- il y a 6 mois
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Vincent Parizot du 22 août 2025.
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00:00Vincent Parizeau, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:05Avec dans un instant toute l'info avec Antoine Cavallérou,
00:08mais ça va être à vous de jouer dans quelques minutes,
00:10de commenter l'actualité, d'argumenter.
00:13Alors on va parler du logement étudiant et des difficultés.
00:16Il manque plusieurs centaines de milliers de logements étudiants en France.
00:20C'est un casse-tête pour les parents qui doivent en plus se porter garant.
00:23Vous imaginez avec les prix du logement.
00:25Si c'est votre cas, vous n'hésitez pas, 30 de 10.
00:28On va revenir sur ce dont on parlait à l'instant,
00:30à savoir l'offensive de charme des dealers dans certains quartiers.
00:35Et puis bien sûr, ce mouvement du 10 septembre.
00:38Plus de 70% des Français le soutiennent.
00:42On est avec Nicolas. Bonjour Nicolas.
00:44Oui, bonjour.
00:45C'est votre cas. Vous faites partie de ces Français qui soutiennent le mouvement
00:48On bloque tout le 10 septembre ?
00:50Ah oui, tout à fait, mais apolitique.
00:51Il faut que ce soit un mouvement apolitique.
00:54Et j'ai une grande idée à donner tout à l'heure aux auditeurs.
00:57Eh bien, vous la gardez sous le coude.
01:00Et on vous prend évidemment en direct dans quelques minutes
01:02pour nous donner cette grande idée.
01:05On a hâte.
01:06En attendant, un grand journal.
01:08Signé Antoine Cavallero.
01:09Bonjour Antoine.
01:09Bonjour Vincent. Bonjour à tous.
01:11Avec à la une l'affaire Jean-Port Manov.
01:13On apprend que les gendarmes s'étaient rendus sur place.
01:16Sur les lieux du tournage, à trois reprises,
01:17ils sont venus toquer à la porte des streamers
01:20qui s'amusaient à humilier, à rouer de coup le vidéaste.
01:23L'affaire fait également réagir la classe politique.
01:26Elle appelle à sévir contre les plateformes.
01:29Dans ce journal également, la famine officiellement déclarée à Gaza,
01:34les incendies monstres en Espagne,
01:36la quête toujours plus difficile d'un logement étudiant,
01:39et puis le retour du roi d'Europe au Parc des Princes.
01:42Le PSG présente ce soir tous ses trophées.
01:45Comment un public peut regarder ces actes de barbarie ?
01:51Vous l'avez entendu ce matin sur RTL,
01:53c'était le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau.
01:55Il condamne fermement l'affaire Jean-Port Manov.
01:59La mort de ce streamer, de ce vidéaste,
02:01humilié, tabassé en direct sur la plateforme Kik.
02:04Selon l'autopsie, les coups ne sont pas responsables du décès.
02:07L'origine est médicale ou toxicologique.
02:10Il n'empêche, bonjour Thomas Becker.
02:12Bonjour.
02:12Le ministre de l'Intérieur le dit,
02:14Internet n'est pas une zone de non-droit.
02:16Les politiques en sont nombreux à pointer du doigt les plateformes.
02:19Oui, viser les plateformes, c'est une attaque,
02:22mais c'est aussi et surtout une riposte.
02:24Clara Chappaz, ministre déléguée à l'intelligence artificielle et au numérique,
02:28en a même fait sa ligne de défense,
02:30accusée d'inaction par des membres du PS et des Insoumis.
02:33Après les premières alertes sur la chaîne de Jean-Port Manov en décembre 2024,
02:37elle assure que l'affaire a été prise au sérieux,
02:39mais déplore le manque de moyens face aux géants du numérique au micro de BFM TV.
02:44La dernière des responsabilités, c'est bien sûr celle de la plateforme.
02:46200 000 personnes qui suivaient cette chaîne et qui payaient ces 5 euros par mois,
02:50à peu près 5 dollars par mois, de pouvoir avoir accès à ce contenu quand on veut suivre la personne.
02:55Il y avait 200 000 personnes qui suivaient cette chaîne.
02:58Ça fait un million d'euros.
02:59Mais la question, c'est comment convaincre ces plateformes, pour la plupart extra-européennes,
03:04de s'autocontrôler en quelque sorte, en renonçant à ce qui fait leur succès ?
03:08Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, demande à l'ARCOM de jouer son rôle de gendarme du numérique.
03:13L'ARCOM a une responsabilité particulière.
03:17On doit trouver les moyens pour faire en sorte que ces plateformes, y compris étrangères,
03:22soient mises devant leur responsabilité.
03:24Le ministre de l'Intérieur, au micro RTL de Julien Fautra, la classe politique française a trouvé un ennemi.
03:31Mais la lutte contre ces plateformes, notamment depuis le Covid,
03:34a plutôt lieu à Bruxelles ou Strasbourg, sous l'impulsion de l'Union Européenne.
03:38Thomas Becker, du service politique de RTL.
03:41Et puis dans cette affaire, Antoine, on apprend maintenant que des gendarmes se sont rendus sur le lieu de tournage,
03:46il n'y a pas très longtemps.
03:47À deux reprises, quelques jours seulement avant le décès.
03:51C'est une enquête de Mediapart qui nous l'apprend.
03:53Bonjour Vincent Danilo.
03:54Bonjour.
03:54Les gendarmes n'ont rien pu faire pour arrêter la diffusion en direct des sévices.
04:00Sur le direct, on voit Jean Portmanov et son acolyte Naruto jouer à un jeu vidéo.
04:04Puis la vidéo se coupe.
04:05On entend alors les gendarmes expliquer qu'un des spectateurs leur a dit de venir,
04:08mais sur place, rien à signaler.
04:11Les gendarmes demandent alors que les hommes fassent de la sensibilisation auprès de leurs spectateurs
04:14pour ne pas les déranger pour rien.
04:16Sauf que le lendemain matin, rebelote.
04:18La vidéo continue de tourner.
04:19On voit les quatre hommes dormir ensemble, dont Jean Portmanov.
04:22Il est sept heures, quand les gendarmes reviennent.
04:24Bonjour.
04:25Naruto.
04:26Gendar.
04:26Bonjour.
04:27Bonjour plutôt.
04:28Hier soir, les gendarmes sont passés.
04:29Si.
04:30Enfin, c'est pas possible.
04:30C'est eux, non.
04:31Il faudrait reprises dans le style.
04:32Les hommes s'exécutent, puis l'un des principaux animateurs de la vidéo demande aux gendarmes
04:37le motif de leur visite.
04:38L'un d'eux lui répond, je cite, que la veille, les fichiers ne marchaient pas, puis ils s'en vont.
04:43Et Vincent, ce n'était pas la première fois que les gendarmes se rendaient sur place.
04:47Oui, il y a un mois déjà, les animateurs du direct avaient mis Jean Portmanov dans le coffre
04:51d'une voiture, puis fait des tours dans le quartier.
04:53Et les gendarmes étaient arrivés quelques heures après.
04:55C'est un spectateur qui avait alors informé la gendarmerie lancale de ce qu'il se passait.
05:08Vincent Danilo et la rédaction de RTL a contacté la gendarmerie pour l'heure.
05:12Elle ne souhaite pas communiquer.
05:14Elle rappelle qu'une enquête est en cours.
05:17Une information RTL, les gardes à vue sont prolongés.
05:20Dans l'affaire des corps découverts dans la Seine, deux hommes sont entendus,
05:25quatre dépouilles retrouvées, on le rappelle, il y a dix jours, a choisi le roi.
05:28Et puis pour la première fois au Moyen-Orient, la famine est déclarée.
05:31Une famine est en cours à Gaza.
05:34Le mot est employé officiellement par l'ONU.
05:37Selon les Nations Unies, 500 000 personnes se trouvent dans un état catastrophique.
05:41Cette famine aurait pu être évitée sans l'obstruction systématique d'Israël.
05:46C'est ce que dit l'ONU, c'est ce que dit Tom Fletcher,
05:49responsable de la coordination des affaires humanitaires.
05:52C'est une famine que nous aurions pu éviter.
05:56C'est une famine qui frappe en premier les plus vulnérables.
05:59Chacun porte un nom, chacune a une histoire.
06:03Cela prive les gens de leur dignité avant de les priver de la vie.
06:06Cela oblige un parent à choisir quel enfant nourrir.
06:09Cela oblige des gens à risquer leur vie pour se nourrir.
06:13C'est une famine en 2025.
06:15Une famine du 21e siècle.
06:17Elle est surveillée par des drones et la technologie militaire la plus avancée de l'histoire.
06:23Il s'agit d'une famine ouvertement promue par certains dirigeants israéliens comme une arme de guerre.
06:32Et de son côté, Israël rejette vigoureusement ses accusations pour le gouvernement israélien.
06:37Il n'y a tout simplement pas de famine à Gaza.
06:40Je cite, cette annonce est fondée sur les mensonges du Hamas.
