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  • il y a 2 jours
Transcription
00:00:30...
00:01:00Objet, votre retraite.
00:01:18Vous allez avoir prochainement 60 ans, ou peut-être les avez-vous déjà.
00:01:22Nous n'avons pas reçu à ce jour la notification de rejet ou d'attribution de retraite de votre caisse d'assurance vieillesse.
00:01:29En l'absence de ce document, nous serons dans l'obligation d'interrompre le versement de vos allocations chômage.
00:01:34Aussi, nous vous invitons à prendre contact avec votre caisse d'assurance vieillesse.
00:01:38...
00:01:40...
00:01:42Mais je te dis, c'est pas moi, j'en ai marre, c'est tout en moi et Mathie, ma ça.
00:01:50Mais je te demande pourquoi.
00:01:51Mais je peux pas dire le pourquoi, mais c'est pas moi.
00:01:53Oh, t'arrêtes de répondre comme ça ?
00:01:55Hier, je trouve la brosse à dents de Jules toute noire, avec un truc de collant gluant.
00:01:59Je la jette et ce matin, c'est pareil avec la neuve.
00:02:01Putain, mais vous êtes dégueulasse.
00:02:03Qu'est-ce que vous avez ? C'est pas moi, c'est normal.
00:02:05C'est bien, ils ne savent jamais les dents.
00:02:08Jules, tu arrêtes de faire ça, c'est dégoûtant.
00:02:10Tu vas où, là ?
00:02:11Info !
00:02:12Non, pour leur poids, au moins, ils ont pensé à mon anniversaire.
00:02:17Ils ont augmenté mon argent de poche comme mon anniversaire.
00:02:19Tiens, peut-être qu'eux aussi, ils ont pensé à ton anniversaire lycée, trésor public et banque.
00:02:23...
00:02:24...
00:02:25...
00:02:30...
00:02:31Vous souhaitez vous inscrire ou vous réinscrire comme demandeur d'emploi ?
00:02:38Petite inscription.
00:02:41...
00:02:41Monsieur Goupil ?
00:02:47Si vous voulez bien.
00:02:49Avec plaisir.
00:02:50Nous ne connaissons pas, je suis la nouvelle responsable de votre agence.
00:02:53Je... je... je m'appelle aussi Madame Goupil.
00:02:56Bah, enfin quelqu'un de ma famille dans la banque.
00:02:58Juste un homonyme.
00:03:00Je... je vous en prie.
00:03:01Un petit peu famonyme, tout de même.
00:03:03...
00:03:03Excusez-moi, mais je... je me demande si... si vous avez pris la mesure de la situation.
00:03:21Je... je n'arrive pas à comprendre.
00:03:23Vous rendez-vous compte de l'urgence.
00:03:28Écoutez, on peut examiner mon dossier, hein. Tout est là.
00:03:31Non mais je... je... je... je voudrais que vous m'expliquiez pourquoi cette indifférence face au massacre en Syrie.
00:03:38Pourquoi vous ne réagissez pas ?
00:03:40Ni tribunes, ni pétitions, ni manifestations, rien.
00:03:43Depuis des mois, j'attends une déclaration de votre part.
00:03:46Je... je... que vous preniez une... une prise d'opposition claire pour une intervention.
00:03:50Mais c'est clair, pourtant.
00:03:54Toute intervention militaire sans mandat de l'ONU serait considérée immédiatement comme une déclaration de guerre internationale.
00:04:00Soutenir le peuple syrien après les Tunisiens, les Égyptiens et les Libyens, c'est une menace directe pour l'Iran, la Chine et la Russie.
00:04:08C'est la raison de leur opposition absolue à toute résolution du Conseil de sécurité.
00:04:12De plus, la Syrie est absolument nécessaire pour leur chantage sur le dossier nucléaire iranien.
00:04:18Ouais, c'est exactement ce que je pensais. C'est... c'est... c'est... c'est là leur chantage, c'est la Troisième Guerre Mondiale.
00:04:25Le... leur pouvoir de nuisance... réside exactement à cet endroit.
00:04:31En fait, nous sommes... nous sommes comme, en quelque sorte, les otages de ces dictatures.
00:04:36Je... notre peur nous... ça vous dérange pas si je fume ?
00:04:39Non, pas du tout.
00:04:40Vous avez un nouveau projet ?
00:04:49C'est l'histoire d'un type, quand il prend la caméra, pour filmer tout à fait normalement, pour filmer normalement, une catastrophe se déclenche.
00:05:00Par exemple, il est en Chine, il filme un paysage, et dans la seconde, il y a un tremblement de terre qui se produit.
00:05:05Il est en Russie. Il tourne dans une forêt de boulot. S'ensuit le plus grand incendie de tous les temps en Islande.
00:05:14Il pose sa caméra. À peine elle est enclenchée, hop, c'est l'éruption du volcan, celui qui a paralysé toute l'Europe.
00:05:19Tu veux les tourner en vrai, ces catastrophes, ou tu comptes utiliser des images d'archives ?
00:05:23Non, j'utilise des images d'archives. Le nœud de mon histoire, c'est quand il se demande comment utiliser cette caméra ?
00:05:32Comment utiliser ce pouvoir ? Pour son bénéfice personnel ? Pour essayer de changer les choses ? Ou pour changer le monde ?
00:05:39C'était mon premier plan dans Sarajevo. C'était en 1992. La ville est assiégée.
00:05:58Ça tire de partout, je m'abris derrière cet immeuble. Plus d'électricité, plus d'eau, il fait froid.
00:06:05Comment pouvais-je savoir que c'était dans cet immeuble que vivait Sanda, dont j'allais tomber amoureux ?
00:06:18Quatre ans plus tard, la guerre est finie.
00:06:35Quatre ans plus tard, la guerre est finie.
00:06:48Quatre ans plus tard, la guerre est finie.
00:06:50Quatre ans plus tard, la guerre est finie.
00:07:20Mon fils à la fenêtre. Qui pouvait savoir ?
00:07:23En plus, la guerre est finie.
00:07:30En plus, la guerre, il fait un truc dans la journée, qui peut sembler sur le secteur, qui peut être dépasser,
00:07:36qui peut être un petit, il fait un truc.
00:07:38C'est un truc ?
00:07:40Quoi ?
00:07:42On a l'air, il fait un truc.
00:07:43La guerre, il fait un truc, je dois aller dans l'îvraire.
00:07:46Tu vois les bambis en l'ensile, les serres avec une petite queue blanche ? Dans les années
00:08:0640 ils étaient des centaines de milliers et aujourd'hui ils sont 32 millions. Les biches
00:08:11elles n'ont pas peur, elles broutent dans les jardins mais elles provoquent aussi les accidents
00:08:15sur la route, 200 morts par an et du coup la garde nationale utilise les snipers pour en
00:08:21éliminer un maximum. Une biche s'est réfugiée dans le zoo, elle s'est baladée tranquillement
00:08:29dans les allées et d'un seul coup elle s'est précipitée dans l'enclos des fauves qui l'ont dévorée.
00:08:34Viens voir, c'est ma première fiche de paye. Validez votre retraite. Tu sais ce que ça veut dire retraite ?
00:08:52Quoi ?
00:08:54Retraite, c'est abandonner le champ de bataille, c'est se retirer du combat. C'est le contraire de valide, c'est invalide. Si j'arrive pas à récupérer tous mes papelards, tout est invalide.
00:09:07Quoi ?
00:09:07Je me souviens d'un jour de terribles bombardements à Sarajevo. J'ai filmé pendant un long moment ce buisson avec des dizaines de moineaux qui virevoltaient, se lissaient les plumes, s'envolaient, s'accrochaient aux branches, disparaissaient, revenaient frotter leurs becs sur leurs pattes.
00:09:25C'était pour moi l'image de ce que l'on désirait, circuler en liberté, n'avoir à donner ni son nom, ni sa nationalité, ni sa destination.
00:09:37C'est parti !
00:10:07C'est parti !
00:10:37C'est parti !
00:10:39C'est parti !
00:10:41C'est parti !
00:10:43C'est parti !
00:10:47Prenez ma place !
00:10:49Donnez-moi votre ticket !
00:10:55Bien, vous avez gagné 5 places !
00:10:59Je peux ?
00:11:07Vous avez rendez-vous ?
00:11:09Malheureusement.
00:11:11Mais je ne me vois pas faire les 100 pas dans la façade de la banque en vous attendant, ça aurait l'air louche.
00:11:15Vous n'êtes pas plus rassurants à l'intérieur.
