- il y a 1 jour
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00La séance est levée, on se retrouve sur le plateau de LCP pour revenir sur les temps forts des questions
00:05au gouvernement
00:06avec deux députés, Philippe Latombe, député Modem de Vendée, Gaëtan Dussaucet, député Rassemblement National des Vosges
00:14et on a le plaisir d'accueillir quatre citoyens, ils poseront tout à l'heure leurs questions aux députés
00:19Alexis, Claire, Soprane et Inès nous font le plaisir d'être sur ce plateau
00:22On va commencer tout de suite par une interview, celle du ministre de l'éducation nationale, Edouard Geffray
00:28et dans la cour d'honneur de l'Assemblée Nationale au micro de Stéphanie Despierres
00:33Edouard Geffray, après le décès d'un adolescent écrasé par un chariot élévateur dans le Gard le 18 avril
00:38vous avez annoncé des changements dans les stages de seconde et de troisième
00:43qu'allez-vous proposer comme changement concret ?
00:46Nous avons diligenté, d'abord mes pensées vont à Calvin et à sa famille
00:52parce que c'est un drame pour nous tous
00:53et on ne peut pas se permettre qu'un stage d'observation conduise un accident de cette nature
00:58du coup donc ce qu'on a fait avec mon collègue Jean-Pierre Farrandou et Sabonin Arrubach
01:01c'est qu'on a diligenté une enquête de l'inspection de l'allocation nationale
01:04et de l'inspection générale des affaires sociales
01:06pour précisément sécuriser les stages
01:08Comment vous allez faire ?
01:09Alors il ne s'agit pas forcément de changer leur format
01:11mais il s'agit de faire en sorte que ce ne soit que des stages d'observation
01:14c'est-à-dire qu'en aucun cas un jeune ne peut être amené à faire un geste professionnel pendant
01:18un stage
01:18Il ne peut pas toucher une machine outil, il ne peut évidemment pas monter sur un appareil de cette nature
01:23d'ailleurs personne ne peut monter dessus sur l'habilitation
01:25et donc il y a tout un travail à faire vis-à-vis des entreprises
01:27et puis vis-à-vis bien sûr des élèves pour bien leur expliquer le cadre
01:30donc on y travaille avec Jean-Pierre Farrandou
01:32on attend les conclusions de la mission
01:33Jean-Pierre Farrandou probablement parlera aussi d'ici peu
01:36mais voilà dès qu'on aura ces conclusions très rapidement
01:38on prendra toutes les mesures nécessaires
01:39Mais ça veut dire que par exemple un ado pourra quand même continuer à aller sur un chantier
01:42ou est-ce que vous réfléchissez par exemple à interdire certains secteurs qui seraient trop dangereux ?
01:47Alors il y a déjà aujourd'hui des secteurs où de fait il n'y a pas de stage d
01:49'observation en pratique
01:51la question c'est surtout en réalité de se dire que quand je participe à la vie d'une entreprise
01:57je peux une fois encore observer, je ne peux pas être mis dans une situation professionnelle
02:03ou à force d'une situation dangereuse
02:04donc ça peut être par exemple des zones de l'entreprise qui sont interdites
02:07si vous avez une mise avec une chaîne de production
02:09vous pouvez très bien visiter les services support etc.
02:12vous n'allez pas forcément aller sur la chaîne de production s'il y a des risques
02:15parce qu'il y a des produits dangereux etc.
02:16Donc tout ça sera vu une fois encore dans les toutes prochaines semaines
02:20Vous aviez évoqué des changements sur la durée peut-être
02:22ou le nombre d'entreprises pour les stages
02:24est-ce que ça c'est à l'ordre du jour alors qu'à l'heure actuelle
02:26les lycéens ne font qu'un jour de stage ?
02:28Alors ça c'est une autre question, les deux questions sont bien distinctes
02:31effectivement l'une des questions c'est savoir si on n'a pas intérêt aussi
02:34à ce que nos élèves puissent voir plusieurs entreprises pour le même stage
02:39typiquement si vous faites un stage chez un artisan ou un commerçant
02:43plutôt que de passer deux semaines à la pharmacie
02:45vous faites une semaine à la pharmacie, une semaine à la boulangerie
02:47vous découvrez deux métiers
02:48Est-ce que ce ne sera pas encore plus compliqué pour les élèves
02:50qui parfois ont du mal à trouver des stages ?
02:51Alors en seconde non pas forcément
02:53c'est même d'ailleurs souvent plus simple de trouver des stages d'une semaine
02:54que de 15 jours
02:55parce que pour en trouver 15 jours c'est long, une semaine c'est jouable
02:58et donc l'idée c'est là aussi de simplement de mettre un peu de souplesse
03:02dans les choix
03:03et beaucoup de sécurité dans les conditions
03:05Merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions
03:08Merci beaucoup Stéphanie Despierre
03:10Un mot chacun
03:11Est-ce qu'il faut effectivement se pencher sur ces stages de troisième ou de seconde
03:15après les drames qu'on a connus, Gaëtan du Sausset ?
03:18Ce qui est certain c'est qu'indépendamment des stages scolaires
03:21la France malheureusement atteint des records qui ne sont pas des plus louables
03:24en matière d'accidents de travail et maladies professionnelles
03:26notamment si on prend les morts au travail
03:28on en compte à peu près deux par jour
03:29et on est quasiment sur le podium de la moyenne européenne
03:32sur le podium des pays européens avec le plus de morts en raison de l'activité professionnelle
03:37Donc évidemment qu'il faut s'assurer que lorsque l'on envoie un jeune
03:41dans un monde professionnel on le fasse en toute sécurité
03:43Après attention justement aux décisions qui pourront être prises
03:46parce que je pense et au Rassemblement National nous pensons
03:48qu'il faut essayer de connecter le plus tôt possible
03:52quand cela est évidemment possible
03:54les jeunes au monde professionnel
03:56parce que cela permet de mieux connaître ce qu'est l'entreprise
03:59mieux connaître ce qu'est l'économie et comment elle fonctionne
04:01et puis aussi bien évidemment de créer des vocations
04:03mais là encore toutes les entreprises ne sont même pas sur un même plan d'égalité
04:07puisque vous avez de fait des grosses structures
04:09qui elles ont des moyens, des possibilités d'améliorer les conditions de travail
04:12et d'assurer aussi un bon accompagnement de ces jeunes stagiaires
04:15comme de l'autre côté vous avez des plus petites structures
04:17je pense en particulier au TPE
04:18où là on est sur des logiciels plus familiaux, plus compliqués
04:21et donc il y a moins cette possibilité de garantir la sécurité
04:24Philippe Latombe, il y a évidemment la question de la sécurité autour de ce drame
04:28mais sur l'organisation effectivement de ces stages obligatoires
04:31ce n'est pas toujours facile ni pour les élèves ni pour les entreprises
04:35est-ce qu'il faut revoir le dispositif ?
04:37Oui je pense que le ministre a fait deux réponses séparées
04:39l'une sur la sécurité, je suis d'accord il faut qu'on renforce la sécurité
04:42maintenant attention à faire que des stages d'observation
04:45un certain nombre d'entreprises ne voudront pas mettre du temps
04:48à consacrer à des personnes juste sur de l'observation
04:51et ça ne sera pas forcément très intéressant aussi pour les stagiaires
04:55il va falloir qu'on revoie certainement et le format et la fréquence des stages
04:59on voit bien de plus et je suppose que c'est aussi le cas dans les Vosges
05:03mais on a de plus en plus de jeunes qui nous disent
05:06est-ce que vous pouvez nous aider à trouver un stage ?
