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Mission d’information sur l’intelligence artificielle : Représentantes de la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle

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00:13:04Mesdames et messieurs, bonjour.
00:13:06Nous poursuivons ce matin nos travaux, les travaux de notre mission d'information, création,
00:13:13diffusion et acquisition des connaissances, comment l'intelligence artificielle transforme notre éducation et notre culture.
00:13:19Et nous procédons aujourd'hui à l'audition de la Direction Générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion
00:13:24professionnelle, DGCIP, représentée par Mme Laure Wagner-Chau,
00:13:29chef du service de la stratégie des formations et de la vie étudiante adjointe, adjointe au directeur général, et Mme
00:13:36Caroline Olivier-Yanniv, professeure d'université, chef de la mission IA de la DGCIP.
00:13:42Nous avons également Mme Guillemet, qui accompagne la délégation. Nous vous remercions d'avoir accepté notre invitation.
00:13:47L'intelligence artificielle générative s'est invitée dans les universités depuis quelques années et y semble désormais solidement ancrée.
00:13:55Une enquête Ipsos menée en janvier dernier a confirmé cet ancrage chez les étudiants notamment.
00:14:01Un sur deux reconnaît qu'il lui serait difficile de se passer de l'IA génératif.
00:14:0494% ont déjà utilisé un outil d'IA dans leur vie personnelle ou étudiante et 48% l'utilisent
00:14:11tous les jours.
00:14:12Bon, à mon avis, ce chiffre est sous-évalué, mais peu importe.
00:14:15Si rejeter en bloc cette technologie paraît désormais illusoire à plus d'un titre, nous nous interrogeons tous sur les
00:14:20modalités d'encadrement à privilégier.
00:14:23Le 12 février dernier, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rendu une ordonnance relative à une
00:14:29décision de la section disciplinaire de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne,
00:14:33qui avait rejeté les poursuites contre une étudiante laquelle avait utilisé un système d'IA pour rédiger son mémoire de
00:14:40stage.
00:14:41L'université protestait contre le rejet des poursuites, à quoi le juge y référait, a répondu qu'elle ne produisait
00:14:47à l'appui de son recours, je cite,
00:14:49« Aucun élément relatif aux règles encadrant l'utilisation de l'IA artificielle par les étudiants dans le cadre de
00:14:57leurs travaux académiques,
00:14:59à l'aune desquels le caractère fautif des faits reprochés pourrait être apprécié. »
00:15:04Donc en fait, il n'y a pas de règles.
00:15:05En tout cas, elles ne sont pas définies, elles ne sont pas véritablement ancrées dans les pratiques académiques.
00:15:11Comment avez-vous analysé cette décision qui, si elle ne consacre pas un droit à l'IA et ne fait
00:15:16pas jurisprudence à elle seule, a certainement nourri votre réflexion ?
00:15:20Pouvez-vous nous préciser quel est le nombre d'établissements d'enseignement supérieur qui ont adopté des règles précises sur
00:15:25les usages autorisés ou non de l'IA par les étudiants ?
00:15:28Comment tracer la limite entre assistance et substitution au travail personnel ?
00:15:34Vous avez reçu un questionnaire indicatif de 20 questions, je m'en tiens là.
00:15:37Je vais vous laisser la parole pour le propos liminaire.
00:15:40Notre fonctionnement prévoit que vous preniez la parole chacune pendant à peu près 5 minutes et quelques,
00:15:46afin que Mme la rapporteure, Mme Calves, puisse ensuite dérouler les questions qu'elle a préparées à votre intention.
00:15:52Voilà, je vous en prie. Allez-y, vous appuyez sur le bouton et ça va.
00:15:56Merci. Alors effectivement, je vais essayer d'introduire d'abord en élargissant un peu le champ évidemment du sujet.
00:16:03L'intelligence artificielle effectivement et plus particulièrement les IA génératives connaît aujourd'hui un déploiement d'une ampleur exceptionnelle et
00:16:12inédite en effet.
00:16:14Elle transforme en effet complètement non seulement notre manière d'apprendre mais plus généralement nos modes de vie.
00:16:18Et on ne peut pas nier évidemment que cela va avoir un impact majeur aussi sur les métiers de demain
00:16:25et notre société de demain.
00:16:27D'ailleurs, mon propos visera aussi à essayer de rapporter sans cesse cette question à la question de l'humain
00:16:33et du choix que cette nouvelle technologie,
00:16:37ou cette nouvelle, quand on parle d'IA générative, parce que l'IA en fait ça fait plus de 20
00:16:41ans qu'on en parle, donc ce n'est pas un sujet tout à fait nouveau.
00:16:44Et en accentuant mon propos sur le fait que, en utilisant cette métaphore peut-être un peu osée, avec un
00:16:52goûteau, on peut faire le bien et le mal.
00:16:54On peut faire des choses très utiles dans la vie et puis on peut assassiner son voisin.
00:16:58Je pense qu'avec les outils, quels qu'ils soient, et l'IA générative ne fait pas exception, le sujet
00:17:04est aussi celui-là,
00:17:06de savoir ce qu'en tant qu'humains, on choisit de faire avec les technologies que nous inventons.
00:17:12Donc dès 2018, évidemment, l'IA a pris la mesure de ses enjeux en lançant un premier plan IA,
00:17:18qui était destiné à structurer la recherche et l'innovation dans ce domaine.
00:17:21Aujourd'hui, on est entré dans une seconde phase avec la stratégie nationale pour l'IA, portée par France 2030.
00:17:27L'enseignement supérieur est évidemment au cœur de cette stratégie, avec la construction d'un maillage territorial fort,
00:17:32qui permet de développer à la fois la formation et la recherche dans les établissements d'enseignement supérieur.
00:17:37Alors on a eu une nette accélération en novembre 2022, avec l'accès massif aux outils de l'IA générative,
00:17:42effectivement.
00:17:43Ces outils ont profondément modifié les pratiques de nombreux acteurs dans l'enseignement supérieur.
00:17:47Donc on s'est développé, attaché, disons, depuis lors, à renforcer ce qui avait déjà été mis en place et
00:17:54à développer d'autres réponses.
00:17:56Face à ces enjeux, on a deux piliers complémentaires.
00:17:59Un premier pilier qui consiste à inscrire le développement de l'intelligence artificielle dans le cadre plus large de la
00:18:05stratégie numérique de l'enseignement supérieur et de la recherche.
00:18:08Bien sûr, celle-ci repose sur des principes structurants.
00:18:13La souveraineté, la sécurité, le numérique responsable, l'ouverture des données et le partage et la mutualisation.
00:18:24On est particulièrement actifs parmi ces principes et au regard de l'IA aux exigences en matière de souveraineté, de
00:18:29sécurité et sobriété, bien sûr.
00:18:32On s'est doté donc d'une feuille de route dédiée qui se décompose en cinq axes.
00:18:36Le premier axe concerne la capacité de la formation à l'IA.
00:18:40Et quand on dit formation à l'IA, on parle de l'IA pur, entre guillemets, mais aussi IA plus
00:18:44X ou X plus IA,
00:18:45selon que l'IA est le cœur de l'apprentissage ou intégré à une discipline préexistante.
