Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 14 heures
François Ruffin, député de la Somme et président de "Picardie Debout", était l'invité du "Face-à-Face" sur BFMTV et RMC ce vendredi 1er mai.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00– Le travail est le socle de notre société.
00:02Depuis 40 ans, ce travail est maltraité, il est méprisé, il est dévalorisé.
00:06– Mais quand 74% des Français se disent favorables à l'ouverture le 1er mai…
00:09– Je vous dis mon opposition, mais je vous demande, Mme Chantret,
00:12on est le jour de la fête des travailleurs, on est le jour du droit du travail.
00:17Je vous demande ce jour-là de prendre en considération que le travail dans notre pays va très mal.
00:22Mais du coup, ce ne sont pas seulement les travailleurs eux-mêmes qui vont mal,
00:25où on a un taux de stress au travail qui est quatre fois supérieur à nos voisins allemands.
00:29Des burn-out en série.
00:31Mais du coup, c'est en vérité tous nos services qui vont mal.
00:34Ça va mal dans les usines, ça va mal à l'hôpital, ça va mal dans l'éducation nationale.
00:38Et donc, je viens dire moi, et que fait le gouvernement ?
00:41Il vient supprimer des sécurités pour les travailleurs, pour les salariés.
00:46Il a supprimé le comité d'hygiène et de sécurité sur les conditions de travail.
00:50– Et ça, vous le dénoncez ?
00:51– Bien sûr, je dénonce ça avec force, parce que le travail est le socle de notre société.
00:56– Mais quand des apprentis, et encore une fois, vous avez raison de le souligner,
00:59décède, ce sont des drames personnels, ce sont des drames indignes.
01:03Ça, on est bien d'accord sur ce point, mais est-ce que le gouvernement peut être pointé du doigt
01:07?
01:08Il ne peut pas être responsable de tout ?
01:09– Oui, c'est un choix qui est fait par nos dirigeants politiques et économiques depuis 40 ans maintenant,
01:13et qui s'est accru sous Emmanuel Macron, de considérer le travail comme une variable d'ajustement,
01:18et d'en supprimer les sécurités.
01:20Voilà.
01:21Et ne serait-ce que ça, vous savez, je vous dis, épidémie de burn-out.
01:24Partout.
01:26J'étais avec des femmes de ménage à Vesoul, non seulement elles ont mal au bras,
01:29elles ont mal au dos, mais en plus, du jour au lendemain, on leur dit,
01:33vous irez travailler à Besançon, une heure de route à l'aller, une heure de route au retour.
01:37Qu'est-ce que ça fait ?
01:37– Imposer, imposer.
01:38– Imposer, ça leur fait péter un câble.
01:41– Ce qui vous fait dire, François Ruffin, que pour…
01:42– Elles disent, nous on est là depuis 11 ans, on est là depuis 18 ans, ça les fait craquer.
01:46C'est comme ça ?
01:48Maintenant, il y a plein de gens en burn-out.
01:49Qu'est-ce qu'on fait face à ça ?
01:50Est-ce qu'on laisse faire ?
01:51C'est ce que fait le gouvernement.
01:52Ou est-ce qu'on dit, comme je le dis, broyeur, payeur ?
01:55Vous savez, Gabriel Attal avait dit, à propos des carreaux, tu casses, tu répares, tu payes.
02:02Eh bien, pourquoi ce qui est vrai pour un carreau, ne l'est pas pour l'humain ?
02:05On a des entreprises aujourd'hui qui produisent du burn-out en série.
02:07– Juste précise.
02:08– C'est, tu casses de l'humain, tu répares l'humain et tu payes pour l'humain.
02:12– Tu répares.
02:13– Sous-titrage ST' 501
Commentaires

Recommandations