- il y a 16 minutes
Il a mené pendant plus de 4 mois les travaux de la très suivie et très critiquée commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Après des auditions sous tension, les députés ont voté de justesse pour la publication de son rapport, prévue ce mardi. Charles Alloncle, député UDR et rapporteur de la commission, répond dans RTL Matin sur les 80 préconisations qu'il a formulées à l'issue de ses travaux.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 04 mai 2026.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 04 mai 2026.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Thomas Soto, RTL Matin.
00:03Il est sans doute le député qui a le plus fait parler de lui ces derniers mois.
00:06Élu UDR, le parti d'Éric Ciotti, allié à Marine Le Pen.
00:08Il est le rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.
00:12Charles Aloncle est donc l'invité d'RTL Matin.
00:13Bonjour et bienvenue sur RTL, Charles Aloncle.
00:15Bonjour, merci de votre invitation.
00:16Pendant les 4 mois et demi de travaux de la commission, vous avez entendu environ 250 personnalités
00:20lors de 67 auditions.
00:21A chacune d'entre elles, vous avez fait prêter serment.
00:24Est-ce qu'à votre tour ce matin, vous jurez de dire la vérité, toute la vérité, rien que la
00:27vérité ?
00:27Comme depuis le début, évidemment.
00:28Bon, cette lumière qui ne vous a pas quitté depuis des semaines, est-ce que vous l'avez aimée, Charles
00:33Aloncle ?
00:33Est-ce qu'elle n'est pas même devenue votre moteur ? Beaucoup vous l'ont reproché.
00:36Je pense que c'est une lumière qui m'a attiré bien des ennuis, qui m'a attiré bien des
00:40ennemis,
00:41qui m'a attiré aussi bien des coups.
00:43Je pense qu'on peut le voir aussi à mesure qu'on s'approchait de la publication du rapport.
00:48Ce n'est pas anodin d'ailleurs si à l'Assemblée nationale, aucun autre député jusqu'à présent
00:52n'avait choisi un tel thème de commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:55C'est la première fois qu'on le réalisait, alors que pourtant la somme est importante,
00:58milliards d'euros par an, c'est la moitié du budget du ministère de la Culture.
01:01Quand vous soulevez un tel couvercle, vous vous mettez nécessairement à dos
01:05les dirigeants de l'audiovisuel public, certains animateurs producteurs stars,
01:08certains patrons de sociétés de production qui chaque année bénéficient du contrat.
01:11Vous êtes le justicié qui est venu mettre un peu le bazar dans tout ça ?
01:14Je pense simplement que quand on voit le traitement médiatique
01:17qui est quand même largement défavorable depuis le premier jour de cette commission d'enquête,
01:20je n'avais pas grand-chose à attendre et à espérer aussi de mon traitement médiatique.
01:24Mais il faut le faire aussi parce que c'est important de faire la lumière sur l'utilisation de l
01:28'argent des Français.
01:28Le traitement aussi par vos collègues politiques,
01:30M. Alloncle s'est saisi de tous les sujets pour les amplifier et créer de la polémique.
01:33C'était une entreprise individuelle, ça c'est la présidente de l'Assemblée,
01:36il y a Elbron Pivet qui l'a dit hier dans Le Parisien.
01:38D'autres vous ont reproché de transformer cette commission en tribunal politique, en jeu du cirque.
01:43Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
01:45Je réponds que demander des comptes à l'audiovisuel public
01:47n'est absolument pas régler ses comptes avec l'audiovisuel public
01:50et il va falloir qu'un certain nombre de responsables publics,
01:53dirigeants d'entreprises publiques, aux fonctionnaires,
01:55s'habituent aussi à rendre compte de l'utilisation de l'argent qu'ils font des Français.
02:00On est dans une situation qui est tellement compliquée
02:02qu'il est sain et il est bon de demander des comptes
02:05à ceux qui utilisent notre argent, parfois par milliard chaque année.
02:08Certains ont dit la stratégie d'Alloncle c'était simple,
02:10il faut affaiblir le service public, le réduire,
02:13puis le privatiser, ce qui est dans le programme d'Éric Ciotti
02:15et de Marine Le Pen, Jordan Bardella.
02:17Est-ce que c'était ça en fait votre but ?
