Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 jours
Dans son édito du 27/04/2026, Thomas Bonnet revient sur le rapport concernant l'audiovisuel public et Charles Alloncle.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Thomas Bonnet, du début à la fin, le travail de Charles à l'oncle aura été soumis à une sacrée
00:05pression, à une intense pression.
00:07C'est le moins que l'on puisse dire quand on prend un peu de hauteur et de recul sur
00:09les semaines qui viennent de s'écouler.
00:11On remarque la tension immense qu'aura généré le travail de Charles à l'oncle.
00:14Et c'est peut-être le principal enseignement de toute cette commission d'enquête.
00:17Elle a rendu le système fébrile.
00:19Pour la première fois, les représentants du peuple français ont pu éplucher, questionner, fouiller, auditionner les entrailles de l'audiovisuel
00:27public.
00:2770 auditions, 230 personnes entendues au cours de plus de 200 heures d'audition.
00:32Et voilà que le fruit de ce travail pourrait être rayé d'un trait de plume, jeté à la poubelle,
00:38sacrifié pour de basses considérations politiques.
00:40Quoi qu'on pense de Charles à l'oncle et de son parti, il n'y a aucune raison légitime
00:44de s'opposer à l'apparition d'un rapport parlementaire sur un sujet qui concerne l'argent des Français.
00:484 milliards d'euros d'argent public.
00:51Rappelons que voter en faveur de sa publication ne vaut pas nécessairement approbation de son contenu.
00:56D'ailleurs, le président de la commission d'enquête ne s'y est pas trompé.
00:59Malgré ces différends avec le rapporteur, Jérémy Patrier-Lettus plaide, lui, en faveur de la diffusion de ce document.
01:06Jusqu'au bout, certains ont essayé de faire chanceler le rapporteur à l'oncle.
01:09Tout le week-end, des médias ont diffusé des fuites venant de l'Assemblée pour défeuiller le document.
01:14Malgré l'interdit strict, l'illégalité même, des journalistes se sont réfugiés derrière le secret des sources pour en publier
01:20des extraits.
01:21Bien souvent, c'était pour se faire l'écho du regard critique de certains députés de gauche, pas franchement favorables
01:26au travail de Charles Aloncle.
01:27Les députés qui, rappelons-le, sont les seuls à avoir accès aux documents avant ce lundi midi,
01:32qui n'avaient pas le droit de le prendre en photo, pas le droit non plus d'emporter avec eux
01:35le moindre extrait.
01:36C'est donc sur leur bonne foi, sur leur récit, que se sont construits justement les récits qu'on a
01:41lus ces dernières heures
01:41et qui ont participé à faire monter la pression sur les votants.
01:45Parce que la petite musique qui est en train d'être jouée dans certains médias consiste, on l'a bien
01:49compris,
01:50à faire passer le rapport pour un texte d'amateur, mais néanmoins dangereux à cause des recommandations qui y figurent.
01:56Comment expliquer ce climat autour de cette commission d'enquête ? Comment vous l'expliquez-vous ?
02:00Parce que l'audiovisuel public, c'est le cœur du réacteur du système.
02:04Le système va mal, mais il se défend bien.
02:06Et c'est tout un système qui s'est mis en ordre de marche pour faire front contre Charles Alloncle.
02:11Le député a même été accusé de racisme par l'animateur Nagui,
02:15ultime preuve de la fébrilité qui a gagné les rangs de France Télévisions.
02:19Ce monde médiatique n'a pas envie que vous sachiez où vont les 4 milliards d'euros d'argent public.
02:24Il n'a pas envie que vous puissiez questionner les biais idéologiques qui y règnent.
02:28Interdit aussi de se pencher sur le modèle économique des sociétés de production externes
02:33qui fournissent des émissions clés en main aux chaînes publiques.
02:36Ce midi, les députés pourraient faire basculer l'affaire dans un registre quasiment inédit,
02:41celui de la censure digne des grandes heures soviétiques,
02:44celle de cette époque où les personnages encombrants étaient effacés des photos,
02:47celle où la Pravda assénait le discours officiel duquel il était interdit de s'écarter.
02:52Quoi qu'il advienne ce lundi, Charles Alloncle aura, par sa pugnacité,
02:56permis de faire jaillir dans le débat public certaines dérives de l'Empire France Télé.
03:00Et quoi que décident les députés, il ne sera plus possible de faire comme si le sujet n'était pas
03:04digne d'intérêt.
03:05Merci beaucoup, merci beaucoup Tom Abonnet.
Commentaires

Recommandations