- il y a 2 jours
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00:00Bonsoir à tous et ravi de vous retrouver en direct pour Face à Philippe De Villiers.
00:06Cher Philippe, bonsoir.
00:08Bonsoir Elliot, bonsoir Geoffroy.
00:09Geoffroy Lejeune est avec nous.
00:11Cher Philippe, commençons cette émission par la guerre en Iran.
00:16Ce semaine qui marque un tournant puisque Donald Trump et son administration ont annoncé la fin de la mission offensive
00:23Epic Fury.
00:25Le président américain qui a annoncé également des négociations qui sont en cours
00:27et pourrait aboutir à un véritable cessez-le-feu puisque feu il y a encore dans le détroit d'Hormuz.
00:34Vous le voyez à l'image en bas à droite des pétroliers et des navires iraniens.
00:38Deux navires iraniens ont été frappés selon l'administration de Trump.
00:42Donald Trump que vous voyez en haut à droite qui prenait la parole il y a quelques instants depuis la
00:46Maison Blanche.
00:47Il a organisé un déjeuner pour la fête des maires.
00:50Il a pris la parole pendant 20 minutes.
00:52Le monde avait des yeux rivés sur cette prise de parole et cette allocution.
00:55Pas un mot sur la guerre en Iran.
00:58La question qu'on se pose Philippe Duvillier, va-t-on vers la paix négociée ou la guerre totale ?
01:04Vous avez souvent dans cette émission parlé de guerre asymétrique et on entend souvent ça.
01:10Mais sans véritablement le définir, qu'est-ce que ça veut dire Philippe ?
01:14La guerre asymétrique, c'est la guerre du pauvre.
01:22C'est la dissuasion du faible au fort sans nucléaire.
01:29La guerre asymétrique, ça commence par la guerre asymétrique du temps.
01:38L'asymétrie du temps.
01:41Les Iraniens ne sont pas pressés.
01:45C'est une situation qui a 4000 ans.
01:50Les Américains sont pressés.
01:52Ils ont des échéances.
01:55La première échéance qui préoccupe le président des Etats-Unis, c'est la rencontre avec le président chinois.
02:02Dans quelques jours.
02:04Il y a l'échéance de l'anniversaire des Etats-Unis.
02:08Il vaudrait mieux que la guerre soit finie.
02:11Il y a évidemment les mi-termes.
02:13Alors on a beau nous expliquer, il s'en fout.
02:16Ce qui compte pour lui, c'est de marquer l'histoire.
02:18Je pense qu'il a quand même ça à l'arrière-plan de sa réflexion.
02:26Donc en fait, l'asymétrie du temps.
02:28Quand vous avez tout votre temps et que l'adversaire a peu de temps,
02:34c'est déjà une arme dont vous pouvez jouer.
02:40L'arme du temps.
02:42Et d'ailleurs, si on fait un petit retour en arrière,
02:45pour l'instant on peut dire que la coalition israélo-américaine a gagné la première étape,
02:52c'est-à-dire le carpet bombing, tapis de bombe.
02:57Mais après il y a une deuxième bataille, c'est la bataille du temps, la bataille de l'usure.
03:01Et c'est plutôt les Iraniens qui sont en train de gagner,
03:04comme je vais le démontrer dans quelques instants.
03:07Donc l'arme du temps.
03:08La deuxième arme, c'est ce que les polémologues appellent l'arme de l'hydre.
03:16L'hydre, c'est un serpent d'eau qui repousse avec plusieurs tentacules, plusieurs têtes.
03:24Et c'est le système de défense iranien, ce qu'on appelle la défense mosaïque.
03:29C'est-à-dire qu'en fait vous avez 31 provinces, 31 commandements indépendants les uns des autres,
03:35avec leur chahed, leur vedette, etc.
03:39Et on n'en finit pas quand on croit en avoir fini, parce qu'on en a fini en décapitant
03:45la tête,
03:45mais la tête repousse.
03:48Donc c'est très très difficile de se battre contre un ennemi à multi-têtes.
03:56La troisième arme, vieille comme le monde et comme l'Ancien Testament, c'est le lance-pierre.
04:05C'est David qui tue Goliath, avec un lance-pierre.
04:09Pourtant Goliath est beaucoup plus fort que David.
04:11Et donc là, le lance-pierre, confectionné par 230 000 ingénieurs,
04:16parce qu'en Iran, on oublie de le dire, il y a 230 000 ingénieurs.
04:21Donc ils ont eu le temps de réfléchir et d'inventer des armes qui sont les armes du pauvre.
04:27En l'occurrence, le chahed, c'est-à-dire le drone.
04:32Le drone qui est très difficile à détecter, très difficile à intercepter.
04:38Donc c'est vraiment l'arme du faible contre le fort.
04:41Mais avec l'arme du faible contre le fort, on use le fort.
04:45Et puis, on a tout le temps pour lui permettre d'épuiser ses stocks.
04:52Ce qui est peut-être le cas en ce moment.
04:57Ensuite, il y a une autre arme.
05:00Je vais du faible au fort, du plus faible au plus fort.
05:05L'arme de la prise d'otage.
05:08À laquelle les Américains n'avaient sans doute pas pensé.
05:10La prise d'otage des pays du Golfe.
05:13Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est la prise d'otage de l'économie mondiale.
05:20Au point qu'aujourd'hui, on a des dissensions entre les Amirats Arabes Unis, l'Arabie Saoudite.
05:26Ça, ça se complique.
05:27L'Orient compliqué, on parlait de Gaulle.
05:29Je suis parti en Orient, dans cet Orient compliqué, avec des idées simples.
05:34On part avec des idées simples, mais on revient avec des idées compliquées.
05:38Et enfin, et surtout, le fameux détroit d'Harmouz.
05:44On pourrait parler non pas d'enlisement, comme au Vietnam, mais d'ensablement.
05:50Et en fait, ce qui me frappe, je vais vous dire, quand j'écoute les commentateurs et que je regarde
05:58les officiers de plateau,
06:01tous disent la guerre a changé d'objectif.
06:05Au début, c'était le régime change, changement de régime.
06:12Ensuite, c'était le nucléaire, et maintenant, c'est Hormuz.
06:17Et moi, je pense que les Iraniens eux-mêmes ont petit à petit conçu l'idée, de manière expérimentale,
06:26qu'ils avaient à leur disposition une arme pour le futur, et que cette arme, ils ne vont pas la
06:31lâcher.
06:32C'est-à-dire qu'ils sont prêts, peut-être, à lâcher sur les 440 kilos d'uranium enrichi,
06:37mais Hormuz, non. Parce qu'en fait, c'est le détroit le plus important du monde par rapport à l
06:44'économie occidentale.
06:46Et donc, en fait, le fin du fin pour un faible, dans une guerre contre un fort, voire un très
06:52fort,
06:53contre une hyperpuissance, c'est de fabriquer des alliés.
06:57C'est qui les alliés ?
06:59C'est l'étudiant anglais qui est à Harvard et qui se dit, je ne vais pas pouvoir revenir chez
07:05moi à Londres en juillet,
07:07parce qu'il n'y a plus de kérosène.
07:10C'est l'infirmière ribérale des herbiers qui est obligée de rester chez elle un jour sur deux
07:18parce qu'il n'y a plus d'essence. En tout cas, l'essence est trop chère pour elle.
07:22C'est le paysan de la Pampa qui ne peut plus utiliser ses semences, ses engrais,
07:28parce que tout ça, ça vient du détroit d'Hormuz.
07:31C'est le fabricant de smartphones qui a pu accéder à l'hélium, etc.
07:38En d'autres termes, ce qui s'est passé, c'est qu'au cours des premières 48 heures,
07:44le monde entier a dit chapeau l'artiste.
07:47Retour du Venezuela, Maduro, opération Maduro-Biss, il a décapité le régime iranien.
07:54Et puis après, depuis, on se dit, d'accord, mais il y a un problème d'essence à la pompe,
08:00il y a un problème d'engrais, il y a un problème d'hélium, etc.
08:04Et donc, ce qu'ont fait les Iraniens, ils ont transformé l'artère jugulaire d'Hormuz en neuf coulants.
08:16Philippe Devillé, dans l'actualité cette semaine, c'est l'histoire sans fin et ces violences urbaines
08:20après la victoire du Paris Saint-Germain en demi-finale de Ligue des champions.
08:25Policiers blessés, mobiliers incendiés, des Français honnêtes également agressés
08:32dans leur véhicule, du moins leur véhicule a été saccagé.
08:36On dénombre 127 interpellations pour une centaine de gardés à vue.
