Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 heures
Au 60e jour de guerre au Moyen-Orient, la France a rendu hommage à Suippes au sergent Anicet Girardin, deuxième soldat français tué au Liban. En dépit du cessez-le-feu en vigueur, Israël poursuit ses frappes dans le sud du Liban demandant l'évacuation des populations. De leur côté, les Émirats ont annoncé leur retrait de l'Opep à partir du mois de mai. Catherine Vautrin, ministre des Armées, était l'invitée de BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Est-ce que la guerre pourrait reprendre ? Est-ce que vous craignez, vous ce soir en tant que ministre
00:05des armées françaises,
00:06est-ce que vous craignez une reprise des frappes, une reprise des frappes américaines ?
00:09Dans tous les cas, ce que nous pouvons dire, c'est que le cessez-le-feu reste extrêmement fragile.
00:14Vous connaissez maintenant la position de la France depuis le premier jour.
00:19Le président de la République l'avait expliqué tout début mars, je crois qu'on était le 2 ou le
00:233 mars.
00:24Nous avions trois éléments. Le premier, c'est que la France n'est pas partie à cette guerre, ça n
00:30'est pas notre guerre.
00:31Le deuxième élément, c'était bien évidemment que nous avions 400 000 ressortissants sur la zone et des accords de
00:38défense
00:39et que notre volonté, c'était de respecter les accords de défense qui étaient les nôtres.
00:44Et le troisième élément, c'était évidemment le sujet d'Hormuz et la volonté d'une solution diplomatique.
00:51Et rien n'a changé dans les objectifs de la France depuis deux mois.
00:56Rien n'a changé. On parlera d'Hormuz dans un instant, on parlera de la menace iranienne évidemment,
01:01mais sur ces craintes que l'on peut avoir d'une reprise des frappes.
01:04Quand on est ministre des Armées, on se prépare à ça avec l'état-major de l'armée française ?
01:09On étudie les différents scénarios ? Qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
01:12Déjà, je répète, ça n'est pas notre guerre. Nous ne sommes pas belligérants.
01:17Donc le rôle du ministre de la Défense que je suis aujourd'hui, c'est de travailler avec les pays
01:23avec lesquels nous avons des accords de défense, parce que dès lors qu'ils sont attaqués
01:28et qu'ils demandent à la France de les aider, nous sommes là.
01:32C'est ce qui s'est passé avec les Émirats Arabes Unis, c'est ce qui s'est passé avec
01:36le Qatar,
01:37et c'est ce qui s'est passé avec l'Arabie Saoudite.
01:39Par exemple, moi, dès le 23 mars, j'étais à Abu Dhabi avec nos troupes,
01:44parce qu'aujourd'hui, je crois que les Français maintenant le savent,
01:49nous avons un millier de militaires qui sont répartis aux Émirats Arabes Unis.
01:55Nous avons des pilotes qui, au jour de rafale, ont accompagné des...
02:02On va voir ces images, justement. Pendant que vous parlez, on va aller voir ces images de pilotes de rafale
02:05qui sont allées, évidemment, avant le cessez-le-feu, ça va de soi, avant le cessez-le-feu,
02:10donc avant il y a deux semaines, qui sont allées défendre les pays du Golfe pour aller abattre des drones.
02:15Et on voit ces images-là.
02:16Voilà, c'est très important d'expliquer que ces images-là ont deux semaines
02:19et qu'aujourd'hui, il n'y a pas cette activité, puisque bien évidemment, la France respecte un cessez-le
02:26-feu,
02:26même si elle n'est pas partie à la guerre, il n'y a pas d'avion qui vole.
02:29Et donc, typiquement, je crois que c'est important de se dire que nos militaires sont en opération extérieure,
02:34ça veut dire que des militaires installés là-bas, leurs familles sont rentrées en France,
02:39ça veut dire que nous avons là-bas l'armée de l'air, vous les voyez très concrètement,
02:43ce sont des pilotes qui sont montés dans leurs avions et sont allés, donc, avec ce qu'on peut imaginer
02:50comme risque,
02:51avec, à ce moment-là, évidemment, par exemple, des drones qui survolaient.
02:55Il faut aussi rappeler que nous avons une base maritime et que nous avons également l'armée de terre.
03:00Et typiquement, l'armée de terre, elle...
03:02Madame la ministre, vous dites...
03:04Encore une fois, on a ces images.
03:05Vous dites au pays du Golfe, si la guerre reprend, nous serons là, la France sera encore là.
03:09Mais la France, cet accord...
03:11Vous savez, ce qui est très important, c'est d'avoir bien en tête la force de la parole de
03:15la France.
03:16À partir du moment où on signe un accord de défense, on n'en signe pas avec tout le monde,
03:20et bien évidemment, nous serons là si la situation devait perdurer.
