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  • il y a 5 semaines

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00:11Les défenseurs des droits humains sont sujets aux menaces, aux risques d'enlèvement, ça
00:23va effectivement jusqu'à la menace de l'intégrité physique des proches parents de ces défenseurs
00:35des droits humains.
00:36Donc tout est fait pour nous empêcher d'agir et de faire prospérer effectivement notre
00:45action.
00:46Ça, vraiment, on court tous les risques possibles, tous les risques possibles, jusqu'à l'assassinat
00:53et aux emprisonnements, ça c'est tout à fait clair.
00:57Et là, il s'agit des risques liés à notre engagement, c'est tout à fait clair.
01:10Depuis 2023, cas d'assassinat, non.
01:17Mais avant 2023, je peux citer notre compatriote Hervé Mombo Kinga qui se faisait appeler
01:28des matricules, je ne sais plus combien, 001 ou 002, voilà, nous pensons que par rapport
01:35au système déchu, voilà un cas d'un compatriote, d'un défenseur des droits humains qui a laissé
01:40sa vie par rapport au combat qu'il menait.
01:45Mais pour l'heure, depuis 2023, on n'a pas enregistré le décès ou le cas d'assassinat.
01:56À la période de la transition, donc 2023, nous avons, par exemple, enregistré quelques
02:01cas, ce qui n'est plus véritablement le cas en termes, par exemple, d'enlèvement, de
02:07privation de liberté, d'enlèvement, on enregistre de moins en moins.
02:16Et je crois que, s'agissant d'assassinat, peut-être, là aussi, on ne relève pas.
02:23Donc, il y a quand même, en termes de quantité, en termes d'effets réguliers, de moins en moins.
02:35Depuis 2023, 2025, je crois qu'on a quand même enregistré de moins en moins.
02:42De moins en moins.
02:43Ne disons pas qu'il n'y en a plus.
02:45Voilà.
02:46Et comme je le disais tantôt, c'est quand même une idée d'idéal.
02:52Et donc, on y va vers.
02:55On n'y est pas véritablement.
03:01Nous allons parler de l'autocensure, s'agissant après 2023, l'autocensure.
03:08Après 2023, nous pouvons relever le dernier en date, le compatriote directeur de publication
03:17d'un organe de presse.
03:19C'est récent.
03:21C'est assez récent.
03:23Nous avons le compatriote Lionel Ngonga, qui a évoqué un certain nombre d'éléments en lien avec les prisonniers.
03:33Parce qu'il s'agit quand même de SOS prisonniers qui luttent dans ce sens-là.
03:37S'agissant du dernier vote en date, nous avons obtenu que les personnes incarcérées puissent également voter.
03:46Mais il y a quelques violations au niveau organisationnel, dans l'enceinte des prisons, dans le déroulement quand même de
03:57l'élection.
03:59Donc, c'est un ensemble d'éléments comme ça que je peux évoquer sur les questions d'éléments qu'on
04:08peut encore relever en termes justement de droits humains.
04:17J'ai la faiblesse de croire qu'il y a, par exemple, des questions de disposition légale.
04:24Donc, ça concerne, en termes constitutionnels, les lois.
04:30On vient de proposer la loi au niveau du Parlement.
04:34Elle a été adoptée.
04:36Pas plus tard que hier, mercredi, elle a encore été adoptée en deuxième instance au niveau du Sénat.
04:43Nous avons la faiblesse de croire que lorsque la loi n'est peut-être pas encore adoptée, il y a
04:50effectivement des citoyens à des postes de responsabilité
04:55qui se disent qu'à partir de ce moment, plus qu'il y a absence de loi, il y a
05:00absence d'encadrement.
05:01Finalement, ça peut encore laisser court à ce genre d'exactions.
05:05Nous pensons qu'avec la présence de ce dispositif, on pourrait possiblement enregistrer de moins en moins de violations des
05:17droits humains.
05:17Ça appelle effectivement au rôle de chaque institution.
05:27Il s'agit quand même, et là on l'évoque tout le temps, la séparation à la fois des pouvoirs
05:34et l'émixion du politique dans des institutions ou les organes supposés réguler.
05:43Et à ce titre-là, nous pensons que c'est peut-être lié au dysfonctionnement des organes, à savoir les
05:54personnes qui sont amenées à les gérer.
05:59Donc ici, il est question d'interpeller effectivement ceux qui en ont la charge, de lire le droit et non
06:07pas finalement d'agir sous une main invisible pour effectivement régler les comptes aux uns et aux autres.
06:16Il s'agit effectivement de lire le droit et rester, faire respecter le cadre légal.
06:28Ce que cela m'inspire, c'est qu'à la date d'aujourd'hui, nous n'avons pas à l
06:36'idée une démarche, c'est-à-dire un cas de jurisprudence qui nous renseigne sur un cas qui aurait été
06:43effectivement où il y a eu réparation.
06:47Donc je ne peux pas m'inscrire en disant oui, il y aurait réparation.
06:53Mais s'il est établi par les juridictions compétentes que M. Léca devrait effectivement être rétabli dans son bon droit,
07:06je m'inscrirais en défenseur des droits humains pour peser de notre poids pour que cela soit fait.
07:16Et je crois que les autorités devraient effectivement regarder là-dedans.
07:20Ils seraient bien inspirés de regarder là-dedans pour que le cas d'État, d'ailleurs, fasse jurisprudence.
07:25Pour que désormais, les bourreaux sachent à quoi s'en tenir.
07:30Je ne pense pas qu'à ce niveau-là, l'État se sentirait bien de payer à chaque fois des
07:37réparations ou des dommages qu'elle aurait causé à ses compatriotes.
07:48Nous disons qu'il y a effectivement, cela est encadré, mais dans les faits, le respect de ces dispositions-là,
07:57en général,
07:57nous avons des belles lois, nous avons des très belles lois parfois, mais c'est dans l'application qu'elle
08:05cause problème.
08:06Donc nous attendons effectivement que ceux qui sont censés lire le droit, donner du sens, de l'épaisseur à cette
08:14démarche, le fassent.
08:16Donc il s'agit ici de la justice de s'en saisir et puis effectivement démontrer que oui, le Gabon
08:23s'inscrit véritablement dans une démarche du respect
08:27des droits humains, dans le cadre des réparations par exemple.
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