Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
Télématin reçoit le chanteur Frédéric François pour la sortie de son coffret collector "Tout s’oublie un jour", à l’occasion de la fête des mères et de sa nouvelle tournée.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Alors lui aussi a porté des chemisettes dans les années 80, c'est notre invité, icône de la chanson romantique
00:07qui fait chanter et vibrer le public depuis plus d'un demi-siècle.
00:11Après 55 ans de carrière et 35 millions de disques vendus, il continue de remplir les salles et sillonner les
00:18routes de France.
00:18Merci d'accueillir Frédéric François.
00:25Bonjour Monsieur.
00:27Bonjour Frédéric.
00:28Bonjour.
00:29Vous allez bien ?
00:30Merci de me recevoir, oui je vais bien.
00:32Merci d'être avec nous.
00:32Je me suis levé très tôt mais j'adore ça.
00:35Vous avez dit ça avec un air qui fait ouh.
00:39Alors vous étiez avec nous pour nous parler de la sortie de ce coffret collector et édition limitée de votre
00:45album.
00:45Tout s'oublie un jour à l'occasion de la fête des mamans.
00:49C'est un bel objet.
00:49C'est un bel objet.
00:50Je viens de le découvrir.
00:51C'est magnifique non ?
00:52Je peux voir ce qu'il y a dedans.
00:53Allez-y.
00:54On vous l'offre.
00:55C'est vous qui chantez rassurez-vous.
00:58Non, parce que c'est un collector tout à fait particulier pour la fête des mères.
01:01Vous avez d'abord un poster avec la dédicace pour les mamans.
01:06Super.
01:06Donc j'ai découvert le poster.
01:08Magnifique.
01:08Je trouve que c'était pas mal.
01:10Regardez.
01:11C'est pas mal du tout.
01:12Vous aimez ?
01:12C'est-à-dire qu'il l'a montré ?
01:13Oui.
01:14À la caméra.
01:15À la caméra.
01:16Et alors, ce qu'il y a de très important, parce que les fans adorent les goodies, regardez.
01:21Un t-shirt.
01:22Non.
01:23Une housse de coussin.
01:25Mais non.
01:26Mais si.
01:27C'est fou.
01:28C'est collecteur.
01:29C'est vraiment collecteur, ça.
01:30C'est un collecteur.
01:30Alors, regardez.
01:31C'est là en Sylvie, ça.
01:31C'est-à-dire qu'on peut dormir sur votre joue, en quelque sorte.
01:34Ils dorment déjà.
01:35Ils dorment déjà.
01:36Et là, ils ont le fameux...
01:39Génial.
01:41C'est super, ça.
01:42Bravo.
01:43Donc, pour la fête des mamans, vous savez quoi faire.
01:45C'est ce dimanche, d'ailleurs.
01:45Non, mais c'est important, la fête des mamans.
01:46Oui.
01:47C'est très important.
01:47On est bien d'accord.
01:48Si vous pouvez l'offrir à ma maman, ce serait formidable.
01:50Ah bah oui, je comprends.
01:51C'est le 31 mai.
01:52Pardon.
01:53C'est le 31 mai, c'est pas là ?
01:54Si ?
01:54Ce dimanche ?
01:55Ah oui.
01:55Je vais vérifier ça.
01:56Non, c'est dans un petit moment.
01:57C'est ça.
01:58À la fin du mois.
01:59C'est ça, et moi.
02:00Donc, on va parler, évidemment, de cet album collector.
02:03On va parler de la tournée aussi, mais tout de suite, un petit tac au tac.
02:05C'est-à-dire une petite interview rapide.
02:07Je pose une question, vous répondez rapidement.
02:09D'accord.
02:09Sur le thème de l'amour, parce que vous chantez l'amour depuis des années.
02:12Depuis toujours.
02:13On les connaît toutes.
02:14Je t'aime à l'italienne.
02:15Oui, exactement.
02:16Mon cœur te dit je t'aime.
02:17Je ne vais pas toutes les faire.
02:18Je t'aime à l'italienne.
02:19Viens te perdre dans mes bras.
02:22Je voulais savoir qu'est-ce que l'amour pour vous.
02:25Alors, est-ce que vous êtes partant ?
02:26C'est parti.
02:27Plutôt grand romantique ou discret sentimental ?
02:33Grand romantique.
02:34Plutôt bouquet de roses ou simple je t'aime ?
02:38Oh, simple je t'aime.
02:40C'est important.
02:41Plutôt dîner aux chandelles ou soirée canapé ?
02:44Ça ne dit pas des jours.
