- il y a 6 semaines
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00:00:00Générique
00:00:11Le blocus américain pourrait durer encore longtemps, en tout cas c'est sur ce scénario que Donald Trump fait travailler
00:00:18ses équipes.
00:00:20On va y aller bien sûr dans le détroit d'Hormuz avec nos équipes déployées dans la région, dans l
00:00:26'ensemble des pays concernés par ce conflit au Moyen-Orient bien sûr.
00:00:30Mais aussi aux Etats-Unis et justement commençons par aller à Washington pour écouter l'une des dernières déclarations marquantes
00:00:37du président Trump, c'était lors de la réception du roi Charles.
00:00:43Nous nous occupons bien sûr du Moyen-Orient actuellement, comme vous devez le savoir, et nous réussissons très bien, nous
00:00:49les avons vaincus militairement.
00:00:50Et Charles est encore plus d'accord avec moi que je ne le suis, nous ne laisserons jamais cet adversaire
00:00:55posséder une arme nucléaire, jamais.
00:00:56Mais ils le savent et ils l'ont compris maintenant de manière très forte.
00:01:04Alors évidemment, il y a ce que Donald Trump fait dire à Charles, à son corps défendant, mais bon.
00:01:09Et puis il y a aussi ce que Donald Trump dit sur ses réseaux sociaux.
00:01:13Il dit notamment que l'Iran est sur le point de s'effondrer et il cite des sources iraniennes.
00:01:19Axel Meunier, vous êtes à Washington en direct et vous avez suivi évidemment ce discours.
00:01:24Tous les médias américains se demandent quelle est la source dont parle le président.
00:01:31Oui, effectivement. Et d'ailleurs, la Maison-Blanche n'a pas souhaité répondre aux nombreuses sollicitations de journalistes pour expliquer
00:01:38ce message de Donald Trump posté il y a quelques heures maintenant sur son réseau social.
00:01:42Il dit aussi que l'Iran lui demanderait de venir en aide pour le détroit d'Harmouz pour le rouvrir
00:01:48le plus rapidement possible.
00:01:49Mais qui a envoyé ça côté iranien et qui a reçu le message ? Est-ce qu'il y a
00:01:53une communication directe ou est-ce que ce message est encore passé par les pays intermédiaires, par exemple le Pakistan
00:02:00?
00:02:00Eh bien, difficile de le savoir, à moins que Donald Trump essaie de prêcher le faux pour avoir le vrai
00:02:08dans un moment où les négociations sont quasiment à l'arrêt entre les deux pays.
00:02:12Alors, il y a sûrement encore des liens indirects, justement, des contacts indirects. Mais pour l'instant, il n'y
00:02:19a pas d'avancée majeure.
00:02:20Et c'est sans doute ça qui agace peut-être Donald Trump. On sait qu'il a refusé. En tout
00:02:25cas, il n'était pas satisfait de la proposition iranienne qui a été envoyée aux États-Unis.
00:02:30C'était dimanche, justement, par le truchement du Pakistan, les États-Unis qui estiment que cette offre, elle, ne concernait
00:02:38que le détroit d'Harmouz
00:02:39et qu'il n'y avait pas la question du nucléaire, inacceptable donc pour l'administration Trump.
00:02:44Et c'est sans doute pour cela que Donald Trump a demandé, d'après le Wall Street Journal,
00:02:49qu'à ce que le blocus naval dans la région du Golfe Persique soit maintenu et prolongé.
00:02:56Sans doute, encore une fois, un moyen de mettre la pression sur Téhéran, peut-être pour faire revenir les Iraniens
00:03:02à la table des négociations.
00:03:03Voilà des informations très, très importantes qui donnent donc depuis quelques heures et que vous nous donnez en direct, Axel
00:03:10Monnier.
00:03:10Alors, il y a plusieurs choses dans ce qu'on vient d'entendre. Il y a le bilan strictement militaire.
00:03:13On va y revenir. Mais il y a aussi ces discussions et ces déclarations, Anne Kratz, de Donald Trump,
00:03:20qui explique que les désiraniens lui disent que le régime est sur le point de s'effondrer.
00:03:25Est-ce qu'il faut prendre tout ce qu'il dit pour argent comptant, Donald Trump ?
00:03:29Est-ce que s'il le dit, c'est qu'il y a sans doute vraisemblablement des sources iraniennes qui
00:03:31le disent
00:03:32ou bien il est dans une pensée un peu performative ?
00:03:34De toute façon, si vous voulez, il n'y a qu'à observer ce qui s'est passé en Iran
00:03:37pour voir qu'effectivement,
00:03:40l'Iran est dans un état, sinon d'effondrement complet, économiquement parlant.
00:03:45Il a subi des coups extrêmement durs de la part des Américains et des Israéliens.
00:03:49Donc, même si cette phrase n'a pas été prononcée par un Iranien,
00:03:53comme on dit, si ce n'est pas vrai, c'est bien trouvé.
00:03:55Il est certain que l'Iran est dans une position économique et sociale très difficile à l'heure actuelle.
00:04:03On ne peut pas se le cacher.
00:04:05Bon, par ailleurs, évidemment, ils ont encore des cartes à jouer, on le sait.
00:04:08Et on est dans une position assez ubuesque dans un certain sens.
00:04:12Les deux belligérants sont dans une même position,
00:04:15c'est-à-dire qu'ils bloquent tous les deux le détroit d'Hormuz.
00:04:18Il faudra qu'un des deux lâche prise.
00:04:21Donc, que les Iraniens aient signifié à M. Trump qui sont en état d'effondrement,
00:04:27ça m'étonnerait.
00:04:28Je veux dire, ce n'est pas leur style.
00:04:29Mais, comme je viens de le dire à l'instant, il y a quelque chose de vrai là-dedans.
00:04:33Il y a beaucoup de gens qui sont au chômage, il y a beaucoup d'usines qui ont été réduites
00:04:37en miettes.
00:04:39L'approvisionnement en nourriture même, qui dépend elle aussi du détroit d'Hormuz,
00:04:45devient de plus en plus difficile.
00:04:46La sécheresse qui affecte l'Iran depuis un certain nombre d'années maintenant,
00:04:51va rendre les productions agricoles encore un peu plus difficiles.
00:04:55Ils étaient très dépendants d'un certain nombre d'importations à ce niveau-là.
00:04:58Donc, M. Trump a, en fait, malheureusement pour le peuple iranien, dans un certain sens, il a raison.
00:05:06Alors, que répond-on côté iranien ?
00:05:09Écoutez un porte-parole de l'armée sur ce sujet de la guerre qui va continuer ou pas.
00:05:15Nous ne considérons pas que la guerre soit terminée.
00:05:18Depuis le cessez-le-feu, comme il n'y a pas de confiance envers les Etats-Unis et nos ennemis,
00:05:22nous avons continué de la même manière que pendant la guerre.
00:05:25– Et Syavosh Ghazi est avec nous en direct depuis Téhéran pour nous dire ce qui se dit du côté
00:05:30de l'Iran.
00:05:31Aller plus loin après cette déclaration d'un porte-parole.
00:05:33Les Iraniens, Syavosh, qui disent qu'ils ont encore de nombreuses cartes dans leur manche.
00:05:36De quelles cartes s'agit-il ?
00:05:39– Écoutez, tout d'abord sur la situation ici en Iran,
00:05:43puisque moi je suis ici présent à Téhéran,
00:05:47mais aussi je suis allé en province plusieurs fois.
00:05:49il n'y a aucune ténurie dans les magasins.
00:05:54On trouve tous les produits dans les stations d'essence.
00:05:58On pourrait avoir de l'essence sans aucun problème.
00:06:02Le problème de l'eau potable a été pratiquement réglé.
00:06:05Je vais vous expliquer comment.
00:06:07Et donc il n'y a pas de manque de produits,
00:06:09puisque l'Iran produit 80% de sa consommation sur place même.
00:06:14Et donc il n'y a aucun problème.
00:06:17Et donc ça me rappelle ce que dit le président Trump.
00:06:20Ça me rappelle une caricature lorsqu'il avait dit il y a quelques semaines,
00:06:24je ne sais pas si vous vous rappelez,
00:06:25lorsqu'il avait dit qu'il était en contact avec deux hauts responsables iraniens
00:06:29avec qui il discutait pour un changement de régime.
00:06:32Un peu un scénario comme le Venezuela.
00:06:35Et il y avait une caricature où on le voyait allongé dans un cabinet de psychiatre.
00:06:41Et le psychiatre en question lui disait,
00:06:43« Monsieur le Président, vous dites depuis deux jours
00:06:46que vous êtes en contact avec deux hauts dirigeants iraniens.
00:06:50Est-ce que ces deux hauts dirigeants iraniens
00:06:52sont actuellement dans la pièce dans laquelle on se trouve ? »
00:06:55Donc c'est un peu…
00:06:57Cela me rappelle, ces déclarations, ces tweets me rappellent un peu
00:07:03ces nombreuses déclarations qu'il a faites sur l'Iran
00:07:06qui se sont avérées totalement fausses.
00:07:08Sur le plan politique, l'Iran a de nombreux cas.
00:07:13Notamment aujourd'hui, le vice-président de la Commission des affaires étrangères
00:07:17a dit que l'Iran avait suffisamment de missiles
00:07:21pour tenir plusieurs années une guerre,
00:07:25donc faire la guerre pendant plusieurs années.
00:07:27Et que si le président Trump allait déclarer la fin de la guerre,
00:07:32comme on le laisse entendre non seulement en Iran,
00:07:35mais aussi aux États-Unis, eh bien, ça ne sera pas le cas
00:07:39que les Iraniens iront le chercher jusqu'au bout
00:07:43parce qu'il est responsable de la mort du guide suprême iranien,
00:07:46l'a été l'Alefa Menei, et qu'ils se vengeront
00:07:49en lui faisant subir le même sort qu'il a fait subir
00:07:52au guide suprême iranien.
00:07:55– Merci beaucoup, Syavosh Ghazi, en direct de l'Iran.
00:07:58Sur le fond, Jérôme Pellistrandi, général,
00:08:01quand Donald Trump dit sur le plan militaire, nous avons gagné,
00:08:05est-ce qu'il a raison, en sachant qu'évidemment,
00:08:06les objectifs militaires ne sont pas forcément
00:08:08les objectifs politiques ou stratégiques ?
00:08:10– Il n'a pas totalement tort, mais il n'a pas totalement raison.
00:08:14– D'accord.
00:08:14– Voilà, le problème, il est là, c'est que, oui, militairement,
00:08:17l'Iran a été très…
00:08:18– Donald Trump est normand.
00:08:20– Je ne sais pas s'il a des racines normandes,
00:08:22mais enfin, en tout cas, il ne peut pas…
00:08:26Oui, lui, il doit dire, c'est son discours qu'il a gagné,
00:08:30qu'il a écrasé, c'est la 10e guerre qu'il a gagnée,
00:08:32mais militairement, oui, l'Iran est très affaibli,
00:08:37la marine iranienne, qui n'était déjà pas de grand niveau,
00:08:39elle est au fond de l'eau, il n'y a pratiquement plus d'aviation,
00:08:42mais il reste une capacité de nuisance,
00:08:44et c'est cette capacité de nuisance qui sont les drones,
00:08:47qui sont encore des missiles balistiques,
00:08:51qui sont ce qu'on appelle la flotte moustique,
00:08:54et elle est suffisante pour poser un problème de fond de sécurité dans la région.
00:08:59Voilà, donc le problème, il est là,
00:09:00même si, effectivement, l'état de l'arsenal iranien
00:09:04n'est plus le même que celui d'avant le 28 février.
00:09:07– Votre avis, Guillaume Lagannes.
00:09:08– Moi, je suis d'avis, je reprends ce qui a déjà été expliqué,
00:09:12que le régime iranien fait face quand même à des défis
00:09:16qui sont bien plus importants que tout ce qu'il a pu connaître depuis 1979.
00:09:21Sur un plan politique, le régime, je rappelle, est dirigé par un guide
00:09:25qu'on n'a toujours pas vu, dont l'état de santé est extrêmement douteux,
00:09:30et dont même la survie est quand même discutée.
00:09:35Donc là, il y a quand même un problème majeur,
00:09:38et quand le président Trump nous dit,
00:09:39j'ai un problème parce que je n'ai pas d'interlocuteurs au sein du pouvoir iranien,
00:09:44ils ne sont pas tous d'accord, je crains qu'il ait un peu raison.
00:09:47Sur un plan économique, là je reprends ce qui a été dit tout à l'heure,
00:09:51la situation de l'Iran à la fin 2025, donc l'année dernière,
00:09:55n'était déjà pas brillante.
00:09:56Je rappelle que l'inflation était de plus de 100%,
00:09:59les manifestations qui ont été violemment réprimées en janvier,
00:10:02bien avant la guerre, étaient justement le produit de cette insatisfaction.
00:10:06Là, ce n'est pas une invention, c'est factuel,
00:10:08il y a eu des milliers de morts réprimées,
00:10:10et en partie parce que ces gens étaient mécontents de leur situation économique.
00:10:13La guerre n'a rien arrangé, elle aurait détruit, selon les estimations,
00:10:17300 milliards de dollars d'infrastructures en Iran,
00:10:20c'est l'équivalent du PIB de l'Iran.
00:10:21C'est comme si nous, en France, nous avions 2500 milliards,
00:10:24tout d'un coup, en quelques jours, à rembourser, à reconstruire dans le pays.
00:10:28Donc, certains dans la région considèrent,
00:10:30ça a été dit par le général Pellistrandi,
00:10:32qu'il y a évidemment une capacité de nuisance,
00:10:34mais je dirais que c'est une capacité de nuisance
00:10:36qui s'apparente quasiment à celle d'un régime zombie,
00:10:38c'est-à-dire que l'Iran continue d'exister en tant qu'État,
00:10:43mais en réalité, dans ses profondeurs,
00:10:45et en tout cas dans son fonctionnement en tant que gouvernement,
00:10:47en tant qu'économie et en tant qu'armée,
00:10:49elle ne possède plus les capacités qu'elle avait.
00:10:52Il y a les conséquences économiques,
00:10:55évidemment, en Iran, on en parle,
00:10:57mais aussi sur le plan international,
00:10:59ces répercussions avec de très, très nombreux perdants,
00:11:02évidemment, et on le voit tous, à la pompe,
00:11:04sauf qu'il y a aussi des gagnants.
00:11:05Et si vous voyez que ça monte à la pompe,
00:11:07c'est que de l'autre côté, il y a des bénéfices qui explosent.
00:11:10Total Energy a publié ce matin ce chiffre,
00:11:125,4 milliards de dollars,
00:11:15c'est 1,2 milliard de plus qu'au premier trimestre de 2025.
00:11:20Les pétroliers qui engrangent, évidemment,
00:11:23et ça, ça fait réagir à la pompe dans les stations.
00:11:26On va retrouver en direct, dans une station,
00:11:30notre envoyée spéciale Suzy, vous êtes avec nous en direct,
00:11:33et vous avez croisé un certain nombre d'automobilistes qui ont réagi.
00:11:38Oui, tout à fait, nous les avons rencontrés,
00:11:40nous leur avons communiqué ce chiffre.
00:11:42Plus de 20% de bénéfices entre le premier trimestre 2025
00:11:45et le premier trimestre 2025, des chiffres records,
00:11:48alors que le litre du carburant est reparti à la hausse.
00:11:52Nous leur avons demandé de réagir à ces chiffres.
00:11:54Et vous allez le voir, ils ne sont pas forcément surpris.
00:11:59C'est anormal du point de vue global.
00:12:02Il faudrait plutôt, dans ce type de situation,
00:12:04essayer de baisser les coûts
00:12:06pour pouvoir donner la possibilité aux gens
00:12:07de toujours vivre de la même façon.
00:12:09Je pense qu'ils voient que c'est compliqué pour tout le monde,
00:12:11donc ils en profitent pour cesser les prix.
00:12:13Ils savent que les gens vont acheter quoi qu'il en coûte.
00:12:15Donc je pense que la situation,
00:12:17ça ne leur fait pas plaisir,
00:12:18mais ils en profitent quand même un peu.
00:12:20Des résultats qui vont peut-être faire parler,
00:12:23faire réagir, notamment sur l'encadrement
00:12:25des marges des distributeurs,
00:12:27car on l'avait vu dans un communiqué
00:12:29qui avait été révélé par le gouvernement.
00:12:32Les distributeurs avaient des marges en hausse
00:12:34par rapport au début de la guerre.
00:12:36Alors c'est une carte que peut jouer Sébastien Lecornu.
00:12:38Le plafonnement des marges des distributeurs,
00:12:40c'est un décret qu'ils pourraient peut-être utiliser
00:12:42dans les prochains jours.
00:12:44Merci beaucoup, Suzy Berdran-Galichy.
00:12:46Ce n'est pas vraiment une surprise,
00:12:47ce chiffre publié par Total Energy.
00:12:49Non, ce n'est pas une surprise.
00:12:50Et on comprend aussi le mécontentement
00:12:53et l'agacement des consommateurs,
00:12:55des utilisateurs,
00:12:56parce que forcément,
00:12:57quand on voit les prix flamber à la pompe,
00:12:59on s'interroge...
00:13:00Même s'ils ont été plafonnés par Total,
00:13:01on le rappelle.
00:13:02Oui, c'est vrai.
00:13:03Il est important de le dire,
00:13:04mais néanmoins,
00:13:05ça reste quand même un prix
00:13:07qui est élevé pour le consommateur moyen.
00:13:10Et donc, c'est forcément une source
00:13:13d'énervement pour beaucoup de Français.
00:13:15On comprend que les bénéfices affichés,
00:13:18alors je ne sais pas s'ils sont records,
00:13:19mais en fait,
00:13:20ils sont quand même très importants,
00:13:21puissent poser quelques questions.
00:13:25Philippe Charles,
00:13:25sur ce point,
00:13:27ses bénéfices,
00:13:28c'est vrai que le chiffre,
00:13:29il est évidemment marquant,
00:13:30mais est-ce qu'il a raison,
00:13:31cet automobiliste,
00:13:32qui dit,
00:13:33oui, c'est la loi du marché,
00:13:34c'est comme ça ?
00:13:34Oui, oui, il a raison.
00:13:35Donc en fait,
00:13:37Total a baissé ses marges de distribution,
00:13:39on vient de le voir,
00:13:40puisqu'il a bloqué ses prix.
00:13:42Donc ses marges sont même déficitaires,
00:13:44et seront même déficitaires cette année.
