00:00Bonsoir Laurence Haïm, on vous retrouve à Washington.
00:03Donald Trump qui est actuellement dans l'avion, qui le ramène de Chine,
00:06arrivée prévue cette nuit sur le sol américain et sur son bureau.
00:10Laurence, il y a un dossier qui s'appelle opération Massu et dont il va devoir s'occuper.
00:17Oui absolument et je peux vous dire que ça y est, Donald Trump est aux Etats-Unis
00:21puisqu'il y a quelques instants Air Force One s'est posé à Anchorage, en Alaska,
00:25à bord d'Air Force One, on sait qu'il y a toute la délégation qui accompagnait Donald Trump.
00:30Et que dès son retour, avec Marco Rubio qui est à bord de l'avion,
00:33avec aussi Pete Exed qui est le secrétaire à la guerre, il va s'occuper de l'Iran.
00:40Alors déjà, dans l'avion, il a parlé à nos confrères américains pour dire deux choses.
00:44La première, c'est que la contre-proposition que l'Iran lui a faite n'a pas du tout plu
00:49à Donald Trump.
00:50Il affirme même qu'il n'a pas dépassé la première ligne.
00:53Et la deuxième chose, lorsque nos confrères du New York Times lui ont dit
00:57« Mais vous savez, vous n'arrêtez pas de dire que vous avez détruit à 90% l'aviation iranienne,
01:04la marine iranienne, et nous, journalistes, on a vérifié et on dit que ce n'est pas vrai »,
01:09eh bien Donald Trump est rentré dans une colère assez grande
01:12en insultant le journaliste du New York Times
01:14et en lui disant que c'était de la trahison, je cite le président américain, de dire cela.
01:19Donc un Donald Trump qui continue à dire que maintenant, il faut un deal
01:24ou que sinon, il frappera quand personne ne le sait.
01:28De quelle manière cette crise va se dénouer, personne ne le sait.
01:32Mais quand vous écoutez les déclarations à la fois de Rubio et à la fois de Donald Trump,
01:37on a vraiment l'impression que le nucléaire reste le cœur du problème côté américain.
01:42– Merci Laurent Saïm, avec Philippe Vigneault, Olivier Lasmole, bonsoir,
01:47merci d'être avec nous ce soir.
01:49Est-ce qu'on peut envisager que Donald Trump choisisse dès son arrivée sur le sol américain ?
01:53Alors il est en Malasca, petite pause certainement carburant avant la Maison-Blanche,
01:58avant même de poser le pied à la Maison-Blanche, d'ordonner de nouvelles frappes ce soir.
02:02– Ça paraît compliqué, je le disais tout à l'heure, l'Iran a gagné dans le détroit d'Hormuz
02:10puisque l'Iran décide quel navire peut passer, quel navire ne peut pas passer.
02:15Malgré la diplomatie chinoise, ça n'a pas avancé plus que ça.
02:21Relancer des frappes, pourquoi pas, mais ça sera une fois de plus un coup d'épée dans l'eau
02:25parce qu'on a vu qu'il s'enfer, que malgré ces frappes, les missiles côtiers sont toujours présents.
02:34La seule façon de vraiment pouvoir rouvrir Hormuz, c'est éradiquer le régime.
02:39Éradiquer le régime, c'est-à-dire envoyer des troupes à terre,
02:42donc des bataillons entiers avec des milliers d'hommes.
02:45Et ça, ça me paraît impossible aujourd'hui parce que ça veut dire outre le coup,
02:50c'est-à-dire des morts et pas en centaines, en milliers.
02:53– Antoine Bassebouze, des frappes maintenant, tout de suite, dans quelques jours.
02:58Comment vous interprétez cette phrase de Donald Trump ?
03:02« Je peux tout anéantir en deux jours », dit ce soir le Président.
03:06– Il ne le dit pas que ce soir, ça fait cinq semaines depuis la trêve,
03:12c'est le feu qu'il le dit et le répète au point qu'on ne le croit plus.
