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Commission des affaires étrangères : Examen de divers projets de loi
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00:14:11et l'exception de visa pour les titulaires de passeport de service. Dans une perspective de maîtrise des flux migratoires,
00:14:19cet accord comporte trois clauses intéressantes susceptibles de donner une grande efficacité aux procédures engagées.
00:14:25Mais je ne vais pas défleurer le travail de madame la rapporteure. Peut-être juste dire que la pression migratoire
00:14:33kazakhsternaise en France est quand même très modérée. Même si elle augmente un petit peu depuis 2018, les retours forcés
00:14:41demeurent rares et les demandes de laisser passer consulaires faibles.
00:14:44Environ 200 mesures de réadmission de ressortissants kazakhs ont ainsi été prononcées en 2024. Peut-être un point pour dire
00:14:55qu'au-delà des ressortissants kazakhs, c'est quand même un pays de transit pour les candidats à l'immigration
00:15:00irrégulière qui viennent d'Asie centrale, de Russie ou même d'Afghanistan.
00:15:05Et je voudrais, avant de passer la parole à madame la rapporteure, dire encore un mot pour exprimer ma profonde
00:15:14inquiétude quant au sort des anciens parlementaires afghans, des anciens membres de gouvernement et forces de sécurité et bien sûr
00:15:22des filles et des femmes et des filles qui sont spécifiquement confrontées à la violence des talibans.
00:15:28Ceux qui sont réfugiés dans des pays voisins et qui doivent retourner de force en Afghanistan sont particulièrement menacés. Et
00:15:35si le présent accord ne concerne pas les demandeurs d'asile et que l'article 11 prévoit des dispositions visant
00:15:42à protéger les ressortissants qui pourraient courir des risques de sanctions pénales ou pour leur intégrité, notamment dans l'état
00:15:49de destination, il nous faut être vigilant et mobilisé pour qu'aucune personne ne soit mise en danger.
00:15:55Je rappelle encore que le Sénat a adopté ce projet de loi le 17 décembre 2025. Il revient à présent
00:16:01à notre Assemblée de faire de même, car cet accord présente, de mon point de vue, mais je vais laisser
00:16:07madame la rapporteure donner le sien, un intérêt véritable.
00:16:11Madame Christine Angrand, rapporteuse, rapporteur, je vous laisse la parole.
00:16:17Merci Monsieur le Président. Mesdames et Messieurs les députés, chers collègues, le texte qui nous réunit aujourd'hui a pour
00:16:23objet donc d'approuver l'accord signé le 5 novembre 2024 entre le gouvernement de la République française et le
00:16:29gouvernement de la République du Kazakhstan,
00:16:30qui porte donc sur la réadmission des personnes, c'est-à-dire sur la possibilité de demander aux autorités kazakhanaises
00:16:39d'accueillir sur leur sol des personnes se trouvant en situation irrégulière sur le sol français.
00:16:44Avant de nous pencher sur cet accord, je souhaite néanmoins prendre le temps de dire quelques mots du Kazakhstan, pays
00:16:50auquel nous nous intéressons sans doute trop peu.
00:16:53Géant d'Asie centrale, le Kazakhstan, dont la capitale est Astana, s'étend sur 2,7 millions de kilomètres carrés,
00:17:00soit environ 4 fois la France.
00:17:02En matière de politique extérieure, cet État se distingue par le soin qu'il prend à maintenir un équilibre dans
00:17:08sa diplomatie entre ses différents partenaires.
00:17:11C'est notamment le cas en matière économique, par exemple dans les exportations d'hydrocarbures, qui sont sa principale source
00:17:18de revenus et qui représentent 57% de ses exportations.
00:17:22Schématiquement, les exportations du Kazakhstan se répartissent entre un cinquième vers l'Italie, un autre vers la Chine, un dixième
00:17:30vers la Russie et le reste vers une grande diversité de pays, notamment européens, parmi lesquels la France à hauteur
00:17:37de 4,5%.
00:17:39Cet équilibre diplomatique, qualifié de politique étrangère multivectorielle, s'exprime notamment à l'égard du principal voisin du Kazakhstan, la
00:17:47Russie.
00:17:47Les liens entre les deux pays sont en effet étroits, du fait de l'histoire, mais également de la présence,
00:17:54dans le nord du Kazakhstan, d'une minorité russophone.
00:17:58Le pays a toutefois su notamment, après l'agression de l'Ukraine, s'en distancier, par exemple en refusant de
00:18:06reconnaître les républiques populaires du Donetsk et de Lugansk,
00:18:09ou encore de rejoindre le groupe des BRICS, s'en rompre néanmoins une relation qui trouve sa source dans de
00:18:15nombreuses réalités.
00:18:16Ainsi, 82% des hydrocarbures kazakhstanais transitent par le territoire russe via le Caspian Pipeline Consortium.
00:18:24Cette volonté de stabilité dans les relations extérieures se double, à l'intérieur du pays, d'une volonté plus récente
00:18:32d'ouverture et de réforme.
00:18:34Ce mouvement est toutefois né dans la douleur, soulèvement populaire le janvier sanglant, dont la répression fit au moins 238
00:18:44morts.
00:18:46Parachevant le retrait de l'ancien président Nour-Sultan Nazarbayev, ces éléments ont amené le président Kassim Jomar Tokayev à
00:18:54mener une série de réformes constitutionnelles
00:18:56visant à la modernisation des institutions politiques et économiques de ce pays, et ce, notamment en matière de représentativité électorale.
00:19:05Fût ainsi par exemple adoptée l'élection au suffrage universel direct des gouverneurs.
00:19:10Ce mouvement s'est matérialisé le 15 mars 2026 par l'adoption, par référendum, d'un projet de nouvelle constitution,
00:19:18qui rend le Parlement monocaméral et crée un poste de vice-président nommé par le président.
00:19:24Cette évolution s'accompagne néanmoins d'inquiétudes en matière de protection des droits individuels.
00:19:29Une loi contre la propagande des orientations sexuelles non traditionnelles visant les personnels LGBTQ+, vient ainsi d'entrer en
00:19:37vigueur.
00:19:39En matière économique, la France occupe une place particulière parmi les partenaires du Kazakhstan,
00:19:46notamment en important une part non négligeable de ses produits énergétiques.
00:19:51Ce pays est en effet notre troisième fournisseur de pétrole et notre premier fournisseur d'uranium.
00:19:57Cette position a de plus été renforcée par l'entrée en vigueur en 2022 de sanctions occidentales contre la Russie,
00:20:05le Kazakhstan s'imposant alors comme un fournisseur alternatif stratégique pour de nombreux États
00:20:11qui, comme la France, ont cessé d'importer du pétrole russe.
00:20:15Notre pays apporte en échange au Kazakhstan des fournitures, mais aussi de plus en plus une expertise recherchée.
00:20:22De nombreuses entreprises françaises y sont représentées, et ce particulièrement dans les secteurs de l'énergie,
00:20:28de l'aéronautique aérospatiale, des transports, de la pétrochimie, des gaz industriels,
00:20:34des matériaux de construction, mais aussi de l'agroalimentaire et des industries de défense.
00:20:39L'approfondissement de cette relation économique franco-casastanaise est une volonté exprimée par les dirigeants des deux États
00:20:47lors de leurs nombreuses rencontres.
00:20:50Les secteurs identifiés pour cette évolution sont ceux des minerais et des métaux critiques,
00:20:55ou encore de l'intelligence artificielle, secteur que les autorités d'Astana ont à cœur de développer.
00:21:01C'est donc dans ce cadre qu'est intervenue la signature, le 5 novembre 2024 à Paris,
00:21:08de l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Kazakhstan
00:21:13sur la réadmission des personnes dont notre commission est saisie à travers ce projet de loi.
00:21:20Ce texte, qui a vocation à accompagner l'intensification des échanges franco-casachstanais,
00:21:26est particulièrement favorable à la France.
00:21:28Il prévoit en effet que les autorités kazachstanaises,
00:21:33lorsque les autorités françaises leur demandent de réadmettre une personne sur leur sol,
00:21:39répondent en 10 jours seulement, et en 20 jours en cas de difficulté.
00:21:45Au-delà de ce délai de 20 jours, le silence de la partie requise vaut acceptation de la demande,
00:21:51ce qui est une garantie très importante.
00:21:53En outre, l'accord permet la réadmission par le Kazakhstan de ces nationaux,
00:22:00mais aussi de toute personne qui détient un titre de séjour ou un visa kazachstanais
00:22:06ou qui est venu en France depuis le territoire kazachstanais.
00:22:11Cela viendra bien sûr renforcer la politique française de lutte contre l'immigration illégale
00:22:16en permettant l'aboutissement de procédures d'éloignement actuellement impossibles.
00:22:22De nombreuses personnes pourraient être concernées.
00:22:26Le Kazakhstan étant un état pivot et un pays de transit en Asie centrale,
00:22:30région marquée par de nombreux trafics.
00:22:33En outre, si le nombre de kazachs en France est pour le moment très modeste,
00:22:38comme le disait M. le Président,
00:22:39le renforcement des liens entre nos deux pays
00:22:41et la possible conclusion au niveau européen
00:22:44d'un accord simplifiant les procédures de demande de visa
00:22:47pour se rendre dans les États européens
00:22:50devrait entraîner une hausse de ce chiffre.
00:22:54Ce texte est donc, de la part du Kazakhstan,
00:22:57un acte d'amitié,
00:22:58une main tendue que notre pays doit saisir.
00:23:02Les atteintes aux droits de l'homme
00:23:04qu'on a constatées au Kazakhstan
00:23:06imposent, il est vrai,
00:23:08de s'assurer que les personnes dont le renvoi est demandé
00:23:11disposent de garanties solides.
00:23:13Et c'est ce qui est le cas.
00:23:14En effet, les personnes dont la réadmission serait demandée
00:23:17conservent l'accès à l'ensemble des mécanismes de protection existants
00:23:22qu'il s'agisse des voies de recours
00:23:25offertes aux ressortissants étrangers
00:23:27devant les juridictions judiciaires et administratives
00:23:30à l'encontre des mesures d'éloignement prononcées contre eux
00:23:34ou, encore, en vertu du principe de non-refoulement
00:23:38invocable en cours de procédure
00:23:40du droit de demander l'asile en France
00:23:43conformément à la Convention de Genève
00:23:45et au règlement du Blin.
00:23:48De plus, bien qu'un accord similaire
00:23:51soit en cours de négociation au niveau européen,
00:23:54l'accord du 5 novembre 2004
00:23:56intervient dans le plein respect
00:23:58des compétences de l'Union européenne en la matière.
00:24:01Mais il permet à la France
00:24:02de prendre une longueur d'avance
00:24:04sans attendre cet accord européen
00:24:07et, en particulier,
00:24:08si celui-ci devait s'inspirer
00:24:10des stipulations de l'accord franco-casachstanais.
00:24:14Rien, donc, ne s'oppose à son approbation
00:24:17ni à l'entrée en vigueur
00:24:18des stipulations de l'accord
00:24:20qui viendront renforcer
00:24:21l'amitié franco-casachstanaise.
00:24:23Et donc, chers collègues,
00:24:25je vous indique à adopter le projet de loi
00:24:28et je vous en remercie.
00:24:30Merci beaucoup, madame la rapporteure.
00:24:33Je précise juste que le bureau,
00:24:35une nouvelle fois, il y a quelques mois,
00:24:37a pris la décision
00:24:39à des procédures simplifiées
00:24:41lorsqu'il s'agit de ratifications
00:24:44assez simples de rapports
00:24:45qui ne posent pas de problématiques particulières.
00:24:47Donc, la prise de parole n'est pas nécessaire.
00:24:50Et donc, chaque groupe, bien sûr,
00:24:53peut manifester l'idée d'intervenir.
00:24:55Et le premier à le faire, ce matin,
00:24:58pour les socialistes et apparentés,
00:25:00est M. Pierre Pryptich.
00:25:04Seneu, Président, mes chers collègues,
00:25:06madame la rapporteure,
00:25:07le texte qui nous est soumis
00:25:10vient là aussi
00:25:11concernant l'accord de réadmission
00:25:13entre la France et le Kazakhstan
00:25:15appelle de notre part
00:25:17une analyse à la fois lucide
00:25:18mais aussi exigeante.
00:25:20Oui, nous reconnaissons la nécessité
00:25:22d'un cadre juridique clair
00:25:23pour organiser les retours
00:25:25des personnes en situation irrégulière.
00:25:27La coopération internationale
00:25:29en matière migratoire est indispensable
00:25:31mais elle doit rester fidèle
00:25:33à nos principes.
00:25:34Or, cet accord s'inscrit
00:25:36dans une relation bilatérale
00:25:37renforcée
00:25:38avec un pays
00:25:40dont nul ne peut ignorer
00:25:41la réalité politique.
00:25:42Le Kazakhstan
00:25:43demeure un régime autoritaire
00:25:45marqué par des atteintes persistantes
00:25:47aux libertés fondamentales.
00:25:49Répression des opposants,
00:25:50restriction des libertés de la presse,
00:25:53usage croissant
00:25:54des dispositifs inspirés
00:25:55de législation liberticide.
00:25:58Dans ce contexte,
00:25:59nous ne pouvons considérer
00:26:00cet accord
00:26:01comme un simple outil technique.
00:26:03Il élargit considérablement
00:26:05le champ des personnes concernées,
00:26:06notamment en ressortissant
00:26:08des pays tiers
00:26:08et aux apatrides.
00:26:10Cela pose une question majeure.
00:26:12Quelles garanties concrètes
00:26:13avons-nous
00:26:13quant au respect
00:26:14de leurs droits fondamentaux
00:26:16une fois réadmis ?
00:26:17La question du traitement
00:26:18des données personnelles
00:26:20est loin aussi
00:26:21d'être anodine.
00:26:22En l'absence
00:26:23de décisions
00:26:23d'adéquation européennes,
00:26:25nous devons être
00:26:26particulièrement vigilants
00:26:27quant à l'usage
00:26:28qui pourra être fait
00:26:29de ces données
00:26:30dans un État
00:26:31où l'État de droit
00:26:31demeure absent.
00:26:33Cet accord
00:26:34ne peut être dissocié
00:26:35d'une stratégie géopolitique.