08:41Et l'image dans l'image, c'est celle de l'exposition de Yann Arthus Bertrand sur le vivre ensemble,
08:47là aussi saccagé dans la nuit de mercredi à jeudi, place de la Concorde.
08:50Il a lui-même fait une petite vidéo pour expliquer ce qui s'était passé.
08:54Regardez.
09:01Voilà comment je découvre une exposition sur la place de la Concorde, sur le vivre ensemble ce matin.
09:08Manifestement, les supporters du PSG ont adoré l'exposition.
09:13Donc, je lance un appel à tous les gens qui aiment le foot, tous les gens qui pensent que vivre
09:19ensemble, c'est important,
09:21tous les gens qui aiment la photographie, tous les gens qui ont aimé cette exposition.
09:25Nous donner un petit coup de main ce matin, parce que c'est un peu compliqué à remonter,
09:29que l'exposition soit remise en l'état.
09:30Les photos sont un petit peu abîmées, mais le sens restera.
09:34Voilà, si vous avez envie de nous donner un petit coup de main, vous êtes le bienvenu, place de la
09:37Concorde.
09:37On est là, on vous attend.
09:39Et on va continuer l'exposition et continuer à croire au vivre ensemble, plus que jamais.
09:46Je vous embrasse tous, je vous aime.
09:49Je vous attends, si vous avez envie de venir.
09:51Voilà.
09:53Merci.
09:56Alors, on va continuer à croire au vivre ensemble.
09:58La préfecture parle de débordement.
10:00Pour vous, Philippe, que veulent dire ces images ?
10:04C'est extraordinaire, parce que Yann Arthus Bertrand, c'est quand même un homme de la gauche caviar.
10:18Et il fait partie de ces grands bourgeois, de la Macronie.
10:25qui parlent du vivre ensemble, qui voient le vivre ensemble détruit sous leurs yeux, avec leurs œuvres,
10:31et qui continuent à parler du vivre ensemble.
10:33C'est-à-dire qu'en fait, c'est très inquiétant.
10:36Ça veut dire qu'ils sont imperméables à l'expérience.
10:41Mais en fait, si vous me permettez, Eliott, je crois, de prendre de la hauteur sur votre question.
10:49J'ai écouté chez Laurence Ferrari, avant-hier matin, Laurent Nunez.
10:55Et je me suis dit, au fond, il est très représentatif.
10:59Pourquoi ? Parce que, il me rappelle la phrase de Bossuet, que vous connaissez tous,
11:05mais je la répète parce qu'elle est admirable.
11:08« Dieu se moque de ceux qui déplorent les mots dont ils chérissent les causes. »
11:17Et donc, en fait, il a abordé trois sujets, Laurent Nunez.
11:21Et sur les trois sujets, il a parlé des conséquences.
11:24Il aborde le sujet des teuffeurs.
11:27Et il dit, il faut réprimer, il faut sanctionner.
11:31Mais il ne se pose pas la question qu'on devrait se poser.
11:33D'où vient cette jeunesse décérébrée, déculturée, désarticulée ?
11:40La cause, on la connaît, mais personne ne veut la dire dans le milieu politique.
11:45C'est l'écroulement des murs porteurs.
11:48Ensuite, il parle de la drogue.
11:50Il dit, on va doubler l'amende pour les droguer.
11:54Mais il ne parle pas de la drogue.
11:55Il ne parle pas de la marchandise.
11:58Si on rétablissait la frontière, on n'aurait pas toute la drogue qui vient d'Amsterdam.
12:04C'est ça, la cause.
12:05En d'autres termes, il y a des consommateurs, mais il y a des producteurs, il y a des transporteurs,
12:10il y a des importateurs.
12:11C'est là qu'il faut frapper.
12:13Donc, on frappe la conséquence, on ne frappe pas la cause.
12:15Et j'arrive à votre question.
12:19La question des débordements.
12:30Ne pas nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde.
12:34Et débordement, ça veut dire quoi ?
12:36J'ai regardé la dépêche AFP.
12:37Débordement de joie.
12:39Ah oui, d'accord.
12:40Donc, en fait, c'est le lit qui déborde.
12:49En fait, il faut appeler les choses par leur nom.
12:51Ce ne sont pas des débordements qu'on a vus.
12:54Il suffit de voir les images.
12:57C'est une guerrilla urbaine.
13:02Et donc, il faut chercher la cause.
13:06Et la cause, c'est évidemment la faillite du vivre-ensemble.
13:10C'est-à-dire d'une politique qui, depuis 40 ans, 50 ans, nous coûte 200 milliards d'euros avec
13:23la politique de la ville.
13:24C'est un échec total, flagrant, sur lequel personne ne veut revenir.
13:30Parce que c'est ça qu'on a vu, mercredi soir.
13:35Ensuite, la classe dirigeante ne veut pas regarder l'évidence.
13:42Elle ne veut pas qu'on dise la vérité.
13:46La vérité, c'est qu'on a changé de société.
13:51Par rapport à ma jeunesse, par rapport à mon enfance, je me souviens,
13:54à l'arrivée sur les Champs-Élysées de la Sainte-Étienne, après la finale de Glasgow.
14:01Il n'y avait pas de problème de gendarmerie, de police.
14:05Ils sont entrés comme ça, en deux chevaux, dans l'Élysée.
14:09Aucun problème.
14:10C'était une autre époque.
14:12C'était une époque où il y avait des codes, où il y avait des capillarités,
14:16des tissus conjonctifs, des voisinages affectifs.
14:20On est passé de cette époque-là, de cette société-là,
14:24qui était une société homogène, à une société tribale,
14:33multifracturée, multiconflictuelle, une société de pré-guerre civile.
14:37Et ce que ne veut pas avoir la classe dirigeante, c'est pire.
14:40Elle ne veut pas faire le lien, et d'ailleurs personne ne l'a fait,
14:44depuis mercredi.
14:46Je vais être le premier.
14:49Parce que c'est trop dangereux.
14:52Alors allons-y.
14:53Elle ne veut pas faire le lien entre ces violences, ces émeutes,
14:59ces émeutes, et une politique migratoire massive,
15:05depuis 50 ans, qui nous a mis dans la situation où nous sommes aujourd'hui.
15:10C'est-à-dire un territoire, le territoire de France,
15:13qui est désormais l'apanage des bandes, des hordes, des racailles,
15:20du barbaricum.
15:23Autre image, cette semaine, et vous l'avez un tout petit peu abordée,
15:28ce sont les médias qui, tout le week-end, ont parlé de Free Party, de Rêve Party,
15:34alors qu'on était face à un rassemblement illégal, Rêve Party illégal,
15:39et dans le même temps, vous vouliez joindre l'image de la Rêve Party illégale
15:43à celle à gauche du canon français,
15:46qui est visiblement le banquet le plus détesté désormais de l'extrême gauche.
15:50Je vais vous proposer le témoignage du cofondateur du canon français,
15:53qu'on a reçu sur Europe 1 ce vendredi entre 11h et 30h,
15:59qui nous a rappelé, mais on ne va pas l'entendre là,
16:02que certains des fournisseurs, par exemple, du canon français,
16:05sont désormais menacés,
16:07et attaqués notamment sur les réseaux sociaux.
16:10Je vous propose d'écouter le cofondateur du canon français.
16:13On est un peu fatigué,
16:16et puis, en fait, scandalisé, outré,
16:19de cette campagne de harcèlement qu'on subit depuis plusieurs mois maintenant.
16:23Là, en ce moment, ils s'en prennent à nos fournisseurs.
16:26Là, ce matin, c'était un boulanger qui a reçu une ribambelle de menaces
16:31extrêmement graves sur son gagne-pain, en fait.
16:33Tout simplement, des artistes aussi, nos artistes aussi se font menacer.
16:37Geoffroy Lejeune.
16:38Cher Philippe, que nous dit cette différence d'appréciation
16:40entre le canon français et la fameuse free party
16:44sur ces deux manières, disons, très différentes
16:46d'éprouver l'art de vivre à la française ?
16:48Vous avez raison de faire la comparaison,
16:50parce qu'elle s'impose, puisque c'est dans la même semaine.
16:54Et qu'est-ce qu'on peut dire là-dessus ?
16:56D'abord qu'il y a deux fêtes, deux sortes de fêtes en France aujourd'hui.
17:04Je dirais deux Frances de la fête.
17:07Il y a la France des terroirs et des chansons à boire.
17:11Et la France de l'homo festivus, qui divague sur terrain vague.
17:18Mais il faut aller plus loin.
17:21Il y a deux manières de juger la fête.
