- il y a 2 jours
Retrouvez notre soirée spéciale "Prix, carburants, inflation : Leclerc répond sur BFMTV", présentée par Maxime Switek, sur ce BFMTV ce mardi 5 mai 2026.
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00:00Bonsoir Julie, bonsoir Julie, bonsoir à toutes et à tous, ravi de vous retrouver.
00:03Les armes ont donc encore parlé aujourd'hui et c'est l'information principale de ce mardi soir.
00:08Les missiles iraniens ont à nouveau visé les Émirats arabes unis.
00:11Ce sont les Émirats qui le disent ce soir, missiles balistiques, missiles de croisière ou encore drones.
00:16Les Américains et les Israéliens se préparent visiblement à une éventuelle riposte.
00:21Mais pour Trump qui traite ce soir les dirigeants de malades, pour Trump, le cessez-le-feu tient toujours.
00:26Trump qui veut, et c'est l'autre information importante ce soir, armer les opposants iraniens.
00:33Voilà ce qui nous attend, ce qui vous attend ce soir dans cette édition spéciale.
00:36Mais juste avant, jusqu'où le prix du carburant peut-il grimper ?
00:39Je vais rejoindre nos invités ce soir à la table.
00:41A quel point la hausse des prix peut-elle s'emballer ?
00:44Bonsoir Michel-Edouard Leclerc.
00:46Bonsoir, bonsoir Maxime, bonsoir à tous.
00:48Merci beaucoup d'être avec nous ce soir.
00:51Vous connaissez Yves Traillard, vous connaissez Edwige Chevrillon, vous connaissez Lisa Depp qui sont avec moi.
00:56Ce soir pour vous interroger, je vais mettre les pieds dans le plat pour commencer Michel-Edouard Leclerc.
01:00Est-ce qu'il y a ce soir le moindre risque de pénurie de carburant en France ?
01:03Non, alors pas de boule de pitié, ça vaut pour un mois, mais je vais vous dire non, il y
01:11a un problème de prix.
01:12Avant d'avoir un problème de pénurie, il y aura un problème de prix.
01:14On va parler du prix évidemment.
01:15Pourquoi ça vaut pour un mois ?
01:18Parce qu'on a passé des contrats, parce que ces contrats sont revisités en permanence et donc c'est toujours
01:24sur la base de stocks accessibles, disponibles.
01:28Il y a moins, par exemple sur le gasoil, vous l'avez dit plusieurs fois sur ces plateaux, il n
01:34'y a pas une industrie du gasoil, du raffinage du gasoil suffisante en France.
01:37Et on est déficitaire en gasoil, donc ça suppose d'avoir des contrats sur les marchés internationaux.
01:42L'Espagne raffine beaucoup, mais bon, je fais attention à ce que je dis, parce que si je dis d
01:50'ici un mois, il n'y a pas de problème, ça ne veut pas dire qu'il y en aura
01:53un juste après.
01:54Un des problèmes de la France, c'est qu'on ne raffine pas suffisamment.
01:56Oui, alors Pouyanné, le patron de Total, vous dirait que c'était, on les a empêchés à cause de Leclerc,
02:05de Système U, d'Intermarché, qui cassaient les prix des carburants,
02:07on les a empêchés de gagner assez d'argent dans l'industrie du raffinage.
02:12Bon, ils sont Total et quand même...
02:14Mais le résultat est là, enfin je ne sais pas si c'est à cause de vous, mais le résultat
02:16est là.
02:16Il y a six raffineries en France, il y en avait beaucoup plus avant.
02:19Il y en avait beaucoup plus, elles n'étaient pas forcément productives.
02:22Non, la réalité c'est que, de toute façon, les profils, ils ont toujours fait en amont, ça n'a
02:27jamais été à ce stade.
02:30Donc aujourd'hui, je crois que c'est Oxfam, l'ONG internationale, qui disait que les six plus gros pétroliers
02:38pétrochimistes mondiaux
02:40ont réalisé ce trimestre 3 000 dollars par seconde de profit.
02:463 000 dollars par seconde.
02:47On voit qui vous ciblez ce soir, les pétroliers et Total.
02:50Votre grand ami Total Énergie et Patrick Pouyanné, on va en parler dans une seconde, on va parler du prix.
02:55Simplement, sur la pénurie, vous dites aucun problème pour les semaines qui viennent.
03:01Parlant de la pénurie, pas du prix.
03:03De la pénurie, aucun problème pour les semaines qui viennent.
03:06Est-ce qu'au moment où les Français vont partir en vacances,
03:09est-ce qu'au moment où les Français vont peut-être un peu plus consommer de carburant
03:12pour traverser la France cet été, de nord au sud, d'est en ouest, etc.
03:16Est-ce que là, il faudra se méfier si la situation géopolitique est la même ?
03:20Il faudra se méfier avant.
03:22Il faudra se méfier avant ?
03:23Oui, oui.
03:24En fait, tout professionnel aujourd'hui essaye de se garantir un approvisionnement.
03:30Et vous, c'est quand ? C'est ce que vous avez fait ?
03:31Et vous êtes garantie jusqu'à quand ?
03:35Là, publiquement, je vous dis un mois.
03:37Comme ça, c'est...
03:37Ah oui, c'est tout.
03:38Non ? Attends, vous voyez ?
03:39Non, mais dans les yeux...
03:40Vous voyez comme vous êtes à l'issueur.
03:43Non, mais après, ça finit...
03:44Ça veut dire quoi, je vous garantis un mois ?
03:46Parce que je sais où sont ces carburants pour un mois.
03:49Mais vous ne pouvez pas aller au-delà ?
03:51Vous ne pouvez pas garantir deux mois ?
03:54Publiquement, non.
03:55Peut-être que...
03:56Enfin, j'espère que ça l'est, mais je ne veux pas avoir une baseline.
04:00Leclerc s'est trompé, il a mal prédit.
04:02Donc, voilà, c'est tout.
04:04Ça commence comme ça, être commerçant.
04:06En tout cas, oui, voilà.
04:07Il y a forcément le slogan dessous.
04:09En tout cas, vous dites pour le mois qui vient, pas de problème.
04:11Oui, c'est ça.
04:11Je dis pour le mois qui vient, il y a toute la visibilité.
04:14Et pour cet été ou avant cet été, on s'en reparlera visuellement ?