00:13:46Ce qui posera sûrement un problème,
00:13:48parce que ça veut dire
00:13:48que si Total est déficitaire en France cette année,
00:13:50il ne payera pas d'impôts,
00:13:52donc ça veut dire que ça risque effectivement
00:13:54de soulever la haine de certains.
00:13:57Ces bénéfices sont mécaniques,
00:13:59ils viennent en fait à la fois
00:14:00de l'augmentation du prix du baril d'un côté
00:14:02et des marges de raffinage de l'autre.
00:14:04Je rappelle que la marge de raffinage,
00:14:06le terme est assez impropre.
00:14:07La marge de raffinage,
00:14:08elle a différence de prix
00:14:09entre le prix du produit raffiné marché
00:14:12et le prix du baril.
00:14:13Donc c'est-à-dire que globalement,
00:14:15ni l'État français ni Total
00:14:16n'a absolument aucun impact
00:14:18ni sur le prix du baril,
00:14:19ni sur la marge de raffinage.
00:14:21Je voulais ajouter une petite chose,
00:14:23c'est que je me suis amusé récemment
00:14:25à faire un calcul.
00:14:28J'ai pris le prix du litre d'essence en 1960,
00:14:32et j'ai calculé par rapport à l'inflation
00:14:35le prix actuel.
00:14:36Et je vous laisse deviner
00:14:37quel est le prix qu'on obtient.
00:14:39Il est de 2 euros.
00:14:42Absolument.
00:14:42Et j'ai fait le même calcul
00:14:44avec le prix de l'immobilier à Paris,
00:14:46et on arrive à 1 000 euros le mètre carré.
00:14:49Donc ce qui veut dire que globalement,
00:14:50le prix de l'essence,
00:14:52alors je sais que je vais me faire assassiner
00:14:54par tout le monde,
00:14:55mais a suivi l'inflation,
00:14:56alors qu'en réalité,
00:14:57le prix du mètre carré à Paris,
00:14:58on va dire 10 000 euros le mètre carré,
00:15:00c'est 10 fois l'inflation.
00:15:01À quoi faut-il se préparer pour l'avenir
00:15:03sur le plan économique,
00:15:04sur le plan militaire ?
00:15:05C'est évidemment la question
00:15:06qui est centrale ce matin.
00:15:07Regardez ce que vient de publier Donald Trump
00:15:10sur son réseau True Social.
00:15:13On ne peut pas dire que ce soit une image
00:15:14qui incite à penser
00:15:16que l'on va vers une pacification des choses.
00:15:20Anne Kratz,
00:15:21alors on a l'habitude évidemment
00:15:23des déclarations et des montages
00:15:25un petit peu provocateurs,
00:15:26mais là franchement il va loin.
00:15:28No more Mr. Nice Guy,
00:15:29ça veut dire Monsieur Gentil,
00:15:31c'est terminé.
00:15:32Et puis voilà la photo
00:15:33et ce qu'il y a derrière,
00:15:34tout le monde l'a compris.
00:15:35Il faut prendre ça,
00:15:36opter de la lettre ou pas ?
00:15:38Là je pense que oui.
00:15:41Enfin il a montré
00:15:42que quand il se décide à bombarder,
00:15:44il y va.
00:15:46Contrairement à ce que nous pensions,
00:15:47à ce que certains d'entre nous pensaient.
00:15:49Ça fait partie évidemment
00:15:50de la rhétorique de plus en plus excessive,
00:15:53pour le dire gentiment,
00:15:55de Monsieur Trump.
00:15:56Et en même temps,
00:15:57il est obligé de convaincre un peu
00:16:00un certain nombre de personnes aux Etats-Unis
00:16:02qui commencent à lui demander des comptes,
00:16:03y compris parmi les républicains,
00:16:05et qui lui disent
00:16:06Monsieur Nice Guy,
00:16:07Monsieur Gentil,
00:16:08il faudrait peut-être que vous parliez de tout ça au Congrès.
00:16:13La date limite arrive le 1er mai,
00:16:17date à laquelle il est en principe obligé
00:16:18de demander,
00:16:19non seulement de donner des explications au Congrès
00:16:22pour cette guerre,
00:16:23qui n'en est pas une véritablement,
00:16:25mais qui en est une au point de vue militaire,
00:16:28et pour demander de l'argent
00:16:29pour continuer cette guerre.
00:16:30Alors, il a aussi la possibilité
00:16:32de demander une prolongation de 30 jours,
00:16:35mais on entend déjà des sénateurs républicains
00:16:38qui disent
00:16:39oui, on va sûrement lui accorder cette extension,
00:16:42mais il faudra qu'il nous donne
00:16:43des explications plus complètes.
00:16:44Donc là, il prépare
00:16:47ceux de sa base
00:16:48qui le soutiennent mordicus
00:16:49et qui disent encore
00:16:50maintenant,
00:16:50il faut frapper l'Iran
00:16:51le plus durement possible,
00:16:53de façon à ce que le régime
00:16:54s'effondre véritablement,
00:16:55et qu'on puisse y aller,
00:16:57en fait,
00:16:59sans avoir peur
00:17:00d'une réaction militaire
00:17:03qui pourrait coûter la vie
00:17:04à des soldats américains.
00:17:05Et on voit la pression,
00:17:06Bertrand Gallichet,
00:17:07émise par Donald Trump
00:17:08sur le régime iranien.
00:17:09Alors, ce n'est pas la première fois,
00:17:10on voit ici
00:17:10« The better get smart soon »,
00:17:12il ferait mieux
00:17:12de devenir intelligent
00:17:14assez rapidement.
00:17:16C'est une façon de revenir
00:17:18à sa méthode de l'ultimatum ?
00:17:19Oui, et il dit...
00:17:20Même s'il n'y a pas d'échirance, là.
00:17:21Et il dit aussi,
00:17:22ils doivent...
00:17:23Ils ne savent pas comment
00:17:24arriver à un accord
00:17:25sur le non-nucléaire.
00:17:26C'est dans ce tweet.
00:17:28Donc, il est quand même là,
00:17:30effectivement,
00:17:30dans une posture
00:17:31assez offensive,
00:17:32assez déterminée.
00:17:33Et vous parliez
00:17:35de paroles performatives
00:17:36tout à l'heure.
00:17:36On est aussi un peu
00:17:37dans ce schéma-là.
00:17:39C'est-à-dire que,
00:17:40finalement,
00:17:41il voudrait que les choses
00:17:43se passent comme lui le souhaite,
00:17:45sans avoir à faire
00:17:47un effort de son côté.
00:17:49Et on comprend
00:17:49que dans la situation actuelle,
00:17:51il est tiraillé, finalement,
00:17:52entre ce contre-blocus
00:17:55qui commence à fonctionner
00:17:57et à produire
00:17:58certains effets.
00:17:59Je rappelle, par exemple,
00:18:00que le président
00:18:01Pézéchkian
00:18:02a demandé aux Iraniens
00:18:03de réduire
00:18:04leur consommation
00:18:05d'électricité
00:18:05tout en expliquant
00:18:07qu'il n'y avait pas
00:18:07de pénurie,
00:18:08ce qui est quand même
00:18:08un peu paradoxal,
00:18:09et que le directeur
00:18:11de la Banque centrale
00:18:12iranienne
00:18:13a fait état,
00:18:14il y a encore deux jours,
00:18:16de perspectives
00:18:16assez sombres
00:18:17pour l'économie iranienne.
00:18:18Donc, il sent quand même
00:18:20Donald Trump
00:18:20que son blocus
00:18:23qu'il a imposé
00:18:24de l'autre côté
00:18:25du Détroit
00:18:25commence à fonctionner
00:18:27et à produire
00:18:28des effets.
00:18:29Et il a,
00:18:29pour l'instant,
00:18:31intérêt à attendre
00:18:32le problème.
00:18:33C'est ce qui a été évoqué
00:18:34tout à l'heure,
00:18:34c'est-à-dire qu'il a, lui,
00:18:36un calendrier
00:18:36qui se rapproche,
00:18:37c'est celui
00:18:38de son
00:18:40autorisation de guerre,
00:18:41si j'ose dire,
00:18:42mais il a les moyens
00:18:43de le contourner
00:18:44parce qu'il peut dire
00:18:45qu'on n'a pas
00:18:46de troupes terrestres
00:18:47et puis il peut
00:18:48obtenir effectivement
00:18:4930 jours de plus
00:18:51pour faire la guerre.
00:18:52Guillaume Laganne.
00:18:53Non, pour rebondir
00:18:54sur la même idée,
00:18:55en rappelant que,
00:18:56quand même,
00:18:56il n'y a pas tout à fait
00:18:57de symétrie
00:18:58entre l'Iran
00:18:59et les États-Unis.
00:19:00L'Iran,
00:19:00elle compte sur la prise
00:19:01en otage de l'économie mondiale
00:19:03pour exercer une pression
00:19:05sur les Américains.
00:19:06Les Américains,
00:19:07de leur côté,
00:19:08l'économie mondiale,
00:19:08ce n'est pas nécessairement
00:19:09leur sujet principal.
00:19:10L'économie américaine
00:19:11se porte plutôt bien.
00:19:12La question pour M. Trump,
00:19:14elle est politique,
00:19:15elle est la pression interne
00:19:16que peut avoir l'opinion,
00:19:18avoir le prix du baril,
00:19:19enfin le prix du plein d'essence
00:19:21se réduire
00:19:22et derrière,
00:19:23les échéances électorales.
00:19:24Mais ce qu'il faut quand même rappeler,
00:19:25c'est que,
00:19:26surtout dans le timing
00:19:27qui est le nôtre aujourd'hui,
00:19:28ces échéances électorales
00:19:29pour M. Trump,
00:19:30elles sont encore très lointaines.
00:19:31On parle de novembre,
00:19:33c'est-à-dire dans six mois,
00:19:34un monde qu'on ne connaît pas encore
00:19:36et qui sera très différent.
00:19:37Songez,
00:19:38songez un instant
00:19:38à la situation
00:19:39que nous avions début janvier,
00:19:40avant le Venezuela,
00:19:42avant le Groenland,
00:19:43avant la guerre en Iran.
00:19:44Que sera le monde en novembre ?
00:19:45On ne le sait pas.
00:19:46M. Trump considère
00:19:47qu'il a le temps,
00:19:47il a aujourd'hui
00:19:48la majorité au Congrès
00:19:49et la base du Parti républicain
00:19:50continue de le soutenir.
00:19:51Alors,
00:19:52il a le temps,
00:19:52mais avec cette image,
00:19:54on se dit qu'il a quand même
00:19:55visiblement l'intention
00:19:55d'accélérer un petit peu les choses.
00:19:57Alors,
00:19:57est-ce qu'il faut le prendre
00:19:58avec le sourire
00:19:58ou bien au contraire
00:20:00avoir l'échine qui tremble ?
00:20:01On va vous le dire
00:20:02dans quelques instants
00:20:03parce qu'on va aller
00:20:03à Washington
00:20:04pour vous dire exactement
00:20:06dans quelles conditions
00:20:08cette photo
00:20:08et ce texte
00:20:09vient d'être publié.
00:20:10Et puis,
00:20:10on vous en dira plus aussi
00:20:11sur ces images,
00:20:12l'armée américaine
00:20:13qui diffuse
00:20:15l'arraisonnement
00:20:17d'un bateau.
00:20:17Elle montre
00:20:18comment ça s'est passé
00:20:19là aussi
00:20:19pour montrer que
00:20:19la pression
00:20:20est en train
00:20:21de s'accentuer
00:20:22et que les Etats-Unis,
00:20:23facialement en tout cas,
00:20:24ont décidé
00:20:24de resserrer le poing
00:20:26tout de suite.
00:20:29M. Gentil,
00:20:30c'est fini.
00:20:31Photo assez stupéfiante
00:20:33publiée par Donald Trump
00:20:34cette nuit.
00:20:35On va vous expliquer
00:20:36dans quelles conditions,
00:20:37dans quelques instants
00:20:38en allant à Washington
00:20:40pour retrouver
00:20:41Axel Moynih
00:20:41qui est en direct
00:20:42mais tous nos envoyés
00:20:43spéciaux évidemment
00:20:43sont mobilisés
00:20:44pour vous donner
00:20:44les derniers événements
00:20:45dans ce conflit
00:20:47au Moyen-Orient.
00:20:48Ils sont présents
00:20:48dans l'ensemble des pays.
00:20:50On va les retrouver
00:20:50juste après
00:20:51les dernières infos,
00:20:52les dernières images
00:20:53avec vous Pauline Pioche.
00:20:54Et on l'apprend à l'instant,
00:20:56Julien,
00:20:56le ministre de l'Europe
00:20:57et des Affaires étrangères
00:20:58Jean-Noël Barou
00:20:58qui sera en déplacement
00:21:00pendant trois jours
00:21:01dans les pays du Golfe.
00:21:01Il va d'abord commencer
00:21:02par l'Arabie saoudite
00:21:03puis par le Qatar
00:21:05et puis il terminera
00:21:07la première fois
00:21:08que le ministre de l'Europe
00:21:09et des Affaires étrangères
00:21:10va faire ce déplacement
00:21:12dans les pays du Golfe.
00:21:14Je voulais également
00:21:15revenir sur les derniers chiffres
00:21:17publiés par Total Energy
00:21:19qui a publié en fait
00:21:20ces résultats
00:21:21du premier trimestre 2026
00:21:23avec 5,4 milliards de dollars
00:21:26de bénéfices nets.
00:21:28C'est un bond
00:21:28de 1,4 milliard de dollars
00:21:31plus sur un seul trimestre
00:21:33et en fait depuis le début
00:21:34du conflit
00:21:35et bien les marges
00:21:36des distributeurs
00:21:37ont été multipliés
00:21:39par 4.
00:21:40Ça ce sont les chiffres
00:21:41mais vous
00:21:41qu'est-ce que vous en pensez ?
00:21:44Ça ne m'étonne pas du tout
00:21:44et qu'en fait
00:21:45on n'ait pas de répercussions
00:21:46sur le prix
00:21:47c'est inadmissible
00:21:48mais voilà
00:21:50c'est le pétrole.
00:21:51C'est un business
00:21:51comme un autre
00:21:53du coup
00:21:55ils en profitent un peu
00:21:56du coup
00:21:57du coup ils montent les prix
00:21:58et du coup
00:21:58ils font du bénéfice
00:21:59c'est logique.
