Passer au playerPasser au contenu principal
Guadeloupéens, êtes-vous prêts pour une conversation honnête sur l'avenir de votre territoire ? Camille Pelage décortique les réalités et les aspirations profondes de la Guadeloupe, remettant en question les structures actuelles et proposant une vision claire pour un changement réel.

Découvrez pourquoi la gouvernance locale est essentielle pour le développement des entreprises guadeloupéennes et l'emploi des jeunes. Cette discussion explore les défis liés aux normes inadaptées, le poids des multiples emplois, et le désir d'une plus grande transparence de la part des élus.

Plongez dans l'analyse des décisions prises au niveau national, notamment face à la crise sanitaire, et comprenez pourquoi l'identité et les spécificités guadeloupéennes doivent être au cœur des politiques qui vous concernent. Il est temps de réaffirmer votre place et votre existence en tant que Guadeloupéens.

Le débat sur le statut de la Guadeloupe est lancé : est-il temps de repenser le cadre actuel pour une autonomie accrue et des solutions plus efficaces, notamment dans des domaines cruciaux comme l'eau et l'assainissement ? Cette vidéo explore la possibilité d'une collectivité unique avec un pouvoir financier réel, capable de porter les projets nécessaires à votre développement.

Alors que certains craignent le changement, il est essentiel de se demander si le système actuel répond réellement aux besoins de tous. Camille Pelage vous invite à juger par vous-mêmes : le système actuel fonctionne-t-il pour la Guadeloupe, ou est-il temps d'arrêter de perdre du temps et d'agir concrètement ?

