Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Santé et des Sports, était invitée sur le plateau de BFMTV. Elle est notamment revenue sur l'épisode de la grève de l'équipe de France en Knysna en 2010.  Un triste épisode du foot français qui refait surface depuis la diffusion sur Netflix d'un documentaire sur Knysna.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Bonsoir Roselyne Bachelot, à l'époque vous étiez ministre des sports en 2010, vous avez été envoyé par Nicolas Sarkozy
00:07lui-même pour essayer de remotiver finalement de faire la coach officieuse des joueurs de football français.
00:14J'étais à Naïsna et je devais partir pour ma mission aussi de ministre de la Santé sur les questions
00:22du sida et Nicolas Sarkozy m'a demandé de rester et d'aller à Bloemfontein, là où se déroulait le
00:29dernier match contre l'Afrique du Sud et donc de dire un certain nombre de choses aux joueurs.
00:36Quelles étaient-elles ces choses justement ? Qu'est-ce que vous leur avez dit ?
00:40J'ai là ici mon discours qui est le discours que j'ai prononcé devant les joueurs mais moi d
00:48'abord ce que je trouve intéressant dans le documentaire de Netflix c'est que 16 ans après ce documentaire est
00:57un véritable événement et qu'il y a déjà des centaines de milliers de vues.
01:01Ça montre aussi que le football c'est pas un sport comme les autres, c'est le rêve de centaines
01:09de millions de gens et de centaines de millions de gamins.
01:12Et c'est finalement quand on m'apprend qu'il y a cette grève et je suis en train d
01:17'inaugurer une exposition de photos à Soweto et je téléphone au président de la République,
01:23il me dit tu vas à Bloemfontein, tu les engueules et tu leur dis de gagner.
01:29Facile, bien sûr, je chausse les crampons et les shorts.
01:33Et puis par contre je téléphone au Premier ministre qui me dit tout ça c'est quand même que des
01:38types qui tapent dans un ballon.
01:39Et je trouve que c'est intéressant les deux visions des deux hommes qui disent bien ce que ça veut
01:48dire et c'est Nicolas Sarkozy effectivement qui a raison.
01:51Moi ce que j'ai fait aux joueurs, j'avais comme conseiller Raphaël Ibanez qui a été l'entraîneur de
01:59l'équipe de France de rugby,
02:00quand je lui ai dit Raphaël quand tu es confronté à quelque chose comme ça, qu'est-ce que tu
02:04dis à tes joueurs ?
02:05Pour les remotiver, pour les remotiver.
02:07Et il a cette phrase, j'ai d'ailleurs toujours avec moi le mail de Raphaël Ibanez, comment voulez-vous
02:13qu'on se souvienne de vous ?
02:16Et c'est ça que je dis aux joueurs, je leur dis je vous parle comme une mère.
02:21La bataille de communication, vous l'avez perdue, maintenant il faut sortir de là la tête haute et c'était
02:28un moment d'émotion considérable.
02:29Et les joueurs vous en ont été beaucoup reconnaissants, ils le disent d'ailleurs dans le documentaire, ils disent elle
02:34a été le coach qu'on n'avait pas finalement,
02:36elle nous a remotivés. Dites-nous ce que vous avez ressenti finalement dans ce vestiaire où je ne sais pas
02:42où vous étiez pour remotiver les troupes françaises.
02:44Et je leur ai dit, je les ai estimés, ils étaient au fond du trou, dans une opinion publique qui
02:53les avait vilipendés.
02:56Et c'était atroce. Patrice Evra, mais il pleurait dans mes bras, c'était quelque chose d'absolument incroyable.
03:04Je leur ai parlé aussi avec fermeté, je me souviens, le lendemain matin, j'étais juste derrière Franck Ribéry qui
03:11parlait à sa mère.
03:12Et dans son téléphone, il disait, qu'est-ce qu'elle nous a passé, Mme Bachelot ?
03:17Un bon savon, un bon savon.
03:19Et en même temps, un bon savon, mais en même temps avec beaucoup d'affection, en leur disant que rien
03:25ne sera comme avant, je leur disais ça.
03:30Et dans ce champ, je reprends parce que j'ai toujours mon discours, dans ce champ de ruines, je suis
03:39la seule à vous avoir soutenu et à vous soutenir.
03:42Et ça, je crois qu'ils ont été extrêmement sensibles à ça.
Commentaires

Recommandations