05:07et je ne voudrais pas que les stages ça soit uniquement l'apanage
05:11de réseaux professionnels, d'amis
05:14qui ont une capacité à pouvoir trouver des stages à la place des enfants
05:18et ça aujourd'hui on a besoin de pouvoir
05:20alors je suis d'accord pour reconnecter les stagiaires et l'entreprise
05:23mais il faut que ça se passe dans des conditions
05:24qui sont des conditions bonnes pour l'entreprise
05:26et surtout bonnes pour les stagiaires
05:27parce que s'il est là juste pour regarder
05:28et qu'il n'a pas le droit de participer
05:29à ce moment-là on risque de rater la cible
05:32On va parler du thème de cette séance des questions au gouvernement
05:35c'est un thème qui revient semaine après semaine
05:37la question des carburants
05:38Clément Perrault, vous étiez dans l'hémicycle pour suivre la séance
05:41un échange plutôt tendu entre un député du Rassemblement National
05:44et le ministre de l'Economie
05:45Exactement, un baptême mouvementé
05:47voilà comment on pourrait résumer l'épisode
05:49Elsa c'est un tout nouveau député
05:5138 ans, Edouard Jordan
05:53député Rassemblement National de l'Aude
05:56il succède à Barthès
05:58le député Christophe Barthès
05:59qui est devenu maire de Carcassonne
06:01sa question était assez classique
06:03elle portait sur la hausse du prix du carburant
06:05il demandait au gouvernement
06:07sans surprise de baisser la TVA
06:08on sait que c'est la grande mesure que souhaite le Rassemblement National
06:11Roland Lescure alors
06:12ministre de l'Economie a pris la parole
06:15on l'a senti tout de suite remonté
06:17il lui a dit
06:18au RN les députés passent
06:20mais les bonnes habitudes ne se perdent pas
06:22misérabilisme, exagération
06:23solutions inappropriées
06:25vous voulez baisser la TVA
06:26mais si vous faites ça vous baissez pour tout le monde
06:28y compris pour ceux qui n'en ont pas besoin
06:31à ces mots
06:32certains députés du RN ont commencé à faire ce geste
06:34regardez Elsa
06:35ça a agacé le ministre
06:36qui a dit
06:37ça c'est au limite de l'indécence
06:39ce geste
06:40que faisait notamment le député
06:41Laurent Jacobelli
06:42ça veut dire
06:42la tambouille
06:43voilà comme une casserole
06:45façon de dire
06:46en ne baissant pas la TVA
06:47vous voulez plutôt
06:49privilégier
06:49certaines populations
06:50pour vos aides
06:52et ensuite
06:52il y a eu la fin
06:53de l'intervention
06:54de Roland Lescure
06:55qui a dit
06:56aux jeunes députés
06:57vous venez d'arriver
06:58travailler
06:58et ça
06:59ça a hérissé
07:00tous les députés RN
07:01qui se sont levés
07:02qui ont crié
07:03ils ont estimé que c'était une forme de mépris
07:05notamment
07:05Marine Le Pen
07:07rouge
07:07de rage
07:08qui hurlait
07:09sur Roland Lescure
07:10je l'ai entendu plusieurs fois
07:11crier
07:12incompétent
07:12incompétent
07:13regardez vous
07:14disait également
07:15Sébastien Chenu
07:16c'est vous
07:17qui devez travailler
07:18voilà
07:18pour ce moment de tension
07:20qui sont assez réguliers
07:21entre Roland Lescure
07:22et les députés RN
07:23merci beaucoup Clément
07:24on va pas revenir sur la forme
07:26mais peut-être sur le fond
07:27qui a étendu sausset
07:28le ministre vous dit
07:29finalement la TVA
07:30ça profiterait
07:31la baisse de la TVA
07:32ça profiterait
07:32à tout le monde
07:33ce qu'il faut c'est regarder
07:34pour des mesures plus ciblées
07:36qu'est-ce que vous en dites
07:37qu'en réalité
07:38tous les français
07:38qui nous regardent
07:39aujourd'hui
07:40personne n'a pu bénéficier
07:42des décisions
07:42qui ont été prises
07:43par le gouvernement
07:43dont fait partie
07:44monsieur Roland Lescure
07:45et en fait il y a un véritable problème
07:47parce que ça fait 6 semaines
07:48que les français subissent
07:49cette explosion
07:50des prix énergétiques
07:51et des prix des carburants
07:52en particulier
07:52et qu'en réalité
07:53le gouvernement traîne
07:54parce que le gouvernement
07:55il y a les pêcheurs
07:56il y a les gros rouleurs
07:57il y a des mesures ciblées
07:58bien sûr mais aujourd'hui
07:59le gouvernement refuse
08:01par idéologie
08:01de s'attaquer
08:02à la principale cause
08:04qui fait qu'aujourd'hui
08:05les prix du carburant
08:05sont très chers
08:06à savoir qu'il y a
08:07trop de taxes
08:08plus de 50% du prix
08:09que vous payez à la pompe
08:10correspondent à des taxes
08:11entre la TICPE
08:12la TVA
08:13même la TVA
08:13sur les TICPE désormais
08:14donc oui il faut baisser tout ça
08:16et quand j'entends
08:17le ministre de l'économie
08:18qui nous explique
08:18que l'État n'aurait pas les moyens
08:19alors qu'on parle
08:20de 15 milliards d'euros
08:21c'est-à-dire même pas 1%
08:22de la dépense totale
08:24de l'État chaque année
08:24je me dis qu'évidemment
08:26il a un gros problème
08:27de compétence
08:27comme lui a rappelé Marine Le Pen
08:28à juste titre.
08:29Philippe Latom
08:29puisqu'il y a cette question
08:30il y a aussi le député PS
08:31qui a parlé
08:32comme l'État perçoit
08:34de l'argent sur l'essence
08:35avec ses taxes
08:37certains députés
08:37et peut-être certains français
08:38ont le sentiment finalement
08:39que l'État
08:40récupère de l'argent
08:42est-ce que c'est vrai
08:43et est-ce qu'il faut lutter
08:44contre ça ?
08:45D'abord un mot sur la forme quand même
08:47je n'apprécie pas
08:49dans un sens comme dans l'autre
08:50qu'on ait ces mouvements de tension
08:51et ces réponses
08:53un peu à l'emporte-pièce
08:55d'un ministre vis-à-vis des parlementaires
08:57mais aussi parfois
08:57de parlementaires
08:58qui chahutent les ministres.