00:26:37Vous l'avez rappelé,
00:26:38Mme le rapporteur,
00:26:39le Kazakhstan
00:26:40est un partenaire économique
00:26:41important
00:26:42concernant l'uranium,
00:26:44concernant les terres rares,
00:26:45concernant le pétrole,
00:26:46mais aussi un pays
00:26:48sous, entre guillemets,
00:26:49très forte influence russe
00:26:51dans un contexte
00:26:52international
00:26:54particulièrement instable.
00:26:55Cet accord
00:26:56s'inscrit donc
00:26:57dans une orientation
00:26:58politique engagée
00:26:59depuis 2024
00:27:01avec un durcissement
00:27:02et l'externalisation
00:27:04des politiques migratoires
00:27:05au mépris
00:27:06des règles élémentaires
00:27:07de l'État de droit.
00:27:08Nous ne pouvons
00:27:09non plus dissocier
00:27:11de la réécriture
00:27:12de la directive
00:27:14retour actuellement
00:27:15au niveau
00:27:16de l'Union européenne
00:27:16qui vise à constituer
00:27:18des hubs
00:27:19dans les pays tiers.
00:27:20C'est pourquoi
00:27:21nous demandons
00:27:22des garanties précises
00:27:23sur le respect
00:27:24des droits humains
00:27:25des personnes réadmises,
00:27:26sur les conditions concrètes
00:27:27et de leur prise en charge,
00:27:29sur le contrôle effectif
00:27:30de la mise en œuvre
00:27:31de cet accord.
00:27:32Sans ces garanties,
00:27:34cet accord
00:27:34fragilisera
00:27:35notre crédibilité
00:27:37et nous éloignera
00:27:38du cœur
00:27:38de notre engagement.
00:27:39Et donc,
00:27:40je souhaiterais avoir
00:27:41des réponses.
00:27:43Merci beaucoup,
00:27:44M. Priptich.
00:27:45La parole à Mme
00:27:46Carole Guilherme
00:27:47pour les démocrates.
00:27:51Je vous donne
00:27:52le micro,
00:27:52vous l'avez,
00:27:53vous pouvez le prendre.
00:27:55Merci beaucoup,
00:27:56M. le Président,
00:27:58Mme la rapporteure,
00:27:59chers collègues.
00:28:00Je tiens évidemment
00:28:01à m'associer
00:28:02au propos du Président,
00:28:04au propos liminaire,
00:28:05évidemment,
00:28:05sur la situation
00:28:06des femmes afghanes
00:28:07et la préoccupation
00:28:08qui est la nôtre
00:28:10permanente sur le sujet.
00:28:12Ce rapport
00:28:12s'inscrit
00:28:13dans une relation
00:28:14stratégique plus large
00:28:15entre la France
00:28:15et le Kazakhstan
00:28:16dans un contexte
00:28:17international
00:28:18particulièrement sensible.
00:28:19Le Kazakhstan
00:28:20est un acteur
00:28:21incontournable
00:28:21en Asie centrale,
00:28:22au carrefour
00:28:23de l'Europe
00:28:23et de l'Asie,
00:28:24voisin immédiat
00:28:25de la Chine
00:28:26et de la Russie
00:28:27et historiquement
00:28:28marqué
00:28:28par l'influence russe.
00:28:30Depuis l'invasion
00:28:31de l'Ukraine
00:28:31par la Russie,
00:28:32son positionnement
00:28:33diplomatique d'équilibre
00:28:34et sa volonté
00:28:34de diversification
00:28:35de ses partenariats
00:28:36ont pris une importance
00:28:37nouvelle pour l'Europe
00:28:38comme pour la France.
00:28:40Le rapport rappelle
00:28:41également
00:28:41que le Kazakhstan
00:28:42est aujourd'hui
00:28:43devenu le troisième
00:28:44fournisseur
00:28:44de pétrole brut
00:28:45de la France
00:28:45et notre premier
00:28:46fournisseur d'uranium.
00:28:48Dans le contexte
00:28:49de la guerre en Ukraine
00:28:49et de la nécessaire
00:28:51diversification
00:28:51de nos approvisionnements
00:28:52énergétiques,
00:28:53ce partenariat
00:28:54revêt évidemment
00:28:55une importance particulière.
00:28:57Cet accord
00:28:58est aussi le résultat
00:28:59d'un travail diplomatique
00:29:00de la France
00:29:00comme l'indique
00:29:01très justement le rapport.
00:29:02Il s'agit d'un texte
00:29:03particulièrement favorable
00:29:04à notre pays
00:29:05et qui traduit
00:29:06de la part du Kazakhstan
00:29:07une marque de confiance
00:29:08et une volonté
00:29:09d'approfondissement
00:29:10de notre relation bilatérale.
00:29:12C'est une main tendue
00:29:13que la France
00:29:13a raison de saisir.
00:29:15Sur le fond,
00:29:16cet accord permettra
00:29:17de rendre plus efficace
00:29:18et plus lisible
00:29:18les procédures de réadmission
00:29:19dans un cadre juridique
00:29:21bien plus clair
00:29:21alors même que les flux migratoires,
00:29:23vous l'avez souligné,
00:29:24monsieur le Président,
00:29:25restent aujourd'hui modestes.
00:29:27Mais il pourrait naturellement
00:29:28évoluer avec l'intensification
00:29:30des échanges
00:29:30entre nos deux pays.
00:29:32Enfin,
00:29:32vous soulignez
00:29:33dans votre rapport
00:29:34que cet accord
00:29:34pourrait être prolongé
00:29:35dans d'autres domaines,
00:29:36notamment en matière
00:29:37de mobilité
00:29:38ou de facilitation des visas.
00:29:39Ma question pourrait être simple.
00:29:42Comment la France
00:29:42entend-elle capitaliser
00:29:44cette dynamique positive
00:29:45pour approfondir
00:29:46ses partenariats
00:29:47avec le Kazakhstan,
00:29:48notamment sur les plans
00:29:49économiques,
00:29:50universitaires
00:29:51ou des mobilités légales ?
00:29:52En tout état de cause,
00:29:54le groupe démocrate
00:29:55soutiendra ce rapport.
00:29:56Je vous remercie.
00:29:58Merci, madame la députée.
00:30:00Pour Horizon et Indépendant,
00:30:01la parole à la même Charlotte
00:30:02Parmentier-Lecoq.
00:30:07Allez-y.
00:30:08Merci beaucoup, monsieur le Président.
00:30:10La France entretient
00:30:11avec le Kazakhstan
00:30:12une relation bilatérale
00:30:14ancienne et substantielle.
00:30:16Le Kazakhstan est aujourd'hui
00:30:17le troisième fournisseur
00:30:19de pétrole brut de la France
00:30:20et son premier fournisseur
00:30:21d'uranium.
00:30:22Cette réalité économique
00:30:24et stratégique
00:30:25commande que nous approfondissions
00:30:26notre coopération
00:30:27dans toutes ses dimensions
00:30:29et y compris migratoires.
00:30:32Et précisément,
00:30:33sur le plan migratoire,
00:30:34en l'absence de cadre juridique,
00:30:36les demandes d'éloignement
00:30:37formulées par nos autorités
00:30:39se heurtaient jusqu'ici
00:30:40à des obstacles
00:30:41souvent insurmontables.
00:30:43L'accord sur la réadmission
00:30:45des personnes
00:30:45répond directement
00:30:47à ces difficultés.
00:30:49Sur le plan pratique,
00:30:50il comble un vide juridique
00:30:51préjudiciable
00:30:52à l'autorité de l'État.
00:30:55Par ailleurs,
00:30:56nous partageons
00:30:56les réserves
00:30:57sur l'État
00:30:58de droit au Kazakhstan.
00:31:00Mais la consolidation
00:31:01démocratique
00:31:02de ce pays
00:31:02est un enjeu
00:31:03que la France
00:31:04et l'Europe
00:31:04ne sauraient ignorer.
00:31:06Et ce constat
00:31:06plaide précisément
00:31:07pour un engagement
00:31:09accru
00:31:09auprès d'Astana
00:31:10et non pour un repli.
00:31:12Et pour toutes ces raisons,
00:31:13le groupe Horizon
00:31:13et Indépendant
00:31:14votera en faveur
00:31:15de ce projet de loi.
00:31:18Merci pour votre intervention
00:31:19pour la gauche
00:31:20républicaine,
00:31:21la gauche démocrate
00:31:22et républicaine.
00:31:23M. Jean-Paul Lecoq.
00:31:24Merci, M. le Président.
00:31:26Chers collègues,
00:31:28Mme la rapporteure,
00:31:29la position du groupe
00:31:30de la gauche démocrate
00:31:31et républicaine
00:31:32est évidemment
00:31:33contre ce texte
00:31:34abject.
00:31:35Ce sont les politiques
00:31:36en place
00:31:37qui créent,
00:31:38en ce qui nous concerne,
00:31:40des situations
00:31:40d'irrégularité administrative.
00:31:43Notre conception,
00:31:45c'est qu'aucune personne
00:31:46ne peut être illégale
00:31:47sur Terre.
00:31:48Vous indiquez,
00:31:49Mme la rapporteure,
00:31:50que ce texte
00:31:50est un accord
00:31:51au service
00:31:52de la politique française
00:31:53de lutte
00:31:54contre l'immigration
00:31:55illégale.
00:31:56C'est faux.
00:31:56Ce texte
00:31:57ne s'attaque pas
00:31:58aux arrivées
00:31:59de manière irrégulière
00:32:00mais à toute personne
00:32:01arrivée en France,
00:32:02peu importe
00:32:03qu'elle soit arrivée
00:32:04de manière régulière
00:32:05ou non
00:32:05et qui,
00:32:07pour diverses raisons,
00:32:08n'aurait plus le droit
00:32:09de séjourner
00:32:09ou de résider
00:32:10sur le territoire français.
00:32:12Bien souvent,
00:32:13je le vois
00:32:14en circonscription
00:32:15et je suis en permanence
00:32:17interpellé
00:32:18sur des situations
00:32:19similaires
00:32:20et je suis sûr
00:32:21que vous devez l'être aussi.
00:32:22Un délai trop long
00:32:24pour obtenir
00:32:25un rendez-vous
00:32:25en préfecture
00:32:26afin de renouveler
00:32:27son titre de séjour
00:32:28entraîne
00:32:29une situation
00:32:30administrative irrégulière.
00:32:31Donc,
00:32:32une obligation
00:32:33de quitter
00:32:33le territoire français.
00:32:35Ce délai
00:32:35excessivement long
00:32:37a mené nos collègues
00:32:38Elsa Faucillon,
00:32:40Céline Hervieux,
00:32:40Clémence Guettet,
00:32:41Stella Dupont,
00:32:42Léa Ballage,
00:32:43El Mariqui
00:32:44a porté la pétition
00:32:46« Débloque ta préf »
00:32:48que je vous invite
00:32:49par ailleurs tous
00:32:49à signer.
00:32:50Aussi,
00:32:51certains préfets
00:32:52délivrent plus facilement
00:32:53des OQTF
00:32:54que d'autres,
00:32:55souvent contestables
00:32:56devant le tribunal administratif.
00:32:58Ils participent
00:32:59à la création
00:32:59des personnes
00:33:00en situation
00:33:01administrative irrégulière
00:33:02alors que ces personnes,
00:33:04dans une autre préfecture,
00:33:06ne le seraient pas forcément.
00:33:08bien que les personnes
00:33:09qui encourent un risque
00:33:09ne sont en principe,
00:33:11par principe,
00:33:12pas renvoyées
00:33:13vers un territoire
00:33:14où elles encourent
00:33:14une violation
00:33:15de leurs droits,
00:33:16on sait que dans les faits,
00:33:18cela n'est toujours
00:33:18pas le cas,
00:33:19pas respecté.
00:33:20Sinon,
00:33:21les ressortissants
00:33:22sahraouis
00:33:22ayant subi
00:33:23de la torture
00:33:24dans une prison marocaine
00:33:25ne seraient pas
00:33:26sous le coup
00:33:26d'OQTF
00:33:27pour être envoyées
00:33:28au Maroc.
00:33:29Comme quoi,
00:33:30ces situations
00:33:31existent bel et bien.
00:33:33Donc,
00:33:33nous voterons
00:33:33contre ce texte.
00:33:35Merci M. Lecoq.
00:33:37La parole
00:33:38à M. Michel Guignot
00:33:40pour le Rassemblement National.
00:33:42Merci M. le Président,
00:33:44M. le Rapporteur.
00:33:45L'accord
00:33:45qui nous est présenté
00:33:47ce matin
00:33:48pour approbation
00:33:49vise à conforter
00:33:50les relations bilatérales
00:33:51qui existent
00:33:52entre la France
00:33:53et le Kazakhstan
00:33:53depuis 1992,
00:33:55en particulier
00:33:55dans le domaine
00:33:56de la réadmission
00:33:57des personnes.
00:33:583 000 ressortissants
00:33:59constituent
00:34:00la diaspora
00:34:01kazakhstanaise
00:34:02en France,
00:34:02dont un cinquième
00:34:04d'étudiants
00:34:04tandis que la diaspora
00:34:06française de Kazakhstan
00:34:06s'élève
00:34:07à moins de 300 personnes.
00:34:08Le texte soumis
00:34:09à notre examen
00:34:10est rendu nécessaire
00:34:11car l'immigration
00:34:12légale depuis ce pays
00:34:13est en moyenne
00:34:15en augmentation
00:34:16annuellement
00:34:17de 28%
00:34:18depuis 2019.
00:34:20Il faut souligner
00:34:21que les laissés-passés
00:34:21consulaires
00:34:22sont correctement délivrés
00:34:23avec ce pays.
00:34:24Vous notez
00:34:25dans votre rapport
00:34:26qu'en 2024,
00:34:28192 mesures
00:34:29d'éloignement
00:34:30soient un peu moins
00:34:30de 10%
00:34:31de la diaspora
00:34:32en France
00:34:32pour la plupart
00:34:33liées à des situations
00:34:35d'OQTF
00:34:35avec un taux
00:34:36d'exécution
00:34:37de 30%,
00:34:38chiffre très bas
00:34:39mais bien supérieur
00:34:40à la moyenne nationale.
