- il y a 8 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Vincent Derosier du 08 mai 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Vincent Derosier.
00:09Dans un instant vous avez la parole, mais d'abord un court rappel de l'actualité.
00:13Dans l'Aisne, la présentation du meurtrier présumé clos et un juge d'instruction aura lieu dans la journée en
00:18vue de sa mise en examen.
00:19Le jeune homme de 23 ans qui a reconnu pendant sa garde à vue avoir tué la collégienne de 14
00:24ans à coup de couteau, mais il a nié la préméditation.
00:27Après presque deux ans de crise diplomatique, les relations se réchauffent entre la France et l'Algérie.
00:32L'Elysée a annoncé ce matin, l'ambassadeur de France allait retourner sur place.
00:36Lui qui avait été rappelé en avril 2025, la ministre déléguée aux armées se rend dans le pays pour commémorer
00:42la répression française de Sétif de 1945, Emmanuel Macron,
00:46qui compte, je cite, « restaurer un dialogue efficace avec une attention prioritaire portée au retour de Christophe Gleize ».
00:53Le risque de propagation d'antavirus pour la population mondiale est absolument faible, c'est ce que dit l'Organisation
00:59mondiale de la santé.
01:00Après l'apparition d'un foyer sur un bateau de croisière, trois passagers sont déjà morts.
01:05Le navire fait route vers Ténérife au Canary en Espagne.
01:08Il est attendu demain, il y a huit contacts français, ces huit français, qui étaient dans l'avion Saint-Hélène
01:14-Johannesbourg,
01:15où une passagère contaminée avait voyagé.
01:18Avant de vous donner la parole sur le 8 mai, la météo du week-end, Valérie Quintin.
01:22On va continuer demain sur la même lancée qu'aujourd'hui, à savoir un temps très très ensoleillé partout en
01:26France.
01:27Alors le nord-ouest va passer un petit peu au travers, ce sera plus chargé avec de faibles pluies de
01:31la Normandie jusqu'au pays de Loire,
01:32dès le matin d'ailleurs, pour les autres un temps ensoleillé.
01:35Mais c'est vrai que cette tendance orageuse dans le nord-ouest va peut-être un petit peu s'étendre
01:38jusqu'à l'Île-de-France dans la soirée de demain.
01:40Ça tournera à l'orage également sur les Pyrénées, puis les reliefs de l'Est auront aussi droit à quelques
01:45averses.
01:45Les températures de leur côté seront revues à la hausse, encore une fois demain, avec une fourchette de 20 à
01:5026 degrés du nord à l'est.
01:52Et puis dimanche, ça tourne à l'orage pratiquement partout, alors ça se fera de façon très très progressive.
01:57Les orages vont concerner pratiquement tout le pays au fil des heures.
02:00Évidemment, dans la foulée, les températures vont amorcer la descente.
02:02Nous n'aurons plus que 19 degrés de moyenne au nord, 20 degrés au sud, températures qui continueront de baisser
02:07la semaine prochaine.
02:08C'est noté. Merci Valérie Quintin.
02:11Jusqu'à 14h.
02:14Vincent Derosier vous donne la parole sur RTL.
02:18Au niveau des écoles, le souvenir, par une commémoration, c'est pas trop parlant pour des jeunes.
02:24Moi, lorsque je suis allée visiter le cimetière d'Omaha Beach, vous êtes au milieu de ce cimetière qui est
02:30gigantesque.
02:31Et vous voyez ce que ça peut donner une guerre et un conflit.
02:34C'est parlant parce que c'est visuel.
02:35C'est plus émotionnant aussi qu'une simple commémoration.
02:38On ne peut pas s'imaginer ce que ça devait être.
02:41Le message de Françoise au 3210, plus d'huit décennies après la fin de la guerre.
02:47On a commémoré le 8 mai aujourd'hui.
02:49Alors, on parle des jeunes, mais pas seulement.
02:51Je ne sais pas si vous avez entendu ce sujet de Vincent Serrano dans le journal de 12h30.
02:57Mais ce 8 mai, les commémorations, est-ce que ça veut dire ?
02:59Ça n'est pas évident pour tout le monde.
03:00On réécoute.
03:02Est-ce que vous savez ce qu'on commémore le 8 mai ?
03:04Non.
03:05Vous n'avez pas une idée ?
03:06Non.
03:07Et vous, madame ?
03:07Là, ça ne me dit rien.
03:09Pourquoi on se rassemble le 8 mai ?
03:10Pourquoi il y a des cérémonies sur les Champs-Elysées, pas très loin ?
03:13Merde, je ne sais plus.
03:14Désolée.
03:14Vous n'avez pas une idée ?
03:15Aucune.
03:17Moi, l'histoire, ça en fait nous.
03:19Et vous, madame ?
03:19Alors, je ne sais plus si c'est la première ou la seconde guerre mondiale.
03:22La fin.
03:23Ah oui, d'accord.
03:23Est-ce que je peux me permettre de vous demander votre âge ?
03:25J'ai 25 ans.
03:26La fin de la première guerre mondiale, c'était quand alors ?
03:29Si ce n'est pas le 8 mai.
03:29C'est 14-18.
03:31Mais 18, je ne sais plus.
03:32Je crois que c'est en juin.
03:3318 juin.
03:33La fin de la première guerre mondiale ?
03:35Je ne sais plus.
03:37Voilà, propos recueillis par Vincent Serrano.
03:39Franck est avec nous.
03:40Bonjour.
03:41Bonjour Vincent et bonjour les auditeurs.
03:43Vous nous appelez d'où, Franck ?
03:45Moi, je vous appelle des Alpes-Maritimes de Nice.
03:48Alors, bienvenue.
03:49Ce que vous venez d'entendre, là, ça vous fait peur peut-être ?
03:52Oui, ça m'attriste.
03:54Parce que malheureusement, c'est le temps qui passe.
03:56Donc, j'ai envie de dire, on n'a plus d'anciens combattants de la première et seconde guerre mondiale
04:00qui permet de nous raconter.
04:02Et donc, de nous dire que c'était des moments importants de notre histoire.
04:06On ne se souvient pas non plus, moi, des guerres napoléoniennes, par exemple.
04:09Donc, je pense que malheureusement, avec le temps qui passe,
04:14on peut entendre ce genre de discours de jeunes de 20 ou 25 ans.
04:18On a les cours d'histoire à l'école, l'école primaire, au collège, au lycée, qui nous en parlent.
04:23Mais après, moi, j'ai envie de dire, malheureusement, avec le temps qui passe,
04:27on entendra parler de moins en moins.
04:28Alors, heureusement qu'on a ces fériés du 14 juillet, du 11 novembre et puis du 8 mai
04:33pour faire les piqûres de rappel, pour revacciner les Français.
04:37Mais moi, malheureusement, ça ne me surprend pas.
04:40Vous parlez des plus jeunes, Franck, mais vous avez entendu dans le sujet,
04:43il y a des personnes qui n'étaient plus au collège ou au lycée.
04:46Il y a des gens qui ont tout simplement oublié.
04:48Oui, et c'est malheureux.
04:50Et après, bien sûr que, si autour de soi, moi, j'ai eu la chance d'avoir un oncle
04:55qui a fait la guerre d'Algérie, et donc il était fier d'aller aux commémorations,
04:59de porter le drapeau et de nous raconter cette guerre,
05:02parce qu'il a fait 20 mois ou 24 mois à l'époque, dans les années 60,
05:06puisqu'elle s'est terminée en 1962, la guerre d'Algérie.
05:08Donc c'était beau d'entendre ça, mais malheureusement, je pense que le temps qui passe va faire que...
05:15Et après, j'ai un neveu qui est militaire, et donc lui, il me parle,
05:20il va en mission pendant 5 mois, donc il nous sensibilise à ces événements,
05:26parce qu'il va au front, il va à des missions, il part 5 mois des fois.
05:32Et moi, je voudrais rendre hommage, si je peux me permettre, à son épouse, à sa femme,
05:36et aux conjoints et aux conjointes de militaires.
05:39Qui défendent la France chaque jour en opération.
05:42Et voilà, et les femmes qui sont seules, et à élever les enfants, à aller travailler,
05:46alors qu'on a nos militaires actuels qui sont basés un peu partout,
05:51dont sur le Charles de Gaulle, avec cette histoire en Iran.
05:56Franck, on partage ce constat, qu'est-ce qu'on fait pour lutter contre ce temps qui passe ?
06:01Vous voulez dire, le temps passe, qu'est-ce qu'il faut faire ?
06:03Rendre des journées obligatoires, faire des piqûres de rappel un peu plus appuyées ?
06:07Alors, on peut éventuellement faire des sorties scolaires,
06:09comme on l'a entendu dans vos reportages, dans le journal de 12h30,
06:12mais il faut surtout ne pas déjà supprimer ces jours fériés,
06:15puisqu'on a parlé qu'il fallait en supprimer, qu'on en avait trop ou pas assez, en remettre.
06:20Moi, je pense que déjà, c'est trois fériés dans l'année.
06:22Il faut continuer à commémorer, il faut sensibiliser les maires pour faire des manifestations.
