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Avec Gorka Robles : chanteur, créateur de l’association « Le Basque et la Plume », auteur de "La mort à mes côtés" aux éditions du Cherche Midi

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##LE_FACE_A_FACE-2026-05-25##

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News
Transcription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:08Vous êtes bien sur Sud Radio en ce lundi 25 mai 2026, nous allons parler pas seulement terrorisme, on va
00:15parler engagement d'un homme,
00:17on va parler aventure d'un baroudeur extraordinaire qui s'appelle Philippe Lassalle Astis,
00:21qui après avoir servi l'armée française et la France a pris fête et cause pour la cause du peuple
00:29basque pour sa liberté
00:30et je reçois Gorka Robles-Aranguis, journaliste, chère confrère, qui entre guillemets a confessé,
00:38avec évidemment le consentement de Philippe Lassalle Astis, qu'il a confessé avant sa mort
00:44et a écrit la mort à mes côtés, le roman vrai d'un ennemi de la République, oui, d'un
00:49ennemi de la France, d'un ennemi de l'Espagne,
00:50enfin voilà, donc un révolutionnaire, un homme de conviction, qui pourtant a versé dans le terrorisme,
00:57qui a tué, il le reconnaît, c'est pour ça que ça s'appelle la mort à mes côtés,
01:00on n'est pas ici pour dédouaner le terrorisme, mais pour raconter cette spécificité de l'engagement,
01:05ce qu'on appelle la lutte armée des basques de l'ETA, ce mouvement qui, du temps du franquisme, avait
01:10toute sa légitimité,
01:12il est d'ailleurs, on va voir avec Gorka comment l'Etat a participé, a permis le changement de régime
01:17avec la mort de l'amiral Cairo Blanco,
01:19sinon le régime aurait pu perdurer quelques années de plus,
01:22et comment cette même organisation, après plusieurs scissions, a continué à faire du terrorisme,
01:27alors que la démocratie était installée, et là, le débat s'est installé, évidemment,
01:30la fracture entre les indépendantistes basques qui disaient,
01:33non, nous devons recourir au mouvement démocratique, aux institutions, à la légitimité,
01:38il n'y a plus raison de faire la lutte armée, on ne va pas tuer des gens parce qu
01:40'ils ne pensent pas comme nous.
01:41Et là, il y a eu une fracture au sein du mouvement national basque.
01:45Gorka Robles-Saranguis, merci d'être avec nous sur Sud Radio pour parler de ce sujet qui est toujours d
01:51'actualité,
01:52parce que du terrorisme, on en a encore aujourd'hui, en France, en Europe, épouvantable, terrible.
01:56On ne le compare pas à Philippe Lassal-Astis, qui quand même a fait aussi des actes criminels.
02:04Quel drôle de personnage.
02:07Il naît, alors il est passé par Bétarame, ils s'enfuient de Bétarame, il va à Paris, il rencontre Jean
02:11-Paul Sartre.
02:12Alors, il est né dans le 8e arrondissement, dans une famille de la noblesse béarnaise, son père était militaire,
02:18sa maman était d'une grande famille parisienne, riche, qui était commerçant à Paris,
02:22et il revient de vivre dans le Béarn, et il grandit, et il va à Bétarame,
02:25le gamin, où il va subir des sévices et tout ça, bon, du coup...
02:28Déjà !
02:29Déjà ! Ah oui, oui, non, mais il raconte des choses où il a été...
02:31Mais c'était pire à l'époque, parce qu'il y a eu de l'omerta, il est encore plus
02:35fort.
02:36Ah mais c'est fou ! Il disait qu'il fallait trouver un prétexte, même fallacieux,
02:39pour que chacun prenne une rouste un jour de la semaine, quoi,
02:42ou alors être mis dehors, en plein hiver,
02:45et il a été... ou lui, il raconte ça, il a été oublié sur le pérenne en plein hiver,
02:49et il a retrouvé à l'hypothermie.
02:51Et donc, bon, ça ne se passe pas très bien avec les bibliothécaires qui lui touchent un peu les fesses,
02:54donc ils lui renversent sa bibliothèque dessus.
02:57Deux prêtres, des préfets, ils appelaient ça,
03:00lui, ils mettent une rouste, ils rentrent chez lui pour expliquer ce qui est arrivé,
03:03son père lui dit, mais c'est...
03:04Plastique.
03:04Il reprend une rouste par son père, et là, il décide de fuguer.
03:07Il vole un pistolet à son père, tout l'argent qu'il peut,
03:09il prend le train, les gendants viennent pour l'arrêter,
03:11ils tirent dans le képi, et il vient vivre sous le pont 9 à Paris.
03:16On est en quelle année ?
03:16On est en 1900, donc il est né en 50, il doit avoir 13 ans et demi,
03:20on est en 63-64.
03:21Il a 13 ans et demi quand il fugue,
03:23et il rencontre une bande de pickpockets avec qui il va vivre sur Paris.
03:26Il commence de bonheur, lui.
03:28Il commence de bonheur, mais il se fait tout seul,
03:29parce qu'il se retrouve dans la rue,
03:30et c'est cette bande de pickpockets qui lui permet d'avoir un lien social,
03:34de vivre, de grandir.
03:36Mais il se rend...
03:36Parce que c'est le cours des miracles qu'il rencontre.
03:38C'est ça, mais qui existait.
03:39Il m'a raconté comment, lui, il s'entraînait à la boxe,
03:42il s'entraînait à créer un mouvement de foule
03:44pour que les autres puissent piquer leur charlie qui...
03:47Oui, mais avec des principes et des valeurs,
03:48dans cette espèce de pègre,
03:49il y avait des codes, il y avait du respect, voilà.
03:52Tout à fait.
03:53Et tout d'un coup...
03:54Et tout d'un coup, ce soir, il sort du métro et d'erquiner,
03:56il voit un vieux monsieur se faire taper dessus,
03:58et lui, il ne se porte pas ça à l'injustice,
03:59donc il sort, il arrive à descendre des agresseurs,
04:03et le monsieur n'est pas bien, il a le nez cassé,
04:05ça saigne, tout ça, il dit, mais je vais vous amener à l'hôpital.
04:07Et là, j'habite à côté, il monte jusqu'au cinquième étage,
04:10il sonne, et c'est Simone de Beauvoir qui l'ouvre,
04:12il venait de sauver Jean-Paul Sartre.
04:14C'est une histoire assez incroyable.
04:15Et lui, Jean-Paul Sartre, c'est papi,
04:16il ne sait absolument pas qui c'est.
04:18Il découvrira Jean-Paul Sartre,
04:2030 ans plus tard, quand il sera en prison,
04:22et qu'il passera un deuil de philosophie,
04:25qu'il passera son mag de philo,
04:26et il découvrira le centre.
04:27Mais c'est papi, il me dit, c'est papi.
04:29Ça n'était pas du tout rendu compte, lui.
04:32Donc, on a toutes les...
04:33J'allais dire, on a toutes les conditions
04:34d'une vie qui va être une vie d'aventure,
04:37de sursaut, de soubresaut, inattendu,
04:40un courage fou.
04:42En une fois de plus, on ne veut pas le dédouaner.
04:43D'ailleurs, il assume totalement ce qu'il a fait.
04:46Est-ce qu'il finit un peu de ne pas dans le repentir,
04:49mais il reconnaît que peut-être il ne referait pas ça.
04:51Sauf que lui dit, je me suis battu pour des idées
04:53auxquelles je croyais.
04:53Oui, il s'est battu contre l'injustice.
04:55Il devient anarchiste parce qu'il a été trahi par l'église,
04:57il a été trahi par la famille.
04:58Il va faire l'armée, c'est un épisode assez incroyable.
05:01Il va être formé au Tchad.
05:03En fait, le jour de la fin de ses classes,
05:06il rentre un peu, après avoir fêté ça toute la nuit,
05:08comme tous les appelaient, c'est le dernier jour,
05:10on va les démobiliser.
05:11Il partait pour faire un service dans les transmissions en Martinique.
05:14Sauf qu'il tombe avec son barda,
05:16le capitaine de l'époque vient et le gifle.
05:18Mais dans ça, il ne faut pas lui toucher.
05:20Donc il a défoncé la tête du capitaine à coup de casque lourd.
05:23Au lieu d'aller en Martinique,
05:24il s'est retrouvé au Tchad dans la Légion étrangère.
05:26Donc ce n'est pas tout à fait pareil.
05:27Presque un matériau disciplinaire, pas tout à fait.
05:29Mais il est sanctionné.
05:30C'était l'esprit.
05:30Mais il se retrouve au front du coup.
05:31Parce qu'il y a eu une guerre au Tchad à l'époque.
05:32Il se retrouve au front,
05:33puisque les intérêts français entre la Libye et le Tchad,
05:36c'est la France qui fait la barrière dans la bande d'Anzou.
05:38Avec Ysselin Abraie.
05:39Absolument.
05:40Donc la France est en première pointe
05:42pour intervenir dans la France-Afrique de l'époque.
05:45Et lui se retrouve à tuer des gens
05:47la première fois qu'il tue quelqu'un.
05:49Du coup, il arrive à se sauver
05:52de plusieurs situations complètement incroyables.
05:55Et en sauvant quelqu'un,
05:56il fait un stage d'artificier,
05:58un stage de tireur d'élite.
05:58C'est là où il va apprendre son métier
06:00et il va faire les sales opérations pour la France.
06:02En tant qu'appelé.
06:03En tant qu'appelé.
06:04Il n'est même pas,
06:05il n'est sur aucun papier en fait.
06:06Et d'ailleurs, une anecdote,
06:07vous racontez,
06:08alors qu'il est déjà impliqué dans...
06:10Alors nous, on va dire ETA,
06:11parce qu'en France on dit ETA,
06:12nous nous disons ETA.
06:13ETA.
06:14Et Ouskadi,
06:15ETA, le Pays Basque et sa liberté.
06:17Mais on dit ETA,
06:18on va respecter les trois sigles.