03:25Pour autant, la volonté de la France, elle est répétée régulièrement,
03:28et c'est tout le sens du travail qui a été fait par le président de la République,
03:31avec, vous l'avez vu, il y a maintenant une dizaine de jours, la réunion à Paris, sur Hormuz,
03:36parce que la solution, et je vous écoutais avec vos invités parler de l'évolution de la situation,
03:42on voit bien qu'à partir du moment où cette guerre, nous, nous n'avons pas été informés de cette
03:48guerre,
03:48nous avons découvert il y a deux mois que les Américains démarraient cette guerre.
03:53Nous n'avons pas été informés, c'est important de le noter.
03:56Derrière, la position de la France dès le premier jour, c'est de dire, il faut une voie diplomatique,
04:02et c'est la volonté de la France, et c'est l'engagement de la France aujourd'hui.
04:06Une image à vous montrer encore, c'est en direct, c'est le cours du baril de pétrole.
04:10Il continue d'augmenter encore ces dernières heures.
04:13Ce soir, c'est tout en haut pour le baril de Brent, il est à plus de 111 dollars ce
04:17soir.
04:17Il était à 79 dollars le 28 février, pour rappeler les choses.
04:21Juste avant la guerre. Hier, Emmanuel Macron disait, il faut qu'on rouvre ce fichu des trois.
04:26C'est l'expression du président. Est-ce que la France a les moyens de faire pression ce soir ?
04:30Ou est-ce qu'on est condamné, comme vous semblez le dire à l'instant, à subir ?
04:33Non, nous ne sommes pas condamnés à subir. La meilleure preuve, c'est que vous aviez 51 pays
04:39autour du président Macron et du Premier ministre anglais pour travailler sur le sujet.
04:45Ce qui veut bien dire que Hormuz, c'est 20% du commerce mondial et que vous avez de nombreux
04:51pays.
04:52Parce que ça n'est pas, et je pense que c'est un point important, ça n'est pas qu
04:55'un sujet occidental.
04:57Hormuz, ça concerne l'Asie, ça concerne évidemment l'Inde, ça concerne le Japon.
05:03Nombreux sont les pays concernés et tous ces pays aujourd'hui souhaitent effectivement,
05:08chacun en plus est en capacité de parler, qui avec l'Iran, qui avec les Etats-Unis.
05:13C'est ça la force de la diplomatie.
05:15Vous dites, on ne subit pas. Les navires que l'on a envoyés, on a vu, entre guillemets,
05:19l'armada française envoyée très vite dans la guerre par le président Macron,
05:23notamment avec le Charles de Gaulle, bien sûr.
05:25Ces navires-là, à quel moment est-ce qu'ils pourraient intervenir dans Hormuz ?
05:29Vous savez, le sujet, ce n'est pas aujourd'hui de reprendre Hormuz par la force.
05:35Pourquoi est-ce que des navires sont partis tout au début de la guerre ?
05:38Et où sont-ils allés ? Les premiers, ils sont allés en face de Chypre.
05:41Chypre est un pays de l'Union européenne qui était menacé.
05:45C'est la raison pour laquelle les Grecs, d'ailleurs, comme nous, ont envoyé des navires.
05:49Nous, depuis maintenant plusieurs mois, nous avons une opération en mer rouge
05:53au sein de l'Union européenne, qui est l'opération Aspides.
05:56Nous avons deux frégates pour faciliter la circulation,
06:00parce qu'il ne faut pas oublier qu'on parle beaucoup d'Hormuz,
06:02mais vous avez Babel Mandès qui n'est pas loin non plus,
06:04qui est l'autre élément et ça permet de...
06:07Des croix qui mènent au canal dessus.
06:08Et notre sujet, c'est la liberté de navigation.
06:12C'est ça ce que nous jouons.
06:13Et aujourd'hui, quels sont nos navires ?
06:15À quoi doivent-ils servir demain ?
06:17Dès lors qu'il y a une démarche diplomatique,
06:20dès lors qu'on est en capacité de parler avec les assureurs et avec les armateurs,
06:25et que des bateaux pourraient effectivement, à ce moment-là, reprendre le Détroit,
06:31il y a une capacité d'escorte.
06:33C'est ça le sujet.
06:34Capacité d'escorte, ça veut dire qu'on pourrait envoyer...
06:36Est-ce que le Charles de Gaulle, par exemple ?
06:37Je ne suis pas sûr que c'est lui qui escorterait les navires.
06:40Je vous rappelle que Charles de Gaulle, pour l'instant,
06:41il est resté en Méditerranée orientale.
06:43Il n'est pas sur zone au moment où nous...
06:46Vous dites pour l'instant, est-ce qu'il y a un scénario,
06:47un monde où il pourrait être envoyé plus proche du Détroit d'Hormuz ?
06:50Non, mais vous avez aussi un monde où vous pouvez imaginer qu'il rentre vers Marseille ou Toulon.
