- il y a 4 mois
- #sudradio
Avec Marc Touati, économiste, conseiller chez e-Toro
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##ACTU_DU_JOUR-2026-05-20##
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##ACTU_DU_JOUR-2026-05-20##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Radio, la France dans tous ses états.
00:03A la une de l'actualité, cette conférence de presse que tiendra demain Sébastien Lecornu pour annoncer de nouvelles aides.
00:08A quoi doit-on s'attendre ? Qu'est-ce qu'on doit demander finalement au Premier ministre ?
00:14On va se poser la question avec Marc Toitier, économiste, conseiller chez Itoro. Bonjour Marc Toitier.
00:20Bonjour à toutes et à tous. Bonjour Albin, c'est Albin c'est ça ?
00:23C'est Albin, bonjour Marc Toitier.
00:25Merci d'être à l'antenne de Sud Radio.
00:29Voilà, nos confrères titres, budget 2026, un canard sans tête.
00:36Est-ce que l'exemple vous va ? Le Premier ministre Cornu semble signaler qu'il va y avoir des
00:41rectifications.
00:42On est entre 6 et 8 milliards de rallonge.
00:46Comment peut-on s'être planté à ce point ?
00:49Alors vous me direz, oui, il y a eu la crise pétrolière, le baril de brut a augmenté de 60%.
00:54Est-ce que c'est la raison pour laquelle il faut repenser le budget à zéro ?
00:57Mais on va dans le mur là.
00:59Alors évidemment, ça a mis de l'huile sur le feu, mais la catastrophe était déjà, d'ailleurs j'en
01:03avais parlé avec vous au tout début,
01:04pour le coup, le budget était en train d'être fait, ce qui était évidemment une catastrophe, il n'était
01:08pas du tout crédible.
01:09Dès le début, il y avait une augmentation des dépenses publiques, une augmentation des impôts, la suppression de la réforme
01:16de la retraite, etc.
01:17Donc on savait très bien que déjà les dépenses publiques allaient déraper.
01:19Mais surtout, il tablait sur une croissance de 1,2% à peu près, alors qu'on sera autour, dans
01:25le meilleur des cas, à 0,4% de croissance.
01:28Pareil, il nous a annoncé le retour du plein emploi, alors que le chômage est en train d'augmenter, et
01:32qu'il va évidemment augmenter davantage.
01:34Je vous rappelle qu'il a déjà commencé à augmenter avant le choc pétrolier.
01:37Donc évidemment, ça va s'aggraver demain.
01:40Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut avertir les Français, notre déficit public cette année
01:44ne sera pas de 5%, comme c'était annoncé,
01:47mais d'environ 6% de notre richesse, ça veut dire près de 200 milliards d'euros.
01:51La dette publique va encore exploser, et d'ailleurs, regardez ce qui se passe depuis quelques jours,
01:55les taux d'intérêt de notre dette publique sont en train d'augmenter.
01:58Ce matin, on a touché 4%, on n'a jamais vu ça depuis le 11 juin 2009, vous vous rendez
02:04compte ?
02:05Donc c'est-à-dire que ça fait 17 ans en arrière, et évidemment, on n'a pas les moyens
02:09de payer.
02:10C'est ça qui est dramatique aujourd'hui, c'est que l'État a fait n'importe quoi,
02:13parce qu'évidemment, on va tous nous dire, oui, mais c'est à cause du choc pétrolier, etc.
02:17Le problème, c'est que quand ça n'allait pas trop mal, ces dernières années,
02:20on faisait déjà n'importe quoi avec les données publiques, qui sont, je vous rappelle, nos impôts,
02:24où on a été dans des rares pays à continuer d'augmenter notre déficit, continuer d'augmenter notre dette.
02:28Donc évidemment, ce n'était pas sérieux déjà, aujourd'hui, ça allait encore moins.
02:32Donc c'est ça qui est dramatique.
02:33Ce qu'on demande à des dirigeants d'un pays, c'est justement d'anticiper.
02:36Les crises économiques, ça arrive tous les 5-10 ans, on sait très bien, mais nous, on n'anticipe pas.
02:40Du moins, les dirigeants français n'anticipent pas, ils demandent à chaque fois aux Français de se serrer la ceinture,
02:44parce qu'il y avait 40 ans qu'on se serre la ceinture.
