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  • il y a 2 heures
Conférence de presse de l’AJP : M. Frédéric Valletoux, député Horizons de Seine-et-Marne, Président de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale

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Transcription
00:13:00Merci d'avoir accepté l'invitation de l'Association des journalistes parlementaires aujourd'hui.
00:13:05Beaucoup de sujets à évoquer avec vous.
00:13:08La situation internationale d'abord et ses conséquences pour la France, notamment en matière économique.
00:13:13Les réflexions déjà sur la préparation du prochain budget de la sécurité sociale.
00:13:19Pas mal de sujets aussi qui concernent votre commission et puis bien sûr la préparation de l'élection présidentielle de
00:13:242027.
00:13:25Quelques mots avant de commencer pour vous rappeler que notre rencontre est transmise sur le portail vidéo internet de l
00:13:30'Assemblée nationale
00:13:31et qu'un live tweet va être assuré par notre ami Stanislas Noyer.
00:13:36Comme je le disais, on commence par la situation en Iran et ses conséquences.
00:13:40On apprend dans le Wall Street Journal que Donald Trump aurait décidé d'un blocus prolongé du détroit d'Hormuz
00:13:51plutôt qu'une reprise des bombardements, en tout cas dans l'immédiat.
00:13:55Est-ce que ça vous rassure parce qu'une reprise des bombardements aurait sans doute encore durci le conflit
00:14:00ou est-ce que ça vous inquiète sur un risque d'enlisement de ce conflit
00:14:04avec les conséquences qu'on sait sur la situation économique mondiale et en France ?
00:14:11Très bien. D'abord, merci de votre invitation.
00:14:13Je suis très heureux de venir pouvoir discuter avec vous et évoquer différents sujets d'actualité.
00:14:22sur la difficulté du conflit actuel au Moyen-Orient, c'est que les nouvelles d'un jour chassent les nouvelles
00:14:29de la veille
00:14:29et sans doute ne seront pas les nouvelles du lendemain.
00:14:33En tout cas, côté américain et côté Trump, on va de déclaration et de changement de pied en changement de
00:14:40pied,
00:14:40de déclarations brutales en déclarations diverses et variées.
00:14:46Donc c'est vrai que c'est difficile de tirer et de la cohérence et une ligne claire
00:14:51de la manière dont le président américain parle et évoque la crise moyenne orientale
00:15:02et de comprendre donc de fait la stratégie posée des Etats-Unis.
00:15:08Donc je ne sais pas s'il faut s'apesantir sur la dernière déclaration du jour.
00:15:11Ce qui est vrai, c'est qu'on voit bien que les pourparlers, elles n'avancent pas,
00:15:18que le dialogue n'arrive pas à s'embrayer et qu'à partir de là, on peut craindre le pire.
00:15:25Le pire étant effectivement, bien sûr, le déluge de feu de part et d'autre,
00:15:29mais au-delà de ça, l'enlisement d'un conflit qui bloque effectivement,
00:15:33qui a un impact sur l'économie qui est réel et très fort.
00:15:38Donc voilà, moi, je ne suis pas spécialiste des questions géopolitiques.
00:15:44Je ne vais pas vous dire de choses et je ne lis pas dans les boules de cristal.
00:15:48Donc je serais bien en peine d'ajouter des commentaires pertinents à ce que j'essaie de vous dire.
00:15:54Enfin, ce que je vous dis là, mais sincèrement, le pire pour l'économie française,
00:15:58parce qu'on voit déjà l'impact, il est réel, ce serait effectivement l'enlisement
00:16:02et l'impact direct pour la vie des Français.
00:16:04Oui, effectivement, sur la situation internationale, je crois que personne ne peut dire
00:16:07ce qui va se passer dans les prochaines heures, jours et mois encore plus.
00:16:12Mais ça pose effectivement beaucoup de questions sur la situation économique mondiale et française.
00:16:18Jusque là, le gouvernement, mais un peu comme partout, navigue un petit peu à vue,
00:16:23agit avec parcimonie, notamment sur la question de la hausse des tarifs du carburant.
00:16:29En même temps, prévoit un certain nombre de mesures de baisse des dépenses
00:16:34de façon à ne pas aggraver les déficits.
00:16:37Certains considèrent néanmoins que cette action parcimonieuse
00:16:41et une réduction des dépenses risquent en réalité d'avoir un effet un peu contre-productif.
00:16:46Si on comprend bien, ça veut dire que le quoi qu'il en coûte, de toute façon, est bel et
00:16:50bien terminé.
00:16:51On l'a compris.
00:16:53Néanmoins, est-ce qu'on peut continuer durablement, alors que je le disais,
00:16:57on va rentrer déjà dans une période de préparation budgétaire,
00:17:00est-ce qu'on peut continuer comme ça à agir ou réagir au coup par coup
00:17:04en fonction des déclarations du président des États-Unis ?
00:17:07Je ne pense pas que la France cale sa réponse économique aux déclarations du président.
00:17:13Il cale ça à la situation et je trouve une expression dans votre question un petit peu sévère
00:17:18en disant que naviguer à vue, je ne sais pas si on navigue à vue,
00:17:21on navigue comme on peut dans un contexte qui, effectivement,
00:17:26dont on ne sait pas très bien où il va et personne ne peut dire où il va.
00:17:31Et je pense qu'aujourd'hui, dans tous les grands pays du monde,
00:17:35en tout cas ceux qui ont un impact direct ou vivent un impact très direct de la crise actuelle,
00:17:42il y a la volonté de s'adapter et l'impossibilité d'anticiper quoi que ce soit,
00:17:47à partir du moment où on ne sait pas si la crise sera pérenne et longue.
00:17:52Donc je crois qu'il n'y a pas de...
00:17:54Je crois que le gouvernement, au contraire, fait preuve d'adaptation, d'adaptabilité,
00:17:59essaye autant que possible de réagir rapidement aux événements.
00:18:03Les événements, c'est surtout l'augmentation du prix de l'énergie.
00:18:05Mais c'est vrai qu'on voit bien que la réponse que l'on peut apporter est forcément différente de
00:18:09la réponse qu'a apportée le gouvernement
00:18:11en 2022-2023, au moment du début de la guerre entre la Russie et l'Ukraine,
00:18:16où effectivement il y a eu des boucliers tarifaires qui ont permis effectivement de préserver
00:18:24les citoyens de hausse de l'énergie liée à ce conflit dans l'Est de l'Europe,
00:18:30qu'aujourd'hui on ne peut plus construire de la même manière, puisque l'État des finances publiques, malheureusement,
00:18:36s'est plutôt aggravé, les déficits ont plutôt augmenté.
00:18:40Et donc c'est d'autres réponses qu'il faut bâtir.
00:18:43Alors quand vous dites parcimonieux oui, c'est vrai que pour l'instant, on n'a pas lâché,
00:18:47on n'a pas ouvert la vaine des milliards, mais notre pays serait aujourd'hui bien en difficulté de le
00:18:53faire,
00:18:53sauf à accepter collectivement qu'on relance le déficit, qu'on relance la dette,
00:18:58ce qui ne sont pas les options aujourd'hui souhaitées et choisies.
00:19:02Anita.
00:19:02Alors à propos de navigation et d'adaptation, on a assisté à une séquence de communication
00:19:11de la part du gouvernement et singulièrement du ministère des Armées,
00:19:15qui nous a expliqué que des pilotes français basés en Jordanie, sans doute en Jordanie,
00:19:23on ne sait pas exactement, ont abattu des drones russes au Moyen-Orient.
00:19:30Le fait que cette information a été divulguée, est-ce que pour vous c'est un signe d'évolution
00:19:38ou est-ce que c'est une simple information ?
00:19:44Moi, je serai très prudent sur ces sujets.
00:19:48D'abord, comme je l'ai dit, n'étant pas expert de ces questions
00:19:52et n'ayant pas plus d'informations que le plus grand nombre de nos concitoyens.
00:19:59Oui.
00:20:01Maintenant, la France se tient près de ses alliés,
00:20:06et au Moyen-Orient comme ailleurs.
00:20:09Elle le fait avec l'Ukraine.
00:20:11Elle n'est pas directement impliquée sur les théâtres de combat,
00:20:13mais elle est en soutien des pays alliés.
00:20:17Et quand on est en soutien des pays alliés dans une crise qui concerne plusieurs pays,
00:20:22plusieurs théâtres d'opération, qui concerne des échanges de missiles de part et d'autre
00:20:26et des envois de drones de part et d'autre,
00:20:30il se peut peut-être que la France, là, je ne sais pas,
00:20:33ait été partie prenante à un moment d'un affrontement direct.
00:20:40Je pense que le gouvernement...
00:20:42Là aussi, je ne suis pas forcément par principe et par nature en soutien plein et permanent du gouvernement.
00:20:49Je trouve que sur cette crise, les critiques qui lui sont faites,
00:20:53que ce soit sur les réponses économiques ou la transparence qui est faite des affaires militaires,
00:20:59sont malvenues, étant donné que, sincèrement,
00:21:01je trouve qu'il y a beaucoup de transparence et de recherche d'adaptabilité
00:21:05et de transparence dans les informations qui sont données sur le rôle, la place de la France dans ce conflit
00:21:11et l'impact de ce conflit sur notre économie.
00:21:14Donc, de ce point de vue-là, si c'est le cas, la France l'a dit
00:21:19et sincèrement, ça ne doit pas nous choquer.
00:21:21On est en soutien militaire.
00:21:23Être en soutien, ça veut dire parfois être amené à être confronté directement à l'ennemi
00:21:29et donc réagir.
00:21:32Dans ce contexte, on sait que la préparation des prochains budgets,
00:21:35État et Sécurité sociale, n'est pas facile.
00:21:39Le contexte actuel va sans doute encore renforcer un petit peu les incertitudes et les difficultés.
00:21:44Il y a deux semaines, on recevait Philippe Juvin, votre collègue droite républicaine, rapporteur général de la Commission des finances
00:21:55et qui nous disait qu'il ne fallait pas que le budget de l'État 2027 soit un budget pour
00:21:59rien,
00:21:59qu'il fallait agir, qu'il fallait faire des choses.
00:22:02Dans quel état d'esprit, vous, vous commencez à préparer le projet de loi de financement de la Sécurité sociale
00:22:08?
00:22:08Est-ce que vous considérez que, d'une façon générale, et y compris dans la situation d'incertitude actuelle,
00:22:15il ne faut pas que ce soit un budget pour rien ?
00:22:17Ou est-ce qu'il faut se résoudre, malgré les ambitions qu'on peut afficher aujourd'hui,
00:22:22finalement, à ce que ces budgets soient des budgets d'attente en attendant l'élection présidentielle de l'année prochaine
00:22:27?
00:22:28Je crois qu'il faut dire les choses sincèrement, là aussi.
00:22:32Il ne pourra pas être autre chose que...
00:22:36Enfin, le budget futur sera forcément un budget d'attente.
00:22:39Enfin, il n'y a pas de majorité aujourd'hui qui soutiendrait une réforme de fonds
00:22:45dont a besoin notre système de sécurité sociale pour arriver à des économies structurelles.
00:22:53Aujourd'hui, ce dont a besoin la sécurité sociale, que ce soit sur le sujet des retraites,
00:22:58que ce soit sur le sujet du système de santé, que ce soit sur l'assurance chômage,
00:23:04on a besoin de réformes qui sont des réformes structurelles.
00:23:06Et que contenir la dépense, ça veut dire essayer, effectivement,
00:23:11de contenir l'emballement naturel de ces dépenses.
00:23:15Mais contenir l'emballement naturel des dépenses, il faut le faire, autant que possible,
00:23:19mais ça n'implique pas de réforme structurelle.
00:23:24On sait qu'on a trop de maternité en France.
00:23:27Il faut avoir le courage de le dire.
00:23:30Et donc, tant qu'on ne regarde pas la carte hospitalière,
00:23:33ce que je dis des maternités vaut pour les blocs chirurgicaux de petite taille,
00:23:37d'activité modeste.
00:23:39Bon, eh bien, c'est un exemple parmi d'autres.
00:23:41Mais ça, c'est une réforme structurelle.
