n'est pas bon,
08:31que c'est médium, c'est faux.
08:33Je veux dire, Guadeloupéens,
08:35écoutez-vous parler.
08:38Regardez vraiment.
08:38Ne laissez pas les gens vous dire,
08:40arrêtons de faire des faux débats
08:41et de faire de la peur
08:43un outil de pilotage de ce territoire.
08:45Nous, on propose
08:46de façon mesurée
08:49mais certaine
08:51d'avancer
08:51pour que demain,
08:52nos enfants puissent trouver un cadre
08:54qui leur permette d'évoluer.
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