02:46Donc ce discours ne peut plus passer, et quand on voit ce qui est annoncé aujourd'hui par le gouvernement,
02:50enfin, on n'a pas encore le détail, mais on voit bien que ça sera de briques et de brocs,
02:53ça sera évidemment du rafistolage, on nous dit non, on ne peut pas aider tous les Français.
02:57Alors oui, tous les Français souffrent aujourd'hui.
02:59Et moi, ce qui m'agace, si vous voulez, pour rester poli, c'est que nous voyons aujourd'hui ce
03:05gouvernement
03:05qui continue le déni de réalité.
03:08On a vu le ministre de l'économie dernièrement nous dire, non mais tout va bien,
03:12la France fait face, on a une crise mondiale, mais nous ça va, on s'en sort pas trop mal.
03:16Mais pourquoi ce déni ?
03:18D'ailleurs, ce n'est même plus du déni, c'est devenu du mépris, si vous voulez, à l'égard
03:21des Français.
03:21Je pense qu'il faut arrêter cela.
03:23On se retrouve à l'époque de l'URSS, de la Pravda, si vous voulez,
03:26ou même certaines presses, etc., n'hésitent pas à diffuser les messages du gouvernement,
03:30comme ça, sans vérifier.
03:31Vous voyez, c'est ce que j'écris dans ma politique YouTube d'hier,
03:34j'ai appelé ça le diable s'habit en Pravda.
03:36Vous voyez, c'est exactement ça en France.
03:38C'est-à-dire qu'effectivement, on n'arrête pas de diffuser des mensonges.
03:42Heureusement qu'il y a quelques radios, quelques télés, notamment en Sud Radio, effectivement.
03:47Et vous voyez que même, je l'ai également sur BFM TV, je l'ai encore ce matin,
03:50même là, certains essayent de faire passer les messages,
03:52mais moi, j'arrive justement à dire la vérité.
03:53C'est-à-dire que tout le monde est conscient aujourd'hui.
03:55Même les médias qu'on appelle mainstream sont conscients justement que cette situation est grave
03:59et qu'on ne peut plus continuer comme ça.
04:01Et encore une fois, c'était déjà le cas l'année dernière.
04:04Et donc aujourd'hui, ça ne fait que s'aggraver.
04:06Et voilà, quand tu vois les taux d'intérêt qui sont en train d'augmenter,
04:10ça va augmenter la charge d'intérêt de la dette,
04:11mais pas seulement, ça va nous coûter également la charge pour nous.
04:14C'est-à-dire que ça va augmenter le coût de nos crédits, si vous voulez,
04:17le crédit pour les entreprises, pour le logement, pour la consommation.
04:21Donc voilà, dans quel état nous ont mis les dirigeants français ?
04:24Et c'est vraiment, je suis très triste et très peiné,
04:28parce que justement, j'ai prévu, notamment sur notre antenne,
04:31et malheureusement on n'a pas écouté.
04:32Donc maintenant, on essaie de réagir, enfin les dirigeants essaient de réagir,
04:35mais on sait très bien que malheureusement le mal est fait.
04:38Le problème, Marc Loapti, n'est-il pas du fait qu'ils savent
04:41qu'ils ne sont pas au gouvernement pour longtemps,
04:43allez, un an, un an et demi,
04:44qu'ils n'auront pas le temps de prendre des mesures
04:47à la fois nécessaires, courageuses et douloureuses,
04:49et donc on repasse la patate chaude à la majorité suivante,
04:52on a l'impression qu'on se repousse le poussière sous le tapis,
04:56on fait des petites mesures pansements,
04:57et puis on passe le dossier au suivant.
04:59C'est un peu ça qui se passe.
05:00Oui, c'est ça qui est dramatique,
05:01mais est-ce que ça va tenir un an ?
05:03Je ne suis pas sûr.
05:04C'est-à-dire que quand vous voyez aujourd'hui
05:05les faillites d'entreprises qui étaient des sommets historiques,
05:07les petites, les moyennes, les grandes entreprises également,
05:10font faillite aujourd'hui.
05:11On a des records de faillites d'entreprises
05:13sur ce qu'on appelle les ETI,
05:14entreprises de taille intermédiaire,
05:16et les grandes entreprises.