00:34:42En page 22,
00:34:43vous insistez
00:34:44sur ce point
00:34:46ouvrez les guillemets
00:34:47si ces chiffres
00:34:48apparaissent modestes,
00:34:50ils ne pourront
00:34:50que continuer
00:34:51d'augmenter
00:34:52si l'immigration
00:34:53légale est facilité
00:34:54encouragée
00:34:55par le rapprochement
00:34:56entre la France
00:34:57et le Kazakhstan
00:34:57ainsi que par
00:34:58une simplification
00:34:59pour l'instant
00:35:00éventuelle
00:35:01des procédures
00:35:02de demande de visa
00:35:03vers l'Union européenne.
00:35:05Fermez les guillemets.
00:35:06Madame la rapporteure,
00:35:07estimez-vous
00:35:07que cet accord
00:35:08contribuera
00:35:09à faire augmenter
00:35:10le taux d'exécution
00:35:11des mesures
00:35:12d'éloignement
00:35:12et nous attendrons
00:35:14vos réponses
00:35:16qui influeront
00:35:19notre position de vote.
00:35:21Merci Madame la rapporteure.
00:35:23Merci Monsieur le Vice-président.
00:35:26Les réponses
00:35:26ne vont pas tarder.
00:35:28Elles vont être apportées
00:35:29juste après l'intervention
00:35:30de Madame Nathalie Oziol
00:35:32pour la France Insoumise.
00:35:39Allez-y,
00:35:40vous avez la parole.
00:35:42Merci Monsieur le Président.
00:35:43Nous examinons aujourd'hui
00:35:45un projet de loi
00:35:46visant à approuver
00:35:47ce qu'on appelle
00:35:48un accord de réadmission
00:35:49entre la France
00:35:50et le Kazakhstan,
00:35:51c'est-à-dire
00:35:51pour que le Kazakhstan
00:35:52accepte les ressortissants
00:35:54quand ils sont expulsés.
00:35:56Derrière sa technicité apparente,
00:35:57ce texte porte en fait
00:35:58une orientation politique
00:35:59très claire,
00:36:01celle du durcissement
00:36:02de la politique
00:36:02d'éloignement
00:36:03ou d'expulsion
00:36:04au mépris
00:36:05des droits humains
00:36:05les plus fondamentaux.
00:36:07Cet accord ne répond pas
00:36:08à une nécessité migratoire réelle
00:36:10et pour cause
00:36:11le nombre de ressortissants
00:36:12kazakhstanais
00:36:13en situation irrégulière
00:36:14en France est marginal.
00:36:15La diaspora kazakhstanaise
00:36:16en France représente
00:36:17environ 3000 personnes.
00:36:19Ce texte n'a donc pas
00:36:20pour objectif principal
00:36:21de renvoyer
00:36:22des citoyens kazakhstanais.
00:36:23Il vise en réalité
00:36:25à permettre
00:36:25l'expulsion
00:36:26des ressortissants
00:36:27de pays tiers
00:36:27et des apatrides,
00:36:29notamment des personnes
00:36:30qui sont simplement
00:36:31passées par ce pays,
00:36:32qui possèdent
00:36:33un titre de séjour
00:36:34ou un visa kazakhstanais
00:36:35ou en provenance directe
00:36:36du territoire kazakhstanais.
00:36:38Or, parmi elles,
00:36:40figurent notamment
00:36:41des exilés afghans
00:36:42qui ont fui
00:36:42le régime des talibans
00:36:43depuis 2021,
00:36:44en passant souvent
00:36:45par le Kazakhstan.
00:36:46On sait que 20% environ
00:36:48des demandes d'asile
00:36:49formulées par des réfugiés
00:36:50afghans
00:36:51ont été rejetées
00:36:52par les autorités françaises.
00:36:53Ces personnes
00:36:54pourraient donc
00:36:55être renvoyées
00:36:56au Kazakhstan,
00:36:56puis à nouveau
00:36:57vers l'Afghanistan,
00:36:58à la merci
00:36:58des autorités talibanes.
00:37:00C'est une externalisation
00:37:01cynique
00:37:02de notre politique
00:37:03migratoire,
00:37:03une manière
00:37:04de contourner
00:37:05nos obligations
00:37:05internationales
00:37:06et une forme
00:37:07de condamnation
00:37:08à mort
00:37:08pour de nombreux exilés.
00:37:10Nous refusons
00:37:11cette logique
00:37:12à la France insoumise.
00:37:13Notons par ailleurs
00:37:14que ce texte
00:37:15ne sort pas de nulle part.
00:37:16Il est la traduction
00:37:17législative
00:37:18d'un accord
00:37:18signé le 5 novembre
00:37:192024 à Paris
00:37:20par Bruno Rotaillot
00:37:21et l'ambassadrice
00:37:22du Kazakhstan
00:37:23en France.
00:37:24Il revient donc
00:37:25à nouveau
00:37:25à cette commission
00:37:26de traiter
00:37:27les conséquences
00:37:28des obsessions
00:37:28migratoires
00:37:29et racistes
00:37:30de Bruno Rotaillot.
00:37:31Et vous noterez
00:37:33que les événements
00:37:35et le président
00:37:36de la République
00:37:37nous ont donné raison
00:37:38ces derniers temps.
00:37:40Nous ne sommes
00:37:41évidemment pas naïfs
00:37:41sur le contexte
00:37:42de cet accord
00:37:43qui s'inscrit
00:37:43dans le partenariat
00:37:45stratégique renforcé
00:37:46voulu par Emmanuel Macron
00:37:48motivé notamment
00:37:48par des intérêts
00:37:49économiques et énergétiques
00:37:51axés aux minerais critiques,
00:37:52au pétrole,
00:37:53à l'uranium,
00:37:54ressources indispensables
00:37:55quand l'hexagone
00:37:56dépend à 60%
00:37:57du nucléaire
00:37:58pour sa consommation
00:37:59d'électricité.
00:38:00Un mot avant
00:38:01de finir quand même
00:38:01sur...
00:38:02On ne peut pas nier
00:38:03le fait,
00:38:03comme je l'avais dit
00:38:04d'ailleurs lors du précédent
00:38:05accord avec le Kazakhstan
00:38:06en 2024,
00:38:07le fait qu'il y a
00:38:08au Kazakhstan
00:38:08un régime
00:38:09qui a une très faible
00:38:10considération
00:38:11pour les droits humains
00:38:12qui sont...
00:38:13Et cette faible considération
00:38:14est affichée par exemple
00:38:15par des organisations
00:38:16comme Amnesty International.
00:38:18Bref,
00:38:19la France ne peut pas
00:38:20défendre les droits humains
00:38:21à la tribune
00:38:22des Nations Unies
00:38:22et dans le même temps
00:38:24organiser des mécanismes
00:38:25qui exposent
00:38:26des personnes vulnérables
00:38:27à des risques
00:38:27de persécution.
00:38:28Donc, nous voterons
00:38:29contre ce projet de loi.
00:38:30Très bien.
00:38:31Merci beaucoup,
00:38:32dernier intervenant,
00:38:33M. Vincent Ledoux
00:38:34pour Ensemble pour la République.
00:38:36Merci, M. le Président,
00:38:37Mme la rapporteure,
00:38:37mes chers collègues.
00:38:38Eh bien, le groupe EPR
00:38:39votera pour l'approbation
00:38:41de cet accord
00:38:41de réadmission
00:38:42entre la France
00:38:43et le Kazakhstan.
00:38:44D'abord parce que
00:38:44cet accord est utile.
00:38:45Il s'inscrit
00:38:47dans une relation stratégique
00:38:48avec un pays pivot
00:38:49d'Asie centrale,
00:38:50partenaire énergétique
00:38:51important pour la France,
00:38:53acteur d'équilibre
00:38:54dans une région
00:38:55marquée par des influences
00:38:56concurrentes,
00:38:56notamment russes et chinoises.
00:38:58Et donc,
00:38:59renforcer ce partenariat,
00:39:00c'est aussi renforcer
00:39:01la présence française
00:39:01dans une région
00:39:02où elle compte.
00:39:03Mais surtout,
00:39:04et je veux insister
00:39:04sur ce point,
00:39:05sa véritable plus-value
00:39:06est opérationnelle.
00:39:07Il encadre
00:39:08et sécurise juridiquement
00:39:10une coopération
00:39:11qui existait déjà
00:39:12en fixant des délais courts,
00:39:13des autorités compétentes
00:39:15clairement identifiées
00:39:16et des procédures lisibles.
00:39:18Et il introduit
00:39:19un élément
00:39:19particulièrement important.
00:39:20Il permet sous condition
00:39:21la réadmission
00:39:23non seulement
00:39:23des ressortissants
00:39:25kazakhstanais,
00:39:25mais aussi
00:39:25de ressortissants
00:39:26de pays tiers
00:39:27ayant transité
00:39:28par le Kazakhstan.
00:39:29C'est là l'intérêt
00:39:29concret de cet accord,
00:39:31offrir à la France
00:39:32une solution supplémentaire
00:39:33dans des situations
00:39:34où l'éloignement direct
00:39:36est aujourd'hui difficile,
00:39:37voire impossible
00:39:38à organiser.
00:39:39Alors,
00:39:40il est vrai que
00:39:41M. Pryptich
00:39:42a eu raison
00:39:42d'exposer pour le groupe
00:39:43socialiste
00:39:44une analyse lucide
00:39:45et exigeante.
00:39:46A ma connaissance,
00:39:47cet accord
00:39:48n'est en aucun cas
00:39:49un mécanisme
00:39:49d'externalisation
00:39:51de l'asile,
00:39:51contrairement au dispositif
00:39:53envisagé par certains
00:39:54de nos partenaires
00:39:54européens,
00:39:55notamment le Royaume-Uni
00:39:57ou le Danemark
00:39:57avec le Rwanda,
00:39:59il ne s'agit absolument
00:39:59pas ici de transférer
00:40:01à un État tiers
00:40:01l'examen de demande
00:40:03d'asile déposé en France.
00:40:04Nous sommes face
00:40:05à un accord classique
00:40:06de réadmission
00:40:07qui concerne
00:40:07des personnes
00:40:08ne remplissant pas
00:40:09ou ne remplissant plus
00:40:10les conditions d'entrée
00:40:11ou de séjour
00:40:12sur notre territoire
00:40:13et qui continue
00:40:14de s'appliquer
00:40:14dans le respect intégral
00:40:15du droit d'asile,
00:40:16des voies de recours
00:40:17et du principe
00:40:18de non-refoulement.
00:40:19Enfin,
00:40:20cet accord permet
00:40:21à la France
00:40:21d'agir dès maintenant
00:40:22sans attendre
00:40:24l'issue de négociations
00:40:25européennes encore incertaines.
00:40:26Il renforce
00:40:27notre capacité
00:40:28d'action concrète
00:40:29tant qu'au son lit
00:40:31dans une relation
00:40:32bilatérale structurante
00:40:33avec un partenaire
00:40:34d'équilibre
00:40:35en Asie centrale,
00:40:36ce qui correspond
00:40:37pleinement
00:40:37à la vocation
00:40:38de la diplomatie française
00:40:39et pour toutes ces raisons,
00:40:41le groupe EPR
00:40:41soutiendra ce texte
00:40:42utile,
00:40:43équilibré
00:40:44et opérationnel.
00:40:45Je vous remercie.
00:40:45Merci beaucoup,
00:40:47M. le député.
00:40:49Dernier intervenant,
00:40:51M. le vice-président
00:40:52Herbillon.
00:40:54Je vous remercie,
00:40:55M. le président.
00:40:56En ce qui concerne
00:40:58le groupe
00:40:58de la droite républicaine,
00:41:00nous voterons
00:41:01en faveur
00:41:02de cet accord.
00:41:03C'est un accord
00:41:04de réadmission
00:41:05utile
00:41:07et je suis
00:41:09tout à fait
00:41:09sidéré
00:41:10d'entendre
00:41:11ma collègue
00:41:12de la...
00:41:14S'il vous plaît,
00:41:17Mme Oziol,
00:41:18vous êtes intervenue.
00:41:19On va laisser
00:41:20M. Herbillon
00:41:20dans une forme
00:41:23politique
00:41:23et respectable
00:41:24répondre
00:41:25à la question.
00:41:26Je vais rassurer
00:41:27tout à fait
00:41:28ma collègue
00:41:28de la France
00:41:29insoumise.
00:41:30Il n'y a
00:41:31aucune obsession
00:41:32de notre part.
00:41:33En revanche,
00:41:34je constate
00:41:35son isolement
00:41:36et son obsession
00:41:37idéologique
00:41:38qui consiste
00:41:38à caricaturer
00:41:40absolument
00:41:41tous les textes
00:41:42qui nous sont
00:41:43proposés
00:41:44en fonction
00:41:44de l'idéologie
00:41:45de la France
00:41:46insoumise.
00:41:47Ceci,
00:41:48il est quand même...
00:41:50Nous n'avons
00:41:50aucune leçon
00:41:51de démocratie
00:41:52ni de respect
00:41:53des droits humains
00:41:54à avoir
00:41:55de la France
00:41:56insoumise.
00:41:57Aucune.
00:41:58D'aucune sorte.
00:41:59Sur aucun sujet.
00:42:01Pas de leçon
00:42:01de démocratie.
00:42:02Pas de leçon.
00:42:03Nous sommes très attachés
00:42:04au risque
00:42:05de vous surprendre,
00:42:06ma chère collègue,
00:42:07au respect
00:42:09des droits humains
00:42:10au sein
00:42:11de notre groupe
00:42:12parlementaire.
00:42:13Mais nous voterons
00:42:15en faveur
00:42:16de ce texte
00:42:17et je constate
00:42:18que le déferlement
00:42:21idéologique
00:42:21de la France
00:42:22insoumise
00:42:23est extrêmement
00:42:24éloigné.
00:42:25Madame Oziol,
00:42:27vous savez,
00:42:27chaque fois
00:42:28que vous m'interrompez,
00:42:29ça veut dire
00:42:30que j'ai raison.
00:42:30Donc,
00:42:31je n'ai aucun problème
00:42:31à vos interruptions.