04:19Enfin, je ne sais pas si vous en parlez maintenant,
04:20mais M. Pouyanné a parlé de risque de pénurie sur les kérosènes,
04:27les légers, les crackings légers, les carburants légers
04:31qu'utilise l'aviation.
04:34Peut-être que sur le gasoil aussi, il peut y avoir des problèmes.
04:37Ça dépendra du prix.
04:39Le problème, c'est que les ajustements se font par le prix.
04:42À l'inverse, je regardais la fin de cette émission-là.
04:46Si le détroit d'Hormuz se libère, c'est je ne sais pas combien de bateaux,
04:511 500 ou 1 600 bateaux qui peuvent sortir.
04:54Et à ce moment-là, le cours s'effondre et les cuves se repliquent.
04:56Et là, tout change.
04:57La donne change complètement sur le plan commercial.
05:00Ça change complètement.
05:01Si le détroit d'Hormuz se libère, oui, bien sûr.
05:03Ça ne revient pas au niveau d'avant, mais en tous les cas, ça sera le temps.
05:06En tout cas, ça va mettre du temps, mais le stockage de 1 600 ou je ne sais pas combien
05:11de bateaux,
05:12parce que je ne sais pas jusqu'où.
05:13Là, on est à 900 bateaux.
05:14En tout cas, du côté du Golfe Persique, on est à 900 bateaux qui sont bloqués.
05:17Pas forcément tous des pétroliers.
05:18Et ce que disait Patrick Pouyanné, au départ, il parlait d'un risque de pénurie, etc.,
05:22ou d'approvisionnement.
05:23Ce soir, il ne le dit plus.
05:24Non, parce qu'il s'est fait un peu taper sur les doigts.
05:27Ce soir, interview à Sud-Ouest, et on verra les détails dans un instant,
05:30parce qu'on sait qu'il y a match entre vous deux.
05:31Ce soir, il a un peu amoindri son alerte en expliquant que ce qu'il faudrait surtout,
05:39c'est réussir à s'approvisionner et donc à détourner, entre guillemets,
05:44à aller prendre des cargaisons qui étaient, par exemple, destinées à l'Asie
05:46pour les ramener vers nous, vers l'Europe.
05:47Il s'est fait taper sur les doigts par le gouvernement, à votre avis ?
05:50Oui, le Premier ministre l'a dit, d'ailleurs, même publiquement.
05:53Je crois que c'est lui ou c'est Lescure, en tout cas, Lescure, Roland Lescure, pardon,
05:57lui a dit...
05:59Et d'ailleurs...
06:00Lui a dit quoi ?
06:01Parce que non, pour moi, c'est Sébastien Le Condu qui a dit...
06:03Lui a dit que ce n'était pas la peine de faire peur, etc.
06:04Et en fait, de la même manière que moi, je vous dis,
06:08je n'ai pas de prévision au-delà d'un mois,
06:12lui ne devrait pas non plus dire ça.
06:14Parce que même s'il y a ce risque,
06:16c'est faire flamber les cours que de le dire.
06:19Donc, vous voyez...
06:20Et donc, ça lui profite d'une certaine manière ?
06:22C'est ce que vous êtes en train de dire ce soir ?
06:23Oui.
06:24Oui, bien sûr.
06:25La rareté profite à celui qui a.
06:27Enfin, ce n'est pas lui qui a parlé de choc pétrolier,
06:28c'est le ministre de l'économie.
06:30Non, mais on parle prix du produit.
06:33Mais je voudrais qu'on comprenne une chose.
06:35Après, il faut qu'on parle du prix.
06:36Michel-Édouard Leclerc, justement, c'est peut-être la transition.
06:40Vous vous approvisionnez auprès de Total ?
06:43Total est un de nos trois plus gros fournisseurs,
06:49par sa présence dans le raffinage français notamment.
06:52Et après, on a une équipe hyper sux, hyper agile,
06:58qui travaille tout le temps,
06:59qui achète du carburant toutes les heures,
07:02qui achète du dollar toutes les heures,
07:03qui achète du contrat d'assurance toutes les heures.
07:05Vous savez, c'est des métiers...
07:08Vous dites souvent, le soir, ça ne baisse pas comme ça monte, etc.
07:11En fait, ça fait des yo-yos.
07:13Et plus il y a du yo-yos, plus c'est compliqué.
07:15Par exemple, quand on achetait du pétrole russe avant janvier 2024,
07:19ce sont des barges qui descendaient avec 30 000 tonnes,
07:23donc 30 millions en gros, et qui arrivaient au Havre.
07:25Et ça descend en deux jours, trois jours.
07:27Donc le risque sur stock, on le connaît.
07:30Quand vous achetez un super tanker dans le golfe du Mexique,
07:34et qui met 25 jours pour arriver au Havre,
07:37avec des risques de cours,
07:39c'est évident qu'il y a un surcoût énorme.
07:42C'est pour ça que l'idée soutenue par M. Lecornu,
07:46elle est quand même vraie.
07:46Il faut profiter de cette crise,
07:48au-delà de tous ceux qui critiquent l'action du gouvernement,
07:51il faut vraiment profiter de cette crise
07:53pour travailler les alternatives
07:54et sortir de cette dépendance au pétrole
07:56et aussi de cette dépendance géopolitique.
07:58On va rester sur le pétrole et le baril un instant.
08:00Lisa, on en est où ce soir ?
08:02Prix du baril et prix des carburants.
08:05Est-ce que vous avez ça ou pas encore ?
08:08Alors, j'ai ça dans une seconde,
08:10et j'y suis.
08:10Le prix du baril de pétrole,
08:12c'est 109,62 dollars,
08:14au moment où l'on se parle.
08:16Et alors, pour le prix du carburant,
08:17aujourd'hui, c'est un prix moyen des carburants
08:19à l'échelle de tout le pays.
08:20Pour le 100,98, c'est 2,088 euros.
08:23Voilà, vous les avez affichés.
08:25100,95, 2,021.
08:26Et le gazole, 2,204.
08:28On voit ces prix-là.
08:29Que demandez-vous concrètement ?
08:30Là, ce soir, sur le gasoil,
08:32c'est Leclerc, qui est le moins cher.
08:33Le deuxième, c'est Systému.
