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  • il y a 20 heures
Dans les Koulsé, les champs reverdis remplacent peu à peu les stigmates de l’insécurité. Du 22 au 25 avril 2026, la mission de suivi des investissements du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel-Burkina Faso (PCRSS-Burkina) sillonne plusieurs localités de la région. Objectif, aller à la rencontre de producteurs engagés dans la campagne sèche. À Kourpellé, Solomnoré ou encore Silmidougou, hommes et femmes reprennent possession de leurs terres, relancent les cultures maraîchères et reconstruisent leurs moyens d’existence grâce aux appuis du projet. Entre récits de retour, récoltes prometteuses et défis persistants, ce reportage plonge au cœur d’un Sahel qui résiste et se relève par le travail de la terre.

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Éducation
Transcription
00:01Dans la région des Koulsé, les champs reverdits racontent une autre histoire, celle d'une terre qui reprend vie, celle
00:11de communautés qui, malgré les épreuves, refusent d'abandonner.
00:16Du 22 au 25 avril 2026, une mission de suivi du projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel,
00:25le PCRSS, sillonne plusieurs localités.
00:29Objectif, constater sur le terrain les effets des appuis agricoles et écouter les producteurs.
00:37Nous sommes à Kourpélé, dans la commune de Kongoussi.
00:44Il est 10h19, sous un soleil déjà bien installé.
00:48Ce village est peuplé de plus de 1000 habitants et relève de la province du Bâme.
00:56Sous un hangar, l'accueil est chaleureux.
00:59Les échanges s'ouvrent dans une ambiance conviviale.
01:03Les responsables du projet saluent les autorités du village et situent le sens de leur mission, bien avant de faire
01:11une immersion dans les champs.
01:14Pendant notre marche pour rejoindre les sites des producteurs, des séquelles des attaques perpétrées dans cette zone sont encore perceptibles.
01:24Cependant, les habitants sont pleins d'espoir.
01:28Ils vaquent à leurs occupations, espérant davantage de l'endemain meilleur.
01:35On remercie PCCRS pour l'appui qu'ils nous ont fait cette année.
01:40Ils nous ont vraiment accompagnés concernant notre maraîchage.
01:45On a eu de ce mars et de l'engrais.
01:49Pour notre agriculture, vraiment, ça s'est bien passé.
01:52On remercie Dieu et on leur souhaite bon vent.
01:56Nous avons été appuyés par le partenaire PCCRS qui nous a dotés des engrais et des cémages.
02:03C'était fait.
02:05Nous avons eu 8 tonnes d'NPK pour couper le village.
02:126 tonnes d'irée, 2 kg de tomates et 1 kg d'oignon.
02:19Et tout ça, ça a été distribué à 119 bénéficiaires.
02:26Mais dans l'ensemble, vraiment, la campagne, vraiment, ça se porte bien.
02:31Et on a pu, en tout cas, faire un bon rendement.
02:36Et vous voyez qu'on est en train de récolter comme cela.
02:40Le PCRSS a soutenu cette dynamique avec des intrants agricoles.
02:45Engrais, semences, accompagnement technique.
02:49Un appui qui touche plus de 1000 producteurs, dont des personnes déplacées internes et des populations hautes,
02:57réunis autour d'un même objectif, produit et se relever.
03:02Je profite de prendre la parole au nom de mon premier responsable, le directeur provincial,
03:09pour remercier d'abord le projet PCRSS.
03:11Parce que un appui de cette taille est à saluer.
03:18Nous saluons vivement le projet PCRSS parce qu'il est venu soulager la souffrance des populations.
03:26Les personnes retournées qui n'avaient pratiquement plus rien dans leur grenier.
03:31Avec cet appui, vous avez vu ce qui s'est passé.
03:36Ils sont en train de récolter.
03:38Ils ont bénissé vraiment de l'appui et ils sont fiers.
03:42Donc, ils auront quelque chose pour se nourrir et faire leurs dépenses avec ce qu'ils auront gagné de la
03:53vente de la production.
03:54Ce qui constitue donc un gain très important pour le revenu familial.
04:00Nous sommes jeudi 23 avril 2026 à Solomnore, dans la commune de Pissila.
04:07Le décor change, mais les réalités se rejoignent.
04:10Le village, situé non loin de la route nationale numéro 3,
04:14avait été marqué par le déplacement de ces populations à cause de l'insécurité.
04:19Aujourd'hui, une partie des habitants est revenue.
04:24Sur environ 10 hectares, les cultures maraîchères reprennent.
04:44Après notre déplacement loin des barrages, il y a trois ans, c'était vraiment devenu compliqué pour nous.
04:50Nous étions obligés de payer pour avoir accès à l'eau, de payer du bois et même de payer pour
04:55faire écraser nos maïs.
04:56L'aide que nous avons reçue nous a permis d'avoir de quoi nous nourrir.
05:00Souvent, nous puisons même dans nos productions pour vendre et ça nous permet de nous soigner quand nous sommes malades.
05:06Si vous regardez, vous verrez que nous avons planté du maïs.