00:42:33C'est l'illustration
00:42:34que ce que je vous dis
00:42:35est pertinent.
00:42:36Continuez,
00:42:36Monsieur le Président.
00:42:39Simplement,
00:42:40les positions
00:42:41idéologiques
00:42:41de la France
00:42:42insoumise,
00:42:43notamment sur
00:42:43la question
00:42:43migratoire,
00:42:44sont extrêmement
00:42:45éloignées
00:42:46de l'attente
00:42:47de nos concitoyens.
00:42:48Et donc,
00:42:49ça illustre
00:42:49cet isolement idéologique
00:42:50dans lequel il se trouve
00:42:52en ce qui nous concerne,
00:42:53Monsieur le Président,
00:42:53nous voterons ce texte
00:42:55qui va dans le bon sens
00:42:56et qui est utile
00:42:57tout en étant
00:42:58extrêmement attaché
00:42:59au respect
00:43:00des droits humains.
00:43:01Merci beaucoup,
00:43:03Monsieur Herbillon.
00:43:04Plus d'intervenants
00:43:06sur ce texte.
00:43:07Madame la rapporteure,
00:43:09pour répondre
00:43:09aux différentes interrogations
00:43:10qui ont été
00:43:12souvent assez précises,
00:43:13en tout cas,
00:43:13concernant ce texte
00:43:14et la portée
00:43:15ou les conséquences
00:43:16de ce texte.
00:43:17Alors,
00:43:17je vais essayer
00:43:17d'être taire.
00:43:18Merci,
00:43:18Monsieur le Président.
00:43:19Donc déjà,
00:43:20pour répondre,
00:43:20si vous voulez,
00:43:21sur les droits fondamentaux.
00:43:22L'accord ne déroge
00:43:23en rien
00:43:23à nos engagements
00:43:25internationaux.
00:43:26Le principe
00:43:26de non-refoulement,
00:43:27les recours juridictionnels,
00:43:29les garanties procédurales
00:43:30restent pleinement applicables.
00:43:32D'ailleurs,
00:43:33dans cet accord,
00:43:33il y a l'article 16
00:43:34qui permet
00:43:35de modifier
00:43:36le droit d'accès
00:43:37et qui permet
00:43:37de rectifier
00:43:38si besoin était
00:43:40le texte.
00:43:41Donc là-dessus aussi,
00:43:41c'est transparent.
00:43:42On peut encore
00:43:43faire des modifications
00:43:44infinies.
00:43:45La deuxième chose,
00:43:46quand vous parlez,
00:43:47Monsieur et Madame,
00:43:49tous les deux,
00:43:50de...
00:43:51Non,
00:43:51vous avez fait,
00:43:52mais excusez-moi,
00:43:53c'était un peu similaire.
00:43:54Donc je vais répondre séparément.
00:43:55Je vais répondre séparément,
00:43:57mais c'était un petit peu similaire.
00:43:58Je me permets de dire
00:43:59qu'il y a toujours
00:44:00des possibilités
00:44:00de réclamer le droit.
00:44:01Je l'ai bien précisé
00:44:02tout à l'heure.
00:44:03En fait, il est possible
00:44:06de revenir,
00:44:07si vous voulez,
00:44:08sur le droit d'asile,
00:44:12par exemple.
00:44:13Sur le droit d'asile,
00:44:14on peut toujours réclamer
00:44:15en étant en France
00:44:15le droit d'asile français.
00:44:17Là-dessus,
00:44:17il n'y a aucun élément
00:44:19qui perturbe ce droit d'asile
00:44:20alors que vous avez justifié
00:44:21qu'on l'ait renvoyé
00:44:23systématiquement.
00:44:23Donc ce n'est pas le cas.
00:44:24On est encore
00:44:25dans une juridiction,
00:44:27si vous voulez,
00:44:28française,
00:44:28qui peut s'appliquer.
00:44:30Cet accord est utile,
00:44:32bien sûr,
00:44:33car aujourd'hui,
00:44:34il est plus efficace
00:44:35d'anticiper que de subir.
00:44:36Donc construire des outils
00:44:37avant que les flux
00:44:39n'augmentent
00:44:39est une démarche responsable.
00:44:43Les garanties
00:44:43sont explicitement
00:44:44inscrites dans l'accord
00:44:45et s'ajoutent
00:44:46au cadre juridique existant.
00:44:48Et rien dans ce texte
00:44:51ne permet de contourner
00:44:51nos obligations internationales.
00:44:53Alors aucun outil,
00:44:55bien sûr,
00:44:55ne règle seul
00:44:56une question aussi complexe.
00:44:57Mais sans ces outils,
00:44:58sans cette politique
00:45:00que je fasse ce texte
00:45:01aujourd'hui,
00:45:03j'allais dire,
00:45:03on ne peut pas fonctionner.
00:45:05Donc moi,
00:45:05je pense qu'aujourd'hui,
00:45:07ce projet de loi
00:45:08est très important
00:45:09et permet,
00:45:10en fait,
00:45:10si vous voulez,
00:45:11même si le flux
00:45:12n'est pas aussi important
00:45:13qu'il pourrait être indiqué,
00:45:15mais je pense qu'aujourd'hui,
00:45:17ça rend cette fluidité
00:45:18indispensable
00:45:19pour le bon fonctionnement
00:45:21des personnes
00:45:22qui sont sur notre territoire.
00:45:25Oui, allez-y.
00:45:26Si vous voulez,
00:45:26parce que j'ai...
00:45:28Peut-être dans l'ordre
00:45:30des réponses.
00:45:31M. Priptich n'a pas eu
00:45:32la réponse
00:45:33auxquelles
00:45:34il est compté d'avoir.
00:45:37C'est l'article 16.
00:45:38M. Priptich.
00:45:40Avant que Mme la rapporteure
00:45:41réponde,
00:45:42je voudrais aussi dire
00:45:43que tout ceci
00:45:44s'inscrit
00:45:44dans une réforme
00:45:45en cours
00:45:46de la directive
00:45:46de retour
00:45:47au niveau
00:45:48de l'Union européenne
00:45:49qui a la notion
00:45:50en fait
00:45:50de pays tiers sûr
00:45:52et qu'un accord
00:45:53bilatéral signé
00:45:54entre la France
00:45:55et le Kazakhstan
00:45:56classera
00:45:58vraisemblablement
00:45:59ce pays
00:46:00comme étant
00:46:00un pays tiers sûr.
00:46:02Ce qui modifie
00:46:03aussi
00:46:04la décision
00:46:06que nous devons prendre
00:46:07par rapport
00:46:07à cette classification
00:46:08potentielle.
00:46:09Parce que ça veut dire
00:46:10en fait
00:46:11qu'en attribuant,
00:46:12en signant cet accord,
00:46:13ce projet de loi,
00:46:14on va qualifier
00:46:15en fait
00:46:16le Kazakhstan
00:46:17de pays tiers sûr.
00:46:19Et donc là,
00:46:20compte tenu
00:46:21en fait
00:46:21de ce qui a été évoqué
00:46:22concernant le respect
00:46:23des droits humains,
00:46:24c'est un véritable problème
00:46:25qui est posé.
00:46:26Notamment
00:46:27concernant
00:46:28le traitement
00:46:29des Afghans.
00:46:30Très bien.
00:46:32M. Lecoq.
00:46:33Oui,
00:46:34Mme la rapporteure,
00:46:35on n'est pas
00:46:36au premier
00:46:37traité
00:46:38France-Kazakhstan
00:46:40qui est porté
00:46:42par cette commission.
00:46:43On n'est pas
00:46:43au premier traité.
00:46:45Je me souviens
00:46:46un précédent traité
00:46:47où on avait fait
00:46:48même débat
00:46:48dans l'hémicycle
00:46:49et où à la sortie
00:46:51du débat,
00:46:52je m'étais un peu fâché
00:46:53avec Jean-Luc Mélenchon
00:46:54qui parlait au nom
00:46:54de la France insoumise.
00:46:57Mais cet échange
00:46:58entre nous
00:46:59était intéressant
00:47:00parce que
00:47:00dans le traité,
00:47:02il était précisé
00:47:02que le traité
00:47:04n'entrait en vigueur
00:47:05que si l'Afghanistan
00:47:06réglait la question
00:47:08des prisonniers politiques.
00:47:10Pas l'Afghanistan,
00:47:11le Kazakhstan
00:47:11réglait la question
00:47:12des prisonniers politiques.
00:47:13Et donc moi,
00:47:14j'avais voté
00:47:14pour le traité
00:47:15parce qu'il y avait
00:47:16ce sujet-là.
00:47:17Jean-Luc Mélenchon
00:47:18a voté contre
00:47:18en disant
00:47:19le temps que les prisonniers
00:47:20politiques ne sont pas
00:47:21libérés,
00:47:22je n'accorderai pas
00:47:23mon vote sur le traité.
00:47:24C'était pas mal ce débat.
00:47:25Est-ce que vous avez
00:47:26vérifié si les prisonniers
00:47:28politiques aujourd'hui
00:47:29ont été tous libérés
00:47:31et s'il n'y en a plus ?
00:47:32Si justement,
00:47:34le Kazakhstan
00:47:35est devenu
00:47:36un pays sûr.
00:47:37et donc ça mérite
00:47:38d'avoir les précisions
00:47:39là-dessus.
00:47:42Alors,
00:47:43un après l'autre,
00:47:44M. Lecoq,
00:47:45Mme Oziol.
00:47:46Et d'ailleurs,
00:47:47le dernier texte,
00:47:48merci M. le Président,
00:47:49le dernier texte
00:47:49sur le Kazakhstan,
00:47:50il date de 2024,
00:47:51c'est moi qui étais
00:47:52intervenu dessus,
00:47:53pas Jean-Luc Mélenchon.
00:47:54C'était un texte
00:47:55sur le traité
00:47:57d'entraide judiciaire
00:47:57en matière pénale
00:47:58avec le Kazakhstan.
00:48:00Et déjà,
00:48:01à ce moment-là,
00:48:03je le rappelle ici aussi,
00:48:04pourquoi il y a quand même
00:48:05un vrai sujet
00:48:06sur le fait qu'on ne peut pas
00:48:08comme ça accorder
00:48:09un blanc-seing
00:48:09à un pays comme le Kazakhstan.
00:48:11En 2024-2025,
00:48:13les droits à la liberté
00:48:13d'expression,
00:48:14de réunions pacifiques
00:48:15et d'associations
00:48:16restaient soumis
00:48:16à des restrictions.
00:48:17Donc des militants
00:48:18de la société civile,
00:48:19des sympathisants d'opposition,
00:48:20des défenseurs des droits humains,
00:48:21des journalistes
00:48:22ont fait l'objet
00:48:24d'actes d'intimidation,
00:48:25de manœuvres de harcèlement,
00:48:26d'arrestations.
00:48:27Les violences faites aux femmes
00:48:28et aux filles
00:48:29sont toujours très répandues.
00:48:30Vous l'avez dit,
00:48:31les personnes LGBTI
00:48:32sont toujours soumises
00:48:33à des discriminations
00:48:34et les militants politiques
00:48:35n'ont absolument aucun droit.
00:48:36Il s'est même allé
00:48:37jusqu'au massacre
00:48:39de plus de 200 personnes,
00:48:40une répression sanglante
00:48:41à laquelle s'est livré
00:48:42le pouvoir de Tokayev
00:48:43en 2022.
00:48:45Donc évidemment
00:48:45que nous émettons
00:48:46des réserves
00:48:47quand il s'agit
00:48:48de construire un partenariat
00:48:50avec un pays
00:48:50comme le Kazakhstan.
00:48:52Très bien.
00:48:53Monsieur Priptich.
00:48:55Oui, je pense que
00:48:57par rapport à ce que
00:48:58j'ai posé
00:48:59dans la perspective
00:49:00de la réforme en cours
00:49:02de la directive retour
00:49:03au niveau de l'Union européenne,
00:49:05la décision
00:49:05que nous devons prendre
00:49:07ce matin,
00:49:07au moins en conscience,
00:49:08c'est de savoir
00:49:09si nous pouvons qualifier
00:49:10le Kazakhstan
00:49:11comme étant
00:49:12un pays tiers sûr.
00:49:13Je ne le pense pas.
00:49:15Nous ne le pensons pas
00:49:16au niveau du groupe socialiste
00:49:18apparenté.
00:49:18Donc nous votons contre
00:49:20ce projet de loi
00:49:21France-Kazakhstan
00:49:23pour la réadmission
00:49:23des personnes.
00:49:25Merci.
00:49:26Autre prise de parole ?
00:49:29Une fois, deux fois, trois fois.
00:49:30Madame la rapporteure
00:49:31et on passe au vote.
00:49:32Oui, alors moi,
00:49:33je voudrais essayer
00:49:34de répondre.
00:49:34Bien sûr que la question
00:49:35a été posée à l'ambassadrice
00:49:36et je ne peux pas
00:49:38vous affirmer
00:49:38que tout le monde
00:49:39est reparti.
00:49:39Ça, bien sûr,
00:49:40c'est que nous sommes
00:49:41nous, même nous,
00:49:42dans les prisons françaises,
00:49:43le nombre de ressortissons
00:49:44qui peuvent y être.
00:49:45Ça, c'est une question.
00:49:47Prisonnier politique,
00:49:47par exemple.
00:49:49Donc ça, c'est une question.
00:49:51Par contre,
00:49:51ce que je voulais quand même
00:49:52vous préciser,
00:49:53il n'y a pas de prisonnier politique.
00:49:54Non, il n'y a pas
00:49:55de prisonnier politique.
00:49:55Je ne sais pas,
00:49:56ce n'est pas moi
00:49:56qui viens de dire ça.
00:49:57Je réponds.
00:49:58Non.
00:49:59Mais.
00:50:00Non,
00:50:01Madame la rapporteure
00:50:01parlait du nombre
00:50:03de prisonniers
00:50:04qu'on ne connaît pas
00:50:04à l'unité près.
00:50:05Je ne peux pas répondre
00:50:06à un nombre
00:50:06de prisonniers politiques
00:50:07aujourd'hui
00:50:08qui resterait aujourd'hui
00:50:09au Kazakhstan.