08:35Et sur les essences E10, E80,
08:39c'est Total Access.
08:41Qui est de...
08:44Total Access, qui fait partie du...
08:45Pardon.
08:46Vous avez regardé juste avant de venir.
08:48Simplement, qu'est-ce que vous demandez concrètement,
08:50vous, à Total, ce soir ?
08:52C'est-à-dire que vous, acheteurs de carburant,
08:54qu'est-ce que vous demandez à Total
08:55qui peut vous vendre du carburant ?
08:57Alors, d'abord, je voudrais dire aux consommateurs
08:59que c'est vrai, il ne faut pas faire du Total bashing.
09:02Je veux dire, Total, c'est déjà à peine complètement...
09:05C'est plus complètement français,
09:07ce n'est pas une société nationale.
09:08C'est une société, aujourd'hui,
09:10dont M. Pouyanné rappelle que parmi ses actionnaires,
09:14il y a les fonds norvégiens,
09:16il y a nos banquiers,
09:17il y a beaucoup d'Américains,
09:19et puis tous payent en dollars.
09:20Donc, c'est la loi d'extraterritorialité du dollar et tout ça.
09:24Donc, on a quand même,
09:26par le fait qu'on ait un PDG français
09:29qui est quand même à la taille mondiale,
09:31on a peu d'entreprises françaises,
09:33si, il y a l'Oréal, sur les biens de consommation,
09:35mais là, c'est quand même stratégique.
09:38Et donc, la question est de savoir
09:40s'il faut lui taper dessus
09:42pour le profit ou les prix,
09:44ou s'il faut lui demander
09:47de convaincre ses actionnaires
09:48de privilégier l'approvisionnement de la France.
09:51– Vous lui avez tapé dessus ces derniers jours ?
09:52– Non, non, je lui demande des restournes.
09:55– Non, mais vous, vous avez...
09:56– Non, non, non, non.
09:57– Non, mais seulement pour parler concrètement,
09:58attendez, juste pour parler concrètement
10:00et qu'on explique aux téléspectateurs,
10:01vous, vous lui achetez du carburant, en gros.
10:03Qu'est-ce que vous dites ?
10:03Vendez-le-moi moins cher.
10:05– Oui, oui, c'est ce que lui dit M. Lecornu aussi.
10:07– Oui, bien sûr.
10:07– Mais vous, vous lui dites...
10:09– Enfin, en même temps, c'est compliqué pour moi.
10:11– Est-ce qu'il vend plus cher que les autres ou pas ?
10:12– Doucement.
10:13On n'est pas sur TikTok.
10:16Total, c'est mon fournisseur,
10:17mais c'est mon concurrent.
10:18Donc, il faut que j'assume aussi...
10:21– C'est ça que vous lui reprochez.
10:23– Non, non, non.
10:25– Attendez, on va juste laisser Michel Leudard répondre.
10:27– En tant que concurrent,
10:30Leclerc lui a pris des parts de marché
10:32depuis 20 ans.
10:33Et d'ailleurs, si aujourd'hui,
10:35il tient son blocage des prix comme ça,
10:39c'est parce que depuis deux ans,
10:42on est 12 centimes Leclerc,
10:44Systému, Intermarché,
10:45on est 10 à 12 centimes moins cher que Total.
10:47Donc là, il se refait une virginité.
10:49Je dis à tous les consommateurs,
10:51je le répète,
10:52allez là où c'est le moins cher.
10:54Et si vous allez chez Total,
10:57exigez l'approvisionnement.
10:58Et puis après, revenez faire votre panier moins cher
11:00chez le distributeur le moins cher.
11:02– Pour parler concrètement,
11:03combien vous pourriez gagner
11:05ou faire gagner…
11:06– Non, non, non.
11:07– Non, mais combien vous pourriez faire gagner
11:09aux automobilistes
11:10si Total acceptait de vous vendre
11:12du carburant moins cher ?
11:12Au litre, ça pourrait être quoi ?
11:13C'est 1 centime, 2 centimes, 10 centimes ?
11:15– Oui, par rapport à l'échelle
11:18de la crise énergétique,
11:22ce serait des pouillèmes,
11:23pas des pouillannés,
11:24mais ce serait des pouillèmes.
11:25– Mais il y a quand même un problème
11:26de distorsion, de concurrence.
11:27Parce que lui, Total,
11:31il fait ce qu'il veut,
11:32mais il plafonne son prix
11:34à 1,99 pour l'essence.
11:37À 1,99 pour l'essence.
11:39Vous, est-ce que vous avez les moyens
11:41de plafonner comme ça ?
11:42– Non, y compris quand je vends
11:43de l'essence Total.
11:44– Oui.
11:44– Non, je ne peux pas.
11:45– Vous ne pouvez pas.
11:46– Et c'est là le problème.
11:47– Oui, alors il va vous répondre.
11:48Il m'a déjà…
11:49On a eu cette polémique
11:51pendant la crise de l'Ukraine.
11:52Il m'a envoyé balader,
11:53mais gentiment,
11:54c'est un type classe.
11:56Et c'est simplement
11:57qu'aujourd'hui,
11:58ce n'est pas la même société
12:01qui fait des profits pétroliers
12:02et celle qui distribue
12:04les carburants en France.
12:05Donc, en fait,
12:08je peux difficilement demander…
12:09Je peux juridiquement…
12:11On peut s'en sortir
12:11dans une bataille,
12:12mais ça ne va pas faire
12:12baisser les prix.
12:13– Mais est-ce que vous pensez
12:15qu'il vend à perte,
12:15notamment sur les autoroutes ?
12:17Sur les autoroutes,
12:18où on sait qu'il y a quand même des…
12:19Non ?
12:20Non ?
12:21Intéressant quand même.
12:21– On est tous…
12:23– Il n'a pas le droit,
12:24normalement, mais…
12:25– Non, mais franchement,
12:26ce n'est pas le sujet.
12:27On est en train de discuter
12:28de 1 centime, 2 centimes,
12:30alors que l'inflation des carburants,
12:32aujourd'hui,
12:33c'est pour un chauffeur de taxi,
12:34pour nos transporteurs,
12:36on ne discute pas du centime,
12:38vous voyez ce que je veux dire.
12:39– On a plusieurs dizaines de centimes
12:40depuis le début de la guerre.