05:16On n'a jamais vu ça.
05:18On est rendu compte,
05:1919% au-dessus du sommet de la récession de 2009.
05:23Pour les grandes entreprises, encore une fois,
05:25c'est qu'il se passe quelque chose.
05:26Parce que derrière,
05:26quand les entreprises de grande taille font faillite,
05:29évidemment, il y a des milliers de salariés
05:31qui sont en chômage.
05:32On a vu le chômage qui est en train d'augmenter
05:34et qui, malheureusement, va augmenter.
05:35On va bientôt atteindre les 9%.
05:36L'inflation qui a également continué d'augmenter.
05:39Et évidemment, on dit,
05:40on va essayer de limiter,
05:42alors qu'on sait très bien qu'aujourd'hui,
05:44il faudrait baisser les charges
05:45qui pèsent sur l'essence notamment.
05:47Mais il faudrait surtout...
05:48C'est là où les recettes existent.
05:50Si vous baissez les taxes et les impôts,
05:53ce qu'il faut faire pour soutenir les Français,
05:55il faut également baisser les dépenses publiques,
05:57notamment les dépenses de fonctionnement
05:58qui ont le plus augmenté.
06:00C'est ça qui est dramatique.
06:01Personne n'en est conscient.
06:02Donc, moi, justement, je me dirais,
06:03la guerre, bon,
06:04perdu pour perdu pour le gouvernement actuel,
06:06allez-y, prenez les bonnes mesures.
06:08Le problème, c'est que, comme effectivement,
06:09il n'a pas la majorité à l'Assemblée,
06:10il ne peut rien faire.
06:11Donc, on est bloqué.
06:12Mais est-ce qu'on va tenir encore un an ?
06:14C'est ma grande question.
06:15Je vais souvent en province
06:17pouvoir faire mes conférences
06:18et jouer à l'État des froids,
06:22des Français, des chefs d'entreprise,
06:24des particuliers.
06:24Mais, encore une fois,
06:26on ne peut pas, comme ce n'est comme ça,
06:27il faut...
06:28Marc Toiti,
06:30ce que vous dites
06:31est un tableau tout à fait réel,
06:33douloureux,
06:34mais tout à fait réel.
06:35Tout le monde en est conscient.
06:37va arriver le moment
06:39où il va falloir procéder
06:40à des mesures chirurgicales
06:42et douloureuses.
06:43Est-ce que la première mesure,
06:45je crois qu'on en avait déjà discuté ensemble,
06:4757% de prélèvements sociaux
06:49qui grèvent le budget
06:50de la République française.
06:51Est-ce que ce n'est pas par là
06:52qu'il va falloir commencer ?
06:53À un moment donné,
06:54on ne pourra pas payer,
06:54vous êtes d'accord ?
06:55On arrivera avec des cessations de paiements.
06:57Bon, les premiers paiements
06:58qu'on ne pourra pas assurer,
06:59ce sont des prélèvements,
07:01ce sont des protections sociales
07:02qui sont accordées à des gens
07:04qui ne doivent pas les toucher
07:05ou qui ne les méritent pas.
07:06Moi, je pense que la première économie
07:07qui est gigantesque,
07:0957%, c'est un somme énorme.
07:11Je crois que c'est...
07:11En plus, dans un pays
07:12où le prélèvement est le plus lourd d'Europe.
07:15Oui, c'est pas compliqué.
07:18Nous sommes numéro 1 du monde des impôts
07:20et numéro 1 du monde des dépenses publiques.
07:21Donc, on ne peut pas faire pire.
07:23Ce que je veux dire,
07:23c'est...
07:23Donc, évidemment,
07:24tu voudras baisser les deux.
07:25Là, on est les champions.
07:26Ah, on est les champions.
07:27Peut-être pas...
07:27Voilà, on serait bien passé
07:29de ce type de champion,
07:30si vous voulez.
07:30Donc, l'hémorragie,
07:31l'hémorragie,
07:32on l'arrête...
07:33Vous savez, un médecin,
07:34il arrive et il met son pouce
07:35sur la plaie.
07:36La première plaie, c'est quoi ?
07:37C'est les prélèvements sociaux ?