05:10De nos jours, nous ne souffrons plus pour avoir de quoi manger.
05:14Vendredi 24 avril, dans la province du Sanbon Tenga, à Silmidou,
05:20La dynamique de relance est la même.
05:23Sur le site de Razinra, les champs de choux, de gombo et de concombre témoignent du travail des producteurs.
05:32Les oignons, eux, ont déjà été récoltés.
05:36Benoît Compaoré, producteur, exprime sa reconnaissance.
05:40Les intrants reçus lui permettent d'envisager une récolte prochaine.
05:47Une récolte qui servira à nourrir sa famille et à renforcer ses revenus.
05:55D'ici dix jours, nous allons commencer à faire nos récoltes ici.
05:59Après les récoltes, nous allons utiliser l'argent que nous aurons pour aider nos parents et aider le gouvernement à
06:06construire le pays.
06:07En tout cas, l'engrais que nous avons reçu était de très bonne qualité.
06:11Nous avons utilisé cet engrais sur les oignons, les concombres et même les choux que nous avons cultivés.
06:17Nous rendons grâce à Dieu pour cette initiative.
06:27Oui, oui, c'est vrai.
06:28C'est notre ancien lieu de travail ici.
06:30Avec les projets qui ont aidé à faire les aménagements et même avant cela, nous vivions ici et nous travaillions
06:37sans souci.
06:38On arrivait même à scolariser nos enfants sans problème.
06:41L'insécurité nous avait obligé à quitter nos terres pour aller à des endroits où on ne pouvait plus pratiquer
06:47nos mêmes activités.
06:48C'était vraiment devenu difficile pour nous à ce moment.
06:51Grâce aux dirigeants, comme la sécurité est venue au pays, nous avons pu retourner chez nous.
06:57Nous n'avons pas fait plus d'une année loin de chez nous quand nous nous sommes déplacés.
07:12Aujourd'hui, il est de retour sur ces terres et les résultats suivent.
07:19En 2026, il annonce une production d'environ 30 tonnes d'oignons.
07:24Avec sa coopérative, il expérimente aussi la culture du blé sur trois hectares.
07:31Sur le site de production, les champs de maraîchage s'étendent à nouveau.
07:37Ici, les producteurs reprennent leur souffle.
07:39Parmi eux, Emilienne Sawadogo.
07:43Elle avait connu l'arrêt brutal de ses activités à cause de la dégradation sécuritaire.
07:48Les champs étaient devenus inaccessibles.
07:52Sa principale source de revenus s'était interrompue.
07:55Aujourd'hui, avec les semences d'oignons et les engrais reçus,
07:59elle relance sa production avec détermination.
08:02Derrière elle, dix années d'expérience dans la culture de l'oignon.
08:07Une expertise reconnue.
08:10Chaque année, elle produit au moins dix tonnes d'oignons bulbes
08:13et environ 50 kg de sémences.
08:17Oui, nous sommes très contents parce que le projet nous a aidés avec des sémences et puis l'engrais.
08:27En tout cas, ça va mieux.
08:31En tout cas, cette année, je peux dire Dieu merci
08:34parce que j'ai gagné environ 13 tonnes comme ça.
08:39Je vais aider mon mari avec les besoins de la famille.
08:43Je paye les scolarités de mes enfants.
08:46En tout cas, je peux dire Dieu merci.
08:48Son activité lui permet de générer près de 3 millions de francs CFA de revenus annuels.
08:55Mère de cinq enfants, elle joue un rôle central dans la stabilité de son foyer.
09:00Au total, des milliers de producteurs bénéficient d'engrais, de sémences améliorées et des accompagnements techniques.
09:08Les superficies emblavées dépassent les 100 hectares.
09:12Les producteurs travaillent, les récoltes progressent et les revenus commencent à se stabiliser.
09:19Au nombre de bénéficiaires, nous notons en gros 10 000 bénéficiaires pour les engrais
09:25et 4 800 bénéficiaires pour les sémences améliorées et la pomme de terre pour la région.
09:36Le projet a démarré en 2021 et doit prendre fin le 31 décembre 2026.
09:46Le projet est une initiative du gouvernement du Burkina Waso avec la Banque mondiale qui est le bras technique et
09:56financier.
09:57Le projet couvre donc trois régions, notamment l'ex-entre-nom, la région du Nantes et la région du Sahel
10:09à travers 29 communes d'intervention.
10:13Pour ce qui est donc de notre région, le projet couvre 11 communes.
10:17Mais les défis restent présents. La sécurité demeure une préoccupation majeure.
10:23L'accès aux entrants, leur disponibilité à temps et leur adaptation aux réalités locales sont également des enjeux importants.
10:33Sur l'ensemble du terrain, une conviction se dégage.
10:37Malgré les difficultés, les producteurs avancent.
10:41Ils reconstruisent leurs moyens de subsistance et redonnent vie à leur terre.
10:45Dans les cours C, l'agriculture ne se limite plus à une activité économique.
10:52Elle devient un acte de résilience.
11:15Sous-titrage Société Radio-Canada
11:17Sous-titrage Société Radio-Canada

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