00:23:42Je ne vois pas un gouvernement à un an des présidentielles s'attaquer à la carte hospitalière.
00:23:46Alors, ce n'est pas la carte hospitalière toute seule qui fera que la sécurité sociale
00:23:49passera de déficit à excédent ou à équilibre.
00:23:51Mais c'est un exemple parmi d'autres de réformes structurelles qui seraient nécessaires.
00:23:56Prenons l'exemple des arrêts maladie.
00:23:59Prenons l'exemple des ALD, des affectations longue durée,
00:24:05et de l'or qui, aujourd'hui, coûte de plus en plus cher à la sécurité sociale.
00:24:09Prenons l'exemple de la retraite et des durées de cotisation.
00:24:13On voit qu'on a eu l'année dernière un débat sur le plan économique.
00:24:18Je ne parle pas à reculons de ce qu'on aurait dû avoir comme réflexion sur la durée du temps
00:24:25de travail,
00:24:26sur l'équilibre de nos régimes, etc.
00:24:29Donc, quand je dis à reculons, c'est en dégelant, en gelant, pardon, l'impact de la réforme de 2023.
00:24:36Donc, on voit bien qu'aujourd'hui, ce n'est pas la préoccupation, finalement, des réformes de structure
00:24:43qui, Philippe Juvin a sans doute raison, de manière théorique,
00:24:47de rappeler que les années blanches sont un peu des années perdues
00:24:50et que ne pas s'attaquer à des réformes de structure
00:24:52ou retarder le moment où on va s'attaquer à des réformes de structure,
00:24:56c'est rendre le remède plus douloureux à ingurgiter, ou en tout cas à opérer,
00:25:03que le contraire, et que chaque année devrait être utile.
00:25:07Mais sincèrement, pardon, Edouard Philippe avait raison quand, en février ou mars, je ne sais plus,
00:25:13février 2025, il avait dit que, compte tenu du contexte,
00:25:19il n'y aurait plus aucune réforme de fonds qui se faisait.
00:25:21Le Premier ministre de l'époque avait mal réagi, enfin mal réagi,
00:25:25il avait pris ça comme une offense personnelle.
00:25:27Bon, on voit avec recul que février 2026, un an après, a passé,
00:25:31qu'on est aujourd'hui quasiment en mai 2026 et qu'il n'y a toujours pas de réformes de
00:25:35structure
00:25:35et de réformes importantes qui sont mises à l'agenda ni du gouvernement ni du Parlement
00:25:40et que ce ne sera pas le cas d'ici l'année prochaine.
00:25:42Donc oui, malheureusement, le budget 2026 sera un budget d'attente
00:25:45parce qu'en tout cas pour la sécurité sociale,
00:25:50on ne reviendra pas en arrière, enfin on ne résorbera pas plutôt le déficit
00:25:54sans réformes de structure et qu'aujourd'hui, il n'y a pas de majorité
00:25:57pour s'attaquer à des réformes de structure.
00:25:58L'essentiel, je te passe la parole juste après, Yannick,
00:26:02l'essentiel pour le PLFSS 2027, vous considérez, c'est que déjà il y en est un,
00:26:07éventuellement voté comme l'an dernier et puis on verra,
00:26:10vous pensez que c'était un petit exploit l'an dernier de réussir à faire voter sans majorité,
00:26:16vous pensez que c'est faisable à nouveau dans un contexte d'approche de l'élection présidentielle ?
00:26:19Oui, moi je ne l'ai pas voté l'année dernière, je me suis abstenu,
00:26:22donc évidemment c'est une posture un peu particulière pour un président de la commission des affaires sociales,
00:26:27mais je me suis abstenu parce que je pense qu'il allait dans le mauvais sens
00:26:29et pour preuve, c'est qu'on voit qu'il s'est fait au détriment du déficit de nos comptes
00:26:37publics,
00:26:37pas simplement de la sécurité sociale, parce que par le jeu des transferts,
00:26:40on n'a pas maquillé, disons qu'on a arrangé le déficit pour le rendre un peu moins élevé qu
00:26:46'il ne l'est quand même,
00:26:47mais il est déjà à un niveau très important.
00:26:48Bon, voilà, ce n'est pas non plus un tour de passe-passe,
00:26:52parce que ça voudrait dire que les transferts qui ont été opérés du budget de l'État
00:26:56vers le budget de la sécurité sociale pour diminuer le déficit n'étaient pas légaux.
00:27:01Ils sont tout à fait légaux et ils vont plutôt dans le bon sens.
00:27:04C'est vrai qu'idéalement, il faudrait annuler ces transferts permanents
00:27:07qui brouillent la visibilité entre un budget de la sécurité sociale
00:27:11qui devraient totalement, comment dire, sans porosité entre l'État et la sécurité sociale.
00:27:20Bref, mais par ces jeux d'écriture, on a diminué le déficit,
00:27:25ce qui n'est pas une solution viable à long terme.
00:27:27Donc oui, il y aura un budget d'attente.
00:27:29Sans doute, il va falloir effectivement trouver une majorité.
00:27:33Bien sûr qu'il faut un budget à la sécurité sociale pour payer les salaires dans les hôpitaux,
00:27:36pour payer le fonctionnement de notre système de santé,
00:27:39pour assurer le versement des retraites.
00:27:41Enfin, je ne vais pas vous faire la longue ditanie de à quoi sert le budget à la sécurité sociale,
00:27:44mais bien sûr qu'il en faut un.
00:27:46Il faudra se résoudre à ce qu'il soit minimaliste,
00:27:50parce que sinon, il ne trouvera pas effectivement de majorité.
00:27:55Jean-Yves.
00:27:56Oui, après 2026, il y aura bien sûr 2027 et la présidentielle.
00:28:01À vous entendre, on a l'impression que les réformes de structure,
00:28:05notamment en matière sociale, passent essentiellement par des coupes budgétaires.
00:28:10Est-ce que c'est la position générale d'Édouard Philippe, d'après vous, à l'aube de 2027 ?
00:28:17Ou est-ce qu'il réfléchit, et vous aussi, à d'autres éléments de réforme ?
00:28:21Peut-être une réforme du financement ?
00:28:23On parle de plus en plus du retour dans le débat de la TVA sociale.
00:28:28Est-ce que vous pouvez nous donner au moins l'esquisse de ce que pourrait penser Édouard Philippe pour 2027
00:28:33?
00:28:34Alors, pour répondre à votre ultime dernière question,
00:28:38sur ce que pense Édouard Philippe pour la perspective 2027,
00:28:40il le présentera lui-même le moment venu, mais ce n'est pas encore le moment.
00:28:44Et donc, je ne répondrai pas à cette question,
00:28:48parce que d'abord, j'aurai des chances d'être à côté de ce que peut-être lui voudra présenter
00:28:53au moment où avancera la campagne des présidentielles.
00:28:57Pour autant, non, ce n'est pas du tout dans ma bouche,
00:29:00ce n'est pas du tout des coupes pour des coupes,
00:29:03ce n'est pas du tout en diminuant ce qu'on dépense
00:29:08qu'on arrivera à contenir le déficit, à résorber le déficit
00:29:12et à revenir à une situation d'équilibre.
00:29:15C'est en modernisant, parlons de la santé,
00:29:19mais on peut parler, c'est en changeant la manière
00:29:22dont, effectivement, en adaptant la manière dont on dépense.
00:29:26En fait, le sujet de la santé, moi, j'ai toujours été persuadé
00:29:28depuis plusieurs années qu'on dépense suffisamment.
00:29:31Par contre, on ne dépense pas à bon escient.
00:29:34Et on a aujourd'hui, dans un système avec des opérateurs multiples,
00:29:39des systèmes de financement compliqués,
00:29:43beaucoup de dépenses qui sont des dépenses dites,
00:29:46en certains, les appellent inutiles, d'autres les appellent,
00:29:49en tous les cas, oui, des dépenses inutiles,
00:29:51qui sont des dépenses qui ne servent pas directement
00:29:54la santé des Français, pour ne parler que du volet santé,
00:29:56par exemple, mais qui sont des dépenses,
00:30:00qui sont des redondances, qui sont des dépenses de structure.
00:30:03Quand je parle de la carte hospitalière,
00:30:05ça veut bien dire qu'aujourd'hui, on a des établissements
00:30:09dont la sécurité sanitaire, et la Cour des comptes l'a redit
00:30:12il y a deux jours, donc c'est pas une marotte de libéraux.
00:30:16Je suis très attaché au service public,
00:30:18qui est encore plus au service public hospitalier,
00:30:20donc c'est pas une marotte de quelqu'un qui veut démanteler
00:30:23le service public hospitalier,
00:30:24mais on a des établissements aujourd'hui
00:30:26où la question de la sécurité sanitaire doit être posée
00:30:29en honnêteté et en transparence.
00:30:35Des maternités qui font si peu d'accouchements,
00:30:38il faut se poser la question de la sécurité sanitaire
00:30:41et de certains établissements.
00:30:45Donc ce sont des questions qui sont des questions anciennes,
00:30:47que pour l'instant tout le monde met sous le tapis
00:30:49et qu'on ne veut pas voir.
00:30:50Mais à l'arrivée, on a un système du coup de santé
00:30:52qui traîne des frais de structure qui sont importants
00:30:55et qui ne vont pas au bénéfice de ceux qu'en ont besoin.
00:30:58Je ne suis pas pour qu'on coupe les ALD,
00:31:02je ne suis pas pour qu'on coupe drastiquement
00:31:05dans la manière dont fonctionnent les arrêts maladie.
00:31:11Je ne suis pas...
00:31:12Bon, mais simplement, on a aujourd'hui des dérives
00:31:15dans notre système de santé qu'il faut corriger
00:31:17et qui derrière sont sources de beaucoup de dépenses.
00:31:21Jean-Michel.
00:31:22Oui, bonjour Jean-Michel Lamy.
00:31:24En tant que président de la commission des affaires sociales,
00:31:28est-ce que vous êtes prêts à reconnaître clairement
00:31:34que les dépenses sociales dans la durée
00:31:37sont celles qui sont responsables de la dérive des déficits publics ?
00:31:41Ce n'est pas les dépenses de l'État
00:31:42qui n'ont pas bougé en pourcentage du PIB.
00:31:45Donc c'est un affichage de philosophie politique
00:31:47au-delà des ajustements sur la carte d'hospitalisation, etc.
00:31:53Est-ce que c'est votre philosophie politique de le dire clairement ?
00:31:55Non, je ne le dirai pas, parce que je ne le pense pas.
00:31:58Il y a du côté des dépenses de l'État
00:32:00et des collectivités locales, là aussi,
00:32:04de l'efficience qu'il faut gagner.
00:32:05Pardon, mais je connais des ministères
00:32:07qui n'ont pas fait leur...
00:32:11Comment on dit ?
00:32:13Adjornamento, pardon.
00:32:15Adjornamento en termes de réflexion sur l'efficience.
00:32:17Je vais vous en donner un
00:32:19que j'ai approché de près,
00:32:21qui est le ministère de la Santé.
00:32:22Je pense que dans l'organisation du ministère de la Santé,
00:32:25ou plutôt que le ministère de la Santé,
00:32:26je ne pointe pas ni tel ministre,
00:32:29ni telle personne au ministère de la Santé,
00:32:31puisque là, je parle en le regardant sur la durée longue.
00:32:35Mais c'est un ministère qui est passé au travers
00:32:38de toutes les politiques
00:32:42que lancées à l'époque de Nicolas Sarkozy,
00:32:44reprises par François Hollande,
00:32:46poussées par Emmanuel Macron,
00:32:48ce qu'on a appelé la modernisation de l'État,
00:32:52qui ont amené des ministères
00:32:53à réorganiser complètement leur fonctionnement.
00:32:55Le ministère de la Santé est passé au travers des gouttes,
00:32:58pour plein de raisons d'ailleurs,
00:32:59sans doute liées à la complexité du sujet,
00:33:01sans doute liées à la montée du principe de précaution
00:33:04qui faisait qu'on ait plutôt tendance
00:33:05à créer des agences pour essayer de neutraliser,
00:33:10quand je dis neutraliser, rendre neutre.