00:22:01Sur le fond
00:22:02les frappes au Liban
00:22:03ne s'arrêtent pas
00:22:04bien qu'il y ait eu
00:22:05la prolongation
00:22:06c'est le feu
00:22:07trois zones
00:22:07qui ont été visées
00:22:08ces dernières heures
00:22:09alors c'est toujours
00:22:10le sud du pays
00:22:11qui est ciblé
00:22:12par Tzal
00:22:13les images
00:22:14que vous voyez
00:22:15sont justement
00:22:15fournies par l'armée
00:22:16israélienne
00:22:17selon elle
00:22:17ces frappes
00:22:18sont très précises
00:22:19et visent notamment
00:22:20là sur ces images
00:22:21des lieux occupés
00:22:22d'une manière
00:22:23ou d'une autre
00:22:23par le Hezbollah
00:22:24j'ajoute qu'au moins
00:22:26huit personnes
00:22:26sont décédées
00:22:27ces dernières heures
00:22:28après ces frappes
00:22:29dont des secouristes
00:22:30qui étaient en pleine opération
00:22:32et puis il y a également
00:22:33le Hezbollah
00:22:34qui publie ses vidéos
00:22:36alors on ne peut pas
00:22:37vous affirmer
00:22:38la date
00:22:40du moment
00:22:41où ça a été tourné
00:22:42en revanche
00:22:42ce qu'on sait
00:22:42c'est que c'est un drone
00:22:44qui prend pour cible
00:22:44un char israélien
00:22:46au sud du Liban
00:22:48et puis je voulais également
00:22:49justement qu'on s'intéresse
00:22:50à la présence française
00:22:51au Moyen-Orient
00:22:52parce que oui
00:22:53la France est déployée
00:22:55des moyens aériens
00:22:56avec vous le voyez
00:22:56notamment des rafales
00:22:58ou encore des hélicoptères
00:22:59Fenech et Tidre
00:23:01et puis il y a
00:23:02évidemment donc
00:23:03la présence militaire
00:23:04nous avons rencontré
00:23:06l'un d'entre eux
00:23:07il est justement
00:23:08de retour
00:23:08du Moyen-Orient
00:23:10Enzo est pilote de chasse
00:23:11et il évoque
00:23:12vous allez l'entendre
00:23:13une forme de fierté
00:23:15à part comme c'était
00:23:16le premier déploiement
00:23:17il y a un petit peu
00:23:17d'appréhension
00:23:18qui est légitime
00:23:19c'est quand même
00:23:20une grande responsabilité
00:23:21d'être seul
00:23:21à bord de cette machine
00:23:22au Moyen-Orient
00:23:23je dirais que c'est d'abord
00:23:24la concentration
00:23:24un petit peu d'appréhension
00:23:26et une fois le retour au sol
00:23:27il y a le sentiment
00:23:29de la mission accomplie
00:23:30du travail accompli
00:23:31donc un petit peu
00:23:31de fierté
00:23:32d'avoir pu protéger
00:23:33nos emprises
00:23:33au Moyen-Orient
00:23:34et puis pour terminer
00:23:35Julien
00:23:36un petit récap
00:23:36en trois points
00:23:37des dernières prises
00:23:38de parole
00:23:39de Donald Trump
00:23:40alors il y a d'abord
00:23:41à l'occasion
00:23:41d'un repas
00:23:43devant le congrès américain
00:23:44avec le roi Charles III
00:23:46Donald Trump a affirmé
00:23:47avoir vaincu
00:23:48l'Iran militairement
00:23:49deuxième prise de parole
00:23:49le président américain
00:23:51affirme sur son réseau social
00:23:52l'état d'effondrement
00:23:53de l'Iran
00:23:54il nous demande
00:23:54d'ouvrir le détroit
00:23:55d'Ormuz
00:23:55il parle de l'Iran
00:23:56et puis enfin
00:23:57cette photo publiée
00:24:00Julien
00:24:00il a quelques minutes
00:24:01sur son réseau social
00:24:03c'était vraiment à l'instant
00:24:04oui effectivement
00:24:05et on va vous en dire
00:24:06un peu plus
00:24:06sur cette photo
00:24:08qui était assez sidérante
00:24:09merci beaucoup Pauline
00:24:10on dirait plus
00:24:11une affiche
00:24:12d'un film
00:24:13de Sylvester Stallone
00:24:14qu'une annonce
00:24:15du président des Etats-Unis
00:24:16et pourtant
00:24:16c'est bien
00:24:17sur son réseau
00:24:17Donald Trump
00:24:18qui a publié
00:24:19ce montage photo
00:24:20avec ce message
00:24:21monsieur gentil
00:24:23c'est fini
00:24:24et les Iraniens
00:24:25feraient mieux
00:24:25de devenir intelligents
00:24:27rapidement
00:24:29président
00:24:29Day J.T
00:24:31ça c'est lui
00:24:31Donald J. Trump
00:24:33on est en direct
00:24:34depuis Washington
00:24:35avec Axel Meunier
00:24:36alors Axel
00:24:37il y a pas mal de choses
00:24:39qui nous sidèrent
00:24:40un petit peu
00:24:40dans cette image
00:24:41d'abord le timing
00:24:43parce qu'il y a
00:24:445 heures de décalage
00:24:45avec Washington
00:24:46donc cette photo
00:24:47il l'a publiée
00:24:48lui-même
00:24:49en pleine nuit
00:24:50à 5 heures du matin
00:24:546 heures même
00:24:55et donc il est 5 heures
00:24:56il l'a publiée
00:24:57à 4 heures du matin
00:24:58très exactement
00:24:59il y a une demi-heure
00:25:00et effectivement
00:25:01il y a beaucoup de choses
00:25:02qui sont dites dedans
00:25:03avec plusieurs choses
00:25:05qui reviennent
00:25:05depuis plusieurs jours
00:25:06quand même
00:25:06chez Donald Trump
00:25:07la première chose
00:25:08c'est que
00:25:08comme une forme d'excuse
00:25:10il donne encore
00:25:11l'idée que
00:25:12les Iraniens
00:25:13le régime iranien
00:25:14serait totalement divisé
00:25:15alors c'est vrai
00:25:16ça a été documenté
00:25:17par plusieurs journaux
00:25:19il semble qu'il y ait
00:25:20des dissensions
00:25:21au sein de
00:25:22l'exécutif iranien
00:25:24désormais
00:25:24mais
00:25:25Donald Trump
00:25:26le dit encore
00:25:27il n'arrive pas
00:25:28à se mettre d'accord
00:25:29ensuite
00:25:30il menace
00:25:32des menaces
00:25:33un peu plus voilées
00:25:34même si
00:25:35la photo
00:25:36montre que
00:25:37ce ne sont pas
00:25:38des menaces voilées
00:25:39mais en tout cas
00:25:39on comprend
00:25:40que Donald Trump
00:25:41veut mettre
00:25:41encore une fois
00:25:42la pression
00:25:42sur les Iraniens
00:25:44pour qu'ils reviennent
00:25:45à la table
00:25:46des négociations
00:25:47et acceptent
00:25:47les conditions américaines
00:25:49mais on a en fait
00:25:50un message
00:25:50qui ressemble
00:25:52à celui
00:25:53qu'il avait publié
00:25:54le 19 ou le 20 avril dernier
00:25:56on était quelques jours
00:25:57quelques heures
00:25:58avant la fin
00:25:58du cessez-le-feu
00:25:59et il avait déjà dit
00:26:00fini de jouer les gentils
00:26:02les Iraniens
00:26:03feraient mieux
00:26:03d'accepter
00:26:05cet accord
00:26:05qu'on leur propose
00:26:06qui était à la fois
00:26:07juste et raisonnable
00:26:08on a l'impression
00:26:09d'être soit revenu
00:26:10à la même
00:26:11à la même époque
00:26:12soit
00:26:13de ne pas avoir avancé
00:26:14en tout cas
00:26:14c'est le même résultat
00:26:15parce que les négociations
00:26:16sont au point mort
00:26:17les menaces
00:26:18de Donald Trump
00:26:19ne sont jamais
00:26:20mises à exécution
00:26:21donc on voit bien
00:26:22qu'il y a
00:26:23une sorte de latence
00:26:25dans ce conflit
00:26:26actuellement
00:26:26mais c'est aussi
00:26:27certainement
00:26:28la preuve
00:26:28que Donald Trump
00:26:29et son administration
00:26:30ne veulent pas
00:26:31en tout cas
00:26:33font tout
00:26:34pour pousser
00:26:34pour les négociations
00:26:36ils ne veulent probablement
00:26:37pas se relancer
00:26:38dans des hostilités
00:26:40Effectivement
00:26:41il y a le fond
00:26:41et la forme
00:26:41Axel
00:26:42juste à nouveau
00:26:43d'un mot sur la forme
00:26:44si vous le voulez bien
00:26:45le timing
00:26:46pourquoi il fait ça
00:26:46il a l'habitude
00:26:47de le faire
00:26:47en pleine nuit
00:26:48c'est pour
00:26:48que tous les
00:26:49morning show
00:26:50américains
00:26:50qui sont très regardés
00:26:51s'en emparent
00:26:55Alors c'est difficile
00:26:56Donald Trump
00:26:57surveille souvent
00:26:58très tôt
00:26:59et il tweet
00:27:00là c'est vrai
00:27:004h du matin
00:27:01c'est assez rare
00:27:02alors à moins
00:27:02que le dîner
00:27:04ait été un peu
00:27:05trop copieux
00:27:07trop long
00:27:07je ne sais pas
00:27:08mais c'est vrai
00:27:08que souvent
00:27:09il tweet le matin
00:27:10il sait que ça peut
00:27:11influencer les médias
00:27:12du jour
00:27:12les marchés
00:27:13parfois également
00:27:14que ça peut donner
00:27:15le ton
00:27:15vous savez
00:27:16c'était l'une des idées
00:27:17de Steve Bannon
00:27:18lorsqu'il a mené
00:27:20Donald Trump
00:27:21c'était son conseiller
00:27:23il a été
00:27:24l'un des principaux
00:27:25artisans
00:27:26de la campagne
00:27:28qui avait mené
00:27:29Donald Trump
00:27:30à la Maison Blanche
00:27:31en 2016
00:27:32pardon
00:27:32et Steve Bannon
00:27:34disait
00:27:34il faut inonder
00:27:35les médias
00:27:36d'information
00:27:36parce que ça nous permet
00:27:38de faire d'autres choses
00:27:39en attendant
00:27:39et c'est vrai que Donald Trump
00:27:40il a toujours gardé
00:27:41cette habitude
00:27:42de donner beaucoup
00:27:43d'informations
00:27:44il tweet énormément
00:27:45sur tous les sujets
00:27:46en permanence
00:27:47et au bout d'un moment
00:27:48les médias ne peuvent plus suivre
00:27:50les spectateurs
00:27:51les électeurs non plus
00:27:52ne peuvent plus suivre
00:27:53il faut faire un choix
00:27:54il faut se concentrer
00:27:55sur certaines informations
00:27:57et pas d'autres
00:27:57et c'est toujours une technique
00:27:59qu'il a continué
00:28:00à appliquer
00:28:01depuis qu'il est président
00:28:03depuis la première
00:28:04depuis son premier mandat
00:28:05d'ailleurs
00:28:05Merci beaucoup Axel
00:28:07pour cette explication de texte
00:28:08c'est vrai Nicolas Poincaré
00:28:09qu'on ne sait pas
00:28:09si on doit sourire
00:28:11ou si on doit trembler
00:28:11Oui quand il dit
00:28:13c'est fini monsieur
00:28:14nice guy
00:28:15monsieur gentil
00:28:15on se demande quand
00:28:16il a été monsieur gentil
00:28:17parce que c'est quand même
00:28:18pas l'image qu'il donne
00:28:19depuis un certain temps
00:28:21juste avant
00:28:21il avait quand même dit
00:28:22quelque chose de très important
00:28:23aussi
00:28:24il a dit je ne suis pas pressé
00:28:25c'est sa déclaration
00:28:26d'hier soir
00:28:27la plus importante
00:28:28et en fait je pense
00:28:29que ce n'est pas vrai
00:28:30il est forcément plus pressé
00:28:32que les Iraniens
00:28:32les Iraniens sont sous
00:28:33une pression économique
00:28:34leur économie va très mal
00:28:35etc
00:28:35mais Donald Trump
00:28:37il est à la minute
00:28:37on le voit
00:28:38quand il tweet
00:28:39à 4h du mat
00:28:39quand il réagit à tout
00:28:41quand il dit
00:28:41le prince Charles
00:28:42est d'accord avec moi
00:28:43encore plus que moi-même
00:28:44il est d'accord avec lui-même
00:28:45encore plus que le prince Charles
00:28:46enfin on ne comprend pas
00:28:47tout ce qu'il dit
00:28:47mais il est évidemment
00:28:48dans un tempo
00:28:50qui est ultra rapide
00:28:51alors que les Iraniens
00:28:52ont beaucoup plus de temps
00:28:54Jérôme Bézmoury
00:28:54Oui puis il a une échéance majeure
00:28:56alors outre le congrès
00:28:57et les 60 jours
00:28:58bon il peut trouver
00:28:59un biais juridique
00:29:00c'est surtout
00:29:00c'est que dans 15 jours
00:29:01il doit arriver en Chine
00:29:03avec Xi Jinping
00:29:04et donc il doit être
00:29:06en face de son compétiteur
00:29:08le plus important
00:29:09il faut qu'il soit en position
00:29:10de celui qui a gagné
00:29:12quelque chose
00:29:13et or
00:29:15Xi Jinping
00:29:16est tout à fait lucide
00:29:17sur la réalité
00:29:18de la situation
00:29:19donc là aussi
00:29:21ça complique son agenda
00:29:22n'oublions pas non plus
00:29:24que
00:29:25un mois après
00:29:26il y a
00:29:27le début
00:29:28de la coupe du monde
00:29:29et ça
00:29:30c'est un élément
00:29:31qu'il faut prendre en compte
00:29:33l'attention du monde entier
00:29:35sera focalisée
00:29:36sur les Etats-Unis
00:29:38même si
00:29:39elle a lieu
00:29:39en partie au Canada
00:29:41et au Mexique
00:29:42et puis bien sûr
00:29:43le 4 juillet
00:29:44donc il a
00:29:44en fait
00:29:45il joue la montre
00:29:46enfin il joue contre la montre
00:29:48parce que
00:29:49les échéances se rapprochent
00:29:50à toute vitesse
00:29:51et qu'il faut impérativement
00:29:52qu'il apparaisse
00:29:53comme étant le gagnant
00:29:54sans oublier bien sûr
00:29:56les midterms
00:29:56début novembre
00:29:57Le risque aussi à Anne Kratz
00:29:58c'est qu'il soit plus tellement
00:29:59pris au sérieux
00:30:00à multiplier les ultimatums
00:30:01comme ça
00:30:01et puis pour
00:30:02ensuite
00:30:03les rempousser
00:30:03comme il l'a fait beaucoup
00:30:04ou bien ce genre d'image
00:30:06particulièrement guerrière
00:30:07qui au fond
00:30:07sont des coups d'épée dans l'eau
00:30:08Oui absolument
00:30:10quand on répète
00:30:10des ultimatums
00:30:11toutes les 5 minutes
00:30:12évidemment ça ne vaut plus rien
00:30:15mais en même temps
00:30:16ce qui vient d'être dit
00:30:17est tout à fait juste
00:30:18il n'a pas tellement
00:30:19de temps que cela
00:30:20du tout
00:30:20non seulement pour toutes
00:30:22les raisons qui ont été
00:30:22avancées
00:30:23mais aussi parce que
00:30:23le manque de munitions
00:30:25le manque de
00:30:27les militaires
00:30:28au Pentagone
00:30:28commencent à vraiment
00:30:29s'inquiéter
00:30:30en disant
00:30:30mais on est en train
00:30:31de perdre tous nos
00:30:34Patriots
00:30:34Thads
00:30:35et autres
00:30:36gros équipements
00:30:38et en plus
00:30:38les américains
00:30:40ont un problème
00:30:40de TNT
00:30:41la TNT
00:30:42c'est l'élément
00:30:43absolument essentiel
00:30:45pour n'importe quelle
00:30:47arme
00:30:47parce que sans
00:30:48explosifs
00:30:49on ne peut pas
00:30:50faire marcher
00:30:50les armes
00:30:51ils ont un gros problème
00:30:52d'approvisionnement
00:30:53de TNT
00:30:54le TNT dépend
00:30:55de la poudre
00:30:56de ce qu'on appelait
00:30:57la poudre à canon
00:30:58et dont le principal
00:30:59fournisseur
00:31:00est la Chine
00:31:01donc là
00:31:01ils ont un problème
00:31:02sérieux
00:31:02non je disais
00:31:03et puis il y a
00:31:04le prix de l'essence
00:31:05aux Etats-Unis
00:31:06qui est quand même
00:31:07c'est chromosomique
00:31:08chez l'américain
00:31:09alors nous on est sur 2 euros
00:31:10c'est 7 dollars le galon
00:31:11le prix là
00:31:12on est passé à 4 dollars 3
00:31:14le galon
00:31:14alors qu'on était à 2,8
00:31:16avant le conflit
00:31:17et puis il faut savoir
00:31:18qu'aux Etats-Unis
00:31:19il y a très peu de taxes
00:31:20alors très peu de taxes
00:31:21c'est bien
00:31:21mais ça veut dire
00:31:22qu'il n'y a aucun amortisseur
00:31:23par rapport à l'augmentation
00:31:24du prix du baril
00:31:25vous prenez
00:31:25le prix du baril double
00:31:27le prix du litre d'essence
00:31:28double
00:31:29et alors qu'en France
00:31:30ça n'est pas le cas
00:31:31à cause des taxes
00:31:32alors un bien
00:31:33un mal
00:31:33peu importe
00:31:34on ne va pas en discuter
00:31:34mais ce que je veux dire
00:31:36c'est qu'on ne sent pas
00:31:37même en cas d'arrêt
00:31:39du conflit
00:31:40de déblocage
00:31:40du détroit d'Hormuz
00:31:41le baril
00:31:43baisser instantanément
00:31:44parce que
00:31:45les marchés mondiaux
00:31:47sont perturbés
00:31:48et donc ça veut dire
00:31:49qu'il risque de traîner
00:31:50au moins
00:31:52un galon
00:31:53à 33 et 4 dollars
00:31:56jusque l'automne
00:31:57ce qui va lui jouer
00:31:58enfin ce qui jouera
00:31:59un rôle
00:32:00probablement déterminant
00:32:01madame
00:32:02vous le direz
00:32:03mieux que moi
00:32:03vous connaissez mieux que moi
00:32:04les Etats-Unis
00:32:05sur l'élection
00:32:06on sait que l'américain
00:32:08est extrêmement sensible
00:32:09au prix du litre d'essence
00:32:11est-ce qu'avec ce genre
00:32:12d'image très viriliste
00:32:14masculiniste
00:32:14Bertrand Gallichet
00:32:16il n'est pas en train
00:32:16de reparler à sa base
00:32:18aussi
00:32:18dans la perspective
00:32:20de ces élections
00:32:20Donald Trump
00:32:21comme il le fait
00:32:22à chaque fois
00:32:22mais je crois
00:32:23qu'il est effectivement utile
00:32:24de rappeler que les élections
00:32:26comme ça a été dit
00:32:27sont très lointaines
00:32:28et que pour l'instant
00:32:29capitaliser sur
00:32:31des événements
00:32:32qui se produisent
00:32:33en ce printemps
00:32:34n'aurait aucun sens
00:32:35sur le plan politique
00:32:36c'est-à-dire que
00:32:37là il est obligé
00:32:38de gérer la crise
00:32:40au jour le jour
00:32:41tirailler entre
00:32:42ces deux options
00:32:43attaquer
00:32:43ou attendre
00:32:44que l'Iran
00:32:45craque économiquement
00:32:46mais ça n'aura pas
00:32:48d'influence
00:32:48naturellement
00:32:49sur ces élections
00:32:50il y a un moment
00:32:51je pense
00:32:52qui peut être intéressant
00:32:53c'est le moment
00:32:54où les sondages
00:32:55pourront lui dire
00:32:56que de toute façon
00:32:57il a déjà perdu
00:32:59les midterms
00:33:00et qu'il est libéré
00:33:02au fond de ce poids
00:33:03et ça ça peut être
00:33:04un point de bascule
00:33:05ça peut être intéressant
00:33:06parce qu'il peut se dire
00:33:07mais au fond
00:33:07je fais ce que je veux
00:33:08je n'attends plus
00:33:10je n'ai plus l'espoir
00:33:11de récupérer finalement
00:33:13le congrès
00:33:15à l'automne prochain
00:33:15un mot Guillaume Lagarde
00:33:16très très court
00:33:17monsieur Trump
00:33:18je le rappelle
00:33:18il a fait un premier mandat
00:33:19lors de ce premier mandat
00:33:20il a déjà perdu
00:33:21les élections de mi-mandat
00:33:22donc il a l'habitude
00:33:23monsieur Trump
00:33:24c'est son dernier mandat
00:33:25il ne sera pas réélu
00:33:26monsieur Trump
00:33:27il a failli être assassiné
00:33:29la semaine dernière
00:33:30c'est sa troisième tentative
00:33:31je pense que par rapport
00:33:33au raisonnement
00:33:33un peu rationnel
00:33:34froid qu'on peut avoir
00:33:35il n'est plus dans cette logique là
00:33:36alors il y a d'autres images
00:33:37fortes communiquées
00:33:38par les américains
00:33:39qu'on voulait vous montrer
00:33:39cette fois ce sont
00:33:40les militaires américains
00:33:41qui diffusent
00:33:43des images
00:33:43de l'interception
00:33:44d'un bateau
00:33:45qui tente de franchir
00:33:46le blocus
00:33:48regardez ces images
00:33:49diffusées par ce qu'on appelle
00:33:49le CENCOM
00:33:50le centre de commandement
00:33:51sans commentaire
00:33:51il ne sera pas
00:34:00même si tu ne sera pas
00:34:13il n'est plus
00:34:17la vie
00:34:19si tu neормose
00:34:19l'organisme
00:34:21et
00:34:21les
00:34:27Voilà donc pour ce dispositif affiché de façon spectaculaire par les militaires américains.
00:34:31Sauf qu'il n'est pas étanche ce dispositif.
00:34:34Des bateaux arrivent à passer malgré tout.
00:34:35Et ça, c'est Fanny Weckscheider qui va nous le montrer tout de suite.
00:34:39Expliquez-nous, Fanny, comment ils échappent aux Américains.
