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  • il y a 2 heures
 «Pendant que les narcotrafiquants font de la politique, notre Etat n'en fait plus», tacle Driss Ghali. 

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00:00Sur les électeurs, en fait, ils sont comme les élites un peu intoxiquées,
00:03enfin pas tous évidemment, mais un peu intoxiquées par des grandes idées françaises, occidentales,
00:08qui sont à le... que la pauvreté mène au narcotrafic, que les inégalités mènent à la violence.
00:13En fait, on se plante complètement, élites et peuples inclus dans le même mouvement,
00:19parce que nos sociétés ont une grande fragilité, en fait, par rapport à une micro-minorité,
00:22que nous pourrons appeler trivialement de salauds.
00:25Ils sont des gens qui ont choisi le mal, la méchanceté,
00:28et ce sont des gens qui frappent leurs femmes dans d'autres circonstances.
00:30Ça, c'est pas le lien. T'as un choix moral, t'as un défaut moral.
00:33Ce sont ces gens-là qui pourrissent les vies de certaines villes, comme Marseille ou autres, ou Nîmes.
00:38Ce sont quelques familles.
00:39Quand vous parlez aux policiers ou à la justice, c'est deux, trois, quatre familles à éloigner de ces villes
00:44-là
00:44dans le cadre de l'État de droit.
00:46En fait, nous n'arrivons pas à processer ça, à le métaboliser,
00:51et donc nous partons dans des grandes illusions, comme le sport, la bonne blague, la médiathèque,
00:57l'intégralité... Non, au fait, il y a une micro-minorité de toutes les races, toutes les couleurs,
01:01qui ont choisi le mal, la facilité, le raccourci de la violence et de l'argent facile,
01:06et qui pourrissent une ville.
01:07Et donc, on tape sur Bukele, au Salvador.
01:10Bien sûr qu'il a suspendu l'État de droit.
01:12Mais il y a eu une leçon oubliée du Salvador qu'on n'a pas compris.
01:14C'est que la violence est l'affaire d'une minorité.
01:18Il a mis en taule 2% de la population, minorité.
01:21C'était des méthodes expositives.
01:23J'ai commencé par le dire, mais nous, en tant que libéraux français
01:28qui donnent des leçons de démocratie à la terre entière,
01:30ce n'est pas votre cas, mais vous voyez ce que je veux dire, de Paris,
01:32on a dit, on n'a vu que ça.
01:34Mais qu'est-ce qu'il a montré ?
01:35C'est que sans changer le PIB par habitant,
01:37sans distribuer de l'argent comme nous on fait,
01:39parce que les trafiquants de Grenoble, ils reçoivent la CAF aussi,
01:42ils sont souvent au HLM.
01:43Vous voyez notre folie ?
01:45C'est juste une question de...
01:47Une société persécute toujours quelques-uns.
01:49L'État de droit doit persécuter la minorité toxique
01:52qui ne veut pas du contrat social.
01:54Parce que le trafiquant de drogue, vous savez,
01:56on en est aujourd'hui à Vénissieux,
01:58on n'est même plus à Marseille.
01:59Vénissieux, on est à des gens carbonisés dans des voitures.
02:02Là, ce ne sont pas des inégalités.
02:04Vous avez vu, certains trafiquants de drogue,
02:05dans des régions sociaux, dans certaines villes,
02:08dans certains quartiers, vont faire les courses pour les personnes âgées.
02:11Il y a toute une chaîne de solidarité qui se met en place.
02:13Il y a toute une chaîne de solidarité.
02:14Bien sûr.
02:14Bien sûr, parce qu'eux, ils font de la politique.
02:16Ils font de la politique.
02:17Notre État ne fait plus de politique.
02:19Vous avez un exemple très simple.
02:22Une voiture de police se fait caillasser.
02:23Parfois, il faut faire un recul tactique pour sauver les hommes.
02:26Et s'il y a des enfants là-dedans, des civils,
02:28on ne va pas tirer sur les civils, même avec du LBD ou autre.
02:30Très bien.
02:31Mais que fait la préfecture après ?
02:32On ne fait rien.
02:34Ça passe sur CNews.
02:36Encore heureux.
02:36Il y a une lignée AFP.
02:37Mais toute la cité a compris qu'il y a le pouvoir.
02:39Donc, les gens qui sont élevés automatiquement à un site,
02:42parce qu'ils ont donné, ils ont humilié la police.