06:29Et oui, les sorties scolaires, je pense que ce serait utile en fin d'école primaire,
06:37par exemple, en fin de collège et en fin de lycée.
06:40Ces trois temps, ces trois moments, ce serait hyper important.
06:45Restez avec nous, Franck, bien sûr. On va accueillir Nicolas. Bonjour.
06:48Bien, bonjour.
06:49Bonjour. Alors, qui êtes-vous et vous nous appelez d'où ?
06:52Voilà, je suis professeur d'histoire-géographie en Vendée.
06:54À la base, j'aurais dû vous appeler depuis Vendée,
06:56mais là, on est dans un bus qui nous ramène de l'Angleterre.
06:58On a roulé toute la nuit.
07:00Bon, vous êtes prof, forcément, ce sujet.
07:028 mai, commémoration, il vous parle, peut-être plus qu'à d'autres.
07:05Et bien sûr, vous voyez, hier, on était à Londres avec nos quatrièmes.
07:08On est passé devant l'endroit où le général de Gaulle a fait l'appel du 18 juin.
07:11On est passé à Saint-James Square, où le département n'a disparu.
07:15Et là, ce matin, au petit réveil, après toute une nuit dans le bus,
07:19c'est évoqué, justement, cette commémoration du 8 mai.
07:22Ce Vendéen, Jean-Delade de Tassini, qui signe l'armistice au nom de la France,
07:26le 8 mai 45 à Berlin.
07:28Vous voyez, il faut faire de cette histoire une histoire vivante et encore actuelle.
07:31Est-ce qu'on est toujours prêts et encore prêts à avoir 50, 60 millions de morts
07:35comme pendant la Deuxième Guerre mondiale ?
07:36Non. Donc, notre travail d'historien et d'enseignant, c'est de dire
07:39plus jamais ça, tirons les leçons de cette histoire.
07:41Vous avez entendu peut-être les témoignages dans le journal de gens, jeunes ou pas,
07:46qui avaient complètement oublié ce qu'on commémorait le 8 mai.
07:49Déjà, qu'en pensez-vous ? Et que faites-vous, vous, avec vos élèves, pour que ça reste vif ?
07:54Nous, on participe aux commémorations.
07:57On envoie des élèves auprès des monuments aux morts de leur village
08:01pour qu'ils participent aux cérémonies officielles.
08:03On a un lien assez fort avec l'armée où on fait venir tous les ans,
08:07en quatrième et en troisième, un militaire pour qu'il évoque l'engagement des forces françaises
08:11dans notre défense et notre mission de participer à notre devoir de défense.
08:15On visite différents lieux.
08:16Là, vous voyez, en Angleterre, on est allé voir des lieux dédiés à la Deuxième Guerre mondiale.
08:20C'est inclus dans tout un programme, mais il faut évoquer cette histoire urilienne
08:24pour que les faits ne se répètent plus.
08:27Est-ce que le secret aussi, c'est de les rendre peut-être plus modernes, ces commémorations ?
08:31Vous vous tentez des choses avec vos élèves ?
08:34Pendant longtemps, on faisait venir des rescapés, des déportés.
08:38Il y a quelques années encore, on a fait venir Ginette Koulaka,
08:41qui a survécu au camp de la mort d'Auschwitz.
08:43Moi, j'ai des souvenirs à Collégiens d'avoir écouté l'intervention de Marcel Ordeno,
08:48qui était un résistant vendéen.
08:49Aujourd'hui, malheureusement, les déportés, les résistants, les anciens combattants n'existent plus,
08:55ils sont du fait de leur grand âge.
08:57Mais à nous de leur faire écouter ces témoignages-là,
09:00d'aller questionner leur famille sur ce qu'ils n'ont pu entendre sur ces événements-là
09:02et revenir sur les lieux où ça s'est passé.
09:04Je pense qu'on emmène un jeune sur un cimetière américain du débarquement,
09:08quand il voit l'ampleur de ce qui s'est passé,
09:10personne ne peut rester indifférent.
09:12Et on parle de chansons, on a chanté le chant des partisans ce matin aussi.
09:16Nicolas, vous avez un élève à côté de vous qui veut nous parler peut-être ?
09:20Oui, je vous passe Simon.
09:22Alors attendez, le temps de lui passer le téléphone, courte pause,
09:24et on le retrouve, à tout de suite.
09:27Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
09:30ou appelez-nous au 30 de 10.
09:3250 centimes la minute.
09:35Vincent Derosier.
09:36RTL midi, les auditeurs ont la parole.
09:39RTL, il est 13h12.
09:41Victor D'Arcas, c'est vous qui êtes au standard.
09:43Ce 8 mai, ces commémorations, ça fait beaucoup réagir.
09:46Oui, tout à fait Vincent, ça fait réagir les auditeurs
09:48sur notre page Facebook ainsi que sur l'application RTL.
09:51Jean-Marc nous écrit,
09:52il faut toujours commémorer la mémoire de nos combattants.
09:55Dominique, honneur à nos glorieux aînés qui ont sacrifié leur vie.
09:58Violette, l'école est obligatoire, il me semble,
10:00et les cours d'histoire ne sont pas une option.
10:02Alors comment n'ont-ils jamais entendu parler de la Shoah ?
10:05Et puis un discours à contre-courant, celui d'Odile.
10:08C'est fou, mais moi, j'avoue que pour moi, ça ne veut plus rien dire du tout.
10:12C'est juste un jour férié de plus.
10:15Merci Victor.
10:16Et à tout à l'heure, on va tout de suite retourner dans le bus.
10:19On est avec Nicolas, prof d'histoire-géo.
10:21Est-ce que Simon est avec nous ?
10:23Oui, je suis là.
10:24Bonjour Simon.
10:26Bonjour.
10:27Bon, ces commémorations, quel âge vous avez Simon déjà ?
10:30J'ai 14 ans.
10:32À 14 ans, qu'est-ce que ça veut dire le 8 mai 1945 ?
10:36Que ça fait 14 ans que je fête cette commémoration,
10:44par exemple au Monument aux Morts avec la Commune.
10:49Simon ?
10:50Allô ?
10:51Oui, allez-y Simon, on vous écoute.
10:54Ah ben, ça fait 14 ans qu'on fête cette tradition,
11:03repensée aux combattants du 8 mai 1945.
11:09Quand vous entendez, Simon, que des jeunes et des moins jeunes
11:11ne savent pas du tout ce qu'on commémore le 8 mai,
11:14ça vous étonne ?
11:15Ça vous surprend ?
11:15Ça vous choque ?
11:18Ça dépend d'un certain âge.
11:20Par exemple, les enfants de mon âge,
11:22ce n'est pas forcément normal,
11:24parce que normalement, le 8 mai 1945,
11:27ça se passe tous les ans,
11:29et c'est pour commémorer tous les combattants
11:30qui sont morts à la guerre.
11:32Donc pour moi, à notre âge-là,
11:34c'est logique de commémorer ça.
11:37Vous, Simon, vous avez l'impression d'avoir un bon prof ?
11:39Bon, il est à côté, vous allez me dire oui,
11:41mais vous avez l'impression d'avoir un bon professeur
11:42qui fait vivre ses commémorations ?
11:45Non, pas du tout.
11:46J'ai l'impression qu'il tient beaucoup à cœur
11:48son rôle de professeur,
11:51et que franchement, il explique bien tout ça,
11:54toutes les leçons.
11:55Même le 8 mai 1945, tout à l'heure,
11:57il nous a bien expliqué à quoi ça correspondait,
12:02et puis d'autres histoires aussi à côté, aussi.
12:07Simon, vous pensez qu'elles peuvent disparaître,
12:09ces commémorations ?
12:12Non, pas tout de suite.
12:13Franchement, ça peut rester longtemps à commémorer,
12:19je pense.
12:22Merci, Simon.
12:23On va cuire Bruno.
12:24Bonjour, Bruno.
12:25Oui, bonjour, Vincent.
12:27Bonjour à tous.
12:28Vous nous appelez d'où, Bruno ?
12:29T'es en pleuve, en pleuvel.
12:30Un petit soleil radieux.
12:33Oui, c'est ce que nous disait Valérie Quintin.
12:35Bruno, vous êtes président des anciens combattants.
12:37Il y a une association.
12:38J'étais président.
12:40J'étais président.
12:41J'ai été président pendant neuf ans.
12:43Quand j'ai repris la section des anciens combattants,
12:46je voyais une chose qui était la primordiale
12:51de l'Union nationale des combattants,
12:53c'était d'amener les enfants, les jeunes,
12:56des classes de CM2 et autres,
12:58au niveau des manifestations.
13:01Donc, on a organisé le porte-drapeau des CM2
13:05tous les ans à Tempelheim,
13:07dont je suis à l'origine,
13:08et ça a apporté ses fruits.
13:10Ensuite, il y avait le concours des CM2
13:12au niveau de l'UNC,
13:16en coordination avec, bien sûr,
13:20les établissements scolaires,
13:22et qui ont apporté ses fruits.
13:24Donc, il y avait la période 14-18.
13:2714-18, on a organisé des grandes manifestations.
13:31On a même fait des grandes expositions
13:34pendant trois jours.
13:358-9-10, avril et mai et novembre 1915.