00:34:43Alors selon la société Vortexa, qui analyse les échanges pétroliers depuis le début du blocus,
00:34:49précisément entre le 13 et le 21 avril, donc pendant une semaine,
00:34:53ce serait 34 navires qui auraient réussi à passer ce détroit d'Hormuz,
00:34:57déjouer le blocus américain en transportant de l'énergie et des navires liés à l'Iran.
00:35:03Dans le détail, ils auraient réussi à transporter plus de 10 millions de barils de pétrole brut.
00:35:09Parmi ces 34 navires, regardez le détail, il y a 19 pétroliers qui sont liés à l'Iran
00:35:16qui auraient quitté le golfe d'Omane, donc dans le sens ouest-est.
00:35:21Parmi eux, 6 transportés précisément du pétrole iranien.
00:35:2519, ça veut dire qu'il reste encore 15 pétroliers qui, eux, ont fait le trajet inverse
00:35:29donc pour traverser dans l'autre sens le golfe depuis la mer d'Arabie en direction de l'Iran.
00:35:34On va regarder sur cette carte comment précisément ils ont fait.
00:35:37En fait, ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont longé les côtes.
00:35:40Ils ont longé la zone des eaux territoriales de tous ces pays, voilà, entre l'Inde et l'Iran dans
00:35:47les deux sens,
00:35:47donc je vous le disais, mais surtout ici au niveau du détroit d'Ormuz,
00:35:50ils se sont passés sur la côte du côté d'Omane et non pas de l'Iran.
00:35:55Ils ont fait ceci, une manœuvre assez dangereuse parce qu'on est dans les 12 nautiques,
00:35:58c'est une vingtaine de kilomètres, il peut y avoir des fonds assez dangereux, mais c'est ce qu'ils
00:36:02ont fait.
00:36:03Ils ont aussi coupé leur système d'identification AIS, leur transpondeur, comme je vous ai expliqué hier,
00:36:08ce qui fait qu'on ne pouvait pas connaître leur localisation, leur identification, etc.
00:36:13Et puis aussi, ils ont utilisé la méthode de transbordement pour échanger leur pétrole,
00:36:18c'est-à-dire que d'une cuve de navire à un autre, ils ont pompé d'un côté pour
00:36:22placer ce pétrole dans un autre navire,
00:36:25donc pour effacer les traces de l'origine de ce pétrole, c'est tout le but recherché.
00:36:30En tout cas, ce que dit l'armée américaine, c'est que ce blocus américain, il reste infranchissable,
00:36:35et il rappelle ce chiffre de 38 navires qui, depuis l'instauration il y a un peu plus de deux
00:36:39semaines de ce blocus,
00:36:40ont été sommés de faire demi-tour.
00:36:42Oui, c'est le message effectivement. Merci Fanny, qui est diffusée par l'armée quand elle montre ces images d
00:36:45'arraisonnement.
00:36:46Le commandant Bertrand Apéry est avec nous pour nous aider à comprendre ces images.
00:36:50Commandant, est-ce que ça se passe toujours aussi facilement, entre guillemets, que ça dans le monde réel
00:36:55et pas le monde diffusé par le CENCOM américain ?
00:36:58Oui, c'est une bonne question. Le trafic maritime, c'est quelque chose d'international.
00:37:06On peut naviguer en pleine mer, on peut naviguer le long de la côte, dans les eaux territoriales.
00:37:12Donc, vous voyez, un blocus n'a de sens qu'au niveau international, et c'est une immense surface.
00:37:20Il faudrait, je ne sais pas, 1 000 navires pour pouvoir contrôler ce que les États-Unis veulent faire.
00:37:29Comment on fait pour garder le contrôle d'un bateau qu'on a arraisonné, commandant ?
00:37:34Oui, bon, un navire avec son équipage est relativement facile à conduire,
00:37:42puisqu'il suffit d'avoir une arme dans le dos, on lève les bras et on fait ce que nous
00:37:47disent les militaires qui sont montés à bord.
00:37:50Il ne faut pas rêver.
00:37:52Oui, c'est ça. Et ils font quoi de l'équipage après ?
00:37:57Alors, l'équipage est là pour conduire le navire.
00:38:01Les militaires peuvent, à la limite, conduire un peu, mais un navire, ça ne se conduit pas comme une voiture.
00:38:07C'est beaucoup plus compliqué. Donc, ils ont besoin de l'équipage.
00:38:12Mais lorsque vous êtes pris en otage, vous obéissez au preneur d'otage. C'est simple.
00:38:18Oui, c'est sûr. Ce sont les armes qui finissent par dicter la posture, comme toujours.
00:38:23Merci beaucoup pour cet éclairage. Dans un instant, M. Gentil, c'est donc fini.
00:38:28Voilà le message adressé en pleine nuit par Donald Trump.
00:38:32Et c'est une photo et un texte qui vont être évidemment commentés très largement dans les prochaines heures,
00:38:37parce que surtout, on a envie de savoir si ça va déboucher sur un nouvel ultimatum,
00:38:41et une nouvelle menace concrète qui pourrait poser sur l'Iran. A tout de suite.
00:38:52C'est un message particulièrement fort qu'a envoyé en pleine nuit Donald Trump sur son réseau social True Social
00:38:59avec une photo qui va marquer les esprits. Regardez ce montage.
00:39:04Donald Trump armé d'un fusil automatique à lunettes.
00:39:07Et derrière lui, l'Iran bombardé avec ce slogan « No more Mr. Nice Guy ».
00:39:12En français, M. Gentil, c'est terminé.
00:39:15On va vous donner les coulisses de ce poste qui a été publié.
00:39:19Il faut quand même le préciser. Tout ça n'a rien d'une fake news ou d'une intelligence artificielle.
00:39:24Enfin, si, le montage, c'est de l'intelligence artificielle.
00:39:25Mais en tout cas, c'est bien lui qui l'a publié. Vous voyez les signatures en haut à gauche.
00:39:29Donald J. Trump. Et on ira aux Etats-Unis en quelques instants retrouver Axel Monnier,
00:39:33tout comme on va retrouver l'ensemble de nos envoyés spéciaux déployés dans cette région du Moyen-Orient autour du
00:39:39conflit.
00:39:39D'abord, donc, Axel Monnier. Il est 6 heures de moins aux Etats-Unis.
00:39:44Donc, à pratiquement 11 heures en France. Il n'est pas encore tout à fait 5 heures du matin.
00:39:49Vous voyez que vous avez bien fait de rester debout parce que de ce point de vue-là, avec Donald
00:39:52Trump, on n'est jamais déçu.
00:39:53Ce message, il a donc été publié juste après 4 heures du matin.
00:39:57Et vous l'avez découvert stupéfait comme nous ici.
00:40:03Effectivement, parce qu'il a l'habitude d'envoyer ses messages très tôt.
00:40:06Mais là, on est carrément au beau milieu de la nuit.
00:40:09Qu'est-ce que ça traduit ? Peut-être un peu d'exaspération, peut-être un peu d'agacement face
00:40:13à ce conflit qui s'enlise
00:40:14alors qu'il avait promis qu'il ne durerait que 4 à 6 semaines.
00:40:17Donald Trump qui insiste, encore une fois, il le fait depuis plusieurs jours maintenant, sans cesse,
00:40:23sur le fait que les dissensions au sein du nouveau régime iranien seraient les principales responsables de la non-avancée
00:40:33des négociations.
00:40:34Il pense qu'il faut maintenant remettre un coup de pression.
00:40:37Du coup, il menace les Iraniens de nouvelles frappes.
00:40:41Il ne le dit pas comme ça, mais la photo parle d'elle-même.
00:40:44Et puis, il dit quand même qu'il ferait mieux d'être intelligent, sous-entendu, d'accepter un accord, de
00:40:51revenir à la table des négociations.
00:40:53Et c'est vrai que tous les messages qu'il a pu envoyer depuis hier, qui sont parfois très bizarres,
00:40:58parfois un peu abscons, vont un peu dans le même sens.
00:41:01C'est la preuve, en tout cas, que les États-Unis veulent cet accord, veulent en terminer au plus rapidement
00:41:06de cette guerre.
00:41:07Il n'y a pas d'autre solution pour Donald Trump, puisqu'elle lui coûte à la fois cher politiquement
00:41:12et économiquement.
00:41:13Et tous ces messages ne sont la preuve que de cela.
00:41:16Alors, vous qui avez l'habitude, justement, Axel, depuis tant d'années maintenant, des messages plus ou moins provoquants de
00:41:21Donald Trump ?
00:41:22Alors nous, évidemment, on ne les suit pas autant que vous, mais vous le mettez à quel niveau, celui-là
00:41:27?
00:41:31Vous savez, le problème avec Donald Trump, c'est qu'il peut très bien envoyer ce message
00:41:35et dans deux heures, nous dire qu'il envoie ses émissaires au Pakistan, qu'un accord est très proche.
00:41:42En fait, c'est ça le problème, c'est que l'excès et la radicalité de ces messages n'a
00:41:47pas de sens
00:41:48dans la mesure où il peut très bien les contredire très rapidement.
00:41:51Et c'est ça qui est difficile dans l'analyse des propos de Donald Trump.
00:41:54Et on le voit plus que jamais, à mon avis, depuis son entrée dans la scène politique en 2015.
00:41:59On le voit plus que jamais depuis ce conflit où vraiment, il n'a jamais été aussi contradictoire dans ses
00:42:06propos
00:42:07que ce soit à la télévision ou dans ses messages.
00:42:10Donc c'est ça qui est très difficile de le voir.
00:42:12Mais en tout cas, il aime de plus en plus se mettre en scène à travers des mèmes de l
00:42:17'intelligence artificielle.
00:42:21Et ça, pour le coup, c'est nouveau.
00:42:23Et ça renforce un peu son message et surtout l'excès que ça peut créer comme sentiment.
00:42:28– Merci beaucoup, Axel. N'allez surtout pas vous coucher parce qu'il y a forcément d'autres messages qui
00:42:32vont être publiés.
00:42:32Il a l'air debout et en grande forme.
00:42:34Le président américain…
00:42:36– Oui, c'est ça, on ne sait jamais exactement.
00:42:38– Romuald Sura, vous interprétez comment, vous, ce message ?
00:42:41Vous avez l'habitude des publications parfois foutraques, parfois inquiétantes,
00:42:49mais qui ont toujours aussi du sens, mine de rien, du président américain.
00:42:52– Bien sûr, mais tout a été très bien expliqué.
00:42:54Écoutez, nous avons face à nous un président américain qui s'est dansé dans cette guerre
00:42:57contre l'avis de son entourage, contre l'avis de son vice-président,
00:43:00la secrétaire gérale à la Maison Blanche, des généraux du Pentango, des sénateurs républicains
00:43:03et surtout de Sabaz Maga, qui pour la première fois en plus de dix ans
00:43:05est en train de s'éloigner d'un président qui avait promis qu'il n'entraînerait pas de pays
00:43:09dans une de ces guerres, style Irak-Afghanistan.
00:43:11Comme cela a été également très bien dit, les élections de mi-mandat sont au coin de la rue,
00:43:15elles s'annoncent lourdement perdues, l'inflation repart à la hausse.
00:43:17Bref, c'est un président aux abois qui, surtout, à deux mois du 4 juillet 2026,
00:43:23250e anniversaire des États-Unis, date symbolique, avec son arc de triomphe
00:43:28qui est en train de nous construire, etc., où il veut arriver et se présenter
00:43:30comme le nouvel Alexandre Legrand.
00:43:32C'est donc un président aux abois qui cherche depuis déjà plusieurs semaines
00:43:35une sortie de secours.
00:43:36Donc, il est prêt à avaler de nombreuses couleuvres, à de nombreux compromis
00:43:39avec les Iraniens, mais il faut pour cela qu'ils acceptent quand même
00:43:42de lui donner les quelques miettes qu'il m'en dit.
00:43:44Visiblement, ce n'est pas le cas, et donc Trump, qui n'a aucune envie
00:43:47de repartir au combat, aucun intérêt, néanmoins, effectivement,
00:43:51s'apprête à y aller et ce coup-ci, comme il le dit, a frappé très très très fort,
00:43:55car il n'a pas beaucoup d'issues.
00:43:56Qu'est-ce qui lui reste ? Reprendre des bombardements comme il l'a fait
00:43:59pendant plusieurs semaines ? Ad vitam aeternam ?
00:44:01Il n'y aura pas de changement.
00:44:02Le régime, tiens, envoyer des troupes au sol et envahir l'Iran ?
00:44:05C'est impossible, il lui faudrait 200, 300, 400 000 hommes
00:44:07et ça serait une hécatombe côté américain.
00:44:09Donc, qu'est-ce qui lui reste s'il n'obtient pas un minimum
00:44:12de la part des Iraniens ? C'est effectivement frappé
00:44:14et frappé ce coup-ci très fort.
00:44:15On voit, Jérôme, qu'il est en train de revenir dans le vocabulaire,
00:44:20la grammaire quand il parlait de la civilisation
00:44:23qui allait être éradiquée.
00:44:26Visiblement, ce sont des vestiges, des monuments
00:44:29qui sont derrière lui.
00:44:31Il retourne dans ce registre-là.
00:44:33Oui, alors d'ailleurs, on s'interrogeait tout à l'heure
00:44:34de savoir à qui il ressemblait, si c'était Chuck Norris
00:44:36ou Made in Black.
00:44:38C'est un mix des... Oui, c'est ça.
00:44:40Chuck Norris, Steven Seagal, Made in Black,
00:44:41qu'on ne sait pas trop.
00:44:42Oui, mais c'est parce qu'il est dans l'impuissance, en fait.
00:44:47C'est ça le problème de fond.
00:44:49C'est que militairement, tout ce qui devait être détruit en Iran
00:44:54l'a hâté à peu près.
00:44:57On a parlé des capacités de nuisance,
00:44:59mais les capacités de nuisance de l'Iran
00:45:03restent conséquentes, mais pas suffisantes
00:45:05pour refaire la guerre.
00:45:11Donc, il est vraiment dans une forme d'impasse stratégique.
00:45:15C'est ça, la problématique.
00:45:17Comment sortir de cet impasse stratégique ?
00:45:21Sachant que ces militaires sont, à mon avis,
00:45:25très hostiles à la reprise des hostilités.
00:45:27Pourquoi ? Parce que les stocks d'armement
00:45:30ont fortement réduit.
00:45:32Et puis surtout, ils se disent que ça risque
00:45:35de déboucher sur les mêmes résultats.
00:45:36Exactement.
00:45:37On va détruire ce qui a déjà été détruit.
00:45:40Avec le fait que le compétiteur stratégique
00:45:44des États-Unis, c'est la Chine,
00:45:46qu'il va dans 15 jours rencontrer que c'est Xi Jinping.
00:45:50Bref, il est comme dans un lion en cage
00:45:54et il ne sait pas comment sortir de cette cage.
00:45:57Et c'est bien ça, le problème.
00:45:58Comment ces messages vatanguaires,
00:46:00martiaux, sont-ils perçus en Iran ?
00:46:02On va retrouver Syavosh Ghazi.
00:46:03Il est avec nous en direct depuis Téhéran.
00:46:06Et on imagine aussi, côté iranien,
00:46:08on commence à avoir l'habitude
00:46:10de ces communications particulièrement fortes
00:46:14du président Trump.
00:46:15Et on imagine que là-bas,
00:46:16elles sont plutôt tournées en ridicule.
00:46:20Oui, c'est absolument le cas.
00:46:21Et puis même, on en tient,
00:46:23on ne l'écoute même pas.
00:46:24Parce que si on reprend tous ces messages
00:46:28depuis le début de la guerre,
00:46:30je crois qu'il a dit cinq ou six fois
00:46:32qu'il avait changé le régime.
00:46:34Il a dit deux fois qu'il allait détruire totalement l'Iran
00:46:38et le ramener à l'âge de pierre.
00:46:39Une fois qu'il allait détruire la civilisation iranienne.
00:46:44D'autres fois que les Iraniens rampaient
00:46:46pour lui venir le supplier
00:46:49pour trouver une solution.
00:46:51qu'ils étaient sur le point de...
00:46:53Donc, l'Iran était sur le point de l'effondrement
00:46:56à plusieurs pistes.
00:46:57Donc, ce sont des messages
00:46:59qu'on ne tient pas vraiment au sérieux.
00:47:02En revanche, la position iranienne est toujours la même.
00:47:06Pas question de céder sur le détroit d'Hormuz.
00:47:09Pas question de céder sur le programme nucléaire.
00:47:11La seule chose que l'Iran peut faire,
00:47:14c'est, par exemple, une suspension de cinq ans
00:47:17du programme d'enrichissement d'uranium.
00:47:19Et cela, pour une raison simple,
00:47:20c'est que les installations nucléaires
00:47:23ont été très endommagées,
00:47:25totalement ou partiellement,
00:47:26lors de la guerre de juin 2025.
00:47:29Et donc, il faudra du temps pour les reconstruire.
00:47:31Donc, pas question de renoncer au programme nucléaire.
00:47:35Et la même chose en ce qui concerne
00:47:38le contrôle du détroit d'Hormuz.
00:47:41Donc, l'Iran ne va pas lâcher
00:47:42sur ces deux questions
00:47:44qui lui permettent de tenir.
00:47:46Ce sont des armes de dissuasion
00:47:48et en particulier le détroit d'Hormuz
00:47:50puisque si jamais il y a de nouvelles frappes
00:47:52contre l'Iran,
00:47:53non seulement le détroit d'Hormuz sera fermé,
00:47:55en plus, l'Iran a la possibilité
00:47:57de fermer également le détroit de Bab el-Mande
00:48:00par ses propres moyens,
00:48:02mais aussi avec le soutien des Houssis
00:48:04qui sont ses alliés.
00:48:05Et cette fois-ci, l'Iran ne va pas attendre,
00:48:07comme cela a été dit à plusieurs reprises,
00:48:09l'Iran ne va pas attendre
00:48:11une semaine ou deux
00:48:12avant de frapper les installations pétrolières
00:48:16ou gazières des monarchies arabes du Golfe Persique
00:48:18ou de fermer le détroit de Bab el-Mande
00:48:21cela sera fait immédiatement.
00:48:24Si on regarde la situation
00:48:26sur le prix du pétrole
00:48:27qui est aujourd'hui à 113 dollars
00:48:29ou le prix, je discutais tout à l'heure
00:48:32avec mon cousin qui vit aux Etats-Unis
00:48:33et il me disait que le galon d'essence
00:48:36était monté à 7 dollars.