02:19Alors, à votre micro, il y a quelques semaines,
02:21il y a même eu le président de la commission d'enquête
02:23qui a expliqué de façon parfaitement mensongère
02:25que j'étais favorable à la privatisation de l'audiovisuel public.
02:29Bon, manque de chance, depuis le premier jour de cette commission,
02:31j'ai expliqué qu'au contraire, je tenais à un audiovisuel public fort
02:35mais qu'aujourd'hui il était dévoyé.
02:36Vous n'êtes pas d'accord avec Marine Le Pen et avec Éric Ciotti là-dessus ?
02:39Alors, Éric Ciotti n'est pas pour une privatisation totale de l'audiovisuel public,
02:43il explique qu'il y a un certain nombre de fusions qui sont nécessaires,
02:46qu'il y a un certain nombre d'optimisations qu'il faut réaliser,
02:49mais il n'est pas favorable à la privatisation.
02:50Moi, j'appartiens à un groupe Luder qui est différent de celui du Rassemblement National.
02:54On est d'accord sur beaucoup de constats.
02:56À la fin, moi, si j'ai réalisé cette commission d'enquête,
02:59c'est parce que je pense qu'il est minuit moins le quart pour ces entreprises,
03:01notamment France Télévisions,
03:03menacées de dissolution par l'ampleur de la faillite financière qui les frappe
03:07et qu'au contraire, il vaut mieux braquer un projecteur
03:10sur les dérives et les dysfonctionnements pour mieux les résoudre.
03:13Je ne ferai jamais partie du parti des censeurs,
03:18de ceux qui expliquent qu'il faut détourner le regard pour que tout aille mieux.
03:21Au contraire, je pense qu'il est temps pour ces entreprises
03:23de mettre la lumière sur ces dérives.
03:24Ce rapport pour sauver l'audiovisuel public,
03:26quand va-t-il être rendu public ?
03:29Il sera rendu public dans les toutes prochaines heures,
03:31mardi matin.
03:32C'est un rapport qui ne m'appartient plus
03:33et les administrateurs m'ont indiqué qu'il serait publié
03:36sur le site de l'Assemblée mardi matin.
03:38À quelle heure, vous savez ?
03:39Non, je n'ai pas l'heure.
03:41En attendant, il y a déjà eu de nombreuses suites.
03:42D'ailleurs, tiens, est-ce que vous savez qui a fait fuiter ce rapport ?
03:44Alors, il y a quelques indices concordants
03:46qui ont été sortis dans la presse,
03:48qui m'ont d'ailleurs scandalisé,
03:49qui expliquent qu'une députée socialiste
03:52pourrait être à l'origine de la fuite.
03:53Elle n'a pas été très maligne,
03:54puisque dans les propriétés des documents,
03:56vous savez, quand vous envoyez un document à des journalistes,
03:57il suffit simplement de cliquer sur propriété
03:59et vous pouvez voir le nom de la personne.
04:01Je ne vais pas jeter de troubles,
04:03mais en tout cas, vous pourrez lire,
04:04il y a un certain nombre d'articles qui le documentent très bien.
04:07Je trouve ça inacceptable,
04:09parce que dans les heures qui ont précédé le vote du rapport,
04:11il y a beaucoup de fausses informations
04:12qui ont circulé sur les conclusions de mon rapport,
04:14qui ont contribué d'ailleurs à créer un terreau
04:17le plus fertile possible à un vote défavorable,
04:20qui m'empêchait en plus de m'exprimer.
04:21Parce qu'à l'heure où il n'était pas publié,
04:24il n'était pas voté,
04:25je ne pouvais pas démentir un certain nombre de fausses informations,
04:28relayées massivement par la presse,
04:30au présent de l'indicatif.
04:31Je vous avoue une certaine frustration.
04:33On va pouvoir régler ce problème de frustration.
04:35Il paraît que vous voulez quasiment tuer les sports sur France Télé,
04:38des réductions d'un tiers du budget.
04:39Ça veut dire quoi ?
04:40C'est totalement faux.
04:40C'est faux ?
04:41Alors, tuer les sports absolument pas...
04:42Est-ce que vous prévoyez un tiers de réduction du budget sur les sports ?
04:44Alors, c'est plutôt un quart.
04:46C'est 50 millions net de recettes publicitaires
04:48sur un budget de 200 millions.