03:15On ne sait plus à quel propos se tenir dans les discours de M. Trump.
03:21En fait, d'un jour, il dit, ils veulent négocier, ils veulent signer,
03:26ils veulent me remettre les 440 kilos d'uranium enrichi à 60%
03:30et le lendemain, il est démenti par les Iraniens qui le défient
03:35et qui ont pris psychologiquement l'ascendant sur M. Trump.
03:39Donc le plus puissant face à cette bagarre avec les Iraniens apparaît comme le plus faible
03:46et celui qui parle, qui parle, qui parle, il remplace les actes par la parole.
03:51À vrai dire, les Iraniens, c'est une affaire existentielle pour eux.
03:55Si le régime tombe, s'il cède, eh bien le régime va tomber
03:59et tous, ils seront éliminés, je veux dire les dirigeants.
04:03Et c'est pourquoi dans cette bagarre existentielle,
04:06ils ont déplacé le centre de gravité du nucléaire, du balistique, des proxys
04:13sur le détroit d'Hormuz.
04:14L'objet des négociations aujourd'hui, c'est quoi ?
04:17C'est l'ouverture du détroit qui étrangle, qui asphyxie l'économie internationale.
04:23Donc voilà, ils ont beaucoup été frappés.
04:29Ils ont perdu énormément, mais ils ont une résistance forte
04:34et une détermination, une volonté qui dépasse celle des Américains
04:39qui ne veulent pas mettre le prix d'un succès.
04:41Ils ont les moyens de gagner cette guerre,
04:44mais ils ne veulent pas mettre le prix de la gagner.
04:46Bien plus forte d'ailleurs que ce que prétend Donald Trump.
04:49Certains responsables, hauts responsables du Pentagone
04:52décrivent effectivement des capacités balistiques de l'Iran
04:55au-delà de ce que prétendent Donald Trump et Pitexed depuis plusieurs semaines.
05:01Là aussi, quand on nous dit que l'armée iranienne est aujourd'hui décimée,
05:04ce n'est pas forcément vrai.
05:05Ça, on ne le sait pas, parce que les mêmes sources américaines
05:08disent les choses et leur contraire.
05:10En revanche, ce que nous savons, c'est que l'armée,
05:14ses capacités, ses infrastructures ont été durement frappées.
05:18ou n'oublions pas que dès la première frappe,
05:22il y a eu à peu près 80 dirigeants qui ont disparu.
05:25Même s'ils sont remplacés, ça laisse des traces,
05:29ça laisse des pertes irremplaçables, quelque part, en termes d'autorité.
05:33Regardez le guide aujourd'hui, on ne l'a jamais vu.
05:36Ça fait depuis le 28 février, ça fait deux mois et demi exactement,
05:40qu'il n'a pas de visage.
05:43On se contente de lire des communiqués qu'il aurait écrit lui-même à la télévision.
05:47C'est écrit alors qu'il était sur la table des opérations.
05:50Donc, ce n'est pas vrai.
05:51Tout ça n'est pas vrai.
05:52Il y a des pertes énormes chez les Iraniens,
05:55mais ils ont la résistance forte aussi.
05:59Daniel Cohn-Bendit, on avait dit que Donald Trump
06:01laissait passer le voyage en Chine,
06:04peut-être pour dealer quelque chose avec Xi Jinping.
06:07Je reprends même et je traduis les termes du président américain.
06:09Il espérait de gros câlins, de big hugs de la part de Xi Jinping,
06:14de son homologue chinois.
06:14Il revient de Chine sans avoir dit les grands-choses, finalement.
06:18Xi Jinping dit que le Détroit doit rester ouvert.
06:21Au-delà de ça, comment on fait ?
06:23Mais moi, je crois que prenons des choses très simplement.
06:26Les fuites sur l'armement des Iraniens,
06:31c'est la CIA qui fait suivre.
06:33Sinon, on ne sait pas d'où ça vient.
06:35Le New York Times, ce n'est pas eux qui font l'enquête.