00:48:38Donc, ce qui frimpe de plein fouet
00:48:40la population et la base sociale de Donald Trump
00:48:44qui souffre de cette situation.
00:48:46Et en plus de cela,
00:48:47c'est la période de sémences.
00:48:49Et donc, il y a beaucoup d'engrais qui montent,
00:48:51beaucoup d'engrais
00:48:52dont les prix ont beaucoup augmenté.
00:48:55et donc, il y a une situation
00:48:56et l'Iran dit avoir le temps
00:48:58et donc, il reste patient
00:49:01et attend que finalement,
00:49:03les Etats-Unis cèdent,
00:49:05Donald Trump cède et accepte
00:49:06les conditions iraniennes.
00:49:08Voilà pour les atouts
00:49:08dans la manche des Iraniens.
00:49:10Merci beaucoup, Siavosh,
00:49:12sur les Etats-Unis.
00:49:13Le prix, évidemment, est très différent
00:49:14d'un Etat à l'autre.
00:49:16Ça varie beaucoup.
00:49:17Et la moyenne, elle est au-dessus
00:49:17de 4 dollars le gallon.
00:49:19Ce qui est, voilà,
00:49:20c'est un peu comme les 2 euros en France.
00:49:23C'est ça qu'on surveille beaucoup.
00:49:24Le Varinelle, votre avis
00:49:25sur cette communication du président Trump,
00:49:27elle n'aura aucun impact sur l'Iran
00:49:29ou est-ce qu'elle peut soit accélérer les choses,
00:49:31soit au contraire braquer le régime iranien ?
00:49:34Parce que, de mémoire,
00:49:35les dernières fois,
00:49:36il y a eu ce genre de posture.
00:49:38Rappelez-vous,
00:49:39la destruction de la civilisation de Perth,
00:49:41ça ne s'est pas passé.
00:49:43Et donc, ça nous a plus montré
00:49:45qu'il était plus impatient
00:49:46et que le temps lui manquait.
00:49:48Alors même que, de l'autre côté,
00:49:50il nous affirme qu'il avait le temps.
00:49:51Donc, il faut gérer
00:49:52ces espèces de feu contre feu.
00:49:54Néanmoins, si on s'attarde sur le fond,
00:49:56de quoi parle-t-on ?
00:49:57Il y a la question du nucléaire.
00:49:58Et effectivement,
00:49:58il y a des choses qui ont été dites
00:50:01par Siavosh.
00:50:02Effectivement, cette capacité d'enrichir,
00:50:03la réalité, c'est ça.
00:50:05C'est ce point-là qui est structurant.
00:50:07Parce que, pour faire comprendre
00:50:08aux téléspectateurs,
00:50:09l'enjeu, aujourd'hui,
00:50:11pour l'Iran,
00:50:12c'est de maintenir
00:50:13et de faire reconnaître
00:50:14son statut d'État du seuil.
00:50:16Pas forcément d'avoir
00:50:17l'arme nucléaire en tant que telle.
00:50:19Mais la capacité d'enrichir,
00:50:21c'est un pied de nez
00:50:21au traité de non-prolifération.
00:50:23C'est de structurer directement
00:50:25le fait, pour eux,
00:50:26de dire que nous sanctuarisons
00:50:27notre territoire.
00:50:28Et demain,
00:50:29si nous voulons avoir
00:50:30l'arme nucléaire,
00:50:31parce que nous nous sentons en danger,
00:50:32nous serons capables de le faire.
00:50:34Et ça, en fait,
00:50:35c'est un message
00:50:36qui est, en réalité,
00:50:37si on prend un peu de recul
00:50:38sur le traité de non-prolifération
00:50:39pour nos téléspectateurs.
00:50:40C'est un traité
00:50:41qui autorise aux cinq États dotés,
00:50:42qui sont membres du Conseil permanent
00:50:44aujourd'hui du Conseil des Nations Unies,
00:50:47qui permet d'avoir l'arme
00:50:49dans le cadre de ce droit-là.
00:50:51Et en fait, on dit aux autres,
00:50:52ah ben non, vous,
00:50:52ce n'est pas possible.
00:50:53La capacité d'enrichir
00:50:55sans aller directement
00:50:56vers l'arme nucléaire,
00:50:57c'est de laisser un espace
00:50:59pour en permettre,
00:51:00en réalité,
00:51:01à l'Iran de l'avoir.
00:51:02Mais si l'Iran obtient ça,
00:51:03il ouvre un espace
00:51:04à tous les États du monde
00:51:05qui disent,
00:51:06écoutez, nous aussi,
00:51:07on a envie d'enrichir.
00:51:08Nous aussi, on veut sanctuariser.
00:51:09Et là, ça pose un problème
00:51:11de sécurité majeure
00:51:12pour les États-Unis.
00:51:13Ne pas aller jusqu'au bout,
00:51:15ça pose un vrai problème doctrinal.
00:51:17Qatar au bout de diable,
00:51:18Lovarinelle parle du temps.
00:51:20Et est-ce qu'au fond,
00:51:21ce message,
00:51:21ce n'est pas ce qu'il dit.
00:51:22Les Américains et Donald Trump
00:51:24sont dans un temps court,
00:51:26alors que les Iraniens,
00:51:26eux, en voyant ça,
00:51:28ils disent,
00:51:28nous, on est dans un temps long.
00:51:29Nous, on a plus de temps que vous.
00:51:30C'est vrai que,
00:51:32lors de Islamabad,
00:51:33si on veut,
00:51:35Pour le Pakistan,
00:51:35les discussions.
00:51:36Les discussions,
00:51:37les Iraniens
00:51:39ont eu le déçu
00:51:40à cause de Trois-Dourmous.
00:51:43Là, maintenant,
00:51:44avec le bloquis américain,
00:51:46les Iraniens
00:51:47restent quand même
00:51:48en bonne position,
00:51:50mais leur position
00:51:51devient plus faible.
00:51:52Maintenant,
00:51:53ce qu'il veut dire Trump,
00:51:54Trump,
00:51:55il est aussi,
00:51:56il a un problème du temps,
00:51:57c'est clair,
00:51:58plus que les Iraniens,
00:52:00car les Iraniens
00:52:01peuvent tenir,
00:52:02disons,
00:52:02trois mois.
00:52:03Est-ce que Trump,
00:52:04l'économie mondiale,
00:52:06pourrait tenir trois mois ?
00:52:07Non.
00:52:08Surtout l'économie mondiale.
00:52:10Donc,
00:52:10il devient très compté
00:52:13pour Trump
00:52:14d'ici le 14 mai,
00:52:15s'il ne veut pas
00:52:16reporter son voyage
00:52:18en Chine.
00:52:19OK.
00:52:20Pour cela,
00:52:21Trump,
00:52:21il se montre impatient.
00:52:23C'est normal.
00:52:24C'est l'impasse
00:52:24de deux côtés,
00:52:25car chez les Mullahs,
00:52:27ils donnent l'impression
00:52:28qu'ils sont
00:52:29en position de force.
00:52:30C'est un pays détruit.
00:52:31C'est clair.
00:52:33Mais,
00:52:34c'est l'idéologie
00:52:36qui compte.
00:52:36Ce n'est pas
00:52:37l'intérêt national
00:52:38des pays.
00:52:38D'autre part,
00:52:39le problème du nucléaire,
00:52:41c'est le problème du fond.
00:52:43Depuis 2003,
00:52:44les Iraniens
00:52:46traînent ces problèmes.
00:52:48Ils négocient
00:52:49pour négocier,
00:52:50mon ami.
00:52:50Ce n'est pas pour plus.
00:52:52Ils négocient
00:52:53pour négocier.
00:52:54Ils veulent être
00:52:55en état
00:52:56du sein nucléaire.
00:52:58Exactement.
00:52:58C'est-à-dire,
00:52:59un jour,
00:53:00ils peuvent faire
00:53:00comme la Corée
00:53:01du Nord.
00:53:02Ils seraient
00:53:02la Corée du Nord
00:53:03du Moyen-Orient.
00:53:04Ils peuvent faire
00:53:05une expérience
00:53:06nucléaire,
00:53:07un essai nucléaire,
00:53:09un essai nucléaire.
00:53:10Et à mon avis,
00:53:11c'est ça
00:53:12le grand défi.
00:53:13C'est tout
00:53:14le prestige américain
00:53:16qui est maintenant
00:53:17en jeu
00:53:17avec Donald Trump.
00:53:19Et on voit
00:53:19que le conflit
00:53:20est bien parti
00:53:21pour continuer.
00:53:23La France,
00:53:23vous le savez,
00:53:24est présente
00:53:25militairement.
00:53:26Elle a d'ailleurs
00:53:26versé le sang
00:53:27à trois reprises
00:53:29puisque hier,
00:53:30vous l'avez suivi
00:53:30sur BFM TV,
00:53:32il y a 24 heures précisément,
00:53:33il y a eu une cérémonie
00:53:34d'hommage à Anissée Girardin
00:53:35qui est le dernier mort
00:53:37en date.
00:53:38Elle est présente
00:53:38aussi dans les airs.
00:53:39La France,
00:53:39regardez ici,
00:53:40ces images,
00:53:41elles ont été tournées
00:53:41par BFM TV
00:53:42à la base d'Orange.
00:53:43C'est l'entretien
00:53:44des avions
00:53:45et des hélicoptères
00:53:46qui sont déployés
00:53:46dans la zone
00:53:47pour protéger
00:53:48les alliés
00:53:49de la France.
00:53:50Écoutez concrètement
00:53:50comment ces missions aériennes
00:53:51se déroulent
00:53:52avec deux pilotes,
00:53:53l'un qui est pilote
00:53:54d'avion
00:53:54ou l'autre qui pilote
00:53:55d'hélicoptère.
00:53:57Donc sous ce radon,
00:53:58vous avez le radar
00:53:59qui va être notre principal instrument
00:54:00pour pouvoir détecter
00:54:01les menaces.
00:54:02À partir du moment
00:54:03où la menace est caractérisée,
00:54:04eh bien on va être autorisé
00:54:05à l'engager
00:54:07avec notre armement RR,
00:54:08en l'occurrence des missiles,
00:54:09Mika,
00:54:10qui vont se situer
00:54:11en partie sur ces rails-là.
00:54:13Et nous,
00:54:13nous intervenons
00:54:14pour une menace drone
00:54:16qui aura été détectée
00:54:17un peu plus tardivement
00:54:18ou qui serait passée
00:54:18sous les radars
00:54:19parce qu'ils volaient
00:54:20trop bas ou trop lentement
00:54:22ou qui seraient apparus
00:54:23sur les radars
00:54:24de nos contrôleurs
00:54:24beaucoup plus tard.
00:54:25Donc nous,
00:54:26on est là en deuxième rempart
00:54:27pour intervenir.
00:54:28Alors on est avec quelqu'un
00:54:29qui connaît tout ça par cœur,
00:54:30c'est Marion Bouchet.
00:54:31Merci d'être avec nous
00:54:32pour nous en dire
00:54:33un petit peu plus
00:54:33sur ces images
00:54:34et sur ces témoignages
00:54:35qu'on a entendus.
00:54:38Ces missions
00:54:39qui sont expliquées
00:54:40donc par les pilotes,
00:54:41mission d'interception
00:54:42de drones,
00:54:44quelle est leur ampleur ?
00:54:45Quelle est l'ampleur
00:54:45du déploiement
00:54:46et la fréquence
00:54:48de ces déclenchements ?
00:54:52Alors l'ampleur
00:54:53et la fréquence,
00:54:53ce n'est pas facile
00:54:54à déterminer
00:54:55parce que c'est des chiffres
00:54:56qui ne sont pas donnés,
00:54:56qui n'ont même pas été donnés
00:54:57lors de l'audition
00:54:59des chefs d'État-major
00:55:00par l'Assemblée nationale.
00:55:01Mais ce qu'on sait,
00:55:03c'est que de toute façon,
00:55:03la tactique iranienne,
00:55:05la stratégie iranienne
00:55:06consiste à saturer
00:55:07les défenses
00:55:08des pays,
00:55:09des espaces aériens,
00:55:11des pays vers lesquels
00:55:13ils envoient
00:55:14ces vagues
00:55:14de drones
00:55:15ou de missiles.
00:55:16Donc on a des vagues
00:55:19de drones et de missiles
00:55:20qui sont assez récurrents
00:55:22et avec plusieurs projectiles
00:55:27qui sont lancés
00:55:27en même temps.
00:55:29Ensuite,
00:55:30la France intervient
00:55:31dans le cadre
00:55:32des accords de défense.
00:55:33Donc elle honore
00:55:34les accords de défense
00:55:35qu'elle avait
00:55:35avec ces pays.
00:55:36Et donc elle intervient
00:55:37avec des avions de chasse,
00:55:40Rafale
00:55:40et des tigres également
00:55:42qui arrivent
00:55:43à les neutraliser
00:55:44avec différents éléments.
00:55:45Donc soit des missiles,
00:55:47soit aussi du canon,
00:55:49notamment pour le Rafale
00:55:51dont la conduite de tir
00:55:52a dû être modifiée
00:55:53parce que le canon
00:55:54n'avait pas été au départ
00:55:56prévu pour des cibles
00:55:57avec des vitesses
00:55:58qui peuvent être
00:55:59très lentes parfois.
00:56:01On a également
00:56:03du canon avec le tigre
00:56:05et aussi des évolutions
00:56:07qui sont prévues,
00:56:08notamment avec des roquettes
00:56:09guidées laser
00:56:10ou des missiles mistral
00:56:11sur le tigre.
00:56:12C'est-à-dire qu'on réduit
00:56:14un peu la voilure
00:56:15par rapport à cet adversaire
00:56:16qui est le drone Shahed.
00:56:18C'est ça, en fait.
00:56:20C'est ce que l'amiral Vendier
00:56:21soulignait.
00:56:22C'est-à-dire qu'on est
00:56:23rentré dans une guerre low cost.
00:56:25Des pays qui n'ont pas
00:56:26les moyens d'avoir
00:56:27des armes aussi évoluées
00:56:30technologiquement
00:56:30que les nôtres
00:56:31ont développé
00:56:32d'autres stratégies
00:56:33qui sont tout aussi efficaces
00:56:35dans d'autres champs,
00:56:36mais notamment
00:56:37de développer la masse,
00:56:40une masse d'armement
00:56:41qui vont saturer
00:56:42des défenses,
00:56:43pouvoir quand même passer
00:56:45face à des armements
00:56:46qui ne sont plus développés
00:56:47technologiquement,
00:56:48mais comme on en envoie
00:56:49beaucoup,
00:56:49on arrive à passer
00:56:50les défenses adverses
00:56:52et on peut causer
00:56:53des dégâts comme ça.
00:56:54Et donc,
00:56:55l'idée,
00:56:56c'est vraiment
00:56:56d'arrêter
00:56:58d'utiliser des missiles,
00:56:59même s'ils sont très efficaces,
00:57:01d'essayer de diminuer
00:57:02l'utilisation des missiles Mika
00:57:04qui coûtent entre
00:57:056 et 700 000 euros
00:57:06et d'utiliser
00:57:07des armements
00:57:08qui sont moins coûteux,
00:57:09notamment le canon
00:57:09et la roquette.
00:57:11Il y a des patrouilles
00:57:12en permanence,
00:57:12les avions français
00:57:13sont en permanence
00:57:14dans les airs,
00:57:14au cas où ?
00:57:16Alors,
00:57:17peut-être pas en permanence
00:57:18dans les airs,
00:57:19mais en tout cas,
00:57:19souvent,
00:57:20je ne sais pas
00:57:21quel est le système
00:57:22exactement mis en place
00:57:23là-bas,
00:57:23parce que c'est quelque chose
00:57:24qui est évidemment
00:57:25tenu secret
00:57:26pour éviter de dévoiler
00:57:27nos tactiques à l'ennemi,
00:57:28mais ce qui est fait
00:57:29en général,
00:57:29c'est que si on n'a pas
00:57:30des avions en permanence
00:57:32en vol,
00:57:32on a au moins des alertes
00:57:34qui sont déclenchées
00:57:35lorsqu'on a une détection
00:57:39d'arrivées de missiles
00:57:40ou de drones.
00:57:42Donc,
00:57:42je pense que c'est plus
00:57:43quelque chose
00:57:45comme ça,
00:57:47avec à la fois
00:57:47des patrouilles
00:57:48qui sont en l'air
00:57:49de temps en temps
00:57:50et également
00:57:51des patrouilles
00:57:52en alerte.
00:57:53Jérôme Pellistrandi,
00:57:54pourquoi l'armée française
00:57:55décide de communiquer
00:57:56à ce moment du conflit ?
00:57:59Tout d'abord,
00:58:00pour rappeler
00:58:01que nous avons,
00:58:02nous,
00:58:03tenu parole
00:58:04en respectant
00:58:05les accords de défense
00:58:06que nous avions dans la région
00:58:08avec les pays concernés.
00:58:11D'autre part,
00:58:12parce qu'il y a eu
00:58:13des résultats,
00:58:14en fait,
00:58:15on peut dire officiellement
00:58:17qu'il y a eu
00:58:17plus d'une centaine
00:58:18de drones
00:58:19et de missiles
00:58:20qui ont été interceptés
00:58:22par l'ensemble
00:58:23des forces françaises.
00:58:25Donc,
00:58:26il faut s'en féliciter ?
00:58:27Il faut s'en féliciter
00:58:28et démontrer
00:58:29que ça,
00:58:30c'est un élément important,
00:58:31que la France
00:58:32est un allié fiable.
00:58:34Nous étions dans une position,
00:58:35dans une posture défensive,
00:58:38mais pour protéger
00:58:40les pays de la région,
00:58:42alors même que,
00:58:43on voit bien
00:58:44qu'il va y avoir
00:58:44une recomposition stratégique
00:58:47des alliances,
00:58:48dire,
00:58:48nous,
00:58:48nous avons rempli
00:58:50nos obligations,
00:58:52nous avons été là
00:58:52et n'oublions pas aussi,
00:58:54parce que le temps
00:58:55est passé très vite,
00:58:56que nous avions
00:58:56400 000 ressortissants
00:58:58dans la région
00:59:00avant le 28 février
00:59:01et qu'il a fallu
00:59:03en évacuer
00:59:04une grande partie
00:59:05et tout cela
00:59:05s'est fait en sécurité
00:59:07dans un contexte
00:59:08de guerre majeure.