00:11:17Bon, que puis-je pour vous ?
00:11:21Pour visualiser une séquence du scénario, j'adorerais visiter la salle des coffres.
00:11:27Est-ce que c'est possible ?
00:11:29Avec moi ?
00:11:31Que je vous accompagne dans le pénom des sous-sols ?
00:11:33Peut-être que vous m'embrassez, peut-être que je tombe amoureuse de vous.
00:11:37Et puis, pourquoi pas, je vous donne la combinaison du coffre.
00:11:41Pas du tout.
00:11:43Ah, vous ne voulez pas m'embrasser ?
00:11:45Pour mon scénario, le personnage détient une caméra qui a le pouvoir de détruire.
00:11:51Alors pourquoi il n'en profite pas pour filmer l'intérieur d'une banque, une salle des coffres,
00:11:55ou un transport de fonds et ramasser les billets ?
00:11:59On va donc utiliser sa caméra pour obtenir de l'argent.
00:12:02Le but de votre nouveau film serait donc de se faire du fric avec une caméra.
00:12:09Bah dis donc, il est tombé bien bas.
00:12:13Ok, d'accord.
00:12:17Mais, la caméra elle a le pouvoir de détruire.
00:12:22Alors comment l'utiliser pour faire le bien ?
00:12:25En tuant Mladic ?
00:12:28Ou Kim Jong-un ?
00:12:30Ou Bachar el-Assad ?
00:12:32Bah bon, à ce moment-là si je comprends bien, le caméraman deviendrait une sorte de justicier.
00:12:36De meurtrier justicier.
00:12:38Ouais, bon, franchement, je trouve pas ça terrible.
00:12:42Donc la catastrophe que provoquerait ta caméra entraînerait la mort d'un dictateur pour faire le bien ?
00:12:48D'une certaine manière ?
00:12:50Ton bien serait un caméraman justicier qui applique la peine de mort ?
00:12:55C'est impossible ça.
00:12:56De même que s'il filme avec cette caméra pendant le printemps arabe à Tuniso au Caire et que je laisse entendre que c'est grâce à un de ces plans que Moubarak ou Ben Ali ont été chassés du pouvoir.
00:13:06Tu racontes exactement le contraire de ce qui s'est passé.
00:13:08Le soulèvement n'est justement pas dû à une intervention extérieure.
00:13:11Et s'il y a des images, ce sont les images des citoyens multipliées par autant de téléphones portables qu'il y avait de manifestants.
00:13:16Ils se filment donc ils existent.
00:13:18Le contraire du reporter et de sa caméra, exactement le contraire.
00:13:21C'est bien pourquoi ton héros doit être un innocent, un candide, pas un reporter professionnel.
00:13:28T'as un héros innocent, il se rend compte de son pouvoir, il peut prendre une décision, il prend son destin en main.
00:13:35Ca c'est intéressant pour le spectateur, c'est beaucoup plus touchant, beaucoup plus émouvant.
00:13:38Il y a une identification.
00:13:40Ca fait pas un peu Aladdin et la caméra magique ?
00:13:43C'est très bien Aladdin et la caméra magique, moi j'aime beaucoup.
00:13:51Pas de Nest- believer en une énseignité, disait tellement Chaudois pourquoi c'est là ?
00:13:55Il y a des bâtiments, la Chaud ease de la pêcher pour les colابités.
00:13:58Maintenant il s'est pas encore les Forsyaux.
00:14:00Ph rumen et Dominus.
00:14:02Je Hillary de finale.
00:14:03C'est très assez steamy, lesしまies.
00:14:05C'est très bien.
00:14:07Ce pression 1 c'est un héros.
00:14:08D'al choivid.
00:14:09Malte où.
00:14:10Oui, je suis très à l'homme.
00:14:12On est bien.
00:14:14самой L' Huawei de comprasionaires.
00:14:16Je suis très jeune, LinkedIn.
00:14:17Pour le Patri 김� Gns.
00:14:19C'est parti, c'est parti, c'est parti.
00:14:49C'est parti, c'est parti.
00:15:19C'est parti, c'est parti.
00:15:49J'avais quoi ? 14-15 ans quand j'ai commencé à militer.
00:15:53C'était en 1965-66.
00:15:56Alors, 65 heures, si vous voulez.
00:15:57Concrètement, vous organisez comment l'occupation du lycée ?
00:16:00Vous lanciez des cocktails monotophes ?
00:16:01Oui, c'était violent ou pas ? J'aimerais bien voir...
00:16:03Est-ce que ça t'est arrivé à toi, à vous, de brûler des voitures ?
00:16:06T'as déjà vu un flic en feu ?
00:16:08Jules !
00:16:10Non mais tu dois pas me tutoyer.
00:16:12Mais je ne tutoie pas, je lui ai demandé vous.
00:16:15T'as demandé vous ?
00:16:15Oui, j'ai dit vous.
00:16:16T'as déjà vu un flic en feu ?
00:16:19Tu m'as dit, vous avez déjà vu un flic en feu ?
00:16:21Oui.
00:16:21Nous allons être contents, les profs.
00:16:27C'est venu à New York.
00:16:29Oh, on va rentrer.
00:16:30Romain ?
00:16:32Eh, Romain, ça va ?
00:16:36Ma fille, Ninon.
00:16:39Ah, ta fille ! Ah ouais, Ninon !
00:16:41Mademoiselle ?
00:16:42Bonjour.
00:16:43Tu l'as vu à sa naissance, à Aix.
00:16:45C'est Romain, tu sais, on militait ensemble pour la Bosnie.
00:16:48Oui, oui, je sais.
00:16:49Vous militiez, nous on ne fait rien, on ne s'intéresse à rien.
00:16:51Ah non, mais moi, je n'ai absolument rien dit, même pas que je vous ai connu bébé.
00:16:54Vous êtes dans le coin ?
00:16:55Et toi, tu fais du Vélib.
00:16:57Pas vous ?
00:16:58Moi, toujours, enfin souvent.
00:17:00Je trouve ça complètement génial.
00:17:01C'est libre, à disposition.
00:17:03T'en prends un.
00:17:04Tu ne l'utilises que 30 minutes, c'est gratuit.
00:17:06Puis après, tu peux en prendre un autre pour 30 minutes, et ainsi de suite.
00:17:09S'il y en a un qui déconne, eh bien tu le signales au prochain en retournant ta selle.
00:17:12Comme ça.
00:17:13Tu vois, c'est un peu l'illustration de nos rêves d'utopie, à chacun selon ses besoins et selon sa capacité.
00:17:20Baratineur un jour, baratineur toujours.
00:17:22Les libres, c'est le communisme réalisé.
00:17:25Et en même temps, son impossibilité.
00:17:27Toute une série de mecs les bousillent, les vandalisent.
00:17:30Et en plus, ils font des concours sur Internet pour s'en vanter.
00:17:32Mais pourquoi ils font ça ?
00:17:34Pourquoi c'est impossible de fonctionner collectivement, de manière responsable, sans répression, pour le partage, pour le plaisir de l'autre ?
00:17:44Pour le plaisir de l'autre ?
00:17:46Ça, c'est vraiment nouveau.
00:17:48Ça ne ressemble pas du tout.
00:17:49Vous voulez faire un tour ?
00:17:50Non, non.
00:17:51Allez, viens.
00:17:52On y va.
00:17:54Moi, je veux bien essayer.
00:17:553 x 2, 6
00:18:013 x 3, 9
00:18:033 x 4, 12
00:18:073 x 5, 15
00:18:093 x 6, 8
00:18:103 x 7, 21
00:18:123 x 8, 24
00:18:14Ça va ?
00:18:163 x 9, 27
00:18:183 x 10, 30
00:18:20Ça va ?
00:18:21Au monde, j'ai fait 4, 2, 5.
00:18:23Je ne le vois pas, Julo.
00:18:33Jules, montre-toi.
00:18:37Mais pas trop.
00:18:39Voilà, comme ça.
00:18:41Nous, on va venir.
00:18:42Allez, évidemment.
00:18:45Ciao, ciao.
00:18:46Moi, ce que j'adore, c'est les caresses sur le talent d'Édipe.
00:18:59Euh, talent d'Achille.
00:19:02Là, la peau est très fine.
00:19:05J'adore les talents de mon fils.
00:19:08Que ceux de ton fils ?
00:19:10Oui.
00:19:13J'adore son talent d'Achille.
00:19:15Alors, dans ce cas,
00:19:17on peut dire talent d'Édipe.