06:37Bon, ça vient de la CIA.
06:38Vote à la Chambre et au Congrès et au Sénat, hier, à la Chambre.
06:44Pour limiter le pouvoir d'un américain.
06:46212 contre 212.
06:48Il est juste passé à côté du coup près.
06:51Trois sénateurs.
06:53Il en faut quatre pour qu'il perde.
06:55Trois sont déjà passés contre lui.
06:57C'est-à-dire qu'il peut dire ce qu'il veut.
07:00Il ne peut rien faire.
07:02Il a l'opinion publique américaine contre lui.
07:0665, 70 %.
07:07Il a maintenant le Congrès pratiquement contre lui.
07:12Un sénateur, il va passer de l'autre côté.
07:14Et ce que vous disiez est tout à fait juste.
07:17S'il envoie 30 000, 40 000, même en 24 heures, c'est fini.
07:20Donc, il est contraint de négocier.
07:23Il est contraint et sa grande gueule, sa grande gueule.
07:25Et moi, je sais...
07:26Je vous laisse les mots, mais...
07:27Oui, non, mais c'est ça.
07:29Enfin, c'est une vanité qui devient vraiment ridicule.
07:32Il parle fort.
07:33Non, mais c'est le père Ubu.
07:35C'est n'importe quoi.
07:36On ne peut pas le prendre au sérieux.
07:38Il était un petit garçon face à Xi Jinping.
07:42Moi, ça me fait mal.
07:44Vous avez un totalitaire cynique qui est...
07:47Vous avez le petit...
07:48Mais c'est un honneur pour moi d'être votre ami.
07:53Vous vous rendez compte ?
07:54Le président américain qui dit à un des plus grands dictateurs de ce monde
07:59« C'est un honneur pour moi d'être votre ami. »
08:03Mais c'est fini.
08:04Donc, Trump, aujourd'hui, il n'est pas crédible.
08:06Il n'est pas crédible aux États-Unis.
08:08Donc, il ne prendra jamais...
08:10Ou alors, c'est la folie totale.
08:12Le risque d'envoyer 40 000, 50 000 soldats débarquer en Iran.
08:18Pourquoi ?
08:19Pour arriver à la situation d'avant la guerre.
08:22Alors, on ne parle pas d'un débarquement.
08:23On parle, effectivement, de nouvelles frappes, potentiellement.
08:25C'était l'un des plans qui lui avaient été présentés.
08:28Mais les frappes ne servent rien.
08:29Des frappes courtes, rapides, efficaces.
08:30Écoutez, ça fait six semaines qu'on nous dit « courtes, rapides et efficaces ».
08:33Oui.
08:34Ça fait six semaines qu'on nous dit « c'est exactement le même langage ».
08:37Ça ne sert à rien.
08:38L'Aubarinelle.
08:39Oui, je pense que...
08:40Arrêtons-nous vraiment sur la relation, ce qu'on a vu des États-Unis et de la Chine.
08:45Je rappelle, pour noter les spectateurs, qu'il y a un moment pivot.
08:48D'ailleurs, c'était le nom.
08:49Employé par Donald Trump sur le changement de politique américaine,
08:52où leur priorité était moins le Moyen-Orient que l'Asie,
08:54en disant que « pivot as Asia ».
08:58En fait, c'était « il faut se concentrer sur ce qui se passe à cause de la Chine ».
09:02Donc, c'était une augmentation de la présence militaire,
09:06une augmentation des budgets,
09:08un changement de posture stratégique sur les priorités,
09:10qu'a fait Donald Trump sous le mandat 1.
09:12Il a dit, il a, on va dire,
09:14« rehaussé l'alerte stratégique en érigeant les Chinois comme rival stratégique ».
09:20Ce n'est pas rien comme terme.
09:22Il revient mandat 2.
09:24On l'a entendu.
09:25Les Chinois, ils sont en guerre commerciale.
09:27Ils demeurent des rivaux stratégiques.
09:30Que fait-il ?