12:40– Ne parlons pas notre temps
12:41à discuter,
12:42même si Leclerc mettait
12:43toute sa marge dans les carburants,
12:45ça fait descendre
12:45de 1,1,4 centimes.
12:47et c'est juste occasionnel.
12:49– Et vous trouvez que le gouvernement
12:50joue le jeu
12:51ou a une bonne politique, là,
12:52en l'occurrence ?
12:53– Alors ?
12:53– Parce qu'il est très critiqué
12:55par certains qui disent
12:57il faudrait baisser la TVA,
12:59certains disent ça,
13:00d'autres qui disent
13:01il faudrait taxer le temps.
13:03– Supprimer les certificats d'énergie.
13:05– À votre avis,
13:05est-ce que le gouvernement
13:06est dans la bonne direction
13:07alors qu'on n'a pas
13:08un sentiment caisse, d'ailleurs, l'État ?
13:10– Alors, d'abord,
13:11je donnerais un bon point politique,
13:14même si ça paraît
13:14anti-consommateur, etc.,
13:16je donnerais quand même un bon point politique
13:17à Lecornu,
13:18c'est de ne pas avoir cédé
13:19trop facilement à toutes ces pressions.
13:21Il a dit qu'il allait élargir
13:23la semaine prochaine,
13:25mais s'il avait levé la soupape,
13:29la vapeur serait encore plus montée.
13:30Quand on voit que tous les profits
13:31qui se font en amont,
13:33dire qu'on va aider, répercuter,
13:36c'est donner quittus
13:37à ceux qui font profit.
13:38Donc, le rôle de M. Lecornu,
13:40aujourd'hui,
13:41c'est de tenir le couvercle
13:43le plus qu'il peut, d'accord ?
13:45Et donc, c'est à la fois
13:46pour des raisons de caisse
13:47et de financement,
13:48mais même d'un point de vue économique,
13:51dire « je vais rembourser tout le monde »,
13:53tous les profiteurs,
13:54les spéculateurs,
13:54ils savent qu'aujourd'hui,
13:55ils peuvent faire grimper les prix.
13:57Et je dirais aujourd'hui,
13:58à l'inverse,
13:59il faut que M. Lecornu nous aide,
14:01nous, l'aval,
14:02la distribution,
14:03pas seulement sur les carburants,
14:04mais sur l'ensemble
14:06des articles de biens de consommation.
14:08Il faut qu'il ne laisse pas croire
14:11aux industriels et à tout le monde
14:13qu'on va renégocier,
14:14qu'on va faire passer des hausses.
14:15Il faut qu'il soit...
14:16Ça, c'est le sujet qui vient derrière.
14:18Oui, mais attendez.
14:19Laissez-moi finir, s'il vous plaît.
14:21C'est très important.
14:22Ce qu'il fait sur les carburants,
14:24il faut qu'il ait le courage
14:25et l'envie,
14:26et en tout cas la compréhension,
14:28que c'est la même chose.
14:30Il ne faut pas dire aux industriels
14:31qu'on va lâcher les rênes,
14:32parce qu'il faut obliger les industriels
14:34à aller négocier
14:36avec les pétrochimistes,
14:37les emballages et tout ça.
14:39Si vous lâchez tout d'un coup,
14:41vous cautionnez
14:42toute la spéculation
14:43qui est en cours.
14:44Je reviens à Total un instant.
14:46La déclaration ce soir
14:46de Patrick Pouyanné,
14:48Total Energy ne va pas non plus
14:49s'excuser de performer
14:50et de réussir dans son domaine.
14:52Il faut au contraire en être fier.
14:54Il n'y a aucune honte.
14:55Cela signifie que l'entreprise
14:56fonctionne bien.
14:57En fait, il fait du business,
14:58Patrick Pouyanné,
14:59comme vous.
15:00Le but, c'est que l'argent
15:01rentre aussi dans les caisses
15:02de l'entreprise.
15:02C'est son business.
15:03C'est un business.
15:04À côté, en fait.
15:06C'est un moyen
15:07de faire venir les gens chez vous.
15:09Moi, idéologiquement,
15:09je ne lui reproche pas ça.
15:10On parlait de conditions
15:12de discrimination.
15:12C'est sûr qu'aujourd'hui,
15:17si les Français
15:18pouvaient avoir
15:19un peu de ce profit,
15:20ce serait bien même pour Total,
15:22pour sa fidélisation.
15:23Mais peut-être qu'il a tiré
15:24un trait sur son réseau à terme.
15:25Vous vous dites ça.
15:27Il y a beaucoup de raffineurs
15:28et de distributeurs.
15:30BP, il n'y a plus grand-chose.
15:31ESO, il n'y a plus grand-chose.
15:33Parce que c'est moins rentable
15:34que le raffinage, etc.
15:35C'est en amont
15:36que se font les profits.
15:37Et quand vous me parlez
15:38du rapport au gouvernement,
15:40c'est pour ça que j'avais,
15:41au début,
15:41tous les distributeurs,
15:43les grandes surfaces
15:43qui étions les moins chers.
15:45On n'avait pas trop aimé
15:46l'épisode
15:46« Je viens contrôler
15:47les pompistes ».
15:49Surtout quand c'était
15:50l'un des nôtres anciennement
15:53patron de Système U
15:54qui venait avec les caméras
15:56de BFM
15:56pour regarder si on n'avait pas
15:58pris trop de marge.
15:58Tout le monde a compris
15:59aujourd'hui,
16:00et c'est important,
16:02tout le monde a compris
16:02aujourd'hui
16:03que ce n'est pas le pompiste
16:04du supermarché netto.
16:06C'est en fait en amont
16:08que se font les spéculations,
16:10la profitabilité,
16:12la pétrochimie.
16:12C'est là que sont les profits.
16:14Et c'est là qu'il faut
16:15maintenant se retourner
16:17et lancer des lasers.
16:19Et je ne sais plus
16:20comment on dirait
16:20nos militaires,
16:21mais il faut répliquer.
16:22Mais alors justement,
16:23sur les profits,
16:25Jean-Luc Mélenchon dit
16:26« C'est simple,
16:27Total Energy,
16:27plus 51% de profits
16:29au premier trimestre,
16:30c'est simple,
16:31on prend tout.