06:43Israël qui, par ailleurs, menace de détruire la ville de Gaza.
06:47Le ministre israélien de la Défense exige du Hamas qu'il accepte les conditions d'une trêve,
06:51à savoir son désarmement et la libération des otages.
06:55Allez, direction l'Espagne maintenant.
06:56L'Espagne où les incendies sont toujours incontrôlables.
06:59400 000 hectares brûlés depuis le début de l'année.
07:02C'est l'équivalent de la superficie des Pyrénées-Orientales.
07:06Les feux ont déjà fait 4 morts.
07:08Aurélie Chameroy, vous êtes la correspondante de RTL en Espagne.
07:11Envoyée spéciale en Castille et Léone, dans le nord du pays, en direct de Luiso.
07:16Bonjour.
07:17Bonjour.
07:17La situation est particulièrement inquiétante.
07:20Ce vendredi, de nombreux brasiers sont ravivés.
07:23Oui, de nouveaux foyers se sont déclarés cette nuit.
07:26Un méga incendie que l'on pensait maîtriser à quelques kilomètres d'ici s'est ravivé.
07:30Les pompiers et les militaires que j'ai rencontrés sont assez résignés.
07:34Ça prendra du temps.
07:35Jamais ils n'ont vu une telle vague d'incendies.
07:37Certains sont actifs depuis 11 jours.
07:40Et puis, vous l'avez dit, le plus impressionnant, c'est la superficie brûlée.
07:43Je suis actuellement dans le hameau de Luiso.
07:45Et pour arriver ici, j'ai roulé pendant une heure dans un paysage complètement calciné.
07:50On est au cœur d'un parc naturel très vallonné,
07:53avec normalement des collines verdoyantes qui s'enchaînent sur des kilomètres.
07:56Un petit paradis très apprécié des touristes espagnols.
08:0024 des 27 maisons sont complètement détruites.
08:03Seuls quelques bouts de murs persistent et certaines maisons fument encore.
08:06Ici, comme dans beaucoup d'autres zones affectées,
08:09les habitants ont utilisé les moyens du bord.
08:11Faute de pompiers, dépêchés sur place.
08:13Ça n'a pas été suffisant.
08:15Aurélie Chameroy en direct de Castille et Léon.
08:18Envoyée spéciale de RTL sur les incendies monstres en Espagne.
08:21On rappelle ce chiffre impressionnant dans l'Union Européenne.
08:24Depuis le début de l'année, un million d'hectares ravagés par les feux.
08:27Et puis on va en parler tout à l'heure avec les auditeurs d'RTL.
08:31On vous attend, notamment si vous êtes parent de jeunes adultes et que vous vous arrachez des cheveux en ce moment.
08:37La mission quasi impossible de trouver un logement étudiant.
08:41Tous les ans, c'est la même histoire.
08:42Les rendez-vous à 100 personnes pour louer un 15 mètres carrés sous les toits.
08:45Les dossiers recalés par les agences immobilières.
08:49Selon un rapport sénatorial en 2023, il manquait 250 000 logements étudiants pour répondre à la demande.
08:54C'est particulièrement vrai dans les grandes villes, comme à Bordeaux.
08:58Reportage Philippe Demaria.
08:59Au premier étage d'une maison de ville, Guillaume enchaîne les visites.
09:02Pour ce T2, le bien n'est même pas passé en annonce, pas besoin.
09:06Il partira dans les 24 heures.
09:08Voilà, c'est un appartement qui est très sympa.
09:09Comme vous l'avez vu, il est travaillé en off pour l'instant.
09:12On ne l'a pas encore publié.
09:13Au vu de la recherche des logements étudiants sur Bordeaux,
09:17dès qu'on publie, on se fait harceler.
09:20Béatrice et sa fille Bérénice arrivent de Vendée.
09:22Elles avaient trouvé un studio à distance, mais c'était une arnaque.
09:26Le soi-disant propriétaire leur a réclamé 1800 euros avant de visiter.
09:31Elles ont donc fait le déplacement.
09:32C'est difficile.
09:34En fait, c'est qu'il y a beaucoup de monde partout.
09:35La recherche est très dense, ça va très très vite.
09:37Sandra va aussi visiter.
09:39Elle doit absolument reloger sa fille qui habite dans un studio insalubre.
09:44Envahie de cafards, voilà, si vous voulez savoir.
09:46Ah d'accord.
09:47Donc il y a ce type de produit aussi sur Bordeaux ?
09:49Bah, du fait de voisinage indélicat.
09:52Elle paye combien ?
09:53650.
09:54Avec les cafards ?
09:55Avec les cafards.
09:56C'est invivable, elle a fui, elle est chez une copine.
09:58Bordeaux ne construit pas assez de petits logements.
10:01D'ici 2030, la ville accueillera 130 000 étudiants.
10:05Il va falloir pousser les murs pour parvenir à loger tout le monde.
10:08Le reportage de Philippe Demaria à Bordeaux pour RTL.
10:12Et on attend vos témoignages, notamment de parents qui doivent payer,
10:16mais aussi se porter caution.
10:17C'est souvent un casse-tête avec des prix d'immobilier rédhibitoires.
10:20Alors on va en parler au 3210, vous l'avez compris, les sujets sont nombreux,
10:24comme les dealers qui font dans le social, on en a parlé avec notre invité,
10:29comme le mouvement du 10 septembre, ou encore l'affaire Jean Portmanov,
10:32qu'on évoquait à l'instant avec ce nouvel élément,
10:34à savoir les visites des gendarmes à plusieurs reprises avant le drame.
10:40Cela dit, dans l'actualité, il y a aussi du sport, il y a aussi du foot,
10:44et il y a aussi le PSG qui retrouve son écrin.
10:46Trois mois après le sacre en Ligue des Champions,
10:49les Parisiens retrouvent le Parc des Princes ce soir.
10:51Ils affrontent Angers, match d'ouverture de la deuxième journée de Ligue 1.
10:54Ils vont présenter leurs cinq trophées de la saison dernière,
10:58entre autres la Coupe aux Grandes Oreilles, mais aussi la Super Coupe d'Europe.
11:01Dans les esprits, il y a aussi la course au Ballon d'Or.
11:04Ousmane Dembelle est donné favori.
11:06Le coach, Louis-Henriquet, pense qu'il peut aller encore plus loin cette saison, encore plus haut.
11:11Je pense que cette saison pour Ousmane, c'est un challenge,
11:15parce que l'année dernière, ça a été une année incroyable,
11:19et je suis convaincu qu'il peut améliorer son performance, sans aucun doute.
11:25Je pense qu'il a le niveau, pour nous c'est un joueur très important,
11:30il a de la qualité, non seulement offensif, mais aussi défensif,
11:33et je le fais toujours avec la souris.
11:37Je suis content et j'espère que cette année soit encore mieux pour lui et pour l'équipe.
11:43Louis-Henriquet avec Philippe Sanfourche, PSG Angers.
11:47Match à vivre dans RTL Foot à partir de 20h, coup d'envoi 20h45.
11:51Merci Antoine Cavallero.
11:53Tout est trop complet, il nous reste la météo.
11:56Du beau temps pour toutes celles et ceux qui sont sur la route en ce moment,
11:59le plus souvent sur la route des retours, même s'il y en a qui partent.
12:04Effectivement, et c'est du beau temps, oui, mais pas un ciel tout bleu,
12:07il y a quand même quelques passages nuageux, surtout dans le sud-ouest,
12:10où on ne pourra pas exclure une averse entre le sud de la Garonne et les Pyrénées.
12:14Même chose sur les reliefs de l'Est, entre le Jura, les Alpes et la montagne Corse,
12:19quelques averses, voire quelques coups de tonnerre en fin de journée,
12:21sinon c'est donc un temps sec avec de belles périodes ensoleillées,
12:25notamment sur la côte normande d'ailleurs, jusqu'au Boulonnais,
12:28mais aussi entre le Val-de-Loire, la Champagne et la Lorraine,
12:30là ce sera vraiment très ensoleillé, les nuages seront encore plus discrets qu'ailleurs.
12:34Les températures, 20 à 26 degrés en général, c'est un peu frais pour la saison,
12:3921 à Lille, 22 à Paris, 25 à Lyon et à Bordeaux,
12:42mais quand même 27 à 31 degrés près de la Méditerranée,
12:46oui, mais c'est sous le vent, le Mistral et la Tramontagne qui soufflent,
12:49jusqu'à 70 km à l'heure en rafale.
12:51Merci Anthony, soyez prudents évidemment sur la route et patients,
12:55l'essentiel est d'arriver une courte pause et puis on vous retrouve avec Nicolas Rhin
13:01qui nous a fait un petit coucou déjà à 13h.
13:04On va commencer par parler de ce mouvement du 10 septembre,
13:07soutenu par deux Français sur trois.
13:10A tout de suite.
13:10Je suis ravi de vous accompagner encore aujourd'hui jusqu'à 14h,
13:28mais vous le savez, à partir de lundi, ce sera la grille de rentrée d'RTL
13:32et c'est Amandine Bégaud que vous retrouverez à cette place à partir de 12h30.