00:18:52Le suivi du déploiement de cette offre de formation a été initié dès le premier plan IA et amplifié par
00:18:58France 2030.
00:19:00Si on somme les investissements faits depuis lors, c'est près de 560 millions d'euros qui ont été consacrés,
00:19:06notamment au cluster IA et au projet compétences et métiers d'avenir, si on somme l'ensemble.
00:19:11Le deuxième axe porte sur les apprentissages, la pédagogie et le développement de l'esprit critique essentiel par rapport à
00:19:18cette technologie.
00:19:19Donc, notamment par le repérage, la valorisation ou la mutualisation de dispositifs qui permettent de former l'ensemble de la
00:19:27communauté de l'enseignement supérieur,
00:19:30et notamment à l'IA et notamment à cette question de l'esprit critique.
00:19:35On a mis en place, enfin, PIX a développé des modules spécifiques sur l'IA.
00:19:42Saclay a développé un brevet IA. On a, via les IA clusters et les CMA IA, de nombreuses initiatives en
00:19:50la matière.
00:19:51Et puis, on a également intégré une séquence IA dans le MOOC « Se former pour enseigner dans le supérieur
00:19:55»,
00:19:55qui est une des initiatives pour permettre de sensibiliser, et plus que sensibiliser, de former aussi l'ensemble des acteurs
00:20:03à cette question.
00:20:04Le troisième axe vise à favoriser une adoption éclairée et réflexive de l'IA par les agents de l'administration
00:20:11centrale et des établissements d'enseignement supérieur,
00:20:13en les accompagnant dans un usage pertinent et maîtrisé, notamment grâce à des actions de formation et à la mise
00:20:19à disposition, bien sûr, des ressources adaptées.
00:20:21Donc, des actions du même type, mais tournées que dans le deuxième axe, mais tournées vers les agents, les administrations
00:20:28des établissements d'enseignement supérieur.
00:20:31Le quatrième axe concerne la structuration d'infrastructures durables, inclusives et souveraines.
00:20:38Donc, la charte ITIP issue du travaux d'université lauréate de l'AMI des MOES, notamment, parmi lesquels on pourra
00:20:44citer quelques exemples.
00:20:45Alors, je ne vais pas vous citer les acronymes des projets, ce n'est pas la peine, mais certains... Enfin,
00:20:51comment dire ?
00:20:51Ça a permis d'élaborer cette charte.
00:20:53La structuration de la fédération ILAS, qui vise à offrir une infrastructure souveraine d'inférences mutualisées et fiables pour répondre
00:21:00aux besoins essentiels de l'ESR.
00:21:04Le cinquième axe porte sur l'information, la sensibilisation et le dialogue avec les communautés académiques, à travers notamment le
00:21:11cycle de webinaires et l'espace de ressources IASUP pour la sensibilisation et la formation aux usages de l'IA
00:21:18dans l'enseignement et les apprentissages,
00:21:19espaces co-organisés avec l'université numérique et France Université Numérique.
00:21:23Donc là, les publics cibles sont plutôt les enseignants et leur personnel d'appui.
00:21:28L'élaboration de ces feux de route, c'est évidemment appuyé sur le rapport commandé par le ministre de l
00:21:33'ESR et réalisé par François Pascal, François Tadei, M. De Falco et Pauline-Émile Gallier, pardon,
00:21:43ainsi que sur un rapport réalisé dans le cadre du Coréal.
00:21:46Le Coréal est cette instance qui réunit tous les acteurs de l'écosystème universitaire sur les questions numériques majeures, dont
00:21:52évidemment l'IA,
00:21:54et qui a donné lieu pour l'une de ces mesures par la production d'un rapport largement partagé au
00:21:59sein de la communauté des établissements d'enseignement supérieur.
00:22:03Le second pilier de notre action concerne la contribution de l'enseignement supérieur et de la recherche à la stratégie
00:22:10nationale pour l'intelligence artificielle.
00:22:11Alors on n'est plus tant dans les questions de sensibilisation et d'adaptation de l'écosystème en parlant des
00:22:18personnes,
00:22:19mais on est dans la question de tenir la France dans le haut du pavé de cette technologie.
00:22:27De même, les investissements et les sources d'investissements de moyens ont été les mêmes que dans le premier pilier,
00:22:34mais se sont concentrés sur notamment la question de faciliter la transformation de l'offre de formation en tant que
00:22:41telle pour faciliter soit le développement,
00:22:44comme je l'ai dit tout à l'heure, de formation à l'IA, soit d'intégrer cette IA dans
00:22:50les formations qui le nécessitent dans tous les secteurs,
00:22:55la médecine, l'ingénierie, etc., notamment, qui sont très utilisateurs aujourd'hui déjà dans le milieu professionnel et très couramment
00:23:04usagés de cette technologie.
00:23:09Dans ce cadre, vous le savez, l'appel à projets compétences et métiers d'avenir joue à cet égard un
00:23:16rôle structurant.
00:23:17Ce dispositif est un dispositif de France 2030 qui a démarré en 2021 et qui a, sur les 2 milliards,
00:23:24tous métiers confondus qui ont été investis,
00:23:28l'IA en a pris 10 %, ce qui représente à peu près 200 millions d'euros programmés, 89 millions
00:23:35engagés, et 16 projets, au final,
00:23:40qui relèvent de la stratégie IA ont été soutenus pour un montant de 91 millions d'euros.
00:23:47Quatre des projets retenus dans ce cadre sont portés par des instituts 3IA dans le cadre de l'École française
00:23:53de l'intelligence artificielle
00:23:54qui vise à développer l'offre de formation, à labelliser les formations sous une bannière commune.
00:23:59Donc l'objectif est de former 120 000 personnes et de sensibiliser 245 000 personnes à l'érosan en 2028
00:24:05pour être à l'échelle du besoin et de ce que déclenche, évidemment, comme nécessité de formation et de sensibilisation
00:24:14cette question.
00:24:18Par ailleurs, les pôles d'excellence en intelligence artificielle constituent un levier majeur
00:24:22Après la création de quatre instituts interdisciplinaires d'intelligence artificielle entre 2019 et 2023,
00:24:29neuf clusters IA ont été labellisés en 2025.
00:24:33Ces structures associent formation, recherche, innovation.
00:24:35Elles organisent au niveau national la recherche sur ces questions.
00:24:40Au total, plus de 50 universités sont aujourd'hui impliquées dans ces dispositifs.
00:24:45L'État a retenu neuf pôles dans le cadre de l'appel à projets IA Cluster.
00:24:52Pour les chiffres que j'ai déjà évoqués tout à l'heure, 360 millions d'euros programmés et engagés,
00:24:5661 millions d'écaissés au 30 juin 2025.
00:24:58Donc quatre avaient déjà été soutenus lors de la première phase de la stratégie comme institut trois IA.
00:25:03Je ne sais pas si vous avez sans doute déjà tous ces éléments, parce que vous avez vu de nombreux
00:25:07interlocuteurs.
00:25:09Et trois autres sociétés structurées depuis plusieurs années en dehors de cette labellisation
00:25:12et avaient bénéficié de financements par la stratégie nationale de nombreuses chaires individuelles de recherche en IA.
00:25:17Ça rejoint mon propos initial de dire que le sujet n'est quand même pas tout à fait nouveau.