16:31Nous au pouvoir,
16:32nous les insoumis au pouvoir,
16:34on prend tout. »
16:35Sous-entendu,
16:36c'est sur-profit
16:37grâce à la crise,
16:38on prend tout.
16:39Est-ce que c'est
16:39la bonne solution ?
16:40L'Europe l'avait fait
16:41il y a trois ans
16:42et il y a très peu d'argent
16:43qui est rentré dans la caisse.
16:45Est-ce que c'était bien fait ?
16:46Pas fait ?
16:47Je ne sais pas.
16:48Honnêtement,
16:48je suis lecteur de journaux
16:49et je ressens ça.
16:51Et la deuxième chose,
16:52c'est que ça ne fait pas
16:53baisser les prix.
16:54Et donc,
16:55je veux dire,
16:56que vous taxiez
16:56les profits de Bernard Ricard,
16:58de Total ou de L'Oréal,
17:00ça ne fait pas baisser les prix.
17:01Donc aujourd'hui,
17:02pour le consommateur,
17:03et c'est important,
17:03quand je dis le consommateur,
17:04je ne protège pas simplement
17:05mon métier,
17:06le fait que je sois commerçant.
17:07C'est pour la consommation
17:10en général en France,
17:11qui est déjà à tonnes,
17:13et pour la croissance derrière,
17:15voire pour les finances publiques encore,
17:17on a intérêt
17:19à se préoccuper du consommateur.
17:21Moi, mon sujet,
17:22ce n'est pas le profit de Total,
17:23c'est le panier de l'aménagère.
17:24C'est intéressant dans votre...
17:25Du consommateur.
17:26Ce qui est intéressant aussi
17:27dans ce propos,
17:28c'est que, en fait,
17:29ce n'est pas votre intérêt.
17:29Vous dites tout à l'heure,
17:31ça va inciter les gens
17:33à changer leur mode de consommation,
17:34notamment la voiture électrique.
17:37C'est à ça qu'on pense.
17:38Mais pour vous,
17:38ce n'est pas intéressant.
17:39Si, si, si.
17:40Nous serons leaders sur ce marché.
17:41Pourquoi ?
17:43Pardon,
17:43je ne sais pas si c'est dans l'ordre
17:45de ce que vous voulez dire.
17:45Allez-y, allez-y, allez-y.
17:46Moi,
17:48ça fait longtemps
17:49que chez Leclerc,
17:50on a compris
17:51qu'il fallait investir
17:52dans les énergies alternatives.
17:54Donc aujourd'hui,
17:54on est en avance
17:55sur l'équipement électrique
17:58sur les bornes.
17:59On est d'ailleurs...
17:59Vous n'en parlez pas,
18:00parce que ce n'est pas encore
18:01très lisible,
18:03mais Leclerc et Lidl,
18:04par exemple,
18:04aujourd'hui,
18:05on se tire des bourgs
18:06sur le prix de recharge
18:07des voitures électriques.
18:08Et nous sommes...
18:09Sur le prix de recharge,
18:10sur la vitesse de recharge ?
18:12Oui,
18:12on a une application
18:13qui s'appelle ChargeElec.
18:15Alors,
18:15les consommateurs
18:16ne sont pas encore habiles
18:18à comparer les prix
18:18de l'électricité,
18:19de la recharge,
18:20selon la puissance
18:21de la recharge,
18:22mais ça va venir
18:23autant que le carburant.
18:24Nous sommes dans ce que nous allons
18:27faire advenir,
18:29les énergies alternatives.
18:30On utilise beaucoup
18:31les carburants,
18:32toutes nos flottes,
18:34pour approvisionner
18:35les magasins,
18:36c'est l'HVO,
18:37vous savez,
18:37c'est du carburant
18:39issu de recyclage.
18:40Et puis alors,
18:41notre propre électricité,
18:43je pense qu'en 2030,
18:43on sera autonome
18:44en production
18:44d'électricité et d'énergie.
18:47Notamment grâce
18:47aux panneaux solaires,
18:47etc.
18:48Les panneaux solaires,
18:48on a des hectares
18:49et des hectares
18:50de panneaux solaires équipés.
18:51Et d'ailleurs,
18:52je vais vous dire
18:54la bonne volonté
18:54des distributeurs.
18:55Il n'y a toujours pas
18:56de filière française
18:56de panneaux solaires.
18:58Et donc,
18:59on a acheté des panneaux
19:00chinois et taïwanais
19:00pour équiper
19:01tous les hyper...
19:02Alors, vous parliez du panier...
19:03Sur l'électricité,
19:05on ne sera pas cher.
19:06Vous parliez du panier
19:06des consommateurs,
19:07du consommateur.
19:08L'ISADEF,
19:09la crainte,
19:09c'est évidemment
19:10que cette inflation
19:10que l'on voit à la pompe
19:12se répande au-delà de la pompe
19:13jusque dans le panier
19:14et dans le caddie.
19:15Oui,
19:15petit avertissement
19:16de l'association
19:16de consommateurs UFC
19:18que choisir,
19:18que vous connaissez tous.
19:19Les conséquences
19:20de la guerre en Iran
19:20se verront directement
19:22selon l'association
19:23sur les tickets de caisse
19:24plus 4 à 5%
19:25d'augmentation attendue.
19:27Et le géant Lactalis,
19:28laitier français
19:29qui détient les marques
19:30Président Lactel
19:31et Galbani
19:32a déjà annoncé
19:33qu'il allait devoir
19:33répercuter l'impact
19:35de la guerre
19:35sur ses prix de vente
19:36aux consommateurs
19:38mais sans dire
19:38dans quelle proportion
19:40ça augmenterait.
19:41Ce serait aussi
19:42concerné
19:43les matières plastiques
19:43dérivées du pétrole
19:44plus 40%
19:45depuis le début de la guerre
19:46avec là
19:47un risque de répercussion
19:48sur les sacs poubelles
19:49les bouteilles d'eau en plastique
19:50la bouteille de shampoing
19:51les emballages
19:52et il y a
19:52un autre secteur
19:53touché par la guerre
19:54en Iran
19:55c'est celui du textile
19:56le prix des fibres synthétiques
19:57a augmenté
19:58de 10 à 15%
19:59à cause des perturbations
20:01sur les chaînes
20:01d'approvisionnement
20:02en produits pétroliers
20:03comme le polyester
20:04ou le nylon
20:05et aussi des produits chimiques
20:07utilisés dans le textile
20:08et d'autres hausses
20:09sont attendues
20:10notamment sur les cosmétiques
20:11certaines marques
20:12comme Kiko
20:13estiment qu'il leur faudra
20:14débourser
20:151,5 million d'euros
20:16en plus
20:16pour approvisionner
20:18des rouges à lèvres
20:18à 5 euros
20:19et là on comprend
20:20que c'est difficile
20:21de suivre la cadence
20:22sans le répercuter
20:23à un moment
20:23sur les clients
20:24Michel Edouard Leclerc
20:24c'est quoi cette bouteille de lait ?