17:24Et vous venez d'y faire allusion.
17:27Il y a la France des terroirs,
17:32qui subit un double anathème.
17:37D'abord, la gauche militante,
17:40qui a bien regardé sur les tables,
17:44autour des tables,
17:45et qui retient,
17:47comme un juge d'instruction,
17:51retient un faisceau d'indices.
17:54Et dans le faisceau d'indices, il y a quoi ?
17:56Il y a la baguette, le béret,
17:59les nappes à petits carreaux,
18:04et puis l'accordéon.
18:07Et puis,
18:09et puis, il chante Michel Sardou,
18:12le lac de Connemara.
18:15Moi,
18:17mon sentiment,
18:19c'est qu'en fait,
18:20ils sont à la recherche de racines de remplacement.
18:24Parce qu'ils vont chercher des racines celtiques.
18:26Ils se prennent un moment,
18:28pendant qu'ils chantent pour O'Connor,
18:30pour O'Connally, etc.
18:31Ils ne connaissent pas l'Irlande,
18:32mais ils n'ont plus de racines,
18:35les Français.
18:36Et donc, ils cherchent des racines de substitution.
18:39Donc, ils font les canons français
18:40où ils viennent au plus du fou.
18:42La recherche des racines.
18:46Alors,
18:48la gauche militante ne supporte pas
18:50les petites nappes,
18:52l'accordéon,
18:54Michel Sardou, etc.
18:55Et puis, tout à coup,
18:58arrive
18:59le recteur de la grande mosquée de Paris.
19:04Qui,
19:06lui,
19:09retient
19:13le cochon,
19:17le saucisson
19:19et le vin rouge.
19:23les premiers,
19:24la gauche militante,
19:25disent
19:26le danger,
19:27ce sont les franjouillards.
19:29Et lui,
19:30il dit,
19:30ce sont
19:31les islamophobes.
19:34Parce que,
19:36si on le pousse un peu,
19:38il vous dira
19:39le fond de sa pensée,
19:40à savoir que,
19:41pour lui,
19:43un demi
19:44qui mange du cochon,
19:46c'est un cousin germain
19:47de Charles Martel
19:48dont on sait très bien
19:51qu'il mangeait
19:52du saucisson de Poitiers,
19:55des rillettes d'humans
19:56et qu'il buvait
19:59le muscadet
20:00des marguillés
20:02de la FECR.
20:03Tout le monde sait ça.
20:05Bien.
20:06Alors,
20:07en fait,
20:08on est devant
20:10une situation
20:12extraordinaire.
20:13C'est que,
20:18dans le même temps,
20:22c'est la grande tolérance
20:24pour le technival.
20:27Alors,
20:28moi,
20:28j'ai vu les images,
20:29vu et revu
20:31les images
20:31du technival
20:32de Bourges.
20:35J'ai vu
20:37ce
20:38Melting Pot
20:41difforme
20:41et monstrueux.
20:44J'ai vu
20:45ce déversoir
20:47de vomissures sonores
20:50et j'en avais
20:51les larmes aux yeux
20:52en pensant
20:52à toute cette jeunesse
20:54qui vit
20:55dans le desservellement,
20:57dans l'assourdissement,
20:59dans l'étourdissement,
21:01dans l'abêtissement.
21:02On se serait cru
21:05revenu
21:07au temps
21:08de l'acoustique
21:09beuglante
21:10de l'homme
21:11des cavernes,
21:15sous les traits
21:16d'un anthropoïde
21:19qui se pourlèche
21:22et qui laisse échapper
21:24des grognements
21:24douteux
21:25depuis l'intestin grêle.
21:29J'en avais
21:31les larmes aux yeux.
21:32Pauvre jeunesse.
21:34Quelle société.
21:37Quelle société.
21:38La société
21:40française
21:41qui a
21:43institué
21:44comme norme
21:45suprême
21:46le nihilisme.
21:49Pauvre jeunesse.
21:51La jeunesse française
21:52qu'on a privée
21:54de ses idéaux,
21:55qu'on a privée
21:55de ses repères,
21:56qu'on a privée
21:57de ses patries charnelles
21:58et spirituelles.
22:00Et vous voyez,
22:01moi j'ai pensé
22:03à la lettre
22:04de Saint-Exupéry
22:06au général X
22:08quand il dit
22:10le grand problème
22:11de par le monde
22:12c'est de rendre
22:15à tous les humains
22:17leur signification spirituelle.
22:19Leur rendre
22:20leur inquiétude spirituelle.
22:22Et il ajoute
22:23c'est ce que j'ai pensé
22:25en regardant
22:25ces images
22:26de Bourges.
22:28Quand on écoute
22:29un chant
22:30villageois
22:31du 15ème siècle
22:32on mesure
22:34la pente descendue.
22:38Voilà ce qu'on pouvait
22:39dire sur ces deux mondes
22:40entre le canon français
22:42et la rêve
22:44partie illégale
22:46donc le week-end dernier
22:47du côté de Bourges.
22:49Parlons à présent
22:50Philippe Devilliers
22:50mais dans la continuité
22:52de la gastronomie française.
22:54L'actualité
22:55des deux dernières semaines
22:55a été marquée
22:56par plusieurs informations
22:57qui ont provoqué
22:58ce cri d'alarme
22:59du chef étoilé
23:01Thierry Marx
23:01le président
23:02de l'Union des métiers
23:03et des industries
23:04de l'hôtellerie.
23:04Il a déclaré
23:05la gastronomie française
23:06est en danger de mort
23:07et il est revenu
23:08sur la polémique
23:09autour de Master Poulet
23:11qui s'installe
23:11sur le cadavre
23:12de la restauration
23:13traditionnelle.
23:14C'est Thierry Marx
23:15qui le dit
23:15je vous propose
23:16de l'écouter d'ailleurs.
23:18Quand un restaurateur
23:19en restauration assise
23:21qui paye des salaires
23:21qui paye des charges
23:22qui paye des loyers
23:23qui paye des taxes
23:24quand il fait un menu
23:25à 22 euros
23:26il lui reste 40 centimes.
23:28Quand vous développez
23:2860 restaurants
23:29de ce type
23:30Croustie Poulet
23:31ou autre
23:32vous avez des revenus
23:33qui sont bien supérieurs
23:34à un moment donné
23:35le restaurateur
23:36qui faisait du fait maison
23:37lâche prise
23:38et aujourd'hui
23:39sur ce lâcher prise
23:40et bien finalement
23:41s'installe une autre restauration
23:42la nature n'aime pas le vide
23:44c'est parce que c'est trop dur
23:45mais bien sûr
23:46aujourd'hui
23:46vous ne vous en sortez pas.
23:48Geoffroy
23:49cher Philippe
23:50avez-vous le même sentiment
23:51que Thierry Marx ?