00:25:22Voilà.
00:25:22Pour conclure, on porte une ambition numérique globale dans laquelle l'intelligence artificielle s'inscrit pleinement.
00:25:29Cette ambition vise à accompagner la réussite des apprenants, à répondre aux besoins et aux compétences de notre pays,
00:25:33à soutenir l'excellence scientifique.
00:25:35Elle se fait évidemment en étroite collaboration avec les autres directions ministérielles,
00:25:40et notamment la direction du numérique pour l'éducation et la direction générale du lancement scolaire,
00:25:44afin d'assurer une approche cohérente entre les parcours.
00:25:48Merci Madame. Madame la professeure.
00:25:54Oui, peut-être des points de complément, en fait, par rapport au cadre général que Laure Wagner-Schauve vient de
00:26:00présenter,
00:26:01et en réponse peut-être aussi à vos interrogations,
00:26:07le cas, disons ça, voilà, pour prendre un terme neutre,
00:26:11du mémoire de stage ou du rapport de stage de Paris 1, en fait,
00:26:14pose la question de la régulation des usages de l'IA dans les établissements d'enseignement supérieur,
00:26:19et comme l'a signalé Laure, une des réalisations qui a été mise en œuvre,
00:26:26qui a vraiment émané des établissements, c'est ce que nous appelons une charte type,
00:26:31la charte type de régulation des usages de l'IA dans les établissements d'enseignement supérieur.
00:26:35Cette charte type, elle a, je dirais, si je peux me permettre, deux vertus.
00:26:38La première, c'est qu'elle a vraiment émané des établissements d'enseignement supérieur,
00:26:43et en l'occurrence du creuset qu'a constitué pour nous les établissements lauréats de l'appel à projet,
00:26:48démonstrateur numérique de l'enseignement supérieur, c'est du France 2030 aussi.
00:26:52Ce n'est pas la stratégie nationale IA, c'est la stratégie nationale enseignement et numérique.
00:26:57Voilà, ces 17 démonstrateurs ont vraiment été le creuset de l'élaboration de cette charte,
00:27:04qui ensuite a été, je dirais, révisée, validée, instruite par les affaires juridiques de la DGCIP.
00:27:12Donc cette charte émanant du terrain est devenue une charte type nationale que les établissements s'approprient.
00:27:18C'est-à-dire que cette charte n'est pas imposée à tous les établissements.
00:27:21Les établissements d'enseignement supérieur sont aujourd'hui trop différents pour imaginer qu'on puisse leur imposer une charte de
00:27:26ce type,
00:27:27entre une université qui fait partie des neuf pôles dits d'excellence nationaux et d'autres universités.
00:27:32Je ne vais pas donner de nom parce qu'on ne peut pas être pôle d'excellence nationale en IA
00:27:36et être un établissement très important, bien sûr.
00:27:38Voilà, il y a des choses différentes.
00:27:40Donc ces chartes, les établissements, je crois pouvoir dire, je ne vais pas répondre à votre question avec des chiffres
00:27:45précis,
00:27:46parce que les établissements sont tous en train de se saisir de cette charte type de manière très variable, selon
00:27:52leurs caractéristiques, selon leur stratégie.
00:27:55Il y a des établissements où on sait qu'il y a, par exemple, déjà des chartes différentes.
00:27:58Il y a une charte pour la formation, une charte pour la recherche, une charte pour le travail administratif, technique,
00:28:04etc.
00:28:04Donc ça peut être extrêmement variable, mais je crois que pour parler aussi des échanges lors à parler de l
00:28:12'importance de l'information
00:28:12et du dialogue que la DGCIP a avec les établissements sur ce sujet, le dialogue que nous avons avec les
00:28:17vice-présidents et vice-présidentes
00:28:19à la formation et à la vie universitaire est significatif d'une chose évidente, c'est qu'il faut absolument
00:28:24passer d'une logique punitive
00:28:26ou en tout cas ne pas en rester à une logique strictement punitive, mais aller vers une logique pédagogique, d
00:28:32'encadrement pédagogique et de régulation,
00:28:34tout en ayant bien sûr des garde-fous pour le cas de fraude.
00:28:37Mais on ne peut pas rester dans une situation où les commissions disciplinaires seraient embouteillées par des cas de fraude.
00:28:42Voilà. Donc cette question de charte et de régulation, elle est effectivement complètement liée aussi à comment se transforme la
00:28:52pédagogie et les apprentissages.
00:28:53En fait, c'était votre dernière question. Comment... Enfin, l'IA, est-ce que c'est de l'assistance versus
00:29:00de la substitution au travail personnel ?
00:29:03On est dans une phase, je dirais, de transition, parce que l'IA générative, dite grand public, je ne dis
00:29:11pas démocratique, à juste titre,
00:29:13parce que ce n'est pas parce qu'un outil existe que tout le monde s'en saisit de la
00:29:16même façon.
00:29:18Donc Tchad, GPT, pour ne pas le nommer, a été mis sur le marché avec un produit gratuit.
00:29:25Mais il y a aussi des versions payantes, bien sûr, de Tchad, GPT et des autres IA génératives.
00:29:31Donc la massification de ces usages démarre en novembre 2022.
00:29:36C'est à la fois très long par rapport dans le temps des technologies, et c'est à la fois...
00:29:41Enfin, c'est à la fois très court dans le temps des technologies, et c'est à la fois très
00:29:44long ou très court, pardon.
00:29:46Enfin, en tout cas, il y a une temporalité complètement différente entre le moment où cet outil,
00:29:51c'est ce nouvel outil d'accès aux informations émis sur le marché, et puis le moment où on peut
00:29:57faire des bilans,
00:29:58ou en tout cas avoir des données un peu sérieuses et robustes, scientifiquement fondées.
00:30:05Les enquêtes déclaratives disent des choses, mais elles posent aussi d'autres questions,
00:30:08les enquêtes déclaratives ou par sondage, sur ce que ça change réellement aux pratiques.
00:30:13Donc on a des infos, effectivement, sur ce que font les étudiants avec l'IA.
00:30:18Là, la feuille de route IA de la DGCIP, comme Laure l'a signalé, a vraiment comme objectif au pluriel
00:30:26d'aller vers une massification d'une formation réflexive, critique, sur ce que peuvent permettre les IA génératives
00:30:35et sur ce qu'elles ne peuvent pas permettre sur leur biais.
00:30:38On est dans un monde où la régulation de la circulation de l'information a été très perturbée bien avant
00:30:45l'IA,
00:30:46par les réseaux sociaux, mais aussi par Internet. Internet est encore un espace faiblement régulé.
00:30:52Donc voilà, dans cette situation, dans un contexte où peut-être ce qui est au fondement de l'IA acte,
00:30:59donc la régulation européenne de l'IA va peut-être progresser, et ce serait bien,
00:31:02parce que pour le moment, les fournisseurs d'accès aux IA génératives sont principalement asiatiques et états-uniens,
00:31:08et donc ils sont quand même très faiblement soumis à cette régulation,
00:31:11qui va plus loin sur le référencement des sources, etc.