00:50:10Au Kazakhstan,
00:50:11je précise bien,
00:50:11pas en France.
00:50:13Bon, c'est parce que
00:50:14c'est la question
00:50:14de ma question.
00:50:14Bon, laissez-moi
00:50:14la rapporteure.
00:50:15Les choses ont été
00:50:17clairement établies.
00:50:19Et donc,
00:50:20mon rapporteur,
00:50:20vous avez la parole.
00:50:21Cet accord,
00:50:22je le précise,
00:50:23est à l'initiative
00:50:24du Kazakhstan,
00:50:24à la base.
00:50:25Mais il laisse à la France,
00:50:27mais il laisse à la France
00:50:28la possibilité
00:50:29de renvoyer vers le Kazakhstan
00:50:30les personnes
00:50:31qu'elle veut renvoyer.
00:50:33Si, c'est ça le sujet.
00:50:34Parce qu'à aujourd'hui,
00:50:35si vous voulez renvoyer,
00:50:38s'il y a des personnes
00:50:39qu'on ne veut pas renvoyer
00:50:40parce qu'ils ont des preuves
00:50:41qu'en fait,
00:50:42aujourd'hui,
00:50:42s'ils retournaient dans ce pays,
00:50:44ils peuvent rester en France
00:50:45puisqu'ils peuvent demander
00:50:45un droit d'asile.
00:50:47Donc, c'est là,
00:50:48en fait,
00:50:48le lien,
00:50:48si vous voulez,
00:50:49qu'on peut faire
00:50:49sur le fait que
00:50:50je ne suis pas d'accord
00:50:51avec ce que vous venez d'énoncer.
00:50:53Voilà.
00:50:54Alors,
00:50:54peut-être dernière intervention.
00:50:56Monsieur Lecove,
00:50:56vous n'êtes pas convaincu
00:50:57par l'argumentation.
00:50:59Je vous laisse une dernière fois
00:50:59la parole
00:51:00et après,
00:51:01on passe au vote.
00:51:03Allez-y.
00:51:06Ah,
00:51:07on n'est pas...
00:51:07Non,
00:51:08l'idée,
00:51:08c'est pas d'accord.
00:51:09Mais on n'est pas d'accord.
00:51:10On est dans une conversation politique.
00:51:11L'idée,
00:51:12c'est des sciences politiques.
00:51:12Mais mon camarade socialiste
00:51:14a expliqué le sens.
00:51:16Et c'est pas pour rien
00:51:16que c'est à la demande
00:51:17du Kazakhstan.
00:51:18Nous,
00:51:19vous faites la démonstration
00:51:20dans le rapport
00:51:20qu'on n'a pas de sujet,
00:51:22qu'aujourd'hui,
00:51:23ça marche bien,
00:51:24qu'on a déjà...
00:51:25Sauf que le Kazakhstan,
00:51:27lui,
00:51:27y compris pour sa politique intérieure,
00:51:30pour se donner
00:51:31bonne conscience
00:51:32et montrer
00:51:34que c'est un grand pays
00:51:35démocratique,
00:51:35etc.,
00:51:36a besoin,
00:51:37lui,
00:51:37de cet accord.
00:51:37C'est pour ça
00:51:38qu'il est demandeur.
00:51:39Et nous,
00:51:39on ne veut pas rentrer
00:51:39dans cette situation-là.
00:51:42Très bien.
00:51:43Moi,
00:51:44je reprécise quand même
00:51:45qu'on a toujours
00:51:45quand même besoin
00:51:46d'un accord,
00:51:46qu'un accord,
00:51:47enfin,
00:51:47d'un cadre.
00:51:48On a besoin d'un cadre.
00:51:49Ça fonctionne,
00:51:49c'est vous qui le dites.
00:51:51C'est parce que...
00:51:52Non.
00:51:53Oui,
00:51:53mais enfin,
00:51:53bon,
00:51:53je pense que quand même,
00:51:54il y a amélioration.
00:51:56Alors,
00:51:57le dernier mot,
00:51:57même la rapporteure,
00:51:58et on passe au vote.
00:52:00C'est bon ?
00:52:01Dans ce cas-là,
00:52:02dans ce cas-là,
00:52:02nous allons mettre à présent
00:52:04au vote le projet de loi
00:52:05comportant un article unique.
00:52:08Le vote sur cet article
00:52:09vaudra donc adoption
00:52:10ou rejet de l'ensemble
00:52:11du projet de loi.
00:52:13Qui est pour ?
00:52:17Qui est contre ?
00:52:19Qui s'abstient ?
00:52:21L'article unique est adopté.
00:52:23Le projet de loi numéro 24-16
00:52:25est donc adopté
00:52:26sans modification.
00:52:27Je remercie la rapporteure
00:52:28pour son travail
00:52:29et j'appelle à venir
00:52:30à me rejoindre
00:52:31notre deuxième rapporteure,
00:52:32Mme Genaba Diop.
00:52:34Non,
00:52:35mais parfois,
00:52:36le temps est contraint.
00:52:38Là,
00:52:38il est un peu moins.
00:52:39Et donc,
00:52:40on est là quand même
00:52:41pour faire du débat politique
00:52:42dans le respect
00:52:43de chacun de nous.
00:52:44Donc,
00:52:45il faut pousser
00:52:46les logiques politiques.
00:52:47On est dans le débat.
00:52:49Voilà.
00:52:49Donc,
00:52:49moi,
00:52:49ça ne me dérange pas
00:52:50qu'il y ait 3-4 échanges.
00:52:52Bien sûr.
00:52:54Voilà.
00:52:55Là,
00:52:55on a du temps.
00:52:57On a plus de temps.
00:53:00Voilà.
00:53:02Alors,
00:53:02on va passer
00:53:03au deuxième texte
00:53:05de la matinée
00:53:09sans interruption
00:53:10de séance.
00:53:10Et je vais donc
00:53:11commencer le temps
00:53:14que Mme la rapporteure
00:53:15nous rejoigne.
00:53:16Deuxième texte,
00:53:17donc,
00:53:17inscrit à notre heure du jour.
00:53:19Ce matin,
00:53:20le projet de loi
00:53:20adopté par le Sénat
00:53:21le 29 octobre 2025
00:53:24autorisant l'approbation
00:53:26de la Convention
00:53:26avec la Finlande
00:53:28pour l'élimination
00:53:29de la double imposition
00:53:30en matière d'impôts
00:53:31sur le revenu
00:53:33et la prévention
00:53:34de l'évasion
00:53:35et de la fraude fiscale
00:53:36et l'approbation
00:53:37de l'avenant
00:53:37à la Convention
00:53:38avec la Suède
00:53:39poursuivant
00:53:40le même objet.
00:53:43Notre rapporteure
00:53:44est Mme Diana Badiop.
00:53:47Merci d'avoir fait
00:53:48ce travail
00:53:48et de le partager
00:53:50donc avec nos collègues.
00:53:52Un petit mot peut-être
00:53:53sur la relation fiscale
00:53:54bilatérale
00:53:54entre la France
00:53:55et la Finlande.
00:53:56Elles sont actuellement
00:53:57régies par la Convention
00:53:58du 11 septembre 1970,
00:54:02ce qui n'est plus conforme
00:54:03aux derniers standards
00:54:04internationaux
00:54:04et en particulier
00:54:06développés dans le modèle
00:54:07de Convention fiscale
00:54:07de 2017
00:54:09de l'OCDE.
00:54:11La nouvelle Convention
00:54:12dont il est question
00:54:12ce matin
00:54:13signée le 4 avril 2023
00:54:16donc on voit
00:54:17qu'on accélère un peu
00:54:18mais pas non plus
00:54:19de façon extrêmement sensible
00:54:22entre les moments
00:54:24où les conventions
00:54:25sont écrites
00:54:26et sont en tout cas
00:54:29validées sur le principe
00:54:31et ensuite
00:54:31lorsqu'elles sont ratifiées
00:54:32par le Parlement
00:54:33et on est là
00:54:34trois ans après.
00:54:36Voilà, je ne vais pas
00:54:37en dire plus
00:54:38parce que
00:54:38Madame la rapporteure
00:54:39va tout nous dire
00:54:41sur ce texte
00:54:44qui concerne deux pays
00:54:45la Finlande
00:54:45et la Suède
00:54:46avec des dimensions
00:54:48légèrement différentes
00:54:49même si le principe
00:54:50reste le même.
00:54:51Madame la rapporteure.
00:54:53Merci Monsieur le Président.
00:54:55Mes chers collègues,
00:54:56le projet de loi
00:54:56que nous examinons
00:54:57propose une double ratification
00:54:59celle d'une nouvelle
00:55:00Convention fiscale
00:55:01avec la Finlande
00:55:02et celle d'un avenant
00:55:03à la Convention fiscale
00:55:04que nous avons conclue
00:55:05avec la Suède
00:55:06en 1990.
00:55:08La négociation
00:55:09d'une nouvelle
00:55:09Convention fiscale
00:55:10avec la Finlande
00:55:10a été un projet
00:55:11de longue haleine.
00:55:14Les discussions
00:55:15ont commencé en 2019
00:55:16pour s'achever en 2023.
00:55:17Il s'agissait
00:55:18de mettre à jour
00:55:19la Convention
00:55:19datant de 1970
00:55:21fondée sur le modèle
00:55:22de l'OCDE de 1963
00:55:24qui a été devenue
00:55:25largement obsolète
00:55:26notamment au regard
00:55:27des nouvelles pratiques
00:55:28d'optimisation
00:55:29et de fraude fiscale.
00:55:30La nouvelle Convention
00:55:31reprend très largement
00:55:32les standards
00:55:32du dernier modèle
00:55:34de l'OCDE
00:55:34datant de 2017.
00:55:35Elle conserve
00:55:36néanmoins
00:55:37un certain nombre
00:55:38de spécificités
00:55:39qui résultent
00:55:40des demandes
00:55:40des deux parties
00:55:41soit en raison
00:55:42de leurs pratiques
00:55:42conventionnelles
00:55:43soit des contraintes
00:55:44de leurs droits
00:55:45internes.
00:55:46Les principales évolutions
00:55:47concernent l'imposition
00:55:48des dividendes
00:55:49et des pensions
00:55:50de retraite
00:55:50des salariés
00:55:51du secteur privé.
00:55:52La Convention
00:55:53de 1970
00:55:54se caractérisait
00:55:55par une exonération
00:55:56de retenue
00:55:57à la source
00:55:57des dividendes
00:55:57versées par les entreprises
00:55:59de l'un des pays
00:56:00vers un actionnaire
00:56:01de l'autre pays.
00:56:02Cette exonération
00:56:03était un cas unique
00:56:04s'agissant
00:56:05de nos conventions
00:56:05fiscales bilatérales
00:56:07avec nos partenaires
00:56:08européens.
00:56:08Elle n'existe
00:56:09que pour neuf pays
00:56:10principalement
00:56:11les pays du Golfe.
00:56:12Ce mécanisme
00:56:13favorise l'évasion
00:56:14fiscale
00:56:14par la technique
00:56:15des Cumex
00:56:16ou montagne externe
00:56:17d'arbitrage
00:56:18de dividendes.
00:56:19Cela consiste
00:56:20de déplacer
00:56:20les actions
00:56:21d'un pays
00:56:21vers l'autre
00:56:22au moment
00:56:23du versement
00:56:23des dividendes
00:56:24pour bénéficier
00:56:25de l'exonération
00:56:26puis de rapatrier
00:56:27l'action ensuite
00:56:28en contrepartie
00:56:29d'une commission.
00:56:30Les Cumex
00:56:31Fields
00:56:32ont révélé
00:56:32en 2018
00:56:33que cette pratique
00:56:34avait coûté
00:56:3433 milliards
00:56:35d'euros
00:56:36à la France
00:56:37en 20 ans.
00:56:38La Convention
00:56:39met fin à cette pratique
00:56:40en prévoyant
00:56:41une retenue
00:56:41à la source
00:56:41plafonnée à 15%
00:56:43lorsque l'action
00:56:44rémunérée
00:56:44est possédée
00:56:45sur une durée
00:56:45inférieure à une année.
00:56:47Une telle évolution
00:56:48serait également souhaitable
00:56:50dans les conventions fiscales
00:56:51qui nous lient
00:56:51au pays du Golfe.
00:56:52La loi de finances
00:56:53pour 2025
00:56:54prévoit toutefois
00:56:55un garde-faux
00:56:55en procédant
00:56:56à une retenue
00:56:57à la source
00:56:57sur les dividendes
00:56:58à titre conservatoire
00:56:59y compris
00:57:00en cas d'exonération
00:57:01pour pouvoir conserver
00:57:02l'impôt prélevé
00:57:03en cas de montage
00:57:04en Cumex.
00:57:06Une imposition exclusive
00:57:07dans l'état de résidence
00:57:08est maintenue
00:57:09pour les intérêts
00:57:10et les redevances
00:57:11par exemple
00:57:11les droits d'auteur.
00:57:13S'agissant des redevances
00:57:14c'est conforme
00:57:15aux standards
00:57:15de l'OCDE
00:57:16s'agissant des intérêts
00:57:17c'est une dérogation
00:57:19au principe
00:57:19de l'imposition partagée
00:57:21qui s'explique
00:57:22par le fait
00:57:22que la France
00:57:23n'impose pas
00:57:24les intérêts
00:57:24sortant.
00:57:25Nous avions donc intérêt
00:57:26à avoir une imposition
00:57:27exclusive à la résidence.
00:57:29S'agissant des pensions
00:57:30de retraite
00:57:30des salariés
00:57:31du propriétaire privé
00:57:33la convention
00:57:33établit un nouveau mécanisme
00:57:35de répartition
00:57:35de l'imposition
00:57:36et d'élimination
00:57:37de la double imposition.
00:57:39La Finlande
00:57:40a souhaité remplacer
00:57:40le principe
00:57:41de l'imposition
00:57:42dans l'état de résidence
00:57:43au préfil
00:57:43d'imposition partagée
00:57:45car de nombreux
00:57:46retraités
00:57:46très aisés
00:57:47passent leur retraite
00:57:48en France
00:57:48environ 700
00:57:49pour un montant
00:57:50de 10 millions
00:57:51d'euros par an.