#Guadeloupe #Changement #PolitiqueGuadeloupe #AvenirGuadeloupe

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le Pétalac a dit « Non, mais pas encore moins, c'est pas ça, ça ne revient pas... »
00:02En réalité, il faut un moment qu'elle n'aura arrêté ça.
00:05La plupart du temps, la route concernée n'est pas une route nationale.
00:13Avant de parler de statut, on parle d'abord de ce que veulent les Guadeloupéens.
00:18Et c'est ça tout le changement d'ailleurs que nous avons provoqué depuis 2019.
00:23En réalité, quand on entend les Guadeloupéens, ils disent qu'on veut que nos enfants aient une chance de travailler
00:28chez nous.
00:29On veut que nos entreprises se portent mieux parce que les normes qui sont imposées,
00:34elle est faite pour des grandes entreprises sur des grands territoires.
00:38Et on voit bien que les petites entreprises guadeloupéennes ont du mal à vivre.
00:44Et la plupart des Guadeloupéens font deux, trois boulots.
00:46Ils veulent que les élus pour lesquels ils votent, les élus de proximité, puissent être en responsabilité.
00:56Parce que quand ils vont voir un élu aujourd'hui, ils disent « Non, ce n'est pas moi, c
00:59'est un tel, c'est l'État. »
01:02Aujourd'hui, en fait, je vais vous prendre un exemple tout simple pour que les Guadeloupéens comprennent.
01:06Quand les Guadeloupéens, tous les matins, j'entends, sur les routes, l'État des routes, les embouteillages,
01:11la plupart du temps, la route concernée n'est pas une route nationale ou n'est pas une route départementale.
01:16Mais pourtant, les Guadeloupéens disent « Non, il y a quatre groupes de Guadeloupéens qu'il a fait. »
01:20Et encore, pour rajouter à la confusion, de temps en temps, le département, la région, vont faire des choses sur
01:26les routes communales.
01:27En réalité, il faut un moment qu'elles n'ont arrêté ça.
01:30Et que les Guadeloupéens, on a bien compris ça dans ce qu'ils veulent.
01:34Ils veulent plus de transparence.
01:36Et quand ils ont voté pour quelqu'un, pour un groupe, ils veulent savoir si c'est trois ou pas
01:42trois.
01:43Et à cette question-là, ça fait peur à beaucoup qu'ils, pour l'instant, jouent sur « C'est
01:47pas moi, c'est... »
01:48Non, c'est ça le route européen, aujourd'hui.
01:50Sur la politique des jeunes, on l'a vu, d'ailleurs, et sur la santé, on l'a vu, la
01:54Covid a révélé quelque chose.
01:56Quand la décision a été prise au niveau national.
01:59Mais la plupart des Guadeloupéens étaient contre ça.
02:01Parce qu'ils étaient dépossédés de quelque chose qui, pour eux, fondamentalement...
02:04Notre rapport à la santé, notre rapport à la mort, notre rapport à nous-mêmes est différent qu'on a
02:09sur là.
02:10On le voit bien.
02:11Et le Guadeloupéen veut, aujourd'hui, que, dans les décisions qui lui sont imposées,
02:15qu'il se retrouve, lui, en tant que Guadeloupéen, avec...
02:19Certes, il est français.
02:22Certes, il veut rester européen.
02:24Mais il existe en lui-même, dans ce territoire-là.
02:27Maintenant, dans ce que veulent les Guadeloupéens.
02:30Qu'est-ce qui est déjà possible dans le cadre dans lequel nous sommes ?
02:34Il y a des choses qui se font, ok, qui se font plus ou moins bien.
02:38Mais il y a des choses qui se font mal.
02:39Est-ce qu'ils se font mal parce que le cadre n'est pas adapté ?
02:43Ou parce que les élus qui ont été responsables n'étaient pas bon ?
02:46On a eu un discours de vérité sur ça.
02:48Ni la région, ni le département n'ont en compétence l'eau et l'assainissement.
02:54Ce qui fait que l'État-là a dit « non, mais pas encore moins, c'est pas ça, mais
02:57c'est quoi bon, t'es là ».
02:59Donc, du coup, on perd du temps.
03:00Il faut arrêter ça.
03:01Il faut, sans changer de statut, même en restant dans 73, c'est pour ça qu'on parle de collectivités
03:07uniques.
03:08Parce que si on prend, genre, le département et la région, et tu prends, comme c'est là aujourd'hui,
03:12tu ne pourras pas porter des solutions sur le assainissement.
03:14Puisque ni le département, ni la région sont en compétence.
03:16On crée une collectivité qui a un vrai pouvoir financier, mais à qui on va donner d'autres compétences.
03:22La population enquêtée est pour le changement.
03:25Maintenant, vous savez, à force de répéter que ça fait peur aux gens, sans même qu'on prenne les chiffres,
03:32ça va finir par faire peur aux gens.
03:33Le gouvernement ne veut pas changer son standard social.
03:36Donc tout ce qui est transfert, tout ce qui est solidarité, le statut social sera géré toujours par l'État.
03:44Le monde économique, oui, il y a des choses qui vont changer.
03:47Quand j'entends même ceux qui sont intervenus sous les ondes, le discours est complètement décousu, et on voit bien
03:53qu'ils disent « Ah non, non, c'est pas... »
03:55Mais en même temps, il va falloir qu'on change ça, qu'on change ça, qu'on change ça.
03:59Et dans ce qui change, rien de ce qu'ils veulent changer ne peut se faire dans le 73.
04:03Là encore, c'est une technique pour repousser les choses.
04:08Soyons honnêtes avec nous-mêmes, c'est sûr que nous on veut, c'est une épreuve d'honnêteté.
04:11Il y a un moment où les pays sont déjà fatigués.
04:14Donc, un moment, il faut simplement qu'on se dise, derrière ça, il y a qui ?
04:18Il y a quand même des Guadopéens compétents, qui ont déjà fait leur propre compétence.