00:33:12Ce n'est pas aller contre,
00:33:13c'est rendre neutre la décision politique,
00:33:15parce qu'en termes de médicaments,
00:33:17en termes de sécurité sanitaire,
00:33:20c'est compliqué.
00:33:21Et donc, c'est un ministère
00:33:24qui a créé des agences régionales de santé
00:33:26sans, par exemple, penser à réorganiser le niveau central.
00:33:30Donc, on a créé des agences régionales de santé
00:33:32au début des années 2010,
00:33:33qui sont venues piloter dans les territoires
00:33:37les politiques de santé,
00:33:38sans que, par le jeu des vases communicants,
00:33:41le niveau central diminue, bien au contraire.
00:33:43Donc, c'est un exemple parmi d'autres.
00:33:46Donc, il y a du côté de l'État,
00:33:47où je pourrais parler des collectivités locales.
00:33:49J'ai été maire pendant 17 ans.
00:33:50On a fait la loi NOTRe en 2016
00:33:53pour faire des grandes intercommunalités
00:33:54qu'on a dotées de pouvoirs importants,
00:33:56pour supprimer les syndicats mixtes.
00:33:57Qu'on me montre, un département de France,
00:33:59où on a supprimé les syndicats mixtes,
00:34:01qui sont des structures où on continue à payer
00:34:04des fonctionnaires,
00:34:04dont la carte s'ajoute à celle des intercommunalités.
00:34:07Plus personne ne comprend rien à ce millefeuille.
00:34:09Plus personne n'est capable d'expliquer
00:34:11de manière saine et transparente
00:34:13les flux financiers entre les uns et les autres.
00:34:15Et pour autant, ça continue à fonctionner.
00:34:17Donc, tout le monde a balayé devant sa porte les hôpitaux.
00:34:20Je l'ai dit sur la carte hospitalière,
00:34:21on va balayer devant leur porte aussi.
00:34:23Donc, si vous voulez,
00:34:24le sujet n'est pas que les dépenses sociales.
00:34:27Je pense qu'on a, au contraire,
00:34:29besoin de mieux accompagner
00:34:31certaines personnes qui sont malades.
00:34:32On a besoin de mieux accompagner les personnes âgées.
00:34:34Donc, il ne faut pas baisser les bras
00:34:36en matière de dépenses sociales.
00:34:37Et en tout cas, moi, je plaiderai auprès d'Édouard Philippe
00:34:39pour qu'en matière sociale,
00:34:42on ait une ambition forte
00:34:44d'aider mieux ceux qui en ont besoin.
00:34:47C'est ça, la philosophie.
00:34:48Aider mieux ceux qui en ont besoin.
00:34:50Ça veut dire dépenser mieux l'argent
00:34:52que l'on consacre...
00:34:54C'est quand même 12% du PIB,
00:34:57sur la santé, par exemple,
00:34:58que l'on consacre aux dépenses de santé.
00:35:02Juste avant de te passer la parole, François,
00:35:04pour revenir sur une partie de la question de Jannick
00:35:07qui, me semble, évoquait
00:35:08la question du financement de la protection sociale.
00:35:11Les échos ont indiqué que le président de la République
00:35:15avait l'intention de relancer la réflexion
00:35:17avec une mission sur ce sujet-là.
00:35:19Est-ce que c'est l'autre versant
00:35:20sur lequel il faut travailler
00:35:22au-delà des efforts de rationalisation,
00:35:24d'économie, etc.?
00:35:25Est-ce que le financement lui-même
00:35:27de la protection sociale
00:35:27doit faire l'objet d'une vraie réflexion
00:35:29et alors d'ajustement ou d'un big bang ?
00:35:31On verra en 2027.
00:35:32Mais pour que le système reste viable.
00:35:35Moi, j'espère comme...
00:35:36Enfin, j'espère comme vous.
00:35:37Vous m'avez posé la question.
00:35:38Vous n'avez pas émis une opinion.
00:35:39Moi, je la formule sous forme d'opinion.
00:35:41J'espère comme vous
00:35:42que la protection sociale et son financement
00:35:44seront au cœur de la prochaine campagne
00:35:45des élections présidentielles.
00:35:47Parce que ça n'a pas été le cas en 2022.
00:35:49Ça n'a pas été le cas en 2017.
00:35:50Ça n'a pas été le cas en 2012, etc.
00:35:53Et c'est dommage
00:35:54parce que c'est un vrai enjeu de société.
00:35:56Pour moi, c'est notre système de sécurité sociale
00:35:58qui fait aussi nation,
00:35:59qui fonde...
00:36:01C'est un des piliers importants
00:36:02de notre nation aujourd'hui.
00:36:05Et donc, s'interroger sur sa pérennité,
00:36:07sa viabilité, son efficacité,
00:36:09il n'y a aucun gros mot dans ce que j'ai dit,
00:36:12c'est des questions qui doivent être permanentes.
00:36:14Là, à la commission des affaires sociales,
00:36:16ça ne s'est pas beaucoup vu.
00:36:17C'est moins spectaculaire
00:36:18que la commission d'enquête
00:36:19sur l'audiovisuel public.
00:36:20C'est dommage
00:36:21parce que c'est peut-être plus porteur
00:36:23de sens à long terme.
00:36:26On a lancé,
00:36:27et on va la transformer la semaine prochaine
00:36:28en mission d'information,
00:36:30on a lancé à travers deux auditions
00:36:32il y a 15 jours et 3 semaines,
00:36:35deux séries de table ronde,
00:36:36un travail de fond
00:36:37qu'on va faire l'ensemble de la commission
00:36:39sous forme de mission d'information
00:36:40sur l'impact de l'IA
00:36:41sur notre système de protection sociale.
00:36:45Il y a beaucoup de rapports qui existent
00:36:47et des contributions diverses
00:36:49de chercheurs, d'économistes
00:36:51sur l'impact de l'IA
00:36:52sur tel secteur d'activité.
00:36:53L'impact de l'IA sur...
00:36:55Bon, mais de manière globale,
00:36:58comment on pérennise,
00:37:01on fortifie d'abord
00:37:02et on pérennise
00:37:03un système de protection sociale
00:37:04qui est aujourd'hui financé
00:37:06sur le travail
00:37:07dans une époque future,
00:37:10quand je dis future,
00:37:11ce n'est pas lointaine,
00:37:12c'est bientôt,
00:37:12où le travail sera sans doute
00:37:15moins d'emplois
00:37:19qu'on l'a aujourd'hui,
00:37:20mais surtout un rapport au travail
00:37:23et une réalité du travail
00:37:25qui sera profondément impactée
00:37:26par l'IA.
00:37:27Et donc, comment on finance tout cela
00:37:30dans une époque
00:37:30où l'IA va impacter énormément
00:37:33notre rapport au travail ?
00:37:34C'est des questions, effectivement,
00:37:36qu'on veut traiter
00:37:37un peu comme une contribution
00:37:39qu'apportera notre commission,
00:37:41modeste contribution,
00:37:42mais contribution quand même,
00:37:43qu'apportera notre commission
00:37:44au débat présidentiel.
00:37:45Chaque candidat en fera ensuite,
00:37:47en tirera les conclusions
00:37:48qu'il veut,
00:37:50mais au moins,
00:37:51on souhaite,
00:37:52puisqu'on remettra
00:37:53nos conclusions
00:37:56en octobre-novembre,
00:37:57à peu près,
00:37:58on souhaite verser ça au débat.
00:38:00Et je pense que c'est une question
00:38:01vraiment de fond.
00:38:03L'impact de l'IA,
00:38:04c'est quelque chose
00:38:05d'assez...
00:38:07qui va être majeur.
00:38:08C'est une révolution,
00:38:10c'est un impact,
00:38:11c'est l'équivalent
00:38:11de la révolution industrielle,
00:38:12mais dans des temps
00:38:13qui sont beaucoup,
00:38:14beaucoup,
00:38:14beaucoup plus ramassés
00:38:15que ce qu'on a connu
00:38:17à la fin du 19e siècle,
00:38:18au milieu du...
00:38:19Enfin,
00:38:19à la deuxième partie
00:38:20du 19e siècle.
00:38:21Donc,
00:38:21ça va aller très,
00:38:22très vite.
00:38:23Et néanmoins,
00:38:24ça va profondément affecter,
00:38:26ça risque de profondément affecter
00:38:28la conception
00:38:28de notre système
00:38:29de protection sociale.
00:38:30Et donc,
00:38:30c'est vraiment avec l'idée
00:38:32qu'on tient à ce système-là
00:38:33qu'il faut anticiper
00:38:35des réponses
00:38:35à des questions.
00:38:36Alors,
00:38:36la TVA sociale
00:38:37est un des sujets.
00:38:38On sait les limites
00:38:39de la TVA sociale,
00:38:40notamment que pour les moins fortunés,
00:38:44les plus faibles
00:38:44ou les plus fragiles
00:38:45de la société,
00:38:46ça aura un impact
00:38:47plus fort que pour d'autres.
00:38:48Donc,
00:38:48c'est pas non plus un outil,
00:38:49sans doute,
00:38:50qui est...
00:38:51Et puis,
00:38:52c'est pas dans une réponse
00:38:53qu'on trouvera des solutions,
00:38:55mais c'est sans doute
00:38:56dans un certain nombre de...
00:38:58Voilà,
00:38:58c'est un ensemble de réponses
00:38:59qu'on veut contribuer
00:39:00à faire élaborer
00:39:01et à faire émerger
00:39:02dans le débat présidentiel
00:39:03qui s'annonce.
00:39:03Oui.
00:39:05Pour réaliser des économies
00:39:06dans le budget
00:39:07dès maintenant,
00:39:08le président
00:39:10des sénateurs LR
00:39:13a déposé
00:39:15une proposition de loi
00:39:16pour revisiter
00:39:19les agences
00:39:21qui sont parfois inutiles
00:39:24et il a cité
00:39:25deux exemples
00:39:26de supprimer
00:39:27l'ANRU
00:39:28et les ARS.
00:39:31Par exemple,
00:39:31sur les ARS,
00:39:32est-ce que vous pensez
00:39:34que ça peut être supprimé ?
00:39:37Malheureusement,
00:39:38chaque année,
00:39:38on voit
00:39:39ce petit jeu
00:39:40du tir au pigeon,
00:39:41j'appelle ça
00:39:41le jeu du tir au pigeon,
00:39:43où on s'amuse
00:39:43à pointer du doigt
00:39:45des agences
00:39:47comme si,
00:39:47tout d'un coup,
00:39:48en supprimant
00:39:48l'ANRU
00:39:49ou les ARS,
00:39:50on allait rattraper
00:39:51les 19,
00:39:53enfin,
00:39:5321 milliards d'euros
00:39:54de déficit
00:39:55du budget
00:39:56de la sécurité sociale,
00:39:57voire
00:39:58les dizaines de milliards,
00:39:59je ne sais plus
00:40:00très bien
00:40:00où on en est,
00:40:01sur le budget
00:40:02de l'État.
00:40:03Donc,
00:40:05bon,
00:40:06on nous avait,
00:40:07M. Bayrou,
00:40:08nous avait déjà promis,
00:40:09et c'est son gouvernement,
00:40:10nous avait déjà promis
00:40:10au printemps 2024
00:40:11un grand rendez-vous
00:40:13de simplification
00:40:13où ils allaient réduire
00:40:15d'un tiers
00:40:15le nombre des agences,
00:40:17etc.
00:40:18On n'a pas vu
00:40:19le début
00:40:19d'un début,
00:40:20d'un commencement
00:40:21de suppression
00:40:23de qui que ce soit.
00:40:24Donc,
00:40:24on peut continuer
00:40:25à jeter en pâture
00:40:26des noms comme ça,
00:40:27et puis demain,
00:40:27on dira l'ADEME,
00:40:28et puis après-demain,
00:40:29on dira je ne sais pas qui.
00:40:33Je pense qu'on prend
00:40:34le sujet
00:40:35par le petit bout
00:40:36de la lorgnette,
00:40:37c'est-à-dire on veut
00:40:37dans l'urgence
00:40:38essayer de trouver
00:40:38des réponses simples.