08:59Je ne trouve pas ça bien
08:59je trouve que ça ne donne pas
09:00une bonne image de la démocratie
09:02et les français ont envie
09:02qu'on puisse discuter du fond
09:03et le fond c'est que effectivement
09:06moi je pense que
09:08le gouvernement devrait prendre
09:09un engagement assez simple
09:10c'est de dire
09:10je ne gagnerai pas d'argent
09:12ensuite je le fais avec
09:13la TICPE flottante
09:16je suis plutôt plus fan
09:17de la baisse de la TICPE
09:18que la baisse de la TVA
09:19parce que les entreprises
09:20ne sont pas assujetties
09:21à la TVA en totalité
09:22et donc en fait
09:23on a aussi besoin
09:24d'aider les entreprises
09:25mais qu'on puisse avoir
09:26cet engagement clair
09:27Ensuite on fait
09:28La porte-parole du gouvernement
09:29dit la guerre
09:29elle nous coûte
09:30elle nous coûte
09:32parce qu'elle mélange
09:32beaucoup de choses
09:33et elle a raison
09:33dans son sens de mélanger tout
09:34c'est qu'elle dit
09:35sur les carburants
09:37on gagne un peu sur les prix
09:38mais comme il y a une baisse
09:39d'activité économique
09:40l'un dans l'autre ça fait que
09:41oui sauf que la baisse
09:42d'activité économique
09:43elle impacte aussi
09:44les salariés à double titre
09:46c'est qu'ils ont eu du mal
09:47à trouver de l'argent
09:47pour aller au travail
09:48et ils ont en plus du mal
09:49dans leur entreprise
09:50d'avoir des augmentations
09:51de salaire
09:51ou de la participation
09:52de l'intéressement
09:53ou même des nouvelles embauches
09:54donc il faut arriver
09:55à dissocier les deux
09:55je pense que l'engagement
09:57du gouvernement de dire
09:58sur la partie des carburants
09:59je prends l'engagement
10:00de ne pas gagner d'argent
10:01et donc à ce moment-là
10:02en fonction du prix du baril
10:04et bien j'ai une TICPE flottante
10:06qui permet de l'amenuire
10:07quand le baril augmente fortement
10:08et qui permet de revenir
10:09à des niveaux plus élevés
10:11quand ça descend
10:12Allez, on pourrait passer
10:13beaucoup de temps
10:14sur cette question des carburants
10:15et on en passera certainement
10:16encore dans les prochaines séances
10:17des questions au gouvernement
10:18mais on vous laisse laisser le temps
10:19évidemment de passer
10:20à la séance citoyenne
10:27Vous avez assisté à la séance
10:28des questions au gouvernement
10:29vous avez vu les députés
10:30interroger les ministres
10:31et bien c'est à vous maintenant
10:32de le faire avec nos députés
10:34on va commencer par vous Alexis
10:36Alexis Cohen
10:36vous avez 27 ans
10:37vous travaillez dans l'écriture audiovisuelle
10:39à Paris
10:40vous avez beaucoup suivi
10:42comme beaucoup de monde
10:43la commission d'enquête
10:44sur l'audiovisuel public
10:46quelle est votre question Alexis ?
10:47Bonjour
10:48Monsieur les députés
10:50alors donc effectivement
10:51je travaille dans l'audiovisuel
10:52depuis un certain nombre d'années
10:54donc je suis cette question
10:56avec attention
10:56mais cette question
10:57elle intéresse tous les français
10:59je pense
10:59puisque tout le monde participe
11:01au financement
11:02de l'audiovisuel public
11:05et ma question
11:07donc concerne
11:09les suites
11:10de ce rapport
11:12ce fameux rapport
11:13donc qui a été
11:13qui a été
11:15conduit par Monsieur Aloncle
11:16selon vous
11:18peut-il déboucher
11:19sur des mesures concrètes
11:20sur des faits
11:21sur des actes
11:23qui au-delà
11:25du clivage politique
11:26au-delà
11:27de la petite tambouille politicienne
11:29au-delà
11:30de la personnalité
11:31de Monsieur Aloncle
11:32on se rend bien compte
11:33c'est quand même 4 milliards
11:34donc la moitié du budget
11:36du ministère de la culture
11:37qu'il y a des choses à faire
11:39malgré la couleur politique
11:41de la personne
11:41qui porte le rapport
11:42est-ce possible
11:44de ne pas finir
11:44par une privatisation
11:45puisque c'est
11:47c'est ce qui
11:47comment dire
11:48c'est ce qui
11:48c'est ce qui peut
11:50flotter au-dessus
11:51de cette
11:52de notre institution
11:53culturelle française
11:54qui est le service public
11:55vous
11:56j'aimerais avoir votre avis
11:57sur cette situation
11:58j'aimerais savoir
11:59j'aimerais savoir
12:00si vous pensez
12:01que tout ça
12:02peut se traduire en actes
12:03afin de sauvegarder
12:05un service public
12:07comment dire
12:08un peu plus sain
12:09ou en tout cas
12:11épuré
12:11d'une certaine manière
12:13alors
12:13je précise que
12:14ni l'un ni l'autre
12:15vous aviez participé
12:16à cette commission d'enquête
12:17mais vous l'avez évidemment
12:18suivi comme d'autres
12:19Philippe Latombe
12:20est-ce que le rapport
12:21les préconisations
12:22où est-ce que tout ça
12:23va finir
12:24demande Alexis
12:24une précision
12:25qui a quand même son importance
12:27c'est que le rapport
12:27a été consulté par les membres
12:28de la commission d'enquête
12:30que seuls ces membres-là
12:31ont pu accéder au rapport
12:32et aux propositions
12:34préconisations du rapporteur
12:35et que donc
12:35on n'est pas nous
12:36en capacité de vous dire
12:38quelles sont les préconisations
12:38même s'il y a eu des fuites
12:40on ne va pas se le cacher
12:41voilà
12:41on a quand même
12:42quelques pouces à l'esprit
12:43on a l'esprit de la lettre
12:44je partage
12:46et puis je suis président
12:47de commission d'enquête
12:48aussi en parallèle
12:49pendant ce temps-là
12:50et on n'en parle pas beaucoup
12:51donc pour ceux qui veulent
12:52il y a des replay tous les jours
12:52on parle d'audiovisuel
12:53je pense qu'il y aura
12:55des préconisations
12:56qu'il faudra qu'on regarde
12:57la vraie question aujourd'hui
12:59c'est comment est-ce qu'on adresse
13:00le problème de l'audiovisuel
13:01c'est pas simplement
13:02la question du financement
13:03de l'audiovisuel public
13:04c'est une des parties
13:04il y aura une question aussi
13:06qui sera sur la création audiovisuelle
13:08l'émergence de l'IA
13:09comment est-ce qu'on fait
13:10et tout ça dans un paquet global
13:11qu'il va falloir qu'on arrive
13:12à regarder
13:12parce qu'on ne financera pas
13:14la création artistique
13:16de la même façon
13:17dans quelques mois
13:18qu'on le finance maintenant
13:19et donc la masse monétaire
13:20pour financer l'audiovisuel
13:22doit être totalement repensée
13:23à cet au-delà
13:24est-ce qu'il faut
13:26privatiser l'audiovisuel public
13:27je ne pense pas
13:29qu'on ira jusque-là
13:29et je ne le souhaite pas
13:30qu'on arrive à regarder
13:32comment est-ce qu'on peut
13:32optimiser les choses
13:33et quand je mets optimisation
13:34c'est pas un gros mot
13:35qui veut dire
13:36virer du journaliste
13:37et virer des techniciens
13:38c'est comment est-ce que
13:39je déplace l'audiovisuel public
13:41sur un créneau
13:43qui est le créneau
13:43de l'audiovisuel public
13:45et qu'une partie
13:45d'activité
13:47qui était plutôt
13:48du commercial
13:48un peu intégré
13:50dans le service public
13:51n'est pas à regarder
13:52de façon différente
13:53les nouvelles technologies
13:54vont nous aider aussi là-dessus
13:55donc on doit pouvoir
13:56regarder ça
13:56de façon intelligente
13:57avant de vous redonner
13:58la parole Alexis
13:58on verra de façon apaisée
14:00sur cette commission d'enquête
14:01on verra
14:02Gaëtan Ducossé
14:03sur la question
14:04de la privatisation
14:05c'est vrai qu'Alexis disait
14:06ça flotte un peu au-dessus
14:07même si Charles Aloncle
14:08ne le décrète pas
14:09dans son rapport
14:10est-ce que finalement
14:11c'est parce que vous
14:12au Rassemblement national
14:13et à l'UDR vous voulez ?