00:59:09La France,
00:59:09Nicolas Poincaré,
00:59:10qui est présente
00:59:10dans cette région,
00:59:11pas seulement dans les airs d'ailleurs,
00:59:12vous qui avez sillonné
00:59:13un certain nombre
00:59:14de ces pays récemment.
00:59:15Oui,
00:59:16la France a une base
00:59:17à Abu Dhabi
00:59:17assez importante,
00:59:18la France est à Doha
00:59:19auprès des Américains,
00:59:20là c'est plus
00:59:21des fonctions
00:59:21de liaison
00:59:23avec les Américains,
00:59:24la France est à Erbil,
00:59:25au Kurdistan
00:59:26et Irakien,
00:59:27donc elle est effectivement
00:59:28un petit peu partout,
00:59:29mais ce qui frappe
00:59:31et au Liban
00:59:32dans la finule.
00:59:32Bien sûr.
00:59:33Dans la finule
00:59:33et là on l'a vu
00:59:34il y a eu
00:59:35deux soldats tués
00:59:36récemment
00:59:36et c'est vrai
00:59:36j'ai oublié
00:59:37deux soldats français
00:59:37qui ont été tués.
00:59:38Mais ce qui frappe
00:59:39dans les images
00:59:39qu'on nous montre,
00:59:40là c'est,
00:59:41j'allais dire,
00:59:41on est presque en retard
00:59:42d'une guerre
00:59:42parce qu'on lutte
00:59:45contre des petits
00:59:45Shahed pas chers du tout
00:59:47produits par les Iraniens
00:59:49avec nos Rafales,
00:59:50c'est-à-dire
00:59:50l'avion presque
00:59:51le plus cher du monde
00:59:52et le meilleur du monde
00:59:53dit-on
00:59:53avec des missiles
00:59:54qui coûtent
00:59:55entre 500 000
00:59:56et 1 million d'euros
00:59:57alors qu'on l'a bien vu
00:59:58dans les conflits récents.
00:59:59Ce qui compte
01:00:00en Israël par exemple
01:00:01quand ils luttent
01:00:01contre les roquettes
01:00:02du Hezbollah
01:00:03c'est ce qu'on appelle
01:00:04le dôme de fer
01:00:04c'est-à-dire
01:00:05des défenses anti-aériennes
01:00:06c'est ça qui compte.
01:00:07Ou alors
01:00:08ce qui compte en Ukraine
01:00:10ce sont les drones
01:00:10anti-drones
01:00:11des tout petits missiles
01:00:12pas chers
01:00:12capables d'abattre
01:00:13les drones.
01:00:14Alors que là
01:00:14ce qu'on nous montre
01:00:15c'est des capacités
01:00:16d'abattre quelques drones
01:00:17mais comme si on prenait
01:00:18un marteau
01:00:19pour les crinsins moustiques.
01:00:20Marion Boucher
01:00:21c'est votre avis là-dessus.
01:00:23On n'a pas que
01:00:24des rafales et des tigres
01:00:25on a d'ailleurs
01:00:25des drones intercepteurs
01:00:26qui ont été déployés
01:00:27sur le théâtre
01:00:28par trois sociétés françaises
01:00:30Altares, Armatan
01:00:31et Destinus
01:00:32et qui visent
01:00:33à adapter nos capacités
01:00:35encore vers le bas
01:00:36enfin vers le bas
01:00:37j'entends
01:00:37avec des armements
01:00:39qui sont moins chers
01:00:41de manière à pouvoir
01:00:42lutter contre les drones.
01:00:44Merci beaucoup Marion Boucher
01:00:46pour cette expertise
01:00:47on voit cet aspect militaire
01:00:49pour conclure là-dessus Jérôme.
01:00:50Ajouter une chose
01:00:51c'est que justement
01:00:51nos sociétés françaises
01:00:53sont spécialisées
01:00:54dans le déminage
01:00:55et qu'il y a
01:00:56un intérêt très important
01:00:58de la part des états du Gol
01:00:59justement
01:01:00sur nos capacités
01:01:01de déminage
01:01:02qui pourraient être utilisées
01:01:03donc très rapidement
01:01:04pour la navigation
01:01:06donc dans le détroit d'Ambouse.
01:01:07Il y a un chiffre
01:01:08qu'on voulait vous montrer aussi
01:01:09ce matin
01:01:09sur les conséquences
01:01:10de cette guerre
01:01:11c'est un chiffre économique
01:01:13très fort
01:01:15et très impressionnant
01:01:15le bénéfice de Total
01:01:16au premier trimestre 2026
01:01:19c'est en hausse
01:01:20par rapport au premier trimestre 2025
01:01:22de plus de 1 milliard
01:01:24de dollars
01:01:26évidemment
01:01:26les compagnies pétrolières
01:01:27profitent
01:01:28de la hausse
01:01:29des cours du baril
01:01:30c'est logique
01:01:31d'ailleurs il n'y a pas que Total
01:01:31qui augmente ses bénéfices
01:01:33et ça c'est Fanny Weckscheider
01:01:34qui va nous le montrer.
01:01:36Fanny
01:01:37vous nous rejoignez
01:01:38c'est un peu tout le secteur
01:01:39qui s'envole
01:01:40il y a d'autres secteurs aussi
01:01:40qui s'envolent d'ailleurs.
01:01:41Oui en effet
01:01:42tout d'abord
01:01:42le secteur pétrolier
01:01:43en effet
01:01:44enfin des hydrocarbures
01:01:45les compagnies pétrolières
01:01:46selon l'ONG Greenpeace
01:01:48ont véritablement profité
01:01:50de la situation
01:01:50de tension
01:01:51dans le golfe
01:01:52dans le golfe Persique
01:01:54avec
01:01:54regardez
01:01:55plus de 80 millions d'euros
01:01:57qui auraient été réalisés
01:01:58de bénéfices
01:01:59par rapport à la vente
01:02:00de ces produits
01:02:02notamment le gazole
01:02:03majoritairement
01:02:04plus de 75 millions d'euros
01:02:06par jour
01:02:07et pour l'essence
01:02:08c'est plus de 6 millions
01:02:09par jour
01:02:10voilà pour ces super profits
01:02:12ensuite il y a aussi
01:02:13évidemment
01:02:14vous allez voir
01:02:15au deuxième secteur
01:02:15les distributeurs
01:02:17les raffineurs
01:02:18qui eux
01:02:19auraient multiplié
01:02:20selon l'UFI
01:02:21leur marge
01:02:22par 4
01:02:23vous le voyez
01:02:23depuis le début
01:02:24de ce conflit
01:02:25on parlait de Total Energy
01:02:26regardons justement
01:02:28ce chiffre
01:02:28on le rappelle
01:02:29donc plus de 5 milliards
01:02:30de dollars
01:02:31qui ont été réalisés
01:02:32pendant le seul
01:02:33premier trimestre
01:02:342026
01:02:35après cette situation
01:02:38en Iran
01:02:38contre donc
01:02:404,2 milliards
01:02:41à la même période
01:02:41l'année dernière
01:02:42un peu plus tôt
01:02:43un autre géant
01:02:43du secteur
01:02:44avait également
01:02:45publié ses chiffres
01:02:46le britannique BP
01:02:47qui avait également
01:02:48quasiment multiplié
01:02:49par 5,5
01:02:50son bénéfice net
01:02:52également au premier
01:02:53trimestre 2026
01:02:54il y a donc
01:02:54d'autres secteurs aussi
01:02:55qui bénéficient
01:02:57de cette crise
01:02:57oui en effet
01:02:58alors on y pense
01:02:58peut-être moins
01:02:59mais en dehors
01:03:00du détroit d'Hormuz
01:03:01il y a plein d'autres
01:03:02points de passage
01:03:03maritimes
01:03:04qui profitent
01:03:05de la situation
01:03:05c'est le cas
01:03:06du canal de Panama
01:03:07on est en Amérique centrale
01:03:08entre donc
01:03:09l'océan Pacifique
01:03:11et Atlantique
01:03:12et bien regardez
01:03:13les ventes aux enchères
01:03:14parce que c'est comme ça
01:03:15qu'on accède
01:03:15donc qu'on traverse
01:03:17ce passage
01:03:18avant la guerre
01:03:19c'était autour
01:03:20de 135 000 dollars
01:03:22pour passer
01:03:23ce canal de Panama
01:03:25ça a été quasiment
01:03:26multiplié par 3
01:03:27donc depuis
01:03:27la guerre
01:03:29et puis le nombre
01:03:30également
01:03:30le volume de transit
01:03:31de bateaux
01:03:31il a augmenté
01:03:32vous le voyez
01:03:33depuis l'année dernière
01:03:35plus 3,7%
01:03:36de passage
01:03:37on est à à peu près
01:03:406300 passages
01:03:41donc ce début d'année
01:03:42autre secteur
01:03:43également
01:03:43la métallurgie
01:03:44regardez avec
01:03:45ces trois métaux
01:03:46qui sont très demandés
01:03:47forcément dans le milieu
01:03:48de l'industrie mondiale
01:03:49c'est la banque mondiale
01:03:51qui le dit
01:03:51l'aluminium
01:03:52par exemple
01:03:52vous voyez le cours
01:03:53à la tonne
01:03:54a explosé
01:03:553600 euros
01:03:56donc la tonne
01:03:57contre 2500
01:03:58avant la guerre
01:03:58pareil pour le cuivre
01:04:002000 euros
01:04:01de plus
01:04:02en un an
01:04:03l'étain également
01:04:03a pris
01:04:044000 euros
01:04:065000 euros
01:04:07la tonne
01:04:07en un an aussi
01:04:08merci beaucoup
01:04:09Romuald Syrah
01:04:10ça montre que
01:04:11aux Etats-Unis
01:04:12il y a des compagnies
01:04:14qui tirent
01:04:15bénéfice aussi
01:04:16de cette guerre
01:04:17est-ce que ça peut
01:04:18ils soufflent
01:04:19à l'oreille de Donald Trump
01:04:20elles soufflent
01:04:21à l'oreille de Donald Trump
01:04:21ces compagnies là
01:04:22il y a toujours des gens
01:04:23qui tirent profit
01:04:24des guerres
01:04:24effectivement
01:04:25vous avez raison
01:04:25alors oui
01:04:26elles essayent
01:04:27de murmurer
01:04:28à l'oreille de Donald Trump
01:04:29mais cela ne changera rien
01:04:30Trump est acculé
01:04:31Trump doit se sortir
01:04:32de ce guépier
01:04:33de ce piège
01:04:33dans lequel il s'est
01:04:34jeté lui-même
01:04:36et le temps
01:04:37le temps est contre lui
01:04:38une fois encore
01:04:39il ne tiendra pas deux mois
01:04:40et il y a ce 250e anniversaire
01:04:42des Etats-Unis
01:04:42il faut que cela soit réglé
01:04:44très très rapidement
01:04:45le 4 juillet
01:04:45il y a la coupe du monde aussi
01:04:46ce qui explique peut-être
01:04:48cette apparente
01:04:49nervosité
01:04:50du président
01:04:51et la publication
01:04:51de cette photo
01:04:53particulièrement
01:04:53spectaculaire
01:04:54sur laquelle on va revenir
01:04:55dans quelques instants
01:04:56M. Gentil
01:04:57c'est terminé
01:04:58voilà ce qu'il a publié
01:04:59Donald Trump
01:04:59sur son réseau
01:05:00Truth Social
01:05:01et puis autre image
01:05:02sur laquelle on va revenir
01:05:04là aussi
01:05:05c'est la communication
01:05:06américaine de l'armée
01:05:07cette fois avec
01:05:08l'arraisonnement
01:05:08d'un bateau
01:05:09pour montrer
01:05:10que personne ne passe
01:05:11vous allez voir
01:05:12que ce n'est pas forcément vrai
01:05:13que personne ne passe
01:05:14à tout de suite
01:05:15M. Gentil
01:05:16c'est fini
01:05:17c'est le message
01:05:18et la photo
01:05:19avec lesquels
01:05:21l'Amérique
01:05:21se réveille
01:05:22en ce moment
01:05:23voilà ce qu'il a publié
01:05:23le président américain
01:05:24il y a
01:05:25un peu plus d'une heure
01:05:26maintenant
01:05:27sur son réseau
01:05:28Truth Social
01:05:28et ça fait évidemment
01:05:29réagir aux Etats-Unis
01:05:30comme on va le voir
01:05:31dans quelques instants
01:05:32avec Axel Mollier
01:05:33l'un de nos envoyés spéciaux
01:05:35déployés
01:05:35dans ce conflit
01:05:37au Moyen-Orient
01:05:38vous voyez ici
01:05:39un de nos équipes
01:05:39mobilisées
01:05:40dans tous les pays
01:05:41concernés
01:05:41on va les retrouver
01:05:42mais d'abord
01:05:42on va regarder
01:05:43les dernières infos
01:05:44les dernières images
01:05:44avec Pauline Pioche
01:05:45et Jean-Noël Barreau
01:05:46qui sera dans le golfe
01:05:47dès aujourd'hui
01:05:48déplacement de ministres
01:05:49des affaires étrangères
01:05:50sur trois jours
01:05:50d'abord en Arabie Saoudite
01:05:52dès la fin d'après-midi
01:05:53puis le Qatar
01:05:54les Émirats Arabes Unis
01:05:55et puis enfin Oman
01:05:57alors il y a plusieurs points
01:05:57qui seront abordés
01:05:58évidemment la situation
01:05:59dans le détroit d'Hormuz
01:06:00mais également la situation
01:06:02au Liban
01:06:02c'est d'ailleurs
01:06:03la première fois
01:06:04que Jean-Noël Barreau
01:06:04fait un déplacement
01:06:05depuis le début
01:06:07du conflit
01:06:07en revanche
01:06:08les discussions
01:06:08entre l'Iran
01:06:10et les États-Unis
01:06:11semblent à l'arrêt
01:06:12et puis vous en parliez
01:06:12à l'instant
01:06:13Julien
01:06:13il a ce qui s'apparente
01:06:14à une nouvelle menace
01:06:16publiée sur le réseau social
01:06:18du président
01:06:19des États-Unis
01:06:20l'Iran n'arrive pas
01:06:21à se ressaisir
01:06:22ils ne savent pas
01:06:23comment signer
01:06:24un accord sur le nucléaire
01:06:25il ferait mieux
01:06:26de se ressaisir rapidement
01:06:28fini de jouer
01:06:29les gentils
01:06:30voilà ce qu'écrit
01:06:30Donald Trump
01:06:31et puis un peu plus tôt
01:06:32dans la nuit
01:06:33c'était lors d'une visite
01:06:35du roi Charles III
01:06:36à Washington
01:06:37et bien le président américain
01:06:38qui a affirmé
01:06:38avoir vaincu l'Iran
01:06:40militairement
01:06:41vous allez voir
01:06:42que côté iranien
01:06:43le constat
01:06:43n'est pas tout à fait le même
01:06:47nous ne considérons pas
01:06:48que la guerre soit terminée
01:06:50depuis le cessez-le-feu
01:06:51comme il n'y a pas
01:06:52de confiance
01:06:52envers les États-Unis
01:06:53et nos ennemis
01:06:54nous avons continué
01:06:55de la même manière
01:06:56que pendant la guerre
01:06:58je voulais quand même
01:06:59vous montrer ces images
01:06:59elles ont été tournées
01:07:00il y a quelques minutes
01:07:01nous sommes dans les rues
01:07:03de Téhéran
01:07:03alors c'est assez rare
01:07:04que nous ayons
01:07:05des images
01:07:06qui nous proviennent
01:07:07de l'Iran
01:07:08et vous voyez
01:07:09alors que les négociations
01:07:10et bien pour l'instant
01:07:11sont au point mort
01:07:13la vie tente
01:07:13de reprendre
01:07:14un semblant
01:07:15de quotidien
01:07:17normal
01:07:17autre point important
01:07:19à aborder
01:07:19c'est la situation
01:07:20au Liban
01:07:20parce que les frappes
01:07:21ne s'arrêtent pas
01:07:22ce panache de fumée
01:07:24c'est en ce moment
01:07:25c'est au niveau
01:07:26de la frontière
01:07:26entre Israël
01:07:27et le Liban
01:07:28c'est toujours
01:07:29le sud du pays
01:07:30qui est pris pour cible
01:07:31par Tzal
01:07:31il y a eu
01:07:32plusieurs frappes
01:07:33ces dernières heures
01:07:34au moins 8 personnes
01:07:35sont décédées
01:07:36dont des secouristes
01:07:38d'ailleurs
01:07:38qui étaient en pleine opération
01:07:40là ce sont des images
01:07:41fournies par Tzal
01:07:42parce que Tzal
01:07:43justifie toujours
01:07:44ces frappes
01:07:44en expliquant
01:07:45viser très précisément
01:07:46des lieux
01:07:46qui seraient occupés
01:07:47par le Hezbollah
01:07:48et le Hezbollah
01:07:49également
01:07:49qui diffuse
01:07:51ces images
01:07:52alors on ne peut pas
01:07:52dater précisément
01:07:54le moment où
01:07:54elles ont été tournées
01:07:55en revanche
01:07:55ce qu'on voit
01:07:55c'est qu'un drone
01:07:56vise un char israélien
01:07:57au sud du pays
01:07:59là aussi
01:08:00ce qui prouve encore
01:08:01que malgré le prolongement
01:08:03du cessez-le-fait
01:08:04entre le Liban
01:08:05et Israël
01:08:06c'est quand même
01:08:07un lien très fragile
01:08:08Merci beaucoup Pauline
01:08:10pour toutes ces images
01:08:11et il y en a une
01:08:12qu'on va vous remontrer
01:08:12évidemment
01:08:13parmi ces images
01:08:14c'est celle de ce message
01:08:15adressé par Donald Trump
01:08:16sur True Social
01:08:17Monsieur Gentil
01:08:17c'est fini
01:08:18vous avez vu le texte
01:08:19au-dessus
01:08:20les Iraniens ne savent pas
01:08:21comment signer un deal
01:08:22pour en finir avec le nucléaire
01:08:24il ferait mieux
01:08:24de se reprendre rapidement
01:08:26voilà ce qu'il dit
01:08:28fusil mitrailleur
01:08:28à la main
01:08:29et une image de bombardement
01:08:30derrière lui
01:08:31dans les montagnes iraniennes
01:08:33alors l'Amérique
01:08:34est en train de se réveiller
01:08:35il sera bientôt 6h du matin
01:08:38on va retrouver Axel Meunier
01:08:39qui lui est réveillé
01:08:40parce qu'il ne s'est pas couché du tout
01:08:41est-ce que les premières réactions
01:08:43commencent à arriver
01:08:45sur les réseaux sociaux
01:08:46et sur les networks
01:08:47dans les médias américains
01:08:48ou pas ?