06:19Alors qu'il est un représentant d'ETA en Algérie,
06:21il tombe sur un ministre
06:22qui lui dit
06:23mais je connais ton parcours,
06:24vous avez tué des Arabes.
06:26Vous avez tué beaucoup d'Arabes.
06:27Oui, et il dit
06:28oui mais j'en ai sauvé encore plus.
06:29J'en ai sauvé encore plus
06:30parce qu'une fois...
06:31Alors, quand les tue-t-il
06:33et quand les sauve-t-il ?
06:34Alors, il les tue sur une opération
06:37où ça bombarde de partout.
06:39Le premier mec qui est à côté de lui
06:41à sa gauche meurt instantanément.
06:43Au Tchad.
06:44Ouais, au Tchad.
06:44Le second qui est sur sa droite
06:45est éventré.
06:46Il lui remet les 11 mètres d'intestin
06:48dans le ventre.
06:49Il ferme ça avec 30 épingles à nourrice.
06:51Et il tire à la mitrailleuse
06:54et il va tuer entre 200 et 250 personnes
06:55en face.
06:56Tout seul.
06:56Des Libyens.
06:57Des Libyens qui venaient en masse
06:58pour le...
06:59C'est déjà un truc complètement...
07:01Là, on est en quelle année ?
07:03Là, on est en années 70.
07:04Il a 20 ans.
07:05Il dit
07:06j'ai 20 ans, j'ai plus peur de la mort.
07:07Et il en sauve un.
07:08J'ai plus peur de la mort.
07:08Il recouit,
07:08mais tout en tirant sur les autres.
07:10Il sauve tout le monde.
07:11Il sauve tout le monde
07:12le temps que l'hélico arrive
07:13pour le soulager.
07:14Bref, il veut être médaillé.
07:15Il dit la médaille
07:16vous pouvez vous la garder
07:16si j'ai fait ça
07:17c'est pour me sauver
07:24et surveiller tous les prisonniers
07:25qui étaient là.
07:25Mais lui, il se dit
07:27mais moi, ces gens
07:28je n'aurais rien fait
07:28ils ne m'ont rien fait
07:30donc en pleine nuit
07:30il descend
07:31et il va ouvrir grand les portes
07:33et il leur dit
07:33barrez-vous.
07:34Ça c'est hallucinant.
07:35Il leur dit
07:35barrez-vous.
07:36Il me dit
07:37personne n'ose partir
07:38parce qu'ils mettent
07:39tous les vieux devant
07:40en se disant
07:40c'est un piège
07:42il va nous fusiller
07:43il va nous tirer dans le dos
07:43et en fait
07:44il leur dit
07:44et lui il le comprend
07:45il leur dit
07:45bon, je n'ai pas que ça à faire
07:47je repars me coucher
07:47donc c'est 350 prisonniers
07:51qui s'évade
07:51et le lendemain matin
07:52le commandant
07:53vient le voir
07:54sachant que ça s'est bien passé
07:55très bien
07:56il n'y a pas eu de bruit
07:57mais il lui dit
07:57mais il n'y a plus personne
07:58ah je l'ai entendu
08:00oh
08:00bien sûr
08:02je dis oh
08:02parce que j'ai lu le livre
08:03mais c'est pour relater
08:06j'allais dire
08:06le côté exceptionnel
08:07de la situation
08:08et donc
08:09on revient à la discussion
08:10des négociations algériennes
08:11entre l'ETA
08:12qui était là-bas
08:12pour former ces gars
08:13et le gouvernement algérien
08:15vous avez tué
08:16beaucoup d'arabes
08:16oui
08:17dans le combat
08:18avec la mitraillesse
08:18vous en avez sauvé beaucoup
08:19oui
08:20en laissant échapper
08:21350 prisonniers
08:22et le ministre
08:23lui dit on le sait
08:24on sait
08:25on sait tout
08:25on le sait
08:26donc
08:28Philippe Lassalastis
08:29c'est pas un mercenaire
08:30non
08:32le parcours sur la forme
08:33ressemble à du mercenariat
08:35c'est un homme
08:35qui a des convictions
08:36c'est un anarchiste
08:37on voit bien
08:37la naissance
08:38le milieu
08:39Bétarame
08:40il ne croit plus à l'église
08:41il ne croit plus à la famille
08:42il ne croit plus à l'armée
08:43il ne croit plus dans les institutions
08:44donc il se fait sa propre idée
08:45de la justice
08:46et défendre les causes justes
08:47c'est pour ça qu'il va s'engager
08:49dans des causes comme ça
08:49et un jour il rencontre
08:50des responsables de l'ETA
08:52oui il a 26 ans
08:53et il prend Feteco
08:54alors qu'il est béarné
08:55il est béarné
08:56il n'est pas du tout
08:57la famille du député
08:58Jean Lassal
08:59non
09:00il y a beaucoup
09:00Lassal c'est comme Dupont
09:02Lassal c'est comme Dupont
09:03en Béarnes
09:04et du coup il découvre
09:06cette lutte du peuple basse
09:07pour sa liberté
09:09lui qui est un voisin
09:10qui est un béarné
09:10et il prend Fetecoz
09:12il vit sur Saint-Jean-de-Luss
09:13il est quand même bien perturbé
09:14par les événements
09:15qu'il a vécu
09:16donc il sort énormément
09:17sa femme et sa belle-mère
09:18pensaient qu'il avait une maîtresse
09:19donc elles ont engagé
09:20un détective
09:21c'est souvent le cas
09:22c'est souvent le cas
09:23et en fait
09:23elles se sont aperçues
09:24qu'ils sortaient de boire
09:24et se saoulaient avec les jambes
09:25pour j'imagine
09:27pour échapper à tous ces cauchemars
09:28qu'il devait avoir
09:28évidemment
09:29et donc ils croisent
09:30un des réfugiés
09:32qui est Croix-Crochabé
09:33qui avait un restaurant
09:34Saint-Jean-de-Luss
09:35et dans le soir
09:36ça se passe mal
09:37il y avait des marins pêcheurs
09:38il y a une bagarre
09:39et Philippe ne peut pas rester
09:40sans bouger
09:40s'il y a une bagarre
09:41et il prend Fetecoz
09:42pour le patron
09:42qui lui dit
09:43écoute t'es sympa
09:44tu me plais bien
09:45est-ce que ça te dit
09:46de faire la contrebande
09:46avec moi
09:47je te présenterai mes copains
09:48et donc il lui présente
09:49tous ses copains
09:49qui sont des mecs de l'ETA
09:51mais Philippe ne le sait pas
09:52il ne les connait pas trop
09:53il sait que
09:53il n'a aucune notion
09:55de la cause politique
09:56qui pouvait exister
09:56et au fur et à mesure
09:58il les héberge chez lui
09:59ils avaient vraiment un copain
10:00jusqu'au jour
10:01il amène ses filles à l'école
10:03et sa fille lui dit
10:03papa il y a un truc
10:04sous la voiture
10:05et en fait il y avait
10:06un kilo de plastique
10:07avec un détonateur au mercure
10:08qui avait été mis
10:08par les ancêtres du GAL
10:10vous vous rappelez
10:11le GAL
10:11le bataillon basque espagnol
10:13qui était une armée
10:15une milice montée
10:16par le gouvernement espagnol
10:17d'extrême droite espagnole
10:19qui avait mis une bombe
10:21sous sa voiture
10:21et là il dit
10:22bon ben terminez
10:23vous avez taqué à ma famille
10:24je rentre dans le combat
10:25donc convoquez-moi
10:26le chef de l'ETA
10:27et là on va y aller
10:27et du coup il devient
10:28l'acheteur et le pourvoyeur
10:30d'armes de l'ETA
10:31parce qu'il a ses réseaux
10:32de la Légion étrangère
10:34bien sûr
10:34c'est tous ses réseaux militaires
10:35il parle en Yougoslavie
10:37il parle en Belgique
10:38toutes les armes
10:39qui arrivaient de Russie
10:39l'Union soviétique
10:40qui transitaient par
10:41la Yougoslavie
10:42et là il fait un réseau
10:43il en fait profiter
10:44et donc lui il fait l'interface
10:45avec tout ça
10:45et c'est lui qui alimente
10:46et qui choisit
10:47et qui va ensuite
10:48porter les armes
10:49parce qu'en fait
10:50il faut se rendre compte
10:50que lui il ressemblait
10:51plutôt à Bruno Crémet
10:52ou à Tintin physiquement
10:53il n'a pas du tout
10:54du tout un physique
10:56qui correspond
10:57à ce qu'on a
10:58le type chez nous
10:59qui est plutôt brun
11:00c'est ce qui lui a peut-être
11:01permis de passer
11:02au travers de certaines
11:03manufilées
11:04je reçois
11:04je reçois Gorka Robles
11:07Aranguis
11:07auteur de la mort
11:08à mes côtés
11:08des confessions posthumes
11:10de Philippe Lassalastie
11:11ce personnage
11:12qui a fait du terrorisme
11:13combattant
11:14anarchiste
11:14idéaliste
11:15qui s'est battu
11:17aux côtés de Théa
11:18pour la cause
11:19du peuple basque
11:20vous avez certainement
11:22un avis
11:22vous aussi
11:24auditeur de Sud Radio
11:25sur ce qu'est aujourd'hui
11:26l'engagement
11:27le terrorisme
11:28la lutte armée
11:29ces gens qui se sont battus
11:30pour des idées
11:31ça remonte
11:33n'oublions pas
11:34que les résistants
11:35étaient traités
11:35de terroristes
11:36par le régime de Vichy
11:37je ne réhabilite
11:38personne
11:39je ne valide rien
11:40il n'y a aucune confusion
11:42possible
11:42le terrorisme
11:42et le terrorisme
11:43ce sont des criminels
11:44mais on veut seulement
11:45faire la distinction
11:46entre un fanatisme
11:47religieux
11:48qui tue pour tuer
11:49et des gens
11:50qui on peut
11:51leur accorder
11:51le droit de dire
11:52qu'ils se sont engagés
11:54dans une lutte armée
11:54pour leur conviction
11:55vous nous appelez
11:56au 0826 300 300
11:57au datant de votre appel
11:58et Gorka Robles-Saranguis
12:00avec son franc-parler
12:01répondra à vos questions
12:02ou discutera avec vous
12:03si vous avez envie
12:04de le contredire
12:05c'est un vrai démocrate
12:07c'est un basque
12:09tolérant
12:09comme tous les basques