00:57:52La France
00:57:53et la Finlande
00:57:53se sont accordées
00:57:54sur un mécanisme
00:57:55gagnant-gagnant.
00:57:56Les deux pays
00:57:57peuvent imposer
00:57:57les pensions
00:57:58et la double imposition
00:57:59est effessée
00:58:00par un crédit
00:58:00d'impôt
00:58:01dit inversé.
00:58:02Cela signifie
00:58:03que l'état de résidence
00:58:04prélève l'impôt
00:58:05puis que l'état
00:58:06de source
00:58:07perçoit la différence
00:58:08entre l'impôt dû
00:58:09dans l'état de source
00:58:10et l'impôt déjà acquitté
00:58:11dans l'état de résidence.
00:58:12Autrement dit,
00:58:13si les retraites
00:58:14sont imposées
00:58:15à 5% en France
00:58:16et à 10% en Finlande,
00:58:17le bénéficiaire
00:58:18de la pension
00:58:19paie 5% à la France
00:58:20puis 5% à la Finlande.
00:58:22On évite ainsi
00:58:23la double imposition.
00:58:25Les pensions
00:58:26et les rémunérations
00:58:26publiques
00:58:26restent en revanche
00:58:27imposées exclusivement
00:58:29dans l'état
00:58:29de source
00:58:30à quelques exceptions
00:58:31de prêts
00:58:31et conformes
00:58:32à la pratique.
00:58:33Concernant les revenus
00:58:34du travail
00:58:35conformément au modèle
00:58:36de l'OCDU,
00:58:36la Convention prévoit
00:58:38que leur imposition
00:58:38s'effectue
00:58:39dans l'état d'exercice
00:58:40y compris
00:58:41pour les artistes
00:58:42et les sportifs.
00:58:43La Convention
00:58:44va plus loin
00:58:44que le modèle
00:58:45de l'OCDE
00:58:46en étant dans l'imposition
00:58:47dans le pays
00:58:47d'exercice
00:58:48pour l'ensemble
00:58:49du prêt
00:58:49de main-d'oeuvre
00:58:50pour les mannequins
00:58:51et pour les revenus
00:58:51tirés de la notoriété.
00:58:54Enfin,
00:58:55conformément au modèle
00:58:55de l'OCDE,
00:58:56les revenus reçus
00:58:57de l'étranger
00:58:57par les étudiants,
00:58:59stagiaires
00:58:59et apprentis
00:59:00sont exonérés.
00:59:02L'avenant
00:59:02à la Convention
00:59:03de 1990
00:59:04avec la Suède
00:59:05dont la ratification
00:59:06est prévue
00:59:06par l'article 2
00:59:07apporte des évolutions
00:59:09beaucoup moins
00:59:09substantielles.
00:59:11La France
00:59:11et la Suède
00:59:12ont toutes les deux
00:59:12signé la Convention
00:59:13multilatérale
00:59:14de l'OCDE.
00:59:15Cette Convention
00:59:15de 2016
00:59:16est un instrument
00:59:17permettant de modifier
00:59:18les conventions
00:59:19fiscales bilatérales
00:59:20pour introduire
00:59:21les derniers standards
00:59:21de l'OCDE
00:59:22sans passer
00:59:23par un avenant.
00:59:23Il suffit donc
00:59:25de notifier
00:59:26à l'OCDE
00:59:26le souhait
00:59:27des deux parties
00:59:28d'inclure
00:59:29ces modifications
00:59:29pour que la Convention
00:59:30soit mise à jour.
00:59:32Cet instrument
00:59:32a été signé
00:59:33par plus de 100 États
00:59:34et couvre
00:59:351950 conventions.
00:59:37Mais la Suède
00:59:38a fait le choix
00:59:38de ne pas utiliser
00:59:39ce mécanisme
00:59:40pour des raisons
00:59:41liées à des contraintes
00:59:42de droit interne
00:59:43et demande donc
00:59:44à ses partenaires
00:59:45de conclure des avenants
00:59:46pour modifier
00:59:47les conventions bilatérales
00:59:48qu'elle a avec eux.
00:59:49Les deux pays
00:59:50ont donc signé
00:59:50un avenant
00:59:51le 22 mai 2023
00:59:52qui introduit
00:59:53trois modifications
00:59:54qui ne touchent pas
00:59:55à la répartition
00:59:56des impositions
00:59:56mais concernent plutôt
00:59:58l'application
00:59:59de la Convention.
01:00:00D'abord,
01:00:00l'avenant met à jour
01:00:01le préambule
01:00:02pour mentionner
01:00:03l'objectif
01:00:04de lutte
01:00:04contre la faute fiscale.
01:00:05Ensuite,
01:00:06il simplifie
01:00:07la procédure
01:00:07de règlement amiable
01:00:08des litiges
01:00:09relatifs à l'application
01:00:11de la Convention
01:00:11en permettant
01:00:12à toute personne
01:00:13estimant qu'elle subit
01:00:14une imposition
01:00:15non conforme
01:00:16de soumettre son cas
01:00:17à l'autorité compétente
01:00:18de l'un
01:00:19ou l'autre
01:00:20des deux pays
01:00:20et non plus seulement
01:00:21à son état de résidence
01:00:22qui parfois
01:00:23n'était pas
01:00:24l'état
01:00:24concerné
01:00:25par l'imposition
01:00:26en question.
01:00:26Enfin,
01:00:27elle introduit
01:00:28la clause type
01:00:29dite anti-abus
01:00:30qui prévoit
01:00:31la possibilité
01:00:31de refuser
01:00:32un avantage
01:00:33prévu par la Convention
01:00:34si celui-ci
01:00:35est l'objectif
01:00:36principal
01:00:37d'un montage
01:00:38ayant permis
01:00:38de l'obtenir.
01:00:40Ces deux ratifications
01:00:41ne me semblent
01:00:41donc pas
01:00:42poser de difficultés.
01:00:44Au contraire,
01:00:44elles me semblent
01:00:45équilibrées
01:00:45et devraient permettre
01:00:46une meilleure coopération
01:00:47avec ces deux pays
01:00:48en particulier
01:00:49pour lutter
01:00:50contre la lutte
01:00:51fiscale.
01:00:52Je vous remercie
01:00:52de votre attention.
01:00:53Merci beaucoup,
01:00:54madame la rapporteure.
01:00:55Là, également,
01:00:55nous sommes dans une procédure
01:00:56plutôt accélérée.
01:00:58Donc,
01:01:00la prise de parole
01:01:01n'est pas
01:01:01systématique
01:01:02ou obligatoire
01:01:03pour les démocrates.
01:01:04Madame Carole Guilherme
01:01:06sur la question
01:01:08de cette ratification,
01:01:10ou double ratification.
01:01:13Merci,
01:01:14monsieur le président,
01:01:15madame la rapporteure,
01:01:16chers collègues.
01:01:17Ce projet de loi
01:01:18concerne deux partenaires
01:01:19particulièrement importants
01:01:20pour la France,
01:01:21la Finlande et la Suède
01:01:22avec lesquels nous entretenons
01:01:23évidemment des relations
01:01:24économiques étroites
01:01:25dans des secteurs stratégiques
01:01:27comme le nucléaire,
01:01:28l'innovation,
01:01:28l'industrie,
01:01:29les services
01:01:30ou encore la transition écologique.
01:01:31Ce que nous faisons aujourd'hui,
01:01:33c'est adapter
01:01:33notre cadre fiscal
01:01:34à une réalité économique
01:01:35qui a profondément évolué
01:01:37au cours des ans.
01:01:38La convention avec la Finlande
01:01:39datée de 1970,
01:01:40elle ne correspondait plus
01:01:42ni aux standards internationaux
01:01:43de l'OCDE
01:01:44ni à la réalité
01:01:45des échanges
01:01:46entre nos deux pays.
01:01:47L'avenant avec la Suède,
01:01:48quant à lui,
01:01:48poursuit la même logique
01:01:49de modernisation
01:01:50et de sécurisation juridique.
01:01:52Je note aussi
01:01:52que cette modernisation
01:01:54permet de mieux lutter
01:01:55contre certains montages abusifs,
01:01:57notamment les mécanismes
01:01:58de type koum koum externe
01:02:00qui ont fortement impacté
01:02:03et représenté des pertes considérables
01:02:04pour les finances publiques françaises.
01:02:06Mettre fin à ces failles
01:02:07est évidemment indispensable.
01:02:09C'est pourquoi,
01:02:10en tout état de cause,
01:02:11le groupe démocrate
01:02:12soutiendra ce projet de loi.
01:02:14Je vous remercie.
01:02:15Merci beaucoup.
01:02:16Pour Horizon indépendant,
01:02:17Mme Charlotte Pamentier-Lecocque.
01:02:20Merci, M. le Président.
01:02:21Le projet de loi
01:02:22qui nous est soumis
01:02:23vise à ratifier d'une part
01:02:24la convention fiscale bilatérale
01:02:26franco-finlandaise
01:02:27signée le 4 avril 2023
01:02:29et d'autre part,
01:02:30l'avenant à la convention
01:02:31franco-suédoise de 1990
01:02:33signée le 22 mai 2023.
01:02:35Ces deux textes
01:02:37répondent à un objectif clair.
01:02:39Mettre à jour
01:02:39notre cadre fiscal bilatéral
01:02:41avec deux partenaires européens
01:02:43en l'alignant
01:02:44sur les standards internationaux
01:02:46les plus récents,
01:02:47notamment en matière
01:02:48de lutte contre la fraude
01:02:49et l'évasion fiscale.
01:02:51S'agissant de la convention
01:02:52avec la Finlande,
01:02:53celle-ci vient remplacer
01:02:54un texte datant de 1970
01:02:57devenu obsolète
01:02:58et inadapté
01:02:59aux standards actuels.
01:03:00S'agissant de l'avenant
01:03:02à la convention franco-suédoise,
01:03:04son objet est plus ciblé
01:03:05mais tout aussi nécessaire.
01:03:06Il vise à intégrer
01:03:08les standards internationaux récents,
01:03:10notamment en matière
01:03:10de lutte contre la fraude,
01:03:12de règlement des différends
01:03:13et de prévention des abus.
01:03:15Au total,
01:03:16ce texte répond
01:03:17à un double enjeu,
01:03:18garantir un cadre fiscal
01:03:20sécurisé pour les acteurs économiques
01:03:22tout en renforçant
01:03:23l'équité fiscale.
01:03:25Notre groupe est particulièrement
01:03:26attaché à cet équilibre.
01:03:28La modernisation
01:03:29de nos conventions fiscales
01:03:31constitue un impératif
01:03:33de bonne gouvernance
01:03:34et un levier essentiel
01:03:35dans la lutte
01:03:36contre la fraude
01:03:37et l'évasion fiscale.
01:03:38C'est pourquoi
01:03:39le groupe Horizon et Indépendant
01:03:40votera en faveur
01:03:41de ce projet de loi.
01:03:43Merci beaucoup
01:03:44pour le Rassemblement national.
01:03:45Michel Guignot.
01:03:47Merci,
01:03:48M. le Président,
01:03:49Mme la rapporteure.
01:03:50Les textes
01:03:50y sont soumis
01:03:51à l'approbation
01:03:52visant à renforcer
01:03:53les accords fiscaux
01:03:53avec la Finlande et la Suède
01:03:54afin d'éviter
01:03:56les doubles impositions
01:03:57en matière d'impôts
01:03:57sur le revenu
01:03:58et la prévention
01:03:59de l'évasion
01:03:59et de la fraude fiscale.
01:04:01Il est à noter
01:04:02que la Finlande
01:04:03comme la Suède
01:04:03ont notifié à la France
01:04:04l'accomplissement
01:04:05des procédures internes
01:04:06de ratification
01:04:06de cette convention
01:04:07depuis 2024.
01:04:09Dès lors,
01:04:09dès son approbation,
01:04:11ces accords
01:04:11entreront donc en vigueur.
01:04:13La convention fiscale
01:04:14qui liait à France
01:04:15à la Finlande
01:04:16datée de 1970
01:04:18est figurée
01:04:19parmi les plus anciennes
01:04:20en vigueur en France.
01:04:21La convention fiscale
01:04:22avec la Finlande
01:04:23que l'on distingue
01:04:24très bien d'ailleurs
01:04:25dans le titre
01:04:25ne comporte aucune
01:04:26disposition relative
01:04:28à la taxation
01:04:29de la fortune.
01:04:30La convention fiscale
01:04:31de 1970
01:04:32comporte une disposition
01:04:33qui exonérait totalement
01:04:35la retenue
01:04:36à la source
01:04:36sur ses revenus
01:04:37laquelle permettait
01:04:39de constituer
01:04:40des montages fiscaux
01:04:41abusifs
01:04:42afin d'éluder
01:04:43l'imposition des revenus.
01:04:44Cette mise à jour
01:04:45de cette convention
01:04:46permettra à l'État français
01:04:47de limiter la fraude
01:04:49et donc de consolider
01:04:50les finances publiques.
01:04:52Au Sénat,
01:04:53plusieurs sénateurs
01:04:54ont souhaité savoir
01:04:54si le ministère
01:04:55des Finances
01:04:56envisageait de renégocier
01:04:57les huit autres
01:04:58conventions fiscales
01:04:59qui continueront
01:05:00d'exonérer
01:05:01les dividendes
01:05:02de tout prélèvement
01:05:03à la source.
01:05:04Avez-vous eu
01:05:06une information
01:05:07à ce sujet
01:05:08durant les travaux
01:05:10de votre rapport ?
01:05:10Pour la convention
01:05:11avec la Suède,
01:05:12il s'agit
01:05:13d'une mise à jour
01:05:14classique
01:05:14toutefois rendue
01:05:16nécessaire
01:05:16par la volonté
01:05:17de la Suède
01:05:17de ne pas appliquer
01:05:18la convention
01:05:19multilatérale
01:05:20BEPS
01:05:21afin de continuer
01:05:23d'examiner
01:05:24au cas par cas
01:05:25les dispositions
01:05:26fiscales
01:05:27par voie bilatérale
01:05:28et leurs incidences
01:05:29sur la fiscalité nationale.