00:40:39Le sujet,
00:40:40c'est de réfléchir
00:40:41à la structuration
00:40:42des politiques,
00:40:45à la manière
00:40:55l'ensemble du système
00:40:56de santé,
00:40:57ça n'a aucun intérêt,
00:40:59ça veut dire
00:40:59qu'on va réembaucher
00:41:01à Paris
00:41:01des gens
00:41:02qu'on va
00:41:04supprimer
00:41:05au niveau des régions.
00:41:06C'est un contresens total.
00:41:08Aujourd'hui,
00:41:09notre système de santé,
00:41:10il a au contraire
00:41:10besoin d'être
00:41:11plus déconcentré,
00:41:13de faire plus confiance
00:41:13aux acteurs de terrain,
00:41:15qu'on lâche la bride
00:41:17et des médecins libéraux
00:41:18et des directeurs
00:41:19d'hôpitaux
00:41:19et des soignants en général
00:41:20qui sont dans les territoires,
00:41:21et que l'État,
00:41:22finalement,
00:41:24peut-être,
00:41:26soit moins
00:41:27dans une obsession
00:41:28du copilotage
00:41:29du système de santé
00:41:30à être
00:41:33sur une fonction
00:41:34où il est à la fois
00:41:35plus stratège
00:41:36des objectifs
00:41:37qu'il donne
00:41:37aux professionnels
00:41:38de santé
00:41:38et plus accompagnant
00:41:39dans l'évaluation
00:41:40de ce qui est réalisé.
00:41:42Je dis ça
00:41:42parce qu'aujourd'hui,
00:41:43c'est vrai
00:41:44qu'on pourrait sans doute
00:41:47diminuer les effectifs
00:41:48et dans les agences
00:41:48régionales de santé
00:41:49et au ministère
00:41:50de la santé
00:41:51parce que l'État
00:41:53se considère encore
00:41:54comme copilote
00:41:57en plus
00:41:57des acteurs
00:41:58qui font
00:41:59du système
00:42:00lui-même
00:42:01et ça,
00:42:02ce n'est pas sain.
00:42:03Je ne parle même pas
00:42:03de l'assurance maladie.
00:42:06Mais moi,
00:42:07ça n'a pas de sens.
00:42:09Si M. Husson
00:42:12pense que
00:42:13ça qui va permettre
00:42:14de résorber
00:42:15le déficit,
00:42:16qui nous le démontre,
00:42:17mais je pense
00:42:18qu'on en est loin.
00:42:19on a déjà fait
00:42:20ce jeu
00:42:20de jeter en pâture
00:42:21des noms,
00:42:22on n'a rien fait
00:42:23derrière.
00:42:23Quand je dis
00:42:24« on »,
00:42:24c'est le gouvernement
00:42:24de M. Bayrou
00:42:25qui nous avait pourtant
00:42:26fait des belles promesses.
00:42:27Donc passons à autre chose
00:42:28et en 2027,
00:42:31il y aura de toute façon
00:42:32à repenser
00:42:33la voilure
00:42:35de l'État,
00:42:36c'est-à-dire la manière
00:42:36dont l'État
00:42:37met en œuvre
00:42:38les politiques
00:42:38qui le conduit.
00:42:40Bonjour,
00:42:40M. le député.
00:42:40Le gouvernement
00:42:42avait lancé
00:42:43un projet
00:42:44d'aide sociale
00:42:45unifiée
00:42:46ou unique
00:42:47en fonction
00:42:47des textes
00:42:48et des versions.
00:42:49Est-ce que vous savez
00:42:50où ça en est ?
00:42:52Quelles conséquences
00:42:52ça peut avoir ?
00:42:53Quelle économie
00:42:54ça peut avoir ?
00:42:56Et quoi répondre
00:42:59aux syndicats
00:43:00qui pensent
00:43:01que le fait
00:43:03d'unifier
00:43:04les aides sociales,
00:43:05les allocations sociales
00:43:06ferait baisser
00:43:08le poids
00:43:09de ces aides
00:43:11ferait des réductions
00:43:12budgétaires
00:43:13sur les allocations
00:43:15aux personnes ?
00:43:16Alors,
00:43:16le calendrier
00:43:17de la réforme,
00:43:17je ne le connais pas.
00:43:18On auditionne
00:43:19le ministre Farandou
00:43:20le 13 mai
00:43:21à la Commission
00:43:22des Affaires Sociales.
00:43:23J'espère qu'il nous en dira plus.
00:43:24J'avais compris
00:43:25que c'était un dépôt
00:43:26devant le bureau,
00:43:28enfin,
00:43:28sur le bureau du Parlement
00:43:28de l'Assemblée
00:43:29ou du Sénat
00:43:29avant l'été.
00:43:31Donc,
00:43:32on est sans doute
00:43:32toujours dans les clous
00:43:33si c'est toujours
00:43:35le calendrier
00:43:36initialement pensé.
00:43:38Sur le fond
00:43:39de la réforme,
00:43:42le sujet n'est pas
00:43:43de faire des économies.
00:43:44Le sujet,
00:43:45c'est d'y voir plus clair
00:43:46dans, finalement,
00:43:49de donner de la transparence.
00:43:50Mais aussi bien,
00:43:51d'ailleurs,
00:43:51pour
00:43:53ceux qui,
00:43:54enfin,
00:43:55pour l'État
00:43:55qui dépense
00:43:56ou la sécurité sociale
00:43:57qui dépense
00:43:58que ceux qui reçoivent
00:43:59puisqu'on sait
00:44:00que les ayants droit,
00:44:02certains vont découvrir,
00:44:03sans doute,
00:44:04qu'ils ont droit
00:44:04à des allocations
00:44:05qu'ils ne perçoivent
00:44:06pas aujourd'hui.
00:44:07C'est ça
00:44:08où il ne faut pas oublier
00:44:09que quand on crée
00:44:11l'allocation sociale unique,
00:44:12c'est qu'effectivement,
00:44:14à vos besoins
00:44:16ou votre profil personnel,
00:44:18l'État va dire
00:44:19voilà ce que,
00:44:20en fonction de
00:44:21ce qu'est votre situation,
00:44:22voilà ce à quoi
00:44:23vous avez droit.
00:44:24Et on sait très bien
00:44:25qu'il y a,
00:44:27sur certaines allocations,
00:44:28des gens
00:44:28qui ne se déclarent pas,
00:44:30qui ne demandent pas
00:44:33à bénéficier
00:44:33de telle ou telle aide
00:44:35et que s'il y a
00:44:36un effet révélateur
00:44:37qui peut jouer
00:44:38dans les deux sens.
00:44:39Donc,
00:44:39ce n'est pas du tout
00:44:39une mesure d'économie
00:44:40pour l'économie,
00:44:41c'est une mesure
00:44:43de clarté
00:44:43et puis,
00:44:44c'est aussi pour,
00:44:45effectivement,
00:44:46il y a aussi un côté
00:44:47un peu chasse aux fraudes
00:44:48mais ça,
00:44:48c'est normal.
00:44:49Je pense que personne,
00:44:50ici,
00:44:50on a eu un débat
00:44:51pendant de longues semaines
00:44:52à propos du projet
00:44:53de loi sur la fraude,
00:44:56on a bien compris
00:44:57que personne,
00:44:58par principe,
00:44:58ne défendait la fraude
00:44:59même si certains
00:45:00ont plus de mal
00:45:01que d'autres
00:45:01à avancer sur le sujet.
00:45:04hier.
00:45:05Oui,
00:45:06il y a eu un accord
00:45:07qui a été assez simple
00:45:09à trouver.
00:45:09On était sur un texte
00:45:10assez technique
00:45:11et c'est normal
00:45:13et donc,
00:45:13il y a un accord
00:45:14et ce qui va faire
00:45:15que le texte
00:45:16va pouvoir être
00:45:17rapidement validé,
00:45:18le texte de la commission
00:45:19mixte paritaire
00:45:19va pouvoir être
00:45:20rapidement validé,
00:45:21je ne sais plus
00:45:21quand il est inscrit
00:45:23et que maintenant,
00:45:24c'est une affaire
00:45:24de quelques semaines
00:45:25avant que ça rentre
00:45:26en vigueur.
00:45:28Oui,
00:45:28bonjour.
00:45:29Donc,
00:45:29on parle d'un budget
00:45:30d'attente
00:45:31qui va arriver
00:45:33sur la sécurité sociale.
00:45:35Pourquoi ne pas
00:45:36ressortir
00:45:37la réforme des retraites
00:45:38même si c'est
00:45:39une réforme structurelle
00:45:40et que personne n'en veut ?
00:45:41Mais bon,
00:45:42comme il n'y a plus d'argent,
00:45:43est-ce que ce serait
00:45:43quand même
00:45:44la seule possibilité
00:45:45de revenir dessus
00:45:47et de faire comprendre
00:45:48aux députés
00:45:49et aux Français
00:45:50que c'est la seule façon
00:45:51de sortir
00:45:52de cette dette ?
00:45:54Merci.
00:45:54Alors,
00:45:55c'est les socialistes
00:45:55qui voudraient
00:45:56que vous invitiez
00:45:56à ma place
00:45:56pour répondre
00:45:57à cette question.
00:45:58Moi,
00:45:58j'ai la réponse.
00:45:59Je pense qu'on a fait
00:46:00une énorme bêtise
00:46:01parce qu'en acceptant
00:46:03de revenir en arrière
00:46:05sur la réforme des retraites,
00:46:06parce qu'on a donné
00:46:07l'impression
00:46:09que finalement,
00:46:10cette réforme
00:46:11n'était pas utile,
00:46:12n'avait pas été utile
00:46:13ou ne l'était pas,
00:46:15qu'on pouvait revenir
00:46:16en arrière
00:46:16et que finalement,
00:46:18les retraites,
00:46:18c'est un sujet
00:46:19de yo-yo.
00:46:19Moi,
00:46:20je préférais que
00:46:20sur les retraites,
00:46:24idéalement,
00:46:24sur le sujet
00:46:25des retraites,
00:46:26qui est un sujet
00:46:27où en permanence,
00:46:28enfin en permanence,
00:46:29régulièrement,
00:46:30un pays doit
00:46:31s'interroger
00:46:32sur l'équilibre
00:46:33entre les actifs,
00:46:35ceux qui versent
00:46:35et qui payent,
00:46:36et les bénéficiaires.
00:46:38Et pour sortir
00:46:40de cette espèce
00:46:40de psychodrame
00:46:41qu'en France
00:46:42prend chaque débat
00:46:43sur les retraites,
00:46:44il faudrait essayer
00:46:45de caler
00:46:46peut-être au rythme
00:46:47des quinquennats,
00:46:49mais de se dire
00:46:49une fois tous les 5 ans,
00:46:50on réinterroge
00:46:52l'équilibre
00:46:52des 5 prochaines années
00:46:53de notre système
00:46:55de retraite.
00:46:55La natalité
00:46:56étant repartie
00:46:57il y a 15 ans,
00:46:5820 ans,
00:46:59les actifs
00:47:00se mettent
00:47:00à réaugmenter
00:47:01ou on a accepté
00:47:03une immigration
00:47:03de travail
00:47:04qui permet
00:47:05effectivement
00:47:05de relancer
00:47:07les recettes
00:47:08du système
00:47:09des retraites.
00:47:10Enfin voilà,
00:47:11pour plein de raisons,
00:47:12on réajuste.
00:47:13Et aujourd'hui,
00:47:15on est plutôt
00:47:15à chaque fois
00:47:16dans un psychodrame
00:47:17très fort
00:47:17comme si effectivement
00:47:22par plaisir
00:47:24des technocrates
00:47:25qui ne sont obsédés
00:47:25que par
00:47:27les règles comptables
00:47:29veulent supprimer
00:47:31des années,
00:47:32comme ils disent
00:47:34aux gens,
00:47:35des années
00:47:36de vie.
00:47:37Puisque j'ai entendu dire
00:47:37que la réforme
00:47:38des retraites
00:47:38c'est qu'on supprimait
00:47:39des années de vie
00:47:40aux gens.