00:19:18T'as pas remarqué qu'on a...
00:19:42On ne dit plus les trucs en isme.
00:19:45Avant, c'était toujours communisme, impérialisme, fascisme.
00:19:51Et maintenant, tout est en hable.
00:19:55Durable, équitable, soutenable.
00:19:59Éco-responsable.
00:20:00Voilà.
00:20:02Non jetable.
00:20:07Renouvelable.
00:20:08Inaliénable.
00:20:10Euh...
00:20:11Interconnectable.
00:20:13Voilà.
00:20:14Évitable.
00:20:17Acceptable.
00:20:18Enfin, ça va...
00:20:19Portable, portable.
00:20:21Attends, j'ouvrable.
00:20:23Agréable.
00:20:24Adorable.
00:20:25Admirable.
00:20:27Marie, sculptrice, nouvelle dans l'immeuble.
00:20:30Elle veut participer à l'association.
00:20:32Bonjour.
00:20:33Vous êtes une sainte.
00:20:35Âme charitable.
00:20:36On voit que tu la connais pas.
00:20:38J'aimerais bien, pourtant.
00:20:39Je voulais juste discuter avec vous deux,
00:20:42avant la réunion, d'ailleurs, pour l'anniversaire de la Cité.
00:20:44Je dis avant la réunion, parce que tu les connais.
00:20:48Enfin, moi, avec Marvue, j'ai pas de problème à diriger ça.
00:20:51Toi, je sais pas comment tu fais avec tes tournages, tes équipes.
00:20:54Mais alors, présider l'association.
00:20:58Alors, des discussions interminables.
00:21:01Surtout, minables.
00:21:05Insupportables.
00:21:05Bon, alors, moi, j'ai réfléchi et j'ai une idée pour les 80 ans de la Cité.
00:21:10Je suis d'accord, je suis d'accord, je suis d'accord.
00:21:13Non, mais attends, je sais pas avec quoi.
00:21:15Non, mais c'est bien comme ça, ça évite les discussions interminables.
00:21:18Non, mais là, je peux pas rester à la réunion de l'association qui m'a prévenu trop tard.
00:21:21Et moi, j'ai un rendez-vous production.
00:21:23Non, bah, par ton titre, t'en es où ?
00:21:25Ah, bah, au tout début de l'histoire, toujours la même.
00:21:29Le titre qui, quand il prend sa caméra, ça modifie ce qu'il filme.
00:21:32Toute observation d'un phénomène perturbe le phénomène.
00:21:36Oui, mais là, plus précisément, quand il prend sa caméra, ça déclenche une catastrophe.
00:21:41Est-ce le hasard ou un pouvoir ? Il déclenche ou ça déclenche ?
00:21:45Bah, tourner un film, c'est déclencher une catastrophe.
00:21:48C'est provoquer quelque chose d'extraordinaire.
00:21:50C'est extraordinaire, non ?
00:21:56A plus.
00:22:02Le mari, 5 euros que t'es en tête de train.
00:22:0510 en queue.
00:22:0710 de nu.
00:22:11Oh, oh, oh, oh, oh, eh, tu triches pas, hein ?
00:22:20Alors ?
00:22:23Il faut sortir en queue, hein ?
00:22:267.
00:22:27C'est 10 euros.
00:22:348.
00:22:39Hello ?
00:22:41Eh, 10 euros.
00:22:43T'as perdu.
00:22:43C'était beaucoup plus frais de la queue que de la tête, hein ?
00:22:46Ah, bah, d'accord.
00:22:47Non, mais il vient de m'appeler pour qu'on s'en sorte en tête, je vais t'arnaquer.
00:22:48Bonjour, ça, chérie.
00:22:51C'est un cadeau, on les a déjà gratis pour toi.
00:22:53J'hallucine, 2 heures de queue pour des sandwichs hors de prix.
00:22:55Dégueulasse, il parle de demeuré, hein ?
00:22:57Qu'est-ce qu'elle dit, traduction ?
00:22:58Elle dit, j'hallucine, 2 heures de queue pour des sandwichs.
00:23:01Dégueulasse, hors de prix, il parle des demeurés.
00:23:05C'est ça qu'elle a dit ?
00:23:05Ouais ?
00:23:06Des demeurés.
00:23:07Allez, hop.
00:23:13Ça veut dire quoi, le panneau avec écrit sorti non salé ?
00:23:17Parce que c'est sucré.
00:23:17Sucré ?
00:23:19On est en Bretagne, c'est le pays des crêpes.
00:23:25Alors ?
00:23:26Alors quoi ?
00:23:27Bah, la date de l'opération pour grand-père, pour son autre oeil.
00:23:29On n'en parle pas.
00:23:30Mais quoi, on n'en parle pas ?
00:23:31On n'en parle pas, personne n'en parle.
00:23:33Comment ça, personne n'en parle ? On n'a pas le droit d'en parler ?
00:23:36Vous savez pas la date ?
00:23:37On ne sait rien de rien.
00:23:39Grand-père risque de devenir complètement aveugle avec cette deuxième opération.
00:23:42Et vous, vous savez rien ?
00:23:43C'est un secret.
00:23:44Mais si t'as 10 euros...
00:23:46Emma !
00:23:47Quoi ?
00:23:48Va ouvrir la grille.
00:23:49Non mais c'est tout le temps moi là, c'est au tour de Jules.
00:23:52Non, non, non, Emma, vas-y.
00:23:53C'est au tour de Clem.
00:23:54C'est ça, il pleut.
00:23:55Non, non, allez-y.
00:23:57Mais non !
00:23:58Emma, tu sors de la bagnole, tu vas ouvrir cette grille.
00:24:00Non, je n'irai pas, je n'irai pas.
00:24:02Jules, vas-y.
00:24:03Jules !
00:24:04Non, non, non.
00:24:05Putain, mais vous êtes nul, regardez, c'est grand-père qui vient.
00:24:11Ça te lourde.
00:24:25Putain, t'es vraiment des enfoirés.
00:24:27Ils attendaient que tu passes le portier.
00:24:28Ils sont là, c'était là.
00:24:30Mais j'ai honte, moi.
00:24:32Ce n'est pas des enfants, ça.
00:24:33C'est quoi que j'aime, moi.
00:24:42Je vais filmer, là, le barrage.
00:24:43Mais là-bas, si on va là-bas.
00:24:45Si je vais là-bas, je peux filmer le boulot ou pas ?
00:24:48Là-bas.
00:24:49Oui, ben voilà, je peux filmer le boulot.
00:24:50Simplement, il faudrait que tu mets une fois quelques loupes.
00:24:52Je peux filmer.
00:24:58Ah oui, tu peux filmer.
00:25:00Vas-y, tu y vas.
00:25:00Mais sérieusement, on ne va pas en parler de l'opération de grand-père ?
00:25:13Mais sérieusement, on ne va pas en parler de l'opération de grand-père ?
00:25:26Ça va faire du sapin de Noël.
00:25:35Qu'est-ce qui se passe ?
00:25:36C'est l'opération rate ?
00:25:37C'est quand même un vogue.
00:25:39Il se tue.
00:25:41Il a toujours vécu grâce à son regard, grâce à ses yeux.
00:25:44Toujours dans le cinéma.
00:25:45Et là, tu as bien vu.
00:25:46Il passe son temps à lire et à écrire.
00:25:47Alors, si ça rate,
00:25:52il se suicidera.
00:25:55On peut en faire un rouge de Noël
00:25:57et puis un noir sérieux, quoi.
00:25:59Ça doit être chelou en somme.
00:26:01Ça doit m'améliorer très bien.
00:26:03Comme ça, ça doit s'attacher.
00:26:06Alors ça, ça passe.
00:26:07Là, il s'attache.
00:26:08Voilà, c'est ça.
00:26:11Regarde.
00:26:12Directement, il n'y a plus qu'à faire un truc comme ça.
00:26:15Avec des étoiles dessus, une guirlande.
00:26:18Ça, c'était beau, gros, voulin noir.
00:26:19C'est beau, ça.
00:26:20Oui, ça, c'est bien, non ?
00:26:22Il va être trop petit, moi, je te le dis tout de suite.
00:26:24Tu ne peux pas le faire du tout.
00:26:25Là, on va faire quand même avec la couture en plus.
00:26:28Voilà, tu peux comprendre que ça marque.
00:26:30C'est parce que là, il est trop grand.
00:26:31Il est trop grand.
00:26:31Donc, si on court à 1,5.
00:26:33Mais t'as vu la tête de papa ?