13:38En attendant, on retrouve notre ami Nicolas pour évoquer cette journée du 10 septembre,
13:44cet appel à tout bloquer et ce sondage réalisé pour RTL par Toluna Harris Interactive
13:50qui montre que deux Français sur trois soulignent le mouvement.
13:54Alors on vous retrouve Nicolas, rebonjour.
13:57Oui, rebonjour.
13:58Vous nous disiez, moi je soutiens le mouvement à condition que ce soit apolitique
14:02et vous m'avez même fait cette annonce alléchante.
14:05J'ai une grande proposition à faire pour que ça le reste, la politique.
14:09Oui, tout à fait.
14:10Donc je vais demander aux auditeurs d'être très attentifs.
14:12Allons-y.
14:13Justement, je voulais dire pourquoi je soutenais ce mouvement.
14:15Oui.
14:17Ce n'est pas, contrairement à ce qu'on pense,
14:19ces deux jours fériés qui gênent tout le monde.
14:22Ça, c'est la goutte qui fait déborder le vase.
14:23Il y a trop longtemps que ça dure.
14:24Ça suffit, ce système.
14:27Quand on voit les retraites,
14:29et je crois que ça date de ce moment-là surtout,
14:32les retraites, on repousse les retraites continuellement.
14:34Un député fait deux mandats, donc il travaille dix ans,
14:36il a sa retraite à plein temps.
14:38Ce n'est pas normal.
14:39On a des économies à faire.
14:41Effectivement, on est dans un triste état au niveau économique,
14:44mais c'est quand même dû au choix des élus.
14:47C'est aux élus, c'est eux qui ont fait ces choix-là,
14:49c'est eux qui ont voté.
14:50Pourquoi ils ne s'entraînent pas d'abord à eux-mêmes ?
14:52Moi, je veux dire que le déficit, il est le fruit de choix politiques
14:57qui ont été faits ces dernières années.
15:00Oui, de tous bords.
15:01D'ailleurs, la preuve, on est en inflation depuis pas mal de mois maintenant.
15:06Ça n'a pas empêché les députés, tous partis confondus,
15:10de droite, de gauche, d'extrême droite et d'extrême gauche,
15:12de se voter une augmentation de 300 euros tous les mois
15:14et les sénateurs 700 euros tous les mois.
15:17Moi, je suis prêt à faire don de jours fériés.
15:22Mais avant, il faut que les politiques reviennent sur ça.
15:24Qu'ils suppriment leurs 300 euros, qu'ils suppriment leurs 700 euros.
15:27Il faut savoir qu'en France, et c'est votre ami Julien Courbet
15:29qui a fait une émission au mois de mai sur M6.
15:32Regardez-la, chers auditeurs, regardez-la sur Ripley.
15:34Ça ne va pas, effectivement, moi je relais cet appareil.
15:37Allez regarder d'autres amis Julien.
15:39Il faut savoir qu'on a encore 16 premiers ministres en vie en France, tant mieux pour eux.
15:43La plus âgée, c'est Mme Cresson.
15:44Elle a arrêté la vie publique en 1986.
15:47Depuis 1986, tous les ans, on lui donne 330 000 euros.
15:51Et ils sont 16 premiers ministres et ce n'était pas la plus chère payée.
15:53Ce sont des millions d'euros qu'on donne tous les ans.
15:56Alors, je vous arrête un instant Nicolas.
15:58C'est effectivement, symboliquement, extrêmement fort ce que vous nous dites.
16:02Mais sur le fond, c'est-à-dire, par rapport à la somme dont on a besoin de retrouver,
16:1140 milliards, c'est une goutte d'eau, on est d'accord ?
16:14Non, si c'est une goutte d'eau, les 300 euros par mois des députés,
16:17moi dans ce cas-là, qu'on ne vienne pas me ponctionner de deux jours
16:19qui vont me coûter à peu près 150 euros pour l'année.
16:21Mais ça rapporterait, je crois que...
16:24Les 300 euros, les 700 euros, c'est déjà 5 millions d'euros tous les ans.
16:27Mais c'est rien, 5 millions, par rapport à 4 milliards que représenterait...
16:31C'est le logiciel que l'État a commandé il y a deux ans pour gérer nos impôts.
16:35C'est un logiciel qui ne marche pas.
16:37Il ne fonctionne pas.
16:38L'État le reconnaît.
16:39Ça a coûté 2 milliards.
16:412 milliards, déjà.
16:42C'est un 20ème de la somme qu'on recherche.
16:44Il y a eu des bugs au départ, mais aujourd'hui, il n'y a pas de problème, je crois.
16:49Ce n'est pas le même logiciel.
16:52Non, mais ça, effectivement, on est...
16:54Alors, votre proposition, c'est quoi ?
16:56C'est que les politiques, les parlementaires montrent l'exemple ?
17:00Je suis d'accord avec l'économie, je suis d'accord avec lui.
17:02Je suis d'accord avec lui, et tous les Français sont d'accord.
17:04Il faut faire des économies, on est mal emprunt.
17:06M. Bayrou a été à une sépulture de la femme de M. Arthur dans le sud de Mayenne.
17:09Il y a une dizaine de jours, il est venu avec 14 voitures.
17:1314 voitures, on peut mettre 3 personnes derrière.
17:15Vous allez me faire croire qu'il va être protégé par 42 personnes ?
17:19Vous voulez, c'est intéressant, parce que, Nicolas, vous nous dites,
17:22rien ne sera acceptable par les Français, tant que l'État n'aura pas ralenti son train de vie.
17:28C'est primordial, c'est primordial.
17:29Ralentir son train de vie.
17:30Moi, je suis prêt, même à ce qu'on me prenne 3 jours fériés, s'il faut.
17:33Bon, M. Bayrou en a annoncé 2 pour être sûr de pouvoir en supprimer 1.
17:35On connaît les systèmes politiques, mais on est en train de...
17:37L'État doit absolument ralentir son train de vie.
17:41Et il y a des mesures symboliques qui, peut-être, ne rapporteront pas grand-chose,
17:45mais qui aideront à faire passer la pilule.
17:48Un mur s'est fait de plusieurs briques.
17:50Moi, je ne vais pas donner toutes les briques.
17:51Et les Français, le peuple non plus.
17:53Les politiques doivent montrer l'exemple.
17:55C'est ce ras-le-bol...
17:56Alors, il y a un petit peu d'anti-parlementarisme dans tout ça.
17:59Pour ne pas dire...
18:01Je vais lâcher le mot, mais c'est parce que je veux faire un peu la vodka du diable.
18:05C'est aussi pour ça qu'on est là, pour dialoguer.
18:10Il y a un petit peu d'anti-parlementarisme, pour ne pas dire d'un peu de poujadisme,
18:15de populisme dans ce que vous dites, ou pas du tout.
18:19Ou, au contraire, vous dites, attention, regardons bien les choses par rapport à d'autres démocraties.
18:26Allons dans le nord de l'Europe, par exemple, où la pratique du pouvoir est beaucoup plus humble.
18:31Voilà.
18:31Regardez M. Charles de Gaulle, qui payait ses frais, ses aliments et tout ça.
18:36Avec sa facture d'électricité.
18:37Avec sa carte bancaire, il n'y en avait pas, mais qui payait lui-même.
18:40Et donc, mon idée, pour ne pas être confondu avec les black box,
18:44et puis pour ne pas non plus paraître un mouvement très très dur, pour être pacifiste.
18:49Je parlais d'un chiffon rouge, mais non, je vais partir sur du blanc.
18:52Qu'on soit tous avec un haut blanc, un vêtement blanc, ce jour du 10 septembre.
18:57Pour montrer qu'on le soutient.
19:01Comme à l'époque, on mettait...
19:02Voilà, pour ne pas être confondu avec les black box.
19:03Et comme ça, nos chers politiques ne vont pas pouvoir dire,
19:06ce sont les manifestants qui cassaient.
19:08Je crois qu'entre le blanc et le noir, nos CRS et nos policiers pourront faire la différence quand même.
19:12On va faire comme les soirées d'Eddie Barclay, on va s'habiller en blanc.
19:16Oui, oui, un haut blanc.
19:17Un haut blanc.
19:17Et puis ceux qui ne peuvent pas manifester, qu'ils en profitent,
19:20qu'ils mettent un petit chiffon blanc en haut de leur antenne de voiture,
19:23ou au portail des voitures.
19:24Il faut que les politiques, quels que soient les partis,
19:26je rappelle bien tous les partis politiques,
19:28se rendent bien compte que ce n'est plus un fossé qu'il y a entre les politiques et le peuple français.
19:34C'est une abîme.
19:35Et là, il faut que tout le monde se mobilise.
19:37Eh bien, je l'ai dit, effectivement, c'était...
19:39Tous les auditeurs ont passé le message à leurs amis, à leurs voisins.
19:41Voilà, c'est fait, vous l'avez fait, effectivement.