14:15En réalité en 2022
14:17Marine Le Pen
14:17avait inscrit
14:18la privatisation
14:20de l'audiovisuel public
14:21dans son programme présidentiel
14:22on travaille actuellement
14:23sur le programme de 2027
14:24nous verrons
14:25quelles seront les évolutions
14:26notamment en ce qui concerne
14:27l'audiovisuel public
14:28et à partir aussi des travaux
14:29qui ont été menés par Charles Aloncle
14:31avec la commission d'enquête
14:31je pense que ça a été important
14:32et vous avez eu raison
14:33M. Cohen de le rappeler
14:35ça a été une commission d'enquête
14:37qui pour le coup
14:38moi ça fait à peine deux ans
14:39que je suis élu député
14:40mais qui je crois
14:41a quand même été
14:42très largement
14:43et médiatisé
14:44mais aussi suivi
14:46surtout par les Français
14:46beaucoup de Français
14:47en fait ont suivi
14:48avec attention
14:49pas mal de ces auditions
14:50ce qui arrive quand même
14:51assez rarement
14:51on ne va pas se mentir entre nous
14:52sur le travail parlementaire
14:54et surtout le travail
14:55des commissions
14:55qui est peut-être
14:56moins spectaculaire
14:57que le travail dans l'hémicycle
14:59et je pense que ça explique
15:00aussi une chose
15:01c'est qu'en fait
15:01comme les Français
15:02sont les premiers financeurs
15:04de l'audiovisuel public
15:05et bien ils attendent justement
15:06ils ont le souci
15:07de savoir comment est utilisé
15:09leur argent
15:09est-ce qu'il est bien utilisé
15:10c'est vrai que cette commission
15:12d'enquête a d'ores et déjà
15:13permis de dévoiler
15:14quelques petits poteaux roses
15:15notamment des rémunérations
15:16très décorrélées
15:17de la réalité du travail
15:18pour d'autres Français
15:19avec une trentaine
15:20aujourd'hui de directeurs
15:21qui gagnent plus
15:22que le président de la République
15:23on se demande
15:24pour quels effets
15:24pour quels intérêts
15:25pour quelle utilité
15:26pour le service public
15:27qui est rendu
15:28donc on est évidemment
15:30très impatients
15:30de voir quelles seront
15:31les recommandations
15:32puisque dans un rapport
15:33il y a évidemment
15:33des propositions
15:34et qui seront publiés
15:36comme l'intégralité des rapports
15:36lundi prochain.
15:37Alexis, on sait que sur 4 milliards d'euros
15:39le rapporteur propose par exemple
15:41de supprimer 1 milliard d'euros
15:43mais est-ce que c'est pas affaiblir
15:45le service public de l'audiovisuel
15:47le couper d'un quart de son budget ?
15:50Je ne suis pas à ce niveau-là
15:52pour savoir s'il faut réduire
15:53ou pas un milliard d'euros
15:55néanmoins je pense qu'il y a
15:56de l'argent qui peut être employé
15:57à meilleur escient
15:59ça c'est une évidence
16:00je ne crois pas personnellement
16:02que la privatisation
16:03soit quelque chose d'intéressant
16:05puisque quand on privatise
16:07un service public
16:09on le condamne en quelque sorte
16:13notamment le secteur de l'audiovisuel
16:14au proie du monopole
16:17des grands groupes
16:18et donc je pense qu'on perdra
16:20personnellement je pense
16:21pas mal l'exception française
16:23et on gagnera juste
16:25une américanisation
16:26encore plus de l'audiovisuel
16:27ce qui est à déplorer
16:28je partage l'idée
16:30il faut aussi se dire
16:32que l'audiovisuel public
16:33est aussi un moyen
16:34pour la France
16:34de faire porter sa voix
16:35à l'étranger
16:36et dans l'audiovisuel public
16:37il y a des chaînes
16:39qui méritent
16:40qu'on puisse sanctuariser
16:41un budget
16:42et un mode de fonctionnement
16:43parce que ça permet
16:44de débunker
16:45pardon
16:45de déminer
16:46des ingérences étrangères
16:48on l'a vécu
16:50il n'y a pas très longtemps
16:51au Mali
16:51encore une fois
16:52ça permet d'avoir des personnes
16:53sur le terrain
16:54ça permet de savoir
16:55ce qui se passe dans le monde
16:56et de porter la voix de la France
16:57il y a peut-être
16:58effectivement d'autres endroits
16:59où en termes budgétaires
17:01on a vu effectivement
17:01des rémunérations
17:02et des chiffres d'affaires
17:04de sociétés de production
17:05qui méritent peut-être
17:05de couper un peu
17:07Alexis en un mot
17:08oui non j'allais dire
17:09effectivement
17:09pour les français
17:10c'est un domaine
17:11qui est encore assez obscur
17:12c'est-à-dire qu'on a l'impression
17:13on fait passer des sommes
17:14il y a beaucoup de fantasmes
17:15il y a beaucoup de fantasmes
17:16autour de ça
17:17mais c'est aussi une réalité
17:18des gens qui travaillent
17:21et donc ça
17:22il faudrait aussi
17:22éclaircir tout ça
17:23pour éviter que ce soit
17:24que ça devienne
17:25une espèce de gigantesque
17:26Sauf que vu
17:27à quel point
17:28la personnalité du rapporteur
17:29a été clivante
17:30si on peut dire
17:31Gaëtan Dussault
17:32il n'y aura pas de travail
17:32transpartisan derrière
17:34ça c'est certain
17:35Ecoutez je pense que Charles Alloncle
17:36aura toute la possibilité
17:37d'essayer de traduire
17:38en proposition de loi
17:39un certain nombre
17:40de recommandations
17:40qui seront issues
17:41de sa commission d'enquête
17:42là où je vous rejoins
17:43d'ailleurs totalement
17:44c'est que en réalité
17:45quand on critique
17:46un certain niveau
17:47de rémunération
17:48on sait pertinemment
17:49que ça ne concerne pas
17:49l'intégralité
17:50de ceux qui travaillent
17:51aujourd'hui
17:51pour l'audiovisuel public
17:52et que comme d'ailleurs
17:53c'est le cas aussi
17:54dans de très grandes entreprises
17:55privées
17:56vous avez une direction
17:57ultra payée sur payée
17:58et derrière finalement
17:59les petites mains
18:00que ça soit
18:01c'est pas le salaire du patron
18:02pour tout le monde
18:03pour tout le monde
18:03qui eux se retrouvent finalement
18:04un peu pressurés
18:06comme n'importe quel autre travailleur
18:07on avance
18:07avec vous Sopran Lamry
18:10pardon
18:10vous avez 26 ans
18:11vous êtes juriste à Paris
18:12vous vouliez parler
18:13en votre nom
18:15et en nom peut-être
18:16de beaucoup de jeunes diplômés
18:17pas toujours facile
18:18de trouver le premier boulot
18:19Sopran
18:19alors bonjour
18:20effectivement
18:21ma question
18:21elle va s'enraciner dans un cadre
18:22à la fois personnel et générationnel
18:24on observe de jeunes diplômés
18:27de plus en plus expérimentés
18:28à la fois d'un point de vue
18:29académique et professionnel
18:31avec des expériences à l'étranger
18:32certains polyglottes etc
18:35que répondez-vous à une génération
18:36qui a suivi toutes ses règles de jeu
18:38mais qui fait face à un jeu
18:39qui semble totalement dysfonctionnel
18:41in fine
18:43Philippe Platon
18:44vaste question
18:45mais beaucoup de jeunes se la posent
18:46non mais ils ont raison de se la poser
18:48parce qu'effectivement
18:49on a une vraie difficulté
18:50moi je le sens sur le terrain