23:53Oui
23:55et il a très bien dit les choses
23:58Master Poulet s'installe
23:59sur le cadavre
24:01de la restauration traditionnelle
24:04à Pâques
24:05pour aller à Foncombeau
24:06j'ai traversé
24:07une grande partie de la France
24:08l'écharpe du désert
24:10et dans tous les villages
24:11que je traversais
24:13La Roche-Posay
24:17Bressuit
24:18les restaurants
24:19fermés
24:20fermés
24:21fermés
24:21fermés
24:21en fait
24:22on avait 200 000 restaurants
24:24traditionnels
24:24on n'a plus que 100 000
24:28c'est une tragédie
24:30et en fait
24:30dans la même semaine
24:31il y a eu trois faits majeurs
24:33qui sont passés inaperçus
24:34le premier donc
24:35c'est la déclaration
24:37de M. Marx
24:38qui est quand même
24:39un chef étoilé
24:40représentatif
24:41puisque c'est le président
24:42des métiers de l'hôtellerie
24:45ensuite
24:45il y a eu
24:47les paysans français
24:48qui ont eu connaissance
24:50d'un codicile
24:51scandaleux
24:52le point a fait d'ailleurs
24:53un très bon article là-dessus
24:55sur
24:57sur la
24:59la vision ultime
25:01du Mercosur
25:01qui accorde
25:03le Mercosur
25:05qui accorde désormais
25:07tout le marché européen
25:08de la viande
25:09un géant
25:10un géant brésilien
25:12exactement
25:14donc ça veut dire
25:15la viande aux hormones
25:16arrive
25:17pendant que
25:18la viande
25:20la volaille
25:21traitée aux activateurs
25:23de croissance
25:23arrive d'Ukraine
25:24et puis enfin
25:26il y a eu une décision
25:27de la commission
25:29de requalifier
25:31des OGM
25:31des nouveaux OGM
25:33des nouvelles formes
25:33d'OGM
25:34avec des brevets
25:35pour les grandes entreprises
25:36de l'agrochimie
25:38pauvres paysans français
25:39qu'est-ce qu'il leur reste
25:41eux qui sont si proches
25:42de la nature
25:44et en fait
25:44en voyant tout ça
25:46j'ai pensé à
25:47à Bria Savarin
25:48que je connais bien
25:49parce que
25:51j'ai inauguré
25:52avec Charles Millon
25:53mon ami Charles Millon
25:54maire de Belay
25:55à l'époque
25:55député de Belay
25:57la fondation
25:58Bria Savarin
25:59Bria Savarin disait
26:01la cuisine
26:02d'un peuple
26:03est le témoin
26:04exact
26:05de sa civilisation
26:09c'est-à-dire
26:11on avait
26:12une grande cuisine
26:13on avait
26:14un art
26:15de la table
26:16recherché
26:17dans le monde entier
26:17on avait
26:18une grande civilisation
26:19et
26:20c'est Bria Savarin
26:21qui a défini
26:22l'identité culinaire
26:23de la France
26:24quand il dit
26:24dans tous les autres pays
26:26on mange
26:28en France
26:29on goûte
26:30le goût français
26:31et il disait
26:33les animaux
26:34se repèsent
26:35les hommes mangent
26:36l'homme d'esprit
26:39lui sait manger
26:42d'ailleurs
26:43j'ai pensé
26:44à vous
26:45Elliot
26:46parce qu'il avait
26:47aussi un mot
26:52remarquable
26:52qui disait
26:53un dessert
26:55sans fromage
26:56c'est comme une belle
26:58à qui il manque
26:59un oeil
27:00voilà
27:01et donc
27:04je prends des images
27:05qui peuvent toucher
27:06mon public
27:07sur ce plateau
27:10mais
27:11ce que
27:12vous ne savez
27:13peut-être pas
27:13c'est qu'en fait
27:14longtemps
27:16pendant longtemps
27:16l'art culinaire
27:19à la française
27:19la gastronomie française
27:21était un moyen
27:21de gouvernement
27:24la preuve
27:26Talleyrand
27:28il va voir
27:29Louis XVIII
27:30et il lui dit
27:31bon
27:31il part au congrès
27:33de Vienne
27:351814
27:351815
27:36il n'a pas d'argument
27:38la France est vaincue
27:40sauf que
27:41il explique au roi
27:42qui n'en croit pas
27:44ses yeux
27:45j'ai
27:46peut-être
27:47de quoi
27:48rétablir
27:48le prestige
27:49de la France
27:50grâce
27:50à l'art
27:53de la cuisine
27:54c'est un amphitryon
27:55réputé
27:56comme on dit à l'époque
27:58et
28:00il va réussir
28:02à compenser
28:02l'humiliation militaire
28:04par le triomphe
28:05culinaire français
28:06c'est-à-dire qu'il amène
28:07avec lui
28:07des cuisiniers
28:08des restaurateurs
28:09les grands noms
28:11et il séduit
28:12avec les grands vins
28:13il séduit
28:14tout le congrès de Vienne
28:15et il obtient
28:16tout ce qu'il veut
28:18après avoir dit
28:19à Louis XVIII
28:21Sire
28:22vous voulez me donner
28:23des instructions
28:24ce ne sont pas
28:24des instructions
28:25je veux
28:25ce sont des casseroles
28:26voilà
28:27et donc en fait
28:30il faut savoir
28:31que le restaurant
28:31c'est une invention française
28:33avant le restaurant
28:37le privilège
28:38de la gastronomie
28:39était réservé
28:39à l'opulence
28:41et depuis
28:42le restaurant
28:44à la française
28:44c'est tout le public
28:46c'est tout le peuple
28:47qui peut manger
28:48au restaurant
28:49et donc goûter
28:51à ce qu'on appelle
28:52la gastronomie française
28:53il y avait un
28:54un dicton
28:55quand j'étais petit
28:57qui n'était pas
28:58de Saint-Uignon
28:59pour une fois
29:00qui était
29:01mon insuliteur
29:02qui disait
29:02il n'est de bon bec
29:04que de France
29:05c'est magnifique
29:07juste une chose
29:08lorsque vous avez
29:09fait référence
29:09au dessert
29:10et au fromage
29:10vous trouvez
29:11que je suis un peu
29:11serré dans mon costume
29:12non c'est parce que
29:13c'est à cause
29:15vous parlez toujours
29:16des belles
29:17etc
29:21parlons d'industrie
29:22à présent
29:23Philippe Devilliers
29:24et on va se plonger
29:25c'était hier
29:26vous êtes déstabilisé
29:27un peu oui
29:28un petit peu
29:31mais je vais reprendre
29:32mes esprits
29:32le temps de voyager
29:34un petit peu
29:34dans le temps
29:35puisqu'on va partir
29:36et on va parler
29:37de l'industrie
29:38avec cette question
29:39l'Europe va-t-elle
29:40être dévorée
29:41par la Chine
29:41le journal Le Monde
29:42a consacré
29:43une série d'articles
29:44de fond
29:45ces articles
29:45vous ont passionné
29:46cette semaine
29:47sur les relations économiques
29:48entre la Chine
29:49et l'Europe
29:49le titre
29:50c'est en 30 ans
29:51l'eldeuradeau chinois
29:52se mue en piège
29:53pour l'Europe
29:53et vous avez vécu
29:55intensément
29:56cette période
29:56où le piège
29:57s'est ouvert
29:59puis refermé
30:00en l'espace
30:01de trois décennies
30:02et vous m'avez dit
30:04cette semaine
30:04au téléphone
30:05lorsqu'on préparait
30:06cette émission
30:06mais je me suis battu
30:08je me suis battu
30:09toute ma carrière politique
30:11pour lutter
30:13contre le fameux
30:14libre-échangisme
30:15et la menace
30:16d'être dévoré
30:17par l'Asie
30:18mais également
30:19par les Etats-Unis
30:20et donc
30:21j'ai creusé
30:22j'ai creusé
30:23et je me suis plongé
30:24donc on est en 1991
30:26l'émission s'appelle
30:281995
30:28pardonnez-moi
30:30l'émission s'appelle
30:31la marche du siècle
30:32vous deviez débattre
30:33avec Bernard Kouchner
30:34mais il a eu
30:35une petite urgence
30:36visiblement
30:37à ce moment-là
30:38et vous n'avez pas pu
30:38débattre avec lui
30:39vous êtes face à des jeunes
30:41qui vous posent
30:42plein de questions
30:42sur l'emploi
30:43sur l'industrie
30:44écoutez votre réponse
30:45lorsqu'une jeune
30:46invitée
30:47vous pose la question
30:48sur l'industrie
30:48et surtout
30:49sur la menace
30:50sur l'emploi
30:52je prends l'exemple
30:53de ce poste radio
30:54on pourrait prendre
30:54un Walkman
30:55on pourrait prendre
30:56vos vêtements
30:56on pourrait prendre
30:57un disque
30:58il n'y a plus de maison
30:58disque européenne
30:59etc
30:59ce poste radio
31:00d'où vient-il
31:01il a été acheté
31:02dans un supermarché
31:03à la Roche-sur-Yon
31:04donc en France
31:0565 francs
31:07j'ai ôté la marque
31:08et il a été fabriqué
31:09en Chine
31:11il n'existe plus
31:12d'entreprise
31:13en France
31:14qui fabrique
31:14des postes radio
31:16pas même en Europe
31:17d'ailleurs
31:18et il a été fabriqué