00:31:14Donc dans cette situation, dans la situation qui est aujourd'hui la nôtre,
00:31:20voilà, nos objectifs et les objectifs de la feuille de route,
00:31:23c'est vraiment de développer, de prendre acte du fait que les étudiants s'en servent,
00:31:27que les personnels et toutes les communautés des établissements s'en servent,
00:31:30avec des enjeux différents.
00:31:32Dans vos questions, il y avait la question de comment,
00:31:35enfin, que doit faire l'IA dans leur recherche,
00:31:36là il y a une question de transformation de l'intégrité scientifique
00:31:39qui a déjà été saisie par l'Ossif français de l'intégrité scientifique.
00:31:42Donc tout dépend des métiers, si j'ose dire, des chercheurs, des enseignants,
00:31:47du métier d'étudiant, entre guillemets,
00:31:49à qui il faut bien apprendre, non seulement ce que peut permettre l'IA,
00:31:52mais les limites de l'IA en termes de production d'informations,
00:31:58l'IA ne produit pas des savoirs,
00:32:00très important de différencier les savoirs et les informations,
00:32:04j'imagine que d'autres intervenants, d'autres personnes auditionnées
00:32:07ont amplement développé cette question,
00:32:12et bien différencier l'appropriation des informations produites par l'IA,
00:32:17et là la médiation humaine, ou la médiation pédagogique,
00:32:20reste une modalité nécessaire.
00:32:23Vous dire qu'elle ne doit pas changer, ce serait mentir,
00:32:26mais vous dire qu'elle est sur le point de disparaître,
00:32:29à moins de se livrer à des exercices un peu de futurologie,
00:32:33ce que nous ne sommes pas censés faire ici aujourd'hui, non.
00:32:36Donc notre travail vise à accompagner les établissements
00:32:39pour massifier la formation et l'esprit critique des étudiants,
00:32:44et aussi des formateurs.
00:32:47Merci beaucoup madame la professeure, madame Calvez, rapporteur, à la parole.
00:32:56Merci monsieur le président.
00:32:58Je souligne que vous dites, voilà, il faut prendre acte que les enseignants,
00:33:05les chercheurs, les étudiants utilisent l'intelligence artificielle,
00:33:09votre rôle est d'accompagner cet usage, la massification de cet usage.
00:33:15Et puis j'aime que vous ayez toutes les deux pointé l'esprit critique,
00:33:21comme étant ce qui doit être fondamental.
00:33:25Alors on a des utilisations, moi je voulais vous entendre davantage,
00:33:28s'il vous plaît, sur les bénéfices de l'utilisation de l'IA
00:33:34pour les capacités intellectuelles et cognitives des étudiants.
00:33:38Vous avez bien distingué que l'IA n'est pas là pour produire du savoir,
00:33:43mais des informations.
00:33:45Mais quels sont les bienfaits pour les capacités intellectuelles et cognitives des étudiants ?
00:33:50Parfois on nous dit que ça peut doper la façon dont on pourrait justement les développer,
00:33:57et d'autres fois que ça invite plutôt à déléguer son pouvoir de réflexion à ces IA.
00:34:07Comment justement vous avez pu constater ces bénéfices ?
00:34:13J'aimerais qu'on reste sur les bénéfices avant peut-être d'utiliser éventuellement un temps
00:34:18pour parler des éventuels risques qui guettent les étudiants
00:34:24et la production de nos savoirs et connaissances futurs.
00:34:31Alors je vais faire deux premiers éléments de réponse,
00:34:34et puis je laisserai évidemment Caroline me compléter.
00:34:38Alors sur premier point, comme on l'a précisé dans le propos introductif,
00:34:44l'essor de l'IA génératif est récent, 2022, et on est en 2026.
00:34:49Donc évidemment on est dans une contradiction temporelle classique
00:34:52entre une technologie qui se déploie très très vite
00:34:54et l'humain qui ne va pas à cette vitesse.
00:34:59Donc c'est très compliqué aujourd'hui d'avoir des résultats ou des études
00:35:04sur des cohortes qui soient significatives et qui permettent dans le temps
00:35:07de mesurer de manière concrète les effets de l'IA sur les éléments cognitifs.
00:35:13Et je crois que même des études récentes qui sont sorties sur le sujet
00:35:16et qui en effet pointaient certains éléments de charges cognitives en particulier
00:35:21ont aussi pointé le fait qu'il fallait prendre ces résultats
00:35:24avec énormément de prudence et que ça n'était que très provisoire
00:35:27à l'aune de ce qu'on peut aujourd'hui voir des usages de l'IA
00:35:31par les différents agents.
00:35:33En termes, alors les avantages, est-ce qu'il faut vraiment les lister ?
00:35:37Parce qu'en fait, il y en a énormément, évidemment.
00:35:41Alors je vais parler peut-être dans un premier temps avant même
00:35:44les avantages et les nécessités.
00:35:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, l'IA a de fait pénétré l'ensemble
00:35:52des secteurs économiques.
00:35:54Et ça semble très compliqué de se dire qu'on ne va pas former
00:35:58et préparer nos étudiants à ce qui les attend sur le marché du travail.
00:36:01Donc ça, c'est le premier point.
00:36:04Enfin, un exemple, aujourd'hui, je ne pense pas qu'il n'y ait plus
00:36:06un seul développeur qui n'utilise pas l'IA pour coder.
00:36:10Donc même si les résultats ne sont pas toujours optimaux,
00:36:15si vous discutez avec des développeurs qui utilisent cette technologie,
00:36:17on se rend vite compte qu'on n'est sans doute qu'à la préhistoire
00:36:20d'ailleurs de ces capacités.
00:36:24Et c'est évidemment un gain de temps absolument considérable
00:36:28sur des tâches dans lesquelles, honnêtement,
00:36:32je pense qu'il n'y a pas d'opportunité pour l'être humain
00:36:36d'y mettre de la valeur ajoutée.
00:36:38Donc il va mettre sa valeur ajoutée justement sur ce que l'IA produit.
00:36:41Preuve en est qu'on est encore tout à fait au-dessus
00:36:45et bien plus performant que l'IA, en tout cas dans le domaine
00:36:48de la créativité, de l'analyse de problèmes,
00:36:51de la résolution de ces mêmes problèmes.
00:36:55Au-delà de la nécessité, en termes d'avantages,
00:36:59on a évidemment, et on commence à en parler d'ailleurs,
00:37:04un gain de temps sur un certain nombre d'exercices très répétitifs
00:37:08ou qui consistent, comment dire, en des choses que l'on fait
00:37:13de manière un peu mécanique, corriger les fautes d'orthographe
00:37:16ou améliorer une syntaxe, etc.
00:37:19par des réflexions, des tâches réflexives à bien plus forte valeur ajoutée
00:37:23puisque le temps qu'on gagne à ne pas faire ces tâches basiques,
00:37:27entre guillemets, on va le prendre sur des tâches
00:37:29à bien plus forte valeur ajoutée.
