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  • il y a 22 heures
L'homme d’affaires Benjamin Patou était l'invité de L'Heure des Pros, sur CNEWS, ce mardi 19 mai. Il est revenu sur son parcours de vie, qu'il retrace dans son livre «Itinéraire d’un enfant raté». «Sur les bancs de l’école, je m’ennuyais profondément, je ne comprenais pas ce qu’on me disait», a-t-il témoigné. 

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Transcription
00:00Eh bien, on apprend à l'école de la démerde, de la débrouille.
00:04Vous savez, Claude Lelouch, encore lui, disait toujours
00:08« La contrainte sollicite l'imagination ».
00:11Quand vous n'avez pas le choix, ça fait vous développer votre créativité.
00:16C'est valable dans tous les domaines.
00:18Mais qu'est-ce que vous avez fait ?
00:18Moi, tout simplement, j'étais à l'école, sur le banc de l'école,
00:21et je m'embêtais profondément.
00:23Je ne comprenais pas ce qu'on disait.
00:25Honnêtement, sincèrement, ce n'est pas de la fausse modificité,
00:28j'étais complètement largué.
00:30Et donc, je suis tombé dans la musique.
00:35Je suis devenu disque-jockey, j'ai acheté des platines
00:38qu'on m'a offert pour mon anniversaire et pour Noël.
00:40Et j'adorais la musique, en fait.
00:42Et donc, j'ai commencé à animer des boums.
00:44Les boums, quand on vous avait, de l'école, en fait, tout simplement.
00:47Et j'ai organisé ma première soirée.
00:49En seconde, j'étais à Neuilly au lycée Saint-James.
00:52Je raconte comme anecdote que j'étais, à l'époque,
00:55allé voir le maire de Neuilly, donc Nicolas Sarkozy,
00:57pour lui demander une subvention,
00:58pour lui suppler une subvention de 5 000 francs
01:00pour m'aider à louer la salle pour organiser la fête du lycée.
01:05Comme il y en a dans...
01:06Non, mais ça veut dire que tout le monde ne ferait pas ça.
01:07C'est-à-dire que vous êtes du culot, comme on dit.
01:09C'est-à-dire que vous avez 15 ans, 16 ans,
01:11d'aller demander une subvention.
01:13Dans les conditions de la réussite, il y a forcer les portes, ouvrir les portes.
01:16Oui, mais c'est vrai.
01:18Je crois qu'en fait, c'est une question de caractère, pour le coup, et de personnalité.
01:22J'ai cette chance-là, c'est d'avoir eu ce gène-là.
01:25Moi, je n'ai pas voulu être une victime.
01:27Je n'ai pas voulu subir toute ma vie.
01:30Donc, à partir du moment où vous dites, je vous refusez votre situation,
01:32mais c'est valable pour n'importe qui.
01:35Je refuse, entre guillemets, ce qu'on me propose, c'est-à-dire rien.
01:38Je vais m'en sortir.
01:39Et bien voilà, donc, c'est ce que j'appelle l'ambition,
01:42c'est-à-dire l'envie de faire quelque chose.
01:44Donc là, vous avez 15 ans.
01:45Mais Sarkozy vous a donné les 5 000 balles ou pas ?
01:48La mairie de vie m'a donné les 5 000 francs, bien sûr.
01:50Il y a deux lycées à nous.
01:52Il y avait Saint-James et Pasteur.
01:53On organisait la fête de fin d'année.
01:55C'était complètement légitime.
01:57Bon, mais alors comment après ?
01:58Alors ça, vous avez 15 ans,
01:59mais la première affaire vraiment importante
02:03qui fait que vous vous installez professionnellement
02:05et financièrement dans le métier.
02:07Vous faites comment ?
02:08Alors, c'est tout un parcours.
02:09Donc, je commence d'abord par être DJ,
02:11organiser ses soirées,
02:12qui connaissent un grand succès.
02:14On est dans l'Ouest parisien.
02:15On est tous mineurs.
02:16On n'a pas le droit de rentrer en boîte de nuit.
02:18Et donc, j'organise des soirées
02:19pour les gens qui n'ont pas le droit de rentrer en boîte de nuit,
02:20qui n'étaient pas assez de bonne famille
02:22pour aller dans les rallies, en quelque sorte.
02:24Et tout de suite, on rencontre un grand succès.
02:26Donc, moi, je me retrouvais à l'époque
02:27à gagner 5 000, 6 000, 7 000 francs par semaine
02:31en organisant ces soirées.
02:33Et en me développant, en fait, un réseau
02:35qui, aujourd'hui, est un réseau
02:36qui sont devenus mes amis de toujours, en fait.
02:40Et c'est les jeunes de la jeunesse dorée parisienne.
02:43Voilà. En quelque sorte.
02:45Donc, j'organise ces soirées.
02:47Je monte après une agence événementielle
02:50qui organise des mariages,
02:51qui organise des événements.
02:52Et en 2008, deuxième moment de ma vie
02:54où je n'ai pas envie, je ne veux plus subir à nouveau,
02:59il y a, à la faveur de la loi TEPA,
03:03encore une fois, de Nicolas Sarkozy,
03:04qui est une loi qui prémet aux gens
03:07de placer leur ISF et d'investir dans les entreprises.
03:10Moi, je vais voir un fonds ISF
03:12et je lui raconte toute une histoire
03:14largement exagérée.
03:16Et je lève de l'argent auprès de ce fonds-là.
03:18Et avec cet argent, j'achète
03:19ma première salle des fêtes,
03:21mon premier lieu, en 2008,
03:22qui s'appelle Le Globo.
03:24S'en suit après, l'année d'après,
03:26le rachat du Bus Palladium,
03:27l'année d'après, le Rasputin,
03:29et ainsi de suite, jusqu'en 2012,
03:31où j'ai l'opportunité de racheter
03:33un club très connu,
03:34et qui est aujourd'hui encore
03:35un des plus grands clubs de France,
03:37qui s'appelle l'Arc.
03:38Tout ça, c'est effectivement
03:40une géographie des soirées padrisiennes,
03:43où on célèbre parfois, d'ailleurs,
03:45des victoires à l'Arc.
03:46Je crois qu'ils étaient sortis du loft,
03:50ils étaient allés à l'Arc.
03:51Oui, ça a eu longtemps,
03:51le PSG, surtout,
03:52on a fait beaucoup d'événements.
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