31:19en Chine
31:20à Canton
31:21dans un camp
31:22de travail
31:23des femmes déportées
31:25il y a 200 millions
31:26d'enfants
31:27aujourd'hui
31:28qui sont
31:29des enfants
31:30esclaves
31:30qui travaillent
31:31pour rien
31:31et qui fabriquent
31:32nos chaussures
31:33nos vêtements
31:34etc
31:35en d'autres termes
31:38si on continue
31:39à jouer
31:39le jeu
31:40du libre-échangeisme
31:41mondial
31:41sans protéger
31:42nos secteurs fragiles
31:44c'est-à-dire
31:44nos industries de main-d'oeuvre
31:45ou nos secteurs stratégiques
31:47par exemple
31:47l'électronique
31:48l'informatique
31:48etc
31:49et bien
31:50on n'aura plus
31:51au niveau
31:51de l'Europe entière
31:53la possibilité
31:54de donner des emplois
31:55à tout le monde
31:56et c'est cette logique
31:57dans laquelle
31:57on est entré
31:58et quand je
31:59je vois
32:01l'autosatisfaction
32:02par exemple
32:02des technocrates
32:03européens
32:04ou des hommes
32:04politiques français
32:05qui disent
32:05non non
32:06il ne faut pas toucher
32:06au libre-échange
32:06mondial
32:07il faut faire
32:08l'OMC
32:08il faut faire
32:08le GATT
32:09ça veut dire
32:10l'OMC
32:10c'est l'organisation
32:11mondiale du commerce
32:11ça veut dire
32:12ça veut dire
32:13qu'effectivement
32:14on accepte
32:15que l'ensemble
32:16de nos secteurs
32:18et pas simplement
32:19les secteurs traditionnels
32:21soit complètement
32:25concurrencés
32:26par des pays
32:26à très bas salaire
32:27et qui n'ont pas
32:28de protection sociale
32:29et qui n'ont pas
32:30de normes d'environnement
32:31chouperont le jeune
32:32c'était il y a
32:33désormais
32:3431 ans
32:3531 ans
32:35on était en 95
32:37est-ce que vous pouvez
32:37nous rappeler
32:38cher Philippe
32:38quels étaient
32:38à l'époque
32:39les termes du débat
32:40sur le sujet
32:40alors oui
32:41c'est très intéressant
32:42ça c'est un moment
32:44traumatisant de ma vie
32:47parce que
32:48je me suis dit
32:50je parle dans le vide
32:53et quand j'ai vu
32:55cette série
32:56des articles du monde
32:57j'étais réconforté
32:58parce que
32:58c'était
32:59quatre articles
33:00très intelligents
33:01et très brillants
33:03vous me permettez
33:05de rendre hommage
33:05au journal Le Monde
33:08alors
33:09en fait
33:10pour résumer
33:11les termes du débat
33:12pour reprendre
33:12votre expression
33:13je dirais ceci
33:16le piège
33:17s'est ouvert
33:18sur l'occident
33:20le 9 novembre
33:221989
33:23je l'ai vécu
33:26avec
33:29la fin
33:30de la guerre froide
33:33la chute
33:33du mur de Berlin
33:34la chute
33:35du rideau de fer
33:36et la fin
33:37du pacte
33:38de Varsovie
33:38et à ce moment là
33:39toute la classe
33:41politique
33:44dirigeante
33:46toute tendance
33:47confondue
33:47gauche et droite
33:51a redécouvert
33:52Ricardo
33:55qui disait
33:56nous allons
33:57un jour
33:58peut-être connaître
33:59sans doute connaître
34:00la paix perpétuelle
34:02par le doux commerce
34:05qu'est-ce que c'est
34:06la paix perpétuelle ?
34:07c'est l'enchevêtrement
34:09génial
34:10l'enchevêtrement
34:11des chaînes
34:12de valeur globale
34:14qui crée
34:15des liens
34:16inextricables
34:16et qui rend
34:17des conflits
34:18impossibles
34:21et je les entendais
34:22tous expliquer ça
34:23ils m'expliquaient ça
34:24en disant
34:25c'est la paix perpétuelle
34:26la paix perpétuelle
34:27c'est l'ouverture
34:28à l'ouverture
34:29sur les euros
34:30sur les billets
34:31il y avait des ponts
34:32qui mènent nulle part
34:34des ponts
34:35parce que l'ennemi
34:36c'est la frontière
34:37la douane
34:38donc plus de douane
34:39plus de frontière
34:40c'était l'époque
34:41où Nostra et Tate
34:42concile Vatican II
34:43dit
34:43on va vers un monde
34:44unifié
34:45même l'église
34:46tout le monde
34:47l'unification du monde
34:49l'unification de la planète
34:51avec
34:52Greta Thunberg
34:53qui était
34:54la jeune d'arc
34:55qui entendait
34:56les voix
34:56de la couche d'ozone
34:57c'était
34:58la mer nature
34:59etc
35:00et donc plus de frontière
35:02plus de nation protectrice
35:03l'unification
35:05du monde
35:06et le système
35:07a marché
35:09et c'est pour ça
35:09que j'étais défait
35:10le système a marché
35:12pourquoi il a marché
35:13pour les raisons suivantes
35:15d'abord
35:15parce que tout le monde
35:17a accepté la division
35:18du travail
35:18il y avait en Occident
35:20l'innovation
35:22les blouses blanches
35:23centrales
35:24polytechniques
35:25Shanghai
35:26les bleus de travail
35:27donc l'innovation
35:29en Occident
35:29et l'exécution
35:31en Chine
35:32qu'on appelait
35:33l'atelier du monde
35:35tout un programme
35:37l'atelier du monde
35:38les choses sont dites
35:41deuxièmement
35:42comme je le dis
35:43dans l'émission
35:44avec Jean-Marie Cavada
35:46il y avait
35:49le coût
35:49de la main d'oeuvre
35:51en Chine
35:52était une fraction
35:54du coût
35:54de la main d'oeuvre
35:55en Occident
35:56et autre chose
35:59et autre chose
36:00de très important
36:00le coût
36:01du transport
36:03c'était rien
36:03et donc en fait
36:06une entreprise
36:07de meubles
36:08du Boupère
36:09avait plus intérêt
36:11une fois qu'elle a dessiné
36:14la ligne de la commode
36:15à envoyer la fabrication
36:17en Chine
36:19et à récupérer
36:21la commode
36:22toute neuve
36:23et c'était encore
36:25hyper rentable
36:26c'était hyper rentable
36:28seulement voilà
36:30cher Geoffroy
36:31cher Elliot
36:33le piège s'est refermé
36:36et il s'est refermé
36:37de manière suivante
36:39l'atelier du monde
36:40est devenu
36:41l'ingénieur du monde
36:44le mépris
36:45de la classe politique française
36:47pour le tiers monde
36:49pour les chinois
36:50pour les indiens
36:51je revois
36:52je ne veux pas donner
36:53les noms
36:53si je donne un nom
36:54baladur
36:55il me dit
36:56mais enfin monsieur de Villiers
36:57vous n'allez quand même pas penser
36:58qu'ils vont former
36:59des ingénieurs
37:00des informaticiens
37:01c'est pas demain à la veille
37:02ah bon d'accord
37:03ça y est c'est fait
37:04non seulement ça
37:06mais ils ont les terres rares
37:08et maintenant
37:09ils ont 70%
37:11des smartphones
37:1280% des panneaux
37:14photovoltaïques
37:15etc
37:15etc
37:16en d'autres termes
37:18la Chine
37:19le fournisseur
37:20est devenu pourvoyeur
37:21la messédite
37:23et dans la séquence
37:24que nous avons vue
37:25sur une émission
37:25qui s'appelait
37:26la marche du siècle
37:27on aurait pu la prolonger
37:28parce que vous avez
37:28toute une réflexion
37:29et vous dites
37:30aux jeunes
37:30qui nous regardent
37:32qui vous regardent
37:33et qui échangent
37:34en 95
37:34vous dites
37:35c'est pour ça
37:35que je suis candidat
37:37à la présidentielle
37:38c'est parce que
37:38personne ne vous parlera
37:39du danger
37:40de ce libre-échangisme
37:42qui nous met
37:43en difficulté
37:44rapidement
37:44Philippe
37:44est-ce que vous partagez
37:46l'opinion
37:46des économistes
37:47selon laquelle
37:48la Chine va bientôt
37:49dévorer
37:50parce que là
37:51on a bien compris
37:51que le rapport de force
37:53avait changé
37:53mais est-ce que la Chine
37:55va dévorer
37:55cette question
37:57est capitale
37:59et m'amène
38:00à dire quelque chose
38:01que personne ne dit
38:02alors
38:03pourquoi elle est capitale
38:04c'est une machine à cran
38:05c'est un engrenage
38:06comme un moulin à farine
38:10alors
38:11premier cran
38:11des années 80
38:15les Chinois nous disent
38:16ok
38:16on accepte
38:18que vous veniez
38:18chez nous
38:19toutes les grandes entreprises
38:20mais à condition
38:22que vous fassiez
38:23des transferts
38:23de technologie
38:25et nous
38:25on fait des transferts
38:26de technologie
38:27ça s'appelle
38:28les joint ventures
38:30c'est très avantageux
38:32de toute façon