00:26:34Non, mais c'est là, il n'y a pas de poids.
00:26:35C'est mal, le caracteur.
00:26:36On la fait plus grande et après, on court.
00:26:38Voilà.
00:26:39Alors, celui-là, c'est ça fini.
00:26:40Voilà.
00:26:41Donc, il faut en refaire pareil, mais avec la couture.
00:26:45Ça va pas plus de chose.
00:26:46On regardera comment ça.
00:26:48Ah, une cinquième, mais de chouette.
00:26:50Ah !
00:26:52C'est la cinquième.
00:26:56Tu la mets, tu la mets quand même.
00:26:57Allez.
00:26:58Mais bonjour.
00:27:01Il manque les poils rouges.
00:27:02Oui, c'est ça.
00:27:04Cacaline, cacaline, cacaline.
00:27:07Moi, mon rêve, mon ambition ultime, le signe absolu de ma réussite serait d'avoir un petit autocollant des pompes funèbres glissées dans mon portefeuille.
00:27:18Avec mon nom, mon prénom et mon numéro de contrat et le jour venu, appelez le 0800 11 10 10.
00:27:2724 heures sur 24.
00:27:28C'est ça qui me plaît.
00:27:30Le 24 heures sur 24.
00:27:32Et précision divine, 7 jours sur 7.
00:27:35Trop fier.
00:27:36La classe.
00:27:36Le jour venu, un numéro de téléphone gratuit.
00:27:41C'est bien compris. Vous voulez une cérémonie des plus simples ?
00:27:44Pas de cérémonie.
00:27:46Certes.
00:27:47Donc, un cercueil un peu plié ?
00:27:49Pas d'importance, le plus simple.
00:27:52Et vous avez une concession ?
00:27:53Non, rien. Je souhaite la crémation.
00:27:55Une urne, donc.
00:27:56Alors, nous avons des notes d'alent bronze, en porcelaine.
00:28:00La moins chère. Marquez la moins chère.
00:28:02Métal.
00:28:03Si vous décidez d'être en dehors de Paris, j'inclue une assurance rapatriement.
00:28:10Une place dans le jardin des souvenirs ?
00:28:11Pardon ?
00:28:13Pour l'urne.
00:28:15Pour l'urne, on disperse poussière.
00:28:16Alors, 65 heures, si vous voulez.
00:28:31J'appartenais à un groupe trotskiste.
00:28:33On était bolchéviques.
00:28:34Et on militait pour organiser la révolte, la grève générale, l'insurrection, la révolution, la prise du pouvoir et la dictature du progrès.
00:28:44J'ai l'impression d'avoir changé.
00:28:45Quand j'avais votre âge, un mec de 40 ans, c'était un vieillard.
00:28:54On ne l'écoutait pas.
00:28:55C'est normal, quand on est mauve, on possède le monde.
00:28:58Et si on trouve qu'il est injuste, on ne va pas faire confiance aux vieux quand sont les responsables.
00:29:02C'est leur vieux monde.
00:29:03À votre âge, les vieux, je ne les écoutais pas.
00:29:07Et j'avais raison, j'étais radical, révolutionnaire.
00:29:09Je voulais accélérer l'histoire.
00:29:10Mais toi, t'as renoncé à tes idées de 68 ? Tu penses que tu t'es trompé ?
00:29:15Qu'est-ce que vous essayez de faire, là ? Bande de petits sournois.
00:29:19Que je renie mes idées de 68.
00:29:21Ce que j'essaye de vous expliquer, les abrutis, c'est quand il n'y a que des vieux, ça donne la Suisse, et que des jeunes, c'est l'enfer.
00:29:28Ça entraîne des dérives sanglantes.
00:29:30Heureusement qu'il y a eu des vieux.
00:29:32Heureusement qu'il y a eu votre grand-père, le père Michel Recanati, Robert Melgaud.
00:29:35Sans cesse, ils m'ont mis en garde contre le goût du pouvoir.
00:29:38Contre mon goût du pouvoir.
00:29:39Ouais, ouais.
00:29:40En gros, quand t'étais jeune, tu prenais de se révolter.
00:29:43Et maintenant que t'es vieux, tu dis qu'il faut accepter.
00:29:45En gros, t'as toujours raison, quoi.
00:29:47Les vieillards m'ont donné de bons conseils quand ils peuvent plus donner le mauvais exemple.
00:29:50Ça avance ?
00:30:14Comme nous.
00:30:17Ça avance comme nous.
00:30:18Mais vous travaillez comment ? Comment vous viennent les idées ?
00:30:23En marchant.
00:30:25Mais, je veux dire, pour écrire, vous pourriez définir le moment exact de l'inspiration ?
00:30:34Peut-être que c'est trop mystérieux, trop compliqué ? Je ne sais pas si ça m'intéresse.
00:30:37Précisément, non, c'est exactement comme là.
00:30:40C'est en batouillant.
00:30:42Par exemple, là.
00:30:45Regardez la rue d'Arouille.
00:30:47Je pourrais imaginer une scène.
00:30:49On verrait un type, mais une super brute, au volant, qui essaye de faire son créneau.
00:30:56Mais en emboutissant, mais hyper violemment, la voiture de devant et la voiture de derrière.
00:31:02Alors, est-ce que ça, ça fait une scène ? Est-ce que c'est une idée ?
00:31:06Je ne sais pas.
00:31:06Mais c'est comme ça.
00:31:07Je ne sais pas.
00:31:37Je ne sais pas.
00:31:54Vous savez ce que vous êtes ? Vous êtes des petits fonctionnaires de merde.
00:32:00Je démissionne.
00:32:02Je démissionne.
00:32:04Arrête de menacer, fais-le, au moins on pourra bosser.
00:32:06Bosser ? Mais bosser, vous savez même pas ce que c'est.
00:32:10Tu peux que je te dise ?
00:32:11T'es qu'un petit mec, c'est tout ce que t'as.
00:32:16Où tu vas ?
00:32:20Oh, j'en ai mis un claque.
00:32:23Ça bavasse des heures pour leur rien dire.
00:32:26Ils m'emmerdent avec leur basis démocratique.
00:32:28Un point, je démissionne, alors vas-y, toi.
00:32:31Pour moi, c'est ingérable.
00:32:34Pitoyable, méprisable, misérable.
00:32:39Et ta proposition ?
00:32:42Et l'anniversaire ?
00:32:44Et la cité ?
00:32:47Ah ben, il nous reste pour toi, monsieur le président.
00:32:55Ah non, non, non, non, non, non, mais ça c'est complètement naze.
00:32:57Non, mais il faudrait tout changer, c'est chiant, mais putain, les associés...
00:33:00Je suis d'accord, je suis d'accord, je suis d'accord.
00:33:03C'est devenu Argy Carco, mais l'AGSA, c'est une autre caisse ?
00:33:09Bien sûr, il y a des personnes à votre disposition pour examiner votre demande et gérer le dossier.
00:33:15Excusez-moi, vous n'auriez pas les récipicés Canras Capricas de l'époque ?
00:33:19Canras Capricas, ce qui est devenu Argy Carco ?
00:33:23En fait, Carras Capricas, tout a été regroupé. Mais ça va, on va tout vérifier ensemble.
00:33:29On vérifie ?
00:33:30Là, IRCANTEC, là, c'est quoi comme caisse ?
00:33:40C'est pour la fonction publique, si vous êtes intervenant dans une école ou...
00:33:43Mais le RACD, ça c'est Audience ou c'est l'AGSA ?
00:33:47Oui, IRCANTEC et RACD sont deux régimes différents regroupés au siège de l'AGSA.
00:33:52Faudra bien sûr remplir les questionnaires.
00:33:54Donc nous, aujourd'hui, on fait récapitulative de Argyc depuis 70.
00:33:59Voilà.
00:33:59Tu vas bien, Romain ? Pas de soucis ?
00:34:03Ben, j'espère. Merci.
00:34:05Merci à toi.
00:34:12Je vois absolument pas qui a cette femme.
00:34:16Une comédienne ?
00:34:17Ben, vu son âge, c'est forcément sur un de mes derniers films.
00:34:21Peut-être, nous, on en est à 1970.
00:34:26Peut-être qu'elle sera dans votre prochain film.
00:34:28Allez, vous allez bien tourner un dernier film.
00:34:35J'arrive pas à maîtriser ma propre idée.
00:34:38C'est la métaphore de quoi, cette caméra qui provoque des catastrophes ?
00:34:41Peut-être qu'elle enregistre seulement.