00:47:40Bref.
00:47:41Donc si vous voulez,
00:47:42et c'est pas sain,
00:47:43ou alors ça veut dire
00:47:44qu'on change
00:47:44de système de retraite,
00:47:45on arrête
00:47:46le système universel,
00:47:46ce que je souhaite
00:47:47évidemment absolument pas,
00:47:48on arrête
00:47:49d'un système
00:47:50où finalement
00:47:50c'est ceux
00:47:51qui cotisent
00:47:51qui payent la retraite
00:47:52de ceux
00:47:52qui la perçoivent.
00:47:53Mais il y a un moment
00:47:55où on ne peut pas
00:47:56vouloir la pérennité
00:47:57de ce système
00:47:58et dire qu'on ne doit
00:47:59pas ajuster
00:48:00ou qu'on ne peut
00:48:01l'ajuster que vers le bas
00:48:01le rapport
00:48:02entre les actifs
00:48:03et quant à financer
00:48:07le système de retraite
00:48:07pardon je fais les questions
00:48:08et les réponses
00:48:09en même temps
00:48:09mais c'est ce que dit la gauche
00:48:10financer les systèmes
00:48:11de retraite
00:48:12sur les enjeux
00:48:13de profits boursiers
00:48:15et autres
00:48:16ça veut dire
00:48:16soumettre
00:48:18notre système de retraite
00:48:19à l'état de l'économie
00:48:21quand il y aura
00:48:21des gros profits boursiers
00:48:22tant mieux
00:48:23il y aura des retraites
00:48:24et les jours
00:48:24où il y a une crise majeure
00:48:26où les profits
00:48:26ne sont plus là
00:48:27où on n'a pas
00:48:28les boîtes
00:48:30du CAC 40
00:48:30qui font ces profits là
00:48:31parce qu'elles ont été
00:48:32rachetées entre temps
00:48:33par les uns
00:48:33et par les autres
00:48:34et dans le grand jeu mondial
00:48:35je ne sais pas
00:48:36où tout ça va
00:48:36et bien on n'aura plus rien
00:48:38à redistribuer
00:48:38parce qu'on n'aura pas
00:48:39voilà
00:48:39ça n'a aucun sens
00:48:41ça n'a aucun sens
00:48:42Jannick à nouveau
00:48:43vous êtes un libéral
00:48:45néanmoins
00:48:45pour lutter
00:48:46contre les déserts médicaux
00:48:47est-ce que vous seriez
00:48:48favorable
00:48:49à des mesures
00:48:49plus coercitives
00:48:51que celles qui existent
00:48:51aujourd'hui
00:48:52qui sont plutôt incitatives
00:48:54alors je
00:48:55je
00:48:55je
00:48:57la réponse est oui
00:48:59mais
00:49:00mais tel qu'on les a
00:49:01proposées jusqu'à présent
00:49:02c'est totalement inefficace
00:49:04c'est à dire que la réponse
00:49:05est oui
00:49:06si les propositions
00:49:07viennent des professionnels
00:49:09pourquoi
00:49:09parce qu'aujourd'hui
00:49:09le grand défi
00:49:11de notre système de santé
00:49:12le grand défi
00:49:13le seul
00:49:13c'est de faire venir
00:49:15les jeunes générations
00:49:16dans les métiers du soin
00:49:17et on en a besoin
00:49:18à tous les étages
00:49:19du système de santé
00:49:21on ne forme pas assez
00:49:22d'aides-soignants
00:49:22on ne forme pas assez
00:49:23d'infirmiers-infirmières
00:49:24et on forme
00:49:26plus de médecins
00:49:27qu'il y a quelques années
00:49:29mais on a besoin
00:49:30d'en former
00:49:31toujours plus
00:49:32d'abord parce que
00:49:33quand on regarde
00:49:34à moyen long terme
00:49:35les besoins
00:49:36ils sont
00:49:37très importants
00:49:38et de plus en plus importants
00:49:39et donc on a besoin
00:49:40que les jeunes
00:49:41réinvestissent
00:49:42les métiers du soin
00:49:46ça c'est la première chose
00:49:46la deuxième chose
00:49:47c'est que
00:49:48beaucoup de professions
00:49:50ont de même proposé
00:49:51des systèmes de régulation
00:49:52les pharmaciens
00:49:53les infirmiers
00:49:54les kinés
00:49:55les dentistes
00:49:56on peut faire la liste
00:49:57ils ont proposé
00:49:58d'eux-mêmes
00:49:59des systèmes
00:49:59où finalement
00:50:00ils veillent
00:50:01à ce qu'il n'y ait pas
00:50:02de fait de concentration
00:50:03de certains professionnels
00:50:04sur des territoires
00:50:05les plus attractifs
00:50:06pour essayer
00:50:06le plus possible
00:50:07de mieux équilibrer
00:50:09l'implantation
00:50:09les seuls qui ne l'ont pas fait
00:50:10jusqu'à présent
00:50:11ce sont les médecins
00:50:12alors il y a deux manières
00:50:13de l'obtenir
00:50:14soit en discutant avec eux
00:50:15et en disant
00:50:16il vaudrait mieux
00:50:17que ce soit un système
00:50:18que vous proposiez
00:50:19plutôt qu'un système
00:50:20qui vous soit imposé
00:50:22parce que le risque
00:50:23qu'aujourd'hui
00:50:23c'est qu'on est
00:50:24en période de basaux
00:50:25en nombre de médecins
00:50:25et donc toute solution
00:50:27qui serait imposée
00:50:29et qui serait refusée
00:50:30par la profession
00:50:30ne va amener
00:50:31qu'à une seule chose
00:50:32malheureusement
00:50:32c'est que des jeunes
00:50:35vont, enfin des jeunes
00:50:36ou des moins jeunes
00:50:36des gens vont se détourner
00:50:37de leur métier
00:50:38pour faire autre chose
00:50:39vont choisir d'autres formes
00:50:40d'exercice
00:50:42que de servir le soin
00:50:44dans des cabinets
00:50:44de ville
00:50:45ou surtout de ville
00:50:48et donc on ne résoudra rien
00:50:51on aggravera même
00:50:52la solution
00:50:52alors je sais bien
00:50:53que c'est peut-être
00:50:54une position
00:50:54qui vous paraît
00:50:55un peu centriste
00:50:57ou peut-être
00:50:58un peu molle
00:50:58on peut essayer
00:50:59d'imposer
00:51:00la coercition
00:51:01à partir du moment
00:51:02où il y a
00:51:04on ne fait pas
00:51:04le bonheur des gens
00:51:05contre eux
00:51:05et donc à partir du moment
00:51:07où il y a
00:51:07un refus
00:51:08des professionnels
00:51:10de l'accepter
00:51:12je ne suis pas sûr
00:51:13que dans les années
00:51:13qui viennent
00:51:13ce soit des
00:51:18non
00:51:20moi je serais
00:51:21pour qu'on rentre
00:51:23dans une négociation
00:51:23avec les syndicats
00:51:24de médecins
00:51:24où finalement
00:51:25on les amène
00:51:26à ça
00:51:26et on peut
00:51:27aujourd'hui le faire
00:51:28on donne de l'argent
00:51:30enfin pardon
00:51:30mais là
00:51:31j'étais pour le coup
00:51:32au gouvernement
00:51:33quand la convention médicale
00:51:34a été signée
00:51:35la convention médicale
00:51:36c'est 5 milliards d'euros
00:51:37en plus
00:51:38pour les médecins
00:51:38pour les 5 prochaines années
00:51:40à partir de là
00:51:42c'est vrai
00:51:43qu'on aurait pu
00:51:44bon ça n'a pas été
00:51:44le choix à l'époque
00:51:45on aurait pu
00:51:46avoir une discussion
00:51:46sur la contrepartie
00:51:48c'est la proposition
00:51:49d'une mesure
00:51:51qui permette
00:51:52d'éviter les concentrations
00:51:54sur certains territoires
00:51:55de médecins
00:51:56et notamment
00:51:57le vrai sujet
00:51:58il n'est pas tellement
00:51:58chez les généralistes
00:51:59c'est regarder les cartes
00:52:01il est surtout
00:52:01chez les spécialistes
00:52:05Bonjour monsieur le député
00:52:06Sébastien Chabas
00:52:07journaliste indépendant
00:52:09le premier ministre
00:52:10Sébastien Lecornu
00:52:11a annoncé
00:52:12un nouveau projet de loi
00:52:13avec des mesures
00:52:14sur la rénovation urbaine
00:52:16également
00:52:16sur les passoires thermiques
00:52:20que pensez-vous
00:52:22de ces mesures
00:52:23est-ce que
00:52:24et d'après vous
00:52:25surtout
00:52:25si on va plus loin
00:52:26au moment
00:52:27qu'on parle du budget
00:52:29au moment
00:52:30il y a moins d'argent
00:52:31dans les caisses
00:52:32entre guillemets
00:52:34où en est-on
00:52:36où est-ce qu'on va aller plus loin
00:52:37sur la rénovation urbaine
00:52:38notamment sur la rue 3
00:52:40alors j'ai pas vu
00:52:42le détail
00:52:42des mesures proposées
00:52:43j'ai vu
00:52:44qu'il y avait
00:52:44sans doute
00:52:45le souhait
00:52:46de revenir
00:52:46un peu en arrière
00:52:47sur les certificats
00:52:48et effectivement
00:52:50pour permettre
00:52:50de relancer
00:52:51le marché
00:52:52de l'immobilier
00:52:54c'est vrai
00:52:54qu'on a une crise
00:52:55de la construction
00:52:56qui est importante
00:52:59à un moment
00:53:00
00:53:03comment dire
00:53:04à un moment
00:53:05où parfois
00:53:06l'état
00:53:06est contradictoire
00:53:07dans ses injonctions
00:53:08qu'il envoie au territoire
00:53:09et quand je dis territoire
00:53:10je pense aux maires
00:53:11notamment
00:53:11et aux élus locaux
00:53:14plus généralement
00:53:15à la fois
00:53:16sur la préservation
00:53:17du foncier
00:53:18mais en même temps
00:53:19sur la nécessité
00:53:20de la relance
00:53:21sur la préservation
00:53:22des villes
00:53:23et en même temps
00:53:23sur la nécessité
00:53:24de densifier les villes
00:53:25donc je vois pas
00:53:28ce que
00:53:30le sourire
00:53:31votre collègue
00:53:32pardon
00:53:34emploi
00:53:37bon
00:53:38donc
00:53:38sur cette
00:53:40sur ce
00:53:41sur ce
00:53:42sur ce projet
00:53:43de loi
00:53:45il y a un besoin
00:53:46très fort
00:53:47effectivement
00:53:47de relancer
00:53:48le logement
00:53:50est-ce que les mesures
00:53:51qui vont être proposées
00:53:52vont être suffisantes
00:53:53je le souhaite
00:53:55dans beaucoup
00:53:56de territoires
00:53:57moi je vois
00:53:58dans le sud
00:53:58c'est les marnes
00:54:00qui n'est pas un territoire
00:54:01de forte démographie
00:54:02démographique
00:54:02mais malgré tout
00:54:03avec
00:54:05on a un souci
00:54:06sur la construction
00:54:06de logements sociaux
00:54:07il n'y a pas assez
00:54:07de logements sociaux
00:54:08on a un souci
00:54:09sur la conception
00:54:11des villes
00:54:12où les maires
00:54:12savent très bien
00:54:13s'ils doivent densifier
00:54:14ou protéger
00:54:15voilà
00:54:15c'est des questions
00:54:17de fond
00:54:17mais qui aujourd'hui
00:54:18ne sont pas tranchées
00:54:20dans des PLU
00:54:21dans des choses comme ça
00:54:22et c'est des outils
00:54:23qui déterminent
00:54:25les prochaines années
00:54:25donc je pense
00:54:27que là encore
00:54:28j'espère que
00:54:28la campagne présidentielle
00:54:32permettra d'avoir
00:54:32un choix démocratique
00:54:34fort pour dire
00:54:34en matière de logement
00:54:35voilà la direction générale
00:54:37dans laquelle on doit aller
00:54:37pour les dix prochaines années
00:54:38parce que c'est des secteurs
00:54:40comme pour la santé
00:54:41qui se pilotent
00:54:43au long terme
00:54:44pas par à coups
00:54:46François