00:37:30On va découvrir et tendre considérablement le périmètre
00:37:34de ces connaissances et des capacités à aller voir
00:37:37d'autres éléments, des choses d'ailleurs qui nous paraissaient
00:37:41inaccessibles quand on a commencé, quand l'étudiant commence
00:37:43à aborder son sujet. On peut aussi, dans les avantages,
00:37:50voir que, justement, on parlait d'esprit critique,
00:37:53c'est que la capacité à utiliser correctement une IA
00:37:56ne peut pas se faire sans le développement d'un esprit critique
00:37:58très affûté. Donc, mécaniquement, ça va aussi provoquer
00:38:02le développement de cette compétence. En tout cas, c'est ce que je souhaite
00:38:07et c'est ce que l'on pousse à travers les manières, vous l'aurez compris,
00:38:09que nous avons de déployer la sensibilisation et la culturation
00:38:12à cette technologie parce qu'elle est fondamentale et elle est vitale
00:38:19dans la capacité à construire des systèmes qui continuent à fonctionner
00:38:23d'une certaine manière. Donc, c'est un deuxième avantage clé.
00:38:30Ensuite, évidemment, la question est que ça va...
00:38:36Je dirais, le dernier avantage, en parlant très macro, c'est, il me semble-t-il,
00:38:43si c'est bien conduit, l'augmentation, enfin, en tout cas, l'amélioration
00:38:47de la richesse du dialogue avec l'enseignant, si c'est bien tenu,
00:38:49puisque les questions, finalement, assez basiques seront évacuées
00:38:53assez rapidement par un travail peut-être en amont.
00:38:56On a parlé de pédagogie inversée. Alors ça, c'est pas nouveau du tout.
00:38:58La pédagogie inversée, ça date d'il y a plusieurs dizaines d'années maintenant.
00:39:04Mais en permettant d'évacuer les questions un peu basiques
00:39:07auxquelles l'étudiant aura pu répondre en amont
00:39:08ou dont il aura pu trouver la réponse en cours
00:39:11en consultant, justement, cette technologie,
00:39:14il pourra aller sur le cœur des sujets
00:39:18qui constituent le cours ou l'apprentissage en cours
00:39:21et y consacrer plus de temps ou, en tout cas,
00:39:23d'y trouver beaucoup plus de matière
00:39:26que s'il était arrivé en cours sans préparation,
00:39:30sans pré-analyse et sans avoir pré-mâché, entre guillemets,
00:39:33un certain nombre de questions élémentaires
00:39:34sur le contenu même de l'apprentissage.
00:39:38Je vais laisser peut-être Caroline compléter mon propos.
00:39:43Oui, tu as déjà dit beaucoup de choses,
00:39:46mais je dirais que la réponse, évidemment,
00:39:49elle est très complexe et il y a au moins deux niveaux de réponse.
00:39:54Il y en a certainement d'ailleurs beaucoup plus,
00:39:55mais il y a le niveau de réponse qui serait fondé
00:40:01sur un état des savoirs extrêmement précis
00:40:03de l'état de l'art en neurosciences,
00:40:05ce que la DGCIP ne vous fournira pas aujourd'hui,
00:40:08mais que des scientifiques pourront fournir, évidemment.
00:40:11Et il y a un niveau de réponse au niveau de la transformation
00:40:15de la relation ou de la médiation pédagogique.
00:40:18Et de fait, à la fois, quand on regarde ce qu'il y a,
00:40:23ce qu'un usage, encore une fois, raisonné,
00:40:27raisonné et sélectif,
00:40:29l'esprit critique, il y a aussi cette idée de sélectivité,
00:40:31c'est sans doute ça l'enjeu éducatif majeur
00:40:34avant l'université, bien sûr.
00:40:38Il faut qu'on soit vigilant sur le continuum
00:40:40entre avant le bac et après le bac, évidemment.
00:40:43C'est pour ça qu'on travaille beaucoup avec la DNE sur ce sujet
00:40:45et la DGSCO.
00:40:47Mais pour l'étudiant, il peut y avoir des bénéfices,
00:40:50pour certains étudiants, il peut y avoir des bénéfices
00:40:53incontestables de l'IA pour l'écriture,
00:40:55l'or on l'a dit, pour des étudiants dyslexiques,
00:40:57par exemple, ou ayant des troubles divers et variés,
00:41:00l'IA peut être un apport majeur.
00:41:04Pour autant, comme je l'ai dit tout à l'heure,
00:41:06que l'étudiant ou l'étudiante ait les capacités
00:41:09de s'approprier ou de mettre en question
00:41:12ce que l'IA générative produit aujourd'hui.
00:41:16Parce qu'encore une fois, l'IA est aussi
00:41:19produit des contenus qui peuvent être biaisés,
00:41:22qui sont fortement dépendants de l'algorithme,
00:41:27des cultures qui ont conduit à entraîner cet algorithme, etc.
00:41:31Donc, il peut y avoir des bénéfices en termes de rapports,
00:41:36de pratiques, d'accès à l'écriture,
00:41:37des bénéfices en termes de transcription,
00:41:39pour des étudiants qui ont d'autres troubles,
00:41:41on peut transcrire très vite avec de l'IA,
00:41:44de traitement de données aussi, allons plus loin,
00:41:47traiter des données quand on a un corpus,
00:41:49je ne sais pas, d'entretien, des questionnaires, etc.
00:41:54Traiter des données, on peut gagner du temps avec de l'IA,
00:41:56pour autant, traitement des données n'est pas du tout synonyme
00:42:01d'interprétation des résultats.
00:42:04Et c'est là que le travail cognitif de l'humain
00:42:08reste fondamental, en tout cas pour le moment.
00:42:12Pour l'enseignant, là je parlais des bénéfices
00:42:14que pouvaient trouver les étudiants.
00:42:19Pour les enseignants, il peut y avoir un bénéfice
00:42:22dans l'utilisation de certains outils génératifs
00:42:24pour personnaliser le suivi des étudiants.
00:42:26Mais là aussi, bien sûr, cet usage, il est sous-tendu
00:42:29à la capacité des enseignants à se saisir des bons outils
00:42:32et à être accompagné par des personnes pour se saisir des outils,
00:42:36des services IA, dans les meilleures conditions.
00:42:39Parce que tous les enseignants ne sont pas démunis face à l'IA,
00:42:44ce n'est pas seulement une question de génération,
00:42:46c'est aussi une question d'histoire, de culture,
00:42:49d'apprentissage préalable, évidemment.
00:42:51Mais là, on va voir aussi, et on a mis en place un groupe de travail,
00:42:54pour le coup, à caractère prospectif à la DGCIP,
00:42:57pour essayer d'anticiper et de voir comment les métiers
00:43:01d'accompagnement des enseignants sont en train de se modifier.
00:43:04Il y a 15 ans, on a eu une transformation majeure
00:43:06qui était liée à l'émergence des ingénieurs pédagogiques,
00:43:08qui ont déjà été des acteurs dans les universités,
00:43:12qui ont accompagné les enseignants, les formateurs,
00:43:14les enseignants-chargeurs, à utiliser d'autres outils numériques,
00:43:18qui apparemment étaient moins puissants que l'IA,
00:43:21mais des plateformes de cours en ligne, des ressources,
00:43:24tous les enjeux liés aux formations, à la fois en présentiel et à distance.
00:43:28On en a fait l'expérience subie pendant le Covid,
00:43:30mais il y a d'autres moments où on utilise l'hybridation des formations,
00:43:35parce qu'on a des publics en formation continue,
00:43:38parce qu'on a des publics qui sont des étudiants,
00:43:40artistes ou sportifs à haut potentiel.