02:46À Saint-Valentin, je dîne aux chandelles et tous les soirs, canapé, c'est moi qui m'occupe de tout.
02:53Je garde ma femme parce que c'est elle qu'il faut applaudir.
02:55Tu as besoin de...
02:57Tu veux une mandarine ?
02:58Un peu de chocolat ?
02:59On arrête la télé.
03:00Très attentionné.
03:01Alors, passionné ou raisonnable ?
03:04Passionné.
03:05Très bien.
03:06Plutôt mot tendre à l'écrit ou déclaration d'amour dans les yeux ?
03:11Déclaration d'amour, je ne fais pas un SMS sans dire ton papounet qui t'aime.
03:18Oh, magnifique.
03:19Plutôt pardon facile ou rancunier ?
03:26Rancunier, je ne suis pas obligé de répondre.
03:30Mon côté sicilien fait que je suis des fois rancunier, j'en veux, mais avec le temps, tout ça se
03:37passe.
03:38Tout passe.
03:39Merci d'avoir joué le jeu, en tout cas.
03:41On salue évidemment Monique qui nous regarde, c'est votre femme.
03:43Oui.
03:43C'est un homme, une seule femme dans votre vie et depuis 56 ans de mariage.
03:48Oh oui.
03:49Comment c'est possible, ça, 56 ans ?
03:51Je lui disais tout, c'est elle qu'il faut applaudir.
03:52Vous vous rendez compte, à 20 ans, on veut décrocher la lune, on a des enfants.
03:58Je regrette, je n'ai pas vu grandir les enfants, mais je me suis occupé de la dernière.
04:02La dernière, elle me disait, papa, tu viens sur la balançoire avec moi ?
04:06Mais oui, je laissais tout tomber, j'allais sur la balançoire.
04:09Le soir, tu me racontais une histoire, je racontais des histoires, des choses que je n'avais jamais vécues avant
04:13et que j'ai ratées, mais je me suis rattrapé.
04:17Et elle, il faut l'applaudir parce que sans elle, je n'aurais pas écrit toutes ces chansons d'amour.
04:22Oui, c'est comme qui avait écrit tout.
04:23Parce qu'elle est le pilier dans la maison, c'est important.
04:26Justement, Frédéric, on va se faire plaisir tout de suite avec vos plus belles chansons d'amour.
04:30Oui.
04:30Écoutez.
04:33Je t'aime à l'italienne
04:36Je t'aime à l'italienne
04:41Mon cœur te dit je t'aime
04:45Il ne sait dire que ça
04:50Je ne veux pas te perdre
04:54J'ai trop besoin de toi
04:59Laisse-moi vivre ma vie
05:05Ne me retiens surtout pas
05:09Alors moi je me vois près de lui
05:12À chez galo
05:14Jouant de la nuit au casino
05:18Alors, vous n'avez pas vu les yeux de Frédéric, mais vous étiez ému en regardant ces images.
05:23Oui, mais ça me touche de savoir que les chansons que j'ai écrites, bien sûr, sont dans la mémoire
05:28collective
05:29Les gens se sont appropriés, ces chansons. C'est une partie de leur vie, ils les connaissent par cœur. Et
05:34dans les spectacles à l'Olympia et partout, ils chantent toutes les chansons. Si jamais j'arrête de chanter et
05:39je mets le micro, ils chantent à ma place.
05:41Et vous, vous n'en avez pas marre de chanter parfois les mêmes chansons ? Jamais ?
05:46Je vais vous dire la vérité. C'est un bonheur de savoir que chaque chanson et dans chaque spectacle, c
05:53'est une émotion différente. Et rien que quand on tient à l'introduction, les gens se mettent à crier. Et
06:00voilà, vous chantez la chanson.
06:02Vous êtes transporté à chaque fois, en fait. Vous êtes transporté à chaque fois. Et c'est vos chansons. C
06:08'est important de le dire, mais c'est vous qui avez écrit toutes ces chansons, en fait.
06:12Les chansons que vous chantez, c'est moi qui les ai écrites depuis le départ. J'écris toute la musique.
06:18Comment on fait ça ? Comment on crée un tube à chaque fois ? Vous en avez plein, plein, plein
06:22de tubes.
06:22Si je savais comment on écrit un tube, je ne ferais que des tubes.
06:26Mais vous en avez fait beaucoup de tubes, quand même.
06:28Non, mais comment ça vient ? Ce sont des émotions. Le matin, voilà, il y a un peu de soleil,
06:35je ne sais pas. Je me mets au piano. Je ne sais pas ce que je vais faire, ce que
06:38je vais écrire.