13:44Et donc, ça a apporté ses fruits.
13:48Et on a organisé aussi des voyages
13:50où on a envoyé plus de 100 enfants
13:52des classes de CM2 de Tempelheim.
13:54C'était sur Notre-Dame-de-Lorettes,
13:57Vimy et la carrière Wellington.
14:00Et beaucoup ne savaient pas ce que ça voulait dire.
14:03Et c'était là la portée que l'on voulait, nous.
14:06Et moi, à mon niveau,
14:08ce que je voulais,
14:09c'était amener ces jeunes
14:12pour mettre en place l'intergénérationnel.
14:16C'est ce qui est poussé encore aujourd'hui.
14:19On voit beaucoup de jeunes
14:20qui ne sont pas drapeau au niveau national.
14:23Est-ce que les grandes associations,
14:25telles que l'UNC,
14:27comme par chez nous, le groupe du Nord,
14:29apportaient ses fruits ?
14:30Est-ce que vous avez vu, Bruno,
14:32dans l'accompagnement des plus jeunes,
14:34est-ce que vous avez vu une évolution
14:35dans l'oubli, dans le désintérêt, peut-être ?
14:38Tout à fait.
14:39Alors, ça a commencé par un engouement
14:42vis-à-vis de certains anciens combattants
14:46qui ont dû partir les derniers,
14:49malheureusement, de 39-45,
14:52chez nous, dans notre commune.
14:54Mais aussi avec le travail fourni
14:59par l'éducation nationale,
15:01les institutrices et directrices d'école
15:04ou directeurs d'école de chez nous.
15:06Et à un moment donné,
15:07on a vu que ça baissait le niveau.
15:10Or, la municipalité avait fait
15:12tout le travail nécessaire
15:13pour l'organisation du concours.
15:17Et ça, c'était hommageable.
15:19Petit à petit, on a vu des institutrices
15:22qui disaient, non, moi, ça ne m'intéresse pas.
15:25Mais pourtant, des parents d'élèves
15:27qui étaient fiers de voir leurs enfants
15:30porter le drapeau des CM2
15:33au Monument aux Morts.
15:34Et c'est ça qui était...
15:36Et je me souviens,
15:37les premiers 11 novembre,
15:39que j'ai participé en tant que...
15:41en président des anciens combattants,
15:44mais même avant,
15:45des dizaines, des dizaines, des dizaines
15:47d'enfants autour du monument
15:49avec leur drapeau bleu, blanc, rouge.
15:51Et chacun citait le nom des morts
15:54pour la France autour du monument.
15:57Et ça, c'était bon.
15:58Pour lutter contre ce...
16:00Ça ne m'intéresse pas.
16:01Est-ce que cette proposition du gouvernement
16:03de rendre obligatoire
16:04une commémoration du 11 novembre
16:07dans les écoles, les collèges et les lycées
16:09vous semble bonne ?
16:11Alors, tout dépend comment nos profs d'histoire
16:14vont le proposer.
16:18Si la proposition passe,
16:20bah oui, pourquoi pas.
16:21Mais surtout, il faut en parler au bon moment.
16:25Moi, je me souviens,
16:26quand j'étais président,
16:28les institutrices et les instituteurs
16:31disaient,
16:32on nous demande de faire un concours CM2
16:35sur la guerre 14-18,
16:38mais en octobre, avant novembre,
16:41alors que ce n'est pas la bonne période
16:42puisqu'il faut reprendre six mois après.
16:46Donc, ce n'était pas le bon moment.
16:48Mais, il y avait de l'idée.
16:50Et on a vu des textes d'ailleurs à Templeuve.
16:53On a même gagné un concours CM2
16:55groupe du Nord de l'UNC.
16:58Et vous, vous les faites vivre.
16:59Vous les faites vivre,
16:59ces commémorations avec les jeunes.
17:02Je les ai fait vivre.
17:04On va accueillir Monique
17:05parce que Monique, 91 ans,
17:06elle a vécu ce 8 mai 45 à Paris.
17:09Bonjour, Monique.
17:10Bonjour.
17:12Ce que vous avez entendu
17:13sur l'antenne de RTL,
17:14des gens qui ne savent plus vraiment,
17:16vous qui avez vécu ce 8 mai 45 à Paris,
17:18ça doit vous attrister ?
17:21Non.
17:22Non, parce que
17:24y penser,
17:25bon, c'est bien, c'est très bien.
17:27Mais,
17:29il ne faut pas obliger les gens à penser.
17:31Il ne faut pas que ce soit une obligation.
17:33Il faut que ça vienne par soi-même.
17:37Là, c'est des gens
17:38qui ne savaient même pas
17:39ce qu'on commémorait aujourd'hui.
17:40Oui, mais ça...
17:41Écoutez,
17:42l'histoire des dates,
17:44moi,
17:45sincèrement,
17:46ce n'est pas
17:46de retenir la date
17:48qui compte,
17:49c'est de
17:50se souvenir des choses.
17:51Parce que
17:52quand on entend parler
17:53d'une guerre et tout,
17:54on ne s'imagine pas
17:55comment c'est.
17:56Et je trouve que
17:58il ne faut pas trop
18:00entrer dans la tête
18:01des enfants.
18:04Ce qui est passé
18:05est passé,
18:06malheureusement.
18:07Moi,
18:09la chose
18:09qui me gêne le plus
18:10en ce moment,
18:11à mon âge,
18:12alors que je me souviens de tout,
18:14je ne peux pas assister
18:15à un feu d'artifice
18:16parce qu'on tire le canon.
18:19Et ce canon,
18:21je l'ai en permanence,
18:22vous voyez,
18:22même encore
18:2380 ans après.
18:25Donc,
18:26j'estime qu'il faut en parler,
18:28oui,
18:28mais trop insister,
18:31non.
18:32Mais ça,
18:32par exemple,
18:32ce témoignage
18:33que vous racontez,
18:34vous ne pouvez plus
18:34voir un feu d'artifice
18:35aujourd'hui,
18:36c'est peut-être des choses
18:37qui devraient être transmises
18:38aux plus jeunes générations ?
18:40Peut-être.
18:42Peut-être,
18:42oui.
18:43Parce que,
18:44bon,
18:44j'ai fait l'exode,
18:46j'ai vu le général de Gaulle
18:48sur son char,
18:49j'ai vu tout ça,
18:50j'ai vu reparaître.
18:51À Paris,
18:52il n'y avait que
18:52des non-allemands,
18:54on prenait le métro,
18:56il y avait des Allemands
18:57qui étaient dans le métro,
18:59on a vécu tout ça,
19:00on a vécu la guerre,
19:01j'ai vécu l'exode,
19:03on a dormi la nuit dehors
19:05et tout.
19:05C'est un temps que,
19:08sincèrement,
19:10je n'ai pas envie
19:11d'exposer tellement.
19:14Parce qu'on pourrait se dire
19:15aujourd'hui quand même,
19:16Monique,
19:17qu'il y a la guerre en Iran,
19:19il y a la guerre aux portes
19:20de l'Europe,
19:20Russie,
19:21Ukraine,
19:21donc que c'est un sujet
19:22qui va parler
19:23à tout le monde aujourd'hui.
19:25Oui,
19:25mais ce ne sont plus
19:26les mêmes guerres.
19:28Avant,
19:29il n'y avait pas
19:30les histoires de bombes,
19:32il n'y avait pas
19:33tous ces problèmes.
19:34Évidemment,
19:35c'était du corps à corps,
19:37si je peux dire.
19:38Ce n'étaient pas du tout
19:39les mêmes guerres.
19:43je ne souhaite à personne,
19:44bien sûr,
19:45parce que je vous dis,
19:46même 80 ans après,
19:47vous vous souvenez de tout,
19:49parce que moi,
19:50bien des nuits,
19:51bon,
19:52ben là,
19:52en ce moment,
19:53ça va être ça,
19:54ça va être,
19:55toutes mes nuits vont être passées
19:56à entendre
19:57et à repasser tout ça.
19:59On allait à l'école
20:00avec les masques à gaz,
20:02on passait les nuits
20:03dans les caves,
20:05on a eu des bombardements,
20:06on a eu tout ça.
20:09Merci Monique
20:10pour ce témoignage.
20:11On va accueillir René
20:12qui nous appelle
20:12de Saint-Martin-Dominie.
20:14Bonjour.
20:15Bonjour.
20:16Alors,
20:17vous,
20:18ce 8 mai,
20:19je ne sais pas
20:20si vous vous rappelez,
20:21mais François Bayrou,
20:22il voulait le supprimer
20:23ce jour férié
20:24quand il était Premier ministre.
20:25Oui,
20:26je me rappelle très bien.
20:27oui,
20:27oui,
20:27oui.
20:28Non,
20:29non,
20:29non,
20:29il ne faut pas le supprimer.
20:31Le 8 mai,
20:32c'est quand même
20:33quelque chose
20:33qu'on a vécu.
20:35Non,
20:35ce n'est pas possible.
20:37Ben oui,
20:38vraiment,
20:39c'est lui qui a connu la guerre.