09:30Là, je suis d'accord avec vous.
09:32Il dit « c'est mon copain ».
09:33Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas sur le stratégique.
09:34Il augmente aussi les droits de douane un peu.
09:35Oui, mais ça ne marche pas.
09:37Je vous rappelle que le droit américain…
09:41Il n'existe plus les droits de douane.
09:43En fait, il y a une perte d'autorité de sa propre parole
09:46et de fait, là, aujourd'hui,
09:47une perte de crédibilité de la posture stratégique
09:50avec des éléments factuels.
09:51La capacité des Américains à défendre
09:54leurs amis du Golfe,
09:56avec lesquels ils ont signé des accords de défense.
09:59Ça ne marche pas.
10:00Ils se font tirer dessus, bombarder,
10:02avec un blocage du détroit d'Ambus.
10:04Et qu'avons-nous des Iraniens qui…
10:06Un point important pour moi, en tout cas,
10:09je ne pense pas que ce soit un rapport en tant que tel,
10:11un basculement de l'intérêt nucléaire
10:13vers le détroit d'Ambus.
10:14Non, c'est devenu un outil de dialogue stratégique
10:16où, grâce à ça, c'est un levier
10:18où ils négocient leurs intérêts stratégiques,
10:20dont le nucléaire.
10:21Donc, en fait, c'est droit de passage,
10:23mais à leurs conditions.
10:25Ce n'est pas pareil.
10:26Et les Chinois, ils disent quoi ?
10:27On veut passer ?
10:28Mais eux, ils passent.
10:28Ils font des accords bilatéraux.
10:29Donc, en fait, nos problèmes à nous
10:31ne sont pas leurs problèmes.
10:32Donc, ceux-ci ne les concernent pas.
10:35Donc, pour les Chinois, tout va bien.
10:36Les bateaux, on les compte de plus en plus.
10:38Ils sont tout le temps chinois.
10:39Ils peuvent tout le temps passer.
10:40Par contre, les autres bateaux ne passent pas.
10:42Donc, pour eux, c'est le problème des Américains.
10:44Ils sont mis tout seuls dedans
10:45et qu'ils se débrouillent.
10:46Alors, je ne vais pas être beaucoup plus patient.
10:49Ça, c'est ce qu'avait déclaré Donald Trump,
10:51chez nos confrères de Fox News hier.
10:53Est-ce qu'il est réellement en train de perdre patience ?
10:54De son côté, j'aimerais qu'on écoute
10:56le ministre des Affaires étrangères iranien,
10:58Abbas Arachi, qui se trouve, lui, en Inde.
11:00Il s'est aussi exprimé.
11:02Il jure vouloir donner sa chance à la diplomatie,
11:04mais reste méfiant vis-à-vis des États-Unis.
11:07Écoutez-le.
11:11La question la plus importante est celle de la méfiance
11:14ou du manque de confiance de notre part
11:16envers les Américains.
11:18Un autre problème réside dans les messages contradictoires
11:21qui nous ont rendus sceptiques.
11:27quant aux véritables intentions des Américains
11:30dans ces négociations.
11:34Nous doutons de leur sérieux,
11:36mais dès que nous aurons le sentiment
11:37qu'ils sont sérieux
11:38et prêts à conclure un accord équitable et équilibré,
11:43nous poursuivrons certainement les négociations.
11:48Michael Benhamou, on a d'un côté Donald Trump
11:50qui nous dit que la proposition des Iraniens n'est pas sérieuse.
11:52On a le ministre des Affaires étrangères iranien
11:54qui nous dit que je ne sais pas si les États-Unis sont sérieux.
11:57C'est un dialogue de sourds.
11:58Moi, je ne crois pas qu'il y ait de négociation
12:00avec les Américains.
12:02Même en coulisses ?
12:03Pas vraiment.
12:04Je pense qu'il y ait une négociation régionale, par contre.
