00:00Du 19 au 21 mai 2026, Ouakadougou accueille l'atelier de validation de l'étude globale sur l'état des
00:06lieux du secteur informel dans les états membres de l'UEMOA.
00:10Cette rencontre réunit des représentants des institutions communautaires, des chambres consulaires, des experts ainsi que des acteurs économiques autour d
00:18'un enjeu majeur.
00:19La transition progressive du secteur informel vers une économie plus structurée, inclusive et compétitive.
00:27Selon les chiffres présentés à l'ouverture des travaux, près de 9 travailleurs sur 10 exercent encore dans l'économie
00:34informelle dans l'espace UEMOA.
00:36Une réalité qui représente à la fois un défi économique et social, mais aussi un important levier de résilience pour
00:43les populations.
00:45Pour Guina Maxime Thierry-Kouamé, directeur du cabinet du domaine, le secteur informel ne doit pas être considéré comme un
00:53problème à éliminer.
00:54L'OIT évalue par ailleurs quand 60 et 80% des travailleurs africains n'ont accès à aucun système de
01:03protection sociale formelle.
01:05Les femmes et les jeunes qui concentrent la majorité des emplois informels dans notre espace portent de manière disproportionnée le
01:14poids de cette vulnérabilité.
01:18Mais l'informalité n'est pas réductible à ces contraintes.
01:23Elle est aussi, dans notre région, la forme dominante de l'initiative économique populaire.
01:30Un gisement réel d'entrepreneuriat, de résilience et de dynamisme productif.
01:37La question n'est donc pas de la supprimer, mais d'organiser une transition progressive et équitable vers une économie
01:47davantage formalisée.
01:49Au cours de cet atelier, les participants examineront une étude régionale couvrant les huit États membres de l'IEMUA.
01:56Le document propose plusieurs pistes d'action, à savoir la simplification administrative, l'accès au financement, la protection sociale, l
02:06'inclusion financière et la digitalisation des services.
02:09Prenant la parole au nom de la présidente de la CCR, UOMUA, Elena Nozilini-Ambalo, le vice-président Adama Wedrago
02:18a rappelé l'importance stratégique du secteur informel dans les économies ouest-africaines.
02:23Selon lui, le secteur informel représente entre 49 et 82 % du produit intérieur brut dans certains pays, de l
02:32'espace communautaire et absorbe jusqu'à 90 % des emplois.
02:36Le secteur informel constitue une problématique dans tous les pays membres de notre espace IEMUA et la CCR IEMUA s
02:52'en est saisie pour la traiter et proposer des pistes de solutions à nos États
03:01pour permettre de le mettre au cœur des politiques publiques afin de trouver des solutions.
03:10Et si tout, nous voulons attirer l'attention du fait que le secteur informel ne doit pas être perçu comme
03:17une problématique à éradiquer,
03:21mais plutôt un phénomène, une opportunité entre guillemets, je dirais, de la structurer, l'amener à se formaliser
03:36et puis l'intégrer dans notre économie formelle afin de tirer tous les bénéfices qu'il encadre.
03:47Représentant le ministre en charge du commerce, Cherjiam Niodem Pouda,
03:52Seïdou Tou a pour sa part insisté sur la nécessité d'adopter des approches pragmatiques progressives et inclusives
03:59pour accompagner les acteurs du secteur informel.
04:02L'étude soumise à validation constitue à cet égard un outil stratégique important.
04:08Elle permet non seulement de disposer d'un diagnostic approfondi et harmoniser de la situation du secteur informel dans l
04:16'espace du mois,
04:17mais également de proposer des orientations concrètes pour favoriser une transition progressive
04:25vers des économies plus structurées, compétitives et inclusives.
04:31Je me réjouis particulièrement du fait que cette étude mette l'accent de plusieurs dimensions essentielles,
04:39notamment la simplification des procédures administratives, la digitalisation des services,
04:48le renforcement de l'inclusion financière, l'accès à la protection sociale,
04:53le développement des capacités entrepreneuriales,
04:58ainsi que le dialogue entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques.
05:03Il est en effet indispensable que la formalisation ne soit pas perçue comme une congruence,
05:11mais plutôt comme une opportunité d'amélioration des conditions d'activité et des vies des acteurs économiques.
05:17À l'issue des travaux, les recommandations formulées devraient permettre de renforcer les politiques publiques,
05:25communautaires et nationales, en faveur d'une formalisation progressive
05:29et adaptée aux réalités des États membres de l'IEMOA.
05:33– Sous-titrage Société Radio-Canada
05:34– Sous-titrage Société Radio-Canada
05:38C'est parti.