20:40Oui,
20:41qui a connu la guerre
20:42comme je l'ai connue
20:42parce qu'on était
20:44en plein dedans
20:44puisqu'on était
20:45sur le fond
20:46en Normandie.
20:48Donc voilà,
20:48les bombardements,
20:50tout ça,
20:51mais on ne peut pas
20:52se figurer vraiment
20:53pour l'avoir vécu,
20:54pour le vivre.
20:56C'est pas possible autrement.
20:58Et moi,
20:59je suis restée marquée
21:00par tout ça,
21:01malgré tout.
21:03Vous savez,
21:03j'ai vécu
21:04un bombardement
21:07aussitôt
21:07qu'ils ont été débarqués,
21:09je voyais
21:10des avions,
21:11je voyais
21:12des avions,
21:12je voyais
21:13des bombes tomber.
21:14Et quand on a dit
21:15le midi,
21:16c'était le matin
21:17de bonheur,
21:18le midi,
21:18voilà,
21:19telle et telle personne
21:20change dans le trou
21:21sous les bombes,
21:22ah,
21:22là,
21:23là,
21:23là,
21:23Mais on ne peut pas savoir.
21:25Il faut avoir vécu ça
21:27pour le connaître.
21:28C'est pas possible.
21:29Et justement,
21:30vous dites,
21:30vous,
21:31vous avez vu
21:32les bombes tomber,
21:33René ?
21:33Ah,
21:33j'ai vu les bombes
21:34tomber sur la ville
21:36à côté de chez nous.
21:37J'étais dehors,
21:38il était 8h du matin
21:40et j'ai vu les avions
21:41qui tournaient
21:42et j'ai dit,
21:42oh là là,
21:43et en effet,
21:44je voyais les bombes
21:45tomber
21:46et le midi,
21:47parce que malgré tout,
21:48on n'avait rien,
21:49pas de moyens
21:49de commencer à l'époque,
21:50même pas de difficulté.
21:52Les gens de cette ville-là
21:53commençaient à arriver
21:54dans le village
21:55et ils nous disaient,
21:57voilà,
21:57un tel,
21:57un tel,
21:58un tel,
21:58des gens tous les deux.
21:59On connaissait tous ces gens.
22:02Vous savez,
22:02c'est inimaginable,
22:05inimaginable.
22:06Moi,
22:07j'en pleure encore.
22:08Vous savez,
22:08quand je repense
22:10à ces choses-là.
22:13René,
22:13justement,
22:14vous dites,
22:14c'est très émouvant,
22:15vous dites,
22:15il faut l'avoir vécu,
22:16il faut l'avoir vu.
22:18Il faut avoir vu
22:19et vécu
22:20pour comprendre
22:21parce qu'autrement,
22:22non.
22:22Moi,
22:22je raconte à mes enfants,
22:24mes petits-enfants,
22:25mais voilà,
22:28non,
22:28il faut vraiment
22:29l'avoir vécu,
22:30je ne peux pas fouer
22:31pour savoir ce que c'est.
22:33Et comment il faudra faire,
22:34René,
22:34quand il n'y aura plus de témoins ?
22:35Ah,
22:36je me demande,
22:37il n'y en a plus
22:38beaucoup de témoins,
22:39il n'y en a plus
22:40beaucoup,
22:41vous savez,
22:42il aurait fallu
22:43que maintenant,
22:45qu'on se rémunisse
22:46nous tous encore
22:47et qu'on fasse
22:49quelque chose
22:50pour que la mémoire reste.
22:52Et non,
22:52la mémoire est partie,
22:54ça se voit bien.
22:54Quand on voit les jeunes,
22:56bah oui,
22:56comme vous voyez,
22:57ils ne savent pas,
22:57ils ne savent même pas
22:58pourquoi,
22:59qu'est-ce qu'on fait.
23:00Moi,
23:00c'est ça qui me fait mal au cœur,
23:02c'est quand on est au monument
23:03que je vois encore
23:04et encore des jeunes
23:05qui viennent quand même,
23:06malgré tout,
23:07il y en a quelques-uns.
23:08Mais ils,
23:08je me dis,
23:09ils ne savent pas
23:09ce qu'ils sont à faire là.
23:10Les parents,
23:11les jeunes parents
23:12ne sont même pas capables
23:13de leur expliquer.
23:14Donc voilà.
23:15Vous,
23:15votre mémoire,
23:16René,
23:16elle est intacte
23:17et vous continuez
23:17à transmettre
23:18à vos petits-enfants.
23:19On me dit ça,
23:19on me dit que j'ai une chance
23:21parce que j'ai bien
23:22de 95 ans,
23:23je vous dis,
23:24j'ai une mémoire formidable.
23:27René,
23:27vous avez déjà eu envie
23:28d'aller devant une classe
23:29peut-être pour transmettre
23:30pas seulement
23:30à vos petits-enfants ?
23:31Je suis allée
23:32dans l'année du débarquement,
23:34je suis allée
23:34à l'école de mon village
23:36où tous les enfants
23:37étaient là
23:38et je leur ai raconté.
23:40Je vous jure,
23:41ils me posent des questions,
23:42c'est incroyable.
23:44Je n'aurais jamais pensé.
23:46Donc ces commémorations,
23:47elles sont plus nécessaires
23:49que jamais encore aujourd'hui,
23:5080 ans après ?
23:51Moi, je trouve,
23:52il faudrait dans les écoles
23:53que quand les commémorations
23:55vont arriver,
23:56que les professeurs
23:58expliquent un peu,
23:59qu'ils le mettent un peu.
24:01Non, je sais bien,
24:02c'est affreux,
24:02il ne faut pas se remettre
24:03dans l'âme des enfants
24:05non plus.
24:06Mais quand même,
24:07c'est très important,
24:08très important.
24:09Et rendre la journée
24:10obligatoire le 11 novembre
24:12qui célèbre tous les morts
24:13pour la France,
24:14bonne idée ?
24:14Ah, mais aussi,
24:15aussi, le 11 novembre,
24:16vous savez,
24:17le 11 novembre,
24:17quand on a entendu raconter
24:19la guerre de 14-18,
24:20je peux vous dire
24:21qu'on sait
24:23que ce qui se passait.
24:24Ah, pas tout à fait.
24:27Moi, je dis,
24:28il ne faut pas oublier
24:29ces jours-là,
24:29c'est trop important.
24:31C'est triste
24:31de voir des enfants
24:32qui ne savent pas,
24:33qui ne connaissent pas
24:34le réflexe de France.
24:36Merci beaucoup, René,
24:37pour ce témoignage.
24:3913h27 sur RTL.
24:41Jean-Alphonse Richard
24:42nous a rejoint dans ce studio
24:43parce que c'est bientôt
24:44l'heure du crime.
24:45Bonjour, Jean-Alphonse.
24:46Bonjour, Vincent.
24:47Tout de suite,
24:48l'heure du crime,
24:49c'est à 14h.
24:49À 14h.
24:50Voilà.
24:50Avec aujourd'hui,
24:51une affaire...
24:52Au programme.
24:52Une affaire qui se...
24:53On va aller en Belgique.
24:54Jacqueline et Daniel Valmac,
24:5652 et 54 ans,
24:57ce sont deux sœurs,
24:58inséparables.
24:59Toutes deux mariées,
25:00elles ont des enfants
25:01le 25 décembre 2014.
25:03La famille les attend
25:04pour le repas de Noël.
25:06Pas de nouvelles,
25:06on va les retrouver
25:08carbonisées dans leur voiture.
25:09Elles ont été frappées
25:10et poignardées.
25:11Qui en voulait
25:12à Jacqueline et Daniel
25:14qui n'auraient pas fait
25:14de mal à une mouche ?
25:16Eh bien, c'est dans la famille
25:17qu'il va falloir aller chercher
25:18une grande famille
25:19et c'est là que se cacheraient
25:20les suspects.
25:21Les sœurs Valmac,
25:2345 minutes pour un massacre.
25:25Je vous retrouve à 14h
25:26dans l'heure du crime.
25:27À tout à l'heure.
25:2814h00.
25:28Merci, Jean-Alphonse.
25:29À tout à l'heure.
25:30Une courte pause
25:31et dans un instant,
25:32les auditeurs,
25:33vous avez la parole.
25:34On continue à parler
25:34du 8 mai.
25:37Encore un soir.
25:40Encore une heure.
25:41Le matin.
25:41Le midi.
25:43Encore une arme de bonheur.
25:46C'est RTL.
25:4912h30, 14h.
25:50RTL midi,
25:51les auditeurs ont la parole.
25:53Avec Vincent Derosier.
25:55Moi, je finis en 1938.
25:57Donc, je vais avoir bientôt
25:58la 88 ans.
25:59Nous, c'est obligatoire.
26:01Le 11 novembre,
26:02le 8 mai,
26:03toute l'école
26:03devait aller avec les maîtres
26:06fleurir.
26:06Le monument aux morts,
26:08tout ça, c'est perdu.
26:10Voilà, c'est le 81e anniversaire
26:13de la victoire de 1945.
26:15Tout cela est-il perdu ?
26:18Comme on vient de l'entendre,
26:19vous nous avez appelé
26:19au 3210.
26:20On va accueillir Didier.
26:21Bonjour Didier.