38:33ils seront incapables
38:34et bien si
38:35ils ont été capables
38:35puisque
38:36par exemple
38:37pour le rail
38:38le matériel ferroviaire
38:40ils sont devenus
38:40en 25 ans
38:41numéro un mondial
38:42du matériel ferroviaire
38:45donc en fait
38:46comme dit le monde
38:47on leur a donné
38:48nos plans
38:49ensuite
38:51deuxièmement
38:52deuxième étape
38:54les années 2000
38:55on fait rentrer
38:58la Chine
38:58à l'OMC
38:592001
39:00résultat
39:02300 000 emplois
39:03détruits
39:04en France
39:06ensuite
39:07troisième étape
39:08troisième cran
39:112010
39:12les joint ventures
39:14à l'envers
39:15extraordinaire
39:16c'est à dire qu'en fait
39:18les Chinois
39:19nous avaient dit
39:20d'accord
39:20vous venez chez nous
39:21mais vous partagez
39:23avec nous
39:23votre technologie
39:24et maintenant
39:25c'est l'inverse
39:25c'est nous qui implorons
39:27les Chinois
39:27depuis 2010
39:29pour qu'ils nous donnent
39:31ils viennent chez nous
39:33mais ils nous donnent
39:33leur technologie
39:34ils nous partagent
39:35leur technologie
39:35alors on fabrique
39:36des co-entreprises
39:37locales
39:39et puis enfin
39:41quatrième cran
39:42c'est le plus récent
39:432020
39:44c'est Trump
39:45qui dit
39:46on met maintenant
39:47des droits de douane
39:48prohibitifs
39:49pour les produits
39:50chinois
39:51et du coup
39:51la Chine
39:52fait de l'Europe
39:53un espace
39:55commercial
39:56de substitution
39:57un recours
39:59et tout ça
40:00me fait penser
40:01à ce qui s'est passé
40:03finalement
40:06depuis 1964
40:071964
40:07la France
40:09rétablit
40:09ses relations diplomatiques
40:10avec la Chine
40:11à l'époque
40:13relisez la presse
40:14de cette époque
40:15la France
40:15est une grande puissance mondiale
40:17et la Chine
40:18est une petite puissance régionale
40:211974
40:21Alain Perfit publie
40:24quand la Chine s'éveillera
40:25à partir du mot de Napoléon
40:28laisser dormir la Chine
40:30un jour elle s'éveillera
40:31alors le monde tremblera
40:35effectivement
40:35la Chine s'est réveillée
40:38le monde tremble
40:40et ce que je voulais dire
40:41de très important
40:42de plus important
40:43qu'il faudra développer
40:44si vous voulez
40:44dans une émission prochaine
40:45c'est que
40:47on a cru
40:48tous les pays occidentaux
40:50et en particulier
40:50la France
40:51et les hommes politiques
40:52sont gravement responsables
40:53qu'avec les chaînes
40:55de valeur globale
40:56on allait
40:57dans une prospérité générale
41:01retrouver de la puissance
41:03en fait
41:04il ne nous reste plus rien
41:05parce qu'avec les chaînes
41:06de valeur globale
41:07on a vu avec le Covid
41:09que même pour les médicaments
41:11comme le paracétamol
41:14on dépendait de la Chine
41:15et donc en réalité
41:17il faudrait reconstruire
41:19une puissance
41:19pour reconstruire une puissance
41:21il faut pouvoir se protéger
41:23les allemands ne veulent pas
41:24donc la présence européenne
41:25ce n'est pas la peine d'y penser
41:26et donc il n'y a qu'une seule solution
41:28pardon
41:30il faut sortir de l'Union Européenne
41:32parce que la puissance
41:34c'est la nation
41:35la puissance nationale
41:36si on va avoir une industrie
41:38une agriculture
41:39une électricité
41:41une énergie
41:42etc
41:42une diplomatie
41:44puissante
41:44il faut être chez nous
41:48Autre sujet à présent
41:49mais on reviendra évidemment
41:50sur les questions d'économie
41:52de souveraineté
41:53et d'industrie
41:54dans les prochaines semaines
41:55Philippe Devilliers
41:56il nous reste
41:57un petit quart d'heure
41:58je voudrais que
42:00on parle également
42:01d'Eugénie Basté
42:03que vous connaissez très bien
42:04qui
42:05la saison prochaine
42:06participera
42:07tout en restant sur CNews
42:09et sur Europe 1
42:09à l'émission
42:10L'heure de vérité
42:11c'est le grand retour
42:13de cette émission politique
42:14à laquelle vous avez participé
42:15à de nombreuses reprises
42:17Philippe Devilliers
42:18vous étiez l'invité
42:19de ce grand rendez-vous politique
42:20L'heure de vérité
42:22et sa simple participation
42:24à cette émission
42:25a provoqué
42:28la colère
42:29des sociétés
42:30de journalistes
42:31de France TV
42:32elle a été attaquée
42:33pour ne pas dire caricaturée
42:35avant de parler
42:37d'Eugénie Basté
42:37je voudrais juste
42:38qu'on voit une séquence
42:38c'est votre première heure
42:39de vérité
42:40on est en 91
42:41il y a 36 ans
42:43et déjà
42:44il y avait ce climat
42:45médiatique
42:46ce système
42:47qui vous caricaturait
42:48qui vous présentait
42:49comme le vicomte
42:50le fou du puits
42:53regardez
42:53spectateur
42:54il faut expliquer
42:55oui allez-y
42:56donc en fait
42:56l'ordre de vérité
42:57d'abord c'était
42:58le sas préparatoire
42:59pour l'élection présidentielle
43:01c'était
43:01quand vous accédez
43:03à l'ordre de vérité
43:03vous passez en Ligue 1
43:04je m'adapte
43:05mon public
43:06merci
43:10et alors il y avait
43:11la musique de Paul McCartney
43:12les angoissantes
43:13il y avait
43:14ensuite on signait
43:15un livre d'or
43:15j'avais mis
43:16ne mentez plus
43:17alors là les journalistes
43:18m'ont regardé
43:18et alors il y avait
43:19les brahmanes
43:20de la médiacratie
43:23naissante
43:23c'est-à-dire
43:24Alain Duhamel
43:27et
43:29qui était là
43:29depuis 1932
43:32ensuite il y avait
43:33François-Henri de Vérieux
43:35et Albert Duroy
43:36et en fait
43:37j'avais découvert
43:39que Duroy
43:40est un baron belge
43:42mais comme c'est
43:43un homme de gauche
43:44il le cachait
43:47et donc
43:48il était faux mec
43:49sous le grillage
43:50du radar
43:51et puis
43:51François-Henri de Vérieux
43:53était marqué
43:53de son état
43:54donc
43:55ils m'ont mis
43:56la balle dans la raquette
43:57voilà
43:58mais vous avez vu
43:59comment je suis traité
44:02ça a été ça
44:03pendant 30 ans
44:04mais vous
44:05vous me faites subir
44:08ce que vous avez subi
44:09il y a 30 ans
44:10lorsque vous dites
44:10la Ligue 1
44:11vous auriez pu avoir
44:11la gentillesse
44:12et la tendresse
44:13de dire
44:14la Ligue des Champions
44:15et puis c'est d'actualité
44:16cette semaine
44:17mais on va éviter
44:17de parler de ça
44:18Geoffroy Lejeune
44:19il a fallu attendre
44:20Elliot
44:20pour que ce traitement
44:21s'arrête
44:23non et
44:25plus sérieusement
44:27qu'est-ce que ça
44:27voulait dire
44:28d'être invité
44:29à l'ordre de vérité
44:32l'ordre de vérité
44:33c'était l'émission
44:34phare
44:34l'émission reine
44:35de la vie politique
44:38et quand vous étiez
44:39invité
44:40cela voulait dire
44:41que vous faisiez partie
44:42du top 10
44:43c'est un peu
44:44que vous êtes
44:45à Roland-Garros
44:47et donc
44:49pourquoi ?
44:49parce qu'il y avait
44:51les intervenants
44:52prestigieux
44:54les professionnels
44:54de la profession
44:55les trois grands noms
44:57quand vous étiez
44:58en face
44:58d'Alain Duhamel
44:59déjà
45:01voilà
45:02et
45:04ensuite
45:05il y avait
45:05la mise en scène
45:09qui était
45:10incroyable
45:11l'arrivée
45:12il y avait
45:12le public
45:13etc
45:14moi je me souviens
45:14à ma première
45:15heure de vérité
45:15il y avait
45:16Jimmy Goldswiss
45:16il y avait
45:17Alain Delon
45:17il y avait
45:18le professeur
45:18Lucien Israël
45:19il y avait
45:20tous mes amis
45:21mon conseiller
45:21économique
45:22qui était
45:22le prix Nobel
45:23d'économie
45:23il y avait
45:24Georges Berthus
45:24Dominique Souchet
45:25il devait y avoir
45:27à mon avis
45:28le jeune
45:28Retailleau
45:29qui ne devait pas
45:29être loin non plus
45:30etc
45:30voilà
45:31tout le monde
45:32était là
45:32toute mon équipe
45:34et que
45:35Eugénie Bastier
45:36soit la cible
45:37de la société
45:38des journalistes
45:39vous en avez pensé quoi ?