00:54:46oui le gouvernement
00:54:48a pris un milliard
00:54:49sur les mutuelles
00:54:50les mutuelles
00:54:52augmentent apparemment
00:54:53leurs tarifs
00:54:54certains sont pleines
00:54:556-10%
00:54:57il y avait eu un vote
00:54:59je crois sur l'article 13
00:55:02par monsieur Gouedj
00:55:04de bloquer
00:55:08les contributions
00:55:10est-ce qu'il faut
00:55:11effectivement
00:55:12que le gouvernement
00:55:15exige
00:55:15que les mutuelles
00:55:16n'augmentent pas
00:55:17leur
00:55:19leur
00:55:19leur
00:55:20salaire
00:55:22alors
00:55:24là aussi
00:55:25on va être honnête
00:55:27on paye
00:55:29le bafouillement
00:55:31des gouvernements
00:55:32et de l'état
00:55:33sur ce sujet
00:55:36je rappelle
00:55:37que
00:55:39été 2024
00:55:42préparation
00:55:43du PLFSS
00:55:432025
00:55:44tout ça
00:55:46sur fond
00:55:46évidemment
00:55:47de gouvernements
00:55:47qui passent
00:55:48qui trépassent
00:55:49et qui
00:55:49voilà
00:55:50et de la valse
00:55:52des gouvernements
00:55:53mais
00:55:54le gouvernement
00:55:55annonce
00:55:56son intention
00:55:56d'augmenter
00:55:57le prélèvement
00:55:58sur les mutuelles
00:55:59d'un milliard
00:55:59dans le PLFSS
00:56:002025
00:56:00donc les mutuelles
00:56:02effectivement
00:56:03augmentent
00:56:04leur cotisation
00:56:05d'un milliard
00:56:05sur
00:56:06leur taux
00:56:07pour que
00:56:07finalement
00:56:08se préparent
00:56:09à ce versement
00:56:10mais les mutuelles
00:56:11vous savez
00:56:11c'est automatique
00:56:12vous voulez prélever
00:56:13de X
00:56:13ils vont chercher
00:56:14sur leurs adhérents
00:56:19les sommes
00:56:20équivalentes
00:56:21donc ils anticipent
00:56:22une hausse
00:56:23qui finalement
00:56:23ne sera pas votée
00:56:24et donc ils se retrouvent
00:56:25avec effectivement
00:56:26un milliard de plus
00:56:27dans leur caisse
00:56:28sur un prélèvement
00:56:29qui ne leur est pas demandé
00:56:30par l'état
00:56:30puisque finalement
00:56:31le PLFSS 2025
00:56:32n'a pas retenu
00:56:33cette mesure
00:56:33et le gouvernement
00:56:35qui a suivi
00:56:36a flanché
00:56:37sur cette mesure
00:56:38bon
00:56:39donc en 2026
00:56:40PLFSS 2026
00:56:41un an après
00:56:42le gouvernement
00:56:42s'est dit
00:56:43ils ont touché
00:56:44un milliard
00:56:44qu'on n'a pas demandé
00:56:44cette fois-ci
00:56:45on va les prendre
00:56:45et les mutuelles
00:56:47ont repris
00:56:48un milliard
00:56:49par anticipation
00:56:51mais ça se joue
00:56:52voilà
00:56:52donc je crois
00:56:53que
00:56:55sincèrement
00:56:57je vais répondre
00:56:58sur le fond
00:56:58de votre question
00:56:59après
00:56:59et l'amendement
00:57:00qu'a voté
00:57:01Jérôme Gage
00:57:01il savait très bien
00:57:02parce qu'il connaît
00:57:04très bien ce sujet-là
00:57:05qu'il était inopérant
00:57:07c'était un amendement
00:57:10d'intention
00:57:15pour se donner
00:57:16une posture
00:57:17de dire
00:57:18on peut obliger
00:57:19les mutuelles
00:57:20à bloquer leurs tarifs
00:57:22mais d'abord
00:57:23les tarifs
00:57:24des mutuelles
00:57:25mécaniquement
00:57:25ils sont
00:57:28revus
00:57:28chaque année
00:57:28autour de l'été
00:57:29pour l'année suivante
00:57:31ils n'attendent pas
00:57:32le 31 décembre
00:57:32de savoir
00:57:33ce que dit
00:57:33le PLFSS
00:57:34pour appliquer
00:57:35au 1er janvier
00:57:35de nouveaux tarifs
00:57:36ça c'est la mécanique
00:57:37générale
00:57:38de ces entreprises
00:57:38que je ne défends
00:57:39pas spécialement
00:57:40mais pour essayer
00:57:41de comprendre
00:57:42comment tout ça fonctionne
00:57:43j'ai posé des questions
00:57:44d'une part
00:57:45et puis deuxièmement
00:57:46sur les mutuelles
00:57:47on ne peut pas exiger
00:57:49donc la mesure
00:57:50n'avait aucun sens
00:57:51on ne peut pas exiger
00:57:52d'un opérateur privé
00:57:55qu'il baisse
00:57:56ou pas ses tarifs
00:57:57vous n'allez pas
00:57:57dire à un assureur privé
00:57:59à AXA
00:58:00vous n'allez pas dire
00:58:01à n'importe quelle
00:58:02entreprise privée
00:58:03vous n'allez pas dire
00:58:04à Netflix
00:58:05je bloque ton tarif
00:58:06d'abonnement
00:58:06pour l'année prochaine
00:58:08parce que je ne suis pas content
00:58:08d'une hausse
00:58:09qui serait contraire
00:58:11à je ne sais pas quoi
00:58:11ça n'a aucun sens
00:58:12donc cette disposition
00:58:14qui a été mise
00:58:14dans le PLFSS
00:58:15par Jérôme Gage
00:58:16n'avait aucun sens
00:58:17et n'avait aucun début
00:58:18de réalité
00:58:19c'est pour ça que certains
00:58:20se sont interrogés
00:58:21sur la constitutionnalité
00:58:23mais le sujet
00:58:24n'était même pas
00:58:25constitutionnel
00:58:25c'est que ça n'avait
00:58:26aucun sens
00:58:26voilà
00:58:27donc
00:58:30après sur les mutuelles
00:58:31c'est là aussi
00:58:32c'est un travail de fond
00:58:32qu'il faut faire avec eux
00:58:33peut-être dans notre système
00:58:35de santé
00:58:35on ne sait plus
00:58:36qui finance quoi
00:58:36moi je serais favorable
00:58:38à ce que
00:58:38à l'occasion
00:58:39des réformes de structure
00:58:40qu'il faudrait faire
00:58:41il faudrait spécialiser
00:58:42les mutuelles
00:58:43sur le financement
00:58:44de la prévention
00:58:45de manière à ce que
00:58:46l'assurance maladie
00:58:48travaille sur le sujet
00:58:50effectivement
00:58:51de l'accompagnement
00:58:52et du financement
00:58:53du soin
00:58:54et d'arrêter
00:58:55d'avoir des opérateurs
00:58:56qui payent tous
00:58:57des petits bouts
00:58:57de quelque chose
00:58:58enfin quand je dis
00:58:59des petits bouts
00:58:59l'assurance maladie
00:59:00paye des gros bouts
00:59:00et les mutuelles
00:59:02viennent en financement
00:59:03complémentaire
00:59:03mais pour ça
00:59:04il faudrait que chacun
00:59:05ait des missions
00:59:06très strictes
00:59:06on a aujourd'hui
00:59:07un problème de prévention
00:59:08aujourd'hui
00:59:08quand on voit
00:59:09qu'il y a de moins en moins
00:59:10de dépistage
00:59:11ce qui est une aberration totale
00:59:12quand on voit
00:59:13que les chiffres
00:59:14de dépistage
00:59:14des cancers du sein
00:59:15diminuent après année
00:59:17alors qu'on sait
00:59:18qu'un cancer du sein
00:59:19dépisté très tôt
00:59:20a un impact
00:59:21sur la vie
00:59:22des personnes
00:59:22qui malheureusement
00:59:23seront touchées
00:59:23qui est bien moindre
00:59:25et qu'on a des chances
00:59:26de survie
00:59:27qui n'ont rien à voir
00:59:27selon le stade
00:59:29auquel on prend
00:59:30ce type de cancer
00:59:31mais ce qu'on dit
00:59:32du cancer du sein
00:59:32est vrai pour absolument
00:59:33tous les cancers
00:59:34on a des taux de dépistage
00:59:35qui sont mauvais
00:59:36en France
00:59:37ça veut dire que
00:59:38ça veut dire peut-être
00:59:39qu'il faut
00:59:41accentuer l'efficacité
00:59:42de tout cela
00:59:42et donc peut-être
00:59:43de dire au mutuel
00:59:44votre sujet à vous
00:59:46ça va être de financer
00:59:46la prévention
00:59:47le sport santé
00:59:48la prévention
00:59:50des pathologies
00:59:52les visites obligatoires
00:59:54au catrage de la vie
00:59:55qui avait été mis en place
00:59:56à l'époque
00:59:56par le gouvernement
00:59:57de Attal
00:59:58dans lequel je servais
01:00:00le bilan
01:00:01les opérations
01:00:02mon soutien psy
01:00:04qui ont été mis en place
01:00:05pour aider
01:00:06ceux qui flanchaient
01:00:07sur le plan
01:00:08de la santé mentale
01:00:09que tous ces objets là
01:00:10ils pourraient être fortifiés
01:00:12pour être plus efficaces
01:00:13il faudrait mieux les financer
01:00:14et à ce moment là
01:00:15peut-être le donner au mutuel
01:00:16et on répartirait
01:00:17comme ça
01:00:17aujourd'hui on ne sait plus
01:00:18très bien
01:00:19qui fait quoi
01:00:20et même un assuré
01:00:20il ne sait plus très bien
01:00:21s'il va être remboursé
01:00:22de combien
01:00:22quand il va à l'hôpital
01:00:25quand il va
01:00:26chez un spécialiste
01:00:27pour tel ou tel acte
01:00:29voilà donc il faudrait
01:00:30spécifier les choses
01:00:31moi j'y suis assez favorable
01:00:33vous l'avez évoqué tout à l'heure
01:00:34il y a une commission d'enquête
01:00:35qui a défrayé la chronique
01:00:36ces derniers mois
01:00:37et dont le rapport
01:00:38a été voté lundi
01:00:40et sera publié
01:00:41lundi prochain
01:00:43il y a eu plusieurs revirements
01:00:45semble-t-il
01:00:45au cours d'une discussion
01:00:47inhabituellement longue
01:00:48avant le vote
01:00:49de ce rapport
01:00:50la gauche en sortant
01:00:52a dénoncé
01:00:53une capitulation
01:00:54sur l'audiovisuel public
01:00:56au sein du bloc central
01:00:59beaucoup considèrent
01:01:00finalement que là
01:01:00même s'ils sont opposés
01:01:02sur le fond
01:01:02la publication du rapport
01:01:04est un moindre mal
01:01:05par rapport à l'impression
01:01:07de vouloir
01:01:09comme l'avait
01:01:11dénoncé par avance
01:01:12le rapporteur
01:01:13de vouloir cacher des choses
01:01:14éventuellement
01:01:14si le rapport
01:01:15n'avait pas été publié
01:01:16est-ce que vous avez compris
01:01:17ce qui s'est passé
01:01:18et quel est votre avis
01:01:19finalement sur l'aboutissement
01:01:20de cette commission d'enquête
01:01:24sujet compliqué
01:01:26j'ai pas vu
01:01:27comme vous
01:01:28les conclusions
01:01:29j'étais pas membre
01:01:29de la commission d'enquête
01:01:31et j'ai pas cherché
01:01:33j'ai pas suivi
01:01:34au jour le jour
01:01:35ou en tout cas
01:01:35à chaque fois
01:01:36qu'il y avait des auditions
01:01:36le contenu de tout ça
01:01:38pour en suivre
01:01:38avec détail
01:01:39les progressions
01:01:40donc je me sens
01:01:42un peu éloigné
01:01:42de ce que j'en ai vu
01:01:44c'est que ça donne
01:01:45une image
01:01:46vraiment pas terrible
01:01:47pour pas dire déplorable
01:01:49de ce que doit être
01:01:50le travail
01:01:51d'une commission d'enquête
01:01:52à vouloir
01:01:55communiquer
01:01:55au fil des travaux
01:01:57de manière brutale
01:02:00permanente
01:02:00comme une espèce
01:02:01de
01:02:03diarrhée de communication
01:02:05au fil
01:02:06des auditions
01:02:09c'est pas comme ça
01:02:10en tout cas
01:02:10c'est pas ma conception
01:02:11d'un travail