12:10et on discutera
12:12avec le parlant vrai
12:13à tête reposée
12:15et avec toute la franchise
12:15qui est là
12:16à tout de suite
12:16sur Sud Radio
12:18Midi 14h
12:19Sud Radio
12:20la France dans tous ses états
12:22Péricault et Gass
12:24Vous êtes bien
12:25sur Sud Radio
12:26en ce lundi 25 mai 2026
12:28la France dans tous ses états
12:29le face à face
12:29je reçois
12:30Gorka Robles-Saranguis
12:31on va parler un petit peu
12:32de vous
12:32Gorka Robles-Saranguis
12:33vous êtes le petit-fils
12:35d'une haute personnalité
12:37basque
12:37qui était Manuel Robles-Saranguis
12:40fondateur
12:40alors d'abord
12:41pendant la guerre civile
12:41héros de la résistance basque
12:43démocrate chrétien
12:44on n'est pas dans
12:45le marxiste-léniniste
12:45fondateur du principal
12:47syndicat ouvrier
12:48et là
12:48jusqu'à l'anglais
12:50interdédien
12:51voilà
12:52l'équivalent
12:53de Solidarité
12:53des travailleurs basques
12:54voilà
12:55et il crée
12:56ce syndicat
12:56pendant les années 30
12:57la république espagnole
12:58vient de s'installer
12:59et quand les franquismes
13:01envahissent le pays basque
13:02et Bilbao Chute
13:03il s'enfuit avec ses 11 enfants
13:05donc votre père
13:06au goût
13:06ce qui va être un chantant
13:07mon père
13:07et vous venez vivre
13:08au pays basque
13:09au pays basque
13:10de l'autre côté
13:10de la ville d'Asoa
13:11au nord
13:11et vous grandissez
13:12à Briscousse
13:14voilà
13:14dans une maison
13:15et votre père
13:17fait de la chanson
13:18votre tante Stibalitz
13:20voilà
13:20donc vous êtes dans la culture basque
13:22vous êtes aujourd'hui
13:23journaliste
13:23donc vous connaissez
13:24votre famille est impliquée
13:25dans la belle histoire
13:27du pays basque
13:28de ce peuple
13:28qui se bat pour sa liberté
13:30et vous avez toujours été du côté
13:31j'allais dire
13:32d'une lutte propre
13:34raisonnable
13:35démocrate
13:35respectueux des institutions
13:36et je rappelle que le gouvernement basque
13:38de 1936
13:39qui était de droite catholique
13:41le parti nationaliste basque
13:42qui aurait pu se rallier au franquisme
13:44puisqu'on combatait le marxisme
13:46a préféré rester avec les républicains
13:48qui pour autant les détestaient
13:49et ils sont restés fidèles à la république
13:52au nom de la démocratie
13:53au nom des droits d'hommes
13:53et ils l'ont payé très cher
13:55très très cher
13:55la répression franquiste
13:56contre les basques
13:57et contre le parti
13:57fut épouvantable
13:59on ne racontera pas ici
14:25Philippe
14:25général Galindo
14:26et ils ont des répondants français
14:28qui
14:29j'allais dire
14:30assurent la tendance
14:31recrutent des gens de l'OAS
14:33pour tuer les réfugiés basques
14:34dont certains sont des militants de l'ETA
14:36qui l'assument
14:38parce que
14:38la démocratie espagnole
14:40étant établie
14:41et qu'il y a un gouvernement socialiste
14:42avec Philippe et González à Madrid
14:44et Laurent Fabius
14:45est premier ministre
14:46et González dit
14:47arrêtons
14:48d'accueillir ces gens-là
14:50arrêtez d'accueillir ces gens-là
14:51qui sont des terroristes
14:52qui menacent la démocratie espagnole
14:54j'ai besoin de la collaboration
14:55en l'état français
14:56pour faire une répression policière
14:57contre T1
14:58et ça
14:59c'est la voie légale
15:00et l'Espagne décide
15:01à un moment donné
15:02non
15:02on va aller
15:03on va créer une police secrète
15:05et on va aller les buter sur place
15:06oui ils en ont buté quelques heures
15:07mais ils ont surtout tué aussi
15:09beaucoup d'innocents
15:09parce que
15:10les gars qui recrutaient
15:12sortaient du banditisme
15:14ou de l'OAS
15:14c'est de la paille française
15:16c'est pas des espagnols
15:17ce sont des français
15:17qui sortaient du milieu mafieux
15:19à qui on donnait des contrats
15:21les contrats étaient bien renseignés
15:23par contre
15:23je pense que les informations
15:24venaient de la police française
15:25c'est l'état français
15:26qui renseignait l'état espagnol
15:28mais il y a eu une omerta totale
15:29il y a eu des procès là-dessus
15:30qui ont pris des cas
15:31par rapport à ce qui aurait dû y avoir
15:32moi j'ai des amis
15:33qui ont été les seuls à voir
15:34la tueuse blonde
15:35qui était une des fameuses
15:36tueuses de l'égal
15:37c'est le seul à l'avoir vu
15:38ils attendent toujours
15:39d'être convoqués au commissariat
15:40pour la décrire
15:40il y a eu des choses
15:42qui étaient incompréhensibles
15:43pour nous au Pays Basque
15:45du côté justice
15:46il n'y avait rien du tout derrière
15:47par rapport à ces gens-là
15:48alors ils en ont traité quelques heures
15:50parce que le peuple a couru dessus
15:51derrière pardon
15:52sur des attentats
15:53ce sont les gens
15:54de la société civile
15:56qui les ont rattrapés
15:57et arrêtés
15:57par la police
15:58pour les livrer après derrière
15:59mais il y a quelque chose
16:02qui n'est pas clair
16:02et toujours pas éclairci
16:03par rapport à ça
16:04par le gouvernement
16:05le général Galindo
16:07qui a fait de la prison
16:08en Espagne
16:09pour avoir été accusé
16:10par le gouvernement
16:11et la justice espagnole
16:12d'avoir torturé à mort
16:14deux jeunes militants
16:15de l'ETA
16:16dont il a jeté les cadavres
16:18dans un trou
16:18avec de la chauve vive
16:19l'affaire est allée jusqu'au bout
16:21dans la démocratie espagnole
16:22il a été condamné
16:23le général Galindo
16:24qui était bon
16:24on peut dire
16:25un nostaliste du franquisme
16:26c'est lui qui a remis
16:27plusieurs fois
16:28la médaille d'Isabelle
16:29la catholique
16:30qui est la plus haute
16:30distinction espagnole
16:31on ne va pas les citer
16:33des fonctionnaires de police
16:34et des magistrats français
16:35pour les remercier
16:36des services accomplis
16:37contre le terrorisme
16:38il y a des ambiguïtés
16:40dans cette situation
16:40il y a des choses
16:41qui ne sont pas claires du tout
16:42dans une guerre
16:42qui était aussi sale
16:43que le reste
16:44ça va au-delà
16:45de la justice
16:46ou de la démocratie
16:47ce ne sont pas des choses
16:47qui sont normales
16:48qui se sont passées
16:49et par rapport à ça
16:50il n'y a pas
16:50de sanctions
16:52ou au moins
16:53ouvrir les dossiers
16:53pour dire
16:54ça fait 40 ans
16:55on va passer dessus
16:56on veut savoir
16:57ce qui s'est passé
16:58on rouvre beaucoup de dossiers
16:58aujourd'hui dans l'histoire
16:59pourquoi pas cela
17:00et là pour l'instant
17:01rien
17:01rien du tout
17:02personne ne veut entendre parler
17:03on va aller ailleurs
17:05vous désespérez
17:06que ça se fasse un jour
17:07non ça se fera
17:07j'espère que ça se fera
17:08parce que certains
17:09sont encore vivants
17:10certains témoins
17:11de l'époque
17:12il y a eu des procès
17:13notamment contre
17:14le commissaire Catala
17:15avec le journal Ambata
17:16qui l'avait accusé
17:17Ambata a été condamné
17:19lourdement
17:19il a failli disparaître
17:20donc là la justice française
17:21a été intraitable
17:22donc nous on conteste pas
17:24les décisions de justice
17:25c'est très clair
17:26pour autant
17:26le dossier n'a pas été éclairé
17:28il y avait bien
17:29une probable collusion
17:30entre certains policiers français
17:32à titre privé
17:33à titre privé
17:33je ne dis pas que c'est
17:34le gouvernement français
17:35et la police espagnole
17:37pour organiser
17:37une barbouserie
17:39anti-ETA
17:39au Pays Basque Nord
17:41une barbouserie
17:42qui a fait beaucoup
17:42de choses à côté
17:44c'est à dire
17:44qu'il y a beaucoup
17:45d'innocents
17:45qui ont été tués
17:46des choses assez
17:47épouvantables
17:47des jeunes étudiants
17:49qui étaient dans le quartier
17:50dans le petit paillon
17:51en train de boire un coup
17:51et qui se retrouvent
17:52on l'appelle
17:53ils ont buté
17:54c'est une période
17:55vraiment noire
17:56Philippe La Salastis
17:57accompagne
17:58cette lutte de l'ETA
17:59dans les années 80-90
18:01et puis
18:02lui-même
18:03lui-même convient
18:04à un moment donné
18:06qu'il faut poser
18:07les armes
18:09alors
18:09il faut poser les armes
18:10lui il n'est pas
18:11du tout pour
18:11mais
18:12c'est aussi
18:13une discussion démocratique
18:15à l'intérieur de l'ETA
18:16avec le bureau
18:16le bureau politique
18:18décide des choses
18:19et puis bon
18:19il y a certains
18:20qui ont commencé à dire
18:21bon
18:22cette lutte armée
18:22elle ne mène à rien
18:24il y a eu plusieurs périodes
18:26où certains sont devenus
18:26complètement fous
18:27à vouloir tuer des opposants
18:29on tuait des élus
18:31des conseillers municipaux