26:22Oui, bonjour Vincent.
26:24Je voudrais féliciter Nicolas,
26:26le jeune collègue,
26:28parce que c'est un sociétaire
26:29de l'émission,
26:29et le petit Simon.
26:31Voilà.
26:32Qui nous ont appelé du bus.
26:33Voilà, tout à fait.
26:34Et la dame, là,
26:35qui vient tout juste de parler.
26:36Vous savez,
26:36la Seconde Guerre mondiale,
26:37chez moi,
26:38c'est l'histoire
26:39de notre généalogie.
26:41Les bombes alliées
26:42sont tombées sur la gare
26:44de Sartrouville
26:44le 27 mai 1944
26:46et ils nous ont tué Bernard.
26:48Je vous répète
26:48ce que l'on m'a transmis.
26:50Vraiment,
26:50j'étais bien loin d'être né.
26:51Je suis né 20 ans après.
26:54Mais il ne faut pas oublier,
26:56non seulement pas oublier,
26:57mais il faut maintenir.
26:59Il faut en parler.
27:01Ce n'est pas,
27:02oh, ça va les choquer,
27:04ça va,
27:04on est dans le psy,
27:05le machin.
27:06Enfin,
27:07non, non, non.
27:07C'est la réalité.
27:08Il faut des enfants,
27:10des jeunes
27:10qui,
27:12que l'on fasse
27:13devenir capables
27:14de transmettre
27:15à leur tour.
27:17Ils ne savent pas
27:17ce que c'est
27:17qu'un relais
27:19en athlétisme.
27:20Pour l'histoire,
27:21c'est pareil.
27:21Vous avez salué Nicolas,
27:23prof d'histoire géo,
27:24comme collègue.
27:25Oui, à chaque fois qu'il intervient,
27:26quel que soit le sujet.
27:27Donc vous,
27:27vous êtes prof,
27:28vous êtes professeur également.
27:29J'ai enseigné le violon
27:30et l'éducation musicale.
27:31Mais quand on est professeur principal
27:33et je l'ai été,
27:34on coopère évidemment
27:35avec les collègues
27:36de toutes les matières.
27:37Et je vois le dévouement
27:39de mes collègues
27:40professeurs d'histoire.
27:41Je pense à une d'entre elles,
27:42est-elle encore de ce monde,
27:43qui faisait un jumelage
27:45avec la collègue d'Allemands.
27:48Du côté de Freiburg.
27:51Vous, avec vos élèves, Didier,
27:53vous avez vu une évolution,
27:54un oubli ?
27:55Alors, je suis retraité,
27:57mais il y a des jeunes,
27:58on en a plein la famille.
28:00Et dans le voisinage,
28:02une fois je parlais
28:03à l'un d'entre eux,
28:04il allait chercher son pain.
28:06Je ne sais pas,
28:06ça devait être vers le 11 novembre.
28:08Et puis,
28:10je lui ai dit au fait,
28:11il me dit,
28:11je vais au rue du Général de Gaulle,
28:13parce qu'il y a une générale
28:13au rue du Général de Gaulle.
28:14Et tu sais qui c'est ?
28:15Il me dit,
28:16je ne sais pas c'est qui.
28:18J'ai failli avoir une crise cardiaque.
28:20Vous lui avez expliqué ?
28:23Je crois que je lui fasse faire
28:24une année de troisième.
28:26Il y en a de CM2,
28:27il y en a de troisième,
28:27il y en a de première.
28:29Mais nos pauvres collègues,
28:31je pense à Nicolas,
28:31qui se donne un mal fou,
28:33comme j'aimerais que nous soyons ensemble
28:35dans la même équipe pédagogique.
28:37Mais nous travaillons
28:38au rythme des circulaires.
28:41Il y en a parfois trois
28:42dans l'année scolaire,
28:44s'il n'y en a pas plus.
28:46Il faut respecter la circulaire.
28:48Il y a quelques jours,
28:49à peine 15 jours je crois,
28:50pour la première guerre mondiale,
28:52qui est la pire boucherie
28:53de toute l'histoire de l'humanité.
28:54Je suis petit-fils de deux poilus,
28:58qui totalisent à eux deux
28:59neuf ans de guerre,
29:00neuf ans d'armée.
29:02Nous avons Bernard,
29:03qui est mort sous les bombes,
29:06les bombes alliées d'ailleurs.
29:08Et puis,
29:09un quotidien qu'on nous a raconté,
29:12ma grand-mère maternelle,
29:14qui allait faire ses courses,
29:15comme fait n'importe qui le matin,
29:16elle est revenue,
29:17parce qu'il y avait une patrouille allemande,
29:18elle a fermé les volets,
29:19les lumières et tout.
29:21Et ce sont des choses...
29:22À l'exode,
29:22toute ma famille maternelle
29:24était dans un village
29:25près de Vendôme,
29:27à Épied.
29:29Et ma famille paternelle
29:30était répartie entre Brest et l'Orient.
29:32Oui, vive la Bretagne.
29:35Et un historien,
29:37avec notre histoire généalogique,
29:39pourrait soutenir
29:40un master ou un doctorat
29:42sur l'occupation.
29:44Mais ça, il faut le parler.
29:46Écoutez, j'étais dans un supermarché
29:47il y a un mois à peu près.
29:49Je ne sais pas comment ça...
29:50Oui, il faisait la foire au vin.
29:52Et le jeune homme
29:53qui préparait ça,
29:54je lui ai dit,
29:54vous savez,
29:55ça me rappelle un chant
29:56« Quand Madelon vient nous servir à boire... »
30:00Mais ça, c'est pour le 11 novembre.
30:01Mais il a appris quelque chose.
30:04Et quelques jours plus tard,
30:06quand je suis revenu,
30:07vous savez ce qu'il m'a chanté ?
30:08Le chant des partisans.
30:10Il m'a dit,
30:10ça me rappelle
30:11ce que mon grand-père m'avait appris.
30:13Qu'est-ce qu'il faut faire
30:14d'après vous, Didier ?
30:15Il faut faire plus
30:15d'histoire à l'école,
30:16il faut...
30:17Oui, une heure de plus.
30:19Je suis professeur
30:19d'éducation musicale.
30:21Je vais être très franc.
30:21Là, je vais parler clash.
30:23Notre heure d'éducation musicale
30:24de la flûte avec au collège,
30:25ça ne vaut rien.
30:27Il faut faire de la musique
30:28dès l'école
30:28et puis faire ça autrement.
30:30Mais il faut rajouter
30:31une heure d'histoire.
30:33Et pas en enseignant
30:35par thème,
30:36mais par la chronologie.
30:38Écoutez,
30:39je suis originaire
30:40des Yvelines.
30:41Un jour,
30:41une collègue d'histoire
30:42avait posé la question
30:45citée à un ancien premier ministre.
30:46Elle n'avait pas cité...
30:47C'était dans la cinquième république.
30:49Mais il y a un gamin
30:50qui avait mis Colbert.
30:51Si vous savez,
30:51chez nous,
30:52dans les Yvelines,
30:53tout est royal,
30:53le roi en l'est,
30:54etc.
30:56Et il faut...
30:58l'histoire,
30:59c'est l'humanité en marche.
31:02Mais pour aller quelque part
31:06quand on fait une course
31:07de jeu de piste,
31:10il faut savoir d'où on vient.
31:13Merci Didier.
31:14Vous parliez du général de Gaulle.
31:15On va accueillir Monique
31:16qui habite à Caen.
31:18Bonjour Monique.
31:19Oui, bonjour.
31:20Vous avez 90 ans,
31:21vous avez assisté
31:22au défilé du général de Gaulle.
31:23Donc forcément,
31:24c'est commémorations,
31:25les Français qui oublient,
31:26qui ne savent pas.
31:27Ça doit vous attrister ?
31:28Ah oui, oui, oui.
31:29Énormément.
31:30Même dans la famille,
31:31personne n'en parle.
31:32Et je leur dis à chaque fois,
31:34bon, tel ou tel,
31:36moi j'étais là.
31:37J'étais...
31:38J'ai vu le général de Gaulle
31:39défiler.
31:40Mes parents,
31:40nous habitions
31:41avenue Victor Hugo
31:42Montreuil,
31:43sous bois.
31:44Et mes parents
31:45nous ont emmenés.
31:46On était quatre enfants,
31:48déjà.
31:49Et on est arrivés
31:51au défilé.
31:52Je l'ai vu passer.
31:54Et bon,
31:55je m'en souviens
31:56viendrai toujours.
31:59Toujours.
31:59Parce que nous avions vécu
32:02les bombardements.
32:03À Montreuil,
32:04sous bois,
32:04on a été sous les bombardements.
32:06On n'allait pas à l'école
32:07parce qu'il faisait d'abord
32:09trop glacial.
32:10On n'avait pas de chauffage
32:11dans les appartements.
32:12Maman nous laissait
32:12dans le lit
32:13parce qu'il faisait meilleur
32:15dans le lit.
32:16On avait plus chaud dans le lit
32:17que d'être dans la pièce.
32:19C'était glacial,
32:20pas de chauffage et tout.
32:22On a suivi,
32:22même la nourriture,
32:23on n'avait pas ce qu'il fallait.