01:02:12de commission d'enquête
01:02:14il faudrait
01:02:15revoir d'ailleurs
01:02:16le fonctionnement
01:02:16et moi je lis
01:02:17avec attention
01:02:17ceux qui proposent
01:02:18des choses
01:02:19comme le respect
01:02:20du secret
01:02:20du travail d'enquête
01:02:21tant qu'il est en train
01:02:22d'être opéré
01:02:23on devrait s'astreindre
01:02:25à une certaine forme
01:02:26de discrétion
01:02:27mais qu'on voit
01:02:27que cette discrétion
01:02:29qui était un usage
01:02:31quand certains
01:02:32je pense notamment
01:02:33aux rapporteurs
01:02:34l'ont franchi
01:02:35allègrement
01:02:35ces règles là
01:02:36et ne les respectent pas
01:02:38et ça donne
01:02:38cette image
01:02:39totalement pitoyable
01:02:40alors après
01:02:41est-ce qu'au dernier moment
01:02:42certains ont changé
01:02:42leur vote ou pas
01:02:43je pense que ça aurait été
01:02:44un trop beau cadeau
01:02:46fait à l'extrême droite
01:02:47de leur donner
01:02:47l'impression
01:02:48qu'on voulait
01:02:49les victimiser
01:02:50moi j'attends
01:02:51lire les propositions
01:02:52avec intérêt
01:02:53on me dit
01:02:53qu'il n'y a pas grand chose
01:02:55des fameuses découvertes
01:02:57des fameuses révélations
01:02:58etc
01:02:59qu'il y ait des contrats
01:03:00mal ficelés
01:03:01certainement
01:03:01qu'il y ait de la gabegie
01:03:03ici ou là
01:03:04certainement aussi
01:03:04qu'il y ait
01:03:05etc
01:03:06mais il faudra
01:03:09qu'on vérifie
01:03:10si le présupposé
01:03:11intellectuel
01:03:12qui était de dire
01:03:13il faut privatiser
01:03:14qui est celui
01:03:14de l'extrême droite
01:03:15il faut privatiser
01:03:16l'audiovisuel public
01:03:17d'une part
01:03:18et il faut en diminuer
01:03:20sincèrement
01:03:21beaucoup les moyens
01:03:22d'autre part
01:03:23si finalement
01:03:24ce n'est pas ça
01:03:24les axes principaux
01:03:25des fameuses propositions
01:03:26qu'on va lire
01:03:27dans quelques jours
01:03:28auquel cas
01:03:29ça voudra dire
01:03:29que tout ça
01:03:30n'a été qu'au service
01:03:31de présupposés idéologiques
01:03:34et que le travail d'enquête
01:03:37de la commission
01:03:38n'a pas servi
01:03:40tant que ça
01:03:41donc j'attends
01:03:42de voir
01:03:43la qualité
01:03:44des propositions
01:03:45et la pertinence
01:03:46des propositions
01:03:47pour donner
01:03:48une appréciation générale
01:03:49en tout cas
01:03:49sur la manière
01:03:50de tout ce qu'on a vu
01:03:51de ce travail
01:03:51je trouve que ça donne
01:03:53une très mauvaise image
01:03:54du travail parlementaire
01:03:55qui était vraiment
01:03:57de la politique spectacle
01:03:58poussée à son comble
01:04:00Stanislas Noyer
01:04:01l'aide d'expansion
01:04:02le gouvernement a annoncé
01:04:03un rabot
01:04:04dans l'année
01:04:04du budget
01:04:05de l'ordre
01:04:06de 6 milliards
01:04:07dont 2 milliards
01:04:08sur les dépenses sociales
01:04:10est-ce que vous avez une idée
01:04:11de l'endroit
01:04:12où on pourrait trouver
01:04:13ces 2 milliards ?
01:04:14Alors
01:04:14un, j'ai pas d'informations
01:04:16on a auditionné
01:04:17la ministre de la Santé
01:04:17hier soir
01:04:19sur sa feuille de route
01:04:20la question lui a été posée
01:04:21par moi et par d'autres
01:04:23aucun détail
01:04:24nous a été donné
01:04:24deux, je pressens
01:04:26une solution
01:04:27qui sera pour moi
01:04:28la plus mauvaise
01:04:29qui soit
01:04:29c'est-à-dire
01:04:30le fameux coup de rabot
01:04:31que vous évoquiez
01:04:33où effectivement
01:04:38on rabote l'endame
01:04:39on rabote le budget
01:04:40des hôpitaux
01:04:41on enlève
01:04:421, 2 milliards
01:04:43en l'occurrence
01:04:44ça serait plutôt
01:04:451,5 milliard
01:04:45par exemple
01:04:46sur
01:04:47ou 1,1 milliard
01:04:48plutôt
01:04:48sur l'endame
01:04:49et puis on dit
01:04:51à tous ceux
01:04:52qu'on finance
01:04:53à travers l'endame
01:04:55débrouillez-vous
01:04:57et évidemment
01:04:58tout ça va avoir
01:04:59qu'un effet
01:05:01c'est d'alourdir
01:05:02le déficit
01:05:03des hôpitaux
01:05:04et donc on pourra dire
01:05:05regardez
01:05:06les hôpitaux
01:05:07sont décidément
01:05:08mal gérés
01:05:08ils font du déficit
01:05:12parce qu'on aura
01:05:13préservé
01:05:14le déficit
01:05:15de la sécurité sociale
01:05:16pour alourdir
01:05:17le déficit hospitalier
01:05:18enfin ça c'est un jeu
01:05:19de passe-passe
01:05:20là pour le coup
01:05:22et de défausse
01:05:24puisque
01:05:25donc on reporte
01:05:25sur d'autres
01:05:27là encore
01:05:28les réformes
01:05:28que l'on ne veut pas
01:05:29opérer
01:05:30donc si c'est ça
01:05:31je ne sais pas
01:05:32si ce sera ça
01:05:33mais si c'est ça
01:05:35ce serait
01:05:36un très mauvais signal
01:05:37vous savez
01:05:38que régulièrement
01:05:40pour les dépenses
01:05:41de la sécurité sociale
01:05:43il y a
01:05:43ce qu'on appelle
01:05:44des gels
01:05:45de début d'année
01:05:46qui sont faits
01:05:46chaque année
01:05:47où on dit
01:05:48ben voilà
01:05:49on gèle
01:05:49une enveloppe
01:05:51ce qui d'ailleurs
01:05:51sur le plan
01:05:52de la démocratie
01:05:52et du fonctionnement
01:05:53parlementaire
01:05:53est assez sidérant
01:05:54c'est à dire
01:05:54qu'on vote au mois
01:05:55de décembre
01:05:55des enveloppes
01:05:56et Bercy dit
01:05:57dès le 1er janvier
01:05:58ou le 2 janvier
01:05:59quand ils reviennent
01:05:59de leur week-end
01:06:00du 1er janvier
01:06:01ils disent
01:06:01ben voilà
01:06:02on bloque
01:06:03X
01:06:03on gèle
01:06:04telle part
01:06:051 milliard
01:06:051 milliard et demi
01:06:062 milliards
01:06:06selon les années
01:06:07que
01:06:08on ne dépensera pas
01:06:09et donc finalement
01:06:10on contredit le parlement
01:06:12immédiatement
01:06:13en disant
01:06:14ben vous avez voté X
01:06:15de l'ONDA
01:06:15mais nous on retranche ça
01:06:16et puis on les met de côté
01:06:18et puis on verra
01:06:19à la fin de l'année
01:06:20si vous n'avez pas trop dépensé
01:06:21on vous les rend
01:06:22tout ou partie
01:06:23ou on vous les rend pas
01:06:25on pilote un peu comme ça
01:06:27et quand je dis
01:06:27on pilote
01:06:28et pourquoi je parle
01:06:29des hôpitaux
01:06:29c'est qu'en fait
01:06:30la médecine de ville
01:06:31l'assurance maladie
01:06:32fonctionne comme un guichet
01:06:33elle ne peut pas piloter
01:06:34les dépenses
01:06:34de la médecine de ville
01:06:36puisque la médecine de ville
01:06:38les médecins prescrivent
01:06:39les médecins reçoivent
01:06:41les médecins
01:06:44se retournent
01:06:45vers l'assurance maladie
01:06:47qui suit l'activité
01:06:50de la médecine de ville
01:06:51par contre les hôpitaux
01:06:52elle peut bloquer
01:06:54effectivement l'argent
01:06:55qu'on leur donne
01:06:55et donc c'est eux
01:06:56la variable d'ajustement
01:06:57du système
01:06:58et quand on sait
01:06:59la difficulté
01:07:00dans laquelle ils sont
01:07:01c'est vrai que
01:07:01c'est pour ça que je dis
01:07:03que ce serait
01:07:03une très mauvaise signale
01:07:04si on s'appuyait
01:07:05sur les réserves
01:07:06de début d'année
01:07:07pour faire ces économies
01:07:08je préférerais qu'on dise
01:07:10sur des sujets de fond
01:07:11mais ça revient à la question
01:07:13que vous posiez
01:07:13sur est-ce que ce sera
01:07:14un budget d'attente
01:07:15ou un budget dans lequel
01:07:16il y aura des réformes
01:07:16on a des sujets
01:07:17sur lesquels
01:07:18on doit pouvoir s'interroger
01:07:19qui sont des sujets de fond
01:07:21voilà
01:07:22mais on ne voudra pas
01:07:23les ouvrir
01:07:25pardon
01:07:26pardon
01:07:28je vous dis
01:07:29il y a des réserves
01:07:30dites prudentielles
01:07:31qui comme chaque année
01:07:32ont été faites en début d'année
01:07:33il y a 1,1 milliard
01:07:34du côté du budget
01:07:35des hôpitaux
01:07:37donc ça peut être déjà
01:07:39à cet endroit là
01:07:40qu'on trouve
01:07:41un début de réponse
01:07:42sur les 2 milliards
01:07:43qui ont été évoqués
01:07:45bon
01:07:45et par ailleurs
01:07:47le vrai rendez-vous
01:07:48pour 2020
01:07:49pour l'exécution
01:07:512026
01:07:51qui est en cours
01:07:52du budget
01:07:53de la sécurité sociale
01:07:54et de l'ONDAM
01:07:55notamment
01:07:55c'est au mois de juin
01:07:58où il y a un deuxième
01:07:59comité d'alerte
01:08:00qui se réunit
01:08:01et c'est celui-là
01:08:03qui pourrait dire
01:08:04parce que le premier
01:08:05qui a lieu au mois
01:08:06début avril
01:08:07il est trop tôt
01:08:08dans l'année
01:08:09pour opérer déjà
01:08:10à des demandes
01:08:11de freinage fort
01:08:12mais c'est celui
01:08:13du mois de juin
01:08:14qui comme l'année dernière
01:08:15pourrait être amené
01:08:16à dire qu'effectivement
01:08:17il y a besoin
01:08:17d'un freinage
01:08:18plus fort
01:08:19que simplement
01:08:202 milliards
01:08:20des dépenses de santé
01:08:21là je ne sais pas
01:08:22je n'ai pas d'informations
01:08:23je ne sais pas
01:08:24s'ils le diront
01:08:24mais l'année dernière
01:08:26rappelez-vous
01:08:26c'est au mois de juin
01:08:27qu'il y a eu une alerte
01:08:28très forte
01:08:28du comité de suivi
01:08:30de l'ONDAM
01:08:30qui a dit
01:08:31attention
01:08:31il faut freiner
01:08:32la dépense
01:08:34qui va bien au-delà
01:08:35de ce qu'avait voté
01:08:35le Parlement
01:08:36de l'ONDAM
01:08:37et donc
01:08:38le tour de vice
01:08:39pourrait être à nouveau
01:08:40au mois de juin
01:08:41si c'est nécessaire
01:08:44pardon d'être un peu technique
01:08:45et un peu long
01:08:46c'est pour ça qu'on vous invite
01:08:49pardon
01:08:49Aliénor Birer
01:08:50pour l'opinion
01:08:52Emmanuel Macron
01:08:53a un peu relancé
01:08:54le débat
01:08:54sur l'intégration
01:08:55des pas dus
01:08:56est-ce que vous vous estimez
01:08:57que le Parlement
01:08:58a fait sa part
01:08:59du travail
01:09:00sur cette question
01:09:01et si c'est à l'état
01:09:02de je ne sais pas
01:09:04de passer plus
01:09:04de décret d'application
01:09:05sur
01:09:07je crois que c'était
01:09:07votre loi
01:09:08même en 2023
01:09:09enfin voilà
01:09:10et qu'est-ce que vous en pensez
01:09:11est-ce que le Parlement
01:09:11doit revenir sur cette question
01:09:12ou pas ?