18:51je suis beaucoup d'entreprises
18:53parce que voilà
18:54des entreprises de la tech
18:55qui prenaient beaucoup de l'alternant
18:57en prennent beaucoup moins
18:58l'activité économique ayant baissé
19:00c'est compliqué
19:00et on est en plus
19:01dans un paradoxe
19:02où on demande aux jeunes
19:03beaucoup d'expérience
19:04et on demande aux personnes
19:06qui sont proches de la retraite
19:07qui ont beaucoup d'expérience
19:08d'être beaucoup plus jeunes
19:09et les choses
19:10ne fonctionnent pas comme ça
19:11donc il y a forcément
19:12quelque chose
19:12qu'il faut qu'on arrive à réinventer
19:14et il faut pas absolument dire
19:15dire que les jeunes doivent avoir
19:1910 ans d'expérience
19:20et 3 diplômes
19:21avant de rentrer dans une entreprise
19:22la plupart des entreprises
19:24qui fonctionnent bien
19:25et c'est le cas en Vendée
19:25chez moi
19:26demandent plutôt du savoir-être
19:28alors il y a des compétences minimum
19:29mais il y a aussi
19:30beaucoup de savoir-être
19:30il y a beaucoup d'envie
19:31d'implication
19:32et ça aujourd'hui
19:33c'est pas assez mis en avant
19:34dans le cadre des formations
19:36parce que je pense
19:37qu'il y a une inadéquation
19:38du coût
19:39entre la formation
19:40et le besoin de l'entreprise
19:41pas surtout
19:42mais voilà
19:43et je le redis
19:44l'arrivée de l'IA
19:46puisque vous êtes juriste
19:46l'arrivée de l'IA
19:47change beaucoup
19:48les capacités
19:49par exemple des cabinets d'avocats
19:50à embaucher des juristes
19:52très jeunes
19:52qui avant étaient là
19:53pour faire des études de jurisprudence
19:54et maintenant comme on en a
19:55beaucoup moins besoin
19:57ces jeunes ont du mal
19:57à trouver le premier emploi
19:58qui leur permettrait ensuite
19:59d'arriver dans la pratique
20:00avant de vous donner justement
20:01la parole Gaëtan du social
20:03juste soprane
20:03pour bien comprendre
20:04est-ce que vous avez le sentiment
20:05justement qu'on vous a demandé
20:06d'en faire plein plein plein
20:07et qu'en fait ce qu'ils recrutent
20:08c'est pourtant
20:09c'est parfois des bacs plus 2
20:10des métiers un peu plus concrets
20:12un peu moins intellectuels
20:13si je puis dire
20:14je vais parler de mon cas personnel
20:17qui est aussi le cas
20:17de plusieurs de mes amis
20:18moi j'ai trois masters
20:20dont un master d'université américaine
20:22je parle cinq langues
20:23j'ai six ans d'expérience pro
20:24hors stage
20:25et pourtant il est hyper compliqué
20:27en pratique
20:28de trouver des emplois
20:30on nous demande donc
20:31des profils juniors
20:32avec cinq ans d'expérience
20:33même quand on les a
20:33ça ne va pas
20:34on est dans ce cas hybride
20:35il y a toujours quelque chose
20:36qui ne va pas
20:37oui et puis même on observe aussi
20:38qu'il y a beaucoup de personnes
20:39qui font entrer par la porte de derrière
20:40c'est aussi le cas en politique
20:41pour être collaborateur parlementaire
20:44on a beau avoir les qualités
20:45nécessaires et être hyper motivé
20:47en pratique
20:48il y a toujours cette dichotomie
20:49entre une personne
20:50qui est vraiment motivée
20:51qui a les qualités
20:52quelqu'un qui nous passera devant
20:53et le réseau un peu
20:55Gaëtan Dussault
20:56c'est à cette génération
20:57qui fait des études
20:58qui apprend plein de langues
20:59et qui se retrouve un peu bloqué
21:01à la porte de l'entreprise
21:02je suis vraiment très content
21:04qu'on ait cette question
21:04parce qu'on ne l'aborde pas
21:06nécessairement tout le temps
21:07dans nos travaux parlementaires
21:08moi j'ai même travaillé
21:10en tant que rapporteur
21:11d'une mission flash
21:11sur les chiffres du chômage
21:12pour essayer d'expliquer un petit peu
21:13notamment pourquoi on a
21:15un taux d'emploi
21:16et un taux d'activité
21:16chez les jeunes
21:17qui est largement en deçà
21:18de nos partenaires européens
21:19et déjà il y a une donnée
21:21c'est celle qu'en France
21:22on rentre sur le marché du travail
21:24deux années en moyenne
21:26après les partenaires européens
21:28typiquement en Allemagne
21:29on va rentrer deux années plus tôt
21:30sur le marché du travail
21:31pourquoi ?
21:32parce qu'en fait
21:32comme vous l'avez dit
21:33on a forcé les décideurs publics
21:35en fait
21:36un peu contraint les jeunes
21:38à se dire
21:38il faut faire des études
21:39il faut faire des études
21:40bon alors évidemment
21:41il y a des jeunes
21:42qui ont tout à fait
21:43et les capacités
21:44et l'envie
21:45et en fonction aussi
21:46de ce que vous voulez faire
21:46notamment quand vous voulez aller
21:47dans la santé
21:48si vous voulez être médecin
21:48et autres
21:49où là vous n'avez pas d'autre choix
21:50que de faire des études longues
21:51mais il y en a d'autres
21:53où finalement
21:54on a tout à fait la possibilité
21:55d'apprendre un métier
21:57un métier qui rémunère
21:58un métier qui donne du sens au travail
22:00un métier dans lequel
22:01on a un bien-être
22:02et une bonne santé
22:03tout en faisant
22:04deux, trois années d'études
22:05après le bac grand maximum
22:07et le véritable problème
22:08que l'on a
22:09c'est qu'en fait
22:09on pousse les jeunes
22:11à faire des études
22:12faire des études
22:13pour en fait
22:13ne pas répondre à un autre problème
22:15qui est celui de
22:15est-ce qu'on a suffisamment
22:16d'emplois de disponibles
22:18et d'emplois qui produisent
22:19de la richesse
22:19d'emplois avec de la qualification
22:21et des compétences
22:21pour en fait retarder
22:23finalement
22:24un autre principe
22:25qui est celui de
22:25bah oui
22:25on n'a pas suffisamment d'emplois
22:27et on n'a pas suffisamment
22:27créé d'emplois dans notre pays
22:29donc c'est pour ça
22:30qu'il va falloir évidemment
22:31qu'on agisse là-dessus
22:32un autre d'ailleurs
22:33j'en profite désolé
22:34rapidement
22:34rapidement
22:36il faudra aussi
22:37qu'on pose la question
22:38de l'enseignement privé
22:39et en particulier
22:40de l'enseignement supérieur privé
22:41à but lucratif
22:42et je vous invite
22:43si jamais vous avez
22:44l'occasion à lire le livre
22:45Le Cube
22:45de Claire Marshall
22:47dans lequel elle revient aussi
22:48sur cet enseignement
22:50supérieur privé
22:51qui finalement
22:51suit plus des logiques
22:53mercantiles
22:54de business
22:54de profit
22:55sur les études de nos jeunes
22:56plutôt qu'une véritable montée
22:57en compétences
22:58qui évidemment pénalise aussi
22:59l'entrée sur le marché du travail
23:00Pourtant il y a eu
23:01des développements
23:02sur cette question-là
23:03de l'apprentissage
23:03d'essayer de valoriser aussi
23:05des filières peut-être
23:06alors c'est pas forcément
23:07vous votre coeur de métier
23:08ce que vous voulez faire
23:09mais l'Etat essaye aussi
23:11de valoriser
23:11des formations un peu plus courtes