18:33ou des élus
18:34du peuple basque
18:36au pays basque
18:36du pays basque
18:37espagnol
18:38qui étaient tués
18:38uniquement parce qu'ils étaient
18:40militants du parti populaire
18:41ou du parti socialiste
18:42on est passé
18:43dans un
18:44Miguel Arréblanco
18:46Yoyes
18:47militante basque
18:48qui s'est répentie
18:48Yoyes
18:50pour moi c'est différent
18:51dans l'explication
18:51qu'ils m'ont donné
18:52en fait
18:52quand ils considèrent
18:53je le rappelle
18:54elle est tuée
18:55dans son village
18:56devant son petit garçon
18:57on va aussi tuer
18:58Yoyes
18:58Yoyes était une des dirigeantes
18:59du bureau politique
19:00qui était partie
19:01de l'ETA
19:02elle est partie
19:03en Amérique du Sud
19:04et elle a décidé
19:05d'arrêter
19:06elle a dit
19:06j'arrête
19:07et je reviens
19:08comme si de rien n'était
19:09sauf que
19:11l'ETA considérait
19:12qu'ils étaient eux
19:13une armée
19:13contre une autre armée
19:14et que Yoyes
19:15était un des généraux
19:16de leur armée
19:16et qu'elle connaissait
19:17beaucoup trop de choses
19:19pour prendre le risque
19:20donc ils l'ont averti
19:22mais là aussi
19:24ils l'ont tué
19:24quoi
19:25c'est les choix pour lui
19:26mais on a vu
19:27dans la résistance française
19:28des résistants
19:29si tu tombes
19:30tu sais trop de choses
19:31c'est le film
19:32Marie Octobre
19:33un petit peu
19:33qui se passe comme ça
19:34et là Yoyes
19:35elle est repentie
19:36on va dire qu'elle est repentie
19:38et c'est des raisonnements
19:39militaires en fait
19:40ils sont fous
19:41elle est accusée
19:41de haute trahison
19:42et exécutée à ce titre
19:44sauf que les circonstances
19:45c'est dans son village
19:46je crois que c'est à Béassagne
19:47ouais ouais
19:47en plein jour
19:49et son petit garçon
19:50est à côté d'elle
19:51et là on voit
19:52que l'ETA
19:52de ce mouvement
19:53Libération Nationale
19:54qui avait été soutenu
19:55par les intellectuels
19:56de gauche
19:56on a fait des manifestations
19:57le procès de Bourgogos
19:59l'exécution
20:00le 27-775
20:01de Chiqui Otaïgi
20:02et de 5 autres membres
20:03du Grappeau
20:03toute l'Europe
20:04est mobilisée
20:05les démocrates français
20:06sauf qu'en 77
20:07quand la démocratie espagnole
20:09s'installe
20:10Adolfo Suárez
20:10Philippe González
20:11s'installe la démocratie
20:12avec l'accord du roi
20:13là on aurait dû changer
20:15j'allais dire
20:15changer de fusil d'épaule
20:16et poser les armes
20:17comme une partie
20:18de l'ETA l'a fait
20:18l'ETA pédico-militaire
20:20dépose des armes
20:21en disant c'est fini
20:21on va à l'institution
20:22et l'ETA militaire
20:23dit moi je continue
20:24la lutte armée
20:25continue parce qu'il y avait
20:26encore des choses à régler
20:27ou des gens qui restaient
20:28encore en place
20:29la transition démocratique
20:30ne s'est pas fait
20:31aussi facilement
20:32parce qu'il y a des compétences
20:34de cette époque-là
20:35qui ont été transférées
20:35cette année
20:36donc vous voyez que
20:37du statut d'autonomie 79
20:39ça n'a pas été non plus
20:40dans le fleuve tranquille
20:41pour autant
20:42tout ça se négocie
20:43par la voie parlementaire
20:44par la voie institutionnelle
20:46donc l'ETA décide
20:47de déposer les armes
20:48c'était une discussion
20:49mais il y a un processus de paix
20:50là encore
20:51pour le processus de paix
20:52on voit bien que
20:52les armes ont été rendues
20:54par le peuple
20:55ça n'a intéressé
20:56ni Madrid
20:57ni Paris
20:57de dire on fait la paix
20:59on l'a même empêché
21:00je me souviens
21:01qu'il y avait la sénatrice
21:01Frédérique Espagnac
21:02socialiste
21:03qui a voulu participer
21:05avec les accords d'Aïété
21:07qui est un palais de Saint-Sébastien
21:09où il y a eu les accords
21:10avec le représentant irlandais
21:11Jerry Adam
21:12c'était là
21:13et le gouvernement français
21:14ne veut pas entendre parler
21:15et les Espagnols
21:16ne veulent surtout pas
21:17de paix
21:17ils veulent continuer
21:18à réprimer
21:19et à emprisonner tout le monde
21:21c'est ce qui s'est passé
21:21donc là ce processus de paix
21:23c'est la société civile
21:24qui dit
21:24écoutez
21:25ils ont donné les points GPS
21:28au gouvernement
21:29en disant
21:29vous pouvez venir récupérer
21:31et les gens
21:31de la société civile
21:33étaient là
21:33pour les accompagner
21:34leur dire
21:34vous récupérez
21:35tout l'armement de l'ETA
21:36à ces endroits-là
21:37et Philippe Lassatis
21:38qui n'était pas pour arrêter
21:40parce qu'il avait tellement de haine
21:41en lui
21:41qu'il n'était pas forcément
21:43mais il s'est plié à ça
21:44il a dit
21:44bon mais
21:45on a décidé ça
21:46terminé
21:46on n'en parle plus
21:47et il a tourné la page
21:48il a tourné la page
21:49exactement
21:49et il s'est inséré
21:50parce qu'il avait eu
21:51plein d'activités professionnelles
21:52il a fait
21:53dans l'immobilier
21:54il a fait dans le commerce
21:56il avait réussi
21:59à monter un dépôt
22:00dans les matériaux
22:01de construction
22:01du bâtiment
22:02ce qui est très rigolo
22:03et il avait été attendu
22:04deux fois justement
22:05à la sortie de son boulot
22:06par le gal
22:07une voiture
22:08qui démarre
22:08et qui vient
22:08le mitrailler
22:09et la deuxième fois
22:11c'est lui qui débute
22:11dans les Landes
22:12alors ça c'est une deuxième fois
22:13troisième fois
22:14il va payer une rançon
22:16pour un commerçant basque
22:17qui avait été rançonné
22:18parce qu'il employait
22:19des réfugiés basques
22:20c'est lui qui dit
22:21je vais au rendez-vous
22:22dans les Landes
22:23et il va sur
22:24on l'appelle le porte-avions
22:25et c'est votre père
22:27c'est votre oncle
22:28qui l'a surnommé
22:29le porte-avions
22:29parce qu'il avait toujours
22:30trois pistoles sur lui
22:32et il les mitra
22:34il me dit
22:34je descends de la voiture
22:35je ne discute même pas
22:36je les descends immédiatement
22:38il en tue trois sûrs
22:39le quatrième nuit
22:40je ne l'ai pas laissé
22:41en très bon état
22:42ce qui est le plus choquant
22:43de tout ça
22:43bon déjà
22:44hormis le fait
22:44qu'il s'assigne
22:45les autres
22:46c'était déjà
22:46membre du Gall
22:47il n'y a pas eu
22:47une ligne
22:49la rançon était
22:50de 1 million d'euros
22:51il va avec la rançon
22:52au cas où
22:52on ne sait jamais
22:53pour le remontrer
22:54il la rend au commerçant
22:55en question
22:56qui lui dit
22:56je te la laisse
22:57il lui dit
22:57je te la donne
22:58mais tu veux qu'on se fâche
22:59on ne m'aura plus l'impéritif
23:01en somme
23:01si tu fais ça
23:02l'argent je ne l'ai pas fait
23:03bon ça c'est pour tenir
23:03il rend l'argent
23:04à celui qui avait payé la rançon
23:06qui avait renoncé
23:07quelque part
23:07qui savait que c'était peut-être perdu
23:09en lui disant
23:10si jamais on revient
23:11de t'embêter
23:12il lui disait
23:13Philippe
23:13tu m'appelles
23:14j'irai moi-même
23:18rien de plus
23:19à la suite de ça
23:19increvable
23:22et pourtant
23:22j'allais dire
23:23une certaine rigueur
23:24à l'intérieur de lui
23:25des convictions
23:26c'est clair
23:27une passion
23:28malgré le fait
23:29qu'il est tué
23:29c'est un criminel
23:30il n'y a aucun doute
23:31mais il est habité
23:32par une passion
23:34une conviction
23:35c'est un révolutionnaire
23:36en gros
23:36c'est un révolutionnaire
23:37pour être juste
23:38vivre en société
23:39pas les appareils d'état
23:40lui ce qu'il dit
23:41c'est le plus important
23:42dans la vie
23:42c'est l'amitié
23:43et la parole donnée
23:44je ne pourrais jamais
23:45trahir quelqu'un
23:45je préfère me mettre
23:46une balle dans la tête
23:47que de trahir
23:48une parole donnée
23:49ou une amitié
23:50c'est ce qu'il m'a raconté
23:51c'est des hommes
23:52qui ont fait des choix
23:53et qui vont s'y tenir
23:54toute leur vie
23:54ils vont être droits
23:55il y a une anecdote
23:58quand il est en prison
23:59où un gars
24:00du SDEC
24:01des renseignements
24:02des services secrets français
24:04alors on lui dit
24:05c'est votre avocat
24:05qui veut vous voir
24:06donc il descend là
24:07et puis il se rend compte
24:08il me dit
24:08je ne sentais pas
24:09qu'il y a quelque chose
24:10qui n'allait pas
24:10et en fait le gars lui dit
24:11je suis du SDEC
24:12je viens vous dire
24:13voilà je vais vous changer
24:14votre vie
24:15vous me donnez
24:16tous les noms
24:16des membres de l'ETA
24:17les planques
24:18je vous donne 2 millions de francs
24:19et je vous refais
24:20une vie en Amérique du Sud
24:22il me dit
24:23je n'ai jamais été
24:24aussi vexé de ma vie
24:25qu'il puisse penser