00:43:42C'est aussi ça l'usage des technologies numériques dans l'enseignement supérieur.
00:43:47Ce n'est pas que des choses qui font un mémoire comme ça du jour au lendemain.
00:43:52Donc tout ça pour dire que, voilà, pour l'enseignant,
00:43:55il y a certainement des éléments à creuser sur vraiment un suivi plus personnalisé des étudiants.
00:44:03On a des étudiants extrêmement diversifiés dans les établissements d'enseignement supérieur,
00:44:07et l'IA devrait pouvoir nous aider à avancer dans cette perspective,
00:44:10même si, encore une fois, ce sera au prix de nouvelles compétences
00:44:13pour les formateurs eux-mêmes,
00:44:15mais aussi pour les acteurs de l'appui à la formation qui les accompagnent.
00:44:23Merci beaucoup.
00:44:24On voit aussi qu'il y a du potentiel d'utilisation par les enseignants de l'IA,
00:44:29peut-être pour évaluer aussi l'acquisition des savoirs
00:44:35et des compétences éventuellement transversales aussi.
00:44:39Est-ce que, d'après vous, on peut aller développer ce point
00:44:44sur l'utilisation de l'IA par les enseignants
00:44:48pour évaluer que leurs étudiants ont bien acquis les connaissances voulues ?
00:44:56Est-ce que, demain, on peut imaginer que l'IA accompagne pas seulement dans l'individualisation
00:45:02de la relation entre le professeur et l'étudiant,
00:45:06mais puisse soulager éventuellement d'une tâche d'évaluation et de certification,
00:45:12de validation de diplôme de ce que font les enseignants pour certifier que leurs étudiants
00:45:27ont bien réussi à acquérir les compétences voulues ?
00:45:33Oui, évidemment, c'est une utilisation à laquelle on pense naturellement,
00:45:37puisque l'IA apprend parce qu'on l'entraîne,
00:45:40et une fois suffisamment entraîné, peut tout à fait nous entraîner à apprendre.
00:45:44Donc, évidemment, c'est une utilisation qui vient assez naturellement.
00:45:52C'est un des aspects qui est important, en effet,
00:45:57et qui peut donner beaucoup de valeur ajoutée dans les cours et dans les modalités d'apprentissage.
00:46:03Et je me rends compte que, tout à l'heure, j'ai cité aucun défaut.
00:46:06Je pense que si on devait avoir un défaut de l'IA,
00:46:09c'est si on n'y prend pas attention, c'est son aspect très inégalitaire,
00:46:15puisque, bien sûr, on a démarré avec des modèles totalement gratuits,
00:46:20puis progressivement payants pour la gamme la plus élevée,
00:46:24ou en tout cas la plus avancée de l'IA.
00:46:26Et aujourd'hui, je pense qu'on va évoluer très certainement vers un modèle intégralement payant.
00:46:31Donc, évidemment, il faut qu'on soit très attentifs à l'évolution de ce marché
00:46:37et à la manière dont l'enseignement supérieur à la recherche se positionne sur ce marché,
00:46:42puisque c'est un marché de fait.
00:46:45avec le développement, et c'est ce que je mettais dans mon point introductif aussi,
00:46:48de technologie souveraine et de conventions, notamment avec Mistralia, en effet,
00:46:55pour développer des réponses à ces questions.
00:47:00Pour reboucler avec la question de l'apprentissage et de l'entraînement A,
00:47:05un des aspects aussi qui, à mon avis, doit être bien mis en avant en termes d'enjeux,
00:47:12c'est le fait qu'une IA est intelligente, mais plusieurs IA sont plus intelligentes qu'une IA seule.
00:47:17Donc, le danger serait aussi de laisser se développer une IA hégémonique,
00:47:25ou unique, ou en tout cas qui aurait une présence bien trop importante par rapport à toutes les autres.
00:47:33Alors, ça n'est pas encore le cas aujourd'hui, mais le risque n'est pas complètement exclu.
00:47:39Évidemment, on pense à Google, qui a une présence quasi hégémonique, en tout cas en termes de moteur de recherche.
00:47:48Donc, voilà, il y a quand même différentes attentions sur lesquelles il faut qu'on soit particulièrement vigilants
00:47:56en termes d'évolution et derrière de régulation, éventuellement, si le besoin s'en faisait sentir et s'en fera
00:48:02sans doute sentir.
00:48:04D'ailleurs, je pense que l'Europe s'en est déjà saisie, au-delà de la problématique de marché, etc.
00:48:09Il y a aussi un sujet, bien sûr, qu'on n'a pas encore abordé, qui est celui du respect
00:48:12de la confidentialité des données
00:48:15et de la garantie donnée à l'usager, du fait que, quand il interroge une IA,
00:48:20il est dans un univers sécurisé qui le protège en tant qu'individu,
00:48:23enfin, en tout cas, qui ne va pas risquer d'atteindre à ces données fondamentales, vitales.
00:48:33Et cette réglementation, et là, je laisserai peut-être Caroline en dire trois mots, a été élaborée.
00:48:40Ce n'est pas quelque chose qu'on peut superposer à ce qui a été mis en place pour le
00:48:43RGPD,
00:48:44mais l'esprit est le même, de déployer une norme, en tout cas, un usage régulé de cette technologie.
00:49:01En fait, j'ai cru aussi entendre dans votre question cette idée qui a notamment circulé via un ouvrage
00:49:08que les diplômes, qu'on n'avait plus besoin des diplômes, en fait.
00:49:14Alors, c'est sans doute un biais, enfin, tout le monde a des biais.
00:49:17Nous parlons tous de là où nous sommes, évidemment.
00:49:21Pour autant, j'avoue que cette idée nous a un peu surpris à la mission intelligence artificielle,
00:49:29tout simplement parce que nous faisons la différence entre ce que sont les modalités d'évaluation
00:49:35de ce qu'un enseignant ou un groupe d'enseignants, avec des intervenants professionnels aussi.
00:49:42Il n'y a pas que des universitaires qui font cours dans les universités ou dans les écoles.
00:49:45Donc, nous faisons la différence entre ce que des formateurs demandent à des étudiants,
00:49:50selon des modalités bien précises, selon des pédagogies tout à fait précises.
00:49:53Tantôt, on leur demande de travailler en groupe, tantôt isolément, tantôt sur un projet,
00:49:58tantôt on vérifie l'acquisition de connaissances.
00:50:01Enfin, il y a des modalités, en fait, d'interrogation, si j'ose dire, de manière de vérifier
00:50:06que les étudiants ont acquis ou pas des connaissances et des compétences qui sont extrêmement diversifiées.
00:50:11Donc, ça, ça peut être, comment dire, aidé et renforcé, ou l'efficacité de ces processus-là
00:50:19peut sans doute être améliorée avec des outils d'intelligence artificielle contrôlés et appropriés
00:50:26pour l'évaluation des étudiants.
00:50:29La question, ensuite, enfin, l'autre niveau, c'est le mécanisme, si j'ose dire,
00:50:34ou le dispositif de certification des compétences et des connaissances acquises.
00:50:38C'est-à-dire qu'une formation, même si dans l'enseignement supérieur,
00:50:42on n'a pas des programmes nationaux comme dans l'éducation nationale,
00:50:46une formation, c'est un tout.