01:08:52Alors sur le réseau social
01:08:53où Donald Trump
01:08:54publie ce message
01:08:56c'est-à-dire le sien
01:08:57truth
01:08:57c'est évidemment
01:08:59un message qui est accueilli
01:09:01comme d'habitude
01:09:02avec beaucoup de révérence
01:09:04de plaisir
01:09:05de soutien
01:09:06etc.
01:09:07là-dessus
01:09:07il n'y a pas de problème
01:09:08ailleurs
01:09:09c'est vrai qu'il y a un peu
01:09:10de circonspection
01:09:11parce que ce message
01:09:13il envoie
01:09:13trois messages
01:09:14en fait précisément
01:09:15d'abord le fait
01:09:16encore une fois
01:09:17que Donald Trump
01:09:18insiste sur le fait
01:09:18que les Iraniens
01:09:20aient beaucoup de division
01:09:22et qu'ils aient du mal
01:09:23à se mettre d'accord
01:09:23sur justement
01:09:25les négociations
01:09:26et les conditions
01:09:27d'un accord
01:09:28avec les Etats-Unis
01:09:29ensuite
01:09:30il semble marquer
01:09:31une nouvelle impatience
01:09:32alors que depuis
01:09:33quelques jours
01:09:34Donald Trump
01:09:34semblait un peu
01:09:35marquer le pas
01:09:36côté rythme
01:09:37là à nouveau
01:09:38il dit qu'il doit
01:09:39signer un accord
01:09:40le plus rapidement possible
01:09:41et puis
01:09:42troisième message
01:09:43évidemment
01:09:44les menaces
01:09:45qui ne sont pas
01:09:46écrites cette fois-ci
01:09:47mais qui sont contenues
01:09:48dans cette image
01:09:49créée par
01:09:50intelligence artificielle
01:09:52dans lequel
01:09:52Donald Trump
01:09:53dit fini
01:09:53de jouer
01:09:54les gentils
01:09:55ce sont des mots
01:09:55qu'il a déjà utilisés
01:09:57ce sont des menaces
01:09:58qu'il a déjà fait planer
01:09:59sur l'Iran
01:10:00c'était il y a dix jours
01:10:01juste avant la fin
01:10:02du cessez-le-feu
01:10:03le premier cessez-le-feu
01:10:04qui avait été conclu
01:10:05entre les deux pays
01:10:06ça veut dire
01:10:07qu'on est quand même
01:10:07dans une boucle
01:10:08spatio-temporelle
01:10:09qui se répète
01:10:10les choses n'avancent pas
01:10:11ça doit agacer
01:10:12le président américain
01:10:13or lui
01:10:14ce qu'il veut
01:10:15c'est un accord
01:10:16pour pouvoir sortir
01:10:17de ce conflit
01:10:18le plus rapidement possible
01:10:19un conflit
01:10:20qui lui coûte
01:10:20très cher
01:10:21politiquement
01:10:21et économiquement
01:10:22et on verra
01:10:23si grâce à vous
01:10:24Axel
01:10:24si au-delà
01:10:25de cette image
01:10:27de nouveaux ultimatums
01:10:28sont peut-être
01:10:29brandis par le président
01:10:29parce qu'on sait
01:10:30qu'il était évidemment
01:10:31coutumé de cette méthode
01:10:32Qatar Aboudiab
01:10:33comment les Iraniens
01:10:34peuvent accueillir
01:10:36ce message
01:10:37de Donald Trump
01:10:38est-ce que c'est vraiment
01:10:39à eux qu'il est destiné
01:10:40ou est-ce que c'est
01:10:41à sa base à lui
01:10:43écoutez
01:10:43c'est destiné
01:10:44à sa base à lui
01:10:45et c'est destiné
01:10:46aux Iraniens
01:10:47et au reste du monde
01:10:48c'est-à-dire
01:10:48lui c'est le chef
01:10:50de la communication
01:10:51le chef militaire
01:10:52le chef politique
01:10:53c'est l'empereur du monde
01:10:55comme il a montré hier
01:10:56la photo avec le roi
01:10:58Charles III
01:10:58de la Grande-Bretagne
01:11:00et de l'Angleterre
01:11:01donc pour les Iraniens
01:11:03est-ce qu'ils prennent
01:11:04au sérieux ?
01:11:05c'est vrai
01:11:05il y avait des répétitions
01:11:07de messages
01:11:07de la part
01:11:08de Donald Trump
01:11:09mais ils prennent ça
01:11:10au sérieux
01:11:11pour une certaine raison
01:11:11c'est le seul président
01:11:13américain
01:11:14qui a osé
01:11:15affronter l'Iran
01:11:16les autres n'ont pas
01:11:17osé
01:11:18depuis
01:11:19les premiers revers
01:11:21en 1979
01:11:22je pense
01:11:23ou 1980
01:11:24à Tape's
01:11:26donc lui
01:11:27il a
01:11:28déjà
01:11:28donc
01:11:28deux fois
01:11:30en 2025
01:11:31en 2026
01:11:32bien sûr
01:11:33il les fait mal
01:11:34aux yeux du monde
01:11:35il n'a pas fait
01:11:36une coalition
01:11:37il se montre
01:11:38très individuel
01:11:39dans la gestion
01:11:40de cette crise
01:11:41mais quoi qu'il en soit
01:11:43à mon avis
01:11:44les Iraniens
01:11:45jouent
01:11:46sur l'impatience
01:11:47du président Trump
01:11:48et ils peuvent
01:11:49se tromper
01:11:50une fois de plus
01:11:52Romuald
01:11:52sur comment les médias
01:11:54et l'opinion américaine
01:11:55vont réagir
01:11:56dans les minutes
01:11:57qui viennent
01:11:57on est en train
01:11:58de se réveiller
01:11:58sur la côte
01:11:59est à ce message
01:12:00qu'ils vont découvrir
01:12:01écoutez
01:12:02sans prendre
01:12:03cela vraiment au sérieux
01:12:04et pourtant
01:12:04il le devrait
01:12:05je ne parle pas
01:12:06de certains médias
01:12:07qui réfléchissent
01:12:09un petit peu plus
01:12:10mais on est tellement
01:12:11habitué aux menaces
01:12:12etc.
01:12:13qu'on oublie quand même
01:12:14que Trump a quand même
01:12:15déclaré sa guerre
01:12:16quand on dit
01:12:17il ne passera jamais à l'acte
01:12:18il a quand même prouvé
01:12:19qu'il en était capable
01:12:19mais ce que vient de dire
01:12:20mon collègue en face
01:12:21est tout à fait juste
01:12:22de toute façon
01:12:23on l'a répété
01:12:23depuis tout à l'heure
01:12:24Trump est acculé
01:12:25il n'a pas d'autres possibilités
01:12:26il est en train de mendier
01:12:28un dit aux Iraniens
01:12:28il doit se sortir
01:12:29de ce guépier
01:12:30si les Iraniens
01:12:31ne veulent pas lui donner
01:12:32les quelques miettes
01:12:32dont il a besoin
01:12:33pour garder un minimum
01:12:34la tête haute
01:12:34face aux Américains
01:12:36en leur brandisant
01:12:36un bout de papier
01:12:37en disant
01:12:37voilà victoire
01:12:38j'ai obtenu tout ce que je voulais
01:12:39et on passe à autre chose
01:12:40il n'y aura pas d'autre choix
01:12:41donc oui
01:12:41il faut prendre très très au sérieux
01:12:43ce message
01:12:43car Trump est à bout
01:12:45une fois encore
01:12:46il n'a pas de temps
01:12:47le temps ne travaille pas pour lui
01:12:49il doit s'en sortir
01:12:49donc s'il frappe
01:12:50et là s'il frappe
01:12:51il frappera très très fort
01:12:52et ça peut marcher
01:12:53le varinelle
01:12:53les Iraniens peuvent se dire
01:12:55oui c'est le moment peut-être
01:12:56de lâcher un tout petit peu
01:12:57de l'Est
01:12:57pour l'instant
01:12:58ils ont juste bien voulu
01:12:59décaler de 5 ans
01:13:01l'enrichissement nucléaire
01:13:02ils peuvent donner
01:13:03quelque chose d'autre
01:13:05un os à ronger
01:13:06si j'ose dire
01:13:07oui
01:13:09mais ils ne vont pas lâcher
01:13:10sur l'os à ronger
01:13:11pour lequel
01:13:12Donald Trump
01:13:13ne veut pas lâcher
01:13:14c'est leur capacité
01:13:14d'enrichir
01:13:15ils peuvent effectivement dire
01:13:17on va vous restituer
01:13:18quelques kilos d'uranium
01:13:20bien que
01:13:21je le maintiens
01:13:22une fois qu'on dit ça
01:13:24matériellement
01:13:24ça semble plus complexe
01:13:27et d'ailleurs
01:13:27Donald Trump
01:13:28s'était aventuré
01:13:28à dire oui
01:13:29nous allons venir
01:13:29à une coopération
01:13:30des Iraniens
01:13:31extraire ensemble
01:13:32faire comprendre
01:13:33qu'il y a une opération
01:13:35supervisée
01:13:36avec les Iraniens
01:13:37ça me paraît
01:13:38un peu plus complexe
01:13:39avec un équilibre
01:13:40c'est à mon sens
01:13:42combien de temps
01:13:42avant que le coût
01:13:44de cette guerre
01:13:44soit politiquement
01:13:45acceptable
01:13:47pour qui
01:13:47que ce soit
01:13:48pour la partie iranienne
01:13:49combien de temps
01:13:50ils peuvent tenir
01:13:51combien de temps
01:13:51les américains
01:13:52enfin Donald Trump
01:13:52d'ailleurs peut tenir
01:13:53et ça c'est
01:13:55la ligne
01:13:56elle est complexe
01:13:57mais je crois que
01:13:59comme Donald Trump
01:13:59finalement c'est lui
01:14:01qui a les clés
01:14:01s'il demande d'arrêter
01:14:02ça s'arrête
01:14:03s'il veut continuer
01:14:04ça continue
01:14:05et il emmène avec lui
01:14:06le reste du monde
01:14:07les Iraniens eux
01:14:09ils partent sur un principe
01:14:10on résiste
01:14:10on tient
01:14:11et l'histoire a montré
01:14:13que sur la capacité
01:14:14économique
01:14:15ils ont montré
01:14:16une capacité
01:14:18de résilience
01:14:18et de résistance
01:14:19à différentes périodes
01:14:21de l'histoire
01:14:21où on pensait
01:14:22à chaque fois
01:14:23qu'ils allaient mourir
01:14:23économiquement
01:14:24donc ce pari
01:14:25du temps long
01:14:26je crois
01:14:27qu'il y a quand même
01:14:28beaucoup de bases
01:14:29qui poussent
01:14:30à croire
01:14:30que les Iraniens
01:14:31ont du temps
01:14:31pour eux
01:14:32un peu plus
01:14:33que par rapport
01:14:33aux américains
01:14:34dans ce message
01:14:36de Donald Trump
01:14:37ce qui est intéressant
01:14:37c'est la photo
01:14:38moitié Manning Black
01:14:39moitié Rambo
01:14:39mais ce qui est intéressant
01:14:40aussi c'est le petit texte
01:14:42juste au-dessus
01:14:42qui dit
01:14:43les Iraniens sont incapables
01:14:44de faire un accord
01:14:45sur le nucléaire
01:14:46d'où la menace
01:14:47sous-entendu
01:14:47puisqu'il n'y a pas d'accord
01:14:48vous allez voir
01:14:49ce que vous allez voir
01:14:50mais en réalité
01:14:51il me semble que
01:14:52c'est impossible
01:14:53de faire un accord
01:14:53dans le tempo de Trump
01:14:55le tempo de Trump
01:14:56il se compte en jours
01:14:57ou en semaines maximum
01:14:58alors que pour faire
01:14:59un accord sur le nucléaire
01:15:00il faut des mois
01:15:01ou des années
01:15:02il pourrait se contenter
01:15:05d'un préaccord
01:15:06d'un draft
01:15:07il a besoin d'un papier
01:15:08d'un memorandum
01:15:10ou même pas
01:15:12un des scénarios
01:15:13ce serait quand même
01:15:13que Trump accepte
01:15:15une réouverture
01:15:16du détroit d'Hormuz
01:15:17donc les deux blocus
01:15:18s'arrêtent
01:15:18avec la promesse
01:15:19de négociation
01:15:20et à ce moment-là
01:15:22effectivement
01:15:22Trump peut dire
01:15:23j'ai obtenu ce que je voulais
01:15:24on arrête
01:15:25c'est le scénario positif
01:15:27et la proposition
01:15:29est sur la table
01:15:29quand même
01:15:29de la part des Iraniens
01:15:30on débloque tous les deux
01:15:31les détroits d'Hormuz
01:15:32et ensuite
01:15:33on parlera du nucléaire
01:15:34alors justement
01:15:35on va s'intéresser
01:15:36au détroit d'Hormuz
01:15:37un petit peu plus précisément
01:15:38maintenant
01:15:38parce que c'est l'une
01:15:39des autres images fortes
01:15:40de cette matinée
01:15:40la diffusion par l'armée américaine
01:15:42ce qu'on appelle
01:15:42le CENCOM
01:15:43le centre de commandement
01:15:45d'images
01:15:45qui montrent
01:15:46comment un bateau
01:15:47qui tente de franchir
01:15:48le blocus américain
01:15:49a été arraisonné
01:15:50regardez ces 100 commentaires
01:16:27Voilà donc pour ces images
01:16:28produites par l'armée américaine
01:16:32le Golfe Persique
01:16:34vous vous y trouvez
01:16:35Marie Gentric
01:16:37et il y a une déclaration
01:16:38qui a été faite
01:16:39enfin une déclaration non
01:16:40des informations de presse américaines
01:16:42qui disent que Donald Trump
01:16:43a demandé à ses équipes
01:16:44de se préparer
01:16:44à un blocus
01:16:46sur le long terme
01:16:48est-ce que ce sentiment
01:16:50il est en train
01:16:50de se diffuser autour de vous
01:16:54Oui parce que c'est une information
01:16:55du Wall Street Journal
01:16:56qui est souvent
01:16:57extrêmement bien informée
01:16:58selon la presse américaine
01:17:00Donald Trump
01:17:00ne veut pas reprendre
01:17:01les bombardements
01:17:02mais il ne veut pas non plus
01:17:03arrêter le conflit
01:17:04sans résultat concret
01:17:05à savoir un accord
01:17:06sur le nucléaire
01:17:07avec l'Iran
01:17:07L'option la plus intéressante
01:17:10lui semble donc
01:17:11et bien de poursuivre
01:17:12le blocus naval américain
01:17:13pour asphyxier l'Iran
01:17:14économiquement
01:17:15et forcer le pays
01:17:16à accepter un accord
01:17:17sur le nucléaire
01:17:18la question est maintenant
01:17:19de savoir combien de temps
01:17:20Donald Trump va vouloir
01:17:20poursuivre ce blocus
01:17:21est-ce qu'on parle en semaine
01:17:22est-ce qu'on parle en mois
01:17:24selon la presse américaine
01:17:25ses conseillers lui parlent
01:17:26d'une prolongation
01:17:27de deux mois du blocus
01:17:28qui permettrait de mettre
01:17:30l'Iran économiquement
01:17:31à genoux
01:17:32vous me demandiez
01:17:32si cette question
01:17:34fait la conversation ici
01:17:35si cela suscite des discussions
01:17:37et bien oui
01:17:37je vous le confirme
01:17:38on atteste par exemple
01:17:39cette page du Golf News
01:17:41qui est l'un des grands journaux
01:17:42ici
01:17:42alors lui est en anglais
01:17:43vous voyez bien
01:17:44que le détroit d'Hormuz
01:17:45ici figure dans les premières pages
01:17:47du journal
01:17:48signe que la situation
01:17:49dans le détroit
01:17:50préoccupe bien sûr
01:17:51ici aussi toujours beaucoup
01:17:52bah oui c'est important
01:17:53de se projeter
01:17:54parce qu'évidemment
01:17:54ça mobilise des moyens
01:17:55militaires américains
01:17:57conséquents
01:17:57merci beaucoup Marie
01:17:58vous continuez à surveiller
01:17:59l'évolution de la situation
01:18:00les américains qui font un blocus
01:18:02alors ils affichent
01:18:05les moyens qui sont mis en place
01:18:06et l'arraisonnement des bateaux
01:18:07mais ce blocus
01:18:07il n'est pas si étanche que cela
01:18:09et ça c'est Fanny Weckscheider
01:18:10qui va nous le montrer tout de suite
01:18:14parce que Fanny
01:18:16semble-t-il
01:18:16il y a déjà plusieurs dizaines
01:18:17de bateaux
01:18:17qui ont réussi
01:18:18à franchir
01:18:19ce blocus
01:18:20américain
01:18:21hier vous nous parliez
01:18:21du blocus iranien
01:18:22là c'est bien
01:18:22le blocus américain
01:18:23le second rideau
01:18:24le blocus qui a été
01:18:25mis en place
01:18:26depuis un peu plus
01:18:26de deux semaines
01:18:27le 13 avril
01:18:27et selon la société
01:18:29Vortexa
01:18:29reprise par le Financial Times
01:18:31ce serait
01:18:3134 pétroliers
01:18:32qui donc depuis
01:18:34dans la semaine
01:18:35du 13 au 21 avril
01:18:37sont passés
01:18:38par le détroit d'Hormuz
01:18:39des bateaux liés
01:18:41à l'Iran
01:18:41et qui ont donc
01:18:42contourné
01:18:42ce blocage
01:18:44on va voir
01:18:44qu'ils ont réussi
01:18:46à passer
01:18:46plus de 10 millions
01:18:47de barils
01:18:48donc sur cette même période
01:18:50qui ont quitté
01:18:51donc le pays
01:18:52si on regarde
01:18:52le détail
01:18:53de ces navires
01:18:54il y en a
01:18:5519 qui sont liés
01:18:56à l'Iran
01:18:57qui ont quitté
01:18:58le golfe
01:18:59le golfe Persique
01:19:01donc de l'ouest
01:19:02à l'est
01:19:02dont 6 qui transportaient
01:19:04eux-mêmes
01:19:04du pétrole iranien
01:19:05dans l'autre sens
01:19:06ce sont donc
01:19:0615 autres pétroliers