24:26que j'étais une balance
24:27on le prenait
24:28donc il lui a cassé la tête
24:29il a fallu 12 matons
24:30pour l'arrêter
24:31parce qu'il ne supportait pas
24:33qu'on puisse se trahir
24:33et ça c'était
24:34la pire des choses pour lui
24:35il avait une certaine idée
24:36de lui-même
24:36et des causes
24:38qu'il défendait
24:39je reçois Gorka
24:40Robles-Saranguis
24:41on parle d'un
24:42j'allais dire
24:44un terroriste
24:45un criminel
24:46mais qui a conduit sa vie
24:47en fonction de ses convictions
24:49pour aider ceux qui souffrent
24:52et se battent contre l'injustice
24:53le livre s'appelle
24:54La mort à mes côtés
24:55aux éditions du Cherche-Midi
24:56vous nous appelez
24:57au 0826 300 300
24:59il est 13h30
25:00donc voilà
25:01vous avez la parole
25:02vous nous appelez
25:03vous pouvez poser
25:04toutes les questions
25:04que vous voulez à Gorka
25:05Robles-Saranguis
25:06donner votre avis
25:07sur ce qu'est l'engagement
25:08ce qu'on appelle
25:08la lutte armée
25:09ou le terrorisme
25:09est-ce qu'il y a des crimes
25:11est-ce qu'il y a des criminels
25:12aujourd'hui
25:12qui ont pu se battre
25:13pour des idées
25:14qui sont des idées
25:15qui sont respectables
25:16ou est-ce que tout terroriste
25:18est un criminel
25:18qui est absolument indéfendable
25:19on attend votre avis
25:20au 0826 303
25:29Vous êtes sur Sud Radio
25:31lundi 25 mai 13h33
25:33vous avez la parole
25:34je reçois
25:36Gorka Robles-Saranguis
25:37auteur de
25:37La mort à mes côtés
25:38c'est des confessions
25:39posthumes
25:40de Philippe Lassalle
25:41Astis
25:41on va dire
25:42un personnage
25:43un mercenaire
25:44un aventurier
25:45baroudeur
25:46mercenaire peut-être pas
25:47mais enfin non
25:48mercenaire non
25:48sur la forme
25:49ça ressemble à des mercenariats
25:50mais au contraire
25:51c'est un anti-mercenaire
25:52parce qu'il n'y va pas
25:53pour s'enrichir personnellement
25:54il n'y va pas les idées
25:54voilà
25:55par contre il se met au service
25:56de certaines causes
25:57il va de l'armée française
25:58jusqu'à ETA
25:59et il mène son combat
26:01sans
26:02j'allais dire
26:03sans ménagement
26:03et sans
26:04sans faire la part des choses
26:06il est
26:07quand
26:07c'est un ennemi
26:08c'est un ennemi
26:09je crois qu'il y a ça
26:10il y a un moment
26:10où quand on décide
26:11de rentrer
26:13dans des investissements
26:14aussi profonds
26:15que ça
26:16on devient quelque part
26:17obnubilé partout
26:18par cette cause là
26:20ou par ces moyens
26:20qu'il faut donner
26:21donc il est à fond
26:22dans la cause
26:24de l'ETA
26:25il est à fond là-dedans
26:26pour organiser
26:27pour rencontrer les commandos
26:28pour discuter
26:29en tant que garde du corps
26:30aussi des numéros 1
26:31il a été garde du corps
26:32de pratiquement tous les numéros 1
26:33de l'ETA
26:34donc il est complètement
26:35investi là-dedans
26:36et donc
26:36il y croit à fond
26:37il défend ses convictions
26:38et ses idées là
26:39donc c'est ça qui fait
26:40qu'il est l'homme qu'il est
26:42il est à gauche
26:43il est anarchiste
26:44bien sûr
26:44aujourd'hui
26:45alors on ne va pas faire
26:46parler les morts
26:48aujourd'hui
26:49ce que l'on présente
26:50comme
26:51ce qu'elle peut être
26:52Al-Daesh
26:52Al-Qaïda
26:53cette forme de terrorisme
26:54qui combat l'Occident
26:55qui combat l'impérialisme
26:57je ne pense pas
26:57qu'il serait reconnu
26:59là-dessus
26:59pas du tout
27:00alors il les a côtoyés
27:01ce qui est très rigolo
27:01c'est qu'il les a côtoyés
27:02en prison
27:02et qu'ils avaient
27:03énormément de respect
27:04pour lui
27:04et lui avait fait
27:06alors parce qu'il voulait
27:07embêter l'administration
27:08pénitentiaire
27:09il avait écrit
27:11un courrier
27:11à l'administration française
27:13demandant un lieu de culte
27:15pour tous ces gens-là
27:15dans la prison
27:16qu'il n'avait pas
27:17et il avait sorti
27:17les articles de loi
27:18et donc le directeur
27:19de la prison
27:20savait pertinemment
27:20que le seul
27:21qui était capable
27:22d'écrire
27:22un courrier
27:23comme ça
27:23c'était lui
27:23et donc tout le monde
27:25tous les autres
27:26s'entendait bienvenue
27:27et ils ont tous été
27:29embarqués
27:29ils ont tous déménagés
27:30dans d'autres prisons
27:31rappelons qu'Yvan Colonna
27:33qui est l'assassin présumé
27:37déclaré reconnu
27:37du préfet Erignac
27:39la procédure a été très longue
27:40il y a eu un procès
27:41meurt en prison
27:43assassiné
27:43par un ressortissant
27:45islamiste
27:45alors est-ce qu'il est venu
27:46spontanément
27:47c'est quelqu'un
27:47qui l'a envoyé
27:48pour l'instant
27:49on ne le saura peut-être
27:50jamais
27:50mais ça paraît
27:52c'est pas le même genre de cause
27:53un terrorisme
27:54une cause de libération nationale
27:55aussi criminelle soit-elle
27:57et c'est autre chose
27:58qu'un fanatisme religieux
27:59il y a eu des méthodes
28:01très différentes
28:01c'est-à-dire
28:02le T.A. quand ça démarre
28:03on défend
28:03ils allaient tuer des militaires
28:05on allait se battre
28:06une armée contre une armée
28:07en 59
28:09et à l'époque
28:10on tue
28:10des policiers
28:11d'un régime installé
28:13le général Franco
28:14par Hitler et Mussolini
28:16à la fin d'une guerre civile
28:17épouvantable
28:17jusqu'en 1975
28:18ça c'est l'Espagne
28:20dictatoriale franquiste
28:21et c'est comme ça
28:21enfin c'est dans ce cadre-là
28:23que tout ça démarre
28:24et qu'ils se battent
28:24par rapport à tout ça
28:25la façon de se battre
28:28d'Al-Qaïda
28:29ou même des mouvements
28:30ce que je raconte
28:32dans le livre
28:33quand on parle de
28:34Menar Mbeguin
28:35Menar Mbeguin
28:36qui est patron de l'Irgun
28:37de l'Irgun
28:38qui fait sauter
28:39l'hôtel King David
28:40avec tout l'état-major anglais
28:42tout l'état-major anglais
28:42j'ai cité l'anecdote
28:43l'autre jour
28:44il tue 200 personnes
28:45à l'intérieur de cet hôtel
28:46pour en choper une
28:48il a tué 200 personnes
28:50aucun problème
28:50alors c'est tout le monde
28:51de gueule
28:52mais 30 ans après
28:52il est pris Nobel de la paix
28:53quand même
28:54c'est le même homme
28:54donc il y a quelque chose aussi
28:56où on va se poser des questions
28:57sur qu'est-ce qu'il faut
28:59comment on juge l'histoire
29:00et comment on juge les hommes
29:01avec l'OTAN
29:02lorsque ETA organise l'attentat
29:04qui va coûter de la vie
29:05à l'amiral Carrero Blanco
29:06vice-président du gouvernement espagnol
29:09donc successeur et prolongateur
29:10du franquisme
29:11Franco l'avait entendu comme tel
29:13Juan Carlos aurait dû être
29:14un roi de pacotille
29:15et l'amiral Carrero Blanco
29:16devait prolonger le régime
29:17il est assassiné le 20 décembre 1973
29:20l'attentat doit avoir lieu
29:22la veille le 19
29:23or il y a un collège
29:25de petites filles
29:25qui passe à proximité
29:27et le commando décide
29:28tant pis
29:28même si on le rate
29:29pas de victime innocente
29:31et Carrero Blanco sera tué
29:33il n'y a que lui
29:33son chauffeur et son garde du corps
29:35qui est tué
29:36et ce que disaient les membres de l'OTAN
29:37c'est que Carrero Blanco
29:38était le premier cosmonaute espagnol
29:40puisqu'il avait sauté
29:41au-dessus de 5 étages
29:42au-dessus de 5 étages
29:44et il meurt
29:44voilà
29:44mais il y avait des codes
29:46à l'époque
29:47ah oui d'honneur
29:47ouais ouais des tics
29:48voilà
29:49mais qui vont se dégrader
29:50c'est toujours pareil
29:50il y a eu des bavures de bêtas
29:51il y a eu l'attentat d'hypercorps
29:53et ils en font une confession
29:55en disant
29:56voilà c'est ce qu'on a fait
29:57c'est absolument épouvantable
29:58absolument
29:59ils se sont fait
30:00ils se sont fait avoir
30:02comment ça se faisait
30:03en attention
30:04il va y avoir un attentat
30:05il faut évacuer
30:05ils appelaient les ambassades
30:06les ambassades pour leur dire
30:08évacuez tout le monde
30:09sauf que personne n'a bougé
30:10et là
30:12mauvais choix
30:13mauvais choix
30:13c'est un attentat horrible
30:14pour autant
30:15Gorka Robles-Saranguis
30:17le parti issu
30:18de l'ETA
30:19qui n'a pas voulu déposer les armes
30:20qui était
30:21Eric Batasuna
30:22Batasuna
30:23Bildou aujourd'hui
30:24a toujours des élus
30:25au Béné Basse
30:26des municipalités
30:27il dirige des institutions
30:29le gouvernement espagnol
30:30continue à les dire
30:31vous êtes les héritiers
30:32du terrorisme
30:33on ne discute pas avec vous
30:34ils ont été interdits
30:35certains de leurs responsables
30:36ont été en prison
30:36où est-ce qu'on est
30:37de la situation aujourd'hui ?