04:23Il y a des bureaux d'études qui ont déjà prouvé leur compétence.
04:25C'est pour ça que je dis qu'on est accompagnés.
04:26Chacun dit qu'il a sa vérité.
04:28Maintenant, le juge de presse, c'est la population.
04:30Moi, c'est ce que je dis aux gens, en faisant très clair.
04:34Si vous êtes sûr que ça marche dans le système dans lequel on est là,
04:38eh bien, on ne change rien.
04:40Arrêtons donc de gesticuler.
04:41Arrêtons de s'accuser les uns des autres et vivons.
04:44Je suis président de l'agence des 50 pages géométriques.
04:47Et quand on me dit que l'État n'a jamais été plus compétent que l'élu local,
04:51je reprends l'eau.
04:53Je reprends l'eau.
04:53On oublie que...
04:55Et c'est pour ça que j'en appelle et je convoque l'État à chaque fois sur cette question
04:58-là.
04:58Oui, c'était une compétence communale.
05:00Mais la technicité, c'était la DAF.
05:03C'était la DAF qui venait porter des dossiers au maire.
05:06Vous pouvez signer, c'est bon.
05:08En fait, c'est depuis que les Guadeloupéens ont dû intégrer la technicité,
05:12parce que l'État s'est désengagé,
05:13qu'on s'est rendu compte de la catastrophe.
05:16Les 50 pages géométriques,
05:172000 constructions illégales sur les 50 pages géométriques,
05:21ce n'est pas les élus locaux.
05:23C'est une compétence d'État,
05:25police d'État,
05:26terrain d'État.
05:28Ça n'a jamais été bien géré, cette affaire-là.
05:30Et c'est que depuis que nous avons 96, la loi littorale,
05:352001, la création de l'agence,
05:37et step by step, on essaie de reprendre pour harmoniser tout ça
05:41et pour que les Guadeloupéens qui occupent puissent être régularisés.
05:44Écoutez-moi bien, pour résumer tout ça,
05:46le seul changement qui est entre 73 et 74,
05:48et ça, si on parle de chiffres,
05:51dans le 73,
05:52tout ce qui est voté là-bas s'applique pour vous de façon inconditionnelle.
05:56Sauf dans un petit arrêté, on va dire où ?
05:58Bon, on va faire un petit aménagement.
06:00Mais on voit bien que ce n'est pas suffisant.
06:02Dans le 74,
06:03tout ce qui va être voté là-bas s'applique chez vous.
06:07Par exemple, on n'a pas demandé le social.
06:08Donc tout ce qui va être voté,
06:10tout ce qui a été voté,
06:11tout ce qui sera voté,
06:12sera.
06:13On n'a pas demandé le domaine régalien.
06:15On n'a pas demandé ça.
06:17Mais par contre,
06:18on demande simplement ceux que les Guadeloupéens,
06:20sur lesquels nous interpellent tout le temps,
06:22les domaines que nous savons pouvoir gérer mieux et en compétence.
06:26Vous allez comprendre pourquoi certains,
06:28forcément,
06:30ne sont pas très à l'aise sur la question.
06:35où payent les grands francs commerciaux,
06:39les grands groupes qui profitent,
06:42qui font le plus d'argent en Guadeloupe,
06:44où est-ce qu'ils payent leurs impôts ?
06:48Pas en Guadeloupe.
06:51Et là, vous aurez compris,
06:54toute cette fiscalité sur laquelle on n'a aucune maîtrise.
06:57L'essentiel de l'argent produit en Guadeloupe
07:01ne paie aucun impôt en Guadeloupe.
07:03Donc c'est normal.
07:04Moi, je ne suis pas choqué.
07:06Je ne suis vraiment pas choqué par ça.
07:08Leur réaction, c'est normal.
07:09Et si on va réagir comme ça,
07:11c'est qu'on est sous la bonne voie.
07:13Le mot de la fin, je veux dire aux Guadeloupéens,
07:15un moment,
07:17il faut que...
07:17On ne peut pas passer notre temps à dire
07:19que le meilleur spécialiste de la Guadeloupe,
07:21ce sont les Guadeloupéens.
07:22On ne peut pas passer notre temps à dire
07:23que nous avons des enfants diplômés,
07:26aussi formés, aussi diplômés,
07:28les Européens, voire à l'international.
07:30Et je ne parle pas que les sportifs.
07:33On ne peut pas passer le temps à dire ça.
07:36Et quand votre enfant est élu,
07:38vous lui dites que c'est une compétence en voileur.
07:40Parce que je suis un Guadeloupéen,
07:42diplômé certes,
07:43mais qui ressemble aux Guadeloupéens.
07:45Et je n'ai rien à envier
07:47à mes collègues de France et de Navarre.
07:51Et d'ailleurs,
07:52ils viennent même chercher exemple chez nous.
07:54Et même pour vous dire,
07:56sous la question institutionnelle et statutaire,
08:00les élus de l'Hexagone nous regardent,
08:03parce qu'ils sont admiratifs,
08:05sur la qualité du travail qui est fourni.
08:07D'ailleurs, la ministre le répète à chaque fois.
08:10La Martinique, la Guyane, la Guadeloupe
08:12fournissent un travail de haute qualité
08:14sur cette question-là.
08:16On n'est pas qu'ils veulent ça,
08:17non, pour dire,
08:17c'est comme si c'était un but.
08:19Non.
08:21On est vraiment sur des questions de fond.
08:23On a fait travailler tout le monde.
08:24On fait travailler nos universitaires.
08:26Mais bon sang, quand même.
08:27On ne va quand même pas jeter aux outils
08:29tout ce travail de nos universitaires
08:30et nous dire que ce n'est pas bon,
08:31que c'est médium, c'est faux.
08:33Je veux dire, Guadeloupéens,
08:35écoutez-vous parler.
08:38Regardez vraiment.
08:38Ne laissez pas les gens vous dire,
08:40arrêtons de faire des faux débats
08:41et de faire de la peur
08:43un outil de pilotage de ce territoire.
08:45Nous, on propose
08:46de façon mesurée
08:49mais certaine
08:51d'avancer
08:51pour que demain,
08:52nos enfants puissent trouver un cadre
08:54qui leur permette d'évoluer.
Commentaires

Recommandations