07:39Non, moi, la première plaie,
07:40c'est oui,
07:40parce qu'évidemment,
07:41il faudra regarder sur le social.
07:44On peut, bien entendu,
07:45améliorer le fonctionnement.
07:46Moi, j'ai une première mesure avant
07:47qui est justement moins douloureuse.
07:49Ce sont les dépenses de fonctionnement.
07:51Les dépenses de fonctionnement
07:53de la puissance publique,
07:54tenez-vous bien,
07:54augmentaient de 106 milliards d'euros
07:56depuis 2021.
07:5824% de hausse.
08:01Quelques exemples.
08:03Le millefeuille territoriale,
08:04les administrations,
08:05les administrations,
08:06effectivement,
08:08les salaires,
08:08les frais,
08:09parce qu'on dit,
08:09oui, mais certains...
08:10Bon, il y a énormément,
08:11comme vous le savez,
08:13d'élus en France.
08:14On dit, oui,
08:14mais ils ne sont pas tous rémunérés.
08:16Il y a à peu près 600 000 élus en France.
08:17C'est vrai,
08:18mais ils ont des frais autour d'eux.
08:19Donc là,
08:20quand ces frais de fonctionnement
08:20augmentent,
08:21non, ça ne va pas.
08:22On est tous d'accord
08:23qu'il faut de la dépense publique.
08:24Mais si la dépense de fonctionnement
08:26augmente plus
08:26que la dépense sociale,
08:27par exemple,
08:28c'est qu'il y a un problème.
08:29Donc là,
08:29il faut repenser complètement tout ça.
08:31Autre mesure simple,
08:32ce qu'on appelle les ODAQ,
08:34Organismes diverses
08:34d'administration centrale.
08:36Il y en a 700 en France.
08:37C'est-à-dire,
08:38les agences d'État.
08:39Bon,
08:39la plus connue,
08:40c'est Météo France,
08:40par exemple.
08:41Bon,
08:41est-ce qu'on a besoin
08:41d'une agence
08:42Météo France publique ?
08:43On ne pourrait pas avoir
08:43un secteur privé,
08:44ça serait très bien aussi.
08:45Ça ne changerait pas
08:46les mauvaises prévisions
08:47de la météo,
08:48de toute façon.
08:48Mais je veux dire que,
08:49voilà,
08:50pour un exemple,
08:51il y en a 700.
08:52Vous savez combien ça coûte
08:53chaque année ?
08:54150 milliards d'euros.
08:56Comprenez ?
08:57Donc,
08:57ça aussi,
08:57ça ne colle pas.
08:58Vous avez compris ?
08:59Ça,
08:59ce sont des mesures,
09:00justement,
09:00qu'on peut prendre tout de suite.
09:01Il n'y aura pas de chômage
09:02parce qu'on sait très bien
09:03que là,
09:03on casse les copains
09:04de copains,
09:05etc.
09:05C'est des gens qui ont souvent
09:06des doubles emplois.
09:07On peut également privatiser,
09:09on récupérera des deniers,
09:11justement,
09:11pour l'État.
09:12Vous voyez ?
09:13Parce qu'il y a des organes
09:13qu'on peut privatiser aujourd'hui.
09:15Donc,
09:15tout ça pour dire que
09:16les solutions,
09:17elles existent.
09:18Par contre,
09:18le problème,
09:18c'est qu'il n'y a aucune volonté
09:19de baisser la décence publique
09:21en France.
09:21À quel moment,
09:21Marc Toitli,
09:22on sera obligé
09:23de les prendre ?
09:23À quel moment,
09:24comme dans une entreprise,
09:25quand vous êtes en dépôt de bilan,
09:26vous êtes en faillite ?
09:27Vous vous souvenez,
09:27François Fillon avait dit
09:28la France est un pays,
09:29c'était une entreprise,
09:30une entreprise,
09:30elle est en faillite.
09:31À quel moment,
09:32l'État,
09:33le gouvernement,
09:33les pouvoirs publics
09:34sont obligés de passer
09:35à la mesure chirurgicale ?
09:37Ça veut dire quoi ?
09:37Une caisse est vide
09:38et on ne peut pas assurer...
09:39Imaginez les retraites,
09:40par exemple.
09:41Est-ce qu'on pourrait
09:42les repensionner ?