01:09:13Non sur l'épadu
01:09:14on peut toujours voter des lois
01:09:15mais ça ne sert à rien
01:09:15enfin je veux dire
01:09:18là en l'occurrence
01:09:19sur le sujet
01:09:20c'est un sujet
01:09:20de
01:09:21c'est un sujet
01:09:22de
01:09:23c'est un sujet
01:09:24de doyen
01:09:25de bonne volonté
01:09:27du
01:09:28du
01:09:28du
01:09:29du
01:09:30du ministère de la santé
01:09:31c'est un sujet
01:09:33c'est ça le sujet
01:09:34aujourd'hui
01:09:34il n'y a pas besoin
01:09:35d'outils législatifs
01:09:36sauf à considérer
01:09:37que
01:09:39par principe
01:09:40quelqu'un qui a un diplôme
01:09:42puisse être intégré
01:09:43sans qu'on vérifie
01:09:44l'état de ses compétences
01:09:45ce que ne souhaitera pas
01:09:46le Parlement
01:09:46je ne le vois pas voter ça
01:09:47et ce qui serait aussi
01:09:49un peu
01:09:49un peu fou
01:09:50donc
01:09:51évidemment que
01:09:52la difficulté des pas dus
01:09:53c'est la manière
01:09:54dont on les fait atterrir
01:09:55dans le système de santé
01:09:56et dont on prend le temps
01:09:58de vérifier
01:09:59la qualité de leurs compétences
01:10:02parce que
01:10:02parce que les enseignements
01:10:04ne sont pas toujours les mêmes
01:10:04aux quatre coins de la terre
01:10:07et que
01:10:08bon
01:10:08bref
01:10:08donc si vous voulez
01:10:09c'est pour ça que
01:10:10c'est compliqué
01:10:12maintenant
01:10:13c'est vrai que
01:10:16des simplifications législatives
01:10:17avaient été votées
01:10:18effectivement c'est dans un texte
01:10:19que j'avais présenté
01:10:20qui avait été
01:10:23publié en décembre
01:10:242023
01:10:25et qui permettait
01:10:26de régler
01:10:27le problème
01:10:27dit du stock
01:10:28c'est à dire
01:10:29de ces milliers
01:10:29de pas dus
01:10:30qui à l'époque
01:10:30on avait
01:10:31en France
01:10:32on parlait de 7000
01:10:34pour lesquels
01:10:36il y avait des procédures
01:10:38d'insertion
01:10:39dans le système
01:10:40qui étaient trop complexes
01:10:41trop longues
01:10:42avec des commissions
01:10:43qui ne se réunissaient pas
01:10:44assez souvent
01:10:45et qui du coup
01:10:46faisaient qu'il y avait
01:10:48un embouteillage
01:10:48donc on avait simplifié
01:10:50les choses
01:10:50mais pour régler
01:10:51le problème du stock
01:10:52et normalement
01:10:53on devait réenclencher
01:10:55quelque chose
01:10:55de plus fluide
01:10:56or ce réenclenchement
01:10:57de quelque chose
01:10:58de plus fluide
01:10:58n'a pas fonctionné
01:10:59mais ce n'est pas
01:10:59au niveau des lois
01:11:00c'est au niveau
01:11:03des commissions
01:11:03qui valident
01:11:05des procédures
01:11:07qui permettent
01:11:07ces validations
01:11:08qui aujourd'hui
01:11:09manquent de fluidité
01:11:10et donc c'est vraiment
01:11:10un travail
01:11:11à faire de pilotage
01:11:12interne
01:11:13plus que de lois
01:11:14à changer
01:11:16on a légèrement dépassé
01:11:17l'heure
01:11:17qui nous était impartie
01:11:20on aurait pu
01:11:21effectivement faire
01:11:21une deuxième heure
01:11:22peut-être juste
01:11:22une dernière question
01:11:23on aura l'occasion
01:11:24d'en reparler
01:11:25d'ici là bien évidemment
01:11:26mais vous avez cité
01:11:27son nom
01:11:27quelques fois
01:11:31son nom était aussi
01:11:32en filigrane
01:11:32dans un certain
01:11:33nombre de questions
01:11:342027
01:11:35et Edouard Philippe
01:11:37qui a promis
01:11:38sans qu'on sache encore
01:11:39de quoi il va être
01:11:40composé
01:11:40un programme massif
01:11:41je crois que c'est le mot
01:11:42qui a été employé
01:11:44il est surtout
01:11:45beaucoup question
01:11:46à ce stade
01:11:46de la façon
01:11:47dont le bloc central
01:11:49voire le socle commun
01:11:53va désigner
01:11:54choisir
01:11:55sélectionner
01:11:56son candidat
01:11:57pour avoir
01:11:57une chance
01:11:58de figurer
01:11:59au second tour
01:12:00contre aujourd'hui
01:12:02le rassemblement national
01:12:03l'élection n'est pas faite
01:12:04et les sondages
01:12:05ne sont que des sondages
01:12:06mais le RN
01:12:06semble celui
01:12:07qui a le plus de chances
01:12:09aujourd'hui
01:12:09d'avoir de façon certaine
01:12:10un candidat
01:12:11ou une candidate
01:12:12au second tour
01:12:12restera une place
01:12:14dans cette configuration
01:12:15là pour le centre
01:12:16la droite
01:12:16la gauche
01:12:17on verra
01:12:18comment se fait
01:12:19cette sélection
01:12:20certains sont pour une primaire
01:12:22d'autres estiment
01:12:22que un peu naturellement
01:12:24c'est les sondages
01:12:24qui feront le tri
01:12:26on a lu dans la presse
01:12:28ces dernières semaines
01:12:28l'idée d'un pacte
01:12:30de non-agression
01:12:30notamment entre
01:12:31Edouard Philippe
01:12:32et Gabriel Attal
01:12:32voire ces derniers jours
01:12:33d'un accord
01:12:35vous sur ce mode
01:12:37de sélection
01:12:37et sur la candidature
01:12:38que vous souhaitez
01:12:39évidemment d'Edouard Philippe
01:12:40comment aboutir
01:12:41finalement
01:12:42à une offre claire
01:12:43qui permette
01:12:44à votre famille politique
01:12:46au sens large
01:12:47d'être présente
01:12:47au second tour
01:12:49les primaires
01:12:49j'y crois pas
01:12:50et j'y crois pas
01:12:51pour une bonne raison
01:12:52enfin pour plusieurs raisons
01:12:53peut-être la principale
01:12:54d'entre elles
01:12:54c'est qu'on peut pas inventer
01:12:55un système de primaires
01:12:57qui soit accepté
01:12:58par l'ensemble
01:12:59d'un camp
01:12:59dont les règles
01:13:01seraient posées
01:13:03quelques mois
01:13:03avant l'échéance
01:13:04ça existe pas
01:13:05ça existe pas
01:13:06c'est du bricolage
01:13:07et ça n'a aucun sens
01:13:09donc je vois bien
01:13:10aujourd'hui
01:13:10que ce système
01:13:12des primaires
01:13:12soit notre démocratie
01:13:15adopte
01:13:15un peu à l'américaine
01:13:17un système de primaires
01:13:18huilé
01:13:18qui est un système
01:13:19de décantation
01:13:20un système de décantation
01:13:21des candidatures
01:13:23soit on arrive
01:13:24à des choses
01:13:24qui sont bricolées
01:13:25par les partis
01:13:26à la veille
01:13:26et franchement
01:13:27l'expérience
01:13:28de ces dernières présidentielles
01:13:29montre que
01:13:31ça n'a jamais donné
01:13:33des choses formidables
01:13:35que ce soit
01:13:36les tentatives
01:13:37faites à droite
01:13:38ou même à gauche
01:13:40donc ça fait pas
01:13:41bon
01:13:42donc exit
01:13:43les primaires
01:13:44après
01:13:45je pense qu'aujourd'hui
01:13:47moi je suis frappé
01:13:48par une chose
01:13:48c'est que
01:13:49pour parler du bloc central
01:13:50qui
01:13:52bon
01:13:52et celui
01:13:53qui est le
01:13:54qui m'intéresse
01:13:55j'entends
01:13:56que
01:13:56tous les responsables
01:13:58disent
01:14:00qu'à terme
01:14:01c'est à dire
01:14:02est-ce que c'est en novembre
01:14:03décembre janvier
01:14:04j'en sais rien
01:14:05mais qu'à terme
01:14:06il ne faudrait
01:14:07qu'il y ait qu'un seul candidat
01:14:08et donc ça veut dire
01:14:09qu'aujourd'hui
01:14:09tout le monde a bien en tête
01:14:10que si chacun
01:14:11ou si plusieurs
01:14:13veulent jouer
01:14:13leur chance
01:14:14d'être ce candidat
01:14:16à terme
01:14:17tout le monde
01:14:17a bien anticipé
01:14:18et pose bien
01:14:19comme limite
01:14:20à sa candidature
01:14:21qu'à terme
01:14:22il ne faudra plus
01:14:23qu'il y ait qu'un candidat
01:14:24avant le premier tour
01:14:25et donc il y a
01:14:26finalement
01:14:27une forme de responsabilité
01:14:28collective
01:14:29qui fait que
01:14:30si chacun
01:14:31a envie
01:14:32enfin si chacun
01:14:32si plusieurs
01:14:33ont envie
01:14:34de tenter leur chance
01:14:34et c'est bien normal
01:14:37ils accepteront
01:14:38s'ils ne sont pas
01:14:39en situation
01:14:39d'être le champion
01:14:42de se retirer
01:14:43c'est ce que je comprends
01:14:44des déclarations
01:14:45qui vont de
01:14:46monsieur Larcher
01:14:48même de
01:14:49Edouard Philippe
01:14:50de Gabriel Attal
01:14:51et de tout le monde
01:14:53de Gérald Darmanin
01:14:54et je peux en citer
01:14:55comme ça
01:14:55dix autres
01:14:56donc ça veut bien dire
01:14:57que cette règle là
01:14:59elle finalement
01:15:00elle va permettre
01:15:01sans doute
01:15:01qu'à la fin de l'année
01:15:03je ne sais pas vous dire
01:15:05quand
01:15:05j'en sais rien
01:15:05mais qu'à un moment
01:15:07eh bien
01:15:08les choses
01:15:09se cristalliseront
01:15:10autour d'un candidat
01:15:12merci beaucoup
01:15:13Frédéric Valtour
01:15:14pour cette heure
01:15:14passée en notre compagnie
01:15:15et on aura l'occasion
01:15:16effectivement
01:15:16de reparler de 2027
01:15:18et des sujets
01:15:19de votre commission
01:15:19merci à tous
01:15:20merci à tous
01:15:50merci à tous
01:15:51pour la fin de l'année
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