06:56C'est aussi un autre élément.
06:57Donc, pour l'instant, et juste au moment où nous nous parlons,
06:59il est en Méditerranée orientale.
07:01Et une précision, on sait que les Allemands le font.
07:03Est-ce que les Français pourraient envoyer des navires anti-mines ?
07:06Je vais dire des choses comme ça.
07:07Il y a plusieurs pays européens.
07:08On sait que tous les bateaux qui sont des bateaux chasseurs de mines
07:12sont des bateaux qui sont allemands, français, belges.
07:16Il y a plusieurs pays qui peuvent effectivement participer.
07:18Mais tout cela n'a des sens que dès lors qu'on a d'abord travaillé la voie diplomatique.
07:24C'est ça l'enjeu du moment.
07:25Mais on pourrait envoyer nos navires anti-mines, nos chasseurs de mines.
07:28Ça fait partie des sujets qui...
07:29Mais je vous répète, après la voie diplomatique, c'est vraiment le point important.
07:32Madame la ministre, est-ce que l'Iran est une menace aujourd'hui pour la France ?
07:34Bien sûr. L'Iran est une menace pour le monde.
07:37L'Iran est une triple menace.
07:39Parce que l'Iran, vous avez évidemment le nucléaire dont on parle régulièrement.
07:43L'Iran, c'est évidemment le missile balistique terrestre.
07:47Et le troisième élément, c'est ce qu'on appelle les proxys, les outils par exemple,
07:51qui sont évidemment des groupes qui peuvent également intervenir.
07:55Donc vous voyez, il y a une triple mesure, une triple menace, pardon.
07:58Et cette menace, elle concerne évidemment l'ensemble des différents...
08:01Vous commencez par la menace nucléaire.
08:03L'objectif de Trump, et on l'a réentendu tout à l'heure, c'est bien d'éliminer cette menace
08:07-là.
08:07Il fait le boulot à notre place, Donald Trump ?
08:09Mais je répète une fois encore, personne n'a demandé à Donald Trump d'ouvrir un front avec l'Iran.
08:18Donald Trump a pris une décision sans informer les membres, par exemple, de l'OTAN, si je devais prendre cet
08:25exemple.
08:26Et donc aujourd'hui, et ce qui a été dit tout à l'heure, c'est qu'il a démarré
08:30ce conflit,
08:31sans pour autant que non seulement nous ne soyons informés, mais sans que nous ne connaissions finalement l'effet militaire
08:37recherché.
08:38Et c'est probablement l'une des grandes difficultés auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui.
08:41Oui, mais pardon, on a compris depuis deux mois maintenant que les Iraniens avançaient vers la bombe.
08:46On a compris qu'il y a un certain nombre d'éléments qui étaient en train de se mettre en
08:50place pour que l'Iran aille vers la bombe.
08:52Trump dit ça, c'est inacceptable, il fallait agir maintenant.
08:55Non mais, quand vous voulez agir et que vous avez une organisation comme les Nations Unies ou des alliés,
09:03vous commencez par discuter avec vos alliés.
09:07Là, ce que l'on constate, c'est qu'ils ont commencé à agir et après, les uns et les
09:11autres ont été informés.
09:12Mais ce qu'il veut dire, c'est qu'il n'y a pas de partage de stratégie, ce qui
09:15est l'une des difficultés de cette guerre.
09:17J'ai une image à vous montrer encore, Madame la Ministre.
09:20Ceux que vous allez voir et entendre chanter, on les voit ici, ce sont six hommes, six détenus,
09:25des dissidents iraniens, ils ont chanté juste avant d'être exécutés.
09:30Que peut faire la France aujourd'hui pour ceux-là, pour ceux qui sont victimes de la répression et plus
09:37globalement pour le peuple iranien ?
09:39Vous savez, la France l'a dit depuis maintenant plusieurs semaines.
09:46La volonté de la France, c'est qu'évidemment, le peuple iranien, qui est un peuple qui doit pouvoir vivre
09:53sa démocratie et être souverain,
09:56puisse effectivement être entendu, reconnu.
10:00Mais c'est au peuple iranien, bien évidemment, de pouvoir s'exprimer.
10:04Et c'est l'un des enjeux, c'est précisément que le peuple iranien puisse s'exprimer.
10:10On ne peut pas accepter toutes les répressions auxquelles on a assisté il y a quelques semaines maintenant.
10:16Et ça ne peut pas passer par les bombes américaines ?
10:18Le vrai sujet reste celui de la diplomatie.
10:23Encore une question, madame la ministre.
10:25Vous présidiez ce matin à la cérémonie d'hommage au sergent Anissé Girardin,
10:28troisième soldat mort pour la France dans ce conflit ou dans ces conflits que l'on vit en ce moment.