23:13pour des savoir-faire
23:14demandés et recherchés
23:15Mais là où je rejoins
23:17l'exemple qui a été donné
23:18par exemple
23:18l'exemple allemand
23:19ils rentrent plus tôt
23:20mais ils ont une formation professionnelle
23:21tout au long de la vie
23:22beaucoup plus importante
23:22et nous cet ascenseur-là
23:24il s'est arrêté
23:25nous n'avons plus
23:26les formations professionnelles
23:27continues
23:28qui permettent de passer
23:29des diplômes à la suite
23:30on a beaucoup
23:31de jeunes allemands
23:32qui sortent d'une licence
23:33en mécanique
23:34ils rentrent dans une entreprise
23:35l'entreprise
23:36les aide 3 ou 4 ans plus tard
23:37à passer un diplôme d'ingénieur
23:39ils ont des
23:39ils ont dû commencer
23:40à avoir du coup
23:41de l'expérience
23:42ils passent
23:43sur des postes de management
23:44et éventuellement
23:45ils passent dans des laboratoires
23:46de recherche
23:46et on leur dit
23:47vous pouvez même passer
23:47jusqu'au doctorat
23:48or aujourd'hui nous en France
23:50cet ascenseur-là
23:51on fait les études avant
23:53on rentre plus tard
23:53et il n'y a plus d'évolution ensuite
23:55or dans les métiers
23:55de demain
23:57on aura besoin
23:58de cette capacité
23:59de cette flexibilité
24:00à avancer
24:01en formation professionnelle continue
24:02là je le redis
24:03l'IA va changer
24:04beaucoup de choses
24:04et donc il va falloir apprendre
24:05à changer d'entreprise
24:07changer de métier
24:08en gardant des compétences
24:09et en les développant
24:10sur d'autres sujets
24:11et ça la formation professionnelle continue
24:12est la seule solution
24:13en un mot soprane
24:14puisque Philippe Platon
24:14me parlait d'IA
24:15vous avez l'impression
24:16que ça vous cause
24:17un peu des soucis
24:19pour rentrer au début
24:20on se dit
24:20bah non mais la machine
24:21peut faire aussi bien
24:23je dirais que
24:23la machine
24:24l'IA c'est un peu
24:25le super pinceau d'un artiste
24:26il faut apprendre à l'utiliser
24:27en revanche
24:28je dirais qu'on n'est pas
24:29tous logés à la même enseigne
24:31selon le métier
24:32selon le domaine
24:33mais je pense que
24:34plus que ça
24:34c'est pas tant un souci
24:36de professionnalisation
24:36parce qu'il y a des stages
24:37qui sont mis de plus en plus tôt
24:38on en parlait en début de l'émission
24:39je pense qu'il y a un réel souci
24:41au niveau du recrutement
24:42donc peut-être que des propositions
24:43de loi sur la transparence
24:44du recrutement
24:45pourraient être totalement envisagées
24:46pour éviter à la fois
24:47comme je disais
24:48de passer soit par la porte de derrière
24:49ou alors d'arriver vraiment
24:50à un système
24:51qui recrute des personnes
24:53qui sont vraiment qualifiées
24:54à la fois en termes de soft skills
24:56d'expérience professionnelle
24:58et d'expérience académique
24:59l'un ne va pas sans l'autre
25:00enfin les deux peuvent aller ensemble
25:01selon moi
25:02on va poursuivre avec vous
25:03Inès Damani
25:05vous avez 27 ans
25:05vous êtes directeur
25:06de la photographie à Franconville
25:08c'est aussi sur le thème
25:09justement de l'emploi
25:10mais vous vous vouliez parler
25:11plutôt des jeunes
25:13qui se spécialisent
25:14dans la culture
25:15voire dans le cinéma
25:16Inès
25:16dites nous votre question
25:17oui c'est ça
25:18en fait ma question c'était
25:20au moment où on sait
25:21que la culture
25:21c'est un endroit
25:23où on réduit les budgets
25:25où on ne soutient plus forcément
25:26alors que le gouvernement
25:28a fait en sorte
25:28qu'il y ait plus de diversité
25:30dans le milieu de la culture
25:31en créant des écoles nationales
25:33justement loin des écoles privées
25:34dont vous parliez
25:36comment on peut
25:37en étant dans la lignée
25:39de ce que vous disiez
25:40avec des formations en fait
25:42comment quand nous
25:43on sort d'école diplômée
25:44qu'on a des vraies expériences
25:46de stage
25:47et qu'on veut en fait
25:48travailler mais qu'on est jeune
25:49comment le gouvernement
25:50peut-être en supervisant
25:52avec des
25:52comment on appelle ça
25:54des mentorats
25:55ou des subventions
25:56pour que dans le milieu
25:57de la culture
25:58il y ait une subvention
25:59pour les jeunes techniciens
26:01diplômés d'école
26:02l'exception culturelle
26:04et on sait que dans
26:05l'intermittence
26:06c'est difficile aussi
26:08de commencer
26:09vous parliez du réseau
26:10Soprane ça joue aussi beaucoup
26:11Gaëtan du Socier
26:12sur cette question
26:13de la culture budget
26:13qu'on coupe un peu
26:15quand il faut faire aussi
26:16des économies
26:16en fait le véritable problème
26:18c'est de savoir
26:19où est-ce qu'on coupe
26:19quand on coupe dans un budget
26:21en général
26:22nous on a des
26:23on a des fiches
26:24on a des missions d'Etat
26:25dans lesquelles
26:26il y a un certain nombre
26:27de dépenses qui sont décidées
26:28en fonction des recettes
26:29qu'on a en première partie
26:30de discussion du budget
26:31et à partir de là
26:32on sait en fait
26:32quelle mission
26:33on va aller financer
26:34et où est-ce qu'on en retire
26:35où est-ce qu'on en met
26:37nous de manière générale
26:38sur la culture
26:40on estime qu'il y a quand même
26:42deux grands problèmes
26:43qui ne sont jamais financés
26:44c'est d'abord
26:45un l'entretien de notre patrimoine
26:47et deux l'accès à la culture
26:48au sens large
26:49et la démocratisation
26:50de l'accès à la culture
26:50alors je sais que du coup
26:51ça ne répond pas forcément
26:52à votre cas personnel
26:54elle est de l'autre côté
26:55elle ce qu'elle veut
26:56c'est plutôt qu'on l'aide
26:57à se lancer aussi
26:58mais là-dessus je pense
26:59qu'en fait il y a un moment donné
27:00il faut aussi
27:01comment dire
27:02ne pas tout attendre de l'Etat
27:03je sais que c'est très facile
27:04dit comme ça
27:05mais c'est-à-dire qu'il y a
27:06un certain nombre
27:07de grandes réussites culturelles
27:08et un certain nombre
27:09d'acteurs et autres
27:10qui n'ont pas attendu finalement
27:11une subvention
27:12ou autre pour réussir
27:13et ce que je veux dire
27:14c'est que moi je ne crois pas
27:15que demain
27:16dans la France
27:17les grands acteurs
27:18ou les grandes oeuvres
27:19culturelles ou autres
27:20dépendront nécessairement
27:21de l'intervention de l'Etat
27:22et qu'au contraire
27:23on peut peut-être aussi
27:24le faire émerger
27:24d'abord et avant tout
27:25par le talent de l'artiste
27:27le talent du musicien
27:28de l'acteur ou autre
27:29mais aussi
27:30par pourquoi pas
27:31du mécénat un peu plus privé
27:33et de permettre justement
27:34un financement
27:35qui soit peut-être
27:35plus collectif
27:36et moins étatique
27:37Inès sur ce côté
27:38public privé
27:39est-ce que vous attendez
27:40trop de l'Etat ?