30:38il y a une traque
30:39par rapport à tout ça
30:40mais il faut se rendre compte
30:41que l'ETA
30:41alors ce qui est assez fascinant
30:42avec les élections en Espagne
30:44c'est que l'ETA
30:45a décidé d'arrêter
30:46en 2010
30:47on arrête
30:48en un premier temps
30:49en 1977
30:49une branche de l'ETA
30:50dit on dépose les armes
30:52on fait la démocratie
30:53l'ordre a continué
30:54on continue
30:54jusqu'à
30:552010
30:56ils sont terminés
30:57ils se rendent
30:57ils font communiquer à la BBC
30:59en disant
30:59on arrête
31:00parce qu'ils vont passer
31:00par la voie internationale
31:01pour être reconnus
31:02parce que ni Paris
31:03ni Madrid
31:03ne vont pas entendre parler
31:04il y a l'enlève
31:04de Jerry Adams
31:05tout à fait
31:06et donc
31:07depuis 2010
31:08ça fait 16 ans
31:09et encore cette année
31:10on entend que
31:11les gens de 2012
31:12ce sont les gens de l'ETA
31:14quand il n'y a pas d'argument
31:16en face
31:17contre la vérité
31:18ou les choses justes
31:20on va ressortir
31:21des vieux cadavres
31:22on va raconter n'importe quoi
31:23en stigmatisant
31:24mais l'ETA
31:25c'est terminé depuis 16 ans
31:26pourquoi on veut nous dire
31:28vous êtes les élus
31:29les déceintes
31:30pour délégitimer
31:31on les accuse de quoi ?
31:33d'avoir été solidaires
31:34à un moment donné
31:35d'un mouvement
31:35c'est terminé
31:36un mouvement terroriste
31:37c'est terminé
31:38mais on fait encore l'amalgame
31:39pour essayer de salir
31:40ou de dire
31:40non on est dans un processus
31:42démocratique
31:42on veut discuter
31:43on veut batailler
31:44et non
31:45personne ne veut écouter
31:46avec aucun effet électoral
31:47au contraire
31:48Ribattasuna et Bildou
31:49n'ont cessé de gagner des voix
31:50et d'être majoritaire
31:52dans certaines heures
31:52mais oui
31:53le peuple les suit
31:53donc c'est quelque chose aussi
31:55bon voilà
31:56où est-ce qu'on en est aujourd'hui
31:57au Pays Basque
31:58il y a un statut d'autonomie
31:59qui est un des plus
32:00des plus développés
32:01de l'Union Européenne
32:02avec des prérogatives
32:03et pourtant
32:03le statut d'autonomie
32:05de 79
32:05dit de Guernica
32:06les compétences
32:07n'ont pas toujours
32:08été transférées
32:09on en a transférées
32:10cette année
32:11depuis 78-79
32:12on a des comptes
32:13le temps qu'il a fallu
32:14pour récupérer
32:15en tout cas
32:15la voie institutionnelle basque
32:16le Pays Basque Autonome
32:17entre guillemets
32:18dans la communauté espagnole
32:20se porte plutôt bien
32:21et sert souvent
32:22de référence
32:23aux économistes européens
32:24qui disent
32:24il se passe quelque chose
32:26il y a quelque chose
32:27mais on peut faire le parallèle
32:28avec ici
32:28eux ils ont décidé
32:29la force
32:30la force qui existe
32:31sur ces statuts d'autonomie
32:32c'est que le pouvoir
32:33des décisions
32:34il est à côté de chez soi
32:35quand ils vont
32:36le musée Guggenheim
32:37le musée Guggenheim
32:38il se négocie
32:39dans la Rioja
32:39à Bilbao
32:40le musée Guggenheim
32:41de Bilbao
32:41qui est le premier
32:42à venir dans cet esprit
32:43Bilbao
32:44qui est une ville
32:44de sidérurgie
32:45de chantier naval
32:46qui est une ville grise
32:47noire
32:47mais t'as m'en refausé
32:48totalement
32:49grâce à ça
32:49je l'ai connu
32:50tel que vous l'avez écrivée
32:51Liverpool
32:52noire de charbon
32:53donc le gouvernement masque
32:54décide de faire signer
32:56la maison
32:57le Guggenheim
32:58parce qu'une fille de Bilbao
33:00travaille là-bas
33:00il décide
33:01il signe ça
33:016 ans après
33:03le musée est ouvert
33:03la ville de Bilbao
33:04a donné le terrain
33:05le gouvernement masque a foncé
33:066 ans
33:08en 6 ans
33:10c'est signé
33:11et les portes du musée
33:12sont ouvertes
33:12parce qu'il y a un centre
33:13de décision
33:14qui est à côté
33:15du citoyen
33:16et ça fait de Bilbao
33:17un des centres culturels
33:18les plus connus
33:19d'Europe et du monde
33:20le Louvre a ouvert à Metz
33:21tout le monde s'est inspiré
33:22de cette décision
33:23qui était courageuse
33:24parce qu'il y a eu
33:24des manifestations
33:25les gens sur le coin
33:26n'étaient pas d'accord
33:27pourquoi Bilbao
33:27c'est une vraie réussite
33:29tout ça
33:30ça vient aussi du fait
33:30que le pouvoir politique
33:31est près du terrain
33:33et des gens
33:34et la décision
33:35elle est immédiate
33:36nous quand on veut monter
33:37enfin je le vois moi
33:38au pays basque français
33:40une décision
33:41mais il faut qu'elle remonte
33:42jusqu'à Paris
33:43qu'elle est l'automne
33:44de désir
33:44enfin on perd un temps fou
33:46bon au pays basque français
33:47on n'est pas dans l'autonomie
33:48qu'à le sud
33:49il y a une communauté
33:50d'agglomération
33:51qui fait des progrès
33:52c'est formidable
33:53et récemment
33:55le président
33:56Jean-René Tchégaraï
33:57qui présidait cette institution
33:58le PCI
33:59depuis sa création
34:00en 2016
34:01a été remplacé
34:03par M. Iriart
34:04qui lui
34:05est beaucoup plus proche
34:06des idées
34:08basques
34:08oui tout à fait
34:09tout à fait
34:10il a été élu reconnu
34:11mais ça va travailler
34:12dans le bon sens
34:13pour le territoire
34:14et la Corse
34:14est sur le point
34:15d'obtenir
34:15le processus
34:16à Gilles Simeone
34:17d'obtenir un statut
34:17de quasi-autonomie
34:20la France centrale
34:21et républicaine
34:22en a peur
34:23mais pourquoi ?
34:23pourquoi en a peur ?