45:41ils en ont peur
45:41parce qu'elle est plus intelligente
45:44il faut toujours
45:45penser à ça
45:46en fait
45:47les gens du service public
45:49ils se connaissent bien
45:50ils ont cette intelligence là
45:52de se bien connaître
45:53et donc
45:54de se mesurer
45:55et donc
45:55voir arriver
45:56Eugénie Bastier
45:57ils ne comprennent pas
45:58tout ce qu'elle dit
46:01Philippe
46:01passons
46:02on devait parler
46:03de l'audiovisuel public
46:04parce que
46:04je voulais m'adresser
46:05au secrétaire
46:06d'Etat
46:07au ministre
46:07que vous avez été
46:08qui a participé
46:11évidemment
46:11à des grandes lois
46:12notamment sur la privatisation
46:13de TF1
46:14mais peut-être
46:15que nous garderons
46:15cette thématique
46:18pour la semaine prochaine
46:19on manque de temps
46:20et nous sommes
46:21dans un week-end important
46:23évidemment aujourd'hui
46:23l'armistice
46:24et puis demain
46:25c'est le 9 mai
46:26le 9 mai
46:26est considéré
46:27comme une pierre d'angle
46:29une pierre angulaire
46:30pour l'Europe
46:31la déclaration
46:31du 9 mai 1950
46:32qui est reconnue
46:35comme le texte fondateur
46:36de la construction européenne
46:38elle a été prononcée
46:39par Robert Schumann
46:40ministre français
46:40des affaires étrangères
46:41cette déclaration
46:42est fêtée
46:42chaque année
46:43le 9 mai
46:44devenue
46:44la journée de l'Europe
46:46instituée en 85
46:48par le conseil européen
46:49que signifie
46:51cette journée
46:52monsieur le député européen
46:54cette journée
46:55de l'Europe
46:57ex
46:59d'abord
46:59j'ai jamais accepté
47:01cette expression
47:01député européen
47:03député français
47:04au parlement européen
47:06voilà
47:06je vous présente
47:07mes excuses
47:07monsieur le député français
47:09au parlement européen
47:10la souveraineté
47:10pas la souveraineté européenne
47:11vous avez raison
47:12député européen
47:12ça veut dire
47:12c'est la souveraineté européenne
47:13moi je suis français
47:15voilà
47:16français d'Europe
47:17mais français
47:18alors
47:19je réponds à votre question
47:22accrochez les ceintures
47:23parce que là
47:24je vais vous faire
47:24quelques révélations
47:26qui vont décoiffer
47:30qui vont décoiffer
47:32la société de connivence
47:35européiste
47:36alors d'abord
47:37c'est Valéry Giscard d'Estaing
47:39il m'en a fait la confidence
47:41et il l'a dit publiquement
47:43qui a instauré
47:44la journée du 9 mai
47:46parce qu'il voulait
47:48en fait
47:48substituer
47:49la journée de l'Europe
47:51à l'armistice
47:54parce qu'il voulait
47:55réconcilier
47:55la France et l'Allemagne
47:57etc
47:58et il disait ceci
48:00tant que l'Europe
48:02ne sera pas entrée
48:03dans les habits
48:04de la symbolique régalienne
48:06elle n'aura
48:07pas les apparences
48:09de la légitimité
48:11il se trouve
48:12que les travaux
48:13les plus récents
48:15de l'historiographie
48:16européenne
48:18démontrent
48:19ceci
48:22premièrement
48:23la déclaration
48:24Schumann
48:25qui a sondé
48:26l'Europe
48:26n'est pas
48:28de Schumann
48:31deuxièmement
48:32la déclaration
48:33Schumann
48:34n'est pas
48:35originaire
48:36de France
48:37mais des Etats-Unis
48:39en effet
48:41c'est
48:42le secrétaire
48:43d'Etat
48:44américain
48:44Dean Hatchison
48:46qui
48:47somme
48:48Schumann
48:49et Monet
48:51de
48:52réintégrer
48:53l'Allemagne
48:53avant la mi-mai
48:541950
48:56ils ont
48:57la corde au cou
48:59et ils vont
49:00s'exécuter
49:01et celui
49:01qui écrit
49:02la déclaration
49:03Schumann
49:03c'est Jean Monet
49:04sous le contrôle
49:06des Américains
49:06et là
49:08coup de théâtre
49:09le 8 mai
49:10au matin
49:11le 8 mai
49:14débarque
49:14à Paris
49:15au Quai d'Orsay
49:17Dean
49:18Hatchison
49:19le secrétaire
49:20d'Etat américain
49:20et quand
49:21les autres
49:23le voient arriver
49:23Schumann
49:24Monet
49:24il dit
49:25qu'est-ce que
49:25vous faites là
49:28il dit
49:29je viens contrôler
49:31et corriger
49:32en tout cas
49:33relire
49:34il contrôle
49:35il corrige
49:36il relit
49:37la déclaration
49:38qui va être
49:39lue le 9 mai
49:40au Quai d'Orsay
49:40par Robert Schumann
49:43le lecteur
49:44l'interprète
49:47et alors
49:50la preuve
49:51de tout ça
49:53c'est qu'on la trouve
49:55dans la sémantique
49:56toute la sémantique
49:58est américaine
50:00le poule
50:01charbon
50:02acier
50:02c'est américain
50:04c'est une expression
50:05américaine
50:07vous pouvez aller
50:08aux Etats-Unis
50:08vous allez la retrouver
50:09la poule
50:10ensuite
50:12la haute autorité
50:14c'est pas une expression
50:15française
50:15c'est une expression
50:16d'origine américaine
50:17soyons plus précis
50:19c'est la Tennessee
50:20Valley Authority
50:21une création
50:22du New Deal
50:24ensuite
50:24l'idée fonctionnaliste
50:26le fameux
50:27spillover effect
50:28dont j'ai souvent
50:29parlé ici
50:30c'est une idée
50:31américaine
50:31c'est l'idée
50:32de passer par la technique
50:33et jamais par la politique
50:36pour
50:37que les ablations
50:39de souveraineté
50:40je cite
50:41soient moins douloureux
50:43bien joué l'artiste
50:46et ce que vous ne savez pas
50:47ce que je vais vous apprendre
50:48ce que je vais apprendre
50:48à beaucoup de français
50:49qui nous écoutent
50:50sur Europe 1
50:51et qui nous regardent
50:52sur
50:53CNews
50:53c'est que
50:55la puissance américaine
50:58accompagne
50:59tout ce mouvement
51:02européen
51:03avec des financements
51:05et notamment
51:07avec un organisme
51:09clé
51:10qui est
51:11l'American Committee
51:13on
51:14United Europe
51:16le comité
51:18américain
51:19pour
51:20l'Europe
51:22unis
51:22pour les Etats-Unis
51:24d'Europe
51:26donc l'argent
51:27est collecté
51:28grâce à deux fondations
51:29écrans
51:30la fondation Ford
51:32et la fondation Rockefeller
51:34et ensuite
51:35l'argent
51:36arrive
51:37sur les comptes
51:38bancaires
51:42de deux mouvements
51:43le premier
51:44c'est le comité français
51:45pour les Etats-Unis
51:46d'Europe
51:48dirigé par Jean Monnet
51:49présidé par Jean Monnet
51:52et le deuxième
51:53c'est le mouvement
51:54européen
51:54de Robert Schumann
51:56donc
51:57les deux comptes
51:58sont abondés
51:59par
52:00l'argent
52:00américain
52:01quelle est la leçon
52:02de cette histoire
52:03cette fameuse
52:04journée de l'Europe
52:07il y en a deux
52:09la première leçon
52:11c'est que
52:12la journée de l'Europe
52:13est d'inspiration
52:14américaine
52:14que l'Europe
52:15est d'inspiration
52:16américaine
52:17que dans l'idée
52:17des américains
52:18l'Europe c'était
52:19l'annexe
52:21de l'OTAN
52:24et la deuxième
52:26conclusion
52:27c'est que l'Europe
52:28était conçue
52:29par les américains
52:30comme par Jean Monnet
52:31et Robert Schumann
52:32comme un marché
52:33et non pas
52:34comme une puissance
52:35c'est-à-dire
52:36il n'y avait aucun
52:37ressort de puissance
52:38dans cette Europe
52:39et il y avait un
52:40fédérateur extérieur
52:41qui était l'Amérique
52:42l'Europe
52:43est une création
52:44américaine
52:44et tout le drame
52:45qu'elle vit en ce moment
52:46c'est qu'en fait
52:49le créateur
52:51se défait
52:52de sa créature
52:53parce qu'il a
52:54d'autres objectifs
52:55du côté du Pacifique
52:57et donc
52:59on a
53:02des orphelins
53:02de l'oncle Sam
53:04qui se concertent
53:06entre eux
53:07qui se frottent
53:08les uns les autres
53:09pour se donner
53:10un peu de chaleur
53:12et qui s'interrogent
53:13les uns les autres
53:14en disant
53:14qu'allons-nous
53:16devenir ?