32:25J'étais enfant,
32:27mais vraiment,
32:29la guerre,
32:29maintenant,
32:30je ne peux pas entendre ça.
32:33Je dis toujours,
32:35mais il faudrait qu'il reste
32:37deux hommes sur la terre
32:38et qu'ils se battront encore.
32:39c'est terrible.
32:40C'est terrible
32:41d'entendre la guerre partout.
32:44Vous, Monique,
32:45vous avez témoigné,
32:46vous avez raconté
32:47ces histoires ?
32:48Mais non,
32:49personne,
32:49parce que bon,
32:51moi dans ma famille,
32:52bon,
32:53quelquefois,
32:54je dis,
32:55bon,
32:55moi j'étais comme ça
32:56ce jour-là,
32:57j'étais ci,
32:57j'étais ça.
32:58Mais bon,
32:59ça ne détaille pas,
33:00on ne détaille pas.
33:01Ce n'est pas,
33:01non,
33:02ce n'est pas,
33:04enfin,
33:04c'est dommage.
33:06C'est des choses
33:07qu'on a subies,
33:08mais bon.
33:10Comment faire,
33:11Monique,
33:11quand il n'y aura plus
33:12de témoins comme vous
33:13qui avez vécu
33:13les bombardements,
33:14qui avez vécu
33:15cette période,
33:16ce 8 mai,
33:16Générale de Gaulle ?
33:19Je ne sais pas,
33:20je ne sais pas,
33:21parce que de quoi
33:21ils parleront,
33:22je ne sais pas.
33:23Ou alors,
33:23il faudrait que ce soit
33:24des belles choses,
33:25des bonnes choses,
33:26mais pas de la guerre,
33:27pas la guerre vraiment.
33:28Non,
33:30non,
33:30quand j'entends parler
33:31de guerre partout,
33:32partout maintenant
33:33dans le monde,
33:34les gens se battent,
33:37et c'est horrible.
33:40Enfin bon.
33:40Merci Monique
33:41pour ce témoignage.
33:42Geneviève également
33:43qui habite à Saint-Nazaire
33:44et qui nous a appelé
33:45au 3210.
33:47Bonjour Geneviève.
33:48Bonjour.
33:49Vous êtes inquiète,
33:51vous,
33:51de cet oubli généralisé
33:52de gens qui ne savent plus
33:53vraiment ce que
33:54chaque date veut dire ?
33:55Moi,
33:55je suis horrifiée.
33:57Horrifiée.
33:57En pensant à tous ces gens
33:59de l'autre bout du monde
34:00qui sont venus mourir
34:01chez nous
34:02pour juste qu'on soit libre,
34:04ce matin,
34:05j'ai vu un document
34:05sur les Ménanésiens
34:09et les Kaldosh
34:10en Nouvelle-Calédonie
34:11qui sont venus
34:13volontairement
34:13mourir
34:14chez nous.
34:15Ils ont
34:16mourir
34:16chez nous
34:17parce que
34:18ils avaient fait ce choix.
34:20Mais moi,
34:21j'ai été horrifiée
34:22que les...
34:22J'ai une histoire
34:23particulière
34:24parce que je suis née
34:25le 4 mai 1945
34:26en Tchécoslovaquie
34:27d'une maman
34:29déportée polonaise
34:30et d'un papa
34:31déporté français.
34:33Et j'ai toujours
34:35entendu parler...
34:36Quand j'étais petite,
34:37maman racontait
34:38des histoires
34:39amusantes
34:40comme par exemple
34:41voler des oeufs
34:42et les planquer
34:42sous les bras
34:43et puis lever les bras
34:44et puis que les oeufs
34:45ne tombent pas.
34:46Et après,
34:47elle a beaucoup parlé
34:48de ces temps terribles
34:51qu'elle a vécu.
34:52Et moi,
34:53qu'on oublie ça,
34:54ça me fait beaucoup de peine.
34:55Il faudrait que les enfants,
34:57que les instituteurs
34:58emmènent les enfants
35:00dans les grands cimetières
35:02parce que
35:03rien que par exemple
35:04les enfants d'origine
35:05nord-africaine
35:06leur montraient
35:07toutes ces tombes
35:08tournées vers la Mecque
35:09et les enfants d'Afrique
35:11regardaient tous ces gens
35:12qui sont venus
35:13mourir
35:14de chez eux
35:14pour nous,
35:15pour nous,
35:16pour que nous soyons libres,
35:18moi,
35:18je suis horrifiée.
35:20Les enfants qui ne savent pas,
35:21ce n'est pas possible.
35:22Ils ont des parents,
35:23ils ont des grands-parents.
35:25Comment ont vécu
35:26les arrière-grands-parents
35:27ou les grands-parents ?
35:27Peut-être qu'ils ne les ont plus,
35:28peut-être qu'ils n'ont pas,
35:30qu'ils ont mal vécu ailleurs
35:32ou qu'ils ne l'ont pas bien vécu,
35:35qu'ils n'en parlent pas.
35:36Voilà.
35:37C'est la question que je pose.
35:38Comment fait-on
35:39quand il n'y aura plus de témoins
35:41pour raconter ?
35:41Vous vous racontez
35:43des histoires en plus.
35:44Oui,
35:45moi,
35:45je raconte.
35:46Oui,
35:46je raconte parce que je connais
35:47ces histoires-là.
35:48Mais ils sont demandeurs,
35:50les enfants,
35:50parce que moi,
35:51mes enfants,
35:51mes petits-enfants
35:52sont au courant
35:52de notre histoire,
35:53bien sûr.
35:54Mais les enfants à côté
35:56ne savent pas.
35:57Et quand je leur parle
35:58de mon histoire,
35:59ils sont demandeurs.
36:01Ils sont demandeurs.
36:02J'ai raconté mon histoire
36:03à une famille turque
36:05qui a des petits-enfants
36:06qui habitent
36:07à coucher de chez moi,
36:09qui demandent,
36:10qui posent des questions.
36:11Donc,
36:11il y a bien quelque chose,
36:12il y a une demande quelque part.
36:13Il suffit d'amorcer,
36:15je pense.
36:15Il suffit d'amorcer
36:16la conversation.
36:18Lui dire,
36:19bon,
36:19ben voilà,
36:20ces gens-là sont là
36:21depuis très longtemps
36:22et ils m'appellent mamie.
36:23Voilà.
36:24Et c'est très,
36:25très agréable d'ailleurs
36:26parce que quelquefois,
36:27j'ai des bons petits plats
36:29et des bons gâteaux.
36:30Mais il faut provoquer
36:32la conversation.
36:33Je pense que c'est ça.
36:34Il faut provoquer
36:35la demande
36:37parce que moi aussi,
36:37je suis demandeuse
36:38de comment on vit ailleurs.
36:40Bien sûr,
36:40il faut être curieux.
36:42Voilà.
36:42C'est pas parce qu'on a 81 ans
36:44qu'on n'a pas besoin
36:44d'être curieux,
36:45bien au contraire.
36:46Et les gens sont demandeurs,
36:48je vous assure que oui.
36:49Les gens sont demandeurs.
36:50Et on vous croit, Geneviève.
36:51Pardon ?
36:51On vous croit, Geneviève,
36:53de la curiosité,
36:54du dialogue,
36:55transmettre
36:55et en plus,
36:56profiter de vos petits gâteaux.
36:57Merci beaucoup
36:59d'avoir appelé le 3210,
37:01d'avoir témoigné sur RTL.
37:02On a une courte pause
37:03et dans un instant,
37:04on va parler du concours Lépine.
37:05Si vous êtes inventeur,
37:06si vous avez des idées,
37:07appelez-nous.
37:08A tout de suite.
37:09Contactez-nous gratuitement
37:10via l'appli RTL
37:11ou au 3210.
37:1350 centimes la minute.
37:15Vincent Derosier.
37:16RTL midi.
37:17Les auditeurs ont la parole.
37:19À 13h44 sur RTL,
37:22le concours Lépine.
37:23C'est ce dimanche.
37:25Concours qui récompense,
37:26vous le savez,
37:26les inventions,
37:27c'est chaque année,
37:28porte de Versailles à Paris
37:29lors de la foire de Paris.
37:31Et on va accueillir Marie
37:33parce que Marie est la lauréate
37:34du concours 2025.
37:36Marie, bonjour.
37:37Vous, c'est un rouge à lèvres
37:38qui a changé votre vie.
37:41Exactement.
37:41Un rouge à lèvres
37:42complètement révolutionnaire.
37:44Racontez-nous.
37:45C'est un rouge à lèvres
37:47qui est personnalisé
37:49grâce à l'intelligence artificielle.
37:51Directement sur le site
37:52de Maison M Paris,
37:53on peut se prendre en photo.
37:55qui analyse toutes les caractéristiques physiques,
37:58donc la couleur de la peau,
37:59des yeux,
37:59des cheveux,
38:00pour recommander des teintes
38:01qui correspondent parfaitement
38:02à chaque personne.
38:03Et ce n'est pas tout
38:04parce que j'ai aussi inventé
38:06un rouge à lèvres
38:06qui réunit trois teintes
38:08dans un seul tube.