34:24parce que les jacobins
34:25sont encore très puissants
34:26et l'Alsace
34:27est en train aussi
34:27de renégocier
34:28son statut territorial
34:30Jean-Yves Le Drian
34:31m'a dit un jour
34:31à moi
34:32Jean-Yves Le Drian
34:33m'a dit
34:33s'il y a une région
34:34française
34:35qui mérite
34:36l'expérience
34:36autonomique
34:37la Corse
34:38sans compréhension
34:39la Bretagne
34:39sans aucun problème
34:40et on serait riche
34:42et heureux
34:42et je lui dis
34:44l'indépendance
34:45il me dit
34:45moi je ne suis pas pour
34:46mais si la Bretagne
34:47est indépendante
34:48elle vivrait très bien
34:49dans l'Europe
34:50dans l'Union Européenne
34:51voilà
34:51il faut faire évoluer
34:53les mentalités
34:55quand on voit
34:56le système aujourd'hui
34:57qui est très compliqué
34:58ou qui ne fonctionne pas bien
34:59est-ce que ce n'est pas
35:00une des solutions
35:00pour l'avenir
35:01alors
35:01on ne peut pas revenir
35:02jusqu'à Victor Hugo
35:03l'Europe
35:05le référendum
35:05sur la décentralisation
35:06de De Gaulle a échoué
35:08les Français n'en ont pas voulu
35:09pour d'autres raisons
35:09alors que c'était une bonne solution
35:11la France a du mal
35:12à se déjacobiniser
35:13les lois de 82
35:1582 sur la décentralisation
35:17on est loin du compte
35:18par rapport à d'autres pays
35:19et pourtant on sait
35:19que ça peut résoudre des problèmes
35:21et quand on fait
35:22le tour de l'Europe
35:22que ce sont les landers
35:23en Allemagne
35:24que ce soit
35:24toutes les régions autonomes
35:25en Espagne
35:25ou ce qui peut exister
35:26sur les provinces
35:27en Irlande
35:28mais tout ça
35:29c'est décentralisé
35:29et chacun a un centre décision
35:31à côté de chez lui
35:32et après on s'entend tous
35:33les uns avec les autres
35:34alors en France
35:34on est pour l'indépendance du Québec
35:36quand il y a un référendum
35:36à Montréal et à Québec
35:37tout le monde
35:38dans la délégation
35:39les hommes politiques
35:40de gauche à la droite
35:40oui vive la dislocation
35:43du Canada
35:43vive le Québec libre
35:44on soutient les écossais
35:45mais quand il s'agit
35:46des catalans
35:47ou des alsaciens
35:49ou des basques
35:50non
35:50là il ne faut pas déconner
35:52c'est là parce qu'on
35:53on présente toujours
35:53le mauvais côté
35:54enfin on fait surtout
35:55on agite des épouvantails
35:56pour faire peur à tout le monde
35:57alors qu'on est tous capables
35:59de raisonner
35:59de travailler sur notre territoire
36:00et de s'entendre
36:01pour les fonctions régaliennes
36:03et qu'elles restent à l'État
36:03il n'y a aucun problème
36:04on n'est pas là pour ça
36:05il y a quelque chose
36:05qui leur fait très mal
36:06c'est le résultat scolaire
36:07de Diwan et des Icastola
36:09où des
36:09y compris des immigrés
36:11que je connais
36:11m'ont dit
36:12on met nos enfants
36:12dans ces écoles-là
36:13parce qu'on veut
36:13qu'ils deviennent français
36:14ils deviendront de meilleurs français
36:17par le Diwan
36:17dans les Icastola
36:18parce que ce seront des enfants
36:19qui auront des bons résultats
36:20que de les mettre au lycée
36:21et puis d'être bilingue
36:22et d'avoir deux cultures
36:23c'est toujours plus enrichissant
36:24et là surtout
36:24on a obtenu quelque chose d'hier
36:25le ministre a annoncé
36:26qu'on pourrait passer le bac
36:27en Basque
36:28à partir de 2028
36:30voilà
36:30en Basque
36:32en Basque
36:32en Breton
36:33et en Corse
36:34tant mieux
36:35Gorka Robles-Saranguis
36:36merci d'avoir été avec nous
36:37pour présenter la mort
36:38à mes côtés
36:39aux éditions
36:40du Cherche-Midi
36:40Grande Maison d'édition
36:42la vie
36:43les confessions posthumes
36:43de Philippe Lassalastis
36:45qui est un aventurier
36:46un baroudeur
36:46qui a fait du terrorisme
36:47qui a tué pour ses convictions
36:49vous pouvez rester avec nous
36:50il est 12h45
36:51on va donner la parole
36:52aux auditeurs
36:53qui ont droit d'intervenir
36:53sur la totalité
36:55de l'actualité du jour
36:56mais peut-être
36:57qu'ils veulent rester
36:58sur votre sujet
36:58vous restez avec nous
36:59encore un quart d'heure
37:00avec plaisir
37:00voilà
37:00et bien je vous attends
37:02vos appels au 0826 300 300
37:04et nous restons sur Sud Radio
37:05à tout de suite
37:07Edi 14h
37:08Sud Radio
37:09la France dans tous ses états
37:11Péricault-Légas
37:13vous êtes bien sur Sud Radio
37:14il est 13h46
37:16je reçois
37:17Gorka Robles-Saranguis
37:18qui est resté avec nous
37:19parce qu'on va continuer
37:19à parler un petit peu
37:20du sujet de son livre
37:21La mort à mes côtés
37:21le roman vrai
37:22d'un ennemi de la république
37:23il s'agit de Philippe Lassalastis
37:25je disais un baroudeur
37:25un combattant
37:26qui a fait du terrorisme
37:28et voilà
37:28cet homme avant de mourir
37:29a voulu se confesser
37:30à Gorka Robles-Saranguis
37:31avec toute sa vie
37:32depuis l'engagement
37:33dans l'armée française
37:34jusqu'à ETA
37:35un sujet évidemment passionnant
37:37nous avons Frédéric
37:38qui nous appelle de Paris
37:40bonjour Frédéric
37:41bonjour
37:42bonjour tout le monde
37:43bon vous vous dites
37:44que les terroristes ok
37:45mais il y en a beaucoup
37:46qui le sont devenus
37:47à cause d'une pauvreté intellectuelle
37:49oui moi j'ai rencontré
37:51durant ma carrière
37:52mes 40 années de lutte
37:53contre le terrorisme
37:54et plus largement
37:55d'accumulité organisée
37:56parce qu'il y a beaucoup
37:57de porosité
37:57entre ces deux semaines
37:59vous étiez policier
38:00ou magistrat ?
38:01vous étiez policier
38:01ou magistrat ?
38:02je ne peux pas dire
38:04ce que j'étais exactement
38:05vous avez servi
38:06vous avez servi la république
38:07contre le terrorisme
38:08je peux présenter ça comme ça
38:09bon
38:11honneur à vous
38:12honneur à vous
38:12merci beaucoup
38:13alors j'ai été face
38:15à différentes catégories
38:17de terroristes
38:17il y a les premiers
38:18alors là je fais bien référence
38:20à ETA
38:21il y a les premiers
38:22c'est les puristes
38:22ceux qui sont issus
38:24du milieu universitaire
38:26qui sont complètement
38:27brigadés
38:28qui sont dans la logique
38:29de Gracchus Baboff
38:30le révolutionnaire français
38:33eux c'est des purés durs
38:35il faut créer un monde nouveau
38:36donc il faut détruire
38:38tout ce qui s'oppose
38:39à ce monde nouveau
38:40et comme disait Baboff
38:42toute révolution
38:43elle a un coût
38:44elle a un coût humain
38:45voilà ceux-là
38:45ce sont des puristes
38:46on ne peut pas
38:47quand on est face à eux
38:48on ne peut rien en tirer
38:49vous voulez dire qu'ils sont sincères
38:50même s'ils se trompent
38:51ils sont sincères
38:52ils y croient profondément
38:54et même si vous les mettez
38:55en prison
38:55pendant 30 ans
38:56au bout de 30 ans
38:57quand ils sortent
38:57et on le voit
38:58avec Jean-Marc Rouillant
38:59d'Action Directe
39:00ils disent toujours
39:01la même chose
39:01parce qu'ils y croient
39:02la deuxième catégorie
39:04ceux-là
39:04on va dire entre guillemets
39:06la moins intéressante
39:07c'est ceux qui ont été payés
39:08par les premiers
39:10en général d'ailleurs
39:11payés pour les
39:12les bases d'oeuvres
39:13alors là c'est du mercenariat
39:15vous êtes d'accord
39:15là c'est du mercenariat
39:16c'est pas de la conviction
39:17c'est du mercenariat
39:18ils chopent ça
39:19dans la petite délinquance
39:20bon ça
39:21ça n'a aucun intérêt
39:22eux
39:23leur sort
39:24c'est en prison
39:25point terminé
39:25et la troisième catégorie
39:27celle qui m'a le plus
39:30le plus embêté
39:31et qui a le plus
39:32attiré ma compassion
39:33ce sont tous ces jeunes
39:34qui arrivent d'un niveau
39:36où ils n'ont pas reçu
39:37d'éducation
39:38un niveau qui est pauvre
39:40socialement
39:40qui est pauvre
39:41intellectuellement
39:42qui vont là-dedans
39:43parce qu'ils sont subjugués
39:45souvent par les premiers
39:46ils sont subjugués
39:47par le discours
39:48et ils se disent
39:49à travers cela
39:49je vais exister
39:51et quand moi
39:52je les ai rencontrés
39:53donc ils avaient
39:54en général commis l'acte
39:55quand je les rencontre
39:57ils sont en larmes
39:58ils sont effondrés
39:59ils pleurent
40:00parce que ça y est
40:00ils se rendent compte
40:01de ce qu'ils ont fait
40:02de tout ce gâchis
40:04qui impacte leur famille
40:05parce que c'est toute
40:06leur famille
40:06qui va être impactée
40:08et ces gens-là
40:09j'en revois
40:11quelques-uns encore maintenant
40:12et ces gens-là
40:13ils ont su
40:14après la peine
40:15après la sanction
40:16et ils ont su
40:17se reprendre
40:18ils ont su
40:18devenir des citoyens
40:20je ne veux pas dire
40:21je ne les excuse pas
40:22pas des citoyens modèles
40:23mais des citoyens
40:24qui ont envie
40:25de se racheter
40:25et qui ont envie
40:26de donner aux autres
40:27vous voulez dire Frédéric
40:29que vous admettez
40:30qu'il y ait
40:31le repenti sincère
40:32qui reconnaît
40:33qu'il a fait une erreur
40:34et celui qui ne se repend jamais
40:36et que le repenti sincère
40:37il faut croire
40:38en sa sincérité
40:39et il y en a eu
40:39dans l'histoire
40:40énormément
40:40énormément
40:41tout à fait
40:42tout à fait
40:43moi le sincère
40:44je crois en sa sincérité
40:45et les années
40:46parce que j'y ai passé 40
40:47les années m'ont montré
40:48que je n'avais pas tort
40:50de faire confiance
40:51à certains d'entre eux
40:52et certains d'entre eux
40:54m'ont même invité
40:55à leur mariage
40:56ou m'ont invité
40:56à la naissance
40:57de leurs enfants
40:58alors que vous les aviez combattus
41:01alors que je les ai combattus
41:03que je les ai arrêtés
41:03que je les ai malmenés
41:05pendant 96 heures
41:06de garde à vue
41:07et qu'ils ont fini
41:09en prison
41:11enchaînés
41:11vous avez fait votre devoir