01:19:08qui ont fait la traversée
01:19:09depuis donc
01:19:09la mer d'Arabie
01:19:12en direction du golfe
01:19:13qui ont réussi
01:19:13donc à contourner
01:19:14cet obstacle
01:19:16alors comment est-ce
01:19:16qu'ils ont fait
01:19:17on va le voir
01:19:17sur cette carte
01:19:18en fait ce qu'ils ont fait
01:19:19c'est qu'ils ont longé
01:19:20les eaux territoriales
01:19:21de tous ces pays
01:19:22donc sur toute cette zone-là
01:19:23en passant donc
01:19:25notamment ici
01:19:25par donc le golfe
01:19:28mais le côté
01:19:29Oman
01:19:29et donc dans cette
01:19:31petite zone
01:19:31de 12 nautiques
01:19:32une vingtaine de kilomètres
01:19:33et bien assez dangereuse
01:19:34d'ailleurs à pratiquer
01:19:35ils ont longé
01:19:36comme ça les côtes
01:19:37en se faisant
01:19:38le plus discret possible
01:19:39notamment en coupant
01:19:40leur système AIS
01:19:41d'identification
01:19:41de localisation
01:19:42à ces transpondeurs
01:19:43qu'ils sont obligés
01:19:44d'avoir sur les bateaux
01:19:45et aussi en échangeant
01:19:47en transbordant
01:19:48leur pétrole
01:19:48d'un bateau
01:19:49à un autre
01:19:50pour en effacer
01:19:52la traçabilité
01:19:53de l'origine
01:19:53donc voilà comment
01:19:54ils ont réussi
01:19:55à contourner
01:19:56ce blocus américain
01:19:57merci beaucoup
01:19:58Fanny
01:19:59Jérôme Palistrandi
01:20:00il y a des trous
01:20:00dans la raquette américaine
01:20:02oui enfin
01:20:03il faut rester
01:20:05quand même
01:20:06prudent
01:20:06dans la mesure
01:20:07où ils ont
01:20:07les capacités
01:20:08d'identifier
01:20:09la seule chose
01:20:10est qu'effectivement
01:20:11à partir du moment
01:20:11où ces bateaux
01:20:13passent
01:20:13dans des eaux
01:20:15territoriales
01:20:16c'est juste
01:20:17ça serait vraiment
01:20:18un problème
01:20:19presque
01:20:20ça serait une déclaration
01:20:21de guerre
01:20:21en quelque sorte
01:20:21de vouloir intercepter
01:20:23un bateau
01:20:23dans les eaux
01:20:24territoriales
01:20:25d'un état tiers
01:20:26mais ils sont déjà
01:20:26en guerre avec l'Iran
01:20:27oui mais
01:20:28là il y a le Pakistan
01:20:29ah oui avec le Pakistan
01:20:30c'est plus compliqué
01:20:31donc on voit bien
01:20:32sur la carte
01:20:33et ça veut dire
01:20:34qu'ils considèrent
01:20:34que ces bateaux
01:20:35ne sont pas
01:20:37voilà
01:20:37c'est pas essentiel
01:20:39ils ont les capacités
01:20:40de contrôler
01:20:41tout
01:20:42très honnêtement
01:20:43tout ce qui est
01:20:44dans la région
01:20:45il ne faut pas
01:20:45se faire
01:20:46d'illusions
01:20:47donc s'ils laissent passer
01:20:48c'est qu'ils considèrent
01:20:50voilà
01:20:50que ce n'est pas
01:20:52essentiel
01:20:52sauf que
01:20:53Romuald Sura
01:20:53ça mobilise pas mal
01:20:54de moyens
01:20:54les moyens militaires
01:20:55américains
01:20:55ne sont pas infinis
01:20:56non plus
01:20:56non bien évidemment
01:20:57et on l'a vu
01:20:59sur un autre sujet
01:21:00au niveau des munitions
01:21:02et cela coûte
01:21:03extrêmement
01:21:03extrêmement cher
01:21:04une fois encore
01:21:06hier j'entendais
01:21:07quelqu'un
01:21:08c'était sur votre plateau
01:21:08hier soir on en parlait
01:21:09qui me disait
01:21:10qui nous disait
01:21:11ce blocus
01:21:12est une idée de génie
01:21:13de la part de Donald Trump
01:21:14il fonctionne
01:21:15c'est vrai que le blocus
01:21:16fonctionne
01:21:17mais l'idée de génie
01:21:17aurait peut-être été
01:21:18de commencer par ça
01:21:19de commencer par ça
01:21:22aujourd'hui
01:21:23cela coûte
01:21:23énormément d'argent
01:21:24et puis
01:21:25et puis surtout
01:21:26surtout ça
01:21:27empêche l'Iran
01:21:28de retourner
01:21:28à la table des négociations
01:21:29et d'ailleurs hier
01:21:30on a quand même eu
01:21:30un message de Donald Trump
01:21:31qui nous disait
01:21:32les pauvres iraniens
01:21:33ils sont en train
01:21:34de me supplier
01:21:34parce qu'ils ont faim
01:21:35peut-être que je vais
01:21:36quand même
01:21:37rouvrir
01:21:37enfin arrêter
01:21:38le blocus
01:21:39etc
01:21:39donc ce blocus
01:21:40coûte cher
01:21:41et je pense que
01:21:42Trump pourrait faire
01:21:42un compromis
01:21:43en le débloquant
01:21:44si je puis dire
01:21:45l'eau varinelle
01:21:45avant d'aller au Liban
01:21:46oui
01:21:47l'Iran
01:21:47il faut toujours
01:21:48faire attention
01:21:49parce qu'ils ont
01:21:50toujours
01:21:51un pion d'avance
01:21:52parce que
01:21:53moi je suis totalement
01:21:54d'accord
01:21:54avec ce qu'avait dit
01:21:55le général
01:21:55sur le fait
01:21:56que les bateaux
01:21:57qui passent
01:21:57actuellement
01:21:58peuvent ne pas être
01:21:59stratégiques
01:21:59ou de contenance
01:22:00importante
01:22:01mais c'est aussi
01:22:01un test
01:22:02pour les Iraniens
01:22:03sur le lien
01:22:03avec le Pakistan
01:22:04parce qu'en fait
01:22:05ils ne sont pas neutres
01:22:06dans la négociation
01:22:07et là en fait
01:22:07qu'ils sont en train
01:22:08de faire
01:22:08c'est qu'ils
01:22:09en fait
01:22:09pardon
01:22:10mais ils mettent en place
01:22:11un nouveau tracé
01:22:12ils disent là
01:22:13c'est acté
01:22:14on peut passer
01:22:14alors certes
01:22:15les contenus de bateaux
01:22:16ne nécessiteraient pas
01:22:18une attaque
01:22:18mais quand vous
01:22:19vous savez
01:22:20c'est comme en droit
01:22:20domanial
01:22:21quand vous faites passer
01:22:22à chaque fois
01:22:22un passage
01:22:23sans interception
01:22:25ce passage
01:22:26vaut existence
01:22:27et là en fait
01:22:28effectivement
01:22:28si les Américains
01:22:30ça devient ce qu'on appelle
01:22:32un droit d'usage
01:22:33voilà exactement
01:22:34et donc là
01:22:34si on laisse passer
01:22:35ces bateaux
01:22:36qui n'ont pas
01:22:37effectivement
01:22:39du contenu stratégique
01:22:40un, deux, trois
01:22:4234, 50
01:22:43et puis un autre
01:22:44qui arrive
01:22:44ils vont faire quoi ?
01:22:45ils vont dire
01:22:45vous nous avez passé
01:22:46et donc ça va s'opposer
01:22:47aux Pakistanais
01:22:48dont ils ont besoin
01:22:49pour les négociations
01:22:50donc tout cela
01:22:50me paraît être pour moi
01:22:51une espèce d'ouverture
01:22:53pour faire passer plus tard
01:22:54parce qu'eux
01:22:55ils jouent le temps
01:22:55et ils se disent
01:22:56que si ça dure
01:22:56il faut qu'on crée
01:22:57des passages
01:22:58et la situation
01:22:59dans cette zone
01:22:59de la région
01:23:01elle est liée aussi
01:23:01à la situation
01:23:02dans une zone
01:23:03pas très éloignée
01:23:04qui est de l'autre côté
01:23:05de la péninsule
01:23:06c'est du côté du Liban
01:23:08on va y aller
01:23:08au Liban Sud
01:23:09parce que Maxime
01:23:09Brandstatter
01:23:10nous y attend précisément
01:23:12à Nabatier
01:23:13alors vous êtes vous
01:23:14dans une zone
01:23:15il y a encore un petit peu de monde
01:23:15mais tous les villages
01:23:16alentours ont été évacués
01:23:17parce que le rythme
01:23:19des bombardements
01:23:20ne ralentit pas du tout
01:23:24oui et je vais même
01:23:25être encore plus précis
01:23:26on est à Nabatier
01:23:27du bas
01:23:27parce que la commune
01:23:28de Nabatier
01:23:28est divisée en deux
01:23:29Nabatier du bas
01:23:30et Nabatier du haut
01:23:31et vous l'avez dit
01:23:32Nabatier du bas
01:23:33ce serait exagéré
01:23:34de dire que la vie continue
01:23:35parce que beaucoup
01:23:36de commerces sont fermés
01:23:36il y a beaucoup de personnes
01:23:37qui sont parties
01:23:38mais vous constatez
01:23:39il y a des voitures
01:23:39certains habitants
01:23:40il y a encore les drapeaux
01:23:41les drapeaux libanais
01:23:42je ne sais pas si vous voyez
01:23:43les drapeaux du Hezbollah
01:23:44qui sont accrochés
01:23:45un petit peu partout
01:23:45et quelques personnes
01:23:46la vie continue
01:23:48même si c'est assez modéré
01:23:49ici à Nabatier du bas
01:23:50et vous l'avez dit
01:23:51au village aux alentours
01:23:52mais même encore plus proche
01:23:54à Nabatier du haut
01:23:55c'est l'autre partie de la ville
01:23:57on y était
01:23:57il y a quelques minutes
01:23:58avec Hugo d'Orsemène
01:23:59c'est seulement
01:24:00à 5 minutes de voiture
01:24:01Nabatier du haut
01:24:02c'est totalement mort
01:24:03il y a quasiment
01:24:04presque plus personne
01:24:05dans les rues
01:24:06il y a eu des frappes
01:24:06la ville a été totalement évacuée
01:24:08et pourtant ici
01:24:09on ne se trouve pas
01:24:10dans la ligne jaune
01:24:11dans cette zone tampon
01:24:12qu'Israël voudrait voir
01:24:13totalement évacuée
01:24:13on se trouve en réalité
01:24:14à une dizaine de kilomètres
01:24:15mais ici
01:24:16Nabatier du haut
01:24:17les villages aux alentours
01:24:18ont été évacués
01:24:19parce que l'armée israélienne
01:24:20a ordonné
01:24:21depuis quelques jours
01:24:21d'évacuer différentes zones
01:24:22et a ensuite
01:24:24fait des frappes aériennes
01:24:25ce qui évidemment
01:24:26a fait fuir les habitants
01:24:27alors comment expliquer
01:24:29que même en dehors
01:24:30de la zone tampon
01:24:31on se retrouve avec
01:24:32des zones vidées
01:24:33de ses habitants
01:24:34est-ce que c'est parce que
01:24:35le Hezbollah
01:24:36l'utilise comme base arrière
01:24:37et tire d'ici
01:24:38c'est probable
01:24:39est-ce que c'est parce qu'Israël
01:24:40a au fond la volonté
01:24:41d'élargir sa zone tampon
01:24:43la ligne jaune
01:24:44de l'agrandir
01:24:44c'est aussi ce qui se murmure ici
01:24:46on ne le sait pas
01:24:47ce qui est sûr
01:24:47c'est que depuis plusieurs jours
01:24:48on constate que le théâtre
01:24:49des opérations s'agrandit
01:24:51et que les Libanais du Sud
01:24:52sont de plus en plus obligés
01:24:53de fuir
01:24:54Maxime Brandstetter
01:24:55en direct du Liban Sud
01:24:56avec Hugo Dorsemene
01:24:57Qatar à Baudiab
01:24:58Israël qui annonce
01:24:59avoir découvert
01:25:00des tunnels
01:25:00des tunnels
01:25:01du Hezbollah
01:25:03dans cette zone
01:25:04ça peut expliquer aussi
01:25:05pourquoi les choses
01:25:05sont en train de s'étendre
01:25:07manifestement
01:25:08et pourquoi l'armée israélienne
01:25:09souhaite aller encore plus loin
01:25:11là où il se trouve
01:25:13votre correspondance
01:25:15c'est la deuxième ligne
01:25:16si on veut
01:25:17des défenses
01:25:19où le Hezbollah
01:25:20est bien présent
01:25:21le Hezbollah
01:25:23est bien présent
01:25:24jusqu'à une autre rivière
01:25:26à l'Aouali
01:25:27dans toutes ces zones
01:25:29le Hezbollah
01:25:30il a sa vie souterraine
01:25:33si on veut
01:25:33et pour cela
01:25:34l'armée libanaise
01:25:36avec la funule
01:25:37lorsque nous avons fait
01:25:39le travail au sud
01:25:40de l'État
01:25:40ce travail
01:25:41n'a pas été accompli
01:25:42c'est ça
01:25:43le grand malheur
01:25:44le grand malheur
01:25:46du Liban
01:25:47l'inexistence
01:25:48d'un véritable
01:25:49État libanais
01:25:50et la funule
01:25:52qui est là
01:25:52depuis 1978
01:25:54où la France
01:25:55a payé
01:25:56beaucoup de prix
01:25:56123
01:25:59personnes
01:25:59mortes au Liban
01:26:00dans 58
01:26:01dans un attentat
01:26:03et deux la semaine dernière
01:26:04et voilà
01:26:04donc voilà
01:26:05le nombre est énorme
01:26:07depuis 1968
01:26:08et pour cela
01:26:10c'est le fond
01:26:11du problème
01:26:12comment un jour
01:26:13on construit
01:26:15un État libanais
01:26:15l'État
01:26:16le Hezbollah
01:26:17jusqu'à maintenant
01:26:17avant tout
01:26:18ne permet pas
01:26:20et une autre chose
01:26:21le Liban
01:26:22est vraiment
01:26:23l'otage
01:26:23entre l'Iran
01:26:24et Israël
01:26:25Nicolas Poincaré
01:26:26on connaissait
01:26:27l'existence
01:26:28de ces tunnels
01:26:28autant qu'on
01:26:30la connaissait
01:26:30pour Gaza
01:26:31oui mais ce qu'il faut dire
01:26:33quand même
01:26:33c'est qu'on a beaucoup vu
01:26:34ces derniers temps
01:26:34les images des tunnels
01:26:35iraniens
01:26:36qui sont énormes
01:26:37c'est des autoroutes
01:26:37avec des dizaines
01:26:38de camions
01:26:39très structurées
01:26:40une ville sous la ville
01:26:41etc
01:26:42pour Gaza
01:26:42on a aussi dit
01:26:43que c'était tout
01:26:44un réseau de métros
01:26:45qui couvrait
01:26:45tout l'ensemble
01:26:47de ce petit territoire
01:26:48là au Liban
01:26:49honnêtement
01:26:49chaque fois que les Israéliens
01:26:50nous montrent
01:26:51des images d'un tunnel
01:26:52ça ressemble quand même
01:26:53plutôt à une cage d'armes
01:26:55c'est une grotte
01:26:56prolongée
01:26:56c'est une autre géographie
01:26:59c'est pas du tout
01:27:01la même ampleur
01:27:01par contre il y a quelques années
01:27:03les Israéliens avaient découvert
01:27:05un tunnel beaucoup plus long
01:27:06qui passait sous la frontière
01:27:07et qui arrivait presque
01:27:08jusqu'à un kibbutz
01:27:09de l'autre côté
01:27:10et donc ça c'est une grande peur
01:27:11en Israël
01:27:12c'est-à-dire un jour
01:27:13ils vont faire un tunnel
01:27:14qui vont leur permettre
01:27:15de passer
01:27:16et de s'infiltrer chez nous
01:27:17comme le 7 octobre
01:27:19donc on parle plutôt
01:27:20du risque de voir un jour
01:27:22un tunnel qui passerait
01:27:22sous la frontière
01:27:23plutôt que de ces tunnels
01:27:24qui permettent de cacher
01:27:25des armes
01:27:26comme on le voit en Iran
01:27:29la comparaison avec
01:27:30enfin il y a une culture
01:27:32du tunnel
01:27:33si on ose dire
01:27:34entre l'Irault et ses proxys
01:27:35c'est une culture
01:27:36du contournement
01:27:36la dissimulation
01:27:38de la guerre
01:27:39et parce qu'en fait
01:27:40on a
01:27:41asymétrique
01:27:41et parce qu'en fait
01:27:43en face il y a quand même
01:27:44Israël qui a des capacités
01:27:45de détection
01:27:46d'infiltration
01:27:46d'espionnage
01:27:47qui ne sont pas neutres
01:27:48donc vous avez en face
01:27:49un pays qui est
01:27:51armé sur le plan technologique
01:27:52qui a une capacité
01:27:53d'infiltration
01:27:54donc j'allais dire
01:27:55des espèces de double espion
01:27:57donc eux ils doivent
01:27:58en fait vivre cachés
01:27:59et rappelez-vous
01:28:01on parlait du Hezbollah
01:28:01au tout début
01:28:02de l'offensive
01:28:03quand le Hezbollah
01:28:04a commencé à tirer
01:28:06sur Israël
01:28:06eux ont ciblé aussi
01:28:08sur une stratégie
01:28:09de l'armement fragmenté
01:28:10donc en fait
01:28:11ils ont dissimulé
01:28:12sur une bonne partie
01:28:14du territoire
01:28:14du Liban
01:28:15dans des cachettes
01:28:16des armes
01:28:17donc j'ai envie de dire
01:28:18ce qu'on assiste là
01:28:19ce n'est autre
01:28:20qu'une forme
01:28:21de préservation
01:28:22israélienne
01:28:23d'une réalité
01:28:26purement Hezbollah
01:28:27allez eux ne se cachent pas
01:28:28vous allez les voir
01:28:28en pleine lumière
01:28:29dans quelques instants
01:28:30Damien Gourlet
01:28:30Roselyne Dubois
01:28:31et nous on se retrouve demain
01:28:32salut
01:28:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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