00:34:44Ah ouais ?
00:34:45La caméra ferait pas bouger les choses.
00:34:47Ben, alors, est-ce que je suis pas en train de résumer mes propres interrogations sur le cinéma qui sert à rien ?
00:34:51Arrête avec cette terreur de trahir la juste cause.
00:34:55Idiot, c'est idiot.
00:34:57Travaille.
00:34:58Non, mais j'arrive pas à savoir, je capte pas bien le sens, y a un truc qui m'échappe.
00:35:02C'est une pure coïncidence.
00:35:04Alors, il serait là, justement, au moment où ça se passe.
00:35:07Mais lui, il croit qu'il provoque quelque chose, hein, en filmant.
00:35:12Allez, travaille.
00:35:13Va écrire.
00:35:14Tu dis que je suis à Avignon avec toi et que la réunion du comité de rédaction qui a lieu cet après-midi se prolongera demain matin.
00:35:30Écoute, ouais, et si elle t'appelle, tu me rappelles tout de suite, hein, d'accord ?
00:35:35À Avignon, cet après-midi et demain matin.
00:35:38Ok, allez, ciao, je te remercie.
00:35:40Ah, si, si, quel temps il fait ?
00:35:43Ok, merci.
00:35:44Allez, ciao.
00:35:45Oui, allô ? C'est toi, ma chérie ?
00:36:01Oui, oui, c'est moi.
00:36:02Je suis en train d'arriver à Avignon, là.
00:36:04Il fait un temps extraordinaire, ça change, hein.
00:36:06Bon, je fais vite, hein, parce qu'on va passer sous le tunnel.
00:36:09Alors, j'ai eu Didier, la réunion qui avait lieu cet après-midi, elle continuera demain matin, donc je ne pourrai pas rentrer dans la soirée.
00:36:16Je rentrerai simplement demain, mais je pense très, très fort à toi.
00:36:19Je t'embrasse et puis à demain soir.
00:36:22Allez, mille baisers.
00:36:24Au revoir.
00:36:36D'accord, un film marche, c'est démon.
00:36:51Aucune industrie au monde ne dégage une telle plus-value.
00:36:54Ouais, j'entends bien vos calculs.
00:36:59Donc, si je comprends bien, vous n'attendez plus que la réponse de votre convivial principal pour...
00:37:03Puis c'est parti.
00:37:06Vous allez faire un film populaire.
00:37:08C'est comme ça qu'on dit.
00:37:09Pourquoi pas?
00:37:11Donc, on ne se verra plus que pour parler d'argent, pour discuter de placement, de rentabilité.
00:37:25En ce cas-là, je préfère que ton film ne se fasse pas.
00:37:36Excuse-moi, je ne savais plus qui appeler.
00:37:56Je n'en veux plus.
00:38:00Je veux mourir.
00:38:03Mais tu ne vas pas rester sur ce banc.
00:38:05Si, si, si.
00:38:06Justement.
00:38:08Voilà.
00:38:09Je suis une conne, une pauvre prétentieuse.
00:38:11Je ne sais qu'est-ce que je mérite.
00:38:13Mais qu'est-ce qui se passe?
00:38:14Il se passe que ça ne fasse pas.
00:38:21J'aime les vieux.
00:38:22Voilà.
00:38:23C'est bien, ça.
00:38:26Les vieux mariés.
00:38:28C'est parfait.
00:38:29Encore mieux.
00:38:31Allez.
00:38:33Viens.
00:38:34Tu ne vas pas rester là.
00:38:35Si, si, je reste là.
00:38:36De toute façon, je ne peux jamais mettre les pieds dans cette somme.
00:38:38C'est bien fait pour moi.
00:38:39Je suis une connasse.
00:38:40Une vraie connasse.
00:38:42Oh, pute.
00:38:44Une connasse.
00:38:45Une grosse connasse.
00:38:52Je ne m'appelle pas parce qu'il est avec sa femme.
00:38:54Moi, je n'arrive pas à couper mon portable.
00:38:58Je sais que c'est douloureux.
00:38:59C'est douloureux.
00:39:01Mais tu verras plus tard, on s'en amusera ensemble de cet abruti qui ne t'appelait pas.
00:39:06Pourquoi tu es le trait d'abruti, toi ?
00:39:08Parce qu'il a tort.
00:39:09C'est un imbécile de ne pas te rejoindre.
00:39:11Tu m'en as parlé ?
00:39:13À qui ?
00:39:14Non.
00:39:15Tu n'es pas au courant ?
00:39:18Blaise est un lâche !
00:39:21Blaise est un enfoiré !
00:39:24Mais putain, merde !
00:39:25On va se prendre un piano sur la tête.
00:39:28Non, mais je ne crois pas.
00:39:30Blaise, ce vieillard cacochime, mais putain, il est moche.
00:39:33Il ne vende même plus.
00:39:34Et tu pleures pour lui ?
00:39:35Lâche !
00:39:35Les blaises minables !
00:39:37Minables !
00:39:38Détestables minables !
00:39:40Je veux mourir.
00:39:56Ou pas ?
00:39:57Demain, à la réunion de l'association, tu vas les laisser parler, parler, parler.
00:40:05Ils vont s'engueuler, ça va être le bordel.
00:40:07Je m'en fous de moi.
00:40:09Moi, je veux qu'ils m'appellent maintenant.
00:40:11Demain, je vais laisser se développer le chaos dans les discussions.
00:40:14Et à la dernière seconde, je vais exiger un vote pour qu'on s'impose comme exécutif.
00:40:19Mais qu'est-ce que tu fais ?
00:40:21Mais je pleure.
00:40:29Mais je te parle de demain.
00:40:31Écoute, Blaise, il est petit, pas joli.
00:40:37Il est bête.
00:40:39Il est pauvre.
00:40:40Il vote Mélenchon.
00:40:43Encore, si tu pleurais pour moi.
00:40:48C'est vrai que t'es vieux et marié.
00:40:50Je n'ai jamais fait.
00:40:54Je n'ai jamais fait.
00:40:56Je n'ai jamais fait.
00:41:26Oh, président !
00:41:44Eh, président !
00:41:45Tu peux faire quelque chose pour moi ?
00:41:46Tu veux que je monte t'embrasser ?
00:41:48Non, je veux que tu me débarrasses des moineaux.
00:41:50Tu n'entends pas le boucan qu'ils font tous les matins ?
00:41:52Je ne te dis pas.
00:41:53Super rapu à l'aube.
00:41:54C'est normal.
00:41:55C'est leur moyen de contraception.
00:41:57Ça élimine les plus faibles.
00:41:59Ils n'arrivent pas à séduire les femelles, à s'accoupler.
00:42:02Mais quand ils sont moins nombreux à piailler,
00:42:04les timides ont une chance.
00:42:05Tu as compris ?
00:42:06Je n'ai rien compris du tout.
00:42:07Putain, quand tous les oiseaux crient, ils ne peuvent pas se reproduire.
00:42:12Et donc l'année suivante, il y a moins de moineaux, plus de graines et des femelles pour tous.
00:42:17Tu as compris là ?
00:42:18Putain, mets tes petites mains comme ça sur le balcon.
00:42:22Mets-les, mets-les comme ça.
00:42:23Vas-y, piailles.
00:42:25Comment ils font les moineaux le matin ?
00:42:27Piailles, piailles.
00:42:28Tu vois, on ne t'entend pas.
00:42:30On n'entend Georges.
00:42:31Donc tu n'as aucune chance.
00:42:33Et tu vas être éliminé.
00:42:34Et tu n'auras pas de femelles.
00:42:35Et tu n'auras pas de graines.
00:42:36Et tu vas dégager.
00:42:37Tu as compris là ?
00:42:38Ah, ça c'est un vrai programme, une super promesse.
00:42:41Putain, on a eu raison de te dire comme président.
00:42:43Putain, mais arrêtez vos conneries, on va être en retard à La Réunion.
00:42:46Mais vraiment, c'est une sélection par le fric que vous êtes en train d'essayer de faire.
00:42:52La cité des artistes.
00:42:53Vous avez où la cité des artistes ?
00:42:55Je ne sais jamais ce que je peux vous dire.
00:42:56Je n'ai jamais dit que la fête des voisins était une fête pétiniste.
00:42:59Je dis que c'était la fête des maires qui était pétiniste.
00:43:01Mais la cité des artistes, c'est un problème.
00:43:04Je ne sais pas quelle chose.
00:43:05Vous avez où la cité ?
00:43:07Elle est dans la cité.