38:09Donc l'objectif,
38:09c'est qu'on ait plus qu'un seul rouge
38:11qui remplace toutes les collections
38:12qu'on peut avoir
38:13avec toutes les teintes,
38:15celles pour la journée,
38:16tout un seul tube.
38:18Et on a aussi
38:19une troisième innovation
38:20parce qu'on est le
38:21rouge à lèvres
38:22ici à allier
38:24un rouge à lèvres
38:24qui est à la fois
38:25longue tenue
38:25qui va être
38:26tout un très hydratant
38:28pour les lèvres.
38:29Et la grande proie,
38:29ça a été de faire tout ça
38:30qu'à aller vegan.
38:33On a une connexion
38:34un tout petit peu difficile
38:35avec vous Marie.
38:36Simplement donc,
38:37l'invention,
38:38le concours Lépines 2025,
38:39c'est on prend une photo
38:40et ça nous dit
38:41le rouge à lèvres
38:42qu'il faut utiliser.
38:42C'est ça ?
38:43C'est exactement ça.
38:45D'accord.
38:46Et vous avez en plus
38:46inventé un rouge à lèvres
38:47avec plusieurs teintes ?
38:50Exactement.
38:50Trois teintes
38:51dans un seul tube.
38:52Comment ça se passe
38:53le concours ?
38:53Parce qu'on entendait
38:55que c'était un moment
38:55très stressant
38:56pour tous les inventeurs,
38:57les créateurs ?
38:59Exactement.
38:59Oui, c'est un moment
39:00qui est très très fort.
39:01Déjà,
39:01on peut se confronter
39:02au public,
39:04aux différents visiteurs
39:05du concours
39:06et aussi aux experts,
39:08aux différents inventeurs
39:10qui vont venir examiner
39:11sous toutes les coutures
39:12l'innovation.
39:13Donc c'est un moment
39:14qui est très intense
39:15et puis aussi
39:15on est entouré
39:16d'inventeurs
39:17qui ont inventé
39:18des innovations
39:19qui sont grandioses
39:22et donc tout ça
39:24c'est beaucoup de pression
39:25mais c'est beaucoup de joie.
39:28Marie,
39:29est-ce que vous êtes avec nous ?
39:32On va tenter
39:33d'améliorer
39:33la connexion
39:34avec Marie
39:35et son rouge à lèvres
39:37révolutionnaire
39:38et on va accueillir
39:39Simon tout de suite.
39:41Bonjour Simon.
39:42Bonjour.
39:43Vous participez, vous,
39:44au concours cette année ?
39:45Dites-nous tout.
39:46Eh bien oui,
39:47cette année,
39:48on présente
39:48une colonne de douche
39:50qui est innovante
39:52parce qu'elle supprime
39:53le gaspillage d'eau
39:53en début de douche.
39:54Vous savez,
39:54ce moment où on ouvre
39:55le litigeur
39:56et on attend
39:57que l'autode arrive
39:57en laissant filer
40:00des dizaines
40:01de litres d'eau.
40:02Eh bien nous,
40:02on a inventé
40:03une colonne de douche
40:04qui permet
40:05de récupérer
40:06cette eau froide
40:07en début de douche
40:08et de l'utiliser
40:10ensuite comme
40:10de l'eau froide
40:11classique
40:11pendant votre douche.
40:13Donc du coup,
40:13vous allez faire
40:13des économies
40:14et ne plus
40:17d'offrir
40:17de gaspillage d'eau.
40:18Alors techniquement,
40:19comment ça marche
40:20cette récupération d'eau ?
40:22Eh bien lorsque vous appuyez
40:23sur le bouton
40:23qui est en façade
40:24de la colonne de douche,
40:25l'eau froide
40:25qui est contenue
40:26dans votre circuit
40:27d'eau chaude
40:27est renvoyée
40:29dans un réservoir
40:30à l'intérieur
40:31de la colonne.
40:32Dès que l'eau chaude
40:32est à température,
40:33vous avez un voyant vert
40:34qui va s'allumer.
40:35Commencez à prendre
40:36votre douche
40:36et on va
40:38pendant votre douche
40:39utiliser de l'eau froide
40:40qu'on a stockée
40:41comme de l'eau froide
40:42classique
40:42pour venir
40:43mitiser l'eau chaude
40:44et que vous ayez
40:45votre eau tiède.
40:46C'est le principe
40:47du saut intelligent,
40:48Simon, c'est ça ?
40:50C'est le principe
40:50du saut intelligent.
40:51C'est une colonne de douche
40:52qui s'installe
40:53à la place
40:54de votre mitigeur
40:54et qui va gérer
40:56toutes les contraintes
40:57qu'on n'a pas envie de gérer,
40:57c'est-à-dire remplir le saut,
40:59penser à aller le vider
41:00pour qu'il soit vide
41:01pour la douche d'après.
41:04Racontez-nous
41:05ce moment Simon
41:06où tout d'un coup
41:07il y a eu la petite graine
41:08qui a germé.
41:09Tiens, je vais faire
41:09une colonne de douche intelligente.
41:11C'était quand ?
41:12Eh bien c'était
41:13chez moi
41:14à un moment
41:14où vous attendez forcément
41:15que l'eau chaude arrive
41:16et lorsque j'ai mesuré
41:18le volume d'eau
41:19que je gaspillais par douche
41:20et que j'ai calculé
41:22pour ma famille
41:22de 4 personnes
41:23le volume d'eau
41:24que je doutais habituellement,
41:25j'ai pris conscience
41:26que j'étais l'équivalent
41:28d'une petite piscine
41:29en eau potable
41:30chaque année
41:31et je me suis dit
41:32que là il fallait
41:32faire quelque chose
41:33parce qu'on rentre
41:34dans une période
41:35où l'eau est une ressource
41:36de plus en plus rare
41:37et qu'il faut savoir préserver
41:39et donc du coup
41:40il fallait inventer
41:41cette colonne de douche
41:42qui permette
41:43de plus faire de gaspillage.
41:45Mais vous êtes ingénieur,
41:45Simon, vous travaillez là-dedans
41:47ou c'est arrivé vraiment
41:47comme ça ?
41:49Oui, je suis ingénieur,
41:50je suis inventeur,
41:54j'ai un parcours
41:55où j'ai déjà créé
41:56plusieurs entreprises
41:57sur des produits
41:57qui sont complètement diverses
41:59et innovants
42:00et voilà.
42:01Ah donc vous avez déjà
42:02d'autres inventions
42:03à votre actif ?
42:04C'est ça, c'est ça, c'est ça.
42:06J'ai déjà créé
42:06une borne anti-moustique
42:08qui permet de supprimer
42:09la nuisance du moustique
42:10sans utiliser
42:11de produits chimiques,
42:12une salle informatique mobile
42:14que les enseignants déplacent
42:15pour déployer dans la salle
42:17et passer du cours papier
42:19au cours numérique
42:20en un instant.
42:22Donc voilà, c'est...
42:23Ah, vous avez dû choisir
42:24donc là,
42:25entre toutes vos inventions
42:25pour savoir laquelle
42:26vous aviez présenté au Lépine ?
42:28Non, parce qu'en fait,
42:29j'ai commencé
42:30par la salle informatique
42:31puis ensuite,
42:32j'ai gardé de 2009
42:33à 2017
42:34où j'ai revendu l'entreprise
42:37pour le piège à Moustique.
42:39J'ai créé l'entreprise,
42:40j'ai cofondé l'entreprise
42:41en 2014
42:42et je suis sorti en 2022.
42:46Et donc là, maintenant,
42:47je présente
42:48et je commercialise
42:48cette nouvelle innovation,
42:51cette colonne de douche.
42:52Comment vous gérez, Simon,
42:53l'attente pour le Lépine,
42:55pour le concours ?
42:55Est-ce que les gens
42:56ont vu votre invention ?
42:57Comment vous appréhendez
42:58ce concours ?
43:00Eh bien, très bien.
43:01C'est vrai qu'il y a
43:03au démarrage du concours,
43:04on a l'université qui passe
43:06pour nous évaluer
43:07et répondre
43:09à toutes les questions
43:10qui peuvent se poser
43:11sur notre innovation.
43:12Là, aujourd'hui,
43:13on présente
43:14à toutes les personnes
43:16qui se présentent
43:17sur notre stand
43:17l'innovation.
43:18C'est très bien.
43:20Ça permet d'avoir
43:20des recueils
43:23sur leurs pressentiments.
43:24Est-ce que c'est quelque chose
43:25qui leur plaît ?
43:27Est-ce que le produit
43:28pourrait être amélioré ?
43:29Ils ont toujours
43:30beaucoup de remarques
43:31très pertinentes
43:32sur le produit.
43:34Certains, ils vont même
43:35de leur diagnostic
43:36et de leur pronostic.
43:38Et puis, on verra
43:41dimanche
43:41quelle sera
43:41la réponse du guéri
43:43et le solide.
43:45Allez, restez avec nous.
43:46Courte pause
43:47et dans un instant,
43:48on va continuer
43:49à parler d'invention.
43:50Peut-être que,
43:51comme vous,
43:51d'autres personnes
43:52ont eu la révélation
43:53sous la douche.