20:26Non mais ça
20:26ça ne va pas le faire Maxime
20:28personne ne va croire
20:29que vous buvez du lait
20:30Bien sûr que si
20:31regardez
20:31je l'ai acheté ce matin
20:32chez Leclerc
20:33chez Leclerc
20:34la bouteille de lait
20:35je l'ai acheté
20:361,50€
20:37je ne vais pas donner la marque
20:38mais ça vient de chez Lactalis
20:42j'adore vous voir
20:43avec cette bouteille
20:44est-ce que ça a augmenté ?
20:45est-ce que ça va augmenter ?
20:47Alors il ne faut pas
20:48que ça augmente
20:48trop
20:50évidemment
20:51si personne ne négocie
20:52en amont
20:53si les industriels
20:54se contentent
20:55de dire
20:56il faut rouvrir
20:56la négociation
20:57ça va impacter
20:58le consommateur
20:59et on va se retrouver
21:00comme pendant la crise
21:02en Ukraine
21:03moi je pense
21:05qu'il ne faut pas faire
21:05les mêmes erreurs
21:06je vais vous dire
21:06qu'on va se battre
21:07contre ça
21:07mais en gros
21:09ils viennent vous voir
21:09et disent
21:09il va falloir augmenter
21:10c'est un processus
21:13c'est une posture
21:14d'accord
21:14moi je ne suis pas
21:15anti-industriel
21:16d'abord
21:16les produits agricoles
21:19non pardon
21:20d'abord tout ce qui est vendu
21:21actuellement en rayon
21:22et jusqu'au mois de juillet
21:23a déjà été acheté
21:24depuis longtemps
21:25d'accord
21:25donc les prix
21:26ne vont pas bouger
21:27ça va augmenter
21:28d'ici l'été
21:28les prix peuvent
21:29un petit peu augmenter
21:30parce qu'il y a
21:31une vraie répercutabilité
21:32des coûts de transport
21:33ça c'est direct
21:34et il n'est pas question
21:36les transporteurs
21:37ils nous amènent
21:37leur facture
21:37et d'ailleurs nous-mêmes
21:38nous avons des coûts de transport
21:39donc là-dessus
21:41c'est carré
21:42bon en plus
21:42ils vont recevoir
21:43quelques aides
21:44je pense que ça
21:45c'est pas ça qui fait
21:48ça participe de l'inflation
21:49mais pas
21:49les produits agricoles
21:51aujourd'hui
21:51ils sont protégés
21:52ils sont protégés
21:53par la loi EGalim
21:54les contrats qui ont été signés
21:55fin février
21:56en France
21:57on a une politique dingue
21:58on signe qu'une fois
21:59alors vous voyez
21:59maintenant les industriels
22:01sont pris à leur propre
22:02bêtise
22:03après avoir fait voter
22:04par les parlementaires
22:05qu'on doit négocier
22:07qu'une seule fois par an
22:07là ils se trouvent
22:08un peu cons
22:08c'est bon
22:09donc nous on leur dit
22:11pas de renégo
22:12on a des négo
22:12les produits agricoles
22:14pour l'agroalimentaire
22:15sont protégés
22:16il y a des clauses de révision
22:17c'est automatique
22:18personne n'a le droit
22:19donc là avec la question
22:19de l'engrais
22:20qui devient beaucoup plus cher
22:21les produits agricoles
22:22sont protégés
22:22vous dites
22:23les agriculteurs
22:24sont protégés
22:25et d'ailleurs entre nous
22:25l'inflation des produits agricoles
22:27viendra peut-être plus
22:28de la météo
22:28que
22:29des deux
22:32je ne sais pas quantifier
22:34parce qu'on parle
22:35assez peu de la météo
22:36dans ce cas-là
22:36mais aujourd'hui
22:37l'agriculture a beaucoup souffert
22:38des pluies
22:39et notamment de la sécheresse
22:40du mois de mai
22:40ce n'est pas les mêmes régions
22:43mais vous dites
22:44en Bretagne
22:44c'est mieux
22:45en rayon
22:45pas de panique
22:46pas de panique
22:47il n'y aura pas de hausse
22:49en rayon pour l'instant
22:50ou si
22:51première chose
22:52deuxième chose
22:53il y a des clauses
22:54de révision de prix
22:54dans les contrats
22:55qui ont déjà été signés
22:56et donc je vous dis
22:57la matière agricole
22:59la matière agricole
23:00elle a un statut à part
23:02et donc
23:03il y aura des clauses
23:04de révision automatique
23:04je ne sais pas
23:05de combien
23:07le chou-fleur
23:09le brocoli
23:10le porc
23:11peut être impacté
23:12mais de toute façon
23:13les agriculteurs
23:14sont protégés
23:15par contre
23:15pardon
23:16je ne sais même pas
23:17si on a le droit de dire
23:18par contre
23:18ou en revanche
23:18je ne sais pas
23:20au demeurant
23:22les industriels
23:23multinationaux
23:24à qui les parlementaires
23:25n'ont pas exigé
23:26de dire l'origine
23:28des produits
23:29et qu'ils ne sont pas
23:30transparents
23:30on ne va pas les voir
23:32là maintenant
23:33pour renégocier
23:35il ne faut pas
23:35qu'ils se la ramènent
23:36maintenant
23:37en nous disant
23:38vu les augmentations
23:39de prix en amont
23:40vous allez nous passer
23:41des hausses
23:42auprès des consommateurs
23:42pour eux
23:43c'est rendez-vous
23:44l'année prochaine
23:44j'ai un souvenir traumatisant
23:48c'est pendant la guerre
23:49en Ukraine
23:49alors que c'est pas
23:50l'Ukraine ne produit pas
23:51du blé
23:52dont on fait les pâtes
23:53où Dijon ne produit pas
23:54la moutarde
23:55et la graine
23:56dont on fait la moutarde
23:57elle venait du Canada
23:59des fournisseurs sont venus
24:00et nous ont menacé
24:02d'arrêter de nous livrer
24:03si on ne prenait pas
24:04des hausses
24:04de 38%
24:0536% à l'époque
24:06alors on ne va pas
24:07recommencer la même fête
24:08mais juste une chose
24:09je voudrais dire
24:10qu'au Premier ministre
24:11et j'alerte
24:12en disant
24:13qu'il faut qu'il incite
24:13les industriels
24:14à se retourner derrière eux
24:15et qu'il aille négocier
24:16les emballages
24:18qu'ils aillent
24:19qu'ils fassent comme nous
24:20qu'ils fassent notre métier
24:21la négociation
24:22n'est pas un péché
24:22aujourd'hui
24:23il faut que les industriels
24:25se retournent vers l'amont
24:26vers la pétrochimie
24:27et puis vous
24:28vous êtes en bout de chaîne
24:30vous êtes en bout de chaîne
24:30c'est plus facile pour vous
24:31est-ce que j'ai raison ou pas ?