19:43Grande proposition, vous aviez raison de le faire.
19:46En tout cas, inciter l'État à réduire son train de vie
19:49et marquer par un chiffon blanc ou un haut blanc le 10 septembre son soutien à ce mouvement.
19:58Merci Nicolas.
20:00On vous souhaite une bonne journée d'ici là.
20:01Alors, vous êtes nombreux, très nombreux à vouloir réagir.
20:06Tout le monde n'est pas d'accord avec ce mouvement.
20:09J'accueille Franck.
20:10L'histoire.
20:12Bonjour Franck.
20:12Bonjour Vincent.
20:13Bonjour les auditeurs.
20:14Et même bonjour à Nicolas avant moi.
20:16Il fait erreur, et je pourrais le contredire,
20:19mais parce qu'il a fait des erreurs sur la retraite des députés et sur Mme Cresson.
20:22Mais bon, bref.
20:24Des erreurs sur les chiffres.
20:28Allons-y, notamment sur Mme Cresson.
20:30Elle n'a pas arrêté la politique en 1986, puisqu'après elle a été commissaire européenne,
20:35elle a été députée européenne, et elle a été première ministre.
20:37Mais elle touche toujours cette...
20:39Mais elle a son avantage d'avoir un chauffeur, une voiture,
20:43et avoir sa retraite de première ministre et de parlementaire.
20:46Ça, elle l'a toujours, effectivement.
20:47On pourrait imaginer qu'au bout de 20 ans...
20:51Peut-être, c'est dégressif, mais bon, pourquoi pas.
20:54Et après, les députés, depuis 2018, c'est une réforme du président de Rugy,
20:58qui était à l'Assemblée nationale.
21:00Les députés, s'ils font 5 ans, ils cotisent pour 5 ans.
21:02Ok, ils ont 7000 euros, par exemple, d'indemnité de retraite.
21:06Oui, mais au bout de 2 mandats, au bout de 2 mandats...
21:10C'est une majoration.
21:11Mais en tout cas, les députés, avant 2018,
21:14quand ils faisaient un mandat, ils cotisaient pour 2 mandats.
21:16C'est-à-dire qu'ils faisaient un mandat de 5 ans,
21:18c'est comme s'ils avaient cotisé pour 3 mandats ou 4 mandats,
21:21ils avaient fait 40 ans.
21:22Donc, vous avez raison de souligner, Franck,
21:25et j'aurais dû d'ailleurs le faire,
21:27que, quand même, il y a déjà eu des efforts qui ont été faits.
21:33Pas suffisamment, sans doute, en tout cas aux yeux de Nicolas,
21:36mais il y a déjà eu des efforts qui sont faits.
21:38Donc, vous, vous ne partagez pas son point de vue ?
21:42Donc, vous n'allez pas manifester le 10 septembre ?
21:44Non, parce qu'encore une fois, ils font ça le 10 septembre,
21:46comme par hasard, ça va être une semaine, 10 jours,
21:49après la rentrée des classes, la rentrée de tout le monde,
21:51et c'est même 66% des Français qui veulent bloquer la France sur le sondage,
21:55qui vont râler, qui vont se plaindre,
21:57parce qu'il n'y aura pas de métro ce jour-là,
21:59il n'y aura pas de tramway, il n'y aura pas d'hôpitaux,
22:01il n'y aura pas d'école pour mettre l'enfant à l'école ou à la crèche.
22:04Et donc, ce sera les premiers à dire,
22:05mais je ne suis pas d'accord avec ce mouvement qu'ils maintiennent aujourd'hui.
22:08Pourquoi ils ne font pas grève, par exemple, le 14 juillet ou 15 août ?
22:11Pourquoi ils ne sont pas passés à un autre moment dans l'année ?
22:13Pourquoi 10 jours après la rentrée des classes ?
22:15Parce que s'approche la concrétisation des mesures annoncées par François Béroux
22:23et la présentation du budget.
22:24C'est-à-dire que là, on est au cœur du sujet,
22:29parce qu'à un moment, ces 40 milliards,
22:30il va falloir les trouver d'une manière ou d'une autre.
22:33Mais je suis d'accord, et Nicolas avait raison qu'il faut réformer l'État.
22:36On a peut-être 577 députés, c'est peut-être un peu trop.
22:40Mais on ne va pas trouver 40 milliards comme ça, Franck.
22:42Non, mais moi, je suis d'accord pour donner éventuellement un férié.
22:45Est-ce que le 5 décembre, c'est un jour férié ?
22:48Alors, les gens vont dire, mais qu'est-ce qui s'est passé le 5 décembre ?
22:51Moi, j'ai un peu bossé. Le 5 décembre 1805, c'était la bataille d'Ostervix
22:55qui a gagné Napoléon.
22:56Il n'est pas férié ce jour-là.
22:58Et le 8 mai, il a été férié. Il n'a pas été férié entre Giscard,
23:02Oui, exactement. Il y a eu plusieurs années où il était travaillé.
23:05Donc, pourquoi peut-être deux ? C'est peut-être beaucoup,
23:08mais on peut peut-être en donner un.
23:11Ce que disait Nicolas, c'est que François Bayrou a annoncé deux
23:14dans l'espoir d'en sauver un.
23:16Tout à fait.
23:17En tout cas, vous ne participez pas au mouvement,
23:21même si, je voudrais juste vous contredire,
23:24quand vous dites que ce sont les extrêmes qui sont derrière ce mouvement,
23:28notre sondage montre que ce n'est pas tout à fait exact.
23:32Certes, vous avez le Rassemblement National et les filles qui sont en pointe
23:36avec les écologistes, mais un sympathisant,
23:40les Républicains sur deux, soutient le mouvement.
23:42Et même 30% des sympathisants Renaissance,
23:45c'est-à-dire le parti d'Emmanuel Macron, en faisant ça.
23:48Est-ce que les sympathisants LR et Renaissance,
23:52ils vont aller dans la rue ?
23:53On peut en douter.
23:54On peut en douter.
23:55Et si on a un million de Français dans la rue pour 40 millions,
23:5845 millions de votants,
23:59je pense que c'est quand même les yeux qui ont parlé
24:02lors de la dissolution en l'année dernière,
24:04à l'été 2024.
24:06Et je précise quand même, puisque vous parlez de dissolution,
24:10que ce sondage nous montre que 68% des Français
24:15seraient favorables à une censure à l'Assemblée Nationale.
24:19Il ne s'agit pas de dissolution, mais de censure à l'Assemblée Nationale,
24:23donc synonyme de chute de François Bayrou et de son gouvernement.
24:28Vous êtes vraiment très nombreux à vouloir réagir.
24:30Très, très nombreux.
24:32Je regarde ça sur mes écrans de contrôle.
24:34Donc, on marque une pause et on vous retrouve tout de suite au 3210.
24:38Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
24:40ou appelez-nous au 3210.
24:4250 centimes la minute.
24:45Vincent Parizeau.
24:46Les auditeurs ont la parole sur RTL.
24:49Et ils se mobilisent, les auditeurs d'RTL,
24:53sur cette question du 10 septembre.
24:55Et cet appel a tout bloqué en France
24:57contre les mesures d'austérité annoncées par François Bayrou.
25:02Notamment, effectivement, les deux jours fériés
25:07qui seraient supprimés.
25:09Et l'année blanche annoncée sur le plan budgétaire.
25:13Arnaud, AFL3210.
25:15Bonjour Arnaud.
25:16Oui, bonjour Vincent.
25:17Ça veut dire que vous ne soutenez pas le mouvement
25:20quand vous nous dites que je ne veux pas bloquer le pays ?
25:25Non, non.
25:25Je ne bloquerai pas.
25:27En tout cas, je ne ferai pas grève le 10 septembre.
25:30Remettons un peu les choses en perspective.
25:33Il faut trouver 40 milliards d'économies.
25:36Quand j'entends Nicolas parler des politiques,
25:38moi je trouve que c'est un peu simple.
25:39Je trouve que c'est un peu simpliste de penser
25:41que c'est parce qu'on va donner quelques avantages en moins aux politiques
25:44qu'on va résoudre le problème budgétaire.
25:46Ce n'est pas ça qui va ramener 40 milliards.
25:48C'est ce que je lui ai dit.
25:48On est très très loin du compte.
25:51Et je trouve que moi je veux inverser la charge.
25:53Je pense qu'on a les politiques qu'on mérite.
25:55Et je pense aussi qu'on est tous, nous, citoyens collectivement,
25:58responsables de l'endettement de la France.
26:00Parce que quand il y avait des hommes politiques ou des femmes politiques
26:03qui voulaient faire des réformes de fond,
26:05les gens ne l'acceptaient pas.
26:06On était dans la rue.
26:07En tout cas, beaucoup de gens étaient dans la rue pour éviter les réformes.
26:10Donc c'est toujours très simple de taper sur les politiques.
26:13Je vais les défendre.
26:14Parce que je trouve que c'est un métier pas simple.