04:50Et au contraire,
04:51j'ai pu lire par exemple dans nombre d'articles de presse,
04:53que je voulais supprimer le Tour de France,
04:54les 6 nations,
04:55ou encore Roland-Garros.
04:56Et je dis tout l'inverse dans mon rapport.
04:58Mais s'il y a plus d'argent, ça coûte cher.
05:00Non, non, mais il y a 200 millions d'euros par an.
05:02C'est une somme qui est très importante.
05:04On voit aujourd'hui que France Télévisions a décidé de céder
05:06les droits sportifs des Night Sessions à Roland-Garros,
05:08qui sont parmi les matchs les plus intéressants
05:11et les plus importants de cette compétition.
05:12Cette année, ils ont dû céder 9 matchs sur 15 du tournoi des 6 nations.
05:15À TF1, qui est diffusé en clair.
05:17Mais j'explique au contraire dans mon rapport
05:19qu'il faut sanctuariser ces grandes compétitions sportives
05:21qui font l'exception et le rayonnement sportif et culturel français.
05:25Vous réduisez le budget d'un quart.
05:26Les droits du sport sont de plus en plus élevés.
05:28Comment vous faites ?
05:29Sur le Tour de France, Roland-Garros et les 6 nations,
05:31je vous assure qu'avec 200 millions d'euros par an,
05:33vous pouvez assurer l'intégralité de la diffusion
05:36de ces grandes compétitions sportives.
05:37J'explique au contraire, vous aurez l'occasion de lire le rapport,
05:40qu'il faut sanctuariser ces grandes compétitions sportives
05:43qui font d'une certaine façon la fierté française.
05:46Peut-être se délester de quelques compétitions
05:48qui sont un peu moins d'émissions de services publics,
05:51notamment des compétitions de e-sport
05:53que France Télévisions a pu acheter ces derniers mois.
05:57Mais au contraire, vous voyez, j'ai lu beaucoup de fausses informations
06:00qui ont discrédité le rapport, alors que je tiens à la place du sport
06:03et de ces compétitions sur le service public.
06:05Est-ce que vous demandez la fusion de France 2 et de France 5 ?
06:07Absolument.
06:07Oui ? Et la suppression de France 4 ?
06:09Absolument.
06:10Parce que France 4 n'a pas trouvé son public,
06:12France 4 n'a jamais réussi à trouver une identité propre
06:15entre contenu culturel ou jeunesse.
06:17On voit par exemple que le matin, il y a des contenus un peu doublonnés
06:21entre France 5 et France 4, des contenus d'animation à destination des jeunes,
06:25des enfants, qu'on pourrait retrouver sur la plateforme France.tv.
06:27C'est-à-dire que sur les trois jeunes que j'ai cités,
06:29il y en a deux qui disparaissent en fait ?
06:30Alors, il y a une fusion entre France 2 et France 5.
06:32Pourquoi je la propose ?
06:33Parce qu'aujourd'hui, vous avez énormément de contenu rediffusé
06:36sur ces deux antennes en deuxième partie de soirée,
06:38ce que déplore nombre de téléspectateurs
06:40qui m'ont écrit en masse sur mon adresse mail publique.
06:44Donc, on pourrait réduire la part de ces rediffusions.
06:46Et vous avez neuf jeux chaque jour qui sont diffusés sur France 2.
06:49C'est beaucoup trop.
06:50Les jeux, vous réduisez le budget de trois quarts ?
06:52De trois quarts, absolument.
06:53Vous avez neuf jeux chaque jour sur France 2,
06:55treize en comptant France 3.
06:57C'est évidemment beaucoup trop.
06:58Il faut rééquilibrer les genres.
06:59Quand vous réduisez la part des jeux sur France 2
07:01et que vous supprimez la rediffusion,
07:04vous pouvez mettre le meilleur des contenus sur France 5,
07:07notamment les émissions à caractère informationnel.
07:09Est-ce que vous supprimez les jeux de Nagui ?
07:11Et créez une vraie chaîne du service public
07:13qui pourrait se distinguer des chaînes privées commerciales
07:16et trouver une audience.
07:17Quels jeux vous supprimez ?
07:18Les jeux de Nagui ?
07:18Ce n'est pas mon rôle.
07:20Ce que j'indique simplement,
07:21c'est que neuf chaque jour sur France 2
07:23et treize au total avec France 3,
07:24c'est beaucoup trop.
