00:00Je pense qu'il ne faut pas généraliser ce qui s'est passé.
00:04On reste sur un événement qui, malheureusement, s'est reproduit ces derniers mois,
00:10il faut le reconnaître, mais ça ne reste pas la vie quotidienne des établissements.
00:15On ne peut pas considérer qu'aujourd'hui, ce qui s'est passé se passe régulièrement,
00:19parce qu'encore une fois, nos jeunes sont globalement,
00:22et on voit bien sur ce type d'établissement en plus,
00:25un salarii respectueux, dans un cadre favorable, propice aux apprentissages,
00:30et dans un climat très serein.
00:32Donc on voit bien qu'il y a un décalage très net entre la vie quotidienne de cet établissement
00:37et l'incident dramatique qui vient d'être vécu par cette communauté.
00:41Vous qualifiez le fait qu'une professeure soit poignardée à trois reprises d'incident ?
00:46Je viens de dire dramatique, si vous avez bien écouté le frein de la phrase.
00:50Je ne cherche pas du tout à minimiser ce qui s'est passé.
00:53Donc je vous ai parlé d'effroi dans mon introduction.
00:58Mais pour vous, il n'y a pas d'augmentation de la violence ?
01:01Je ne dis pas ça.
01:02Non, c'était ma question.
01:04Oui, oui. Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'augmentation de la violence.
01:07C'est ce qu'il faudra vérifier dans les indicateurs nationaux.
01:12Je dis simplement, c'était votre question,
01:14le fait que ce qui s'est passé aujourd'hui, qui est dramatique, je le redis,
01:18n'est pas la vie quotidienne de nos établissements scolaires.
01:21Est-ce qu'il y a des moyens, des mesures que vous réclamez, vous autres,
01:24pour protéger le personnel enseignant et le personnel de direction ?
01:30Je pense qu'il y a la question, la première, il y a deux sujets.
01:34Il y a la question de la sécurisation des établissements scolaires,
01:37évidemment, qui va être évoquée dans le débat public, certainement.
01:43Et il y a la question de la prise en charge et de la santé mentale,
01:46notamment de nos jeunes. Je pense qu'il faut regarder ces deux sujets.
01:51Il faut sécuriser ce qui doit l'être, sans tomber dans une logique ultra sécuritaire,
01:57parce que je vois très vite apparaître, j'imagine, le débat sur les portiques.
02:03Il y a la question des armes blanches qui avaient été traitées,
02:06notamment depuis quelques autres drames vécus ces derniers mois à l'éducation nationale.
02:14Et puis, il y a la question de la prise en charge et des signaux,
02:17et comment l'éducation nationale, comme d'ailleurs l'ensemble du réseau associatif
02:24et des parents d'élèves, peuvent davantage accompagner les élèves qui ont besoin de l'être.
02:30Est-ce qu'on était sur un élève avec des signaux, notamment de difficultés psychologiques, ou pas ?
02:37Je ne suis pas capable de répondre à cette question, et vous non plus, aujourd'hui.
02:40Mais ça fait partie des sujets qui doivent être mis sur la table.
02:45Comment la société, en général, prend mieux en charge la question de la détresse psychologique
02:53dans laquelle se trouve un certain nombre de non-jeunes,
02:56parce qu'il s'agit bien, pour le coup, d'une dégradation globale de ce qu'on peut identifier.
03:01Ça, il y a certitude là-dessus.
03:02Sous-titrage Société Radio-Canada
03:07Merci.
03:08Merci.
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