26:16Des droits de gauche d'ailleurs.
26:18Et ce n'est pas de leur faute qu'on en est là.
26:19On en est là parce qu'on est collectivement responsables du déficit.
26:23Quand on dit réforme, Arnaud, il faut dire clairement des choses.
26:26Quand on dit réforme aujourd'hui, ça veut dire...
26:29C'est des réformes qui amènent à se serrer la ceinture.
26:34Bien sûr.
26:35Ce n'est pas des réformes positives, j'ai envie de dire.
26:38Sauf peut-être pour les comptes de la France.
26:40Bien sûr.
26:40Je vais prendre un exemple qui...
26:41Et moi, je trouve qu'on ne nous dit pas la vérité.
26:43Je prends l'exemple des retraites.
26:45Les retraites, on nous dit que le système est déficitaire au niveau du privé.
26:48On ne parle pas de ce que coûtent les retraites au niveau du public.
26:52Il y avait dans une émission, dans une chaîne d'information que je ne vais pas citer,
26:56une personne de gauche d'ailleurs qui avait déclaré
26:58et qui, en fait, les retraites coûtaient à l'État 70 milliards d'euros de déficit par an.
27:03Quand on cumule ce que coûtent les retraites du public
27:05et ce que coûtent les retraites du privé.
27:07Donc, à un moment donné, on a un système par répartition.
27:09Il ne faut pas avoir ces maths-supes pour comprendre
27:11qu'avec 1,5 salariés, on ne peut pas financer un retraité.
27:15Ce n'est pas possible.
27:16Ça veut dire qu'il va falloir un petit peu mettre de l'eau dans le vin
27:20de ce système par répartition
27:22et mettre un petit peu plus de capitalisation,
27:25comme ça se fait d'ailleurs dans le public.
27:26Mais bien sûr, il faut réfléchir à un système pérenne,
27:31ne pas abandonner le système par répartition,
27:34mais joindre un système par capitalisation.
27:38C'est invivable.
27:39On ne trouvera pas de solution si on ne fait pas de réforme de fonds.
27:43Moi, je ne vais pas faire grève,
27:44mais je trouve que le gouvernement manque de créativité,
27:48manque de courage.
27:50Parce qu'il y a des totems, il y a des tabous.
27:53Celui que vous évoquez sur la retraite par répartition,
28:00pardon, c'en est un.
28:01Bien sûr.
28:02Mais c'est bien pour ça que je disais que ce n'est pas de la faute des politiques uniquement.
28:06C'est que le citoyen ne veut pas de réformes.
28:08Les réformes, on les accepte quand elles ne nous touchent pas.
28:11Mais dès qu'elles nous touchent, on les refuse.
28:13Donc on est un pays, comme le disait, je crois le général de Gaulle,
28:16un pays ingouvernable.
28:17Et pourquoi aussi ?
28:21Parce que pour l'instant,
28:22les autorités monétaires internationales
28:25ne nous ont pas encore vraiment tapé sur les doigts,
28:27mais on s'y expose avec de tels déficits.
28:31On emprunte, il faut savoir quand même qu'on emprunte
28:33toutes les semaines,
28:342 milliards d'euros sur les marchés financiers.
28:38Aujourd'hui, on accepte,
28:39parce qu'on fait partie de l'Europe,
28:40de nous prêter de l'argent.
28:41Le jour où on ne nous prêtera pas de l'argent,
28:43on ne prêtera plus de l'argent,
28:44on se rend beaucoup.
28:44Donc, on est conscients,
28:46mais on vit au-dessus de nos moyens
28:47depuis tellement, tellement d'années
28:49qu'il va falloir, un jour ou l'autre,
28:51avoir une personne, une femme ou un homme politique
28:53qui ait le courage de remettre de l'ordre dans les groupes.
28:56Mais c'est ce que fait François Bayron ?
28:58Oui, mais alors,
28:59moi je trouve que ce n'est pas très ambitieux,
29:01sincèrement, ce n'est pas très ambitieux.
29:03Déjà que les Français trouvent la pilule un peu difficile à avaler
29:06quand on leur annonce
29:07deux jours fériés
29:09et une année blanche budgétaire.
29:12Je suis d'accord,
29:13mais je pense qu'il faut des réformes structurelles de fond
29:15et je trouve qu'il n'y a pas suffisamment de propositions
29:19de réformes structurelles de fond.
29:21Mais bien sûr, il faudra serrer la ceinture,
29:23autrement, c'est nos enfants qui vont en pâtir.
29:25Nous, on en pâtit déjà,
29:26mais nos enfants en pâtiront encore plus que nous.
29:28Donc, voilà,
29:29pour Arnaud,
29:30qui est clairement dans le français sur trois,
29:34qui ne soutient pas ce mouvement du 10 septembre.
29:38merci de nous l'avoir expliqué avec clarté.
29:41Vous n'êtes pas seul opposé à ce blocage annoncé pour une journée.
29:46Patrick, par exemple.
29:48Bonjour, Patrick.
29:50Oui, bonjour.
29:50Est-ce que vous êtes là ?
29:51Oui, bienvenue sur RTL.
29:53Est-ce que vous êtes d'accord à ce qui vient d'être dit par Arnaud,
29:56à savoir que les Français manquent peut-être un petit peu de courage
30:00et préfèrent le laisser faire tant que ça tient ?
30:05Ah oui, je suis d'accord avec...
30:07J'étais d'accord très globalement avec Nicolas.
30:09Je suis aussi avec le suivant.
30:12Moi, je suis contre toutes ces manifestations
30:16qui sont susceptibles de créer la pagaille dans le pays
30:19parce que ça ne va pas nous faire avancer.
30:22Vous craignez quelque chose comme les gilets jaunes
30:23à partir du moment où ce n'est pas politique ni syndical,
30:28où il n'y a plus d'interlocuteurs,
30:30c'est ce que craignait d'ailleurs tout à l'heure
30:32l'eurodéputé Valéry Ayer de Renaissance
30:35qui disait, attention,
30:37quand il n'y a pas d'interlocuteurs,
30:39on s'expose à de sérieux dérapages.
30:41On a connu ça avec les gilets jaunes.
30:43Oui, c'est ce que je pense.
30:45C'est ce dont il faudrait se méfier.
30:47On ne sait pas où ça va.
30:49On ne sait pas non plus qui est derrière ce mouvement du 10 septembre
30:53par qui ils sont éventuellement télévidés.
30:57Et je pense qu'il est nécessaire,
30:59car notre pays est dans une situation qui est assez dramatique.
31:03Il faut faire des efforts.
31:04On parle des 40 milliards,
31:05mais c'est vrai, on vient d'en parler juste avant.
31:07On a nos 3 000 milliards de dettes.
31:10Oui, ça c'est la grosse dette.
31:12C'est la dette accumulée, oui.
31:14Alors déjà avec 40, on a des problèmes,
31:16on a des difficultés.
31:17Ça, on ne va pas la rembourser la dette, en tout cas.
31:20C'est ce que certains politiques disent.
31:23De toute façon, on ne la rembourse pas.
31:25Pas dans sa globalité et à court terme, ça c'est sûr.
31:283 000 milliards, ça ne se trouve pas sous le sabonage.
31:31Moi, je suis donc un peu opposé.
31:35Je considère que, je pense que je suis sidéré qu'il y ait 66%, je crois,
31:41de gens qui soient pour cette journée.
31:44Oui, sondage RTL.
31:45Sondage pour RTL, oui.
31:46Ça, ça me sidère et ça me...
31:48Je vais vous proposer d'écouter l'un d'entre eux.
31:52Il est avec nous.
31:53Il s'appelle, se prénomme Jean-Yves.
31:56Bonjour Jean-Yves.
31:57Oui, bonjour.
31:58Bienvenue.
31:59Vous, vous faites partie de ces 68% des Français qui soutiennent ce mouvement.
32:06Je ne sais pas si je fais partie ou pas.
32:09Vous vous interrogez ?
32:11Oui, complètement.
32:13Parce que...
32:13La personne qui a parlé tout à l'heure, à 12h50,
32:17elle a dit que les Français ne comprennent rien.
32:20Je trouve ça pas gentil pour nous.
32:23Elle n'a pas dit que les Français ne comprennent rien.
32:26Vous, vous l'avez perçu comme ça.
32:29Tout à fait.
32:30Et à chaque fois, on amène au front, à chaque fois qu'il y a un problème,
32:34on amène une personne différente.
32:36Voilà.
32:37Donc, je ne comprends pas.
32:38Moi, je vote depuis 1981.
32:41Je suis de la gauche modérée.
32:42Et depuis, je vois toujours les mêmes.
32:45Comment rajeunir la France ?
32:47Je commence à...
32:49J'ai peur.
32:50J'ai peur de la bascule.
32:52Même en moi.
32:53Oui, oui.
32:54Tristesse.
32:54Mais là, Jean-Yves, c'est intéressant ce que vous nous dites.
32:57J'ai donné votre âge.
32:5862 ans.