02:44Donc, nous-mêmes, tous tous, parce que nous sommes la République.
02:47La police travaille pour nous, pour la République.
02:48Eh bien, ils exercent un pouvoir politique
02:51qui est de distribuer, de faire des kermesses, tout ça,
02:54parce qu'en retour, ils ne veulent pas des voix.
02:57Ils ne font pas de politique électorale.
02:58Ils veulent une allégeance des gens, ne plus dénoncer.
03:02Mais vous savez, je connais bien cette ville de Nantes.
03:06J'en parle souvent, comme Pascal.
03:07Nous connaissons très bien cette ville de Nantes.
03:09Je parle de Pascal Poix, évidemment.
03:10J'ai passé deux jours à Nantes.
03:12Et j'ai pris un peu avec des amis
03:14dans un café bien connu du centre-ville de Nantes.
03:16Et j'ai été interpellé par une personne qui m'a dit
03:19« Est-ce que je peux me mettre à côté de vous ? »
03:20Et en fait, finalement, la personne m'avait reconnu.
03:22Et c'était un policier.
03:25Et le policier me parlait de la ville de Nantes.
03:27Il me dit « Écoutez, moi, je suis du Finistère.
03:31Je suis à deux ans de ma retraite.
03:32Et ce qui se passe à Nantes, c'est juste pas possible. »
03:36Et ça rejoint ce que vous êtes en train de me dire.
03:37Il m'a dit « Oui, mais on arrête les gens.
03:40Deux jours après, ils sont dehors.
03:42On les croise. »
03:43Et ça, c'est le quotidien de la ville de Nantes.
03:45Voilà ce que me disait ce policier,
03:47que je ne connaissais ni d'Ève ni d'Ève, ni d'Ève, d'Ève, d'ailleurs.
03:49Il m'a juste interpellé en disant
03:50« Mais rendez-vous compte, et j'ai qu'une envie,
03:52je suis à deux ans de la retraite,
03:53c'est repartir dans le Finistère. »
03:54C'est terrible pour un Nantais que je suis.
03:56Bien sûr, bien sûr.
03:58Ce pays porte un deuil de la douceur de vivre
04:01qui est perdue à Nantes.
04:03On ne parle pas de Chicago,
04:05où il n'y a pas d'État de droit,
04:06où il n'y a pas d'État-providence.
04:08La France est organisée depuis 80 ans,
04:10depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale,
04:11pour éviter ça,
04:11parce que nous distribuons l'argent à tout le monde.
04:13En fait, on n'y arrive pas,
04:14parce que nous avons oublié deux choses.
04:15La nature humaine.
04:16Il y a des gens qui ont choisi le mal.
04:18La religion nous le dit,
04:19mais bon, nous avons fermé les livres de religion.
04:22La nature humaine.
04:22Il y a des gens qui choisissent le mal pour le mal.
04:24Vous pouvez leur donner un milliard d'euros,
04:26ils vont continuer à choisir le mal.
04:28Et la deuxième chose,
04:29c'est que nous avons une approche trop technique.
04:31Notre police, je deviens à notre État,
04:34ne comprennent pas qu'un trafiquant est un homme politique.
04:37C'est un homme politique,
04:37parce qu'il exerce le pouvoir sur tout un immeuble.
04:39C'est un petit sultan.
04:41Je vais prendre un autre terme.
04:42C'est un petit roi.
04:43Nous avons recréé la féodalité en France,
04:46parce qu'il a un droit de passage.
04:49Je ne dirais pas de cuissage,
04:50mais c'est mon esprit malade.
04:51Faites attention aux termes, Marissa.
04:52De passage.
04:53Il est 17h14 et je ne voyais pas qu'on ait les...
04:56Effectivement, ils achètent la paix sociale.
04:58Ils ont tout compris en termes organisationnels depuis le départ.
05:01Mais les parents ont une responsabilité aussi
05:03quand ce sont des mineurs.
05:04C'est leur paxe à eux.
05:04C'est ça.
05:05C'est un geste politique.
05:07Et nos politiciens, nos juges gèrent ça comme...
05:10Ce n'est pas un problème technique.
05:12La technique, c'est facile.
05:13Pardon.
05:13Je voudrais vous faire écouter
05:14et ensuite, on va changer dessus.
05:17Sous-titrage Société Radio-Canada
05:19Sous-titrage Société Radio-Canada
05:22...
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