27:41Eh bien je pense que
27:42quand il est question de vocation
27:43déjà
27:44on se confronte clairement
27:45aux inégalités
27:46et aux discriminations
27:47donc moi je viens parler
27:50en disant
27:51ces portes-là
27:52déjà l'Etat doit les ouvrir
27:54pour les jeunes
27:55issus des minorités
27:56parce que l'Etat
27:57a financé
27:58et a donné de l'argent
27:59pour que ces jeunes
28:00puissent étudier
28:01dans d'autres domaines
28:02que ceux vers lesquels
28:03on avait l'habitude
28:04de les envoyer
28:05il y a 20 ans de ça
28:06c'est-à-dire que
28:07moi il y a 20 ans de ça
28:08mon père
28:08on l'a envoyé faire agriculteur
28:10et enfin
28:10plus de 20 ans bien sûr
28:11on l'a envoyé faire agriculteur
28:13moi
28:13l'Etat
28:14le gouvernement
28:15m'a permis de rêver
28:16m'a permis de faire du cinéma
28:18m'a permis de rentrer
28:19dans des écoles nationales
28:20publiques
28:21quand je suis sortie
28:22de ces écoles-là
28:22avec un solide acquis professionnel
28:25je dis
28:26maintenant j'ai besoin
28:27en tant que jeune technicienne
28:28ou au nom de mes camarades
28:30que l'Etat continue de dire
28:32les productions
28:32il faut que vous mentoriez
28:33ces jeunes qu'on a aidés
28:35dans leurs écoles
28:36on a besoin
28:36parce que ces jeunes-là
28:37n'ont pas de pères
28:38qui sont producteurs
28:39n'ont pas d'oncles
28:40qui ont des chaînes de télé
28:41n'ont pas de tantes
28:42qui sont cadreuses
28:43Philippe Latom
28:44sur ce dernier kilomètre
28:45on aide, on aide
28:47mais en fait à la fin
28:47à la sortie de l'école
28:48là où peut-être
28:49on en a le plus besoin
28:50des jeunes de milieux
28:52voilà
28:53qui n'ont pas de réseau
28:54dans ces milieux
28:55du cinéma
28:55ou artistique
28:56il faut leur donner aussi
28:57un coup de main
28:58oui il faut leur donner
28:58un coup de main
28:59en fait il nous manque
29:01effectivement ces derniers kilomètres
29:02c'est-à-dire que dans les écoles
29:03il faut qu'on ait une capacité
29:05un peu comme dans d'autres écoles
29:06à avoir des anciens élèves
29:08qui vous aident
29:09vous accompagnent
29:10et ça ça peut faire l'objet
29:11effectivement
29:11pourquoi pas
29:12dans le cadre du cursus
29:13de demander à ceux
29:14qui sont sortis de l'école
29:15il y a 2-3 ans
29:16qui ont trouvé
29:17qu'ils viennent
29:18sur la dernière année
29:19ou sur les deux dernières années
29:20pour vous accompagner
29:21ça ça nécessite un peu d'argent
29:22où est-ce qu'on peut le trouver
29:23j'ai encore mal à faire des ennemis
29:24mais par exemple
29:25la redevance copie privée
29:26qu'on paye chaque fois
29:27qu'on achète un smartphone
29:28ou quelque chose
29:28qui finance beaucoup
29:29la création culturelle
29:30mais que des personnes déjà établies
29:31c'est-à-dire que ça a permis
29:32de financer pour 30 millions
29:33le dernier album de Johnny
29:34bon bah peut-être
29:36que ces 30 millions
29:36on peut les mettre justement
29:37là-dedans
29:38il en avait moins besoin
29:38et je pense que ses héritiers aussi
29:39donc on va m'en vouloir
29:42mais ça permettrait
29:43de pouvoir financer ça
29:43maintenant il faut aussi
29:44qu'on arrive à réinventer
29:46la culture
29:46pour la mettre au niveau
29:48de ce que nos concitoyens attendent
29:49on a des choses
29:50qui ont très bien fonctionné
29:51dans le privé
29:52je pense notamment
29:52à tout ce qui est immersif
29:54et qu'on a peut-être
29:55pas assez développé dans le public
29:57or là typiquement
29:58c'est vous
29:59en tant qu'élève sorti
30:01des écoles nationales
30:02très récemment
30:03qui êtes le plus au fait
30:04de ces nouvelles technologies
30:05le plus au fait
30:06de ces nouveaux types de spectacles
30:08et dans lequel vous pouvez apporter
30:10cette création
30:11et cette façon
30:12de voir les choses
30:12de façon un peu plus moderne
30:14un peu plus récente
30:14et donc je pense
30:15qu'on a besoin
30:16de réinventer aussi
30:17notre façon de faire
30:18des expositions de tableaux
30:20dans les musées
30:21qu'on a besoin
30:21de refaire
30:22de la partie
30:24sur les monuments
30:25de pouvoir projeter
30:26des images
30:27qui habillent le monument
30:29et qui donnent à la fois
30:30de l'histoire
30:31enfin de l'histoire
30:32on apprend ce que c'est
30:33le bâtiment
30:33comment est-ce qu'il a été construit
30:34et par qui
30:35de raconter une histoire
30:37pendant ce temps-là
30:37de mettre du spectacle
30:39de mettre des choses
30:39on est très bon
30:40sur ce sujet-là
30:41on a simplement
30:42peut-être oublié
30:43effectivement l'employabilité
30:44à l'arrivée
30:45et ça nécessite de travailler
30:46sur l'accompagnement
30:47de la dernière année
30:48et aussi la création
30:49de nouveaux spectacles
30:50justement à inventer
30:51on vous laisse garder aussi
30:52quelques minutes
30:52pour évoquer le dernier thème
30:54avec vous Claire Touballe
30:55vous avez 33 ans
30:56vous êtes chargée
30:56d'expertise à Paris
30:58sujet sensible
30:59et délicat
31:00sur l'aide à mourir
31:02dites-nous
31:02merci beaucoup
31:04effectivement ma question
31:05porte donc sur
31:07cette proposition de loi
31:08qui est actuellement débattue
31:09et notamment là
31:12lors de son deuxième passage
31:14à l'Assemblée nationale
31:15on a vu un amendement
31:16apparaître
31:16qui vise à exclure
31:18les personnes souffrant
31:19de maladies psychiatriques
31:21et donc ma question
31:22elle est assez simple
31:23c'est à savoir comment
31:26comment on fait ce qu'on
31:27comment justifier
31:28cet état de fait
31:30pourquoi cette exclusion
31:32sachant que
31:33aujourd'hui
31:34on est dans la deuxième année
31:37de grandes causes nationales
31:39dédiées à la santé mentale
31:40qui vise entre autres
31:42à déstigmatiser
31:46ces maladies
31:47et notamment à réaffirmer
31:50dans l'espace public
31:51c'est qu'en fait
31:51qu'on soit porteur
31:53de maladies psychiatriques
31:55n'empêche pas
31:56le rétablissement
31:57n'empêche pas
31:58de vivre une vie
31:59heureuse
32:00longue
32:01épanouie etc
32:02et là en fait
32:03on en est à un point
32:04où on vient