06:39Puis je prends ma guitare et j'arrive toujours à, comme si le ciel me donnait des mélodies. Sur trois
06:45minutes, des fois, je fais une chanson. Laisse-moi vivre ma vie. Trois minutes.
06:49Vous avez frappé encore une fois avec une 41e album, quand même, avec un titre qui s'appelle « Tout
06:54s'oublie un jour ».
06:55J'adore ça.
06:56On va écouter.
06:57Oui.
06:58Allez, c'est parti.
06:59« Tout s'oublie un jour ».
07:03« Les chagrins d'amour n'ont rien de toujours ».
07:11« Tout s'oublie un jour ».
07:15« Tout s'oublie un jour ».
07:18Ça reste immédiatement dans la tête.
07:20Et d'ailleurs, je crois que c'est votre fille qui vous a inspiré cette chanson ?
07:24Oui, c'est ça.
07:24Je crois que tous les papas, un jour ou l'autre, ont un enfant qui a 18 ans, qui a
07:3020 ans, et qui vient en pleurant parce qu'elle a un gros chagrin d'amour.
07:35Ah, les hommes ! Et leur papa, qu'est-ce qu'il fait ? Il essaie de la consoler et
07:40de lui dire « Mon amour, tu vois, au bout de chemin, un jour, tu auras le soleil et tu
07:46trouveras quelqu'un qui te respectera, qui t'aimera. »
07:51Et puis, on essaie de les consoler et de faire en sorte que ce chagrin d'amour ne dure pas
07:55trop longtemps.
07:56Et c'est vrai qu'avec le temps, après, ils rencontrent l'amour de leur vie et ça passe.
08:01Mais on passe tous par là. Tous les papas et toutes les mamans passent par là.
08:06Donc, c'est une chanson universelle, ce que vous proposez, de toute façon.
08:08Oui.
08:09C'est pour votre fille à la base, mais ça s'adresse à…
08:11Ça s'adresse à tout le monde.
08:12À nous tous.
08:12Oui. Quand je chante des chansons, comme « Ma reine de cœur », bien sûr, je pense à ma femme,
08:18mais tous les hommes ont leur reine de cœur.
08:21Et tous les hommes disent à leur enfant « Écoute, ma chérie, allez tous oublier un jour. On va faire
08:28tout pour te protéger, surtout. Et un jour, tu verras. »
08:34Et elle a rencontré l'homme de sa vie.
08:35Donc, voilà.
08:36Tant mieux pour elle.
08:37On va continuer de chanter, de danser avec Adrien, cette fois.
08:40Oui, j'ai envie de vous proposer ce matin, mon cher Frédéric, une balade musicale.
08:44On a créé une espèce de jukebox qui est très personnalisée.
08:47Ce sont des chansons qui, forcément, vous évoqueront quelque chose.
08:50Vous avez le droit de chanter, vous avez le droit de vous trémousser.
08:52On commence par ce titre-là.
08:54« Au soleil mio », version d'Adida.
09:02Il paraît que « Au soleil mio », c'est la première chanson que vous chantez réellement sur la table
09:09d'un bistrot.
09:10Vous avez 10 ans et vous chantez ce titre-là.
09:13Vous remuez en moi des choses terribles.
09:16Donc, nous habitions en face du charbonnage, une petite maison de la mine, bien sûr.
09:21Et mon père allait dans ce bistrot, le café de la gare, parce que c'est là qu'il rencontrait
09:26tous les amis siciliens.
09:28Et je suppose qu'ils parlaient de leur pays, du soleil, et ils jouaient aux cartes, et ils buvaient leur
09:33vin.
09:33Et ma mère me dit « Je vais le charger », parce que j'ai préparé vraiment le dîner.
09:37Et j'arrive, j'ouvre la porte, et quand mon père me voit, il fait arrêter tout le monde.
09:42Plus personne ne parlait, plus personne ne jouait aux cartes.
09:45Il m'a dit « Mon fils va vous chanter a cappella au soleil mio ».
09:49On m'a mis sur une table, j'ai chanté au soleil mio pour tout le monde.
09:53Et c'est là que j'ai connu les premiers applaudissements.
09:55Et à partir de ce jour-là, le virus était en vous.
10:00Elle était en moi.
10:01Une autre chanson qu'on écoute.
10:08Michel Polnareff, bien sûr, dont vous avez fait les premières parties, comme celle d'ailleurs de Johnny Hallyday.