00:43:07C'est tout ça, c'est lui.
00:43:09C'est toujours le même.
00:43:10C'est pas ça, c'est la caline.
00:43:12Non, non, non, le même.
00:43:15C'est pas du remède, c'est la question de...
00:43:20C'est pas du remède, c'est la longueur de joie, la fin de l'économie.
00:43:23Les artistes, on va pouvoir visiter les ateliers ouverts.
00:43:26C'est pour ça qu'il faut la transcription.
00:43:29Si on reste entre nous, on est mal.
00:43:32Išli smo na godišnje odmore.
00:43:49Elle dit qu'ils étaient égaux, qu'ils avaient tous un peu près les mêmes salaires, qu'ils pouvaient aller plusieurs fois en vacances à l'époque, à la montagne ou à la mer, que les loyers étaient modestes mais un peu près équivalents entre tout le monde.
00:44:10Il dit qu'il pouvait arriver par exemple à son frère de s'arrêter à n'importe quel moment de la nuit, en pleine montagne, sans dormir, tranquille comme un bébé, ce qui n'est plus du tout possible aujourd'hui.
00:44:38Bien sûr que c'était mieux, elle me dit.
00:44:53La santé était gratuite, l'école était gratuite, les études, tout était pris en charge.
00:44:58Et c'est pour ça qu'elle va aux cérémonies pour Tito ?
00:45:02Effectivement, c'est le truc qu'elle ne rate jamais, parce que pour elle, la date des dates et le jour, c'est l'anniversaire de Tito, le 25 mai, qu'elle ne rate jamais.
00:45:12Mange tout ça, il y a ça aussi.
00:45:25Non, mais ça fait mal la vente, c'est pour ça qu'elle ne rate jamais.
00:45:35Non, non, non, non, non, non, non.
00:45:36Arrête, arrête, arrête.
00:45:38Arrête.
00:45:38Oh, taré ou quoi, celle-là ?
00:45:45Il n'y a pas de problème, il n'y a pas de ch'ti.
00:45:52Calme-moi, c'est quoi on le fait ?
00:45:54Arrive, on mettait ton frère.
00:46:02Papa, tu peux filmer, ce cas ?
00:46:08Si tu me filmes, tu vas provoquer une catastrophe.
00:46:16C'est toi ma catastrophe.
00:46:21Ça va ? T'as préparé ton discours ?
00:46:25Comme un coup de vieux.
00:46:30Avant, on ne parlait jamais d'argent, on ne discutait que politique.
00:46:34Et vers 45, 50 ans, tous les dîners tournaient autour du prix du mètre carré.
00:46:41Et maintenant, on ne parle que de la prostate.
00:46:43Et je me retrouve président d'une association bénévole de locataires.
00:46:48Mais avant, tu ne commences jamais tes phrases par avant.
00:46:52Ton cynisme, c'est le langage des vaincus.
00:46:54Elle ne serait pas un peu pédophile, ta copine-marie ?
00:47:11Arrête !
00:47:13S'il vous plaît, là, oh, oh, s'il vous plaît,
00:47:21vous avez reçu le papier pour les problèmes des plomberies, messieurs.
00:47:26On va être tous en vainqueur, on ne va pas y arriver, là.
00:47:28On ne va pas progresser.
00:47:30Hein ?
00:47:30Je n'en sais rien.
00:47:32La pêcheur n'a pas été lancée.
00:47:34Il faut que je te parle.
00:47:35Alors, je m'explique mieux ?
00:47:35Il faut que je te parle.
00:47:36Il faut que je te parle.
00:47:37Mais de quoi tu me parles ?
00:47:39C'est quoi ton problème ?
00:47:40C'est vous, là, c'est vous, là, la plaque.
00:47:43Vous l'avez tirée, la plaque, là.
00:47:44Mais la plaque, on n'y a pas touchée.
00:47:46Mais je te jure, je te jure qu'on va l'enlever.
00:47:49On n'y a pas touchée, mais on va l'enlever.
00:47:51Il ne restera pas sur cette façade, la plaque en l'honneur d'un collabo.
00:47:55Elle va disparaître, cette façade.
00:47:57Jamais, tu n'entends, jamais.
00:47:58Vous n'avez pas le droit.
00:47:59Vous n'avez pas le droit.
00:48:00Et tu te fais l'avocate de qui, là ?
00:48:02De Stasillon ?
00:48:03Mais qui te permet de dire ça ?
00:48:04C'est un très grand musicien.
00:48:06Très grand.
00:48:06Un très grand musicien.
00:48:07Qui a fait la musique d'un film immonde.
00:48:11Antisémite à la gloire des nazis.
00:48:13Mais comment tu peux juger ?
00:48:15On l'a peut-être obligé.
00:48:16Oui.
00:48:17On l'a obligé.
00:48:18Sous la torture, à composer la musique d'un film.
00:48:21Mais tu prends pour un con, quoi ?
00:48:23C'est une insulte pour toute la résistance.
00:48:25C'est une insulte pour nous tous.
00:48:27Écoute, je te dis que nous, ici,
00:48:31on n'acceptera jamais une plaque en l'honneur d'un nazi sur la façade.
00:48:36Dégage, connasse !
00:48:37Dégage !
00:48:38C'est un peu là que je coince,
00:48:44quand le personnage s'aperçoit de ce que la caméra produit,
00:48:47de ce qu'il croit être son pouvoir.
00:48:49Il veut s'en servir pour faire le bien.
00:48:51Mais c'est quoi le bien, là, maintenant ?
00:48:53On ne peut pas dire ce qu'est le bien.
00:48:56Ça bouge, ça change, selon l'interprétation de chacun.
00:48:58Ça entraîne des discussions infinies.
00:49:01Mais on peut tous tomber d'accord sur ce qu'est le mal.
00:49:06Tu dois chercher dans la direction du mal.
00:49:11Ah ouais !
00:49:13Évoquer ce qui serait ou pourrait être le mal ou pas,
00:49:17ici et maintenant, ça, c'est une séquence assez savoureuse.
00:49:19La Corée du Nord, nationalistes serbes,
00:49:22le Rwanda, l'Iran, la Syrie,
00:49:25Poutine, Cuba, Marine Le Pen.
00:49:29Sous-titrage Société Radio-Canada
00:49:35C'est parti.
00:50:05C'est parti.
00:50:35C'est parti.
00:51:05Et le bureau ?
00:51:35C'est parti.
00:52:05C'est parti.
00:52:35C'est parti.
00:53:05C'est parti.
00:54:05C'est parti.
00:54:35C'est parti.
00:54:37C'est parti.
00:54:39C'est parti.
00:54:41C'est parti.
00:54:43C'est parti.
00:54:45C'est parti.
00:54:47C'est parti.
00:54:55C'est parti.
00:54:57C'est parti.
00:54:59C'est parti.
00:55:01C'est parti.
00:55:03C'est parti.
00:55:05C'est parti.
00:55:07C'est parti.
00:55:09C'est parti.
00:55:11C'est parti.
00:55:13C'est parti.
00:55:15C'est parti.
00:55:17C'est parti.
00:55:19C'est parti.
00:55:20C'est parti.
00:55:22C'est parti.
00:55:23C'est parti.
00:55:24C'est parti.
00:55:26C'est parti.
00:55:27C'est parti.
00:55:28C'est parti.
00:55:30C'est parti.
00:55:32C'est parti.
00:55:34C'est parti.
00:55:36C'est parti.
00:55:37C'est parti.
00:55:38C'est parti.
00:55:39Exactement ça, le résumé de ton film.
00:55:41C'est l'histoire d'un mec qui, quand il filme pas, ça produit une transporté.
00:55:59Bordel, l'histoire n'a pas de sens.
00:56:02Il y a aucun sens à l'histoire.
00:56:06Et moi, je m'acharde à trouver un début, un milieu, une fin, pour donner un sens à mes histoires.
00:56:11L'histoire avec un grand H n'a aucun sens.
00:56:15Mais la lutte interminable contre la barbarie donne un sens sublime à notre histoire.
00:56:20Tu parles de notre histoire ?
00:56:22Non, je parle de la buvette et de la prochaine assemblée générale, Romain.
00:56:35Et ton film, ça va ?
00:56:48Non.
00:56:52Et pourquoi tu ne prendrais pas un portable pour papa ?
00:56:55Au cas où il y a un problème.
00:56:57Quel problème ?
00:56:58Enfin, tu sais très bien, j'en sais rien, moi, tout.
00:57:05Et comment va mon Jules ?