41:12et vous voyez
41:13et malgré tout
41:14vous vous êtes retrouvés
41:15sur
41:15je ne vais pas dire
41:16des valeurs communes
41:17mais vous aviez chacun
41:18des valeurs
41:19et des convictions
41:19que vous avez défendues
41:20avec votre cran
41:22et votre sincérité
41:24Gorka
41:24il y a aujourd'hui
41:26des rencontres
41:27qui se font
41:28entre les repentis
41:29où les gens
41:29et les victimes
41:30et les familles des victimes
41:31et ces réunions
41:32sont très réparatrices
41:33au Pays Basque aussi
41:35il y a beaucoup
41:36de rencontres
41:36qui se font aujourd'hui
41:37parce qu'il a fallu du temps
41:37pour fermer les blessures
41:38et les plaies
41:39et à se rencontrer
41:41et à parler
41:42et c'est en train
41:43de porter ses fruits
41:43et de fonctionner
41:44il faut qu'on passe
41:45à autre chose
41:46mais ça
41:46les blessures
41:47il va falloir les guérir
41:48et fermer
41:49toutes ces cicatrices
41:50on a Jean-Paul
41:51qui nous appelle de Toulouse
41:52bonjour Jean-Paul
41:52oui bonjour Perico
41:54bonjour à votre invité
41:56dont je n'ai jamais dit le nom
41:58Gorka Robles
41:59Robles Aranguis
42:01Gorka Robles
42:02voilà
42:02Gorka Robles
42:04Gorka Robles
42:05Jean-Paul
42:05vous vous estimez
42:07qu'il y a des terroristes
42:09qu'il faut faire une différence
42:10entre les terroristes
42:11quelle différence
42:11il faut faire
42:12entre les terroristes
42:14déjà pour revenir
42:15sur ce que disait
42:15Gorka Robles
42:16sur l'autonomie
42:18donc la France
42:19devrait favoriser
42:20effectivement
42:22diminuer un peu
42:23le centralisme
42:24et favoriser l'autonomie
42:25de régions
42:25comme la Bretagne
42:26le Pays Basque
42:28comment dire
42:29la Catalogne
42:30l'Alsace
42:31donc des régions
42:32qui ont quand même
42:33une culture
42:34une langue
42:35qui est spécifique
42:36et ça me paraît
42:38ça me paraît important
42:41c'est important
42:42parce que par exemple
42:43quand on voit
42:44que pour goudronner
42:45un mètre carré
42:45devant chez moi
42:46il faut que ça passe
42:47par Paris
42:48l'administration
42:50etc
42:50voire Bruxelles
42:51voire Bruxelles
42:52voire Bruxelles
42:54fermons cette parenthèse
42:55après oui
42:56il y a des
42:57comment dire
42:58j'ai toujours eu
43:00beaucoup de sympathie
43:01pour l'IRA
43:01pour le TA
43:04bon évidemment
43:07quand il y a des actions
43:09quand il y a des mouvements
43:10de libération nationale
43:11face à une oppression
43:13qui était une oppression
43:13extrêmement violente
43:14voilà
43:14voilà tout à fait
43:16donc face au franquis
43:18mais face
43:18donc à l'Angleterre
43:20l'Angleterre
43:21a toujours eu
43:21des méthodes
43:22quand même
43:22assez
43:24pas très propres
43:25il suffit de voir
43:26comment les
43:27comment les membres
43:29de l'Iran
43:29et la France
43:30en Algérie
43:30non plus
43:31et beaucoup de politiciens
43:33se sont expliqués
43:33d'ici
43:34ils se sont reconnus
43:34Gorka
43:35vous voyez une analogie
43:36entre
43:36à Bobisson
43:37a fait tout ce qui s'est passé
43:39toujours pareil
43:39c'était le même principe
43:40on a étouffé
43:41les libertés
43:41d'un côté ou de l'autre
43:42le TA
43:43on l'a dit
43:43il y a une période
43:44qui est du combat
43:45de conviction sincère
43:46même si à erreur
43:47tout a évolué
43:48parce qu'on sort
43:48du franquisme
43:49pur et dur
43:50à un passage démocratique
43:51où on continue
43:52et après il y a eu
43:53des choses
43:53qui ont été très compliquées
43:54c'est que
43:55toutes les têtes pensantes
43:56ont été arrêtées
43:57enfin
43:57c'était formé
43:58de telle façon
43:58que c'était un hydre
43:59le 1
44:00le 2
44:00le 3
44:00était préparé
44:01le 1 tombe
44:03le 2 passe 1
44:04le 3 passe 2
44:04donc on n'a jamais
44:06solutionné la question
44:07sauf que
44:08la réflexion politique
44:09et du bureau politique
44:10elle était
44:11déjà plus évoluée
44:13que d'autres
44:14et quand on les fait tomber
44:15et qu'on les arrête
44:16systématiquement
44:37mais c'est la même chose
44:38c'est toujours
44:39voilà
44:39dans l'éducation nationale
44:40la même chose
44:41partout
44:41et partout
44:42Gorka merci
44:43d'être resté jusqu'au bout
44:44avec nous
44:45pour parler de
44:46la mort à mes côtés
44:47et de la mission
44:47du cherche-milie
44:48je vous incite à le livre
44:4919 euros
44:51Philippe Lassalastis
44:52le roman vrai
44:53d'un ennemi de la république
44:54on apprend beaucoup de choses
44:56sur le terrorisme
44:57les combats
44:58les luttes de libération
44:59voilà
45:00les justes causes
45:00les mauvaises causes
45:01les erreurs
45:02les crimes
45:02les morts
45:02et les convictions
45:03de l'anarchiste
45:04d'un homme
45:05et un personnage
45:06hors du commun
45:07Monde nous avons deux invités
45:09qui sont des auditeurs
45:11du Sud Radio
45:12on a la visite
45:12de deux auditeurs
45:13fidèles
45:14du Sud Radio
45:15qui sont en studio aujourd'hui
45:16Simon et Agnès
45:17bonjour
45:18vous pouvez vous rapprocher
45:19des micros
45:20c'est la première fois
45:21que vous prenez la parole
45:21sur un plateau de radio
45:23ou pas ?
45:23ah oui c'est la première fois
45:24d'habitude au téléphone
45:25c'est plutôt
45:26on connait votre voix
45:27c'est tout simple
45:28et on est comme autour
45:29de la table
45:30comme si
45:30bon il manque un petit verre de blanc
45:32et un petit peu de château
45:33voilà
45:33mais l'esprit y est
45:35le cœur et l'esprit y ont
45:36Simon Agnès
45:37alors Simon
45:37vous vouliez réagir
45:39à une actualité
45:39qu'on a traité en début d'émission
45:40en début d'émission
45:41effectivement je voulais revenir
45:42sur ce qui a été dit
45:44par monsieur Benjamin Morel
45:45sur les loisirs d'écouter
45:47avec plaisir
45:48et intérêt
45:49concernant la candidature
45:51de Gabriel Attal
45:52bon moi j'aurais quand même
45:53une vision au delà
45:54de l'aspect financier
45:55bon d'un coup
45:56de campagne électorale
45:57on se doute bien
45:58que c'est quand même
45:59quelque chose d'important
46:02je dirais que
46:03avant que le côté financier
46:06soit en branle
46:07pour l'instant
46:07puisqu'il a fait
46:08une déclaration de candidature
46:09je pense que
46:10toutes ces candidatures
46:13envisagées
46:13évoquées
46:14sont plus des candidatures
46:16de positionnement politique
46:18vis-à-vis d'un candidat
46:19qui va sortir forcément
46:20du lot
46:21parce qu'il aura
46:22pour ainsi dire
46:23la capacité
46:24et peut-être
46:25l'intérêt
46:26de l'opinion publique
46:27en sa faveur
46:28et pour pouvoir après
46:29prendre un rang
46:30pour un éventuel poste
46:31ministériel important
46:32et on voit
46:33on connaît
46:34c'est pour ça que je dirais
46:35que tout ça manque
46:36un peu de sincérité
46:37parce que ces gens-là
46:38n'ont aucun intérêt
46:39c'est l'intérêt personnel
46:40de poursuivre
46:41une carrière politique
46:42et qu'ils ont déjà
46:44plus ou moins
46:46relativement importante
46:46donc pour Gabriel Attal
46:48qui a quand même
46:48été premier ministre
46:50donc je pense
46:51qu'ils ont plus rigaud
46:52au pouvoir
46:52et qu'ils sont capables
46:53de n'importe quel marchandage
46:54et accords
46:55Simon pour vous
46:56ils prennent date
46:57pour se placer
46:57parce que dès lors
46:58qu'on fait un candidature
46:59on peut peser
47:01dans les reports de voix
47:02et on peut échanger
47:03cette capacité
47:04à appeler
47:05à voter pour quelqu'un
47:06contre un poste ministériel
47:08ça s'est déjà vu
47:09et en général
47:11ça marche à tous les coups
47:12oui oui
47:12parce qu'en plus
47:13c'est de dire
47:13bon j'apporte des idées
47:15et un soutien
47:16effectif
47:16que je mets en avant
47:18donc je prends également
47:21un peu les coups
47:22un peu à la place
47:22du candidat principal
47:24mais en remerciement
47:25on me doit
47:26en retour
47:27et si les sondages
47:28vous donnent même
47:283, 4 ou 5%
47:29on peut les vendre
47:31on peut les vendre
47:32Agnès vous pensez
47:33la même chose
47:33vous êtes d'accord
47:33avec Simon ou non ?
47:34oui complètement
47:35c'est peut-être Simon
47:36qui est d'accord avec vous
47:40quand vous êtes timide
47:41c'est lui qui vote
47:41je soutiens Simon
47:44vous votez toujours pareil
47:46sans révéler de secret
47:47vous votez toujours pareil
47:48ou pas forcément ?
47:49on a quand même
47:50un partage
47:51il y en a un
47:52qui est un peu plus à gauche
47:53qui est un peu plus à droite
47:54sur le sociétal
47:59on échange beaucoup
48:00de propos
48:01et de bouquins
48:03et de connaissances
48:04pour pouvoir justement
48:05avoir quand même
48:06un avis peut-être
48:07beaucoup plus éclairé
48:08j'ai des coupes d'amis
48:09qui sèment de façon passionnée
48:10et les engueulats
48:11sur la politique
48:12ils me sentent épouvantables
48:13et après tout ça disparaît
48:14et c'est ça
48:15la république française
48:16c'est qu'on peut dire d'urgence
48:17alors je ne sais pas
48:18si c'est une chance
48:18mais en tout cas
48:19on partage
48:20et en tout cas
48:21la possibilité de s'exprimer
48:22sur une radio
48:22comme Sud Radio
48:23et en plus vous écoutez
48:24tous les deux Sud Radio
48:25je crois que c'est une première
48:26on a des auditeurs
48:27et on tient vraiment
48:29à remercier toute l'équipe
48:30merci à vous
48:31je pense à mon auditeur
48:31vous êtes de la famille
48:32et vous êtes ici chez vous
48:34et on est très fiers
48:35et très heureux
48:35de vous avoir reçus
48:36et Gorka Robles aussi
48:38est très content
48:38on est très touchés
48:39merci beaucoup
48:40Perricone
48:40on se retrouve demain
48:41à la même heure
48:41c'est Brigitte Aé
48:42qui va prendre la suite
48:43pour des considérations
48:44beaucoup plus sensuelles
48:45merci à tous
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