07:25Et au contraire, je pense qu'il faut revenir à des jeux
07:26qui intéressent les Français,
07:28qui poursuivent une mission de service public,
07:30des jeux, par exemple, de culture générale
07:32ou encore, question pour un champion,
07:34des chiffres et des lettres.
07:35Je vous assure que depuis le début de cette commission d'enquête,
07:37j'ai dû recevoir des centaines de mails de téléspectateurs
07:40qui me disaient
07:41que c'est dommage que le service public
07:42se soit délesté de ces jeux-là
07:43parce qu'au fond,
07:45le privé ne les assumera jamais.
07:46Il paraît que vous ne voulez plus non plus
07:47de télé-réalité sur le service public.
07:49Mais il y en a...
07:50C'est quoi la télé-réalité sur le service public ?
07:51Alors, c'est une recommandation parmi les quatre vingt.
07:54Elle existe ?
07:54Et je ne dis pas oui.
07:56C'est quoi vous pensez ?
07:57Dragresse, par exemple.
07:58J'ai posé un certain nombre de questions sur cette émission.
08:01Je ne dis pas que le service public, aujourd'hui,
08:02fait une place importante.
08:04C'est une émission avec des drag queens, des queer, voilà.
08:06Voilà, mais le service public, pour l'instant,
08:08est relativement préservé de ces contenus de télé-réalité.
08:11Et simplement, dans l'une des 80 recommandations du rapport,
08:14j'explique que le service public ne doit pas devenir
08:16une chaîne privée comme une autre.
08:18Il doit s'intéresser à la différence, quand même, non ?
08:20Non, mais en tout cas, la télé-réalité, je pense,
08:22est nuisible,
08:24notamment pour les jeunes générations
08:26qui n'arrivent pas à s'extraire de ce type de contenu.
08:29Et donc, c'est l'une des recommandations...
08:31Parfois, quand on regardait la commission,
08:32on a l'impression de regarder Love Story,
08:33pendant les trois mois et demi.
08:34Là, vous étiez tous enfermés.
08:35C'était un peu...
08:36Qui va manger qui ?
08:37Vous voulez revenir, Charles Aloncle,
08:38à un système où le président ou la présidente de France TV
08:40serait nommée directement par le président de la République ?
08:43Est-ce que ce n'est pas la meilleure garantie de neutralité ?
08:46Alors, à nouveau, fausse information qui est allègrement circulée...
08:49Ça n'y est pas, ça ?
08:49Non.
08:49C'est pas le président qui nomme ?
08:50Alors, le président propose des noms
08:53qui sont ensuite votés à l'Assemblée nationale et au Sénat,
08:55conformément à l'article 13 de la Constitution,
08:58qui nomme un certain nombre de personnalités importantes
09:00à la tête d'entreprises publiques,
09:02après avis conforme de l'ARCOM.
09:03Donc, vous voyez, il y a une grande différence
09:05entre une nomination verticale et sans garde-fou
09:07du président de la République,
09:09et une nomination et un vote démocratique et transparent
09:12qui se fait à l'Assemblée nationale et au Sénat.
09:14Et encore une fois, j'ai beaucoup souffert
09:16dans les heures qui ont précédé le vote du rapport
09:18de cette fausse information
09:19qui a été allègrement diffusée
09:21et qui continue à être allègrement diffusée
09:23pour mieux discréditer les quatre cents.
09:25Mais vous êtes d'accord que si Jordan Bardella,
09:25Jean-Luc Mélenchon ou Edouard Philippe sont à l'Élysée,
09:27ils ne vont pas nommer les mêmes profils ?
09:29Vous êtes d'accord ?
09:29Ça politise quand même la nomination.
09:30Alors, ils proposeront des noms différents,
09:32mais à la fin, le fin mot de la décision
09:34reviendra à l'Assemblée nationale et au Sénat.
09:35Et vous savez, aujourd'hui, le mode de nomination,
09:37c'est huit personnes de l'ARCOM
09:39que personne ne connaît,
09:40dont la légitimité, honnêtement, peut être contestable,
09:44qui, à huit clots,
09:45nomme de façon consensuelle
09:47une personne à la tête de France Télévisions
09:49et de Radio France.
09:50Je pense que ce n'est pas un mode de nomination
09:52pluraliste, démocratique et transparent.