24:33est-ce qu'ils doivent se retourner
24:34aujourd'hui ?
24:35oui mais s'ils refusent de le faire
24:37surtout si on refuse
24:38de la négociation
24:40vous écoutez
24:41les discussions parlementaires
24:43en ce moment
24:43y compris hier
24:44à l'Assemblée nationale
24:45sous prétexte
24:46de protéger
24:47les produits agricoles
24:48on nous prépare
24:48des amendements
24:49pour interdire
24:49la publicité comparative
24:51pour empêcher un distributeur
24:53de ne pas travailler
24:53avec un industriel
24:54qui serait trop cher
24:55il y a ces amendements là
24:56qui sont en discussion
24:56personne n'en parle
24:57c'est d'ailleurs un sujet
24:58il faut que vous regardiez ça
24:59mais c'est incroyable
25:00je reviens
25:01à vous aider
25:01et donc moi je ne laisserai pas
25:03passer des hausses
25:04à des industriels
25:06qui n'auront pas tenté
25:07déjà de les annihiler
25:09quand vous dites
25:10Michel-Édouard Leclerc
25:11que les agriculteurs
25:12sont protégés
25:13ça veut dire que
25:14si les coûts des agriculteurs
25:15augmentent
25:16il va falloir leur payer
25:17le lait plus cher
25:18donc cette bouteille de lait
25:20va augmenter
25:21cette bouteille de lait
25:22n'augmentera pas
25:23l'essentiel de son prix
25:25n'augmentera pas
25:25du fait des coûts de production
25:27des producteurs de lait
25:28pas plus que le jambon
25:30des producteurs de porc
25:31c'est à cause du plastique
25:32et ça
25:32donc ça peut augmenter
25:33un autre exemple
25:34parce que j'avais jamais regardé
25:35où étaient fabriqués
25:36les sacs poubelles
25:38achetés chez vous
25:38chez Leclerc
25:40ils sont made in
25:41je ne sais plus
25:42Vietnam
25:44merci Lisa
25:45made in Vietnam
25:46ça du plastique
25:48qui vient de très loin
25:49ça ne peut qu'augmenter ça
25:51alors ça ne peut qu'augmenter
25:53mais la proportion
25:54dans laquelle ça va augmenter
25:56c'est celle
25:57qu'auront accepté
25:58ou pas
25:58les fournisseurs
25:59derrière moi
26:00vous comprenez
26:01quand ça arrive
26:02au secteur de la distribution
26:03c'est presque trop tard
26:04et en plus on se fait engueuler
26:05quand les industriels gueulent
26:07c'est le plus gros lobby
26:08qui existe
26:09et il y a même une loi
26:10qui s'appelle
26:10la loi des creosailles
26:12qui m'empêche
26:13aujourd'hui
26:14sur les couches
26:15sur les produits
26:16d'hygiène féminine
26:17sur les préservatifs
26:18sur les produits d'entretien
26:19qui m'empêche
26:20de compenser
26:21des hausses de prix d'achat
26:22par des promos
26:23donc je voudrais
26:24là aussi
26:25alerter
26:26le Premier ministre
26:27sur le fait
26:28qu'au Parlement
26:29aujourd'hui
26:29on parle de prolonger
26:31cette interdiction
26:32de faire des promotions
26:33sur la loi des creosailles
26:34alors qu'on n'a vu
26:35aucun bilan d'efficacité
26:36c'est aussi
26:38comment dirais-je
26:40une politique
26:41qui est menée
26:42au Parlement
26:43contre la capacité
26:44de s'allier
26:44avec des Italiens
26:45des Allemands
26:45pour les distributeurs
26:46pour essayer d'acheter
26:47moins cher
26:48et faire profiter
26:48du meilleur prix européen
26:49aux consommateurs français
26:51moi je suis contre ça
26:52et je vais me battre
26:53contre ça
26:53le cas va se battre
26:54contre ça
26:54est-ce qu'en raison
26:55de la crise
26:56qui frappe tout le monde
26:59il y a moins de fréquentation
27:00des magasins
27:00est-ce que vous redoutez ça
27:02pour les semaines
27:04ou les mois à venir ?