01:05:31La précédente convention
01:05:33fiscale
01:05:33datait
01:05:34elle de 1990.
01:05:36Si ces deux accords
01:05:37sont importants
01:05:38pour les finances publiques
01:05:39et la lutte
01:05:40contre la fraude,
01:05:41il faut reconnaître
01:05:42que l'accord
01:05:42avec la Finlande
01:05:43constituera un grand pas
01:05:45en avant
01:05:45pour les finances publiques.
01:05:46Même si je reste
01:05:48dans l'attente
01:05:48de votre réponse,
01:05:49sachez,
01:05:50Mme la rapporteure,
01:05:51que le Rassemblement national
01:05:52votera en faveur
01:05:53de ces accords.
01:05:55Merci,
01:05:55M. le Président.
01:05:57Merci,
01:05:58M. le député,
01:05:59Mme Constance de Gry
01:06:00pour Ensemble
01:06:00pour la République.
01:06:03Vous votez pour,
01:06:04contre ?
01:06:06Je vais être
01:06:06un tout petit peu
01:06:07plus prolixe,
01:06:09si vous me permettez,
01:06:10M. le Président.
01:06:11Bien évidemment.
01:06:12M. le Président,
01:06:14Mme la rapporteure,
01:06:15chers collègues,
01:06:15le texte que nous éminerons
01:06:16aujourd'hui
01:06:17concerne deux partenaires
01:06:18européens proches,
01:06:19deux États membres
01:06:20de l'Union européenne,
01:06:21la Finlande et la Suède,
01:06:22avec lesquelles
01:06:23notre pays
01:06:24entretient des relations
01:06:25denses,
01:06:26de plus en plus denses
01:06:26d'ailleurs,
01:06:27à la fois politiques,
01:06:28économiques,
01:06:29culturelles,
01:06:29stratégiques.
01:06:30Avec la Finlande,
01:06:31les échanges de billets
01:06:33représentent plus de 5 milliards
01:06:34d'euros en 2023,
01:06:36tandis que les investissements
01:06:37croisés se traduisent
01:06:38par la présence
01:06:39d'environ 200 filiales
01:06:40françaises en Finlande
01:06:41et un nombre équivalent
01:06:42de filiales finlandaises
01:06:43en France.
01:06:44Avec la Suède,
01:06:45notre relation s'est également
01:06:47renforcée ces dernières années,
01:06:48notamment à la faveur
01:06:49de la visite d'État
01:06:50qu'a effectuée en janvier 2024
01:06:52le Président de la République
01:06:53à Stockholm.
01:06:54Le groupe EPR votera
01:06:55ce projet de loi
01:06:56d'approbation
01:06:57de deux conventions fiscales
01:06:58visant à éviter
01:06:59la double imposition
01:07:00et à prévenir
01:07:00l'évasion fiscale,
01:07:02car ce projet de loi
01:07:03répond à une exigence simple,
01:07:04disposer de règles fiscales
01:07:06claires,
01:07:06équilibrées,
01:07:07adaptées aux réalités
01:07:08d'aujourd'hui.
01:07:09Le volet le plus substantiel,
01:07:10vous l'avez dit Madame la rapporteure,
01:07:12concerne la Finlande,
01:07:13car la convention fiscale
01:07:15franco-finlandaise actuelle
01:07:17date de 1970
01:07:19et n'est plus adaptée
01:07:21aux standards fiscaux internationaux.
01:07:23Et surtout,
01:07:23elle comportait une fragilité
01:07:25importante en matière
01:07:26de dividendes,
01:07:27en prévoyant une retenue
01:07:28à la source nulle
01:07:29qui pouvait ouvrir la voie
01:07:30et qui a ouvert d'ailleurs
01:07:31la voie
01:07:31à des montages abusifs
01:07:33d'arbitrages de dividendes.
01:07:35La nouvelle convention
01:07:36vient corriger cette anomalie.
01:07:38Elle introduit une retenue
01:07:39à la source plafonnée
01:07:39à 15%,
01:07:40tout en maintenant
01:07:41une exonération ciblée.
01:07:43C'est une avancée utile
01:07:44pour protéger
01:07:45vos propres recettes fiscales
01:07:47et garantir davantage
01:07:48d'équité
01:07:49entre les contribuables.
01:07:50Quant à l'avenant
01:07:51avec la Suède,
01:07:52il est plus technique,
01:07:53plus circonscrit,
01:07:54mais tout aussi utile.
01:07:56Il permet d'intégrer
01:07:56dans notre convention bilatérale
01:07:59les standards récents
01:08:00de l'OCDE
01:08:01en matière de lutte
01:08:01contre l'évasion fiscale,
01:08:03notamment une clause générale
01:08:05anti-abus
01:08:06et une procédure amiable
01:08:07modernisée.
01:08:08Ce texte d'approbation
01:08:10de ces deux conventions fiscales
01:08:11a donc le mérite
01:08:12de préserver un équilibre.
01:08:14Il renforce
01:08:15les outils
01:08:15de coopération fiscale
01:08:16sans remettre en cause
01:08:17l'attractivité
01:08:18de notre pays
01:08:19ni la fluidité
01:08:20des investissements.
01:08:21Pour toutes ces raisons,
01:08:22le groupe EPR
01:08:22votera pour.
01:08:23Je vous remercie.
01:08:24Merci beaucoup,
01:08:25Madame la vice-présidente.
01:08:28Nous avons pour conclure
01:08:30les portes-paroles
01:08:31ou les prises de parole
01:08:32des groupes.
01:08:33Monsieur Stéphane Abelot
01:08:35pour les socialistes
01:08:36et apparenté.
01:08:38Monsieur le président,
01:08:39chers collègues,
01:08:40je vais répéter
01:08:42ce qui a déjà été dit,
01:08:43mais je pense
01:08:43qu'on est tous d'accord
01:08:44sur le fait
01:08:45de voter favorablement
01:08:47ce projet de loi
01:08:48qui porte sur
01:08:48les deux conventions.
01:08:50Celles-ci viennent
01:08:50moderniser les règles fiscales
01:08:52entre la France,
01:08:52la Finlande d'une part
01:08:53et la Suède d'autre part.
01:08:54On peut tous saluer
01:08:56le travail important
01:08:57de notre rapporteur
01:08:58sur ces textes,
01:08:59Nizhé Naba.
01:09:00Il est important
01:09:00de lutter contre
01:09:01l'optimisation fiscale
01:09:02et les montages
01:09:02de dividendes,
01:09:03alors que ces pratiques
01:09:04coûtent plusieurs milliards
01:09:05d'euros chaque année
01:09:06à nos finances publiques,
01:09:07légiférées,
01:09:08étaient nécessaires.
01:09:09S'agissant de la Suède,
01:09:10le texte est encore
01:09:11un peu limité,
01:09:12mais cela a été souligné.
01:09:13Nous regrettons
01:09:14qu'une révision plus ambitieuse
01:09:15n'ait pas été engagée.
01:09:16Cela étant,
01:09:17en conclusion,
01:09:18ce projet de loi
01:09:18va dans le bon sens
01:09:19et pourquoi notre groupe
01:09:21le soutiendra
01:09:22dans l'ensemble.
01:09:24Merci.
01:09:25Il y a encore une prise
01:09:26de parole
01:09:27de M. Priptich,
01:09:28si j'ai bien noté.
01:09:30Oui, M. le Président.
01:09:31Vous voulez aussi valoriser
01:09:31le travail de Mme la rapporteure.
01:09:33Mais un excellent travail
01:09:35et en complément
01:09:36de redire tout même
01:09:38que ce scandale
01:09:39des kumkum ex-file,
01:09:41qui est une des plus grandes
01:09:43fraudes fiscales
01:09:44de tous les temps
01:09:44et de l'histoire européenne
01:09:46qui a exploité,
01:09:47en fait,
01:09:47une faille
01:09:48autour de l'imposition
01:09:49des dividendes
01:09:50pour obtenir
01:09:50plusieurs remboursements
01:09:52d'un impôt
01:09:52qui n'avait parfois
01:09:54pas été payé,
01:09:55voire jamais.
01:09:56Et ce résultat,
01:09:58Mme la rapporteure
01:09:59l'a clairement indiqué,
01:10:00il est estimé
01:10:01à 140 milliards d'euros
01:10:03avec trois pays,
01:10:04essentiellement,
01:10:05l'Allemagne,
01:10:05le Danemark
01:10:06et la France.
01:10:07Et je redis les choses
01:10:09puisque nous ne sommes
01:10:09pas à l'abri,
01:10:10notamment,
01:10:11il a fallu
01:10:12que le rapporteur général,
01:10:13M. Husson,
01:10:14sénateur,
01:10:15fasse le siège
01:10:16au ministère des Finances
01:10:17pour obtenir,
01:10:18en fait,
01:10:19que enfin l'État
01:10:20abroge
01:10:21des dispositions
01:10:22concernant les
01:10:22coum-coum,
01:10:23donc internes,
01:10:24je le redis.
01:10:25Ce scandale
01:10:26révèle les limites
01:10:27du contrôle des marchés
01:10:28et je dis à titre personnel
01:10:30et je pense
01:10:32que je ne serai pas le seul,
01:10:33ça montre finalement
01:10:33que la fraude fiscale
01:10:35n'est pas seulement
01:10:35un problème économique,
01:10:36c'est aussi
01:10:37un enjeu démocratique
01:10:39de justice sociale
01:10:41et il faut,
01:10:42je pense,
01:10:43vraiment signer
01:10:44ces conventions,
01:10:45les actualiser
01:10:45avec l'ensemble
01:10:46des pays
01:10:47pour éviter,
01:10:48justement,
01:10:48le détournement
01:10:49de recettes
01:10:50qui sont
01:10:51pour l'intérêt général
01:10:52et dans l'intérêt général
01:10:54et relisons
01:10:56ce qui s'est passé
01:10:56avec le coum-coum
01:10:57en France,
01:10:58tout à fait scandaleux
01:10:59que les deux chambres
01:11:00aient voté
01:11:01justement des dispositions
01:11:02qui avaient été
01:11:03minimisées
01:11:04à moins d'un an
01:11:05par des décrets
01:11:06et des règlements
01:11:08issus du ministère
01:11:09des Finances.
01:11:11Merci monsieur le député.
01:11:12Madame la rapporteure.
01:11:14Merci chère collègue.
01:11:16Oui, oui, d'ailleurs,
01:11:17je vous remercie
01:11:18de ce consensus
01:11:19qui se dégage
01:11:20et je voudrais remercier
01:11:22monsieur François Joly
01:11:23qui a évidemment
01:11:25beaucoup oeuvré
01:11:25pour ce rapport
01:11:27plus que moi-même.
01:11:28Je voudrais répondre
01:11:29à l'interrogation
01:11:30de notre collègue
01:11:31monsieur Guignot
01:11:35concernant l'article
01:11:36119 bis.
01:11:37En fait,
01:11:37cela va s'appliquer
01:11:38aux conventions
01:11:38avec les pays du Golfe.
01:11:40C'est-à-dire que,
01:11:41comme je l'ai dit
01:11:42dans mon propos liminaire,
01:11:43il y aura une retenue
01:11:45qui sera effectuée
01:11:46de manière conservatoire
01:11:48et ensuite,
01:11:49nous pourrons vérifier
01:11:50si oui ou non
01:11:51il y a eu un montage
01:11:52comme celui
01:11:54que mon collègue
01:11:55vient de dénoncer
01:11:56et s'il n'en a pas eu,
01:11:57on restituera
01:11:58notamment cette somme
01:11:59qui aurait été
01:12:00indument perçue.
01:12:02Mais au moins,
01:12:03ça nous met à l'abri
01:12:04justement
01:12:05d'avoir ces montages
01:12:07et que nous perdions
01:12:09des recettes fiscales.
01:12:10Donc, vous pouvez être rassurés.
01:12:12Nous avons
01:12:13prévu justement
01:12:14dans cette convention
01:12:16pour justement
01:12:17nous prémunir
01:12:18des fraudes fiscales
01:12:20dont nous avons
01:12:21été l'objet
01:12:22et qui ont
01:12:24fait perdre
01:12:25à notre pays
01:12:26des milliards
01:12:26d'euros.
01:12:28Donc, j'espère
01:12:28que je vous aurais
01:12:29rassurés.
01:12:30Comme il a été dit
01:12:32par nombre
01:12:32de nos collègues,
01:12:33je pense que
01:12:34ce sont
01:12:34de bonnes conventions.
01:12:36Cela va nous permettre
01:12:37évidemment
01:12:38de lutter
01:12:39contre
01:12:40la fraude,
01:12:42mais surtout
01:12:42d'éviter
01:12:43à celles
01:12:44et ceux
01:12:44qui pouvaient
01:12:45en être victimes
01:12:46une double imposition.
01:12:48Donc, ce sont aussi
01:12:48des mesures
01:12:50de justice
01:12:51fiscale
01:12:51et je pense
01:12:52que nous en avons
01:12:53besoin.
01:12:53Et c'est aussi
01:12:54le moyen
01:12:55de récupérer
01:12:56des recettes
01:12:57dont nous savons
01:12:58toutes et tous
01:12:59ici
01:12:59que nous en avons
01:13:01grandement besoin
01:13:02dans le moment
01:13:04de contexte économique
01:13:05que nous traversons.
01:13:07Donc, je vous remercie
01:13:08par avance
01:13:09d'adopter
01:13:10ces conventions
01:13:11fiscales.
01:13:13Merci beaucoup.
01:13:14Nous allons
01:13:15mettre aux voix
01:13:16à présent
01:13:17ce projet de loi.
01:13:20Deux articles.
01:13:20Article 1er
01:13:21qui autorise
01:13:22l'approbation
01:13:22de la convention
01:13:23entre le gouvernement
01:13:24de la République française
01:13:25et le gouvernement
01:13:26de la République
01:13:27de Finlande
01:13:28pour l'élimination
01:13:29de la double imposition
01:13:30en matière
01:13:31d'impôt sur le revenu
01:13:32et de la prévention
01:13:34de l'évasion
01:13:35et de la fraude
01:13:36fiscale
01:13:36signé Helsinki
01:13:38le 4 avril 2023.
01:13:40Qui est pour ?
01:13:42Qui est contre ?