00:57:14Mais Jules, moyen, est toujours aussi mauvais en classe.
00:57:18Il est mauvais en quelle matière ?
00:57:19Ah non, mais il est mauvais dans toutes les matières.
00:57:22Maintenant, dans le butin scolaire, tu as une colonne maximum et une colonne minimum.
00:57:26Au milieu, tu as la moyenne des élèves.
00:57:27Et bien lui, il est toujours dans la colonne minimum.
00:57:31Comment tu peux dire ça ?
00:57:32Mais je dis rien, moi, simplement c'est marqué.
00:57:35Rien n'est intéressant, les profs sont nuls.
00:57:38Jules est brillant, malin.
00:57:40Ses résultats sont nuls.
00:57:42Mais c'est toi qui es nul de parler de ton fils comme ça.
00:57:44Il est très intelligent.
00:57:46La classe ne l'intéresse pas, voilà.
00:57:47Mais maman, c'est l'année du bac.
00:57:49Non, mais tu l'entends ?
00:57:51C'est ton fils qui dit ça.
00:57:53Programme, bac, on ne t'a pas élevé comme ça, sûrement pas.
00:57:56C'est vrai qu'on ne t'a pas éduqué comme ça.
00:57:58C'est vrai qu'on ne t'a pas éduqué comme ça.
00:58:02C'est vrai qu'on ne t'a pas éduqué comme ça.
00:58:32C'est vrai qu'on ne t'a pas éduqué comme ça.
00:58:34C'est vrai qu'on ne t'a pas éduqué comme ça.
00:58:38Elle dit Jules.
00:58:40Oh, oh, Zula.
00:58:43Zula.
00:58:44Tu l'as entendu déjà comme elle dit Zula.
00:58:47C'est la peste.
00:58:49Elle dit trop quand il mouffe.
00:58:52Chouche-mouche-mouffe.
00:58:53Ce jour-là, j'avais compté sur mes doigts
00:58:57le nombre d'étés que les enfants allaient encore accepter
00:59:00de passer avec nous.
00:59:00Allô ?
00:59:12C'est lui-même ?
00:59:16Allô ?
00:59:28C'est lui-même ?
00:59:31Comment ?
00:59:34Il est avec vous ?
00:59:36Mais qu'est-ce qui prouve que vous êtes inspecteur ?
00:59:4201, 45, 70, 90, 88.
00:59:54Pardon ?
00:59:59FIPA, monsieur FIPA ?
01:00:01Non, inspecteur FIPA, poste 21.
01:00:05Heureusement que vous n'êtes pas au 22.
01:00:07Non, non, rien, je vous rappelle tout de suite.
01:00:10C'est quoi le 22 ?
01:00:1122, c'est les flics.
01:00:12Putain, Jules s'est fait choper par les flics
01:00:15parce qu'elle a vandalisé des Vélib.
01:00:16Putain, le crétin !
01:00:17Il faut aller le récupérer au commissariat.
01:00:20Parfaitement, oui.
01:00:21Ben, écoutez, passez-le, moi.
01:00:22Allô, Jules ?
01:00:26Mais c'est quoi, cette imbécilité ?
01:00:29Quoi ? Mais c'est nul, t'as quel âge ?
01:00:33Comment ça pour t'amuser ?
01:00:36Mais si, c'est grave !
01:00:38C'est grave, Jules !
01:00:39Repasse-moi l'inspecteur.
01:00:44Oui, oui, oui, oui, j'arrive tout de suite, oui.
01:00:46Avec mes papiers.
01:00:47Et surtout, continuez à lui donner des conseils.
01:00:50Au moins que ça servait à quelque chose.
01:00:51Merci beaucoup, j'arrive tout de suite.
01:00:55Putain, mais quelle âne !
01:00:57Il avait son pass, il pouvait prendre un Vélib.
01:00:59Non, il en ramasse un par terre.
01:01:01C'est une ânerie.
01:01:02C'est rien de grave, mais je vais en profiter.
01:01:05Petite bêtise, grosse engueulade.
01:01:10Cela dit, c'est incroyable.
01:01:11Il est resté quatre heures en cellule en refusant de leur répondre.
01:01:15Ni non, ni adresse, rien.
01:01:16Que dalle.
01:01:17Et le mec, il a simplement chopé son portable et il a appuyé sur papa.
01:01:21J'espère seulement qu'il ne va pas devenir d'un vincan comme toi.
01:01:23Voilà.
01:01:26J'inscris les personnes à prévenir et je vous confie le document.
01:01:29Et les personnes à prévenir, pourquoi ?
01:01:31C'est elles qui vont vous prévenir.
01:01:33Je me vois mal arriver à l'agence en vous disant, je suis mort, prévenez mes sœurs.
01:01:37Ah ben non.
01:01:44Monsieur Lestrade m'avait dit que j'avais un an.
01:01:46Mais là, l'augmentation est énorme.
01:01:48Oui, vous êtes dans votre 61e année.
01:01:51Mais pas avant mon prochain anniversaire.
01:01:54Monsieur Goupil, vous n'avez pas encore 61 ans, mais vous êtes dans votre 61e année.
01:01:59Vous voyez là sur les barèmes.
01:02:00De 57 à 60 ans, c'est ce que...
01:02:02Mais pourquoi Monsieur Lestrade ne m'a rien dit ?
01:02:03Il m'a même assuré que j'avais l'année pour décider.
01:02:05Je pense qu'il parlait de l'année civile, avant décembre.
01:02:09Ah ben non, mais je n'avais pas compris.
01:02:11Bon ben, je vais réfléchir.
01:02:13Mais là, j'ai 60 ans.
01:02:15J'entends bien, Monsieur, j'entends bien.
01:02:17Dans votre 61e année.
01:02:19Vous entendez bien, mais vous ne comprenez rien.
01:02:21S'il y a 12 poteaux, il y a 13 intervalles.
01:02:24C'est le contraire, Monsieur. C'est le contraire.
01:02:26Mais le contraire de quoi ?
01:02:27Vous ne pouvez pas dire que j'ai 61 ans ?
01:02:2913 poteaux et 12 intervalles.
01:02:35C'est le contraire.
01:03:05Monsieur, vous pouvez vous asseoir.
01:03:09Merci.
01:03:16Êtes-vous parisien, Monsieur ?
01:03:18Oui, pourquoi ?
01:03:19Nous aussi.
01:03:19Voilà, nous sommes un groupe de jeunes et nous étudions la Bible.
01:03:22Cela vous intéresse ?
01:03:23Mais pas du tout. Allez vous faire foutre.
01:03:24Je n'arrive pas vraiment à renoncer au scénario.
01:03:41Oui, mais tu n'as pas trouvé comment raconter de façon comique
01:03:43ce pouvoir qu'il a de provoquer des catastrophes.
01:03:47Mais avec lui, justement, avec lui, c'était possible.
01:03:51On ne peut pas relancer son agent ?
01:03:53J'ai eu une autre idée.
01:04:04C'est l'histoire d'un mec de 45 ans, documentariste.
01:04:08Elle, c'est une ex, 40 ans, journaliste super jolie.
01:04:15Et ils se retrouvent ensemble pour un sujet à Nauru,
01:04:19dans un petit îlot au milieu du Pacifique.
01:04:2235 km par 50 km, 5000 pêcheurs.
01:04:24La particularité de cet îlot, c'est qu'il y a du phosphate pur à 90%.
01:04:30Tout l'îlot, c'est du phosphate.
01:04:33Et c'est exploité par l'Angleterre et l'Australie.
01:04:40Dans les années 60, les habitants gagnent leur indépendance.
01:04:43Ils vont donc se partager des sommes absolument colossales.
01:04:47Des millions de dollars, ils vont les partager en somme égale par 5000.
01:04:51Construire un aéroport qui ne sert à rien.
01:04:54Acheter des Boeing qui ne servent à rien.
01:04:56Une usine de dessalement.
01:04:57Un hôpital hyper moderne.
01:05:00Ils ne font plus la bouffe.
01:05:01Ils font tout venir du continent.
01:05:03Pizza, surgelés.
01:05:04Et quand un pneu crème de leur bagnole,
01:05:07ils rachètent le 4x4.
01:05:09Ils ne changent pas le pneu.
01:05:11Mais petit à petit, le minerai va s'épuiser.
01:05:13Ils vont faire faillite.
01:05:15Et tous les habitants vont choper le diabète.
01:05:18Et leurs habitations vont tomber en ruine.
01:05:21Je suis désolée, Romain.