43:54On parle du concours
43:55Lépine encore
43:55dans un instant.
43:56A tout de suite.
44:01Merci d'écouter RTL.
44:10RTL, votre radio.
44:1412h30, 14h.
44:15RTL midi,
44:16les auditeurs ont la parole.
44:18Avec Vincent Derosier.
44:1913h54 sur RTL,
44:21on va accueillir Joël.
44:22On continue à parler
44:23des inventions
44:23et du concours Lépine.
44:25Joël, vous,
44:26vous avez inventé
44:27un système sonore
44:28pour que les aveugles
44:30puissent jouer
44:30au tennis
44:31et au padel.
44:32Racontez-nous.
44:33Oui, bonjour,
44:34Vincent.
44:34Merci beaucoup
44:35d'avoir sélectionné
44:35mon appel.
44:36Et puis, bravo
44:37pour le fait
44:37de reprendre
44:38comme ça
44:38à pied levé
44:39et l'émission.
44:40J'ai inventé,
44:42je suis prof de tennis,
44:43j'habite sur la région
44:45de Nice
44:45et j'ai rencontré
44:47un jeune homme
44:48qui s'appelait
44:48Guillaume Hervinier
44:49il y a une dizaine d'années
44:51qui avait importé
44:52le tennis,
44:53le blind tennis
44:54en France
44:54et j'ai eu l'occasion
44:56de le rencontrer
44:57et en les regardant jouer,
44:59je me suis aperçu
45:00que le seul souci
45:01qu'ils avaient,
45:02entre guillemets,
45:03c'était la balle
45:04qui existait
45:05à ce moment-là
45:05qui n'était pas,
45:07comment pourrait-je dire,
45:08avoir un vrai
45:09rebond
45:09et avait
45:10une seule rotation.
45:12Vous et moi
45:13en tant que voyants
45:13on aurait pu rectifier
45:14le tir
45:14mais eux
45:15en tant que malvoyants
45:16c'était vraiment
45:17très compliqué.
45:19Donc,
45:19je me suis réveillé
45:20un matin
45:21et je me suis dit
45:21il va falloir
45:22que je me penche
45:23sur ce petit souci.
45:25Après avoir fait
45:26beaucoup d'essais
45:27sur différentes
45:29manières
45:30de trouver,
45:30j'ai trouvé
45:31le bon principe
45:32qui fait que
45:33le système
45:34que j'ai avancé
45:35peut se mettre,
45:35moi je suis spécialiste
45:37dans le blind tennis
45:37et dans le blind paddle
45:39depuis un peu plus
45:40de 10 ans maintenant
45:41et que je développe
45:42ça en France,
45:42partout en France,
45:43j'étais le pionnier
45:44et au bout de 10 ans
45:46la fédération française
45:48de tennis
45:48commence à vouloir
45:50le mettre en place
45:51dans les clubs
45:51ce qui est vraiment
45:53absolument génial
45:53puisque je comptais
45:56faire venir
45:57au tennis
45:58environ
45:58100 000 personnes.
46:00Vous voulez dire
46:01que là votre invention
46:02ça y est
46:02elle est suivie
46:03les banques
46:03vous suivent
46:04ça va se mettre
46:05en place ?
46:06Alors les banques
46:06malheureusement
46:07personne ne me suit
46:08aujourd'hui
46:08parce que
46:09quand vous parlez
46:10d'un sujet
46:11bien particulier
46:12là c'est le monde
46:13du handicap
46:14c'est loin d'être
46:15simple déjà
46:15pour trouver
46:16la bonne personne
46:18pour rédiger
46:20le brevet
46:22ça a pris
46:22un petit peu de temps
46:23après les banques
46:24sont vraiment
46:24très très frileuses
46:25parce que là
46:26on part sur un sport
46:27pour des handicapés
46:28donc quand vous dites
46:29que vous allez faire
46:30jouer les aveugles
46:31au tennis
46:31dans un premier temps
46:32les gens rigolent
46:33d'accord
46:34parce que c'est pas
46:34très très connu
46:35mais après
46:37c'est vraiment
46:38c'est pas très simple
46:39donc le fait
46:40qu'aujourd'hui
46:40la fédération
46:42française de tennis
46:43je remercie
46:44monsieur Gilles Moreton
46:45en janvier dernier
46:47a fait un appel
46:48au club
46:49disant
46:49ben voilà
46:49est-ce que vous seriez
46:50intéressé par mettre
46:51le blind tennis en place
46:52effectivement
46:53moi maintenant
46:53je vais pouvoir
46:56maintenant
46:57je vais pouvoir développer
46:58mon invention
47:00merci beaucoup
47:01Joël
47:02les gens riaient au début
47:03et maintenant
47:03on commence à moins rire
47:05on vous écoute parler
47:06de votre invention
47:06on va accueillir Capucine
47:07parce que dans le journal
47:08de midi et demi
47:09vous avez peut-être entendu
47:10le témoignage
47:11du vainqueur du concours
47:13Lépine 2023
47:14et de ses roues
47:16spéciales
47:16pour fauteuil roulant
47:18Capucine
47:18bonjour
47:19bonjour
47:20vous vous êtes
47:22utilisatrice
47:22de cette invention
47:23justement
47:24oui tout à fait
47:25depuis quasiment
47:26un an et demi
47:26maintenant
47:27alors qu'est-ce que ça a changé
47:28dans votre vie
47:30ben tout en fait
47:31parce que déjà
47:32l'usage du fauteuil
47:33pour moi
47:33m'a redonné
47:34une autonomie
47:35que j'avais perdue
47:36sauf que j'ai été
47:37très vite limitée
47:38par des roues normales
47:39et j'ai eu la chance
47:41de rencontrer
47:42un prestataire
47:43de la marque épure
47:44et ben ça a tout changé
47:45si j'avais pas ces roues là
47:46je pourrais pas utiliser
47:47mon fauteuil
47:48et expliquez-nous
47:49la différence
47:50simplement
47:50entre des roues normales
47:52et cette invention
47:53la grosse différence
47:54c'est que
47:55il n'y a aucune force
47:56à mettre dans la roue
47:58alors on parle beaucoup
47:59du système de freinage
48:00qui est absolument parfait
48:01puisqu'il y a juste
48:01à appuyer un peu
48:02sur la main courante
48:04pour que la roue s'arrête
48:05mais en réalité
48:06ça va beaucoup plus loin
48:07que ça
48:07c'est que même
48:08dans la propulsion
48:08du fauteuil
48:09j'ai pas de force à mettre
48:11et du coup
48:11moi qui ai des gros problèmes
48:12avec mes mains
48:14ben en fait
48:15je peux l'utiliser
48:16tous les jours
48:16sans grande difficulté
48:18et en gros
48:20si j'avais pas ces roues là
48:21je pourrais pas utiliser
48:21des fauteuils
48:22et donc par conséquent
48:23je perdrais encore plus
48:24en autonomie
48:25Quand vous avez découvert
48:26cette invention
48:27vous saviez que c'était
48:28le concours Lépine ?
48:29Oui on en avait parlé
48:31parce que j'ai eu le droit
48:33à l'historique un petit peu
48:34et j'ai trouvé
48:35que c'était génial
48:35donc encore plus fière
48:38de pouvoir porter
48:41cette marque
48:43et puis de bénéficier
48:45de ce projet là
48:47Il y a d'autres
48:48d'autres inventions
48:49que vous suivez
48:50vous vous dites ça
48:50c'était dans la tête des gens
48:51et ça a changé ma vie
48:53en fait
48:53au quotidien
48:54en fauteuil roulant
48:56Est-ce que moi
48:57je vois d'autres inventions ?
48:59Oui c'est ça
48:59est-ce que vous continuez
49:00à vous dire
49:01qu'il y a peut-être
49:01d'autres choses
49:02qui pourraient changer
49:03votre vie au quotidien ?
49:04Il y a tellement de choses
49:05qui pourraient changer la vie
49:06des personnes en fauteuil
49:07et des personnes handicapées
49:09de manière générale
49:10que là comme ça
49:11j'ai pas une idée précise
49:13mais qu'il y ait des gens
49:14comme la marque est pure
49:16qui réfléchissent
49:17à ces concepts
49:18et qui les rendent possibles
49:21et accessibles
49:21et aujourd'hui
49:23on a quand même la chance
49:24que ces roues là
49:24soient même remboursées
49:26par la sécurité sociale
49:27c'est tout nouveau
49:28c'est vraiment
49:29pour nous
49:30ça change complètement
49:31quoi
49:31donc allez-y
49:33les inventeurs
49:33continuez à penser à nous
49:35on a besoin de vous
49:38merci Capucine
49:39le message est passé
49:40sur RTL
49:41merci à tous
49:42de nous avoir appelés
49:44aujourd'hui
49:45dans un instant
49:45c'est l'heure du crime
49:47Jean-Alphonse Richard
49:48est avec nous
49:49dans ce studio
49:49rappelez-nous
49:50le sommaire
49:51on va en Belgique
49:52avec deux sœurs assassinées
49:54c'est l'affaire
49:55des sœurs Valmac
49:56c'est tout de suite
49:5614h
49:57merci
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