00:50:48Et le sens d'une formation, l'ensemble des connaissances et des compétences
00:50:51qu'on s'attend à ce qu'un étudiant ou une étudiante ait acquis
00:50:54pour obtenir un métier à l'issue de cette formation, pour les formations dites professionnalisantes,
00:50:59ou pour poursuivre ses études, lorsqu'il s'agit d'une trajectoire de formation plus longue,
00:51:04c'est un ensemble global.
00:51:05Et pour le moment, c'est le groupe enseignant, le groupe pédagogique,
00:51:10qui peut faire cette certification et donner un sens au diplôme lui-même.
00:51:15Voilà. Donc pour le moment, l'idée que le diplôme n'ait plus de sens
00:51:23nous paraît assez étrange, je dois dire.
00:51:30Merci beaucoup. Je voulais venir sur l'enjeu de l'accès aux IA,
00:51:34et pas à une seule IA. Vous l'avez pointé comme étant un défi face à des possibles creusements d
00:51:41'inégalités.
00:51:42Alors, le rôle de l'enseignement supérieur, ce n'est pas seulement la recherche,
00:51:47mais c'est aussi la formation.
00:51:49Et demain, est-ce que nous avons les moyens de pouvoir fournir un accès à plusieurs IA
00:51:56à l'ensemble des étudiants ?
00:51:58Quel est le devoir d'investissement de l'enseignement supérieur français
00:52:04aux côtés des étudiants pour leur garantir cet accès
00:52:07qui leur permet, justement, d'améliorer leurs connaissances et leurs compétences ?
00:52:14Demain, est-ce qu'on devra davantage investir dans l'accès aux IA
00:52:19que dans la construction d'amphithéâtres ?
00:52:21Est-ce que demain, vous pouvez évaluer, sachant que le marché n'est pas stabilisé,
00:52:27mais évaluer ce que représenterait ce devoir d'investissement ?
00:52:31Et je voudrais aussi faire mention, vous l'avez déjà dit,
00:52:37mais on a un partenariat, le partenariat qui a été lancé l'année dernière
00:52:40entre Mistral, les EdTech et aujourd'hui jusqu'à une cinquantaine
00:52:45d'établissements publics d'enseignement supérieur.
00:52:49Le but de ce consortium, ça consiste à mettre à disposition des établissements
00:52:54des IA génératives souveraines.
00:52:56Vous avez parlé de la souveraineté et de son enjeu, souveraine et fiable.
00:53:00Quelles en sont les premières utilisations concrètes ?
00:53:06Comment, aujourd'hui, c'est une bonne voie pour garantir, justement,
00:53:11l'accès de chaque étudiant, et je vais aussi dire les enseignants
00:53:15et les chercheurs, à ces outils ?
00:53:18Est-ce que vous avez mesuré quels étaient les besoins d'investissement
00:53:24pour relever ces défis ?
00:53:28Alors, les besoins d'investissement, ils sont évidemment énormes
00:53:32et on peut les calibrer aussi différemment selon les ambitions
00:53:35ou les projections que l'on peut faire dans le futur de l'usage
00:53:41et du déploiement et de l'évolution de cette technologie.
00:53:47C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ça a été un des axes forts de France 2030, évidemment.
00:53:53Donc, en fait, on est déjà inscrit dans un circuit, un processus d'évaluation
00:53:58et de réévaluation permanent des besoins en la matière.
00:54:01Je suis évidemment un peu, comme je l'ai dit, pareil tout à l'heure,
00:54:05c'est compliqué d'avoir des mesures précises aujourd'hui, des effets,
00:54:08parce que je sais qu'on nous tanne beaucoup avec ces questions d'évaluation, de comptage.
00:54:14Il faudrait qu'on mette une petite puce sur chacun de nos étudiants
00:54:16pour qu'à tout instant, on sache dans quel cours il se trouve et quelle formation il suit.
00:54:20Mais ce n'est évidemment pas le cas et ce ne sera jamais le cas.
00:54:23Donc, on a forcément un délai inévitable et incompressible
00:54:27entre le moment où on déploie des solutions
00:54:28et le moment où on est capable d'en mesurer les impacts et les effets.
00:54:33Ce qu'il y a de certain, c'est que ce consortium et le déploiement de Mistralia
00:54:37et en derrière, le fait que les universités et notamment les clusters IA
00:54:42se saisissent de cette question pour offrir des solutions.
00:54:45Je peux vous parler d'un exemple ultra concret
00:54:47et qui touche particulièrement la DGCIF, justement.
00:54:51C'est qu'aujourd'hui, on a un outil, RagaRen,
00:54:54totalement gratuit, évidemment, pour nous,
00:54:56qui nous propose de pouvoir consolider plusieurs IA différentes
00:55:02sur la même requête.
00:55:03Donc, vous tapez la requête dans RagaRen
00:55:04et vous avez plusieurs réponses qui se superposent dans l'outil
00:55:07nous permettant d'avoir le meilleur de l'utilisation
00:55:10de cette intelligence artificielle
00:55:12puisqu'on gagne non seulement en vitesse
00:55:13mais aussi en pertinence
00:55:16puisque le fait de pouvoir comparer
00:55:17ce que chacune des IA génératifs produit
00:55:20est évidemment une sécurité et un gain de temps.
00:55:23Et cet outil, évidemment, n'est pas disponible
00:55:24que la DGCIF, il a été déployé bien au-delà.
00:55:29Maintenant, en effet, une vigilance doit être maintenue
00:55:34sur la capacité de financement de ces technologies
00:55:40dans le cadre des futurs programmes de financement
00:55:43qui seront déclenchés pour ces opérations.
00:55:46Ce que je dois dire là aussi, c'est qu'on ne peut pas non plus
00:55:50ignorer le fait que l'IA est très énergivore
00:55:56à un niveau que peu de gens conçoivent,
00:55:59qu'on est dans un contexte mondial économique
00:56:02que je ne vais pas rappeler ici
00:56:06et que le développement peut aussi ne pas avoir l'avenir
00:56:11qu'on rose, qu'on lui prédit aujourd'hui.
00:56:14Donc il y a aussi, et on a insisté dans le propos d'un outil là-dessus,
00:56:17la question de comment, en plus, faire des investissements
00:56:21qui soient soutenables pour la planète
00:56:24et pour le développement, bien sûr, à plus long terme,
00:56:28développement, comment dire, très étudié
00:56:33et très adapté à la réalité de nos ressources,
00:56:36et y compris énergétique dans le futur.
00:56:41Oui, quelques précisions en quelques mots.
00:56:44Je rebondis sur le cas de Raga Rennes.
00:56:46Raga Rennes, c'est un service d'IA, en fait,
00:56:48qui est déployé sur des infrastructures souveraines
00:56:51par plusieurs établissements d'enseignement supérieur.
00:56:54Comme son nom l'indique, l'université de Rennes
00:56:56est un petit peu pilote.
00:56:57Néanmoins, l'université de Rennes, avec Centrale Supélec,
00:57:01sont vraiment les deux animateurs
00:57:03d'un consortium d'établissements.
00:57:05Ils sont près d'une...