10:33Lui est mort au Liban, comme Florian Montorio.
10:34On pense évidemment aussi à l'adulte en chef Friand qui était mort en Irak.
10:39Je reste sur le Liban un instant.
10:42Vous avez parlé ce matin du sergent Girardin en expliquant qu'à jamais il sera un exemple de courage, de
10:48fidélité, d'honneur.
10:49La France doit rester au Liban.
10:52Vous savez, l'histoire entre la France et le Liban, c'est une histoire qui est une longue histoire.
11:01Nous avons la Méditerranée, nous avons la langue en partage.
11:05Et depuis 1978, la France est engagée au Liban pour obtenir le maintien de la paix.
11:16Ce pays, au moment où nous nous parlons, est au bord de la guerre civile.
11:21Le sujet, c'est comment les autorités libanaises peuvent être accompagnées et les forces armées libanaises
11:29pour faire respecter la paix et pour que les Libanais puissent enfin vivre en paix.
11:36C'est ça le sens de l'engagement de la France au Liban au moment où nous nous parlons.
11:40Vous venez d'employer le terme pour vous, il y a un risque clairement de guerre civile aujourd'hui.
11:43Bien sûr, bien sûr.
11:45Qu'est-ce que dit la France à Israël ?
11:47La France aujourd'hui discute avec les Libanais pour les organiser et la France, évidemment, ne peut pas accepter ni
12:00le Hezbollah ni le Sahal.
12:02Et c'est ça le fond du sujet. Les uns comme les autres ont des attitudes qui sont inacceptables.
12:08Mais pour l'instant, rien ne semble arrêter cette guerre. Cette guerre-là en tout cas.
12:12Cette guerre-là, c'est quelque part, on le sait bien, le fait générateur a été d'abord le sujet
12:21de l'Iran,
12:22avec ensuite les frappes du Hezbollah.
12:26Quand on parlait des dangers autour de l'Iran, voilà l'une des déclinaisons concrètes.
12:33C'est important que nos concitoyens mesurent bien que l'une des déclinaisons concrètes du théâtre de l'Iran,
12:41c'est effectivement les tirs du Hezbollah sur Israël.
12:45Et je condamne bien évidemment la réplique de Sahal.
12:49Ce qui est absolument indispensable, c'est d'obtenir l'arrêt de ces tirs du Hezbollah, comme ceux de Sahal,
12:56et le respect de la paix au Liban.
12:59Une toute dernière question. Vraiment, Madame la Ministre, Emmanuel Macron, jeudi, doit assister,
13:04alors on a vu assister ou participer, on va dire assister à un exercice de combat de haute intensité
13:09dans le cadre de l'exercice Orion. On sait que l'armée va avoir ses moyens augmentés dans les années
13:16qui viennent,
13:17notamment après la loi de programmation militaire, plus 36 milliards.
13:19Est-ce que vous confirmez que malgré ces 36 milliards, il n'y aura pas dans notre armée
13:23un rafale supplémentaire, un Charles Leclerc supplémentaire, parce qu'on a pu lire ça ces derniers jours ?
13:28Alors, d'abord, je crois qu'il faut qu'on précise des choses. Il y aura déjà deux rafales supplémentaires
13:33pour une raison très simple, c'est que nous allons remplacer les deux rafales que nous avons perdues en 2024.
13:39À la fin, ça fera le même nombre.
13:40Est-ce que vous pouvez me laisser finir ?
13:41Allez-y.
13:42Deuxième point très important, nous lançons la mise au standard F5 du rafale.
13:47C'est une révision à mi-vie de la totalité du programme rafale, avec des capacités nouvelles pour les rafales.
13:53Troisième élément, sur le Charles Leclerc, nous lançons le char intermédiaire.
13:57Parce que le Charles Leclerc est en fin de vie en 2038, il n'y aura aucune rupture de capacité.
14:03Il y a donc un travail qui se fait sur le char intermédiaire.
14:07Donc on améliore, mais on n'agrandit pas l'armée française.
14:10On lance des nouveaux programmes capacitaires majeurs pour les 10 ans qui viennent.
14:16On augmente les munitions de manière extrêmement importante.
14:21Nous achetons pour 26 milliards de munitions entre maintenant 26 et 30.
14:27Nous allons dans l'espace avec des satellites supplémentaires de façon à maîtriser la communication, l'information.
14:36C'est une augmentation du budget de la défense, ne serait-ce que sur l'exercice 26, de 13%.
14:44Ce sont donc des moyens supplémentaires pour l'entraînement de nos armées, pour la formation de nos armées et pour
14:50les équipements de nos armées.
14:51Et pour l'industrie, pour être très concrète, sur le marché français hors dissuasion, 31 milliards de commandes en 2026.
15:00Voilà ce que représente l'actualisation de la loi de programmation militaire.
Commentaires

Recommandations