12:07Et que les Iraniens font pression sur Hormuz
12:10pour que les Saoudiens, les Qataris, les Koweïtis
12:14payent des réparations à hauteur d'à peu près 200 milliards
12:18selon les rumeurs qui circulent.
12:20Je pense que c'est ça qui est en jeu, en fait.
12:21C'est déjà ce qui s'était passé dans les années 80
12:24où les Saoudiens avaient été prêts à faire un chèque de 50 milliards,
12:28ce qui est l'équivalent de 170 milliards aujourd'hui.
12:31Et je crois qu'ils font pression sur Hormuz.
12:33Pour réparer les destructions liées à la guerre, c'est ça ?
12:36Je pense qu'il n'y a pas d'attente.
12:37De toute façon, on n'est plus au XXe siècle, en fait.
12:40Tout est régional maintenant, tout est fragmenté.
12:42Les Américains n'ont pas les moyens de faire quoi que ce soit.
12:44Les Chinois n'ont plus, en fait, n'ont plus d'influence.
12:47Ce n'est pas l'Union soviétique et ce n'est pas l'Amérique du XXe siècle, en fait.
12:51Et donc, c'est un peu comme nous, en Europe.
12:53On est maintenant de plus en plus face aux Russes, en fait,
12:55sans le soutien américain, en vérité.
12:58Et c'est ce qui se passe aussi au Moyen-Orient.
12:59Donc, on a des Saoudiens, des Qataris, des Koweïtis
13:03qui sont prêts à négocier avec les Iraniens.
13:06On ne sait pas encore quel est le prix qu'il va falloir payer.
13:09Mais tout le monde, en fait, attend que les Américains se lassent
13:14pour pouvoir faire en sorte que cette négociation commence.
13:17C'est aussi tout l'intérêt d'avoir un porte-avions français,
13:20le Charles de Gaulle, qui est à Djibouti,
13:22ou en tout cas près de Djibouti,
13:23pour pouvoir peser sur ces négociations régionales.
13:29On va y revenir, évidemment, sur le Charles de Gaulle.
13:31Antoine Bassebouz, j'aimerais vous entendre sur ce que nous dit Michael Benhamou.
13:34Il n'y a pas de discussion, même en coulisses ?
13:36Je pensais qu'on continuait quand même de parler,
13:38malgré les grands discours et les effets de manche.
13:41– D'abord, dans les années 80, il n'y a pas eu de don saoudien aux Iraniens.
13:49Non, ça ne s'est pas passé comme ça.
13:52– Il y a une proposition en 82.
13:52– Attendez, ça ne s'est pas passé comme ça.
13:54Ils ont plutôt payé les Américains pour leur intervention,
13:59et pas l'inverse.
14:00Aujourd'hui, il y a des négociations sous la table de certains pays du Golfe
14:05pour se dire la chose suivante.
14:07Comme les Américains, nous leur avons donné des bases,
14:10ils n'ont pas réussi ni à se protéger, ni à nous protéger.
14:14Essayons de cohabiter avec les Iraniens.
14:16Mais tous les pays du Golfe ne sont pas de cet avis.
14:19Il y a d'abord les Émiriens qui sont offensifs,
14:22qui ont même bombardé à trois reprises au moins le territoire iranien.
14:28Ils ont chez eux une alliance très solide avec Israël
14:31qui a envoyé une batterie solaire s'installer avec des serveurs,
14:36au point que les Iraniens les ont ciblés après le cessez-le-feu
14:41et ont demandé à leur proxy irakien de lancer des missiles et des drones
14:46sur ces pays-là.
14:49Aujourd'hui, la bataille, c'est entre les États-Unis et Israël d'un côté,
14:54l'Iran de l'autre.
14:55Si à l'issue de cette bataille, les Américains se couchent,
14:59à ce moment-là, les pays du Golfe n'auront rien d'autre à faire
15:02que de se mettre au diapason iranien.
15:05En revanche, si à l'issue de cette bataille,
15:08il y a un succès américano-israélien,
15:13on va retrouver les pays du Golfe renforcés.
Commentaires