01:13:44Qui s'abstient ?
01:13:45L'article 1
01:13:46est donc adopté.
01:13:47Article 2,
01:13:49je le répète,
01:13:50qui autorise
01:13:50l'approbation
01:13:51de l'avenant
01:13:52à la convention
01:13:53entre le gouvernement
01:13:54de la République française
01:13:54et le royaume
01:13:56de Suède
01:13:56en vue d'éviter
01:13:58les doubles impositions
01:13:59et de prévenir
01:14:00l'évasion fiscale
01:14:01en matière d'impôt
01:14:01sur le revenu
01:14:02et sur la fortune
01:14:03signé à Stockholm
01:14:04le 22 mai 2023.
01:14:07Qui est pour ?
01:14:09Qui s'abstient ?
01:14:10Qui est contre ?
01:14:11L'article 2
01:14:12est adopté.
01:14:13Je vais à présent
01:14:13au voie
01:14:14l'ensemble
01:14:15du projet de loi
01:14:17qui est pour
01:14:19sans grande surprise
01:14:21donc
01:14:21qui est contre ?
01:14:23Qui s'abstient ?
01:14:24Le projet de loi
01:14:26retenait bien
01:14:27son numéro
01:14:272054
01:14:29et donc adopté
01:14:30sans modification
01:14:31et je remercie
01:14:32comme l'a fait
01:14:34notre collègue
01:14:35Abloh
01:14:36le travail
01:14:37de notre rapporteur.
01:14:39Merci beaucoup
01:14:39monsieur Guignot.
01:14:42Comme nous ne sommes pas
01:14:43en retard
01:14:43me permettez-vous
01:14:44j'ai deux questions
01:14:45à vous poser
01:14:46monsieur le président.
01:14:47Tout d'abord
01:14:48avez-vous des informations
01:14:49où pourrez-vous
01:14:50en avoir
01:14:50sur ce qui se passe
01:14:51enfin là c'est tout chaud
01:14:52au Mali
01:14:53puisque je crois
01:14:54qu'on vient de demander
01:14:56aux ressortissants français
01:14:57de quitter temporairement
01:14:59entre guillemets
01:15:00le pays
01:15:00puisqu'il y aurait
01:15:01des attaques conjointes
01:15:03entre les membres
01:15:05d'Al-Qaïda
01:15:06et associés
01:15:08au Touareg.
01:15:08Ça c'est ma première question
01:15:10et la seconde
01:15:11j'ai découvert
01:15:12qu'il y a eu une réunion
01:15:14dans mon département
01:15:16d'un organisme
01:15:18qui s'appelle
01:15:18le World Policy Conference
01:15:22organisé par l'Institut français
01:15:23des relations internationales
01:15:25qui somme toutes
01:15:26les 24 et 26 avril.
01:15:29Donc c'est récent
01:15:32et puis il y avait
01:15:33semble-t-il quand même
01:15:34du beau monde
01:15:35et je suis un peu interloqué
01:15:39que est-ce que c'est
01:15:41une diplomatie encore parallèle
01:15:45mais il y a des gens
01:15:47de qualité
01:15:47puisqu'il y avait
01:15:48monsieur Macron
01:15:49monsieur Larcher
01:15:51il y avait
01:15:52le président Serbe
01:15:53le président du Rwanda
01:15:54monsieur Pouyanné
01:15:56des représentants
01:15:56de l'Ukraine
01:15:57des représentants
01:15:58de l'Institut du monde arabe
01:16:00et de la Ligue Arabe.
01:16:04Tout ça
01:16:05s'est passé pas très loin
01:16:06de chez moi
01:16:06puisque c'est pas
01:16:07dans ma circonscription
01:16:08mais c'est à côté
01:16:09de Chantilly
01:16:12et apparemment
01:16:13il y a un certain nombre
01:16:13de sujets
01:16:14qui ont été évoqués
01:16:15en vrac
01:16:17les Amériques
01:16:17l'Afrique subsaharienne
01:16:19l'Asie
01:16:19l'Indo-Pacifique
01:16:20l'Europe
01:16:20la Russie
01:16:21l'Eurasie
01:16:22l'Afrique du Nord
01:16:23et le Moyen-Orient
01:16:24l'économie
01:16:24l'énergie
01:16:25le climat
01:16:25la gouvernance
01:16:26les sociétés
01:16:27sécurité
01:16:27défense
01:16:28technologie
01:16:28monsieur
01:16:29est-ce que le président
01:16:31de la République
01:16:31a-t-il une autre
01:16:32une autre voie diplomatique
01:16:35encore
01:16:36que celle du président
01:16:37de la République
01:16:38et celle de la commission
01:16:40des affaires étrangères
01:16:42voilà
01:16:42avez-vous quelques informations
01:16:43tout à fait
01:16:44pour savoir
01:16:44ce qu'il y a dit
01:16:46ou il y a été dit
01:16:47ça peut être intéressant
01:16:48merci monsieur le président
01:16:49je vais vous répondre
01:16:50dans quelques instants
01:16:53je voudrais juste
01:16:53avant de terminer
01:16:54l'ordre du jour
01:16:55on a l'administration
01:16:55de deux rapporteurs
01:16:57pour nos travaux
01:16:58de ce matin
01:17:01sur
01:17:03je suis saisi
01:17:04des candidatures
01:17:05de monsieur Lionel
01:17:06Vuivert
01:17:06au titre des non-inscrits
01:17:08sur le projet de loi
01:17:09adopté par le Sénat
01:17:10autorisant l'approbation
01:17:11de la convention
01:17:11entre le gouvernement
01:17:12de la République française
01:17:13et le gouvernement
01:17:13de la République de Chypre
01:17:15pour l'élimination
01:17:16de la double imposition
01:17:17en matière d'impôts
01:17:18sur le revenu
01:17:18et de la prévention
01:17:19de l'évasion
01:17:19et des fraudes fiscales
01:17:21donc on a fait
01:17:21une sorte de galop d'essai
01:17:24aujourd'hui
01:17:25pour le rapport
01:17:26dont vous allez
01:17:27s'il n'y a pas d'objection
01:17:29être le rapporteur
01:17:31donc merci
01:17:31et puis
01:17:33madame Estelle Youssoufa
01:17:34au titre du groupe Liot
01:17:35sur le projet de loi
01:17:37autorisant l'approbation
01:17:38de la convention
01:17:38d'entraide judiciaire
01:17:39en matière pénale
01:17:41entre le gouvernement
01:17:42de la République française
01:17:43et le gouvernement
01:17:44de la République des Seychelles
01:17:45signé à Victoria
01:17:46le 11 juillet 2024
01:17:49incluant également
01:17:50une convention
01:17:51d'extradition
01:17:52entre les deux mêmes
01:17:53gouvernements
01:17:54signés à Victoria
01:17:55le 20 mars 2025
01:17:57donc un peu plus tard
01:17:59s'il n'y a pas d'objection
01:18:00nous allons donc
01:18:02nommer ces deux rapporteurs
01:18:04pour ces deux textes
01:18:05de loi
01:18:06et je vais répondre
01:18:08enfin avec les éléments
01:18:09que j'ai
01:18:10à
01:18:12monsieur Guignot
01:18:13sur le deuxième
01:18:15élément
01:18:16il s'agit
01:18:16de la World Policy Conference
01:18:18WPC
01:18:19qui est organisée
01:18:20par
01:18:21un think tank
01:18:23indépendant
01:18:23Thierry de Montbréal
01:18:24depuis 2008
01:18:25et donc
01:18:26il y a des événements
01:18:27dans le monde
01:18:28de cette teinture
01:18:29quasiment
01:18:29toutes les semaines
01:18:30à Varsovie
01:18:31à Doha
01:18:32au Kazakhstan
01:18:34il y en a un
01:18:34chaque année
01:18:35etc.
01:18:36et en France
01:18:36il y en a un certain nombre
01:18:37à Vienne
01:18:40également
01:18:41à Munich
01:18:42donc
01:18:43après chacun s'y rend
01:18:44et chacun prend des positions
01:18:46et des opinions
01:18:47qui sont
01:18:48les siennes
01:18:49voilà
01:18:49je n'ai pas
01:18:49plus à dire
01:18:51que cela
01:18:51c'est la vie normale
01:18:52de prise de parole
01:18:53dans un environnement
01:18:54de débats publics
01:18:55internationaux
01:18:56avec des problématiques
01:18:57qui sont renouvelées
01:18:59à une époque
01:19:00chaque année
01:19:01après tous les mois
01:19:02et quasiment
01:19:02toutes les heures
01:19:03aujourd'hui
01:19:03dans notre
01:19:06vie politique
01:19:07et
01:19:08de débats publics
01:19:10sur la question
01:19:11du Mali
01:19:11c'est un peu plus
01:19:13complexe
01:19:15on a quand même
01:19:16une junte
01:19:17dans laquelle
01:19:17il y a eu
01:19:19deux morts
01:19:20le ministre
01:19:21de la Défense
01:19:22le chef d'état-major
01:19:23également
01:19:23qui est décédé
01:19:24de ses blessures
01:19:27hier ou avant-hier
01:19:28et donc
01:19:29on a aujourd'hui
01:19:31deux hypothèses
01:19:34la première
01:19:34c'est une résistance
01:19:35aujourd'hui
01:19:36des forces armées
01:19:37maliennes
01:19:39les FAMA
01:19:39qui tentent de résister
01:19:41alors que
01:19:42une grande partie
01:19:42des axes
01:19:43vers Bamako
01:19:44sont coupés
01:19:44aujourd'hui
01:19:45il y a une pression
01:19:46forte
01:19:47des mouvements
01:19:48du JNIM
01:19:49qui est un des mouvements
01:19:52islamistes
01:19:52dans la sous-région
01:19:55mais aussi
01:19:56des forces
01:19:56de la Zawad
01:19:57et de tous les nomades
01:19:58du nord
01:19:59et ça
01:20:00c'est la résultante
01:20:01d'accords d'Alger
01:20:02qui ont été signés
01:20:03il y a une dizaine d'années
01:20:05qui n'ont jamais été
01:20:06mis en application
01:20:07pour un tas de raisons
01:20:08on pourra parler
01:20:09et aujourd'hui
01:20:10le pays
01:20:10est menacé
01:20:11dans son intégrité
01:20:12la deuxième hypothèse
01:20:14à laquelle
01:20:15on peut réfléchir
01:20:16c'est qu'il y a
01:20:18avec aujourd'hui
01:20:20les derniers
01:20:21représentants
01:20:21de la junte
01:20:22en grande difficulté
01:20:23pour assurer
01:20:24la sécurité
01:20:24et la souveraineté
01:20:25du pays
01:20:25des discussions
01:20:27qui pourraient être menées
01:20:28en tout cas
01:20:29volonté
01:20:30de mettre
01:20:31à la table
01:20:32de négociation
01:20:32les forces
01:20:35rebelles
01:20:35ou djihadistes
01:20:37ou d'autres
01:20:38du nord
01:20:39parce que
01:20:40les forces du nord
01:20:40comme vous avez parlé
01:20:41les nomades
01:20:42ils ont plutôt
01:20:44combattu
01:20:44à l'époque
01:20:45de Barkhane
01:20:46côté français
01:20:47donc on ne peut pas
01:20:48les assimiler
01:20:49en tout cas
01:20:49dans leur mode
01:20:51de pensée
01:20:51ou de la rédéologie
01:20:52au mouvement
01:20:53du JNIM
01:20:53même si leurs intérêts
01:20:54peuvent en l'occurrence
01:20:55être communs
01:20:56en tout cas
01:20:57des stratégies communes
01:20:57ils n'ont rien à voir
01:20:59en termes
01:20:59de mode de pensée
01:21:00et d'objectifs
01:21:02politiques
01:21:03bien évidemment
01:21:04voilà
01:21:04pour moi
01:21:05c'est les deux hypothèses
01:21:07voilà
01:21:07et donc
01:21:08soit
01:21:08la jeanne veut résister
01:21:10on voit que les russes
01:21:11aujourd'hui
01:21:11sont en train de quitter
01:21:12malgré les déclarations
01:21:14de certains russes
01:21:14progressivement
01:21:15leur position
01:21:17nous deux casernes
01:21:18déjà
01:21:18ont décidé
01:21:21de ne pas combattre
01:21:22de se rendre
01:21:23en tout cas
01:21:24de déposer les armes
01:21:25donc soit le pays
01:21:26peut résister
01:21:27aujourd'hui
01:21:28en mauvaise situation
01:21:30et donc
01:21:31il tente de résister
01:21:32il peut
01:21:33il peut tomber
01:21:34ou alors
01:21:34et c'est une autre hypothèse
01:21:36je sais qu'il y a
01:21:37certainement
01:21:37des discussions
01:21:38qui se menent
01:21:39dans ce sens
01:21:39on amène
01:21:40à la table de négociation
01:21:41les mouvements rebelles
01:21:43pour voir comment
01:21:43on recompose
01:21:44de façon
01:21:45moins violente
01:21:46un peu plus pacifique
01:21:47une nouvelle gouvernance
01:21:48du Mali
01:21:49avec
01:21:49qui tiendrait compte
01:21:51de l'ensemble
01:21:52des intérêts
01:21:53des parties prenantes
01:21:54et notamment
01:21:54des groupes armés
01:21:55du nord
01:21:55ou du Genève
01:21:57voilà à peu près
01:21:57la situation
01:21:59à la vie
01:22:00ça va se caler
01:22:00dans les
01:22:01dans les prochains jours
01:22:02on ne va pas
01:22:03ça ne va pas tenir
01:22:05des mois
01:22:05ces histoires
01:22:06donc le prochain jour
01:22:07on aura des éléments
01:22:08sur l'une ou l'autre
01:22:10de ces hypothèses
01:22:12voilà
01:22:12ça va comme ça
01:22:17merci
01:22:18et bien
01:22:19surprise de parole
01:22:20additionnelle
01:22:21je lève la séance
01:22:23merci
01:22:24merci
01:22:26merci
01:22:27merci
01:22:28merci
01:22:28merci
01:22:29merci
01:22:29merci
01:22:29merci
01:22:29merci
01:22:35merci
01:22:37merci
01:23:07...
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