32:59Vous votez depuis 1981.
33:01On va dire gauche démocrate.
33:03On va dire ça comme ça.
33:05Je ne vais pas prononcer un mot.
33:06Je ne vais pas prononcer un mot, mais c'était le monsieur Strauss-Kahn.
33:09Et puis, voilà.
33:10Oui.
33:11Et le père de Marcino Bré.
33:13Oui, c'est ça.
33:14C'est ça.
33:14Jacques Delors.
33:15Jacques Delors.
33:16Enfin, voilà.
33:18Démocrate sociale.
33:19Démocratie sociale.
33:20Donc, voilà.
33:21Et ce que vous nous dites, c'est qu'il n'y a pas de renouvellement.
33:23Mais s'il y a un renouvellement, regardez.
33:26D'ailleurs, il y a beaucoup de représentants de ce courant démocrate social,
33:31aujourd'hui, chez les macronistes.
33:34Ils sont tout jeunes.
33:35Ils sont tout jeunes.
33:36Oui, mais en étant vieux, entre guillemets.
33:41On a le même âge, Patrick.
33:42On ne les connaît pas.
33:43On ne les connaît pas.
33:44Le gouvernement actuel, je ne connais quasiment aucun nom.
33:47Je ne connais pas les personnes.
33:48Vous voyez ce que je veux dire ?
33:49Ça bouge beaucoup.
33:50Ça, c'est certain.
33:50Oui, oui, ça bouge beaucoup.
33:51Mais par contre, j'ai envie de dire quelque chose.
33:54Oui.
33:55Si vous me permettez.
33:56C'est que nos politiques, depuis toujours,
33:59qui sont comme nos porcheries en Bretagne, hors sol.
34:02Il faut venir sur le terrain.
34:03J'ai eu peur, j'ai eu peur, j'ai eu peur.
34:05D'accord.
34:05Ils sont hors sol.
34:06D'accord, ils sont hors sol.
34:07Ils sont hors sol.
34:08Il faut venir sur le terrain, en voiture, en train, vivre, quoi.
34:13On est des gens...
34:14Il faut qu'ils vivent comme des gens de tous les jours.
34:17Simplement.
34:18Le mot, c'est simplement.
34:19C'est...
34:20Voilà.
34:22Le hors sol, pour moi, ils sont...
34:24Voilà.
34:24Qu'ils vivent un petit peu simplement.
34:26Et ça rejoint, d'ailleurs, ce que disait notre premier auditeur.
34:29Que l'État diminue un peu son train de vie.
34:34Et que les Français le voient.
34:36Voilà.
34:37Que les Français en soient témoins.
34:38Ça aiderait peut-être à faire passer la pilule quand on leur dit qu'on va supprimer deux jours fériés, par exemple.
34:45Merci beaucoup.
34:47Je m'excuse auprès de Jean-Yves.
34:49Malheureusement, on ne va pas avoir le temps de prendre en ligne.
34:53Jean-Yves qui soutient ce mouvement.
34:55Qui craint, en revanche, que justement, si les gens n'expriment pas leur colère,
35:00ils l'expriment d'une autre manière dans les rues.
35:02Parfois de manière un peu plus violente.
35:05Parce qu'aujourd'hui, les Français ne comprennent pas ce que le gouvernement prépare.
35:11On aura l'occasion d'y revenir.
35:13En tout cas, c'est ce que je vous souhaite à partir de lundi prochain avec Amandine.
35:18On va marquer une porte-pause.
35:19Et puis, dans un instant, ouvrir un autre dossier.
35:22Vous avez sans doute été assez sidéré d'entendre ce qui se passe à Bagnoles-sur-Seize,
35:28dans cette cité, où des dealers font dans le social.
35:32Histoire d'avoir la paix.
35:34A tout de suite.
35:35C'est vrai qu'on a parfois l'impression que ce monde marche sur la tête.
35:54Lorsque, par exemple, des dealers ont décidé de se transformer presque en assistante sociale ou autre.
36:02En tout cas, de faire dans le social.
36:03On est allé enquêter à Bagnoles-sur-Seize.
36:05Et vous avez peut-être entendu ce reportage ce matin sur RTL, signé Hugo Hamelin.
36:10Où ces dealers proposent leur service à la population pour faire du bricolage, faire des courses.
36:16Même du soutien scolaire.
36:18J'ai vu qu'ils proposaient du soutien scolaire aux familles.
36:21Et puis qu'ils organisent aussi des événements festifs pour les enfants.
36:24Une mini-fête foraine, des fêtes à l'occasion de Noël.
36:31Alors, ça pose un certain nombre de questions sur ce que l'on peut faire pour éviter que les populations, finalement, en arrivent à soutenir les dealers.
36:43Parce qu'ils leur apportent aussi quelque chose de bénéfique.
36:46Dominique est à Mâcon.
36:48Bonjour Dominique.
36:49Bonjour à vous, bonjour à tous.
36:50Avocat de profession.
36:52Oui.
36:52Je trouve ça intéressant aussi qu'on ait ce coup d'œil.
36:55D'abord, qu'est-ce que vous pensez de cette offensive sociale des dealers dans certains quartiers pour avoir la paix ?
37:01Mais c'est surréaliste.
37:03C'est-à-dire qu'on est en plein cynisme et sentiment d'impunité.
37:07Moi, je le vois au quotidien avec certains de mes clients.
37:09Maintenant, quand je leur dis ce qu'ils risquent, notamment pour trafic de drogue, ils me rient au nez.
37:14C'est-à-dire que concrètement, on a un État faible.
37:16Et évidemment, la nature ayant horreur du vide, toute la place que l'État ne prend plus auprès de certaines populations,
37:24les dealers arrivent au grand jour en disant coucou, c'est nous les trafiquants, on va vous aider.
37:29Moi, ce que je voudrais dire à ces populations...
37:30Non, non, je vous interromps un tout petit instant, parce que vous avez soulevé un point essentiel.
37:35Les dealers, là, ils s'engouffrent dans des failles, qui sont les failles de l'État, des services publics,
37:41qui ont déserté ces quartiers, de la police de proximité, qui organisait parfois un petit peu des choses,
37:48j'allais dire, sociales ou parasociales, qui aussi n'existent plus.
37:53Donc, ils profitent des failles du système.
37:56Bien entendu.
37:57Et le problème, je veux dire à ces habitants, si on a une courte vue, on se dit, c'est formidable,
38:02ils vont m'aider à faire du bricolage, à faire les courses, à aider les enfants, etc.
38:07Mais c'est un calcul de leur part.
38:10C'est-à-dire, à un moment, ces populations qui sont les premières victimes du trafic de drogue,
38:14elles vont payer l'addition.
38:15C'est-à-dire que ces gens vont s'introduire chez elles pour faire du bricolage,
38:18après, ils leur diront, eh bien, tu vas te servir de nourrice pour la drogue.
38:22Nourrice, ça veut dire que tu vas abriter, on va cacher de la drogue chez toi.
38:26Voilà, exactement.
38:27Et la personne n'aura pas le choix, parce qu'on lui dira, écoute, un, on t'aide,
38:31deux, on sait qui tu es, on sait où tu habites, on sait qui sont tes enfants,
38:34parce qu'on est allé chez toi.
38:36Et même chose pour les enfants, maintenant, ils offrent des bonbons,
38:38des sandwiches aux enfants sortis de l'école.
38:41Eh bien, après, les enfants, ils offront des guitares.
38:44Donc, effectivement, ces populations, j'allais dire, vont être recrutées malgré elles.
38:50Il y aura toujours à payer l'addition à un moment ou à un autre.
38:53Je ne sais pas, j'allais dire, ce ne sont pas des philanthropes.
38:56Oui.
38:57Ce n'est pas uniquement pour acheter la paix sociale.
39:00Sauf que dans l'immédiat, je ne sais pas si vous avez entendu,
39:02dans ce reportage, il y avait cette femme qui disait,
39:05bah oui, mais en attendant, on a eu une petite fête de Noël.
39:08Oui, mais sa fête, elle risque de la payer au prix fort, excusez-moi.
39:13Mais effectivement, j'allais dire, quand vous avez des trafiquants,
39:17des vendeurs de morts qui vous offrent une fête et qu'on est là en disant,
39:20oh, c'est bien, j'ai eu une fête, j'allais dire, pauvre monde et pauvre moralité.
39:23Le responsable du syndicat Unité Police faisait le rapprochement avec Pablo Escobar.
39:33Alors là, c'était à un autre niveau.
39:34Mais il disait à l'époque qu'il construisait des hôpitaux.
39:37C'est-à-dire qu'il, là aussi, il s'introduisait dans une faille des défaillances de l'État.
39:43Bien sûr.
39:44Et le problème de l'État, il est celui-là.
39:45Ça fait 40 ans que l'État n'investit plus dans certains quartiers
39:49ou en tout cas s'en désengage.
39:51Donc c'est ça qui est malheureux.