53:17Philippe De Villiers
53:18il nous reste
53:18exactement
53:194 minutes
53:20pour le retour
53:22de l'Apologue
53:23parce que
53:24le week-end dernier
53:25était un week-end chômé
53:26pour Philippe De Villiers
53:26le week-end du 1er mai
53:28oblige bien sûr
53:29l'Apologue a été
53:29très largement zappé
53:30depuis plusieurs semaines
53:31mais effectivement
53:32l'Apologue est un
53:33Apologue chômé
53:33depuis plusieurs semaines
53:34vous prenez du temps
53:35oui c'est vrai
53:35et pourtant
53:36vous nous avez proposé
53:37un Apologue
53:38sur l'armistice
53:39et vous avez une photo
53:40de famille
53:41une photo merveilleuse
53:42que vous nous avez transmise
53:43qu'on voit à l'instant
53:44avec le colonel Delattre
53:46qui décore le capitaine
53:47Jacques De Villiers
53:48au 15-1
53:48qui décore
53:50Jacques De Villiers
53:51le jeune lieutenant
53:52Jacques De Villiers
53:53au 15-1 à Metz
53:54vous voulez parler
53:55du 8 mai 45
53:56et de l'armistice
53:57oui
53:57alors
53:58très rapidement
54:00quand j'étais président
54:01du conseil général
54:03la maréchale Delattre
54:04était maire de Mouilleron
54:05à Paris
54:06Simone Delattre
54:07donc je l'ai très bien connue
54:09elle a reporté sur moi
54:10me disait-elle
54:11l'affection qu'elle avait
54:12pour mon père
54:14le 8 mai 1995
54:16pour fêter
54:17le cinquantenaire
54:18de l'armistice
54:19elle m'a demandé
54:20de venir à Mouilleron
54:21pour déposer avec elle
54:22deux gerbes
54:23une gerbe sur la tombe
54:24de son mari
54:25Jean Delattre de Tassini
54:27mort en 1952
54:28et une tombe
54:30une gerbe
54:31sur la tombe
54:32de son fils unique
54:33de leur fils unique
54:35Bernard
54:35mort à 23 ans
54:37sur le rocher
54:37de Nanbin
54:38en Madouchine
54:40puis ensuite
54:40on a déjeuné
54:41tous les deux
54:42et elle m'a raconté
54:44je me souviens
54:45qu'elle riait beaucoup
54:46parce qu'elle trouvait
54:46que l'histoire était drôle
54:47De Gaulle
54:49en fait
54:51désigne Delattre
54:52pour signer au nom de la France
54:54l'acte solennel
54:55de capitulation allemande
54:57à Berlin
54:58et donc
54:59elle me dit
54:59je me rends avec mon mari
55:01à Berlin
55:02et là
55:03je me fais toute petite
55:05et je vois que mon mari
55:06est fort mécontent
55:07il m'a expliqué
55:08après pourquoi
55:09il est fort mécontent
55:10pour une raison simple
55:11c'est que
55:12il aperçoit
55:13trois drapeaux
55:14au fond de la salle
55:14accrochés au fond de la salle
55:15le drapeau américain
55:16le drapeau soviétique
55:17le drapeau anglais
55:18mais il n'y a pas de drapeau français
55:19donc il appelle son chauffeur
55:21et
55:22la maréchale Delattre
55:24va aider le chauffeur
55:25à trouver trois chiffons
55:26un blanc
55:27un bleu
55:28un rouge
55:29pour fabriquer
55:30un drapeau
55:30tricolore de fortune
55:32et ce drapeau
55:34tricolore de fortune
55:35sera accroché
55:36au fond
55:37ce qui va déclencher
55:39l'ire
55:40du maréchal
55:41von Kaltel
55:42qui représente l'Allemagne
55:44et qui est juste à côté
55:45du maréchal
55:46du général Delattre
55:47à l'époque
55:47il n'est pas encore
55:48un maréchal
55:48et
55:50il l'entend grommeler
55:51Delattre
55:52entend
55:52Kaltel grommeler
55:53et en plus
55:54il y a un français
55:55il ne manquait plus que ça
55:56et
55:57la maréchale dit
55:58en plus
55:59c'était succulent
56:02quand j'étais petit
56:03mon père m'a emmené
56:04avec mon frère
56:05mon cher frère Bertrand
56:06et ma soeur Bibiane
56:08en octobre 1959
56:09je m'en souviens très bien
56:10pour l'inauguration
56:12du musée
56:13des deux victoires
56:14à Mouillon
56:15en Paris
56:16et là
56:17ce fut un moment
56:19fascinant pour moi
56:20pourquoi ?
56:20parce que j'ai touché
56:21le bâton
56:23et
56:25les deux victoires
56:26c'était les deux héros
56:27en fait
56:28c'était les deux guerres
56:30Delattre
56:31Clémenceau
56:31et là
56:32j'ai découvert
56:33ce jour-là
56:34que
56:35les deux maisons natales
56:36étaient dans la même rue
56:37à 200 mètres
56:38l'une de l'autre
56:40et que
56:42il y avait
56:42à un petit bout de la rue
56:43un petit blanc
56:44qui est né là
56:45et qui est devenu
56:46maréchal de France
56:48et à l'autre bout de la rue
56:50un petit bleu
56:51qui est devenu
56:52le père de la victoire
56:53et c'est lui
56:54qui disait
56:57devant les députés
56:59transis
56:59et désespérés
57:01parce que la guerre
57:01elle est balle
57:04politique intérieure
57:04je fais la guerre
57:06politique extérieure
57:07je fais la guerre
57:08je fais toujours la guerre
57:09et celui qui gagnera la guerre
57:10c'est celui qui tiendra
57:11le dernier quart d'heure
57:14la Vendée
57:15miniature française
57:18on a là
57:19en fait
57:21cette Vendée
57:22réfractaire
57:23qui donne
57:24à la France
57:25deux vainqueurs
57:26de guerre mondiale
57:27pardonnez
57:29mon moment de fierté
57:30mais ça va plus loin
57:32quel bel exemple
57:33que cette
57:34miniature réfractaire
57:36de la Vendée
57:36puisque
57:39les deux vainqueurs
57:40de guerre mondiale
57:41sont deux inventeurs
57:42sémantiques
57:42de la fraternité capétienne
57:44l'un invente
57:45l'union sacrée
57:46Clémenceau
57:47l'autre invente
57:49l'amalgame
57:50des soldats de fortune
57:51et des soldats de métier
57:53Jean Delade
57:54de Tassini
57:54et bien écoutez
57:56Vendée
57:56aux lèvres closes
57:58scellées d'un signe de croix
58:00et un jour
58:01je suis allé
58:01sur le moulin
58:02de Bernard
58:03avec la maréchale
58:05et elle m'a dit
58:06regardez
58:06et sous l'échelle
58:08Meunière
58:08il y avait écrit
58:11au crayon de chantier
58:13par Bernard
58:14mort en Indochine
58:15la devise de son père
58:17ne pas subir
58:19ça pourrait être
58:20la devise
58:21de ces news
58:23Merci Philippe Devilliers
58:24Un grand merci
58:25pour cette émission
58:26heureux de vous avoir retrouvé
58:27ce week-end
58:29en direct
58:29Cher Geoffroy
58:30à la semaine prochaine
58:31et merci également
58:32Dans un instant
58:33c'est l'heure des pros
58:35la Vendée a donc
58:36deux vainqueurs
58:37de guerre mondiale
58:38Paris a peut-être
58:39deux coupes d'Europe
58:40mais ça
58:41on le saura
58:41le 30 mai prochain
58:43Philippe Devilliers
58:44à la semaine prochaine
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