32:05développer un nouveau droit
32:06donc celui de l'aide à mourir
32:08et on vient dire
32:09à ces personnes-là
32:10vous allez pouvoir
32:12vivre avec nous
32:13toutes et tous
32:15vous pouvez vous rétablir
32:17en revanche
32:17il y a un dernier domaine
32:18où on considère
32:21que votre maladie
32:23altère votre capacité
32:24à réaliser ce type
32:25de démarche
32:27comment est-ce que
32:28comment justifier ça
32:30alors justement
32:31c'est une question
32:31qui avait été beaucoup évoquée
32:33lors du dernier débat
32:34Claire justement
32:35vous le citiez
32:37on peut souffrir
32:38d'une maladie mentale
32:39ou de souffrance psychologique
32:41et réclamer à la fin de sa vie
32:43de ce droit à mourir
32:44s'il peut bénéficier
32:45à d'autres
32:46Philippe Latombe
32:47c'est un sujet très très délicat
32:49mais Claire nous dit finalement
32:50si on considère
32:51que les personnes sont comme les autres
32:52elles ont les mêmes droits
32:53que les autres
32:54c'est là
32:55c'est quelque chose
32:56qui est assez
32:56qui est très compliqué
32:57je ne botte pas en touche
32:58parce que
33:00c'est des questions
33:00qu'on s'est posées
33:01que je me suis posé moi
33:02à l'ACNIL
33:02parce que je représente
33:03l'assemblée à l'ACNIL
33:05sur la partie
33:06des personnes âgées
33:07en souffrance
33:08qui ont des maladies
33:09de type Alzheimer
33:10et qui du coup
33:11perdent la capacité
33:12d'avoir un discernement
33:13d'avoir un consentement éclairé
33:15or la proposition de loi
33:16qui avait été déposée
33:17était basée sur la question
33:18du consentement éclairé
33:20et donc la vraie difficulté
33:21et c'est là
33:22c'est une difficulté
33:23ça va être difficile
33:24au législateur
33:25de prendre cette décision-là
33:26c'est à partir de quand
33:28le consentement
33:29de la personne
33:30est éclairé
33:30à partir de quand
33:32son état de santé
33:34psychologique
33:34ou mental
33:35a aubert complètement
33:36sa capacité
33:37c'est une question
33:38qui nous traverse
33:38nous ici à l'assemblée
33:40mais qui a traversé aussi
33:41la plupart des parlementaires
33:42des pays qui ont adopté
33:45ce mode de fonctionnement
33:46on l'a vu
33:47de mémoire
33:48en Espagne
33:49il y a quelque temps
33:50ou en Belgique
33:51il y a quelque temps
33:52d'une jeune fille
33:53qui avait décidé
33:55ça a été le premier cas
33:56et sur lequel
33:57les médecins
33:58ont dû statuer
33:58en disant
33:59son consentement est éclairé
34:00donc il n'y a pas de raison
34:01de l'écarter
34:02et je ne sais pas
34:03si c'est aux parlementaires
34:04d'aller jusque-là
34:05parce que si on grave
34:06dans la loi
34:06qu'il faut qu'il n'y ait
34:07pas de consentement
34:09à ce moment-là
34:09c'est la porte ouverte
34:10à plein de choses
34:10si on dit qu'il faut
34:11un consentement
34:13totalement éclairé
34:13explicite prévu
34:14dix ans à l'avance
34:15on va complètement
34:16arrêter le texte
34:17et donc je pense
34:18qu'il faut trouver
34:18une souplesse
34:19qui a étendu sausset
34:20sur cette question
34:21je vous réponds
34:22d'autant plus sereinement
34:23que je fais partie
34:24de ces parlementaires
34:26qui sont favorables
34:26à la création
34:27de ce nouveau droit
34:27d'aide à mourir
34:29pour lequel j'ai voté
34:30favorablement à deux reprises
34:31lors des deux lectures
34:32à l'Assemblée nationale
34:33et c'est vrai que
34:34tout repose
34:35sur la création
34:37de ce nouveau droit
34:38repose principalement
34:39sur la capacité
34:41à exprimer
34:42son envie
34:42son désir d'eux
34:45et de le faire
34:46de façon répétée
34:48et consciente
34:49alors je suis d'accord
34:50c'est vrai que la limite
34:50elle est un peu poreuse
34:52et c'est difficile
34:53à prendre en compte
34:53et c'est vrai que
34:54l'exemple qui a été donné
34:55je suis totalement d'accord
34:56avec ce qui a été dit
34:57notamment sur la maladie
34:58d'Alzheimer
34:59pour avoir moi-même
35:00eu un grand-parent
35:01atteint de cette maladie
35:02quand bien même
35:03vous le mettez
35:04dans des directives
35:06anticipées par amont
35:06ce que ne permet pas
35:07le texte de loi
35:08en l'état
35:09de son écriture
35:09actuellement
35:11en fait il y a toujours
35:12le problème
35:13du consentement
35:14notamment le jour J
35:15et d'être en capacité
35:16de recueillir
35:17du patient le jour J
35:19et c'est vrai que
35:19quand vous prenez le cas
35:20d'Alzheimer
35:21vous voyez toute la difficulté
35:22et toute la problématique
35:24qu'il y a justement
35:25si on inscrivait
35:26cette démarche
35:26Est-ce que vous comprenez
35:27Claire ces réticences
35:29ces doutes
35:29à se dire effectivement
35:30dans le cas de maladies psychiatriques
35:32c'est difficile de savoir
35:33si la personne est en pleine
35:34possession de ses moyens
35:35vous entendez quand même
35:37que ça puisse poser question ?
35:38Moi j'entends parfaitement
35:39ce que vous dites
35:40sur l'extrême complexité
35:42de légiférer sur le sujet
35:44simplement
35:46alors j'entends ici
35:47la question de la maladie
35:48d'Alzheimer
35:49pour autant
35:52il y a d'autres types
35:53de maladies
35:54par exemple
35:55la schizophrénie
35:56la bipolarité etc
35:58ces maladies là
36:00quand on cherche justement
36:02à faire en sorte
36:03que les gens puissent se rétablir
36:05les désigner du doigt
36:07et dire
36:07vos compétences intellectuelles
36:11sont altérées
36:12ça reste difficile
36:14je trouve à entendre
36:15et
36:16en quelques secondes Claire
36:17vraiment pour finir
36:18le sens de mon interrogation
36:21elle est vraiment liée
36:22au droit
36:23et au fait
36:23de se dire
36:24comment faire
36:26pour
36:26enfin comment expliquer
36:28le fait de retirer des droits
36:30à une catégorie de participation
36:31merci à vous
36:32merci énormément
36:33à vous quatre
36:34merci à vous deux
36:35d'avoir répondu aux questions
36:36c'était la séance citoyenne
36:37on se retrouve chaque mardi
36:38après la séance des questions
36:39gouvernement
36:39et on se retrouve demain
36:4113h55 sur LCP
36:44merci à vous
36:45merci à vous
36:54merci à vous
Commentaires