27:06je pense qu'aujourd'hui
27:07on sera le dernier touché
27:08pardon
27:09c'est un côté publicitaire
27:10j'ai l'air de la ramener
27:12mais non
27:12on cartonne
27:13parce qu'on n'est pas cher
27:14et parce que
27:15par rapport au commerce
27:16de proximité
27:17non non
27:17mais même
27:18par rapport à certains copains
27:19qui est concurrent
27:21et néanmoins concurrent
27:23plus intégrés
27:24qui ont des lourdeurs
27:25qui ont des actionnariats
27:26qui investissent moins
27:27dans le commercial
27:27oui le clair cartonne
27:28et on cartonne
27:30dans un moment
27:31de consommation
27:32où les gens
27:34retiennent
27:34il faut savoir quand même
27:36que l'augmentation
27:36sur le prix des carburants
27:38en province
27:38pour les salariés
27:40y compris nos salariés
27:40qui viennent en voiture
27:41c'est l'équivalent
27:42d'un caddie
27:45un caddie par semaine
27:46un caddie par semaine
27:47c'est évidemment énorme
27:48c'est énorme
27:49pour les consommateurs
27:50on regardait aujourd'hui
27:51pardon pour la pub
27:52mais McDo
27:53et c'est de l'info là aussi
27:55McDo
27:56modifie son menu
27:58à 5 euros
27:59son tout premier menu
28:01dans le burger
28:02il y avait un steak
28:02ils en mettent deux désormais
28:03ils se font leur pub
28:04comme ça
28:04aujourd'hui
28:05c'est des promos
28:06qu'on voyait au tout début
28:08de la guerre en Ukraine
28:09où on essayait d'attirer
28:10les clients précisément
28:11avec des tout petits prix
28:12est-ce que vous voyez-vous déjà
28:14les consommateurs
28:15effectivement changer
28:16leur manière de consommer
28:17oui alors c'est pas que de maintenant
28:18c'est parce qu'en fait
28:19entre le débat sur les retraites
28:21où plus aucun jeune
28:22ne croit
28:22à la parole publique
28:23et à l'espérance de retraite
28:25ça a l'air différé
28:26mon oeil
28:28depuis aussi
28:29les difficultés
28:30les constructeurs automobiles
28:32ils n'ont pas un discours clair
28:32sur le passage électrique
28:33c'est le mot qu'on puisse dire
28:35et donc
28:36quand vous rentrez
28:37sur le marché du travail
28:37outre que vous êtes déjà
28:39dans la trappe à bas salaire
28:40et vous ne savez pas
28:40comment ça va
28:41on va en sortir
28:42que vous ne savez pas
28:42si vous allez avoir une retraite
28:44combien d'années de travail
28:45va vous permettre
28:46d'acheter votre appart
28:47et combien va exiger
28:48le banquier
28:49d'apport personnel
28:51d'abord
28:51aujourd'hui
28:52il y a une pression
28:54sur les consommateurs
28:55et même les jeunes consommateurs
28:57qui est très très forte
28:59donc il y a une prime
29:00on en a parlé déjà
29:01chez Edwish
29:02et à BFM Business
29:03on marche très très fort
29:05sur les premiers prix
29:06et on a eu de la chance
29:07on a eu du nez
29:08c'est qu'on y a mis
29:09le Nutri-Score
29:10tout de suite
29:10de manière à ce qu'on n'a pas pu
29:12être discrédité
29:13comme un peu action
29:13quand il a commencé
29:14à faire les produits d'entretien
29:15en mettant le Nutri-Score
29:17on ne pouvait pas dire
29:18que c'était de la merde
29:18vous voyez
29:19mais quand est-ce que
29:20pardon
29:20pardon moi
29:21c'est juste cette tension
29:22que vous décrivez
29:23quand est-ce qu'elle va arriver
29:24pour vous
29:24ça sera à l'été
29:25ou c'est plutôt
29:25ça commence déjà
29:27ça monte
29:28d'abord il y a
29:30par rapport à 2020
29:32je ne suis pas sûr
29:32de mon chiffre
29:33mais je crois qu'il y a
29:34près de 10%
29:35d'augmentation
29:36de foyers les plus modestes
29:38qui sont en dessous
29:38du sel de pauvreté
29:39donc il faudrait vérifier le chiffre
29:40mais je sais qu'il y a
29:41de plus en plus de gens
29:42qui rament
29:43ça c'est une première chose
29:44la deuxième chose
29:46c'est qu'en fait
29:46les consommateurs
29:47et notamment les jeunes
29:49ne sont pas prisonniers
29:49d'un modèle de consommation
29:51ou d'un modèle
29:51celui de leur père
29:52ils n'achètent pas
29:53les mêmes vins
29:54les caravins
29:55les étiquettes et tout
29:56ils font des arbitrages
29:58qu'il nous faut prévoir
29:59entre des pas de premier prix
30:01et un vin
30:02plus de grand cru
30:04c'est très très difficile
30:06de prévoir
30:06en tout cas
30:07en tout cas
30:08notre stratégie
30:09elle est gagnante
30:09vous savez bien
30:10on est devenu
30:11le premier distributeur français
30:12je me rappelle d'où je viens
30:13et donc aujourd'hui
30:15le prix
30:16le pouvoir d'achat
30:17ça devrait être
30:18la première préoccupation
30:20non seulement
30:20de la politique gouvernementale
30:21mais du parlement français
30:22c'est incroyable
30:24alors qu'aujourd'hui
30:24on passe
30:25comme des méchants
30:27devant les commissions d'enquête
30:28sur les marges et prix
30:29ça bouscule
30:31votre politique de promotion ?
30:33comment ?
30:34est-ce que ça bouscule complètement
30:35votre politique de promotion ?
30:37nous on travaille beaucoup
30:37en prix net
30:38on fait des promos et tout
30:39mais en fait
30:40par exemple
30:40sur les carburants
30:41vous pouvez aller sur le site
30:42du gouvernement
30:42vous regardez
30:43quelle est la station
30:44la moins chère
30:44nous alors au parlement
30:45ils veulent interdire
30:46la pub comparatif
30:47c'est quand même incroyable
30:48enfin il y a des amendements
30:48qui veulent interdire
30:49la pub comparatif
30:50moi je dis aux consommateurs
30:52Leclerc n'a pas besoin
30:53de faire sa pub
30:54je suis là
30:55parce que je vous aime bien
30:56et puis c'est intéressant
30:57je vous écoute
30:57mais aussi
30:59il y a des messages
30:59à faire passer
31:00c'est de dire aux gens
31:01comparez quoi
31:01parce qu'aujourd'hui
31:02vous restez optimiste ?
31:04je suis volontariste
31:05ouais ouais
31:05de toute façon
31:06on va pas laisser passer
31:07le marasme
31:07c'est clair
31:08moi je fédère
31:09700 entrepreneurs
31:10qui ont la niaque
31:11et c'est la troisième génération
31:12merci Michel-Edouard Leclerc
31:14merci d'être venu ce soir
31:15en direct
31:16sur BFM TV
31:17merci Yves
31:18et à Edwige
31:19d'avoir été là
31:20évidemment
31:21si vous voulez
31:21n'avez pas
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