00:57:07Comme le chiffre ne cesse de monter,
00:57:09ils doivent être une cinquantaine aujourd'hui.
00:57:12Voilà, un consortium qui s'appelle ILAS,
00:57:14que Laure a cité lors de son intervention liminaire.
00:57:18Et ce consortium est très important
00:57:20pour l'enseignement supérieur.
00:57:22C'est une véritable force pour l'enseignement supérieur
00:57:24du point de vue de la souveraineté,
00:57:25parce que, en fait, c'est un dispositif
00:57:28qui conduit, encore une fois,
00:57:30une cinquantaine d'établissements d'enseignement supérieur
00:57:32à mutualiser leur capacité de calcul.
00:57:35Et grâce à un outil technique
00:57:36qui s'appelle Dispatcher,
00:57:38et dont je serais bien incapable
00:57:39de vous expliquer le fonctionnement,
00:57:41qui a été développé par Centrale Supélec,
00:57:44eh bien, ces établissements arrivent,
00:57:46entre eux et avec d'autres,
00:57:48à partager, en fait, la capacité de calcul
00:57:50pour des tâches simples.
00:57:52Évidemment, il ne s'agit pas de demander
00:57:54des tâches qui nécessitent
00:57:55une puissance de calcul énorme,
00:57:57comme on en a besoin dans certains pans de la recherche,
00:57:59où là, les laboratoires,
00:58:00dans les universités
00:58:01ou dans les organismes de recherche,
00:58:02se penchent vers un opérateur national
00:58:05qui s'appelle GENSI.
00:58:06Voilà.
00:58:07Mais en tout cas, pour les usages
00:58:09ou les tâches simples,
00:58:11enfin, simples en termes de puissance de calcul,
00:58:13c'est comme tout ce que nous avons dit
00:58:15depuis ce matin, évidemment,
00:58:16montre que ce n'est pas simple.
00:58:18Voilà.
00:58:19Ce consortium, il a,
00:58:19c'est tout à fait important,
00:58:20et c'est une pièce importante aussi,
00:58:22c'est un maillon,
00:58:24si j'ose dire, important,
00:58:25ou une brique importante
00:58:26de l'expérimentation qui est en cours.
00:58:30L'expérimentation, en fait,
00:58:31qui fait suite à,
00:58:33vous l'évoquiez à la fin de votre questionnaire,
00:58:37au partenariat conclu et annoncé par le ministre
00:58:40avec Mistral Haïd.
00:58:42Donc, il y a une expérimentation en cours
00:58:44qui est menée par une agence
00:58:47qui s'appelle l'AMU,
00:58:48l'Agence de mutualisation des universités
00:58:49et des établissements,
00:58:50qui est bien évidemment suivie
00:58:52par un comité de pilotage
00:58:53qui est piloté par notre ministère,
00:58:56par ces deux directions générales,
00:58:57la DGCIP et la DGRI.
00:59:00Donc, cette expérimentation est en cours
00:59:02sur la base des 3 000 licences
00:59:04qui ont été fournies par Mistral
00:59:08via deux modalités.
00:59:10Il y a une modalité d'accès via les licences
00:59:12et puis une modalité d'accès via des API.
00:59:16Donc, 80 établissements participent
00:59:18à cette expérimentation.
00:59:20Elle a démarré,
00:59:24là, à la fin de l'hiver.
00:59:26Voilà, et nous espérons,
00:59:28enfin, nous aurons des éléments,
00:59:31des indicateurs pour fournir un cahier.
00:59:33Notre objectif, c'est évidemment
00:59:35d'aboutir à l'élaboration
00:59:36d'un cahier des charges.
00:59:37Donc, ça, c'est une piste importante
00:59:39pour le maistreux.
00:59:41L'autre piste, évidemment,
00:59:42qui n'est absolument pas contradictoire,
00:59:44c'est le travail que mène la DINUM.
00:59:46La DINUM a une démarche analogue
00:59:48pour l'ensemble des services de l'État
00:59:50et, voilà, nos deux directions générales
00:59:53et leur future délégation au numérique.
00:59:56travaille aussi avec la DINUM.
00:59:58Ce sont les deux pistes, en fait,
00:59:59qui ne sont pas parallèles,
01:00:02qui se rejoignent,
01:00:03notamment parce que
01:00:04les expérimentations ont lieu,
01:00:07côté DINUM
01:00:08comme côté enseignement supérieur recherche,
01:00:10avec Mistral.
01:00:11Voilà.
01:00:12Et l'idée, c'est effectivement
01:00:13d'arriver, je dirais,
01:00:15un peu après,
01:00:17du côté des GSIB, des GRI,
01:00:20après la rentrée universitaire prochaine,
01:00:22d'avoir des éléments chiffrés
01:00:23sur les usages,
01:00:27les besoins en termes de capacité de calcul,
01:00:30etc.,
01:00:30qui permettront de dimensionner
01:00:32les besoins en investissement,
01:00:34à ceci près, bien sûr,
01:00:35que ces technologies évoluent tellement vite
01:00:37que les besoins d'investissement
01:00:39seront aussi dépendants
01:00:41des transformations des outils eux-mêmes.
01:00:43et donc, c'est une actualisation
01:00:46qui devra se faire en temps réel,
01:00:48si j'ose dire,
01:00:49ou au fil de l'eau.
01:00:50Mais l'expérimentation est en cours.
01:00:51Voilà.
01:00:53Merci beaucoup, mesdames,
01:00:54pour ces contributions.
01:00:56C'est pas tout à fait décisif
01:00:57à notre travail d'information.
01:01:00Vous y faisiez référence,
01:01:02madame le professeur.
01:01:03Effectivement,
01:01:03le docteur Alexandre,
01:01:05monsieur Babot
01:01:06ont produit un livre intitulé
01:01:08« Ne faites plus d'études ».
01:01:09Vous l'avez évidemment lu.
01:01:12C'était un titre provocateur,
01:01:15mais qui avait, me semble-t-il,
01:01:19l'avantage et l'intérêt
01:01:21de tirer la sconelle d'alarme
01:01:22sur le fait que l'IA
01:01:24va impacter directement l'accès,
01:01:26pas seulement à l'information,
01:01:27mais également au savoir
01:01:28pour les étudiants.
01:01:29Et donc, vous nous avez rassurés
01:01:31de ce point de vue-là.
01:01:32L'université, le ministère en tout cas,
01:01:34est en ordre de bataille
01:01:37pour intégrer tout le moment
01:01:39la révolution numérique de l'IA générative
01:01:41dans les procédures,
01:01:43dans les pédagogies,
01:01:44dans l'administration.
01:01:45Donc, ça, c'est une chose
01:01:46dont nous avons pris bonne note
01:01:47et dont madame le rapporteur
01:01:48va faire son miel
01:01:49dans le rapport
01:01:50qui paraîtra fin juin.
01:01:51Mesdames, merci beaucoup
01:01:52et bonne fin de journée à vous.
01:02:03Merci.
01:02:04Merci.
01:02:07Merci.
01:02:08Merci.
01:02:14Merci.
01:02:15Merci.
01:02:17Merci.
01:02:19Merci.
01:02:25Merci.
01:02:27Merci.
01:02:27Merci.
01:02:28Merci.
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