10:14Mais il paraît qu'un jour, vous vous retrouvez dans une Rolls Royce, avec Michel Polnareff, tous les deux.
10:20Oui. Ce qui est formidable, c'est qu'il s'en est souvenu.
10:23Et dans son programme, quand il est revenu à l'aréna, l'anecdote était dans son programme.
10:29Et donc, c'est tout simple.
10:30Mon père m'inscrit dans un concours de chant.
10:33Je ne sais pas comment il a fait, parce que c'était à 100 kilomètres de chez nous.
10:36Et je gagne ce concours de chant.
10:39C'était le micro-sillon d'argent à Châtelet, pour ceux qui nous écoutent et qui vivent près de Charleroi.
10:45Et celui qui gagnait faisait la première partie de Hallyday, de Michel Polnareff et de Pascal Danel, à l'époque,
10:52qui chantait « Le neige » de Kilimanjaro, un truc comme ça.
10:55Et le directeur, M. Moanin, dit « Voilà, est-ce que tu veux bien raccompagner le petit François Barat qui
11:04habite sur le chemin ?
11:06Tu pars à Paris et tu dois passer par là. »
11:08Et me voici, assis dans une Rolls, à côté de Michel Polnareff.
11:13Oui, la grâce.
11:14Dieu, nous qui n'avions pas ni télévision, ni de vélo, ni de voiture, je suis dans une Rolls.
11:19Et Dessenville, qui a écrit « Tous les bateaux, tous les oiseaux », conduisait la voiture.
11:23Et cette voiture s'arrête.
11:25Devant le charbonnard.
11:26Incroyable.
11:27Et je rentre chez moi.
11:29Et le lendemain, je dis à mes copains…
11:30Ils ne vous ont pas cru ?
11:31Non.
11:32Non.
11:32Écoutez, les enfants, j'étais dans une Rolls, à côté de Michel Polnareff, et il m'a reconduit ici.
11:38Regarde, j'ai même la photo dédicacée.
11:40On écoute une autre chanson.
11:42Cette année-là, je chantais pour la première.
11:48C'est évidemment Claude François, dont vous partagez le nom de scène.
11:53Frédéric François.
11:54Claude François, est-ce que ce choix est inspiré par lui ? Expliquez-nous ça.
12:01Je me pose souvent la question. Est-ce que c'est une erreur ou est-ce que ce n'est
12:05pas une erreur et une chance ?
12:07Je m'appelle François. Je m'appelle Francesco.
12:10Bien sûr.
12:11Francesco, c'est mon vrai prénom. En français, ça devient français. François, en anglais, Franck.
12:16Et donc, quand j'ai dit au manager, parce que j'ai vécu une histoire tout à fait folle, dans
12:22la cité où j'habitais, un peu comme dans un film, il y a eu un film de Ray Charles
12:27comme ça, une voiture décapotable s'amène.
12:30On n'est rien du tout. On habite dans un quartier, des maisons populaires. Et cet homme vient frapper à
12:35la porte de mon père. Il dit, voilà, j'ai entendu parler de votre fils. Je voudrais l'enregistrer.
12:41Mon père dit, écoute, on attend des réponses de maisons de disques. On attend des lettres et tout. On bluffe.
12:49Il bluffe. Et bien sûr, je lui envoie une cassette. Et à partir de ce moment-là, j'enregistre. Il
12:56me dit, OK, j'enregistre les chansons.
13:00Et c'est comme ça qu'il me dit, comment vous appelez-vous ? Francesco Barraka. Barraka, la Barraka, la
13:08chance, c'était magnifique. Il me dit, oh là là, personne ne retiendra ce nom. Jamais personne.
13:14J'ai dit, écoutez, moi j'allais au conservatoire à l'époque. Je faisais toutes mes études au conservatoire. J
13:18'ai dit, écoutez, je m'appelle François si vous voulez. Je mets un pseudonyme. Frédéric François. Voilà. En référence à
13:26Chopin.
13:26Et ça a marché.
13:27Et à Claude François, peut-être qu'à ce moment-là, en Belgique, il n'avait pas le succès qu
13:36'on connaissait. Et donc, j'ai dit, Frédéric François. Il me dit, oui, c'est très français.
13:41C'était un très bon choix. C'était un très bon choix. Parce qu'on parle de vous encore, 5
13:45ans, 5 ans après. Merci Frédéric de passer la matinée avec nous.
13:48Ce n'est pas terminé. On reste ensemble. Beaucoup de surprises à venir juste après ceci. A tout de suite.
13:52Merci.
Commentaires

Recommandations