39:53Moi, j'ai vu des mouvements de jeunesse, des MJC dans certains quartiers
39:58qui prenaient le terrain au nom de l'État
40:01et puis être remplacés par d'autres mouvements dont on ne sait pas bien qui les anime.
40:06Et effectivement, après, j'allais dire...
40:08Non, elles sont disparues, c'est MJC qu'on a connues dans notre jeunesse, Dominique,
40:13et qui avaient un rôle social évident.
40:16Moi-même, pour les avoir fréquentés,
40:18social et culturels, très importants.
40:22Oui, tout à fait.
40:23Et aujourd'hui, on n'en voit plus.
40:24Enfin, je ne sais pas, je me trompe peut-être,
40:25mais il y en a de moins en moins, en tout cas.
40:27Kader Dali, tu es avec nous.
40:28Restez avec nous, Dominique.
40:31Bonjour, Kader Dali.
40:33Bonjour, bonjour tout le monde.
40:34Qu'est-ce que vous pensez de cette affaire ?
40:36Écoutez, moi, j'ai vécu 20 ans de ma vie en HLM
40:39et après mes études, j'ai traversé le miroir.
40:42J'ai été chargé de mission politique de la ville et cohésion sociale
40:45pendant plus de 20 ans dans ces quartiers-là.
40:48Donc, la lecture que j'en ai au-delà de la faille,
40:50malgré qu'il y a des millions, voire des milliards presque,
40:53qui ont été investis dans tous les quartiers de la France,
40:55il faut raisonner autrement.
40:58Peut-être qu'il y a une faille, ça c'est sûr.
41:00La faille, elle est sécuritaire.
41:01Pour moi, elle n'est pas au-delà,
41:02parce qu'au niveau social,
41:03je pense que l'État a investi plus que ça, même dans les quartiers.
41:06L'autre prisme qu'il faut avoir,
41:11c'est se dire que la drogue est un produit mercantile comme un autre.
41:15Les dealers sont des capitalistes et sont des chefs d'entreprise.
41:20Et quand on est chef d'entreprise,
41:22on fidélise sa zone de chalandise.
41:25Il faut raisonner comme si c'était un produit comme un autre.
41:28Mais c'est ce qu'ils font, d'ailleurs.
41:29Ils proposent même des cartes de fidélité pour les acheteurs.
41:34On a le même raisonnement qu'un autre produit.
41:38Ils sont sur 2.0,
41:40sauf que du fait que leur produit est illicite,
41:42ils sont sur le Darknet,
41:44ils sont sur Snapchat, WhatsApp, Telegram,
41:46sur des réseaux qui sont difficilement décelables.
41:49Mais il y a eu un petit déclic d'en retard un petit peu de la police.
41:52Il fut un temps, mais ils se sont vite rattrapés.
41:55Et la fidélisation, elle est dans...
41:58Vous savez, il y a des fondations Vinci, fondations Orange.
42:02Les gros groupes ont des fondations pour aider...
42:04Ça veut dire qu'il faut les empêcher, par exemple,
42:05de proposer ces services ou d'organiser ces fêtes ?
42:08Mais vous ne pourrez jamais les empêcher.
42:09Ce qu'il faut, c'est arrêter en amont les dealers, tout simplement.
42:13La problématique, elle est là.
42:15Elle est que, sur une population de 100 habitants,
42:19vous en avez deux qui polluent le reste.
42:23C'est comme des métastases dans un corps.
42:25On a la grande partie des gens qui habitent les quartiers
42:28qui aspirent à vivre tranquillement et paisiblement.
42:31Et vous avez ce qu'on appelle les tâches d'huile.
42:34Parce qu'ils ont un pouvoir de nuisance et un pouvoir de dissuasion.
42:38On parlait d'Olmerta en Corse,
42:40mais l'Olmerta, elle est dans tous les quartiers en France.
42:43On a une vraie problématique.
42:44Encore plus si, effectivement,
42:47on peut obtenir des coups de main
42:50et puis peut-être une fête pour les enfants.
42:53C'est encore plus...
42:55Mais j'irai plus loin.
42:56J'irai plus loin.
42:57La majorité des dealers, quand vous leur parlez,
42:59ils sont ultra gentils.
43:01Ils sont sympas.
43:02Ils ont une problématique.
43:04Une seule problématique, qui est une grosse problématique,
43:06c'est qu'ils trafiquent des choses qui sont interdites en France.
43:09Mais dans le reste de tous les jours,
43:11vous verrez tout le monde vous dire
43:12« Tiens, tel dealer, il est hyper sympa.
43:14Dommage qu'il deal. »
43:15Restez avec nous, Kédère Dali.
43:18Carole a fait le 3210.
43:19Bonjour, Carole.
43:20Oui, bonjour.
43:22Qu'est-ce que vous pensez de ce genre d'histoire ?
43:24Ce genre d'histoire, ça me fait très, très peur.
43:28J'ai envie de parler aux mamans, moi.
43:30Oui, allez-y, Carole.
43:31Parce que j'ai envie de dire aux mamans
43:32« Iriez-vous emmener votre enfant chez un pédophile ? »
43:36Parce que ce jour-là, il va donner des bonbons.
43:40On est dans la même démarche.
43:42Vous risquez de vendre votre âme au diable.
43:45Voilà.
43:46Les enfants seront forcément les victimes.
43:48Tôt ou tard.
43:49À un moment, il faudra payer l'addition.
43:51Certes, on en profite.
43:52On en profite parce que c'est toujours agréable
43:54d'avoir un petit coup de main pour aller faire les courses.
43:57Ou d'avoir une petite fête en bas de l'immeuble.
43:59Parce que ça change du quotidien.
44:02Mais à un moment, il faudra payer l'addition.
44:04Je suis obligé d'aller très vite, Carole.
44:05Mais on entend votre appel lancé aux mamans.
44:08On conclut ce débat avec Bruno.
44:11Bonjour Bruno.
44:12Oui, bonjour Vincent.
44:13Bienvenue.
44:16Qu'est-ce qu'il faut faire ?
44:17Je vous pose la question.
44:19Il faudra simplement rétablir l'autorité.
44:22Notre problème, comme pour beaucoup d'autres sujets.
44:26On a au ministère de l'Intérieur, Bruno Retailleau,
44:30qui affiche son autorité.
44:31Il l'affiche.
44:32Mais il ne va pas assez loin.
44:34Je pense qu'aujourd'hui, c'est le gros problème en France.
44:38C'est qu'on ne respecte plus l'autorité.
44:41On ne respecte plus autrui.
44:43En fait, on ne sait plus vivre ensemble.
44:45Tout simplement.
44:46Donc, il faut que la République, elle soit présente partout.
44:49Laissez faire une telle chose, c'est démissionner, en quelque sorte.
44:54On ne peut pas permettre les dealers de ne pas faire la loi.
44:57Moi, demain, je n'ai qu'à monter un groupe
44:59et parce que je ne suis pas content possible pour ça
45:01ou que je veux imposer ma loi, on va me laisser faire.
45:03Non, non.
45:04Non, mais c'est trop facile.
45:06Non, non, il faut...
45:08Après, on se met à la place, par exemple, d'une maman solo
45:11qui a du travail à faire, du bricolage à faire chez elle
45:16plutôt que de faire venir un professionnel qu'elle va payer.
45:18Elle peut le faire faire gratuitement.
45:20Après, même sans passer par un professionnel.
45:26Justement, si on avait encore un savoir vivre ensemble,
45:29vous avez des voisins, vous avez des amis
45:31qui peuvent vous dépanner sans être obligés de passer par des machines.
45:36C'est dit, Bruno.
45:37On aura, j'imagine, l'occasion d'y revenir dans cette émission.
45:40Merci beaucoup.
45:41On va marquer une courte pause et aller très vite
45:44parce qu'il ne nous reste plus que quelques minutes.
45:45Mais c'est vraiment un sujet d'actualité.
45:48Comment trouver un logement pour son enfant étudiant ?
45:52Il manque 250 000 logements dans les cours et autres.
45:58Alors, il faut aller faire appel au privé.
46:01Il faut se porter caution.
46:02Il faut payer parfois très cher.
46:04Parfois, c'est possible.
46:05Parfois, ça ne l'est pas.
46:0632 10.
46:07Au moment où la rentrée approche,
46:24pas tout de suite pour les étudiants.
46:26Ils vont laisser faire les écoliers, les collégiens, les lycéens.
46:30Ensuite, ça sera après.
46:31Mais pour eux, il faut quand même penser à se loger.
46:34Et c'est toujours aussi compliqué.
46:36Il manque 250 000 logements étudiants.
46:38Pour les parents qui doivent souvent payer, se porter caution,
46:41c'est un casse-tête pour les locations dans le privé
46:43avec des prix rédhibitoires.
46:47J'aimerais savoir ce que vous en pensez.
46:48On a David qui a fait le 32 10 qui veut réagir.
46:51Bonjour, David.
46:52Bonjour, Vincent.
46:53Bonjour à tous.