09:42On ne peut pas vous payer,
09:43comme en Grèce,
09:44il y a 10 ans,
09:45on ne peut pas vous payer
09:46la totalité de votre retraite
09:47ou des prestations sociales.
09:49Ça, c'est quelque chose
09:49qui peut nous arriver.
09:51Ça peut nous arriver,
09:52ça ou non ?
09:52Ça peut nous arriver,
09:53ça ?
09:53Oui, c'est bientôt
09:55la fin du film,
09:56Perico.
09:57Malheureusement,
09:57on y est déjà.
09:58La clé, c'est quoi ?
09:59La clé,
10:00parce que vous savez très bien
10:01que l'État français
10:01ne rembourse pas sa dette,
10:03il rembourse juste
10:04les intérêts de la dette.
10:05Bien sûr.
10:05Donc, l'année dernière,
10:06ça a coûté 65 milliards d'euros.
10:08Cette année,
10:08ça va coûter au moins
10:0970 milliards d'euros.
10:10Avec l'augmentation
10:11des taux d'intérêt,
10:12on est à 4%.
10:13Vous parlez des intérêts
10:14de la dette.
10:15Les intérêts de la dette.
10:16Les intérêts de la dette,
10:17cette année,
10:17ça va nous coûter,
10:18dans le meilleur des cas,
10:2070 milliards d'euros,
10:21comme ça,
10:21jetés par les fenêtres,
10:22évidemment,
10:22pour ceux qui détaillent notre dette.
10:24En plus,
10:24il y a beaucoup de dettes
10:25indexées sur l'inflation.
10:26Donc, quand l'inflation augmente,
10:27ça coûte encore plus cher à l'État.
10:29Vous voyez donc,
10:29tout ça pour dire que,
10:31ça a lié,
10:31on y est déjà.
10:32Si les coûts d'intérêt
10:32continuent d'augmenter comme ça,
10:34eh bien,
10:35bientôt,
10:35on va atteindre 100 milliards d'euros
10:36par an,
10:37juste de charge d'intérêt
10:38et de la dette.
10:39Comment voulez-vous
10:40que ça continue ?
10:41Donc,
10:41c'est en cela que,
10:42ça a commencé comme ça
10:44avec la Grèce.
10:44C'est-à-dire,
10:45on n'a pas les moyens.
10:46Et je rappelle que la Cour des comptes,
10:48l'année dernière,
10:48a lancé un rapport
10:49en disant
10:49que la sécurité sociale française
10:51était justement,
10:53avait un risque de défaut
10:55à partir de 2027.
10:57Donc,
10:57peut-être que ça va arriver avant.
10:58Donc,
10:59on y est déjà.
11:00Le problème,
11:01c'est que,
11:01encore une fois,
11:01on masque la réalité.
11:03Et moi,
11:04je pense que,
11:04il mieux vaut prendre
11:06des décisions maintenant
11:06que d'attendre.
11:08Parce que,
11:08regardez,
11:08les Grecs,
11:08justement,
11:09ils ont attendu.
11:09Et en Grèce,
11:10on n'imagine pas
11:11ce qui s'est passé en Grèce.
11:13Les retraites ont baissé
11:14de 30%.
11:17C'est à la fin de la fois
11:18qu'on compte des bousses,
11:19Marc Toiti.
11:21Rendez-vous compte,
11:21juste pour terminer sur la Grèce,
11:23parce que c'est important,
11:23le pays des Grecs
11:24a baissé de 30% à l'époque.
11:26Et donc,
11:26aujourd'hui,
11:27on est en 2026,
11:28on est encore 14%
11:30en deçà du niveau
11:31de 2008
11:32sur le niveau du pays des Grecs.
11:33C'est ça qu'on veut pour la France.
11:34Donc,
11:34messieurs les dirigeants français,
11:36prenez les bonnes décisions.
11:37L'apocalypse,
11:38c'est un mot grec.
11:38Espérons qu'on n'en arrivera
11:39pas jusque là.
11:41Merci Marc-Pathie
11:41par votre témanage.
11:42Je vous dis à très bientôt
11:42parce qu'on aura évidemment
11:43l'occasion de vous re-solliciter
11:45pour décrypter
11:45cette situation épouvantée.
Commentaires