09:55Et au contraire, il faut redonner du pouvoir
09:57aux représentants des Français
09:58dans ces nominations aussi importantes.
10:00Vous proposez aussi de fusionner France Info et France 24.
10:02Le journal Le Monde a rêvé que la Gardère News,
10:04qui appartient à Vincent Bolloré,
10:05qui est propriétaire d'Europe 1,
10:06avait envoyé à des députés des questions en série
10:09à poser aux personnes auditionnées.
10:10Vous les avez reçues, vous, ces questions ou pas ?
10:12Alors, effectivement, j'ai été très transparent.
10:14Je les ai reçues comme le président
10:15de la commission d'enquête,
10:16M. Patry Lettus.
10:17Alors, c'est une personne
10:18que je ne connais pas de la Gardère
10:20qui nous a envoyé des questions.
10:21Ce n'est pas Constance Bainquet, la patronne ?
10:22Absolument pas,
10:23que je n'ai jamais rencontrée.
10:25Et pour vous dire, en fait...
10:26Ce n'est pas une tentative d'ingérence, quand même.
10:28En fait, c'est vieux comme l'Assemblée nationale.
10:30Sur nos boîtes mail publiques,
10:32moi, vous savez, depuis le début
10:32de cette commission d'enquête,
10:33j'ai dû recevoir plusieurs centaines de contributions.
10:36de syndicalisme de France Télévisions,
10:38de représentants de salariés de Radio France,
10:40de petits, par exemple, producteurs indépendants,
10:43de représentants aussi des salariés
10:44de grands groupes indépendants.
10:46Qui a été déposée par AC Anticorruption,
10:48ça vous inquiète ou pas ?
10:50Alors, contrairement d'ailleurs
10:50aux fausses informations diffusées par Le Monde,
10:53ils ont fait une alerte ce matin
10:54qui a été diffusée sur les téléphones
10:57de millions de Français.
10:58La plainte n'est pas déposée contre moi,
11:00elle est déposée contre Ips,
11:01puisqu'ils savent parfaitement
11:02que ces questions ont été envoyées
11:03aussi bien au président Macron-Île
11:05de la commission qu'à moi et à d'autres députés.
11:06Et vous, ça ne vous inquiète pas ?
11:07Mais non, c'est une énième tentative de diversion,
11:11c'est une énième tentative grotesque
11:12à quelques heures de la publication du rapport
11:14pour jeter le discrédit sur ces 400 pages
11:17de rapports qui ont été faites
11:18de façon étayée et sérieuse.
11:20Moi, je commence à m'habituer
11:21à ces grosses ficelles politiques.
11:23Rapidement, parce qu'on est au bout,
11:24qu'est-ce que vous allez faire de ce rapport ?
11:25Vous craignez qu'il finisse aux oubliettes ?
11:26Il y a une niche de l'UDR,
11:27c'est-à-dire un jour à l'Assemblée,
11:28le 25 juin,
11:29où votre parti va pouvoir décider
11:30de l'ordre du jour.
11:31Est-ce que vous allez déposer
11:32une proposition de loi ?
11:33Alors, je pense qu'il ne finira pas aux oubliettes
11:34et je me réjouis que la ministre de la Culture,
11:36aujourd'hui, reçoit les dirigeants
11:39de France Télévisions et Radio France
11:40pour engager un certain nombre de réformes.
11:42On a notre niche UDR le 25 juin prochain
11:45où, avec l'accord d'Éric Sotier,
11:47ce sera lui qui décidera,
11:48je proposerai notamment une proposition de loi
11:50pour encadrer et mieux prévenir
11:52les conflits d'intérêts
11:53entre l'audiovisuel public
11:54et ses chaînes privées.
11:55Donc ça reprendra que cette partie-là ?
11:56Ça reprendra l'une des 80 recommandations
11:59mais qui est pour moi la plus fondamentale
12:01parce que le cœur de cette commission d'enquête,
12:03c'était aussi d'assainir les pratiques
12:04des dirigeants de France Télévisions
12:06et de lutter contre une privatisation
12:08qui est déjà en cours,
12:09un milliard d'euros par an
12:10qui est attribué à des sociétés
12:11de production privées
12:12pour produire les contenus
12:14de France Télévisions.
12:15C'est beaucoup trop
12:16et il faut mieux encadrer ces pratiques.
12:18Merci Charles Lalong d'être venu.
Commentaires