46:53Vous avez un témoignage à nous donner
46:55de la part de certains de vos proches, c'est ça, dans votre entourage ?
46:59Oui, c'est ça.
46:59Ça a toujours été assez compliqué, en fait.
47:01Moi, je me rends compte pour avoir l'accès au logement
47:03et particulièrement ces dernières années.
47:05Il y a 3-4 ans, ma compagne a fait un master sur Marseille.
47:09Alors, dans les grandes villes, que ce soit Paris, Lyon, Marseille,
47:12le Crous, c'était même complètement inenvisageable.
47:14C'était archi, archi, archi plein.
47:16Il a fallu se loger dans un logement
47:18avec des prix qui sont très chers.
47:20Alors, c'est toujours compliqué.
47:21Et voilà, moi, je suis ensuite témoin
47:24parce que je suis aussi enseignant.
47:25Et je vois des élèves à moi qui,
47:27une fois passé le lycée, arrivent en fac
47:29et en fait, n'arrivent pas à se loger.
47:31Et font leurs études par le CNED.
47:32C'est déjà arrivé à certains d'entre eux.
47:34Le CNED, c'est l'enseignement à distance.
47:36C'est l'enseignement à distance.
47:36C'est-à-dire qu'ils restent à la maison,
47:38ils restent chez les parents
47:38et ils font de l'enseignement à distance.
47:41C'est ça.
47:42Ceux qui arrivent à faire de la colocation,
47:45c'est peut-être un moyen aussi de s'en sortir plus facilement ?
47:49En préparant cette émission,
47:50je discutais justement avec un ami
47:52qui a eu fait de la colocation
47:53et qui me disait que ce qui était compliqué,
47:54c'est que souvent, la colocation,
47:56ça baisse aussi les aides auxquelles
47:57ils peuvent avoir droit
47:58pour pouvoir avoir accès au logement.
47:59Et du coup, c'est aussi un coût qui n'est pas anodin.
48:02Les APL.
48:02Oui, voilà, c'est ça.
48:04Et moi, je suis le garant de ma belle-sœur
48:07qui est en études supérieures à Antibes.
48:09Et il faut voir aussi les démarches administratives
48:12qu'on nous demande à nous, aux garants.
48:13J'ai dû fournir un nombre de papiers administratifs
48:16absolument hallucinant.
48:17C'est non seulement les derniers bulletins de salière,
48:19c'est une attestation de mon employeur
48:20pour dire qu'il n'allait pas me licentier
48:22dans les prochains mois.
48:23C'est énormément de documents.
48:25Et c'est vrai que ça peut rebuter pas mal de gens.
48:27Sans parler parfois quand on demande
48:29deux, trois loyers au début
48:31en tant que garantie.
48:34Et c'est vrai que même des jeunes
48:35qui font des petits jobs d'été,
48:36si on leur demande trois fois 700 euros,
48:38c'est absolument énorme.
48:39Donc c'est un problème pour moi
48:40qui est vraiment très important dans notre société.
48:43Et c'est dommage parce qu'on dit parfois
48:44que les jeunes ne veulent pas étudier.
48:45Mais je trouve que parfois,
48:46on ne les pousse pas beaucoup
48:47avec ce type de problème, c'est sûr.
48:49Effectivement, vous êtes vous-même
48:53le garant de votre belle-sœur.
48:56Ça, c'est assez incroyable.
48:58Restez avec nous, David,
48:59mais j'aimerais aussi que cette émission soit utile.
49:02Or, je vois arriver sur mon écran
49:04des gens qui font des propositions
49:06de logements étudiants.
49:08Alors, j'espère que vous allez réagir assez vite.
49:12On a Caroline.
49:12Bonjour Caroline, tout d'abord.
49:15Caroline, est-ce que vous êtes là ?
49:16Vous êtes à Bordeaux.
49:17Ça, c'est intéressant parce qu'en plus,
49:18on a fait un sujet sur Bordeaux
49:20ou alors c'est vraiment très, très difficile
49:24pour un étudiant de se loger.
49:26Vous avez une proposition, dites-nous.
49:28Alors, avec mon époux,
49:30nous avons fait rénover une maison
49:32de 143 carrés,
49:34réchauffis premier.
49:35Elle a une case, une entrée,
49:38la cuisine, on l'a faite toute équipée
49:40des meubles neufs.
49:42Ça fait longtemps qu'on est propriétaire là.
49:44D'accord.
49:44Des meubles neufs,
49:46plates de cuisson,
49:49four, réfrigérateur, congélateur.
49:51C'est pour faire de la colocation, c'est ça.
49:54Voilà, alors c'est quatre chambres.
49:56Chaque chambre,
49:57les chambres sont à peu près 15 mètres carrés.
49:59Elles ont toutes un dressing.
50:01Elles ont chacune leur salle d'eau
50:03et toilettes privées.
50:05Bon, ça c'est pas mal du tout.
50:07Vous nous faites l'article,
50:08mais est-ce qu'on peut avoir une idée du prix ?
50:11495 euros.
50:13Pour la chambre ?
50:14Pour la chambre,
50:15sauf qu'ils ont aussi la cuisine en commun.
50:18Ils ont un séjour de 40 mètres carrés
50:19avec une cheminée.
50:21Ils ont une cave.
50:22Ils ont un jardin de 30 mètres carrés.
50:23Appel aux étudiants bordelais
50:25qui sont prêts à mettre
50:26un petit peu moins de 500 euros
50:27dans une chambre,
50:28en colocation,
50:29dans une grande maison,
50:31avec la possibilité évidemment
50:33de partager salle de bain,
50:35cuisine...
50:35Non, non, non, non, non, non, non.
50:37Chacun a sa salle de bain.
50:38Chacun a sa salle de bain.
50:39C'est le grand luxe, effectivement.
50:40Vous faites bien de le dire, Caroline.
50:42On a votre numéro.
50:43Si vous êtes intéressé,
50:45vous faites tout de suite le 3210
50:46et on vous mettra en relation
50:48avec vous, Caroline.
50:49Je suis obligé de vous presser un petit peu.
50:50C'est formidable
50:51parce qu'on a des gens
50:52qui se proposent.
50:53Et pour une fois,
50:54là, on va être un petit peu utile.
50:55Daniel,
50:56à Corbeil en Parisie.
50:57Bonjour, Daniel.
50:59Oui, bonjour.
50:59Vous aussi,
51:00vous proposez quelque chose ?
51:01Une chambre à louer ?
51:03Oui, c'est dans un pavillon
51:04à Corbeil à Parisie.
51:06Je suis à 15 minutes
51:08de la gare de Corbeil,
51:0920 minutes de la gare Saint-Nazaire.
51:11Je partage entièrement
51:12mon pavillon
51:13et la personne aura son indépendance,
51:17sa petite chambre à elle.
51:19Je partage également le jardin.
51:21Je partage mon cœur.
51:22Ah bah voilà,
51:23ça c'est sympa.
51:24Et alors,
51:25ça coûterait combien
51:27pour cette chambre ?
51:28300 euros mensuels.
51:29Je ne veux surtout pas prendre plus
51:31parce que de toute façon,
51:33sinon je serais imposable.
51:34Et bah c'est dit aussi
51:35pour un étudiant intéressé
51:36en région parisienne,
51:37Cormeille en Parisie,
51:39c'est dans le 95,
51:40si je ne me trompe.
51:41Oui.
51:42300 euros pour une chambre
51:44dans cette maison,
51:45c'est sympa.
51:46Ils seront sympas,
51:46les auditeurs de RTL.
51:47On évoque un sujet
51:49sérieux,
51:50lourd, grave
51:51et tout de suite,
51:52ils réagissent
51:53pour proposer leur aide.
51:55Donc, Caroline à Bordeaux,
51:56une chambre à moins de 500 euros
51:58dans une colocation
51:59visiblement assez luxueuse.
52:01Daniel qui en plus
52:02propose de partager,
52:03j'allais dire,
52:04son cœur,
52:05voilà,
52:05si je peux me permettre.
52:06Et dans cette maison
52:08de Cormeille en Parisie,
52:09300 euros.
52:09Merci à vous tous
52:10d'avoir fait le 3210.
52:13Ça ne m'étonne pas
52:14que vous soyez aussi sympa.
52:17J'ai été vraiment ravi
52:18de partager ces semaines
52:21avec vous dans cette émission.
52:22À partir de lundi,
52:24vous le savez,
52:24c'est Amandine Bégaud
52:26qui sera aux commandes.
52:27J'accueille Peggy Broch
52:28parce que ça va être à vous
52:29de jouer, Peggy.
52:29Bonjour.
52:31Bonjour Vincent.
52:32C'était un plaisir
52:32de vous entendre
52:33dans les auditeurs
52:33en la parole.
52:34Je vous souhaite
52:35un bon week-end.
52:36Vous aussi,
52:36mais vous avez une émission
52:37d'ici là.
52:38Oui, exactement.
52:39Il est 14h.
52:45Et Chloé Jeffroy
52:46vous informe.
52:46Bonjour à tous.
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