00:00Oui, il y a deux dimensions dans cette affaire Bruel.
00:02La première, c'est la libération de la parole, et Flavie Flamand le dit très justement,
00:07c'est-à-dire qu'elle a besoin d'exprimer le mal qu'elle a gardé en elle, il faut
00:11qu'il sorte ce mal.
00:12Donc c'est une parole qui est vraiment catharsique.
00:15On parle, on parle, c'est comme si finalement on arrivait à se laver et à retrouver de la pureté.
00:20Et ça, c'est propre à notre époque.
00:22On est dans un monde où on règne les émotions et on a besoin comme ça de se laver
00:27et de le faire savoir sur la place publique.
00:29Ça n'existait pas, évidemment, il y a quelques années et en d'autres temps.
00:35Donc ça, c'est nouveau.
00:36La deuxième chose qui découle de la première, c'est qu'on entretient finalement cette libération de la parole
00:43et ça a quelque chose d'assez malsain vis-à-vis de la personne qui est visée parce qu'elle
00:48est présumée innocente.
00:49Alors je suis d'accord avec Louis, plus de 31 personnes qui disent avoir été violées par Patrick Bruel.
00:57Ça commence à faire vraiment beaucoup.
00:59Cela dit, il est présumé innocent.
01:01Et pour que les choses se passent bien et pour faire éclore la vérité,
01:06je me demande s'il ne faudrait pas que les victimes ou les témoins, en l'occurrence,
01:13ne soient pas habilités à parler une fois que la personne est mise en examen.
01:18Ça assainirait sans doute les choses, c'est-à-dire la personne est mise en examen,
01:21donc il y a eu une enquête, donc il y a des faits, il y a quelque chose de probant.
01:25Et à partir de ce moment-là, effectivement, vous pouvez dire votre vérité sur la place publique.
01:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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