01:05:31Tu veux faire un documentaire ?
01:05:33Ils avaient tout.
01:05:35C'était le communisme réalisé sur Terre.
01:05:37Et qu'est-ce qu'ils ont fait ?
01:05:38Tous engraissés.
01:05:40Tous gaspillés.
01:05:41L'histoire que je veux raconter, c'est l'opposition entre
01:05:44elle qui défend les thèses intermondialistes.
01:05:47Alors, c'est de la faute des multinationales.
01:05:48C'est de la faute de l'exploitation.
01:05:49C'est de la faute du grand capital.
01:05:51C'est des victimes.
01:05:52Et lui, qui met en cause leurs irresponsabilités.
01:05:55Eux aussi, ils avaient tout.
01:05:57La beauté, la jeunesse, l'amour.
01:05:58Et qu'est-ce qu'ils ont fait ?
01:06:00Ils ont tout gaspillé.
01:06:02Elle s'appelle comment, ton île ?
01:06:03Ça se dégage.
01:06:15Je pense que, si on y va maintenant, ça devrait pouvoir passer.
01:06:20Il y en a combien ?
01:06:22Une grosse vingtaine.
01:06:25Ça amène le tracteur ou pas ?
01:06:27Je l'amènerai si on a besoin.
01:06:28Je l'amènerai au fur et à mesure.
01:06:33Là qu'on fait tout à l'heure, c'est faire celle-là.
01:06:47Ouais.
01:06:56Un pauvre butron, tout couvert de ramé,
01:06:59sous le fait du fagot aussi bien que des ans.
01:07:01J'émissons et courbés, marchés à portes pesants
01:07:05et tâchés de rejoindre sa chomine en fumée.
01:07:08Enfin, n'en pouvant plus, des forêts de douleurs,
01:07:10il m'évoit son fagot et songe à son malheur.
01:07:13Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?
01:07:15En est-il un plus pauvre ?
01:07:16En la machine ronde ?
01:07:18Il appelle la mort.
01:07:19Elle vient sans tarder, lui demande ce qu'il faut faire.
01:07:21C'est, dit-il, afin de m'aider à recharger ce bois.
01:07:24Tu ne tarderas guère.
01:07:25Le traitement vient de tout guérir.
01:07:27Mais, ne bougeons où nous sommes.
01:07:29Plutôt souffrir que mourir, c'est la devise des hommes.
01:07:34Mais c'est quoi la limite, exactement ?
01:07:38Limite, il n'y a pas de limite.
01:07:40C'est toi qui la fixes, en gros.
01:07:44C'est suivant tes possibilités,
01:07:47suivant ton vouloir,
01:07:50et c'est ton vouloir qui fait la limite.
01:07:52Oui, mais, toujours, on se dit,
01:07:55avant, jamais, je serais dans une chaise roulante,
01:07:57jamais, je serais un peu de temps,
01:07:59je ne veux pas qu'on me change, je ne veux pas...
01:08:01Enfin, tu sais quoi ?
01:08:01Il y a un moment où on dit, c'est trop ?
01:08:04Il y a un moment où on essaye,
01:08:07avant que ce soit trop, que ce soit plus.
01:08:10Ah oui, mais sans arrêt,
01:08:11donc on repousse cette limite.
01:08:12C'est quoi, bah oui, toi, par exemple, là...
01:08:14Moi, par exemple, si j'avais perdu l'autre oeil,
01:08:18j'arrêtais.
01:08:19T'arrêtais quoi ?
01:08:20J'arrêtais de vivre,
01:08:21qu'est-ce que de quoi veux-tu que j'arrête ?
01:08:22De couper, puisque tu vois plus.
01:08:25Non, non, non.
01:08:26De tronçonner, de conduire.
01:08:28J'arrêtais, j'arrêtais tout,
01:08:29j'arrêtais, je me suicidais, si tu pourrais faire,
01:08:31pour employer les mots.
01:08:35C'est que tout est dans le regard, tout est dans le cul, tu vois.
01:08:37Bah oui, bah elles font tout le tour du sac,
01:08:38bah là, ça fait tout le tour du cul, tu vois.
01:08:41Ok, alors attends, je reprends la photo, d'accord ?
01:08:44Tu l'as ?
01:08:48Oui, sauf ça !
01:08:49Exactement ça, bon, après, évidemment,
01:08:51t'as pas les manches,
01:08:51mais sur les manches,
01:08:52c'est exactement la même chose.
01:08:53Donc, il y a des petits lutins verts,
01:08:54ça fait un peu blanc,
01:08:55blanc-flocon avec des lutins verts,
01:08:57il y a du jaune, il y a du marron,
01:08:58mais vraiment, la base, c'est tout rouge.
01:09:00C'est-à-dire, bon,
01:09:00tu peux t'habiller genre tout en noir,
01:09:02et tu mets le pull,
01:09:03et ta-da !
01:09:04Il y a tout le monde qui voit le pull, quoi.
01:09:05Bon, évidemment, là,
01:09:05je peux pas te montrer le dos,
01:09:06mais dans le dos même,
01:09:07je crois qu'il y a un reine.
01:09:08Mais non, pas des petites reines,
01:09:09des petites reines.
01:09:09Oui, bah oui, bah,
01:09:10l'esprit Noël,
01:09:11qu'est-ce que tu crois ?
01:09:12Bah oui, donc,
01:09:13il y a vraiment tout rouge,
01:09:13avec du vert et tout lit.
01:09:15Attends deux secondes,
01:09:16j'ai un double appel,
01:09:16oui, je te rappelle,
01:09:17attends.
01:09:17Oui, allô ?
01:09:18Le contrat finalisé,
01:09:21avec le numéro de contrat ici,
01:09:25le mandat des dernières volontés
01:09:26à remplir,
01:09:29la protection obsèque,
01:09:33votre devis,
01:09:35et les autocollants.
01:09:38Il faut impérativement noter
01:09:39le numéro du contrat.
01:09:45Oh, pardon.
01:09:54Tu vas bientôt être grand-mère.
01:09:56Qu'est-ce que tu me racontes ?
01:09:58Bah, il y a une fille
01:09:59dans la chambre de ton fils.
01:10:00Bah oui, c'est Félicie.
01:10:01Félicie.
01:10:05Elle sort d'où ?
01:10:06Une copine de son lycée.
01:10:07Vous savez pas ?
01:10:08Non.
01:10:10Et Emma, elle couche aussi ?
01:10:11Oh, t'es lourde.
01:10:13Dégage que je fasse le lit.
01:10:17Quand je pense qu'ils trouvaient
01:10:18un surmontable de faire la boucle
01:10:20de leur lacet quand ils étaient petits...
01:10:21Oh, regardez-moi.
01:10:35Non, mais enlevez vos lunettes.
01:10:37On entend rien, là.
01:10:39Enlevez vos lunettes.
01:10:40On chyba Psie.
01:10:40On se fait une offensive.
01:10:42Ce ne me regarde pas.
01:10:44Merci.
01:10:45Ce n'est pas Video.
01:10:46Outtak, évidemment.
01:10:47Question 5% quand les ellesiventent ka...
01:10:48Bonjour mon PTOR service.
01:10:50Officiara fait juste pas L'énergie.
01:10:51Non c'est possible...
01:10:52Qu'est-ce que tu es à cause ?
01:10:53Debris-vous.
01:10:54La morphine...
01:10:56Qu'est-ce que tu es à cause ?
01:10:57Debris-vous ?
01:10:57Qu'est-ce que tu es à cause ?
01:10:59Qu'est-ce que tu es à cause ?
01:11:00Qu'est-ce que tu es à cause ?
01:11:01Qu'est-ce que tu es à cause ?
01:11:02Cas gan la golfine.
01:11:03C'est parti, c'est parti, c'est parti, c'est parti.
01:11:33C'est parti, c'est parti.
01:12:03C'est parti, c'est parti, c'est parti.
01:12:33C'est parti, c'est parti.
01:13:03C'est parti, c'est parti.
01:13:33C'est parti.
01:14:03C'est parti.
01:14:05C'est parti, c'est parti.
01:14:07C'est parti.
01:14:09C'est parti.
01:14:11C'est parti.
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01:14:19C'est parti.
01:14:21C'est parti.
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01:14:29C'est parti.
01:14:31C'est parti.
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01:14:44C'est parti.
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01:14:46C'est parti.
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01:14:48C'est parti.
01:14:49C'est parti.
01:14:54C'est parti.
01:14:56Je te dis quand je peux partir.

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